Tu veux un horaire de CEO qui tient la route même quand la vie décide de ne pas coopérer? Dans cet épisode, j’accueille Emilie Viens, aussi connue sous le nom de La Planificatrice, experte en planification et gestion du temps. Emilie a traversé un gros burnout avant de rebâtir complètement sa relation au travail. Ce qu’elle a mis en place depuis, elle l’enseigne maintenant aux femmes ambitieuses qui veulent arrêter de subir leur semaine et commencer à l’écrire.
Horaire de CEO: pourquoi la planification est la vraie porte vers la liberté
Le discours le plus fréquent que j’entends, et qu’Emilie entend aussi: « Je ne veux pas planifier parce que ça brime ma liberté. » Sauf que c’est exactement l’inverse.
> « La liberté est hyper importante pour moi. Et si je peux garantir puis affirmer quelque chose, c’est que je ne me sentirais pas aussi libre au quotidien si je ne planifiais pas mes semaines, mes mois puis mes années. »
Quand tu laisses ton horaire complètement vide, tu ne deviens pas libre. Tu deviens disponible pour les priorités de tout le monde d’autre. Les meetings qui s’insèrent, les demandes qui rentrent, les urgences des autres qui colonisent ton agenda. Un horaire de CEO bien planifié, c’est exactement l’inverse: tu places tes morceaux en premier. Le reste se négocie autour.
Emilie le dit clairement: si elle n’avait pas planifié, elle ne serait pas là où elle en est dans sa business aujourd’hui. Ce n’est pas une restriction. C’est un outil de pouvoir.
Construire un horaire de CEO qui intègre les imprévus
L’imprévu, c’est inévitable. Il y a des études qui montrent que la moyenne des gens vit environ 20% d’imprévus dans leur journée. Et quand tu gères une équipe ou des pigistes, ce chiffre grimpe à 50%.
> « Si on planifie nos semaines en faisant l’autruche qu’on a autant d’imprévus, mais qu’on a comme 25 heures de meetings puis comme on se planifie 35 heures de tâches, c’est sûr qu’on va être pogné à faire 70 heures par semaine puis on n’aura même pas fini ce qu’on voulait faire. »
La solution d’Emilie: penser au temps comme un budget. Si tu travailles 8 heures par jour et que tu as en moyenne 20% d’imprévus, tu planifies 7 heures et tu laisses une heure tampon. Ça semble simple, mais presque personne ne le fait.
Ce qui change tout aussi dans un horaire de CEO: arrêter de traiter chaque imprévu comme une urgence. Quand quelqu’un cogne à ta porte pour « juste 5 minutes », demande: « C’est quoi ton délai? Je reviens à toi pour quand? » Un 5 minutes à la porte ici, quelques courriels de 5 minutes là, et à la fin de la semaine, ce sont des heures parties. Sans compter que chaque interruption brise la concentration profonde, et qu’il faut du temps pour la retrouver.
Énergie et horaire de CEO: planifier selon ses pics de productivité
Un horaire de CEO performant n’est pas juste une liste de tâches réalistes. C’est aussi un horaire qui respecte ton énergie.
La plupart des gens ont un pic de productivité d’environ 2 à 3 heures par jour, pas 8. Identifier quand ce pic arrive, c’est une des décisions les plus rentables que tu puisses prendre pour ta business.
> « Si tu es capable d’aller identifier les heures de ton peak, ça devient hyper important de conserver ces heures-là pour toi. Je ne vais pas aller perdre mon temps à répondre aux priorités des autres personnes pendant ce créneau-là. »
Emilie réserve ses meilleures heures pour ses propres projets et priorités. Elle bloque des journées sans rencontres pour pouvoir travailler en concentration profonde. Parce qu’une journée avec 4 appels, même si chacun est « utile », n’est pas une journée de création. C’est une journée de réaction.
Moi, j’ai fait le même genre de rééquilibrage. Quand j’ai commencé à protéger mon énergie créative, à refuser les cafés virtuels « juste pour parler », le changement a été immédiat. Le muscle du « non » se développe avec la pratique. Au début, ça dérange. Avec le temps, ça devient un réflexe.
Horaire de CEO et équipe: déléguer sans créer de chaos
Emilie travaille avec des pigistes sur différents projets. Son approche: un échéancier clair pour chaque projet, un outil de gestion de type Asana pour que les suivis se fassent de façon asynchrone, et des rencontres seulement quand elles sont vraiment nécessaires.
> « Une chose qu’on oublie souvent quand on travaille avec des membres d’une équipe, c’est de planifier du temps à notre horaire pour réviser les choses parce qu’on délègue, on délègue. À un moment donné, ça revient. Et là, ça crée un trop-plein. »
Ce que j’entends dans ce conseil: déléguer ne veut pas dire oublier. Il faut que les blocs de révision soient dans ton horaire de CEO, sinon les retours d’équipe atterrissent comme des imprévus alors qu’ils étaient prévisibles.
Autre pratique concrète: quand une demande arrive, au lieu de gérer tout de suite, demander à la personne de regrouper ses questions dans un courriel de fin de journée. Ou planifier une plage de 30 minutes par semaine pour les déblocages d’équipe. Ce simple changement transforme des micro-interruptions éparpillées en une seule plage prévisible.
Burnout et performance: déconstruire pour rebâtir son horaire de CEO
Emilie a travaillé des semaines de 50 heures avant de frapper un mur. Son burnout officiel remonte à 2018, mais les signaux d’alerte étaient là depuis 3 ans avant ça.
> « Fondamentalement, je suis quelqu’un qui aime bien faire les choses. Je vais pas m’excuser pour ça. Mais quand ça devient pratiquement maladif, de jamais être capable de finir, de toujours être dans le surmenage, de s’oublier à travers ça, là ça devient problématique. »
Ce qu’Emilie a dû déconstruire: l’idée que sa valeur était proportionnelle à ses heures de travail. Elle a dû apprendre à mettre des mots sur ce qu’elle aimait, sur qui elle était en dehors du travail. Et réapprivoiser le mot « performance » qui lui faisait peur après le burnout.
Sa conclusion, que je partage complètement: on peut performer à haut niveau sans s’épuiser. Mais ça demande une structure différente. Un horaire de CEO qui protège l’énergie plutôt que de la drainer.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment savoir si mes journées sont surchargées ou juste mal structurées?
Si tu finis tes journées avec un sentiment de culpabilité de ne pas en avoir fait assez, c’est souvent un signe que tu confonds « être occupée » et « être productive ». Emilie le dit: ces deux choses ne sont pas la même chose. Une journée chargée de réponses à des courriels n’est pas une journée productive si tes propres priorités n’ont pas avancé. La clarté vient quand tu définis 3 priorités réelles en début de semaine.
Comment gérer les imprévus sans systématiquement faire des heures supplémentaires?
Planifie moins que tu penses pouvoir livrer. Ajoute un buffer d’au moins 20% dans ton horaire. Et arrête de traiter chaque demande de l’extérieur comme une urgence. La question « c’est quoi ton délai? » est une des plus productives à poser, et presque personne ne la pose.
Est-ce que la planification stricte fonctionne pour quelqu’un avec un niveau d’énergie variable ou un profil TDAH?
Emilie suggère une approche plus souple pour ces profils: définir 3 priorités pour la semaine sans rigidité d’horaire à l’heure. Ces 3 priorités deviennent l’ancre. Dans la semaine, tu peux surfer sur le flot créatif, aller dans le sens de ton énergie, faire les choses dans l’ordre qui te convient. Mais tu gardes à l’oeil ces 3 cibles pour qu’à la fin de la semaine, tu aies au moins ça de coché.
Mes prochaines étapes
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Pour continuer sur le thème de la productivité et de l’équilibre, écoute l’épisode 49 sur parentalité, couple, soi et entrepreneuriat: comment ne rien sacrifier et l’épisode 66 sur pourquoi j’ai décidé de laisser mon équipe et retourner seule.
Un peu plus sur Emilie Viens
Emilie Viens, aussi connue sous le nom de La Planificatrice, est une experte en planification, gestion du temps et saine productivité. Sa mission est d’accompagner les femmes ambitieuses ayant un horaire ultra chargé à trouver du temps pour ce qui compte vraiment. C’est après avoir traversé un gros burn-out qu’Émilie a pris la ferme décision de respecter davantage son temps et ses valeurs afin d’écrire sa vie plutôt que de la subir. Cette ancienne perfectionniste et workaholic a donc troqué ses semaines de 50 heures en tant que salariée pour un style de vie plus sain où elle performe à haut niveau sans s’épuiser. Aujourd’hui, entrepreneuse, conférencière, formatrice, animatrice du podcast 168 Heures et auteure de l’agenda imprimé de La Planificatrice, Émilie nous prouve hors de tout doute qu’on peut jongler avec des rêves ambitieux sans s’épuiser et sans sacrifier sa vie personnelle.
Show notes
Format: Entrevue avec Emilie Viens Durée: 56 min
Sujets abordés:
- Le burnout d’Emilie et comment elle a déconstruit sa relation au travail et à la performance
- Pourquoi planifier, c’est la vraie porte vers la liberté (et pas son contraire)
- Comment construire un horaire de CEO flexible qui intègre les imprévus
- La règle du buffer: planifier en tenant compte de 20 à 50% d’imprévus selon ton rôle
- L’importance de protéger ton pic d’énergie et de concentration dans la journée
- La différence entre être occupée et être productive
- Planifier avec une équipe: déléguer sans créer de chaos, gérer les retours de façon prévisible
- La revue régulière des priorités: quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle selon ton style
Liens & ressources:
- Site d’Emilie: laplanificatrice.com
- Instagram d’Emilie: @la_planificatrice
- Facebook d’Emilie: La Planificatrice
- Podcast d’Emilie: 168 Heures
- Épisode 97/ Entrepreneuriat non-oppressif, trauma intergénérationnel et relation au luxe avec Tatiana St-Louis
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- @_genevievegauvin sur Instagram
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 101. Aujourd’hui, on parle de comment planifier son horaire comme une CEO et prévoir l’imprévisible avec Émilie Viens. Si tu ne la connais pas, évidemment, laisse-moi te la présenter. Donc Émilie, aussi connue sous le nom de la planificatrice, est une experte en planification, gestion du temps et saine productivité. Sa mission est d’accompagner les femmes ambitieuses ayant un horaire ultra chargé à trouver du temps pour ce qui compte vraiment.
C’est après avoir traversé un gros burn-out qu’Émilie a pris la ferme décision de respecter davantage son temps et ses valeurs afin d’écrire sa vie plutôt que de la subir. Cette ancienne perfectionniste et workaholic a donc troqué ses semaines de 50 heures en tant que salariée pour un style de vie plus sain où elle performe à haut niveau sans s’épuiser. Aujourd’hui, entrepreneur, conférencière, formatrice, animatrice du podcast 168 heures et auteur de l’agenda imprimé de la planificatrice, Émilie nous prouve hors de tout doute qu’on peut jongler avec des rêves ambitieux sans s’épuiser et sans sacrifier sa vie personnelle. Sur ce, bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es tammé de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants puis discuter en paire pour t’inspire à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Je suis présentement avec Émilie Vien. Émilie, comment ça va? Ça va super bien. Tellement excitée d’être sur ton podcast. Gene, merci pour l’invitation. Écoute, je suis contente. Je suis excitée que tu sois excitée. Déjà là, c’est toujours le fun des invités qui sont comme « Holy shit, ça va être le fun. » On aime ça. Je suis excitée que tu sois excitée et je suis excitée de t’avoir aussi.
Parce qu’on va parler de planif, on va parler de productivité. Puis même si c’est des sujets qui sont très core à l’entrepreneur aussi, ça dépend aussi de personne en personne. C’est quelque chose qu’on n’a pas le choix d’aborder de temps en temps, mine de rien. Parce que, surtout quand on décide d’entreprendre grand, quand on décide d’avoir une vision très, très large, puis que, mine de rien, on veut avoir les outils, mais aussi la santé mentale pour se rendre jusqu’au bout.
Il y a tellement d’outils qu’on peut utiliser aussi, d’automatisation, d’AI, ce genre de trucs-là. Puis qu’au final, il y a des gens qui se perdent. Je sais qu’il y a des gens qui vont vraiment être dans le workaholism, d’autres qui vont faire YOLO, go with the flow. Il y a tellement de types de personnalités, mais au final, en tout cas, je pense, puis tu me diras ce que tu en penses, mais au final, je pense que c’est de trouver son rythme à soi qui va fonctionner pour nous, point, peu importe si ça fonctionne pour la voisine.
Mais écoute, j’en ai parlé un petit peu dans l’intro, puis tu étais une workaholic. Ça se peut-tu? Ah oui, je confirme. Je confirme que j’étais une pure. Ouais, ouais. J’étais vraiment une workaholic qui, justement, m’a menée à faire un gros épuisement. Donc, oui, tu sais, moi, j’étais la workaholic, la control freak, la perfectionniste, tu sais, name it, toutes ces belles appellations-là. Je les portais, et je les portais fièrement à part de ça. Je me valorisais beaucoup, beaucoup là-dedans, jusqu’à ce qu’à un moment donné, je frappe le mur qui était tellement prévisible, en fait, mais que je voulais pas voir, là.
Right. Mais c’est quoi qui… Est-ce que t’as toujours été comme ça, en fait? Est-ce que t’as toujours été quelqu’un qui te donnais à 100%, même à 130%? Je pense que ça fait quand même vraiment partie de ma culture familiale, de la façon dont j’ai été élevée. Ça fait partie de mon ADN, en quelque sorte, je pense. Tu sais, fondamentalement, je suis quelqu’un qui aime bien faire les choses. Tu sais, je vais pas m’excuser pour ça non plus, de vouloir bien faire les choses, de vouloir des résultats, de vouloir performer.
Sauf qu’à un certain moment donné, quand ça devient pratiquement comme maladif, tu sais, de jamais être capable de finir, de toujours être dans le surmenage, jamais être capable de s’arrêter et de s’oublier à travers ça, là, ça devient problématique. Puis malheureusement, il a fallu que je me rende au burn-out pour m’en rendre compte par moi-même. Mais comme avant, j’avais toujours été comme ça. Moi, j’ai commencé à travailler à 9 ans. Oh my! Oui, puis là, je cueillais des fraises. OK. Tu sais, la culture du travail m’a été inculquée très jeune.
Puis je dis ça, puis j’ai envie quasiment de transmettre ça à mon fils aussi. Là, tu sais, je trouve ça… Je pense que je suis la personne que je suis aujourd’hui à cause de différentes raisons, notamment peut-être le fait que j’ai commencé à travailler jeune. Donc, je suis pour le travail. Je suis travaillante. Je suis vaillante. Sauf que c’est ça. Tu sais, à un moment donné, ça devient juste ta raison de vivre. Puis ça, peut-être que là, ça devient un peu malsain quand tu t’en vas, là, dans le fond.
C’est intéressant que tu aies parlé de ton fils parce que je regardais des reels récemment, justement, qui parlait d’une femme qui disait que pour elle, c’est important d’inculquer ces valeurs-là de travail à ses enfants. Puis ça ne veut pas dire que c’est du travail hard, justement. C’est vraiment les tâches à la maison qui soient vraiment impliquées aussi dans comment on fait rouler la maison parce que mine de rien, je pense qu’il y a même des études qui prouvent que ces enfants-là, qui sont inclus dans le travail rapidement, ça crée des enfants souvent plus en confiance d’eux-mêmes.
Ça ne veut pas dire qu’il y a pas des limites à mettre aussi quand il faut qu’on apprenne c’est quoi, respecter la balance, finalement, de vie personnelle. Mais ça crée aussi des enfants qui ont beaucoup de confiance en eux parce qu’ils sont capables de résoudre des problèmes, parce qu’ils sont inclus. Est-ce que toi, tu penses que ça t’a affecté de cette façon-là? Hé, c’est tellement… Je n’avais jamais entendu ça. Je trouve ça vraiment intéressant. Puis je pense que oui, je pense que ça fait du sens. Tu sais, je me considère comme quelqu’un qui a quand même pas mal toujours eu une assez belle confiance en elle.
Mais j’avais comme jamais fait de lien. Mais je trouve ça tellement cool. Qu’est-ce que t’as dû, après ton burnout, déconstruire comme comportement, finalement, pour éviter de retomber dans ce même cycle-là? Ouais. Aïe, un paquet d’affaires, honnêtement, là. Parce que, tu sais, quand je me suis relevé de ça, pour vrai, ça aurait été tellement plus facile de retourner dans mon ancienne vie, là. Je veux dire, elle n’était pas le fun. J’avais plus de plaisir, mais comme je connaissais le terrain, je connaissais les pantoufles, elles étaient confortables malgré l’inconfort, tu sais.
Fait que de rebâtir, de déconstruire, comme tu disais, puis de repartir sur un canevas blanc, ça, c’est la décision que j’ai fini par prendre, mais ça a vraiment été difficile. Tu sais, notamment, j’avais toujours été dans la performance, j’avais toujours été dans le travail, dans le surmenage, je me valorisais en faisant le plus d’heures possible, je me valorisais en faisant tout, en m’oubliant, puis tu sais, je me valorisais vraiment là-dedans. Tu sais, ma valeur, je l’accordais vraiment à ça, donc il a fallu que je redéfinisse ma propre valeur à moi, finalement.
Tu sais, il a vraiment fallu que je me questionne à savoir, OK, c’est quoi la valeur d’Émilie quand elle ne travaille pas? Parce que là, je ne travaillais pas, je suis tombée en arrêt de travail, donc j’étais comme toute seule avec moi-même, donc de redéfinir ma valeur, puis après ça, de revoir ma relation aussi avec la productivité et la performance. C’est deux mots qu’il a fallu que je réapprivoise, en fait. J’ai réapprivoisé la productivité quand même plus rapidement, mais la performance, c’est un mot que j’ai recommencé à utiliser dans mon vocabulaire, ça ne fait pas tellement longtemps, parce que la quête à la performance sur laquelle j’étais avant m’avait tellement fait mal que j’avais peur de ce mot-là.
Après ça, je pense que c’est juste un mot, on attache bien ce qu’on veut à n’importe quel mot, fait qu’il a fallu un peu que je redéfinisse c’était quoi cette description-là pour moi de la performance, puis je pense qu’aujourd’hui, c’est possible de performer sans s’épuiser, fait qu’il a tout fallu que je réapprenne un peu à « travailler », parce que la façon dont j’avais travaillé pendant les 30 premières années de ma vie, bien, c’était peut-être pas sain pour moi, dans le fond.
Right. Tu as dit « j’ai dû réapprendre, c’était quoi ma valeur? » Premièrement, comment est-ce que tu as fait pour faire ce travail-là, puis aussi, c’est quoi ta valeur? En fait, chose que je ne faisais jamais avant d’être pognée dans un arrêt de travail et avoir plus rien à faire, et ne plus avoir l’énergie de rien faire, être seule avec moi-même, dans le silence, ça, ça ne m’arrivait jamais, parce que je comblais toujours le silence par des occupations. Puis j’aimais ça être occupée.
Fait que là, je n’étais plus occupée, c’est comme si je n’avais plus rien, entre guillemets, à faire. Donc, le fait de passer beaucoup de temps avec moi m’a permis de me reconnecter à qui je suis vraiment, à mon essence, à ce que j’aime. Parce que là, tu sais, dans le fond, moi, j’ai déclaré forfait en 2018, officiellement, pour mon arrêt de travail, il a été en 2018. Sauf que, moi, ça faisait trois ans que mon corps m’envoyait des signes.
Donc, tu sais, ça faisait déjà plusieurs années que j’avais oublié littéralement ce que j’aimais, puis à la limite qui j’étais. Tu sais, quelqu’un me demandait c’était quoi tes passions, puis je ne savais même pas quoi répondre. J’esquivais la question. Je ne savais pas ce que j’aimais, mis à part travailler, même si à la fin, je n’aimais plus vraiment ça, travailler. Fait qu’il a fallu que je me reconnecte à ce que j’aimais, moi, avant. Qui je suis? Qu’est-ce que j’ai envie de faire de ma vie?
Ça a demandé des dizaines et possiblement même des centaines d’heures de réflexion. Tu sais, je me suis aussi beaucoup mis à écouter plein de podcasts. Après ça, j’ai lu plein de livres, entre autres, des livres sur la croissance personnelle, développement professionnel et tout. Donc, je me suis comme bâti un peu ma propre identité en fonction de ce que je voulais et plus en fonction de ce qu’on m’imposait.
Puis pour ta deuxième question, quelle est ma valeur? En tout cas, j’ai clairement compris que mon temps valait pas mal plus cher que ce que je pensais. Avant, moi, je donnais mon temps et mon énergie à tout le monde. À tout le monde, tout le monde, tout le monde, sauf à moi-même. Puis en plus, je n’avais pas d’enfant avant, tu sais. Fait que je donnais à mes patrons, à mes collègues, à mes clients, à tout le monde. Puis quand c’était rendu à moi à la fin de la journée, à la fin de la semaine, à la fin de l’année, il n’y avait plus rien. Plus de batterie, plus de temps, plus rien.
Fait que, tu sais, les belles ambitions que j’avais, parce que j’ai toujours été une fille d’ambition, bien, ça prenait toujours le bord parce que je n’avais plus le temps puis je n’avais pas l’énergie, tu sais. Fait que j’ai compris que mon temps avait beaucoup plus de valeur que ce que je me faisais croire, ce qui fait que j’ai commencé à me prioriser aussi. Chose qu’en 30 ans, je n’avais jamais fait. Fait que se prioriser sans culpabiliser, ça, c’est un autre défi aussi.
Puis après ça, tu sais, bien là, tranquillement, la planificatrice est née puis après ça, je me suis mis à parler davantage de temps puis j’ai compris que, tu sais, c’est ça, le temps, en quelque sorte, c’est de l’argent. Fait que tu sais, j’ai tranquillement aussi évalué la valeur de mon temps, tu sais, dans mon entreprise aussi, mais aussi dans ma vie personnelle.
Penses-tu que c’est nécessaire de sacrifier sa santé pour réussir, ou est-ce que tu traces la ligne entre sacrifice et équilibre maintenant? Oui, tellement de bonnes questions. En tout cas, je souhaite aux gens de ne pas avoir à se rendre là. Tu sais, je pense que l’idéal, c’est que les gens n’aient pas à mettre un genou à terre pour après ça se lever, regarder la montagne puis la monter différemment, tu sais. Mais je pense que c’est un peu là la mission de mon entreprise après ça.
Tu sais, malheureusement, on dirait que c’est vrai qu’il y a souvent des personnes qui atteignent certains plateaux qui vont justement affronter un mur qui va leur faire prendre conscience que, tu sais, c’est-tu vraiment ça que je voulais, tu sais? Puis je pense qu’en quelque sorte, je veux dire, je n’ai pas l’impression que j’avais tant de succès que ça dans mon ancienne réalité professionnelle, sauf que je suivais un peu le chemin du succès qu’on pensait.
Non, mais en fait, c’est ça qui est ironique, c’est que tu suis ça justement parce que les autres le pensent, mais les gens qui ont vraiment atteint une entreprise qui est stable, tu sais, qui dure dans le temps, qui est durable finalement, sont tous, ils ont tous changé ça. Je pense qu’il y a des moments où le personnel potentiellement doit être sacrifié de façon temporaire, parce que des fois, on est la seule personne qui peut faire les choses, mais tant qu’on sait que c’est temporaire puis qu’il y a des boundaries autour de ça.
C’est quand qu’il y en a pas puis que c’est ça la réalité qu’au final, bien c’est là où on s’en va vers le bas, pas vers le haut, tu sais. Oui, exact, puis tu sais, tu l’as dit, tant que c’est pas éternel, tu sais, des fois, genre, les heures supplémentaires pour prendre ce classique-là, tu sais, des fois, quand c’est la solution à court terme, c’est correct, je veux dire, j’en ai fait la semaine passée puis je vais en faire encore dans ma vie, sauf que quand c’est l’unique solution sur le long terme, là, c’est dangereux.
Mais écoute, sans le savoir, tu m’as amené à ma prochaine question, tu as parlé aussi des différents outils maintenant que tu utilises et tout, fait que je voulais qu’on parle un petit peu, justement, de productivité, planification. Penses-tu que la société nous a conditionnés à croire, finalement, que travailler plus signifie être plus productif? Qu’est-ce que tu réponds aux gens qui vont confondre heures et résultats obtenus?
Oui. En fait, je pense que les gens confondent, et c’est très lié à ça, ils confondent vraiment la productivité et être occupés. Être occupé, c’est faire des choses. On peut scroller pendant une heure, on fait des choses, alors nous sommes techniquement occupés. Est-ce que ça a de la valeur? C’est ça, mais est-ce que ça a de la valeur, à vous d’en juger? Puis tu le dis, busy busy, on est vraiment dans une société en plus qui valorise le fait d’être occupés. On a un meeting en même temps, on a deux appels qui attendent en ligne et on a huit courriels qui rentrent, on essaie de tout faire ça en même temps. C’est valorisé d’avoir l’air occupé.
Il y a une petite tendance qui est en train de changer, je sens, mais on est loin d’avoir basculé de l’autre côté. Puis, il y a la productivité et la productivité, c’est de produire quelque chose qui est lié à un résultat attendu. Donc, à la fin de nos journées, ce n’est pas parce qu’on a été occupés qu’on a été productifs et ça, je pense que les gens confondent vraiment ces choses-là. Ce qui fait qu’ils finissent leur journée ou leur semaine puis même leur année ou leur vie, malheureusement, comme, je n’ai pas arrêté, j’ai tout donné, puis je ne suis pas satisfait, j’ai encore l’impression que je n’en ai pas fait assez, je n’en ai pas fait suffisamment.
Donc, tu finis tout le temps un peu tes journées et tes semaines avec un sentiment de culpabilité de ne pas en avoir fait suffisamment, de ne pas avoir été assez productif alors que pourtant, on s’est senti productif, mais c’est souvent parce qu’on est juste occupé. Puis, qu’est-ce qui fait en sorte qu’on est souvent occupé et peu productif? Bien, il y a plein de choses, ça peut être la planification n’est pas faite, les priorités ne sont pas claires, peut-être qu’on ne sait même pas concrètement ce qu’on a à faire ou c’est qu’on se laisse envahir par les imprévus, les urgences et les fameuses distractions qui sont, disons-le, tellement omniprésentes dans notre société aujourd’hui.
Bien, on les blâme souvent justement pour tout ce qui est procrastination. Je pense qu’en termes de procrastination, puis Annie Prévost aussi qui parle beaucoup de ça, la procrastination, ça veut dire beaucoup. Pour moi, la procrastination puis la jalousie, c’est la même chose dans le sens où c’est des red flags, c’est des gros messages de genre, pourquoi est-ce que tu es en train de procrastiner? Tu sais, qu’est-ce qui se passe en dessous? C’est la même chose avec la jalousie. Quand tu es jalouse de quelque chose, c’est parce que tu veux quelque chose. Tu n’as pas besoin de diriger cette énergie-là de façon négative.
Mais tout ce qui est technologie, les médias sociaux, justement, sont souvent blâmés pour la procrastination. Penses-tu que c’est juste de les accuser ou est-ce qu’on devrait prendre plus de responsabilité dans notre attention puis nos choix? Ah, c’est donc bien dit. Je pense que je vais y aller avec la seconde option. Non, mais c’est vrai, accordé, tu l’as dit, c’est comme s’il faudrait valoriser davantage notre attention. Tantôt, on parlait de valeur. J’ai dit, mon temps, mon énergie valent plus cher que ce que je pensais. C’est une affaire qui vaut cher. Puis je parle pour moi, mais je parle pour toi puis pour tout le monde, en fait, c’est l’attention.
L’attention, si quelqu’un me donne son attention pendant cinq minutes, aujourd’hui, c’est beaucoup, honnêtement. Une vraie attention, pas genre une attention que pendant ce temps-là, tu vas regarder tes courriels. Non, non. Tu sais, c’est pas valoriser l’attention, ce qui fait que la distraction devient, bien oui, devient souvent plus facile, mais c’est parce que c’est presque ça qui est valorisé au détriment de l’attention puis de la concentration.
Right. Je pense que, tu sais, au final, il y a beaucoup de choses que ça peut nous indiquer par rapport à qu’est-ce qu’on a besoin. Est-ce que, justement, tu procrastines parce que t’as besoin de repos? Tu sais, à la limite, c’est des choix qu’on fait aussi de ne pas se donner ça parce que tu l’as mentionné tantôt, le repos, c’est pas bon. Tu sais, dans ce sens, c’est ce que la société dit, là.
Il y a une autre chose que les gens résistent énormément. Tu as dit tantôt, tu sais, des fois, on n’avance pas juste parce qu’on n’a pas fait la planification. Il y a beaucoup de personnes qui vont dire que de ne pas planifier, ça va leur donner plus de liberté. Oui. Donc là, c’est, qu’est-ce que tu penses déjà de cette idée? Puis comment est-ce que tu peux leur faire comprendre que cette liberté-là, en fait, est en réalité très illusoire?
Oui, en fait, c’est vrai puis c’est drôle parce qu’au début, comme quand j’ai lancé la planificatrice, il y a beaucoup de personnes qui venaient vers moi en me disant ça, comme, ah, j’aime ton contenu, mais tu sais, moi, je ne veux pas planifier parce que ça me brime dans ma liberté. Mais en fait, c’est parce qu’il y a plusieurs personnes qui ne veulent pas planifier justement parce qu’ils ont peur que ça brime leur spontanéité et leur liberté. Il y a deux choses.
On peut être hyper rigide. Tu sais, on peut être booké aux cinq minutes puis ça peut être rigide. Mais moi, la façon dont j’aborde la planification et la manière dont je l’utilise, moi, je suis vraiment dans la flexibilité. Je n’aime vraiment pas la rigidité. Juste le mot, ça me fait… J’ai le poil qui me reste sur les bras. Je n’aime pas la rigidité. Donc moi, j’adopte vraiment une planification qui est flexible.
Puis les gens vont dire souvent quand ils vont se justifier de leur non-planification parce qu’ils veulent être plus libres, ils vont me dire moi, une de mes valeurs fondamentales, c’est la liberté. Ça me fait sourire parce que moi, quand je fais mon exercice de valeur à toutes les années, dans le top 3, j’ai toujours, toujours la liberté. La liberté est hyper importante pour moi et si je peux garantir puis affirmer quelque chose, c’est que je ne me sentirais pas aussi libre au quotidien si je ne planifiais pas mes semaines, mes mois puis mes années.
Parce que ce que les gens ne saisissent peut-être pas et ce que j’espère qu’ils vont comprendre à travers mon message, c’est que si on ne planifie pas, oui, ça va être un beau canevas blanc, oui, on va pouvoir faire entre guillemets ce qu’on veut, sauf qu’est-ce qu’on va vraiment faire ce qu’on veut? Pas sûr, parce que là, tout le monde va s’insérer dans notre horaire. Quand on a un horaire blanc, tout le monde peut s’insérer.
Émilie, as-tu 5 minutes pour qu’on fasse ça? Jeudi, Gen, as-tu le temps pour un meeting de 3 à 5? Là, tout d’un coup, alors qu’on avait un canevas blanc, un horaire vierge, ça va se remplir de choses, ou en fait, ça va se remplir par les priorités des autres personnes. Puis la beauté avec la planification, c’est qu’on a la possibilité d’aller placer nos morceaux à nous en premier. Nos morceaux à nous, c’est, oui, notre temps personnel, si on veut faire des activités familiales, si on veut prendre du temps pour soi et ainsi de suite, mais aussi nos priorités professionnelles.
Je veux dire, je ne serais pas rendue où je suis dans ma business si je n’avais pas planifié, je suis certaine que toi non plus, parce que quand on n’a pas de planification, on est toujours en mode réaction. Puis il va toujours avoir des imprévus, même si je m’affiche comme étant La Planificatrice, moi aussi, j’en vis des imprévus. Moi aussi, dans les fois, j’en échappe des choses. Sauf que les imprévus, tu ne les contrôles pas. C’est des choses qui t’arrivent à toi.
Puis tout le monde en vit, il y a comme des études qui démontrent qu’au minimum, la moyenne, c’est à peu près 20% d’imprévus que tout le monde vit chaque jour, chaque semaine. Fait qu’après ça, en planifiant, puis en plus, on peut planifier du temps buffer aussi dans notre horaire pour justement pallier aux imprévus parce que les imprévus vont faire en sorte que là, on va faire de l’overtime, que là, on ne va pas arriver à cocher tout ce qu’on avait prévu.
Oui. Mais tu sais, moi, je… Tu sais, par exemple, moi, le podcast, en ce moment, on enregistre, on est en octobre, right? Donc, littéralement, deux mois avant la mise en ligne de cet épisode-là. Moi, c’est mon rythme avec mes entrevues spécifiques, les épisodes solo, des fois, je fais ça un petit peu plus tête. Mais honnêtement, quand on arrive dans le deux semaines avant, même dans le trois semaines avant, je dis comme, j’aime ça pour moi. Inconfort. Vraiment, parce que je ne sais pas quel genre d’imprévu pourrait se passer, puis surtout avec les invités.
Si, mettons, toi, tu n’étais pas disponible, finalement, tu es malade, tu ne peux pas te pointer, pour quelque raison que ce soit, moi, il faut que je trouve quelqu’un d’autre. Si on avait fait cette entrevue-là une semaine avant la mise en ligne, j’aurais été poignée. Il n’y a pas une liberté de choix, il n’y a pas une liberté d’option, il n’y a pas de liberté, finalement.
Mais là, je te dirais, la gestion d’imprévus, c’est dans le méta, on est dans le large. Comment est-ce qu’on intègre la planification des imprévus dans un horaire qui est déjà chargé? Oui. En fait, en rapport aux imprévus, j’aurais envie de dire, tu sais, c’est super important de faire respirer notre horaire, d’où le fait que, tu sais, je suis un peu contre la rigidité dans la planification, d’où l’importance de la flexibilité et de faire respirer notre horaire.
De un, si on est bouqué au quart de tour, ça va peut-être être le fun un bout de temps parce qu’on va voir des choses progresser, mais je pense que c’est pas ça la vie. Sachant que le 20%, ça, c’est le pourcentage moyen d’imprévus qui est vécu par M. et Mme Tout-le-Monde. Là, à partir du moment où on gère des gens, où on est gestionnaire, où on gère des employés, qu’on a une équipe, là, le pourcentage grimpe considérablement puis le pourcentage tourne plus autour de 50%.
Oui! 50, oui, oui! Ça fait mal! Oui, une fois qu’on le sait, ça fait mal, sauf qu’après ça, on peut planifier en fonction d’eux. Parce que, tu sais, si on planifie nos semaines en faisant fi, en ignorant, en faisant l’autruche qu’on a autant d’imprévus, mais qu’on a comme 25 heures de meeting puis comme on se planifie 35 heures de tâches puis en plus de ça, il y a 50% d’imprévus qui arrivent, c’est sûr qu’on va être pogné à faire 70 heures par semaine puis on n’aura même pas fini ce qu’on voulait faire.
Parce que, tu sais, le temps, c’est très mathématique, en fait. Tu sais, c’est pas tangible. Puis tu sais, toi, tu parles beaucoup des fois du temps comme un budget de temps. Il me semble que c’est toi qui dis ça. Oui! J’aimais vraiment ça l’analogie parce que, tu sais, l’argent, c’est comme on dirait que c’est facile. Mais quand c’est le temps, je veux dire, on a des secondes, des minutes, des heures, c’est hyper facile à compter, à budgéter, mais les gens le font pas.
Fait qu’il essaie de rentrer un paquet d’affaires en 24 heures comme s’il y en avait 68, mais dans le fond, on en a juste 24 dans une journée. Fait qu’en repartant des pourcentages d’imprévus, que ce soit 20 ou 50% que vous ayez d’imprévus dans une journée que vous vivez, bien, on peut aller le mettre à l’horaire au sens où, par exemple, si on prévoit travailler 8 heures dans notre journée d’aujourd’hui puis qu’on n’a pas d’employé à gérer puis qu’on pense qu’un 20% c’est réaliste, bien, on pourrait, par exemple, juste planifier 7 heures de tâches et de rendez-vous dans notre journée puis laisser une petite heure.
Soit la dernière heure de la journée, on ne se prévoit rien puis ça va comme être un peu notre buffer. Ça, ça va faire en sorte qu’on va finir nos journées en ayant vraiment une impression d’accomplissement parce qu’en théorie, ça devrait moins déborder. Je ne dis pas que ça ne débordera plus jamais, mais en théorie, ça devrait possiblement moins déborder.
Puis aussi, comment on fait pour gérer les imprévus comme au quotidien quand ça l’arrive? Moi, je dis ça, j’enseigne ça puis est-ce que c’est vrai qu’à tous les jours, j’ai 20% ou 50% d’imprévus qui est planifié à mon horaire? La vérité, c’est non, je ne le fais pas tout le temps. Je pars toujours avec l’intention de le faire, mais la vie va vite puis je ne suis pas parfaite.
Par rapport aux imprévus, quand ils surviennent, bien, je pense que il faut voir les imprévus, il ne faut pas nécessairement voir les imprévus comme une priorité à gérer sur le champ parce qu’un imprévu est rarement une priorité. Oui. C’est bien dit. Souvent, ça peut être quelqu’un qui se pointe à la porte, puis c’était la priorité de quelqu’un d’autre, ce n’est pas toi. Ça revient aussi à l’horaire des autres. Exactement.
Dans le fond, souvent, nos journées, ça finit qu’on gère l’horaire des autres puis on finit puis on n’a rien fait pour soi puis on a juste répondu à des courriels. Quand on répond à des courriels, on gère les priorités des autres personnes aussi. Souvent, on va gérer l’imprévu comme étant une urgence ou comme étant une priorité. Ce qui est dangereux aussi, c’est justement, pour reprendre l’exemple de quelqu’un qui cogne à la porte puis « Hey, t’as-tu juste 5 minutes? Tu peux-tu m’aider juste pendant 5 minutes? » On va dire oui parce que 5 minutes, c’est quoi dans une journée de 8 heures? C’est rien.
Sauf que, un 5 minutes à la porte ici, 3-4 courriels de 5 minutes à gérer plus des 5 minutes ici et là à la fin de la semaine. On peut compter ça comme on veut, mais ça fait des heures. Puis, sans compter que ces petits imprévus-là qui viennent entrecouper notre journée, c’est de la distraction. Quand on est distrait, on sort de notre concentration, ce qui fait qu’après ça, c’est plus long de retomber en mode de productivité profonde.
Donc, il faut arrêter, je pense, de gérer chaque imprévu comme si c’était une urgence. Puis, la plus belle chose qu’on peut demander quand il y a un imprévu qui survient, c’est « c’est quoi mon délai? C’est quand que je peux te revenir? » Pourquoi est-ce qu’on devrait prendre de notre précieux temps aujourd’hui à gérer quelque chose qui peut être géré plus tard? Quand on pourrait travailler sur nos priorités?
Oh my God, pour vrai, depuis que j’ai commencé à vraiment faire ça, puis se faire comme, t’as besoin de ça pour quand? Puis après ça, je vais me créer une tâche dans Asana pour la date en particulier. Et éventuellement, je vais le mettre dans mon horaire, tu sais. Parce que sinon, c’est trop facile. Je vais être comme, oh, t’as juste besoin de ma bio puis ma photo. C’est pas grave, je vais le faire tout de suite. Mais tu sais, on s’en fout, c’est pas pertinent que tu le fasses maintenant.
Fait que c’est extrêmement bien dit. Mais donc, est-ce que j’assume de notre conversation que tu planifies toutes tes journées à l’heure? Dans le fond, oui et non. Au sens, comment je fonctionne, moi, je planifie mes journées. J’ai mes rendez-vous. J’ai des journées précises où j’ai des rendez-vous puis j’ai des journées précises où je ne prends jamais de rencontre parce que quand j’ai pas de rencontre, ça me permet de clencher plus de choses, d’être plus en concentration profonde. Puis avoir une rencontre, peu importe, c’est comme là, tantôt, j’ai fait un effort. Je suis allée me maquiller. Il y a comme des transitions.
Fait que quand j’ai des journées rencontres, ben, je suis comme dans ce mood-là versus quand j’ai des journées pas de rencontres, ben, je suis dans une énergie différente. Après ça, pour les journées où j’ai des rencontres, si jamais j’ai vraiment beaucoup de rencontres dans ma journée, ben, je vais compter encore là mathématiquement, est-ce qu’il reste du temps pour travailler? Puis des fois, la réponse, c’est non. Alors, je n’irai pas m’auto-saboter en allant mettre quatre tâches que je sais que je ne cocherai pas.
Puis, quand je parle de planification aussi, l’énergie, quand je coach mes clientes, ben, ça me demande, j’adore ça, mais ça me demande de l’énergie, ce qui fait que la minute que je finis l’appel, c’est ça. Pour quand je planifie des tâches, moi, je ne vais pas planifier à l’heure mes tâches. Ce que je vais faire, c’est que, par exemple, je vais toujours définir en avance la journée à laquelle je vais faire chacune de mes tâches. Comme aujourd’hui, je savais exactement toutes les tâches que j’avais à faire. Puis mes tâches fonctionnent mathématiquement avec le temps que j’ai dans cette journée-là.
Aujourd’hui, j’avais des rencontres, quelques-unes, donc j’ai vraiment moins de tâches que demain où je n’ai pas de rencontres, par exemple. Fait que c’est ça. Moi, ce que je fais, vu que j’aime quand même la flexibilité, je me donne quand même la flexibilité de faire un peu les tâches comme je le veux. Cependant, quand j’ai envie de procrastiner, parce que ça m’arrive moi aussi, parce que j’étais aussi une experte en procrastination, des fois, quand je vois que je suis en train de procrastiner dans ma journée de tâches, bien là, je vais comme aller littéralement numéroter en rouge mes priorités. OK, cette tâche-là, elle doit être faite en première, celle-là en deuxième, celle-là en troisième.
Est-ce que c’est une approche qui peut sembler irréaliste pour certains entrepreneurs, d’être autant structurée, je pense aussi à des gens qui, par exemple, qui vont être TDAH, je pense à des gens qui vont écouter ça puis qui vont, ils ont des niveaux d’énergie qui varient énormément où, c’est sûr que se faire des priorités, c’est déjà peut-être moins strict que les mettre à l’horaire dans le calendrier, mais qu’est-ce qu’on fait pour ceux-là qui regardent ça puis sont comme, c’est sûr que ça fonctionne pas pour moi?
Oui, en fait, pour ce genre de personnes-là, je pense que c’est sûr que moi, la façon dont je planifie, c’est une méthode qui est très efficace puis qui me permet d’avancer très rapidement dans les projets que j’ai envie de livrer. Après ça, je pense qu’il faut choisir notre pace, il faut choisir la vitesse qu’on a envie d’avancer. Mais pour les personnes, justement, qui ont l’impression que c’est trop encadré, trop structuré puis qui veulent vraiment plus être dans le flot, à ce moment-là, j’ai envie de donner comme premier conseil: la priorité.
Moi, j’aime bien dire aux gens comme de se définir 3 grandes priorités dans la semaine. Puis là, 3 priorités, souvent, en fait, ça fait peur aux gens parce qu’ils trouvent que c’est pas suffisant. Là, je suis pas en train de dire que vous allez juste faire 3 choses dans votre semaine, là. Je fais juste dire que dans toutes les choses que vous allez faire, il va y avoir 3 priorités. Ce qui fait que si vous vous laissez aller dans le flot puis comme vous suivez la vague puis vous saisissez les idées qui vous viennent en tête parce que vous êtes peut-être un petit peu plus créatif, bien, faites-le. Mais au moins, gardez à la vue 3 priorités pour qu’à la fin de la semaine, vous ayez un sentiment d’accomplissement.
Puis les priorités, tu sais, c’est une priorité selon moi parce que je pense que des fois, les gens ne comprennent peut-être pas vraiment c’est quoi une priorité. Des fois, il y en a qui disent moi j’ai 26 priorités dans ma journée puis je suis là, oui, oui, je pense qu’il n’y a rien qui est prioritaire, c’est ça. T’en as aucune exacte. Fait que, tu sais, une priorité, à mon sens, c’est une action qui nous rapproche d’un objectif de réalisation, quel qu’il soit.
Puis pour faire un petit peu de pouce avec ce que tu sais, tu as parlé d’énergie aussi tantôt. Moi, j’aime bien aussi enseigner aux gens à planifier en fonction de leur énergie au sens où, tu sais, c’est quand toi que tu es la plus productive, efficace, concentrée, créative? As-tu un moment dans la journée précis, toi?
Ça variait à travers les années. Quand j’étais jeune, puis j’avais commencé depuis 2013 que je roule ma petite bosse en ligne, j’étais plus productive l’après-midi. Parce que j’avais besoin de me lever, de prendre mon temps le matin. Je suis encore de même dans ce que je suis capable de faire, parce qu’avec un kid qui s’est passé en première année à l’école, c’est quand même différent. Mais dans tous les cas, j’aime ça pas être rushée le matin. Je deviens agressive si je suis rushée le matin. Puis avant, justement, l’après-midi, j’étais comme, check, j’ai pris tout mon temps, j’ai mangé, all is good, let’s go. Puis somehow, quand les gens étaient tous dans leur creux, moi, je rentrais dans mes affaires. Puis bref, depuis que j’ai commencé à me lever plus tôt, maintenant, c’est devenu le matin.
Super intéressant. Puis tu sais, de façon générale, la moyenne des gens, c’est des gens de matin souvent. Mais il y en a qui sont le soir, il y en a qui sont l’après-midi aussi. Fait que tu sais, l’idée, c’est d’aller identifier c’est quoi notre moment dans la journée où on est vraiment comme au peak. Et c’est normal, des fois que ça change aussi dans la vie.
Puis ça peut même être intéressant d’aller identifier c’est quoi les heures. Parce que tu sais, des fois, on se dit, moi, je suis productive de 8 à 5. Mais c’est faux. Pas qu’on est complètement incapable de travailler pendant ces heures-là, c’est juste que notre peak de concentration puis de productivité dure à peu près 2 heures. Si on est chanceux, peut-être un 3 heures. Fait que si on est capable d’aller identifier les heures, toi tu me dis, mettons que c’est 9h à midi. Donc, pendant ces heures-là, ça devient hyper important de conserver ces heures-là pour nous.
Moi aussi, je suis une fille de matin principalement, ce qui fait que le matin, entre telle heure et telle heure, je sais que je suis à mon peak, je vais aller me mettre des trucs qui vont, en fait, des priorités pour moi, des projets pour moi puis je ne vais pas aller perdre mon temps, entre guillemets, à répondre aux priorités des autres personnes. Je vais le faire, là, comme je vais le faire à un autre moment de ma journée.
Tu as dit qu’on a la possibilité de le faire. Tu sais, quand tu parlais de tout ça puis tout fait énormément de sens puis il y a un autre argument qui est popé dans ma tête, c’est comme, oui, mais je fais des entrevues avec des gens qui sont en Europe. Déjà en Europe, si je fais des entrevues l’après-midi, c’est complexe parce que là, je suis dans leur soirée. Fait que c’est une espèce de danse entre mes entrevues puis mon temps personnel.
Mais là où j’ai fait, mettons, la cassure, c’est que, bien, je vais sélectionner des journées spécifiques. Voilà. Là, je vais prendre des entrevues justement le matin puis je suis comme, check, je le sais que c’est pas idéal parce que c’est dans mon peak de productivité. Mais là, je veux aussi m’adapter à mes objectifs puis avec les gens avec qui je veux parler. C’est de trouver ces solutions-là, de bloquer le temps quand même puis de, tu sais, il y a beaucoup de quand je me fais demander des meetings brorien, je suis comme, non, tu sais, je ne prends pas ça des cafés virtuels non plus. Je suis quelqu’un qui a énormément besoin de l’énergie créative puis je pense que j’ai besoin de mon down après. Ça me tire énormément d’énergie.
Mais alors, tu allais dire quelque chose? Bien, j’allais juste dire en fait, comme, ça demande beaucoup de courage quand même de faire ça puis je t’admire beaucoup là-dedans parce que ça demande du courage à faire ça. De dire non sans overtime. Écoute, je te dirais que chaque petit non amène à des nons plus gros avec le temps. Des oui pour toi-même. 100%, tu sais, c’est ça, ces nons-là pour moi sont rendus easy, tu sais, c’est comme, le muscle est déjà musclé, tu sais, on peut se dire comme ça.
On a parlé du downtime tantôt qui était important. Il y a beaucoup, tu sais, justement, dans la culture de l’entrepreneuriat en général, le hustle culture, même juste en général, le travail, c’est très, il y a des… La productivité, c’est masculin, ce genre de truc-là. Donc, il y a beaucoup de femmes qui vont tendre à reproduire ces comportements-là aussi parce qu’elles veulent fitter dans l’environnement, parce que la société, justement, se fait dire que c’est comme ça qu’on a de la valeur. Comment est-ce que tu peux leur faire comprendre que ce temps-là est en réalité une nécessité pour leur performance?
En fait, il y a certaines personnes qui vont juste avoir à m’écouter puis ils vont acheter. Ils vont dire, OK, c’est parfait. Mais il y a des personnes qui vont vraiment avoir besoin de l’éducation. Il y a aussi les gens qui ont besoin de justification. Il y a plein de personnes qui vont avoir besoin de l’expérimenter pour comprendre que c’est important. Il y en a peut-être qui vont comprendre, mais il y en a qui ne comprendront pas en quoi ça va l’aider. Il va se dire « je vais juste être plus stressé demain alors que dans le fond, les deux heures de sommeil supplémentaire va l’aider demain à mieux produire. »
Mais en fait, il y a des gens, je pense qu’il y en a qui vont juste devoir l’expérimenter pour le comprendre. Mais sinon, c’est un peu comme un masque. Le fameux masque dans l’avion, ils disent « s’il y a quelque chose, il faut mettre notre masque à nous-mêmes avant de mettre le masque à notre enfant. » C’est un petit peu la même chose, je pense. Il faut respirer. Il faut prendre du temps pour soi si on veut être capable de donner aux autres.
Mon verre, je me rappelle quand dans mon ancien travail, avant de tomber en épuisement, j’avais dit à une de mes supérieures « je me sens comme un citron qui n’a plus de jus, qui est très overpressé. » Mais j’essayais encore de donner des petites gouttes de jus, mais j’en avais plus pour moi. Je pense que c’est super important de l’essayer parce que des fois, comme prendre du temps pour se reposer, s’arrêter ou juste prendre une petite pause de cinq minutes dans une journée chargée où on a l’impression de ne pas avoir de temps, bien des fois, ça, c’est la chose la plus productive à faire.
100%. Autre que le faire de façon solo, je pense qu’il y a aussi d’autres stratégies qui peuvent aller justement où est-ce qu’il y a d’autres humains, à la limite. Des fois, c’est pour te recharger pour certaines personnes qui vont être peut-être plus extroverties. Des fois, ça va être pour « bouncer des idées ». Et des fois aussi, tu essayes, tu forces, tu fais comme « je vais trouver une idée dans cette période de brainstorm que j’ai mis dans mon horaire il y a trois semaines », puis là, tu n’en trouves pas de fucking idée. D’aller, d’arrêter, de sortir de ça, peut-être que ça va repartir la créativité aussi.
Oui, c’est justement, il y a un pourcentage assez élevé qui démontre dans les études à quel point les meilleures idées créatives viennent toujours quand on n’est pas dans un contexte de travail. Je suis sûre que ça t’est arrivé plein de fois à toi aussi, dans ta douche, quand tu es en voyage, en train de te promener dehors, whatever. Les grandes idées, les idées ou les solutions à des problèmes, ce n’est pas parce qu’on l’a nécessairement mis dans notre horaire dans une séance de brainstorm que ça va sortir là.
Fait que des fois de se donner le luxe, pour prendre ce mot-là, de rien faire pourrait justement nous permettre après ça de trouver la solution aux problèmes en question, d’être plus productif après parce qu’on va avoir une clarté mentale ou quoi que ce soit.
Mais tu sais, j’avais une entrevue avec Tatiana St-Louis récemment où on parlait justement de la relation au luxe, dans l’épisode 97 avec Tatiana St-Louis sur l’entrepreneuriat non-oppressif, puis Tatiana a amené un point super intéressant qui disait qu’en fait, le luxe, c’est quelque chose qui est inutile. Mais c’est inutile par rapport à qu’est-ce que ça amène comme valeur entre gros guillemets dans la société. C’est quelque chose qui va amener à ton expérience de vie mais qui est inutile. Tu sais, ça ne sert absolument à rien de te payer un sac avec un logo qui coûte genre 2000$. Ça ne sert absolument à rien autre l’expérience humaine.
Fait que tant qu’à moi, le temps off, c’est aussi du luxe. Mais ça va t’amener à vivre plus puis potentiellement être plus productif aussi. Oui.
C’est quoi l’importance de faire une revue régulière de l’emploi du temps et des priorités? Est-ce que tu fais ça tous les jours? Est-ce que tu fais ça chaque semaine, chaque mois? Comment est-ce que tu fonctionnes avec ça? Et pourquoi est-ce que c’est important de le faire fréquemment?
Oui. En fait, je dirais, ça dépend un peu de la technique de planification que les gens utilisent. Les gens qui sont plus dans la planification mensuelle, je pense que c’est intéressant de le faire à chaque mois. Si on est plus dans la planification quotidienne ou hebdomadaire, on peut le faire à chaque semaine ou à chaque journée. Mais je pense que ça vaut vraiment la peine d’aller revoir nos priorités.
C’est sûr que si on fait une planification quotidienne, on ne devrait pas techniquement avoir à revoir nos priorités plein de fois dans la journée parce que ça voudrait peut-être dire que nos priorités à la base n’ont pas été bien établies. Cependant, si on est plus dans une planification de la semaine, si à toutes les semaines, il faut toujours qu’on change nos priorités, encore une fois, je pense qu’il y a peut-être un travail au niveau de la compréhension des priorités.
Mais ça arrive de temps en temps puis c’est important de se donner cette flexibilité-là, de se dire, OK, comme cette semaine, j’avais ces trois priorités-là puis là, il est arrivé ça, donc je dois en déplacer deux sur trois ou peut-être que je ne vais pas les accomplir cette semaine parce que mes priorités ont changé. Ça, c’est le fait de se donner la permission de changer nos priorités, je pense que ça va aller un peu enlever le sentiment de culpabilité de ne pas les réaliser aussi.
Puis après ça, si on prend un petit peu plus de hauteur au niveau du mois ou de l’année, je pense que c’est important de le faire également, mais de peut-être plus rattacher ces priorités-là à notre vision, est-ce que c’est encore aligné? Parce que, tu sais, des fois, on évolue comme personne, nos entreprises évoluent en même temps que nous, donc, tu sais, c’est pas parce qu’on a planifié quelque chose au début de l’année pour l’automne qu’à l’automne, ça va encore être valide.
Des fois, dans un mois, dans les business, peu importe c’est quoi, des fois, ça peut changer très rapidement. Fait que de se dire à un certain moment donné comme est-ce que c’est toujours aligné avec où est-ce que je veux m’en aller? Des fois, on se tique sur des anciennes versions de nous-mêmes énormément parce qu’on a investi beaucoup de temps puis d’efforts puis d’énergie dans être cette personne-là puis dans faire le planning, mais qu’au final, de rester dans cet univers-là, ça te garde en arrière au lieu de grandir, tu sais.
Exact. Écoute, j’ai le temps pour une dernière question avant de terminer. Pour les gens qui écoutent, qui sont plus seuls dans leur entreprise, qui ont commencé à avoir une équipe, comment est-ce que tu planifies finalement avec ton équipe pour s’assurer que tout le monde soit sur la même longueur d’onde?
Oui, exact. Donc dans le fond, comment je fonctionne quand je travaille avec des membres de mon équipe? En fait, moi, je n’ai pas d’employé pour l’instant mais je travaille avec différentes pigistes sur différents projets. Dans le fond, on fait toujours une planification, un échéancier pour chacun de nos projets. Donc dans le fond, moi, j’ai des gens que j’implique pour certains projets. On fait un échéancier ce qui fait qu’on voit dans le temps qu’est-ce qui arrive.
Au besoin des fois, on va se faire des rencontres mais encore une fois, il ne faut pas tomber dans la réunionnite comme les rencontres qui ne servent à rien. Notre temps est précieux. Donc c’est important de savoir est-ce que la réunion est importante? Comme justement, tu le disais tantôt, je sais que tu utilises Asana. Nous, quand je travaille avec des membres de mon équipe, on est souvent avec Asana mais il y a plein d’autres plateformes qu’on peut utiliser qui sont similaires aussi. Ce qui fait que nos suivis se font là-dedans.
Selon le projet ou les projets qui sont en cours, quand il y a des gros morceaux dans le mois, je pense que c’est important de faire le point pour s’assurer que personne n’échappe rien. S’il y a des changements importants, de les communiquer. Puis après ça, au niveau de la semaine, quand j’ai des attentes particulières avec des personnes, bien là, je vais leur communiquer précisément comme « Hey, on n’oublie pas le deadline de ça. T’as-tu besoin de moi là-dessus? »
Et puis c’est sûr qu’à un moment donné, on finit par connaître les personnes avec qui on travaille. Moi, j’ai la chance de travailler avec des personnes hyper autonomes donc je n’ai pas trop à les regarder. Ça fait que ça, c’est quand même le fun. Ça me fait gagner du temps.
Cependant, une chose qu’on oublie, des fois, quand on travaille avec des membres d’une équipe, c’est de planifier du temps à notre horaire pour réviser les choses parce qu’on délègue, on délègue. À un moment donné, quand on délègue, souvent, des fois, ça revient. Ça, des fois, ça revient puis là, ça crée un trop-plein. C’est comme si ça va être géré comme un imprévu alors que c’était prévisible. Donc, des fois, c’est juste de se prévoir des moments à l’horaire pour réviser les choses qui vont nous revenir.
Et des fois, on n’a rien fait nous-mêmes à la fin de la journée, mais c’est peut-être de dire « essaie de rassembler tes questions dans un courriel à la fin de chaque journée, je vais te répondre le lendemain matin » ou comme « le jeudi matin de telle heure à telle heure, on se fait un petit call, 30 minutes, top chrono puis tu me poses toutes tes questions pour que je t’aide à débloquer. » Fait que ça serait des petits conseils que j’aurais à donner quand on est dans une planification avec une équipe.
Bien écoute, merci. J’espère que les gens qui écoutent vont s’y retrouver là-dedans aussi. Mais je pense que dans la grosse leçon aussi de l’épisode, oui, planifier, ça nous amène plus de liberté. Je pense qu’on ne peut pas frapper dessus un peu plus sur ce message-là, mais à la limite aussi de trouver la balance avec ces efforts-là, cette énergie-là qui est nécessaire puis après ça, le temps de repos, je pense qu’on en a bien parlé puis j’espère que les gens vont bien le retenir.
J’espère aussi. Tu l’incarnes bien toi en tout cas. J’espère, j’essaie. Où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet, Émilie? On peut me retrouver à différents endroits. Je suis sur les médias sociaux très active sur Instagram et Facebook. Sinon, je suis aussi l’animatrice du podcast 168 heures. Puis j’ai aussi sinon un paquet de billets de blog, d’outils gratuits. Bref, tout est sur mon site web sinon laplanificatrice.com.
Parfait. Bien écoute, tous les liens qu’on a mentionnés, les liens qu’Émilie vient juste de mentionner vont se retrouver dans les show notes de l’épisode à genevievegauvin.com/effrontée-101. Puis évidemment, si tu as aimé l’entrevue, si ça t’a parlé aussi les messages qu’on a partagés aujourd’hui, partage ça dans tes stories sur Instagram. Tu peux me taguer @_genevievegauvin et taguer le compte d’Émilie @la_planificatrice pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens dans notre discussion. Évidemment, on a super hâte de savoir qu’est-ce que t’en as pensé. Émilie, un énorme merci d’être passée sur Effrontée.
Merci à toi. Merci pour ton temps très précieux puis guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye là! Bye!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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