Effrontée

Lettre à moi-même: 13 ans d’entrepreneuriat résumés en quelques paragraphes

17/12/2024

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Dans cet épisode finale de la saison 2 d’Effrontée, j’ai fait quelque chose que je fais rarement: j’ai écrit une lettre à moi-même. Pas comme un exercice vague de développement personnel. Une vraie lettre, adressée à la Gen de 2012, celle qui venait de finir l’université et avait décidé de ne jamais travailler pour quelqu’un d’autre. Celle qui doutait encore de tout.

13 ans plus tard, j’ai des choses à lui dire.

Ce que cette lettre à moi-même révèle sur le début

En 2012, je ne savais pas ce qui s’en venait. Je savais juste que le salariat n’était pas pour moi, que j’avais convaincu mon père d’investir l’argent de ma maîtrise dans la B-School de Marie Forleo à la place, pis que j’allais me lancer à mon compte direct après l’université. Aucun plan de secours.

Ce que ma lettre à moi-même tente de dire à cette version de moi, c’est: le pari va être payant. Pas immédiatement, pas sans doutes, pas sans douleurs. Mais il va être payant.

Ce qui est intéressant dans cet exercice, c’est qu’il force une honnêteté particulière. On peut pas embellir le passé à outrance quand on l’écrit pour soi. Alors je vais te dire ce qui s’est passé pour vrai.

Avec Nick, on a bâti une entreprise ensemble à deux dans les premières années, et c’est là que j’ai pris confiance. À travers le partenariat, à travers les erreurs, à travers les moments où j’aurais voulu qu’on me dise quoi faire mais où il a fallu que je décide. C’est là que je suis devenue une entrepreneuse qui connaît sa valeur et qui ne s’en excuse pas.

Lettre à moi-même: les choses que tu peux pas anticiper

Certaines choses dans ma lettre à moi-même sont juste impossibles à prévoir. Et je pense que c’est là que réside la vraie valeur de cet exercice: pas de voir le futur, mais de réaliser que même ce qu’on pense imprévisible finit par avoir du sens en rétrospective.

Le nomadisme. En 2012, je connaissais pas encore le terme « nomade numérique ». Quelques années plus tard, c’est ce que je suis devenue. Le premier gros voyage, l’Australie, a tout changé. Après, l’Asie du Sud-Est, la Thaïlande, le Vietnam, une façon de vivre où la liberté géographique était pas un rêve mais un système de vie réel.

L’audience européenne. En 2018, je me lance dans le marché francophone en ligne au Québec. Ce que je sais pas encore, c’est que la majorité de mon audience va finalement être en Europe. Mon premier contact officiel avec le marché français, c’est Aline Bartoli en 2020, rencontrée sur Instagram, qui va littéralement ouvrir les portes vers l’autre continent.

Ka-Ching. Le bundle annuel de formations en ligne avec d’autres entrepreneurs francophones qui va prendre une ampleur que j’aurais jamais imaginé en 2012. Deux lancements à 854 000 $ chacun. 17 000 personnes inscrites un an à l’événement gratuit de pré-lancement. Une conférence en personne à Paris.

Tout ça, à la version de moi qui avait même pas encore quitté l’université.

Ce que 13 ans m’ont appris sur l’image de soi

Une des parties de ma lettre à moi-même qui me touche le plus, c’est celle sur le corps. En 2012, je m’aimais pas. Je me trouvais grosse, je me comparais à mes amis, j’avais un life goal de peser 135 livres comme si c’était une mesure de valeur humaine.

Ce que j’écrirais aujourd’hui à cette version de moi:

Fille, t’es belle comme un coeur en ce moment même si tu penses le contraire. Chaque fois que je regarde des photos de toi, je me dis que j’étais complètement folle de pas voir ce que je vois aujourd’hui.

La leçon ici n’est pas juste esthétique. C’est une leçon sur comment on se regarde à travers le filtre de la peur du jugement. On se voit jamais comme les autres nous voient. On se voit toujours à travers ce filtre de ce qu’on pense qu’on devrait être, et c’est une distortion. Ce qui change avec les années, c’est pas le corps. C’est la capacité à regarder sans ce filtre-là.

Pis il y a quelque chose d’autre que ma lettre à moi-même confirme: ton corps va changer à travers tes voyages, tes retours à la maison et le fils que tu vas avoir. Ce dernier point, la Gen de 2012 l’anticipe pas du tout. C’est une surprise qui change tout.

Lettre à moi-même: les 3 leçons qui traversent le temps

Si je devais distiller ma lettre à moi-même en 3 prises de conscience qui ont vraiment compté, voici ce que je dirais.

1. Faire confiance à ton intuition, même quand c’est pas clair.

En 2012, le mot « intuition » me gosserait. Je saurais pas trop ce que c’est. Je ferais pas la différence entre la peur et un vrai message interne. Mais avec les années, j’ai appris que tu sais toujours, quelque part, ce que tu dois faire. Des fois tu sais pas pourquoi. Des fois tu sais juste ce que tu veux pas, pis c’est assez d’informations pour prendre une décision.

Mon conseil: écoute ce qui feels wrong autant que ce qui feels right. Continue à ajuster jusqu’à ce que ça devienne clair. C’est un muscle qui se développe pas du jour au lendemain.

2. L’opinion des autres leur appartient. C’est pas ta responsabilité.

C’est peut-être la leçon la plus dure à incarner. Les gens auront des opinions sur comment tu vis ta vie, comment tu gères ta business, comment tu choisis de générer de l’argent. Des fois avec beaucoup de support. Des fois avec une intention claire de te faire comprendre qu’ils sont pas d’accord.

Ce que j’ai appris: les critiques des autres et ce qui les dérange par rapport à toi reflètent leur propre malaise, pas une nécessité pour toi de changer. Plus tu réalises ça tôt, plus il y a un ménage naturel dans ton environnement, pis une augmentation de ton bonheur au quotidien.

Ça prend du temps. Des années. Mais chaque fois que tu mets ton pied à terre avec grâce et respect, tu gagnes un peu plus de liberté.

3. Te chercher longtemps, c’est pas un signe que tu vas échouer.

C’est peut-être ça le coeur de ma lettre à moi-même. On pense souvent que ceux qui ont du succès savent exactement qui ils sont depuis le début. Non. Tu vas te chercher longtemps. Même après des lancements à des centaines de milliers de dollars, même après une audience de dizaines de milliers de personnes en Europe, tu vas quand même te demander c’est quoi ta vraie mission.

Pis un jour, ça va cliquer. L’idée, inspirer, documenter. Utiliser tes forces uniques pour créer quelque chose qui aide les autres à croître, pas juste dans leur business mais dans qui ils sont. Ton courage d’être toi-même, binge hair and all, va attirer les gens à toi.

Le vrai but d’une lettre à moi-même

Ce que j’ai réalisé en rédigeant cet épisode, c’est que l’exercice de la lettre à moi-même sert pas à se convaincre que tout va bien aller. Il sert à reconnaître ce qui était déjà là, et qui avait juste besoin de temps pour devenir visible.

La Gen de 2012 avait le courage. Elle avait l’intuition. Elle avait la capacité de mettre son pied à terre, même si ça lui coûtait quelque chose. Ce que les 13 années ont fait, c’est pas lui donner des qualités qu’elle n’avait pas. C’est lui donner la confiance pour les utiliser sans s’excuser.

Si tu fais cet exercice pour toi-même: pense à la version de toi d’il y a 10 ou 13 ans. Qu’est-ce que tu lui dirais? Qu’est-ce qu’elle savait déjà que tu lui donnes la permission de savoir maintenant?

C’est un exercice de gratitude autant que de réflexion. Et souvent, c’est une façon de se rappeler que t’as déjà plus de recul que tu penses.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment commencer à écrire une lettre à soi-même sans tomber dans le vague?

Choisis une année spécifique avec un contexte précis: une transition, un moment de doute, une décision importante. Adresse-toi directement à cette version de toi. Commence par ce que tu veux lui dire en premier, la première chose qui monte. Ne censure pas. Le vague arrive quand on essaie de tout résumer. La spécificité, elle, crée quelque chose de vrai.

Est-ce que l’exercice est utile même si t’as pas de grands succès à annoncer à ton passé?

Absolument. La lettre à moi-même n’est pas une liste de trophées. C’est une reconnaissance de ce qui a changé, grandi ou évolué en toi. Même si tu penses que ton parcours est ordinaire, ta version actuelle a des connaissances, une résilience ou une clarté que ta version de 10 ans passés n’avait pas. C’est déjà quelque chose.

À quelle fréquence refaire cet exercice?

Une fois par année suffit, idéalement à un moment de transition naturelle: fin d’année, anniversaire, début d’un nouveau projet. Le but n’est pas de le faire souvent, c’est de le faire avec profondeur quand le moment se présente. Une lettre honnête par année vaut mieux que douze lettres de surface.

Mes prochaines étapes

Si cet épisode t’a donné envie de faire ton propre exercice, partage ta lettre à moi-même avec moi sur Instagram à @_genevievegauvin. Je lis tous les messages et j’aime tellement voir ce genre de réflexions.

Pour continuer à explorer les thèmes de la confiance en soi, de l’image de soi en entrepreneuriat et du courage d’être soi-même, va écouter l’épisode 88 sur le courage de ne pas être aimée, l’épisode 45 sur l’alter ego et la confiance inébranlable et l’épisode 100 sur l’antifragilité.

Et si tu veux rejoindre ma communauté VIP par courriel, inscris-toi au Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy. Tu reçois du contenu encore plus uncensored chaque mardi matin.

Show notes

Format: Solo Durée: 11 min

Sujets abordés:

  • Le contexte de 2012: fin d’université, décision de ne jamais salarier, la B-School de Marie Forleo
  • Le partenariat avec Nick et comment ça a forgé la confiance entrepreneuriale de Gen
  • Le nomadisme numérique: Australie, Asie du Sud-Est, liberté géographique
  • L’audience européenne et la collaboration avec Aline Bartoli en 2020
  • Ka-Ching, le bundle annuel de formations: 854 000 $ par lancement, 17 000 inscriptions
  • La conférence Jen à Paris
  • L’image de soi et la relation au corps en début de parcours
  • Faire confiance à l’intuition même quand c’est flou
  • Se détacher de l’opinion des autres comme pratique de liberté
  • Se chercher longtemps comme partie normale du chemin

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée, épisode 103. Aujourd’hui, pour la finale de la saison 2, je te partage une lettre à moi-même de 2012.

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Cher Geneviève, cher mois de 2012, en cette fin d’année 2024 et de deuxième saison de notre podcast Effrontée, j’ai eu envie de t’écrire un petit mot, surtout pour te remercier. Tu sais pas pourquoi encore, mais il y a de belles choses qui s’en viennent et tout commence par ton courage de dire non au salariat.

Je sais que la discussion avec papa de prendre l’argent pour la maîtrise pis l’investir à la place dans la B-School de Marie Forleo a pas été facile. D’ailleurs, je suis vraiment fière de toi d’avoir tenu ton bout, même si je sais que ça t’a tout pris pour. Dans quelques semaines, tu vas avoir officiellement fini l’université, pis tu vas te lancer à ton compte directement après.

J’ai une bonne nouvelle pour toi: t’auras pas à te trouver une job plus tard parce que le pari va être payant. Avec Nick, vous allez vous embarquer dans une entreprise commune dans quelques mois et c’est à travers votre collaboration que tu vas prendre confiance en toi et que tu vas devenir une entrepreneuse solide qui connaît sa valeur et qui ne s’en excuse pas.

Je sais, je te dis ça aujourd’hui et tu me crois pas en doute. T’aimes pas ton corps, tu te trouves grosse, t’as l’impression de pas avoir d’amis, personne qui te comprend vraiment sauf Nick. Tu sais même pas si t’es faite pour l’entrepreneuriat, mais qu’est-ce qu’il y a d’autre pour toi anyway? La réalité, c’est que tu connais la réponse. Rien. T’es une entrepreneuse, babe.

Dans quelques années, tu vas commencer à utiliser toute la liberté que de créer une entreprise en ligne peut t’offrir. Tu vas voyager pendant des années, pis tu vas devenir des genres de nomades. Je sais que pour l’instant, le terme te dit rien du tout, mais je te garantis que ça va être bien big dans pas long et que tu vas tellement te reconnaître dans ce groupe d’humains qui cherchent à toujours être au meilleur endroit sur la planète et vivre selon leurs règles.

Tu vas tomber en amour avec l’Asie du Sud-Est, surtout la Thaïlande et le Vietnam. Pis je sais que ça a l’air de tout un stretch, vu que t’as juste voyagé dans des resorts dans le sud à date, mais ton premier gros voyage va être en Australie dans environ un an, pis c’est là que tout va changer pour toi.

Je dois te dire, donc, ça va prendre un certain temps avant que tu te sentes vraiment compétente en affaires, assez pour voler tes propres ailes. Mais c’est correct, ton partenariat avec Nick va te rendre plus forte, assez pour que dans quelques années, tu voies clairement ce que tu peux apporter au monde de l’entrepreneuriat franco.

Je sais, en ce moment, il se passe pas grand-chose au Québec en business en ligne, mais en 2018, ça va être le moment pour toi de te lancer dans cette niche-là, pis ça va être le début d’une aventure qui est pas près de finir. Puis le Québec sera pas la limite de ton territoire non plus.

En 2020, tu vas faire ta première collaboration officielle avec une entrepreneuse française appelée Aline Bartoli, qui va littéralement t’ouvrir les portes vers l’autre continent. Donc, garde un oeil ouvert sur son compte Instagram, c’est comme ça que vous allez vous connecter.

Puis à partir de là, je t’annonce que tu vas créer un projet qui va prendre une ampleur que tu peux pas imaginer en ce moment. Déjà, je suis certaine qu’apprendre que tu vas avoir une audience en Europe est un choc. Attends un peu, ça va être la majorité de ton audience.

Tu vas créer un bundle de formations en ligne avec d’autres entrepreneurs francophones qui va revenir année après année, pis continuer de croire. Deux de tes lancements vont même générer 854 000 $. 17 000 personnes vont s’inscrire une année à ton événement gratuit de pré-lancement, pis tu vas même finir par organiser ta première conférence en personne, Jen, à Paris! Ah non, j’en reviens pas trop encore non plus.

Je dois te dire, par contre, que malgré ces beaux succès-là, tu vas te chercher longtemps. C’est peut-être dur à croire, t’as peut-être l’impression que quand tu vas avoir du succès en business, c’est parce que t’auras plus de doute du tout sur qui t’es, pis ce que t’amènes, mais ça va te prendre des années à trouver, pis surtout assumer pourquoi les gens te suivent.

Je suis désolée si ça te déçoit, mais il faut que tu saches que c’est loin d’être une mauvaise chose. À travers tes doutes, tu vas quand même prendre action, persévérer, pis au final, trouver un peu plus d’informations sur toi à chaque fois.

Tu vas lancer des projets, pis certains vont continuer pendant des années, pis d’autres verront même pas le jour, parce que tu vas avoir pris la peine de te poser la question: est-ce que c’est vraiment pour moi? Tu vas faire des investissements que tu vas perdre financièrement, mais qui vont t’approcher tellement plus de ta vérité.

Pis un beau moment, tu vas juste réaliser c’est quoi ton vrai purpose. L’idée, inspirer, documenter. J’essaye, j’essaye, ça n’a pas l’air d’être une business, ou même quelque chose que tu peux rentabiliser. D’ailleurs, c’est cette même préconception-là qui va t’empêcher de réaliser ta mission réelle pendant des années.

Pis à un moment donné, tout va cliquer en place, pis tu vas comprendre comment utiliser tes forces pour en faire quelque chose d’unique, pis qui aide réellement les autres à croître autant personnellement que dans leur business. C’est ton courage d’être toi-même, binge hair and all, qui va attirer les gens à toi pis leur offrir toute la transparence dont ils ont besoin.

Ah oui, fun fact, tu vas avoir les cheveux roses dans quelques années. Panique pas, t’as pas idée à quel point tes cheveux bruns sont juste pas toi. Quand tu vas t’autoriser à être tout ce que t’es, tu vas voir, ça va faire du sens.

Anyway, ça fait déjà une longue lettre pis je sais qu’en ce moment t’es busy avec tes derniers examens pis t’es excitée parce qu’il t’attend en janvier. Mais si je peux terminer par quelques leçons que j’ai apprises qui vont t’être utiles.

Un, fille, t’es belle comme un coeur en ce moment même si tu penses le contraire. Chaque fois que je regarde des photos de toi, je me dis que j’étais complètement folle de pas voir ce que je vois aujourd’hui. Je sais que tu te compares à tes amis, que t’aimerais donc bien faire 135 livres comme si c’était un life goal.

Ton corps va changer avec les années à travers tes voyages, tes retours à la maison et le fils que tu vas avoir aussi. Surprise! Mais s’il y a bien quelque chose que j’ai appris, c’est que t’es la seule à te regarder comme tu te regardes pis qu’en rétrospective, tu finis toujours par envier ton corps du passé. Fait que passe un peu moins de temps bien proche du miroir pis un peu plus dans les vêtements qui te font de l’oeil.

Deux, fais confiance à ton intuition. Je sais que tu vas gosser sur le mot intuition, tu comprends pas trop le concept encore. Je sais que c’est flou. Tu sais pas ce qu’il y a de la peur pis qu’est-ce qui est vraiment un message entre guillemets de ton subconscient.

Appelle ça ton gut feeling si tu veux, mais je te garantis que tu sais ce que tu dois faire, toujours. Des fois, tu sais pas pourquoi exactement, mais écoute ce qui feels wrong, ce qui feels right. Des fois, tu sais plus ce que tu veux pas que ce que tu veux pis c’est assez d’informations pour prendre une décision pis faire des changements. Continue comme ça jusqu’à ce que les choses deviennent claires pis que tu t’autorises à écouter et verbaliser ce que tu ressens instinctivement.

Et trois, l’opinion des autres par rapport à tes décisions leur appartient pis comme c’est pas à toi, c’est pas ta responsabilité de gérer leurs émotions. Que ce soit par rapport à comment tu choisis de vivre ta vie, les gens que tu laisses y entrer, comment tu gères ta business ou comment tu choisis de générer de l’argent, les gens auront des opinions. Des fois très positives avec énormément de support, souvent même. Des fois négatives avec une intention claire de te le faire comprendre qu’ils sont pas d’accord.

Tu vas finir par apprendre à dire non avec grâce et avec respect parce que tu vas savoir faire la différence en ce qui doit t’influencer pour devenir meilleure et ce qui est la projection pure et dure. Ça sera pas toujours facile de mettre ton pied à terre. Ça va te prendre des années avant de pouvoir réellement te détacher des critiques pis te protéger des conflits.

Mais plus tu réalises tôt que les critiques des autres et ce qui les dérange par rapport à toi reflètent leur propre malaise, pas une nécessité pour toi de changer, plus il va y avoir un ménage naturel dans ton environnement pis une augmentation de ton bonheur au quotidien.

J’aurais évidemment beaucoup plus à te dire, Jen. J’aimerais être capable de te rassurer par rapport à notre futur pis te faire comprendre que même si tu te sens petite en ce moment, tu vas finir par être grandiose pour bien du monde, mais surtout à tes yeux. Pis t’as aidé la fierté que tu vas avoir par rapport à ta propre croissance.

Ah pis si tu te poses la question, oui, on possède une paire de Louboutin au moment où j’écris ces lignes. Mais quand tu vas la choisir, prends pas la paire de heels au satin noir avec le look de boucle. Elles sont fucking belles, mais elles tiennent pas tant sur ton pied. Prends quelque chose qui se porte, s’il te plaît, pour ce prix-là.

Sur ce, bonne fin d’examen pis passe un beau temps des fêtes. Je t’aime. Bisous. Moi.

PS: stress pas trop pour tes examens, tu vas passer, mais ton bac va pas trop te servir dans le futur. Faut que tu te forges une vision claire de ce que tu veux à la place.

Et deuxième PS: dans deux ans, tu vas te marier. Félicitations. Fais juste t’assurer de bien suivre le budget pis rappeler à la wedding planner d’inclure les taxes dans le budget, pis aussi que c’est pas nécessaire d’avoir les mêmes fournisseurs que le premier ministre. En tout cas, bye là.

À toi qui écoutes, bonne fin de deuxième saison d’Effrontée. Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, tu te retrouves ça au genevievegauvin.com/effrontée-103. Pis sinon, viens me parler de l’épisode sur Instagram, @_genevievegauvin.

Tu peux t’abonner à mon compte, mais surtout, si tu as envie de partager le podcast dans tes stories, tagge-moi pour que je puisse voir pis partage-moi ta lettre à toi-même pour faire le même exercice de gratitude pour tout ce que t’as déjà accompli.

Tu sais où me retrouver pour ma société secrète, right? Email and shit, genevievegauvin.com/speakeasy. Pis la semaine prochaine, tu auras Effrontée. On se voit pour le début de la saison 3, le 7 janvier prochain. Cheers, babe.

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, ben, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Pis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast pis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Pis à partir de là, ben, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast pis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast pis comment est-ce que ça a un impact sur ta business pis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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