Chaque début d’année, les tendances business se multiplient. Des prédictions partout, des stratégies qui « changent tout », des modèles que tout le monde adopte. Et toi, t’es là à te demander si tu devrais embarquer. Avant de dire oui à la prochaine grande tendance, j’ai 3 questions qui peuvent te sauver beaucoup de temps, d’argent et d’énergie. Apprises à mes frais, littéralement.
L’erreur à 25 000 $ qui m’a tout appris sur les tendances business
Y’a quelques années, j’ai fait une erreur qui m’a coûté 25 000 $. Pas un investment qui a mal tourné. Pas un lancement raté. Un programme de coaching dans lequel je me suis engagée parce que je voyais les résultats des autres, pis que j’ai dit oui sans me poser les bonnes questions.
Voici ce qui s’est passé. J’avais déjà investi dans un premier programme de groupe, autour de 13 à 15 000 $, pour apprendre à bâtir des tunnels de vente et des formations en ligne. J’étais extrêmement satisfaite. Le contenu était solide, le support était là, j’avais appris des choses que j’utilise encore aujourd’hui.
Puis dans ce groupe-là, il y avait des gens qui avaient évolué vers un programme encore plus avancé. Le programme B: 25 000 $ pour apprendre à créer exactement le même modèle d’affaires que le coach. Coaching de groupe, appels hebdomadaires, système de vente premium. J’ai vu leurs résultats. J’ai entendu leurs succès. J’ai calculé que 5 ventes à 5 000 $ et je rentrais dans mes frais. J’ai dit oui.
Ce que j’ai pas vu venir: dès que je me suis mise à vraiment travailler le modèle, j’ai réalisé que pour scaler, j’avais besoin soit de faire tous les coachings moi-même, soit d’engager des coachs, ce qui créait un problème d’oeuf et de poule au niveau financier. J’avais besoin de plus de membres pour payer des coachs, mais j’avais besoin de plus de coachs pour avoir plus de membres. Et surtout: on était en 2021, j’étais en mode nomade digital, et le modèle exigeait une présence constante, des appels fixes, une structure rigide. Bye-bye la liberté.
J’ai quitté le programme. Jamais demandé de remboursement. J’ai accepté que c’était 25 000 $ de frais d’apprentissage.
Cette expérience m’a appris quelque chose de crucial: ce n’est pas parce que ça marche pour quelqu’un d’autre que c’est la bonne tendance business pour toi.
Tendances business 1: respecter tes boundaries non négociables avant tout
Avant de regarder le potentiel financier ou la viabilité d’une tendance business, fais un check-in avec toi-même. Une opportunité incroyable sur papier qui te demande de sacrifier ta vie perso, c’est pas une bonne opportunité. Point final.
J’ai vu tellement d’entrepreneuses se lancer dans des projets qui les ont complètement brûlées parce qu’elles n’avaient pas pris le temps d’évaluer si ces projets-là respectaient leurs limites personnelles. Elles se retrouvent enchaînées à leur ordi quand elles rêvent de mouvement. Elles sacrifient leurs soirs et leurs fins de semaine quand elles ont besoin de reconnexion. Elles mettent leur santé mentale en jeu pour suivre une tendance qui, sur papier, devait leur apporter plus de liberté. C’est la belle ironie.
Comment appliquer cette question:
Avant tout, évalue 3 choses.
Ton niveau d’énergie actuel. Si tu sors d’un gros lancement et que t’as besoin de décanter, une opportunité lucrative qui arrive maintenant n’est peut-être pas la bonne en termes de timing. J’ai souvent des pitches qui arrivent post-lancement, quand je suis la plus visible. Mais je sais que j’ai besoin de quelques semaines avant d’être vraiment prête à m’engager dans quelque chose de nouveau.
Tes besoins actuels de business. Si tu viens d’avoir un boost de visibilité majeur, une opportunité non rémunérée qui t’offre « de la visibilité » répond pas à un besoin présent. Sois honnête avec toi-même sur ce dont ta business a vraiment besoin en ce moment, pas dans 6 mois.
Ta capacité réelle. Est-ce que t’as la bandwidth pour t’investir à 100%? Faire les choses à moitié, c’est pas ton genre. Et quand c’est une collaboration, l’autre personne compte sur toi. Être honnête avec soi-même avant de dire oui, c’est respecter les deux parties.
Les questions à te poser:
Si je dis oui, est-ce que je vais vraiment pouvoir m’investir à 100%, pas juste au début quand c’est excitant, mais aussi quand ça devient challenging?
Si je dis non, est-ce que c’est par peur ou par non-alignement? La peur de faire quelque chose parce que t’as peur d’être vue, peur de rater, t’as peur d’échouer: ça peut créer du regret si tu passes à côté. Mais le non-alignement, lui, c’est une décision stratégique et éclairée. Un non qui vient du fait que ça ne correspond tout simplement pas à tes objectifs ou ta vision, c’est pas un non qui va te hanter.
Question 2: quels éléments de cette tendance business dois-tu absolument adapter?
Rien de plus dangereux en business que le copier-coller. Je le vois souvent: une entrepreneuse voit une stratégie qui semble bien fonctionner pour quelqu’un d’autre, elle l’applique exactement pareil, pis ça floppe. Pourquoi? Parce qu’elle n’a pas pris le temps de comprendre pourquoi ça marche pour l’autre, ni comment ça pourrait marcher différemment pour elle.
C’est exactement ce que j’ai fait avec ce fameux programme. J’ai vu les résultats impressionnants des autres. J’ai dit « je veux ça aussi. » J’ai pas pris le temps de me demander si leur modèle de succès pouvait vraiment fonctionner avec ma réalité, mes objectifs, mon style de vie.
Comment faire tes devoirs:
Observe comment les autres appliquent la tendance, pas juste ce qu’ils font. Prends des notes sur leur façon de communiquer par courriel et sur les médias sociaux. Observe leur audience et comment elle réagit. Inscris-toi à leur newsletter. Suis le parcours client si tu achètes leur produit. L’objectif n’est pas juste de consommer leur contenu, c’est d’analyser la stratégie derrière.
Fais un reality check. Compare leur audience avec la tienne en termes de taille, de comportement, de besoins. Quelqu’un avec 100 000 abonnés et toi avec 15 000, vous ne partez pas avec les mêmes ressources ni les mêmes chiffres réalistes. Regarde leur équipe, leur budget, le temps qu’ils ont. Certaines tendances business nécessitent beaucoup d’espace dans l’horaire, et si l’autre personne a une équipe de 20 pis toi t’es seule, le même modèle à la même échelle, ça tient pas.
Analyse leur positionnement versus le tien. Est-ce que vous avez des audiences similaires? Est-ce que vos messages se ressemblent? C’est souvent ce qui détermine si une stratégie va fonctionner autant pour toi que pour eux.
Un exemple concret: quand j’ai créé Ka-Ching, je n’ai pas copié le modèle des bundles anglophones. J’ai adapté le format pour mon audience francophone. J’ai réduit le nombre de formations pour minimiser l’overwhelm. J’ai augmenté la valeur perçue sur chaque produit pour créer un effet wow sans la masse de contenu. J’ai créé un profit share pour mieux bénéficier à mes collaborateurs. J’ai bâti un événement gratuit en amont pour maximiser les leads qualifiés. J’ai ajusté la durée des promotions aux habitudes d’achat de mon marché.
Résultat: une version qui fonctionnait avec mes forces, mon équipe de l’époque, et ma réalité.
Questions concrètes à te poser:
C’est quoi les éléments non négociables de cette tendance business pour qu’elle reste la tendance? C’est quoi ce que tu vas devoir adapter pour que ça corresponde à ta réalité? Est-ce que tu comprends vraiment pourquoi ça marche pour les autres, qu’est-ce qui fait les résultats? Et comment est-ce que ça va s’intégrer avec ce que tu fais déjà, en termes de temps, d’espace, de projets actuels?
Question 3: quels sont les sacrifices cachés de cette tendance business?
C’est facile de voir les avantages d’une tendance. Les bénéfices sont toujours mis en avant, c’est séduisant, tout le monde en parle. Mais les sacrifices, les compromis, les coûts cachés: personne n’en parle, obviously.
Mon erreur à 25 000 $, c’était exactement ça. J’avais juste vu le potentiel de revenus. J’avais pas vu que pour atteindre ces revenus-là, j’allais devoir soit être enchaînée à des appels de groupe hebdomadaires (bye-bye la liberté), soit engager des coachs avec le stress de gestion et les coûts exponentiels qui viennent avec, soit limiter ma croissance d’une façon qui allait à l’encontre de mes objectifs. C’est ça l’affaire avec les tendances business: il y a toujours un prix à payer, pis c’est rarement écrit en grosses lettres sur la facture.
Comment projeter les sacrifices cachés:
Projette l’impact sur ton temps. C’est quoi l’investissement réel, pas juste au départ quand il faut tout bâtir, mais au quotidien et à l’hebdomadaire une fois que t’es dans la machine? Est-ce que ça va demander une présence constante ou tu vas pouvoir déléguer complètement?
Projette l’impact sur tes ressources. Est-ce que ça va demander plus d’équipe, plus de personnes? C’est quoi les coûts cachés: les outils, les formations, le support nécessaire? Comment est-ce que ça affecte ta scalability? Si ton objectif c’est de ne pas échanger tes heures contre de l’argent, est-ce que cette tendance te permet de viser l’automatisation?
Projette l’impact sur ton énergie. Est-ce que c’est quelque chose que tu vas encore vouloir faire dans 3 mois, 6 mois, un an? Des fois, on a une flambée d’excitation pour quelque chose, puis une semaine après, ouf. Attendre un peu avant de prendre une grande décision, ça aide parfois. Est-ce que ça s’aligne avec ta vision à long terme? Si dans ta vision idéale t’es en train de faire des conférences et des podcasts, mais la tendance t’amène à faire du coaching de groupe chaque semaine pendant que tu es à l’étranger, y’a un problème de cohérence.
Projette l’impact sur ton équilibre vie perso/vie pro. Il y a plein de modèles d’affaires qui fonctionnent pour d’autres entrepreneures parce qu’elles n’ont pas la même assiette que toi. Quelqu’un qui mise 100% sur le contenu LinkedIn ou Instagram sans avoir de clients à servir n’a pas le même workload que toi si tu as aussi du coaching, des formations, des lancements. Tu ne peux pas comparer et prétendre que c’est faisable de la même façon.
Questions concrètes à te poser:
Si cette tendance business fonctionne exactement comme prévu, quels sont les sacrifices que ça va me demander? Est-ce que je suis prête à faire ces sacrifices-là à long terme? Comment est-ce que ça va affecter ma liberté et ma flexibilité? Est-ce que ça crée une dépendance à un outil, une plateforme, ou une personne? Est-ce que c’est une dépendance que je suis prête à assumer?
Un cadre simple pour évaluer toutes tes tendances business
Ces 3 questions, c’est pas juste un exercice théorique. C’est une grille de lecture que tu peux appliquer à n’importe quelle tendance business, avant de dire oui, pas après.
Résumé du cadre:
Est-ce que ça respecte mes boundaries non négociables? Niveau d’énergie, besoins actuels de business, capacité réelle. Si une des trois cases est rouge, c’est peut-être pas le bon moment.
Qu’est-ce que je dois absolument adapter à ma réalité? Analyse la stratégie sous-jacente, compare les ressources, identifie ce qui peut être modifié sans perdre l’essence du modèle.
Quels sont les sacrifices cachés à long terme? Temps, ressources, énergie, liberté. Projette toi dans 6 mois, dans 1 an. Est-ce que tu vas encore vouloir faire ça?
La vraie question, c’est pas juste « c’est quoi la prochaine grosse tendance business? » C’est surtout « comment je peux utiliser les tendances de façon stratégique pour faire grandir ma business en respectant mes limites à moi? » C’est cette nuance-là qui change tout.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment savoir si un « non » vient de la peur ou du non-alignement?
C’est une des distinctions les plus importantes à faire. La peur vient d’un doute sur toi-même: tu n’es pas assez bonne, tu n’es pas prête, tu as peur d’être vue ou de rater. Le non-alignement, lui, vient d’une lecture claire de tes objectifs: ça ne correspond tout simplement pas à là où tu veux aller. Un non basé sur la peur peut créer du regret. Un non basé sur le non-alignement, c’est une décision stratégique. Prends le temps de nommer exactement ce que tu ressens pour distinguer les deux.
Est-ce que c’est obligatoire d’adapter toutes les tendances business ou certaines peuvent être copiées telles quelles?
Techniquement, une stratégie peut fonctionner à l’identique si ton marché, ton audience, tes ressources et ton positionnement sont quasi identiques à ceux de la personne que tu observes. En pratique, c’est rarement le cas. Même les principes fondamentaux d’une tendance business gagnent à être ajustés au moins au niveau du timing, de l’échelle ou du format. L’adaptation n’est pas un signe que tu n’as pas confiance en la stratégie, c’est un signe que tu te respectes assez pour l’appliquer intelligemment.
Comment gérer la pression de l’urgence quand une tendance semble passer vite?
La plupart des tendances business qui ont l’air de « passer vite » durent en réalité bien plus longtemps que ce que la FOMO te fait croire. Si t’as besoin de quelques semaines pour te poser les 3 questions correctement, prends ces semaines-là. Une décision précipitée à 25 000 $ pis un demi-projet abandonné, ça coûte bien plus cher que d’avoir attendu un peu. La bonne tendance au bon moment vaut mieux que n’importe quelle tendance dans le mauvais contexte.
Mes prochaines étapes
Si t’as envie d’appliquer ces 3 questions à ta propre situation, je t’invite à venir dans mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel: chaque mardi matin, du contenu encore plus uncensored sur la stratégie, les décisions, les coulisses. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour creuser plus loin sur la stratégie marketing et les décisions de business, va écouter l’épisode 56 sur le grand ménage de tes stratégies marketing: quoi garder, modifier et jeter.
Show notes
Format: Solo Durée: 28 min
Sujets abordés:
- L’erreur à 25 000 $ qui a tout déclenché: le programme de coaching dont le modèle ne correspondait pas à la réalité de Gen
- Pourquoi ce n’est pas parce qu’une tendance business fonctionne pour d’autres que c’est la bonne pour toi
- Question 1: est-ce que cette tendance respecte tes boundaries non négociables (énergie, besoins, capacité)?
- La différence entre un non basé sur la peur et un non basé sur le non-alignement
- Question 2: quels éléments de la tendance dois-tu adapter à ta réalité (audience, ressources, positionnement)?
- Comment Ka-Ching a été adapté du modèle des bundles anglophones pour le marché francophone
- Question 3: quels sont les sacrifices cachés à long terme (temps, énergie, liberté, scalability)?
- Pourquoi le copier-coller de tendances business floppe souvent même quand elles semblent logiques
- Le lancement de What’s Next et du Boardroom (événement et abonnement de janvier 2025)
Outils mentionnés:
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Liens & ressources:
- Speakeasy de Gen: genevievegauvin.com/speakeasy
- What’s Next (événement gratuit de janvier 2025, maintenant terminé): mentionné dans l’épisode comme point de départ pour explorer les tendances business en groupe
- Le Boardroom (abonnement lancé janvier 2025): espace pour analyser les tendances avec des leaders de l’industrie, avec études de cas exclusives
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 106. Aujourd’hui, on parle de trois questions pour ne pas te planter en suivant une tendance appris à mes frais. C’est pas compliqué. T’es à nu de marcher sur des oeufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rênes. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Il y a quelques années, j’ai fait une erreur qui m’a coûté pas mal cher. Pis quand je dis pas mal cher, on parle de 25 000 $. C’était pas compliqué. Je m’étais engagée dans un programme de groupe, en fait, qui allait m’enseigner, entre autres, comment utiliser une multitude de différentes stratégies pour vendre. J’étais rentrée pour une… Il y avait comme plusieurs formations en même, le programme. Il y en a une qui m’intéressait beaucoup plus, qui était sur la vente, pis avec la création de Sunil Evergreen. Pis elle était inclue, justement, dans ce programme de groupe-là, où il y avait aussi des programmes sur les webinars. Pis il y avait vraiment, comme toutes des formations séparées, mais qui, ensemble, formaient un tout, pis un… une forme de modèle d’affaires super intéressant, qui m’intéressait vraiment.
Donc j’ai vraiment appris comment faire des tunnels de vente à travers ce programme-là. J’étais extrêmement satisfaite. C’est un programme de groupe. J’y avais accès pendant longtemps. Je pense qu’une fois par mois, on avait des appels de groupe. Il y avait quelque chose à chaque semaine aussi pour des reviews, pour des reviews de pages de vente. Tu sais, fait que c’était pas juste comme une formation Evergreen à faire par soi-même. Il y avait quand même pas mal de support, ce qui m’a vraiment beaucoup aidée. Il coûtait cher, ce programme-là. Ça m’a coûté comme 15, 13, 15 000 piastres pour le programme. Mais j’étais extrêmement satisfaite.
Pis ce qu’on voyait à travers le groupe, c’est qu’il y avait des gens qui passaient ensuite à la prochaine étape. Les gens qui avaient vraiment masteré tout le contenu du programme. Pis ensuite, ils se faisaient apprendre par le même coach comment créer le format du programme. Donc dans le fond, tout ce que moi j’avais acheté comme produit, le prochain programme qui était le plus avancé, elle nous apprenait comment faire exactement qu’est-ce qu’elle faisait. Donc avec le programme de groupe, les appels par mois, et ainsi de suite. Pis là, ce nouveau programme-là, plus avancé, lui, il coûtait 25 000 piastres parce qu’il t’apprenait, encore une fois, un nouveau modèle d’affaires.
Donc t’avais appris les bases, tu savais comment vendre tes formations en ligne. Maintenant, on va prendre tes formations pis tes programmes, pis on va faire passer ça au prochain niveau. Tu vas charger encore plus cher parce que là, tu vas avoir du coaching, mais du coaching de groupe, pis t’as pas besoin non plus de faire des appels de vente. Il y a tout un système. Je vais te montrer exactement comment moi, je t’ai vendu finalement le programme moyen, finalement, pis comment je l’ai créé, pis comment je le gère, tu sais. Bref, tout ça pour dire que ça m’intéressait pas mal parce que je voyais dans le groupe du produit A, disons, le produit dans lequel je suis rentrée initialement, il y avait des gens qui avaient fait le programme, pis ils étaient rendus dans le produit B, ils étaient encore dans le groupe, pis ils parlaient de leur succès.
Pis ils parlaient, évidemment, il y a probablement une bonne partie de ça qui était dans la stratégie de vente aussi, d’avoir des gens qui étaient plus avancés dans tes groupes, un peu plus beginner pour donner envie, pis de montrer les espèces d’études de cas, finalement, de genre, ok, voici ce qu’on peut faire, voici le succès que j’ai avec cet autre programme, et ainsi de suite. Et ça a complètement fonctionné pour moi, j’ai oublié ça, j’étais comme, ok, cool, je vois comment est-ce que ça peut fonctionner. J’avais des exemples précis de ce qu’eux, ils faisaient, des exemples précis de revenus, ils posaient des questions, pis je comprenais à travers leurs questions, comme, qu’est-ce que ça, je pensais comprendre qu’est-ce que ça allait nécessiter pour moi, pis tout, pis honnêtement, je comprenais quand même c’était quoi la logique.
Pis en fait, là, finalement, j’ai fini par décider de rentrer dans ce programme-là. Je me suis dit, tu sais-tu, je vais faire comme ces filles-là, je vais suivre le programme, parce que le programme A m’avait tellement amenée, j’avais tellement été satisfaite, je me suis dit, le programme B, tu sais-tu, c’est la même prof, oui, il coûte plus cher, il coûte 10 000 pièces de plus, mais je vais avoir un retour sur investissement, je suis capable de voir les calculs, je suis capable de comprendre comment est-ce que je vais être capable de vendre un programme premium, j’ai 5 000 piastres le programme, pis je vais rembourser mon investissement en 5 ventes, tu sais, c’est pas compliqué.
Fait que je m’embarque là-dedans dans le nouveau programme, pis là, je commence à me mettre les mains là-dedans, à commencer à bâtir les choses. Je voulais créer un programme qui s’appelait Un an sans lancement. Je sais pas, c’est pour ceux qui s’en rappellent, mais c’est pas, c’est jamais quelque chose que j’ai jamais vu le jour, finalement, j’ai tué avant même de le lancer, mais j’étais extrêmement motivée pour ce programme-là, jusqu’à ce que, justement, je commence à travailler dessus, pis que là, je réalise qu’à travers le modèle d’affaires, ce qu’il fallait faire, c’était, tu sais, tout le temps pour avoir du succès, pis pour croire, c’était, en fait, il y avait deux options.
Soit que c’est moi qui fais tous les coachings de groupe, il y avait évidemment pour quelques options du coaching en one-on-one, mais c’était pour les options encore plus avancées, ou soit que pour avoir plus de membres, ben, il faut que j’engage plus de coachs. Mais je suis comme limitée, tu sais, c’est un peu l’oeuf ou la poule, parce que pour avoir plus de membres, j’ai besoin de plus de coachs, mais pour avoir plus de coachs, j’ai besoin de plus de membres pour être capable de les payer, tu sais.
Fait que pour moi, il y avait beaucoup de problèmes dans ça quand j’ai commencé vraiment à creuser, pis à mettre les choses en place. Déjà, cette espèce de limitation-là, finalement, ben, regarde, je peux pas faire un nombre de membres illimité, tu sais, si j’ai deux, trois coachs, ben, je peux avoir, pis que je suis capable, chaque coach est capable de prendre, je sais pas, superviser, mettons, 30 étudiantes, ben, je peux en avoir 90 max, tu sais, je peux pas en faire. Fait que les revenus étaient, ça, moi, limités par mes capacités à payer des coachs, pis oui, évidemment, c’est, tu sais, l’un bâtit l’autre, au final, il y a quelque part, il va falloir que je prenne un risque pour être capable de financer un, pis, tu sais, pis avoir plus de clients, bref.
Mais même à ça, je me sentais extrêmement coincée là-dedans, pis plus que ça, c’était en 2021, fait que j’étais encore dans mon voyage, des joueurs nomades, je me voyais mal, comment est-ce que j’allais devoir tout arrêter pour aller, parce que moi, j’étais comme l’espèce de head coach, pis là, il fallait que je m’arrête en plein milieu de la nuit quand je suis au Japon pour faire un coaching, pis il fallait que je fasse ça à chaque semaine, minimum, pour aller faire des reviews fatigués à genre deux heures du matin, j’ai oublié ça, tu sais.
Donc, bref, tout ça pour dire que, en vraiment, en analysant, c’était quoi mes besoins personnels, pis tout, mais je me suis rendu compte que, j’en voulais pas de ce programme-là, j’en voulais pas de ce modèle d’affaires-là, pis ce que j’ai fait, ben, j’ai tout simplement débarqué. J’ai jamais demandé de remboursement, je suis pas ce genre de personne-là, parce que je me dis, regarde, ça a été un apprentissage qui m’a coûté très cher, mais au final, j’ai appris beaucoup sur qu’est-ce que je voulais pas aussi, pis malheureusement, il a fallu que je passe par cette étape-là, mais c’est pas un regret, tu sais.
Fait que cette expérience-là, ça m’a appris quelque chose de crucial, c’est que c’est pas parce qu’il y a une tendance, il y a quelque chose pis surtout, c’est pas parce que tout le monde fait quelque chose que c’est la bonne chose pour ta business. Fait qu’aujourd’hui, suivant cette histoire, je veux te partager avec toi les trois questions que je me pose, mais toujours maintenant, avant de suivre une tendance, une prédiction business aussi, là, oui, en 2025, j’ai l’impression que ces questions-là m’auraient vraiment sauvé 25 000 $ si je me l’étais posée à l’époque.
Donc, la question 1, est-ce que cette tendance-là va respecter mes boundaries non négociables? Donc, pourquoi cette question-là est cruciale? Trop souvent, on va voir une opportunité qui va sembler incroyable sur papier, une nouvelle tendance que tout le monde utilise, une stratégie qui fait des miracles pour d’autres personnes, mais la réalité, c’est une opportunité business qui est incroyable, mais qui te demande de sacrifier ta vie perso, c’est pas une bonne opportunité, le point final.
J’ai vu tellement d’entrepreneurs se lancer dans des projets qu’ils ont complètement brûlés parce qu’ils ont pas pris le temps d’évaluer si ces projets-là respectaient leurs limites personnelles. Puis on parle d’entrepreneurs qui se retrouvent enchaînés à leur ordinateur quand elles rêvent de mouvements, de changements constants et de voyages. Bibi. Sacrifient aussi leur soir puis leur fin de semaine quand ils ont besoin de repos puis de reconnexion avec les gens autour d’elles ou encore mettent leur santé mentale en jeu. Tout ça pour suivre une tendance qui, sur papier, devait leur apporter plus de liberté. C’est la belle ironie.
Donc, comment est-ce que j’applique cette question-là maintenant de trouver est-ce que ces tendances-là finalement respectent mes boundaries? Avant même de regarder le potentiel financier ou la viabilité, disons, d’une tendance, je vais faire un check-in avec mes objectifs actuels. Premièrement, niveau d’énergie. Si, par exemple, je sors d’un gros lancement puis que j’ai besoin de repos, il y a une nouvelle opportunité, même si c’est bien lucratif, elle n’est pas la bonne en termes de timing.
Souvent, c’est ça qui m’arrive. J’ai des grosses… J’ai des pitches en février ou en mars pour des gens qui m’ont vu énormément post-lancement de Ka-Ching, post-lancement de… En ce moment, tu sais, What’s Next, et ainsi de suite. Puis, ils viennent me voir puis ils sont comme « Hey, j’ai ça, veux-tu être… » Tu sais, dans deux, trois semaines ou même dans un mois. Mais je sais que personnellement, moi, ça me prend une couple de semaines avant de me relever debout. J’ai besoin de cet espace-là. J’ai besoin de décanter pour regarder, analyser comment ça s’est passé, et ainsi de suite. Ça sera pas… Même si c’est payant, j’ai besoin de repos.
Ensuite, c’est quoi mes besoins actuels de business? Donc, si je viens d’avoir un gros boost de visibilité majeur, une opportunité qui est non rémunérée mais qui va m’offrir la visibilité, ça remplit pas un besoin présent. C’est probablement que moi, mon besoin, je vais probablement plus être dans le financier parce que j’ai pas besoin que tu me mettes plus de lumière sur moi en ce moment. C’est sûr qu’on peut toujours prendre plus de visibilité, mais comme, si tu me promets de la visibilité puis tu me payes pas, c’est pas mal moins tentant, disons, à ce moment-là. Je vais probablement être plus comme, tchèque, je viens d’avoir une bonne audience en ce moment, je veux comme rentabiliser.
Puis ensuite, c’est quoi ma capacité réelle? Est-ce que j’ai vraiment la bandwidth pour m’investir à 100% parce que faire les choses à moitié, c’est juste pas mon genre? Puis tu sais, c’est pas aussi… Surtout quand c’est un partenariat, en fait, dans le sens où comme, si quelqu’un te propose une opportunité puis t’embarque, puis t’embarque, tu dis oui, puis que là, finalement, en cours de route, tu te rends compte que t’étais complètement épuisé ou que ça remplit pas un objectif, bien, l’autre personne, elle compte sur toi en ce moment-là.
Fait que c’est super important d’être honnête avec soi-même puis de faire ce check-in-là pour prendre des opportunités puis des projets qui fonctionnent pour toi, mais aussi prendre des collaborations qui fonctionnent pour toi. Donc, c’est quoi les questions que je me pose pour être capable, mon petit questionnaire interne, finalement, pour évaluer une opportunité ou une nouvelle tendance. Donc, si je dis oui, est-ce que je vais être capable de m’investir à 100 %? Donc, on vient de dire, donc pas juste au début quand c’est excitant, pas juste quand c’est facile, mais sur le long terme, même quand ça devient comme un peu plus challenging, quand on est encore dedans.
Si je dis non, est-ce que c’est par peur ou est-ce que c’est par non-alignement? Donc, la peur de faire quelque chose parce que, genre, t’es stressé, t’as peur de te faire voir, t’as peur de rater, ça te fait douter de ta capacité. Tu sais, par exemple, je suis pas assez bonne, je suis pas prête, et ainsi de suite. Par contre, le non-alignement, ça te fait voir clairement que ça ne correspond pas à tes objectifs ou à ta vision. Donc, un non basé sur la peur, ça peut créer du regret. Si je dis non parce que là, j’avais peur d’être sur la scène, parce que j’avais peur de trop de succès, plus tard, je vais le regretter, c’est certain, parce que c’est pas venu de quelque chose qui était non-aligné qui, lui, va créer une décision stratégique et éclairée.
Quand on est capable de dire, regarde, ça remplit pas mes critères au niveau d’énergie, au niveau de besoin, ma capacité, je vais dire non à cause que c’est pas aligné pour le moment, c’est stratégique, c’est éclairé. Mais un non, juste parce qu’on a peur, ça, ça crée du regret. Puis donc, ma troisième question pour déterminer comment évaluer cette tendance-là, est-ce que cette opportunité-là remplit un besoin actuel? Donc, il n’est pas un besoin qui est futur, hypothétique. Ah oui, mais je vais bientôt avoir besoin de visibilité ou je vais avoir besoin de… Tu sais, point d’interrogation.
Pas un besoin que les autres me disent aussi que je devrais avoir, mais un vrai besoin qui est présent dans ma business en ce moment ou dans ma vie personnelle. La deuxième question, donc pour ne pas me planter en suivant une tendance, ça va être tout simplement de dire quel élément de cette tendance-là est-ce que je dois absolument adapter à ma réalité? Pourquoi cette question-là est cruciale? Il n’y a rien de plus dangereux en business que de faire du copier-coller.
Je le vois souvent, il y a une entrepreneur qui voit une stratégie qui a l’air de bien fonctionner pour quelqu’un d’autre, elle l’applique exactement pareil puis ça floppe. Pourquoi? Parce qu’elle n’a pas pris le temps de comprendre pourquoi ça marche pour l’autre personne puis comment ça pourrait marcher différemment pour elle. C’est comme quand j’ai vu le succès des autres dans ce fameux programme de coaching-là. J’ai vu leurs résultats impressionnants, je me suis dit je veux ça aussi, mais je n’ai pas pris le temps de me demander avant si leur modèle de succès pouvait vraiment fonctionner avec ma réalité, avec mes objectifs, mais surtout avec mon style de vie.
Donc comment est-ce que j’applique cette question-là? Avant d’implémenter une nouvelle tendance, voici comment je vais l’analyser. Je vais faire mes devoirs en profondeur. Donc je ne vais regarder pas ce que les autres font, mais comment ils vont le faire. Je vais prendre des notes sur leur façon de communiquer. J’observe, par exemple, par e-mail, sur les médias sociaux, j’observe leur audience, comment elles réagissent aussi. Est-ce qu’il y a beaucoup de… Est-ce qu’il y a beaucoup de réactions en dessous de leur contenu, d’engagement? Je vais checker leur système quand c’est possible. Je vais inscrire à leur newsletter. Je vais suivre le parcours client si j’achète le contenu, le produit, whatever. Mais tout ça pour être capable d’analyser qu’est-ce qui se passe.
Pas juste dans le but de consommer qu’est-ce qu’ils vendent, mais de vraiment aller dans le méta de qu’est-ce qui se passe et d’analyser la stratégie derrière. Je vais faire un reality check aussi. Donc je vais comparer leur audience avec la mienne en termes de taille, comportement, besoin. Parce que de comparer quelqu’un qui a une audience de 100 000 personnes avec moi qui en a 15, bien ce n’est pas tout à fait… Ça ne va pas être les mêmes chiffres. Je ne vais pas m’attendre aux mêmes revenus. On ne part pas avec les mêmes outils et les mêmes ressources.
Justement, je vais regarder leurs ressources versus les miennes. Leur équipe est grosse comment? Ils ont-tu un géant budget? Peut-être qu’ils en ont parlé dans les épisodes. Ils ont-tu beaucoup de temps en ce moment? Parce que c’est vrai, il y a des gros projets, des grosses opportunités, des tendances qui vont nécessiter beaucoup d’espace dans son horaire. Puis au final, on ne sera pas capable de façon viable et long terme de les intégrer si nous, on n’a pas le même espace. Je vais analyser leur positionnement aussi versus le mien. Est-ce qu’on se ressemble dans nos messages? Et si oui, est-ce que c’est ça qui va créer en sorte que la stratégie, que la tendance va fonctionner?
Puis ensuite, je vais faire une liste de qu’est-ce qui est adaptable aussi. Qu’est-ce qui peut être modifié sans perdre finalement l’essence de la stratégie? Est-ce qu’il doit absolument être adapté à mon marché? Puis qu’est-ce qui peut être complètement changé ou éliminé aussi? Par exemple, quand j’ai écrit Ka-Ching, je n’ai pas juste copié-collé le modèle des bundles anglophones. J’ai adapté le format pour mon audience francophone. J’ai réduit le nombre de formations pour minimiser l’overwhelm aussi. Quand on achète un gros bundle, il y a beaucoup de choses.
J’ai augmenté la valeur sur chaque produit pour créer un effet wow, mais sans la masse de contenu. Donc finalement, j’avais à peu près le même rabais, mais avec beaucoup moins de contenu. Donc c’était le meilleur des deux mondes. J’ai créé un profit share aussi pour bénéficier plus à mes collaborateurs. Ça, c’était vraiment en ayant été moi-même collaboratrice pour un autre bundle que j’ai été capable d’adapter ça. J’ai bâti un événement gratuit en amont pour maximiser les leads intéressés avant de vendre le bundle pour être capable de créer finalement un événement pour vrai.
J’ai ajusté la durée des promotions selon les habitudes d’achat, finalement d’estimer de mon marché, de mon audience aussi. Puis j’ai créé une structure qui fonctionnait avec mes skills puis mon équipe parce que je savais que j’étais bonne en affiliation, je savais que j’étais bonne en lancement de produits d’informations, de formations en ligne. Puis mon équipe à l’époque, au départ, c’était juste baby. Fait que j’ai adapté le projet à ça, j’ai pas fait ça aussi big que ce que je voyais.
Puis c’est à prendre en considération aussi parce que maintenant, les derniers catchings, mon équipe était quand même plus grosse, c’était plus expérimenté. Pas nécessairement la dernière édition, mais bref. Tout ça pour dire que quand ton équipe est plus expérimentée puis elle est plus grosse, t’es capable de faire plus. Mais quand t’as une petite équipe, il va falloir que t’adaptes aussi à tes besoins parce que tu peux pas faire exactement qu’est-ce que d’autres personnes font avec une équipe de 20 personnes.
Donc c’est quoi les questions concrètes à se poser pour être capable de déterminer qu’est-ce qu’on va devoir adapter à notre réalité? On peut se poser comme question, c’est quoi les éléments qui sont non négociables de cette tendance-là pour que ça soit ça la tendance finalement? Qu’est-ce qui peut et doit être adapté aussi à ma réalité? Donc c’est quoi qui frotte en ce moment-là? C’est quoi les irritants qu’on va devoir modifier pour que je sois capable de dormir peut-être?
Est-ce que j’ai vraiment compris pourquoi ça marche pour les autres? Qu’est-ce qui fait qu’il y a des résultats? Est-ce que c’est la constance? Est-ce que c’est la fréquence? Est-ce que c’est le texte? La connaissance spécifique de l’audience? Tu sais, il faut comprendre ça parce que sinon, on ne sera jamais capable de reproduire c’est quoi l’espèce de recette du succès. Puis comment est-ce que ça va s’intégrer avec ce que je fais déjà en termes de temps, en termes d’espace aussi avec les autres projets en ce moment?
Si j’ai un horaire spécifique avec des blocs, aujourd’hui, c’est juste des meetings, demain, c’est juste un enregistrement de podcasts qui créent un contenu. Mais comment est-ce que ça va fiter dans cet horaire-là parce que sinon, ça va déborder? La question 3, pour ne pas me planter avec des nouvelles tendances et la dernière, ça va être c’est quoi les sacrifices cachés que cette tendance-là pourrait me demander à long terme? Et là, pourquoi cette question incruciale? C’est un peu évident, mais je pense que c’est important qu’on en parle parce que c’est facile de voir les avantages d’une tendance.
Les bénéfices sont toujours mis en avant, c’est super séduisant puis tout le monde en parle, mais les sacrifices, les compromis, les coûts cachés, ça, personne n’en parle, obviously. Mon erreur à 25 000 avec le programme de coaching, j’ai juste vu le potentiel de revenus. Je n’ai pas vu que pour atteindre ces revenus-là, j’allais devoir soit être enchaînée à des calls de groupes hebdomadaires, bye-bye la liberté, soit engager plus de coach, donc ça, il y avait aussi le stress de gestion puis des coûts exponentiels aussi, soit limiter ma croissance puis ça, ça allait contre mes objectifs, ça ne fonctionnait pas.
C’est ça l’affaire avec les trends, il y a toujours un prix à payer puis c’est rarement écrit en grosses lettres sur la facture. Comment est-ce que j’applique cette question-là pour déterminer les sacrifices cachés? Maintenant, en fait, comment est-ce que je l’applique? Maintenant, avant de dire oui à une tendance, je vais essayer de faire une projection à long terme selon ce que je connais de moi-même. Je vais projeter l’impact sur mon temps. C’est quoi l’investissement de temps réel? Pas juste au début, au début quand ça nécessite un gros effort de bâtir, mais après, quand on est rendu dans le mensuel, puis ça fait longtemps qu’on fait ça, puis l’hebdomadaire, puis le quotidien, puis tout de suite, est-ce que ça va me demander une présence qui est constante ou est-ce que je vais être capable de complètement déléguer?
Comment est-ce que ça va affecter mon horaire idéal? Après ça, je projette l’impact sur mes ressources. Est-ce que ça va demander plus d’équipe, plus de personnes, de bras? C’est quoi les coûts cachés? Par exemple, est-ce qu’il y a des outils qui sont absolument crucials pour ça, des formations, du support que je vais avoir besoin d’utiliser pour faire en sorte que mes étudiants, mes clients, ma team aussi fonctionne bien? Puis comment est-ce que ça affecte ma scalability aussi? Parce que, tu sais, je ne veux pas échanger mes heures contre l’argent.
Fait que moi, le plus possible, je vais essayer de viser quelque chose que je peux automatiser, que je n’ai pas besoin de quelqu’un soit là pour livrer le produit ni le vendre d’ailleurs. Puis finalement, je vais me projeter, je projette l’impact sur mon énergie. Est-ce que c’est quelque chose que je vais encore vouloir faire dans trois mois, six mois, un an, même la semaine prochaine? Tu sais, des fois, on a comme une chiffre, c’est comme, OK, ça va être vraiment cool. Puis la semaine d’après, ouf, facile d’attendre un petit peu des fois pour prendre des décisions, ça aide.
Mais d’essayer de se projeter, tu sais, est-ce que, avec qu’est-ce que ça me demande, tu sais, c’est quoi les impacts de temps financiers sur mon équipe? Est-ce que c’est quelque chose que je pense que je vais vouloir encore faire dans six mois? Ça donne beaucoup de réponses. Comment est-ce que ça s’aligne avec ma vision long terme aussi? Tu sais, si sur mon, j’en ai jamais fait, là, mais sur mon vision board, il y a, Geneviève a fait juste des conférences, puis Geneviève a fait juste des podcasts puis des patentes.
Là, je suis en train de bâtir quelque chose qui me demande de faire du coaching de groupe, puis de le faire chaque semaine. Puis, ah oui, je voulais aussi voyager. Comment est-ce que je vais faire ça quand je vais être au Japon? Genre, oh my God, je ne suis pas sûre que c’est un bon plan, finalement. Puis peut-être que la raison pour laquelle je voulais juste faire ça, c’était l’argent. C’est quoi l’impact que ça va avoir sur mon équilibre de vie, tu sais, vie perso slash vie pro?
C’est une question qu’on a besoin de se poser parce que justement, il y a plein de modèles d’affaires qui fonctionnent pour d’autres personnes parce qu’ils n’ont pas d’autre chose, eux autres, dans leur assiette. Des gens qui vont focusser uniquement à faire du marketing de contenu, que ce soit sur LinkedIn, que ce soit sur Instagram, ils vont pomper des reels, pomper des carousels, des posts sur LinkedIn super comme chaque jour. Ce n’est pas une mauvaise chose. Donc, il n’y a pas vraiment de mauvaise stratégie. Je pense qu’il y a des mauvaises façons de les appliquer. Mais ce n’est pas une mauvaise chose per se.
C’est juste que si eux autres, en plus, ils choisissent ces unes médias sociales et ils ne font pas toutes les autres, puis toi, de ta perspective, tu vois plein de coachs différents qui ont plein de médias sociales, tu pourrais avoir tendance à penser que tu as besoin d’être partout. Tu pourrais avoir tendance à penser que c’est absolument faisable parce qu’ils ont le même workload que toi, mais peut-être pas. Parce que peut-être qu’eux autres, ils font du coaching, du service, puis toi, tu n’as pas le même modèle du tout. C’est le contraire. Eux autres, ils vendent tout dans un tunnel automatisé, puis toi, tu as aussi du coaching à faire, puis tu regardes comment est-ce qu’ils font du marketing, du contenu, puis tu dis, bien, c’est facile.
Un peu, tout le monde en fait. Oui, mais attends un peu, eux autres, ils ont peut-être plus d’espace dans leur semaine s’il ne faut pas qu’ils remplissent avec des appels de coaching, tu sais. Donc, c’est important de penser à ces choses-là parce qu’on n’a pas, on voit juste la pointe de l’iceberg. Fait que des questions concrètes à se poser, si cette tendance fonctionne exactement comme prévu, ça va être quoi les sacrifices que ça va me demander? Est-ce que je suis prête à faire ces sacrifices-là aussi à long terme? Comment est-ce que ça va affecter ma liberté puis ma flexibilité?
Pour beaucoup, la flexibilité, c’est super important. Liberté aussi, obviously. Puis est-ce que ça crée une dépendance à un outil, une plateforme, à une personne? Puis là, je parle de coach, par exemple. Est-ce que tu es prête à avoir cette dépendance-là? Parce que, tu sais, des fois, en tout cas, moi, je suis ce genre de personne-là qui aime ça, avoir la porte ouverte pour du changement. Puis c’est une des raisons pourquoi ça m’a pris énormément de temps avant d’embarquer dans le modèle de l’abonnement, tu sais, parce que j’étais comme, hum, mais il va falloir que je crée quelque chose qui est là, tu sais, chaque mois. Puis je ne voulais pas être cette personne-là qui crée.
Donc, ça m’a pris du temps avant de trouver mon format qui fonctionnait pour moi. J’ai dû le créer à ma sauce parce qu’il n’y avait aucun moyen que j’allais être la personne qui allait coacher. Je ne veux plus être formatrice non plus. Donc, de trouver c’est quoi les critères importants, tes non négociables, les boundaries, puis c’est quoi tes objectifs à long terme. Puis ensuite, finalement, de regarder c’est quoi les sacrifices que ça va te donner. Mais c’est comme ça que tu vas venir par analyser si une trend est faite pour toi ou pas, puis si tu devrais prendre action ou pas là-dessus.
Ces trois questions-là, je te les partage aujourd’hui parce qu’on est dans une période vraiment particulière. 2025 vient juste de commencer avec évidemment son lot de nouvelles tendances, de prédictions, de nouvelles façons de faire de la business. Évidemment, c’est excitant, mais ça peut aussi être très overwhelming. Fait que c’est d’ailleurs exactement pour ça que j’ai créé What’s Next qui vient de commencer aujourd’hui même, le 21 janvier, puis jusqu’au jeudi 23, donc dans quelques jours seulement, on va plonger dans ces tendances-là, mais pas juste pour les identifier.
On va vraiment comprendre leur impact potentiel sur nos business à travers des questions puis des discussions. C’est pas ici avec 30 leaders d’opinion pour comprendre qu’est-ce qui fonctionne vraiment, pour qui, puis qu’est-ce qu’on doit laisser derrière aussi parce que, hey, ça ne fonctionne plus. Mais tu vois, identifier les tendances, c’est une chose, savoir comment les adapter intelligemment à ta réalité, c’en est une autre. Puis c’est pour ça que je suis tellement excitée de te présenter le boardroom dans les prochains jours.
Je t’ai parlé de mon abonnement, c’est ça, ça s’en vient dans pas long dès le 23 janvier. On va ouvrir les portes. Si tu écoutes ça, cet épisode-là, plus tard, sache que tu pourras mettre la main sur le boardroom plus tard, mais du 23 au 30 janvier, on va être en prix de lancement. Puis le boardroom, ce n’est pas un autre programme qui va te dire quoi faire, c’est vraiment un espace où tu vas pouvoir analyser ces tendances-là en profondeur, voir comment d’autres entrepreneurs, leaders de notre industrie, les adaptent à leur réalité, apprendre de leur vécu, de leur expérience personnelle avec des études de cas qui sont complètement exclusives puis prendre des décisions éclairées pour ta business.
Parce qu’au final, la vraie question, ce n’est pas juste c’est quoi la prochaine grosse tendance, mais c’est surtout comment je peux utiliser ces tendances-là de façon stratégique pour faire grandir ma business en respectant mes limites à moi. Si ces questions-là résonnent avec toi, reste vraiment à l’écoute dans les prochains jours. Tu vas pouvoir t’inscrire. Tu peux t’inscrire à What’s Next jusqu’au 23 janvier pour écouter les panels en direct ou mettre la main sur notre passe VIP pour avoir tout ça en replay qui est disponible après ton inscription au genevièvegaauvin.com slash What’s Next.
Manque pas aussi le boardroom qui arrive bientôt qui va être dispo avec un prix de lancement puis des bonus exclusifs pour vraiment travailler ton esprit critique puis nourrir l’entrepreneuse d’expérience que tu es devenue. Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver des liens que j’ai mentionnés potentiellement, rends-toi au genevièvegaauvin.com slash effrontée-106 pour lire les notes de l’épisode. Puis ensuite, viens me rejoindre sur Instagram ou par en bas Geneviève Gauvin.
Si tu as aimé ça, partage l’épisode pour que je puisse voir puis partage-moi quelles questions te font le plus réfléchir. Si tu veux plus de Gen Uncensored, inscris-toi à ma société secrète. Je l’appelle mon Speak Easy puis c’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin. Encore plus de contenu effrontée. Tu peux t’inscrire au genevièvegaauvin.com slash société secrète.
La semaine prochaine sur Effrontée, je reçois Betty Rise puis on jase d’un sujet bien touchy, l’ascension sociale. On va explorer son parcours de son enfance difficile financièrement à son succès business puis son audience de près de 30 000 abonnés. Elle nous montre que c’est possible de se construire un futur qui est radieux peu importe d’où on parle. J’espère que t’as aimé cet épisode-là et on se reparle la semaine prochaine pour plus d’Effrontée. Bye là!
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