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Sponsoring de podcast: investir 120K€ pour lancer Solo Nation avec Flavie Prévot

20/05/2025

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Le sponsoring de podcast, c’est souvent présenté comme une source de revenus passifs. La réalité, c’est que c’est de la prospection B2B, de la négociation, et des dizaines d’heures investies bien avant de signer le premier contrat. Flavie Prévot, fondatrice du Board (600 000 écoutes, podcast référence pour les solopreneurs en France), a décidé d’investir 120 000 euros pour lancer Solo Nation, un tout nouveau podcast vidéo YouTube. Dans cet épisode, elle dissèque les coûts, sa stratégie de sponsoring de podcast, les erreurs commises, et comment elle prévoit de tout rentabiliser.

Pourquoi Flavie Prévot a investi 120K€ dans un nouveau podcast

Flavie n’a pas lancé Solo Nation par impulsion. Elle avait 3 objectifs clairs avant de toucher à son budget.

Premier objectif: élever son entourage. Flavie voulait s’entourer de solopreneurs qui font 500 000 et plus par année, des personnes qu’elle n’avait pas vraiment dans son cercle immédiat. En construisant un talk show avec un panel de voix fortes de la francophonie, elle créait un prétexte légitime pour les approcher.

Deuxième objectif: diversifier son acquisition. Son seul canal d’acquisition vers le Board était LinkedIn, et le reach sur LinkedIn avait commencé à baisser. YouTube représentait une nouvelle audience: une clientèle tech, souvent masculine, que ses formats audio n’atteignaient pas.

Troisième objectif: construire un actif à long terme. Flavie a fait le calcul franchement:

> « Je sais maintenant combien ça m’a rapporté d’avoir investi à fonds perdus au début surtout dans mon média puisque c’est ça qui m’a permis d’avoir un business à entre 300 et 500 000 par an complètement dérivé de mon podcast. »

Mettre 120 000 euros en publicité Facebook lui rapporterait peut-être des ventes à court terme. Mais l’année d’après, elle recommencerait à zéro. Une émission qui grossit, c’est différent: c’est un actif qui prend de la valeur.

Les coûts réels d’une émission YouTube premium: 5000€ par épisode

Solo Nation est tournée en studio, avec 4 invités par épisode, une identité graphique soignée, des maquilleuses, un photographe professionnel et une vingtaine de shorts montés par émission. Le coût tourne autour de 5000 euros l’épisode. Voici comment Flavie a construit son budget:

  • Studio: 900 euros la demi-journée, avec décor personnalisé et réalisateur sur place.
  • Montage: environ 1000 euros par émission, incluant 20 à 25 vidéos courtes (shorts) et un teaser.
  • Direction artistique: 4000 euros pour toute l’identité graphique de l’émission (logo, visuels, univers « nation pirate »).
  • Logistique invités: billets d’avion, hébergement, déplacements quand des panélistes viennent de loin.
  • Consulting YouTube: accompagnement à l’heure avec des spécialistes du format.
  • Buffer de sécurité: 20 à 30% de marge au-dessus du budget prévu pour les imprévus.

Pour 24 épisodes dans l’année, l’enveloppe totale annoncée sur LinkedIn est de 136 000 euros. Flavie s’est réservé 25 000 euros de rémunération pour son temps, et une petite poche pour le community management si elle manque de temps.

> « Je me suis quand même rajouté une petite poquette, donc ça, je vous conseille aussi. Donc en gros, j’ai annoncé sur LinkedIn que ça me coûtait 136 000 euros. »

Est-ce que ça vaut le coût? Sa réponse est directe: oui, si l’émission grossit sur 5 ans. Non, si on cherche un retour immédiat.

Sponsoring de podcast: comment Flavie a construit sa stratégie

Le sponsoring de podcast a quelque chose de contre-intuitif: le meilleur moment pour signer un sponsor, c’est avant que l’émission existe. Flavie l’a appris à ses dépens.

> « Le bon moment pour sponsoriser une émission c’est vraiment quand elle existe pas parce qu’en fait c’est plus facile de vendre un truc où on sait à peu près ce que ça va donner et c’est pas encore sorti mais sur le papier ça va. »

Une fois les premiers épisodes en ligne, le sponsor peut voir les stats réelles. S’il manque les 5000 vues prévues, le deal devient plus difficile à conclure. Avant la sortie, on vend sur un pitch: la réputation, les données historiques du podcast original, et le reach projeté.

Sa stratégie pour convaincre des sponsors sur un nouveau show:

1. Utiliser la preuve du podcast existant. Le Board avait déjà généré 50 000 euros de sponsoring l’année précédente. C’était sa référence. 2. Calculer un reach projeté. En comptant les 20 posts LinkedIn, les reels, la newsletter, les partages des panélistes: Flavie a estimé environ 1 million de visibilité par mois sur l’émission. 3. Pointer la concurrence. Si un concurrent sponsorisait déjà un show similaire, elle pouvait créer l’urgence: « premier arrivé, premier servi ». 4. Vendre à prix coûtant en early bird. Pour la première saison, 120 000 euros = prix de revient. Pas de marge. L’idée: ceux qui arrivent tôt paient moins cher. Ceux qui attendent de voir les résultats paient plus.

Fixer son prix pour le sponsoring de podcast

Le sponsoring de podcast ne se calcule pas comme une publicité Facebook. La valeur ne vient pas du volume, elle vient de la qualité de l’audience et de la crédibilité de l’animatrice.

Flavie est directe sur ce point:

> « C’est quand même mieux de dire mon émission, ça coûte ça et je vais aller chercher tout ce que je peux pour justifier la valeur. »

Voici ce qu’elle met dans la balance pour justifier son tarif:

  • Pre-roll hosté: Flavie parle de la marque dans ses mots, pas avec un script corporate.
  • Mid-roll: un b-roll intégré au milieu de la vidéo pour détailler le produit.
  • Chroniques sponsorisables: des segments éditoriaux que le sponsor peut associer à sa marque.
  • Pack média complet: LinkedIn (30 000 abonnés Top Voice), newsletter (8 000 abonnés), YouTube, podcast audio. Pas seulement la vidéo YouTube.
  • Exclusivité sectorielle: si un comptable sponsor l’émission toute l’année, aucun concurrent ne peut prendre sa place.

La règle absolue pour identifier les bons sponsors de podcast: chercher ceux dont le produit a une lifetime value élevée. Si la signature d’un client coûte 5000 euros et que le sponsoring de podcast en coûte 6000, 2 clients suffisent pour être rentable. Les produits à 5 euros par mois ne fonctionnent pas à ces tarifs.

> « Il faut vraiment choisir un sponsor qui a une grosse lifetime value c’est-à-dire en gros si je signe un client ou deux grâce à toi c’est bon. »

Elle ajoute un principe clé: écouter avant de vendre. Poser la question « c’est quoi tes objectifs cette année? » puis construire une proposition sur mesure. Certains sponsors veulent de la notoriété, d’autres de la conversion. Le package offert change selon la réponse.

Kit est un exemple d’outil que Flavie cite dans la conversation comme type de sponsor potentiel pour une émission à destination de solopreneurs et freelances.

Les erreurs du sponsoring de podcast à ne pas reproduire

Flavie a vécu deux erreurs majeures pendant le lancement de Solo Nation. Elle les partage sans filtre.

Erreur 1: miser sur un seul sponsor sans plan B.

Elle avait un partenaire historique qui lui avait presque confirmé un gros deal pour le sponsoring de podcast. Elle a arrêté de prospecter ailleurs. À la dernière minute, le sponsor a réduit son engagement, puis a demandé d’attendre de voir le pilote. Résultat: elle s’est retrouvée sans sponsoring de podcast pour la saison, à devoir tout reprendre à zéro.

> « J’avais un partenaire historique avec qui je collaborais sur le board qui m’a quasiment dit oui et moi j’y suis allée un peu trop à la confiance quoi j’ai dit bon ben c’est bon donc j’ai pas cherché de plan B ou de plan C D E. »

La leçon: traiter le sponsoring de podcast comme une vente. Plusieurs prospects en parallèle, toujours. Jamais ne ralentir la prospection parce qu’un deal semble sûr.

Erreur 2: négliger la vente de ses produits pendant le lancement.

Flavie a passé janvier entièrement concentrée sur la production de l’émission. Elle a organisé une masterclass pour vendre son incubateur solopreneur, la masterclass s’est très bien passée, et elle a oublié d’envoyer les courriels de suivi pendant une semaine et demie.

> « J’avais organisé une masterclass pour vendre mon produit salarié diversifié je fais la masterclass ça se passe hyper bien et bien après j’ai oublié d’envoyer tous les mails parce que j’étais occupée à faire mon émission. »

Son conseil: remettre la prospection et la vente tout en haut de la liste de priorités, même en période de lancement intensif.

YouTube first: pourquoi cette stratégie change tout pour les podcasters

La stratégie derrière Solo Nation, c’est de partir de la vidéo YouTube pour ensuite extraire l’audio en podcast, pas l’inverse. Flavie explique pourquoi.

Son podcast Le Board existait depuis 5 ans en format audio. Quand elle a essayé de mettre des épisodes sur YouTube, la qualité visuelle ne correspondait pas aux standards de la plateforme: « des visios toutes pourries, on est en pyjama, on enregistre des épisodes chacun chez nous. »

YouTube a ses propres règles de lisibilité. Un contenu conçu pour l’audio ne se transpose pas naturellement en vidéo. Partir de YouTube et extraire l’audio fonctionne mieux dans ce sens.

L’autre avantage de YouTube: la durée de vie du contenu. Sur LinkedIn ou Instagram, un post disparaît en 24 à 72 heures. Sur YouTube, une vidéo continue d’accumuler des vues pendant des années.

> « Et pour mon funnel d’acquisition, ça me semblait indispensable de diversifier un petit peu parce que mon seul funnel d’acquisition vers le podcast, c’était LinkedIn. Et LinkedIn, on a constaté que le reach commençait à baisser. »

Solo Nation est tournée avec 4 panélistes par épisode qui ont chacun leur propre audience. Chaque invité a intérêt à partager l’émission parce que la qualité de la production la valorise. C’est une stratégie de distribution intégrée dans la conception même du show.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment trouver ses premiers sponsors pour son sponsoring de podcast quand on part de zéro?

Flavie recommande 2 approches concrètes. Les salons physiques dans son secteur: les stands sont souvent tenus par des décisionnaires marketing, pas des stagiaires. Se présenter en personne raccourcit le cycle de vente. Deuxième approche: LinkedIn. Observer quelles marques investissent dans le sponsoring de podcast chez les concurrents, s’engager sous leurs posts pendant quelques semaines, puis envoyer un message court: « On sert le même public, peut-être qu’il y a des choses à faire ensemble? » Pas de kit média en premier message. Juste une invitation à une conversation.

Est-ce qu’il faut avoir utilisé le produit d’un sponsor pour le recommander?

Pas nécessairement. Flavie fait une distinction claire: endorser un produit qu’elle ne connaît pas personnellement, c’est acceptable si elle sait que c’est un équivalent de qualité pour une partie de son audience. Elle adapte son message en conséquence: « moi à l’époque quand je me suis lancée en micro-entreprise j’avais un tableau Excel tout pourri, maintenant vous avez de la chance il y a ça qui existe. » Ce qui n’est pas acceptable: lire un script corporate sans l’adapter à sa voix et à ses clients.

Comment gérer plusieurs sponsors sur la même émission sans passer pour une vendeuse compulsive?

La clé, c’est de sélectionner des sponsors dans des catégories non concurrentes: une banque, un outil de newsletter, un logiciel comptable. Chaque sponsor atteint une partie différente de l’audience. Et dans les posts, la mention reste légère: « Cette émission vous est présentée par X. » Pas d’effort pour sur-vendre à chaque publication. Le sponsoring de podcast repose sur l’autorité de l’animatrice, à condition de ne pas brader son tarif.

Mes prochaines étapes

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Pour continuer sur le thème du podcast et de la monétisation, écoute l’épisode 44 sur bâtir des relations de sponsorship durables et le pouvoir de la vidéo verticale avec Caroline Mignaux et l’épisode 80 sur les 5 trucs pour lancer ton podcast et faire le plus de bruit possible.

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Show notes

Format: Entrevue avec Flavie Prévot Durée: 59 min

Sujets abordés:

  • Pourquoi Flavie a investi 120K€ pour lancer Solo Nation, un talk show YouTube pour solopreneurs
  • Le détail des coûts de production d’une émission vidéo premium: studio, montage, direction artistique
  • La stratégie de sponsoring de podcast sur pitch (avant la sortie des épisodes)
  • Comment fixer son prix et justifier sa valeur auprès des sponsors
  • Les 2 erreurs majeures commises pendant le lancement
  • La stratégie YouTube first et pourquoi le format court ne s’adapte pas directement en vidéo
  • Comment trouver des sponsors sans réseau préexistant
  • Gérer l’équilibre entre production de contenu et vente de ses produits

Liens & ressources:



📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 123. Aujourd’hui, on parle de pourquoi investir 120 000 euros pour lancer un nouveau podcast et comment trouver les sponsors pour le financer avec Flavie Prévot.

Si tu ne la connais pas, laisse-moi te la présenter. Flavie Prévot est une ancienne cadre dirigeante qui, après une quinzaine d’années en entreprise, a choisi de se lancer en solo. En 2020, elle a fondé Le Board, un podcast devenu une référence pour les solopreneurs en France avec plus de 600 000 écoutes. Elle a aussi créé le premier incubateur dédié aux solopreneurs, aidant ainsi de nouveaux freelancers à développer leur business. Plus de 300 déjà, pour être plus précise. Transparente sur son parcours, Flavie partage publiquement la construction de son entreprise individuelle visant un chiffre d’affaires annuel de 500 000 euros. Sur ce, bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Je suis présentement avec Flavie Prévot. Flavie, comment ça va? Bien, salut Geneviève, ça va? Ravie d’être à ton micro. Oui, bien écoute, on s’échange. Des fois, je vais au tien, des fois, tu viens au mien. C’est ça, des belles relations comme ça. Mais je suis contente de te recevoir sur Effrontée aujourd’hui parce que, bien déjà, on va parler d’un projet dans lequel, bon, les deux, on est dedans. Mais que tu mènes, ce que je trouve vraiment cool parce que, d’habitude, c’est moi l’animatrice. Puis genre, tu sais, je fais beaucoup de collaborations, mais c’est rare que je me fais mener, ce que j’apprécie énormément. Je vais être bien honnête avec toi.

Mais bref, c’est ça, ce nouveau podcast de Solo Nation que tu as lancé, que tu organises avec brio, je te dirais, depuis quelques mois déjà. Je voulais qu’on dissèque ça ensemble parce que c’est un projet que je trouve vraiment cool. Il y a de la collaboration là-dedans, mais c’est aussi très pro from scratch avec des stratégies, justement, derrière pour être capable de rendre ça pro dès le début, même si ça reste un nouveau show, un nouvel épisode. Donc, je voulais t’inviter aujourd’hui pour qu’on discute de ça. Est-ce que tu es down de jaser de ça aujourd’hui?

Mais je suis très, très contente. En plus, tu sais que moi, j’adore faire du build in public. Donc, franchement, le fait de partager les coulisses, je trouve ça même important parce que parfois, les gens ne se rendent pas compte du travail qu’il y a derrière un podcast, par exemple. Donc, c’est trop cool de partager ça avec tes auditrices, auditeurs.

Mais parfait. Mais écoute, avant de commencer, avant toute chose, peux-tu m’expliquer c’est quoi cette émission-là, Solo Nation? Parce que ce n’est pas un podcast en soi, c’est un podcast dans ton podcast, c’est une émission dans ton podcast.

C’est ça. Moi, ça fait cinq ans que j’ai un podcast sur le freelancing et les solopreneurs en France. Et en fait, depuis un moment, je guettais la tendance à l’entertainment, tu vois, où en fait, je me rends bien compte que même le monde du business, il y a un petit côté, les gens n’ont plus trop envie de se faire chier en écoutant des podcasts. Alors, je ne dis pas que mon podcast était chiant, mais il était quand même sérieux, tu vois. Donc, c’était des interviews, des tips, des how-to, etc.

Et donc, j’avais vraiment envie de créer une émission où en fait, on parle de solo business sans filtre, mais sans se faire chier. Et donc, je me suis dit, on va créer un talk show, donc vraiment une émission esprit aussi un peu entre potes pour retrouver cet esprit de quand moi, je vois mes potes freelance et solopreneurs, comment on discute sans jamais s’arrêter avec la vraie vie, des fois, et des trucs pas très reluisants. Donc, je voulais créer le même esprit en version podcast vidéo sur YouTube.

Donc voilà, aujourd’hui, je dirais que c’est le talk show sans filtre des solopreneurs de la francophonie. Et j’ai réuni un panel d’une dizaine de personnes, donc qui sont des stars du solo business dont tu fais partie en francophonie, avec plein de business modèles différents aussi pour montrer qu’il n’y a pas que, je ne sais pas moi, les formations en ligne.

Et à chaque fois, on est quatre par émission et on va débattre d’un sujet un peu chaud du moment pour les solopreneurs. Par exemple, l’épisode qu’on avait fait ensemble, c’était: est-ce que c’est mort les formations en ligne ou est-ce qu’on peut encore gagner de l’argent avec? Donc, c’est super rigolo parce que comme on est quatre, on n’a pas des avis toujours les mêmes sur le sujet.

Je pense que c’est important. Ça va aussi dans la lignée de l’événement What’s Next que j’ai fait en janvier, d’avoir des débats. Dans ce cas-ci, c’est vraiment plus dans un cadre presque… Bien, ce n’est pas humoristique, mais c’est léger, comme tu l’as mentionné. C’est vraiment comme… C’est chill, c’est laid back.

What’s Next, elle était un petit peu moins, quoique l’ambiance parfois était très, très, très drôle, le fun. Après ça, c’est ça aussi, c’est réunir des gens qui n’ont pas peur de parler de succès, qui n’ont pas peur de parler d’ambition, de leur vrai chiffre aussi. Je pense que ça joue pour beaucoup dans le type de discussion qu’on va avoir.

Qu’est-ce qui t’a envie de lancer Solo Nation et pourquoi maintenant? Je veux dire, oui, il y a une question de trend, tu l’as parlé d’entertainment, mais qu’est-ce que ça répondait à toi comme besoin, puis peut-être pour l’audience?

Alors, je pense que quand on lance un projet, il faut toujours être en accord, tu vois, avec qu’est-ce que moi, Flavie, personnellement, la founder, j’ai à y trouver pour être motivée sur la durée. Il ne faut pas faire que des choses parce que tu sens que c’est bien d’un point de vue business. Après, est-ce que c’est bon pour mon business? Et puis, est-ce que c’est bon pour mes clients?

Donc, pour les clients, on a vu que c’était une tendance, donc j’avais envie de leur offrir ce nouveau format, donc ça, c’est bon. Moi, j’avais vraiment envie de level up aussi mon entourage parce que j’ai beaucoup de freelance super brillants dans mon entourage proche, mais moins de solopreneurs qui ont fait 500 000 comme je voudrais faire cette année ou plus. Et je me suis dit, bon, il faut que j’aille les chercher. Donc, c’est pour ça que je vous ai proposé de rejoindre l’émission.

Et puis, le troisième sujet, c’était YouTube. Et quand on est podcaster, qu’on a commencé avec le podcast audio, on se rend bien compte qu’il y a une mouvance importante avec YouTube. Et pour mon funnel d’acquisition, ça me semblait indispensable de diversifier un petit peu parce que mon seul funnel d’acquisition vers le podcast, c’était LinkedIn. Et LinkedIn, on a constaté que le reach commençait à baisser.

Là, ça y est, ce n’était plus trop la fête, etc. Donc, c’est ça qui m’a orientée. Quand c’était supposé la ruée vers l’or, LinkedIn, pendant des années peut-être, je dirais. Comme n’importe quel média social, finalement. Au début, c’est tout le temps ça. Il y a moins d’annonceurs, il y a moins de compétition. LinkedIn a tout le temps été: il y a peu de personnes qui postent, beaucoup de personnes qui commentent. Mais éventuellement, plus il y a de coach LinkedIn, plus il y a de gens qui postent. Ça fait que c’est ça qui arrive.

Et YouTube, en fait, moi, je voulais y aller, mais j’y suis allée avec mes visios toutes pourries. On est en pyjama, on enregistre des épisodes chacun chez nous. Ce n’était pas très cinématographique. Ce n’était pas très bien pensé pour YouTube, en fait, mon podcast. Il est super, mais il est court, il n’est pas adapté à YouTube. Donc, je me suis dit, il faut que je crée un tout nouveau format from scratch pour YouTube.

Donc, en gros, la stratégie YouTube first qu’on commence à avoir chez les podcasters qui ensuite vont utiliser l’audio de YouTube pour faire un podcast. Ça marche mieux dans ce sens-là, en fait, que dans le sens inverse.

Puis, c’est ironique parce que moi, je suis de l’école Marie Forleo quand j’ai commencé en business, tu sais. Puis, dans les contenus qu’elle faisait, c’était du contenu vidéo. À chaque semaine, à chaque mardi, il y avait un nouveau vidéo sur son site web. Elle ne faisait pas vraiment d’article de blog. C’était une vidéo sur son site. Je remonte en 2012, pendant plusieurs années qui ont suivi. Et plus tard, elle a lancé un podcast qui n’était pas du nouveau contenu, qui était exactement le même contenu. Elle prenait l’audio de la vidéo puis elle mettait ça sur… Et je me suis toujours posé la question, est-ce que les gens, si ils ont l’opportunité d’aller à la vidéo, pourquoi est-ce qu’ils écouteraient l’audio? Tu sais, il manque un aspect.

En même temps, je pense que ça répond à différents besoins aussi. Fait que, tu sais, ce n’est pas une nouvelle stratégie per se. Je pense qu’éventuellement, on a perdu quelque part pour l’intérêt pour la vidéo, parce que je pense que ça a toujours été là, mais je pense que c’était « hey, on va essayer de faire les choses from scratch. » On n’a pas besoin d’en faire trop. C’est beaucoup faire de la vidéo.

Est-ce que toi, c’était une de tes peurs, justement, de te lancer là-dedans? Parce que personnellement, moi, la production et les coûts qui sont liés, c’est un géant frein.

Ah, mais c’est un frein pour énormément de monde. Et puis, ça coûte plus cher. Moi, ça me coûtait 60 euros de mixer un épisode audio. Après, ça m’a coûté 200 euros de faire une simili-vidéo YouTube. Et là, on va te parler des prix. Là, je suis plus à 5000 euros l’épisode. Donc, ça n’a rien à voir en termes de super production.

Alors, je pense que tu n’es pas obligé d’aller all-in là-dedans. Mais oui, clairement, moi, c’était un frein. Et néanmoins, ce qui m’a motivée aussi, c’est quelle sorte de clientèle j’allais pouvoir trouver. Parce que ça, c’est mon dernier objectif. C’était de diversifier un tout petit peu. Moi, dans mon écosystème, il y a beaucoup de freelancers tech qui sont plus des mecs, qui sont peut-être plus jeunes aussi. Et ceux-là, c’était très YouTube aussi. Donc, je me disais, tiens, pour capter cette population que j’adore aider à scaler, peut-être qu’il faut que j’aille sur ce format-là.

Donc, tu vois aussi, des fois, pour chercher un certain style de personne, il faut savoir prendre un risque ou changer de format, même si nous, on n’est pas à l’aise dedans au début.

Est-ce que pour toi, ou c’est peut-être une hypothèse en ce moment, parce que tu n’as peut-être pas la data encore, mais je me pose la question: quand on passe d’animatrice solo de son propre podcast, où c’est toi qui contrôles le contenu, tu mets de l’avant ton expertise spécifique… Quand tu transitionnes et tu deviens animatrice, ce qui est un peu ton rôle aussi dans Solo Nation, tu donnes de ton avis, ce n’est pas que les autres, mais reste que tu deviens plus animatrice. Est-ce que le retour sur investissement d’aller chercher des clients est plus direct et plus facile? Parce que finalement, ce n’est plus toi qui es mise à l’avant tant que ça, c’est nous, c’est les autres experts. Donc, comment est-ce que le lien se fait entre ton objectif d’aller chercher plus de clients et ton rôle d’animatrice?

Je pense qu’il y a un peu du positif et du négatif, mais un peu comme les podcasteurs qui font des interviews. Il ne faut pas non plus faire que des interviews où tu ne donnes pas ton avis. Il faut aussi faire du solo cast si tu veux montrer ton expertise de coach ou de formateur. Parce que souvent, moi, mes épisodes solos, ils étaient presque plus écoutés et c’est là que ça ancrait souvent des décisions d’achat ou de transformation.

Donc, moi, j’ai quand même gardé des solo cast. Ce ne sera pas 100% de mon podcast qui est transformé. Tu vois, j’ai quand même gardé le nom. J’héberge cette nouvelle émission au sein de mon podcast, mais c’est une semaine sur deux.

Mais quand je te disais le plus et le moins, c’est qu’il y a quand même un énorme plus. C’est que je m’entoure de personnes qui sont super. Donc, par effet de halo, je bénéficie, même si j’étais complètement nulle, je bénéficierais de cet entourage, tu vois. Et les gens se diraient: ah ouais, donc Flavie, elle fait partie de ce groupe-là. Donc, je profite quand même de votre crédibilité aussi.

Je trouve ça intéressant aussi comment tu as vu ton podcast à la base, le Board, comme un média au lieu d’être comme une finalité. Dans le sens où le podcast lui-même devient, bien là, on peut faire différents trucs. Un peu comme quand tu écoutes une chaîne à la télévision. Nous, on a TVA, il y a différentes émissions en même temps. Il y a une ligne éditoriale, il y a quand même des valeurs associées à une chaîne en général, mais une semaine sur deux, on peut avoir certains shows qui ont une identité plus spécifique.

Est-ce que tu avais vu ça ailleurs ou est-ce que tu as littéralement imaginé ça?

Écoute, depuis le début, j’ai vraiment pensé mon podcast comme un show un peu communautaire parce que moi, je mettais beaucoup en avant les invités. Ce n’était pas forcément des stars, mais ils avaient des choses à dire et je voulais que les gens puissent répondre aux invités et leur poser des questions et tout ce côté communautaire. Voilà, moi, j’aimerais bien plus tard, potentiellement, que ce soit d’autres animateurs qui reprennent la marque du Board et qui nous fassent des verticales parce que, par exemple, moi, je parle de solopreneurs, mais je n’ai pas le temps maintenant de parler du freelance débutant, tu vois, mais ça mériterait un podcast entier.

C’était quoi tes ambitions initiales pour ce projet-là puis est-ce que ça a évolué depuis le lancement du show aussi?

Alors, au départ, j’avais vraiment envie d’avoir cet entourage, donc ça, c’est un objectif qui est déjà atteint. Ensuite, je m’étais dit, j’avais fait un petit calcul quand même parce que moi, j’aime bien les calculs de ROI. Je conseille souvent aux gens de faire ça, retour sur investissement. Je m’étais dit, il faut quand même que si je mets un certain moyen, ça soit au moins rentabilisé, c’est-à-dire que j’ai calculé un budget et après, ce budget, je me suis dit, comment je peux gagner de l’argent en face pour que ça soit rentable?

Donc, il y a deux possibilités: ou bien le sponsoring qui est rapide parce qu’en fait, on a l’argent assez rapidement, le temps de négocier le sponsoring, ou la vente de produits dérivés. Et alors, sur ce deuxième paramètre-là, je me suis dit, écoute, ça sera du bonus parce que je sais que ça met du temps aussi d’installer une émission et tout. J’ai mes produits qui tournent, mon incubateur solopreneur, donc ça, ça fonctionne, ça ne change pas trop.

Je me doute bien que ça va m’amener des leads, mais je ne me suis pas mis un énorme objectif. Je me suis dit: là, ce qu’il faut que je trouve, c’est à peu près 120 000 euros de sponsoring de podcast pour cette nouvelle émission. Donc, c’est la source que j’ai choisie de monétisation parce que je sais qu’on a plus de contrôle rapidement sur cette source-là parce que c’est de la prospection, parce que c’est du B2B.

Je sais que ça fait peur aux gens, mais finalement, souvent, c’est plus facile d’aller prendre 20 000 euros à un sponsor que de faire 20 000 euros de vente d’un produit à 400 euros.

OK. Déjà, on va disséquer le 120 000 euros parce que je veux savoir comment est-ce que t’en es arrivée à ce chiffre-là. Puis, je veux aussi que les gens qui écoutent voient la réalité de qu’est-ce que ça coûte produire un show comme ça. Là, tu parles d’une saison, un épisode sur deux. Il y a combien d’épisodes est-ce que tu prévois pour cette année?

24 épisodes. Donc, 24, comme littéralement une demi-année. Donc, tu as 24 épisodes. Tu as parlé de 5000 par épisode. Peux-tu nous walkthrough comment est-ce que ça coûte 5000?

Bien, c’est pas 5000$, pardon, c’est 5000 euros. C’est encore pire. Par épisode. Alors, je vais te balayer un petit peu les trucs. En fait, moi, ce que je fais, c’est tout con, mais je n’avais pas pensé au début en solopreneure. Je le faisais beaucoup en entreprise. Je fais un budget. On oublie à force de faire les trucs de notre vie d’avant. Donc, j’ai listé tout ce qu’il fallait que j’imagine comme coût.

Je me suis fait aider un peu de chat GPT, genre je lui ai dit à ton avis, ça coûte combien? Qu’est-ce que j’oublie comme charge? C’est quoi les prix pour un studio? Il est un peu pénible, il n’a pas trop d’avis tranchés. C’est très yes man, chat GPT. C’est comme: oui, t’es belle, t’es bonne, t’es capable. Je fais comme: oui, non, mais je veux, dis-moi le contraire, challenge-moi, s’il te plaît. Il me dit, en gros, ton truc, ça peut coûter entre 500 et 10 000 euros par épisode. Oui, merci. I know.

Donc, effectivement, on peut faire ça très cheap avec vraiment de la location de studio à l’heure dans un décor standardisé et un montage standardisé. Moi, j’ai quand même pris une option un peu plus premium. En gros, ce que j’ai fait, c’est que j’ai choisi un studio dans lequel je pouvais mettre mon propre décor et j’ai choisi de mettre le paquet aussi sur le montage en vue de faire beaucoup de promotion des épisodes, donc beaucoup de vidéos short et ça, ça rajoute au prix de montage.

Ensuite, on est quatre par émission, donc ça rajoute à la complexité logistique, donc il faut payer aussi un petit peu des billets d’avion, des choses comme ça. Je voulais aussi mettre le paquet sur l’image qu’allait renvoyer l’émission et notamment que les stars que vous êtes aient envie de partager l’émission parce que moi, je suis quand même plus petite que vous. Par exemple, j’ai pris des maquilleurs et un photographe professionnel pour chaque plateau parce que je trouve ça classe que quand tu fais le voyage, toi, depuis Montréal, tu repars avec dans ta valise: tu es belle sur les photos, tu es bien dans l’émission, tu te sens à l’aise pour partager.

Parce que moi, j’ai aussi fait des podcasts où franchement, je n’avais pas trop envie de partager la vidéo parce que je n’étais pas à mon avantage ou alors le podcast n’était pas à son avantage, donc je ne sais pas, ça compte pour moi, donc ça a rajouté un petit peu au prix.

Alors, je me suis un petit peu formée aussi, j’ai pris des better calls, donc des conseils à l’heure, consulting à l’heure, à l’unité, avec des personnes spécialisées en YouTube ou spécialisées dans ce genre de médias ou qui ont déjà fait des émissions comme ça. J’ai pris la direction artistique aussi, ça m’a coûté 4000 euros pour faire une identité graphique tout autour de l’émission parce que je trouve que c’est important, dans mon concept en tout cas, qu’on puisse s’identifier. La logique de nation, c’est-à-dire qu’on se sent tout seul derrière son ordi, mais en fait non, on est toute une nation, une nation pirate, donc on a évoqué l’idée du drapeau, donc tu vois, on a tiré les choses assez loin.

Voilà, et chemin faisant, j’ai quand même rajouté une petite poquette, donc ça, je vous conseille aussi. Donc en gros, j’ai annoncé sur LinkedIn que ça me coûtait 136 000 euros, mais je me suis réservé deux petits réservoirs à catastrophe, si jamais il y a besoin. Déjà, j’avais mis 25 000 euros de rémunération pour mon entreprise, parce que quand même, je passe un temps fou sur l’émission. Et puis j’ai réservé aussi une petite poquette pour faire de la pub, du community management, etc., si jamais je n’ai pas le temps de le faire moi.

Donc tu vois, j’ai quand même un petit peu gonflé le budget, donc ça, je vous conseille aussi, si vous faites votre liste, vous mettez toujours 20 ou 30% en plus pour ne pas avoir de problèmes.

Et voilà. Studio, à peu près, ça me coûte 900 euros la demi-journée avec un réalisateur sur place, un décor personnalisé, etc. Le montage, c’est quand même ce qui coûte le plus cher parce qu’en gros, ça me coûte à peu près 1000 euros de montage par émission parce que c’est très long à monter et il y a 20 ou 25 shorts par émission plus un teaser.

Donc voilà, je ne sais pas si tu avais besoin d’autres chiffres un peu qu’on ait en tête. Non, mais écoute, tu es allée pas mal détailler. Mais il y en a une que je voulais qu’on creuse un petit peu parce que tu as mentionné justement que tu ne pensais pas nécessairement te payer pour cette première année-là.

Est-ce que l’ambition, c’est de le faire assez longtemps qu’éventuellement ça grossit et que ça devient ton salaire à la limite? Parce que, tu l’as mentionné, c’est beaucoup d’efforts pour ça. C’est toi, de ton côté, qui en ce moment investis le temps, l’énergie, beaucoup de l’argent aussi tant que les sponsors n’ont pas signé nécessairement. Comment est-ce que tu gères ce stress ajouté-là dans ton horaire puis dans ta production aussi, mine de rien?

C’est super question parce qu’en plus, j’ai trop rigolé parce que quand j’ai posté le truc sur LinkedIn, j’ai un pote startupper qui m’a dit, en gros, il m’a dit n’importe quoi. Sous-entendu, t’es complètement folle parce que je disais: est-ce que vous pensez que c’est un bon pari ou je suis complètement folle? Et en fait, je comprends sa réaction parce que n’importe qui, à court terme, tu te dis: je mets 120 000 euros sur la table pour faire une émission YouTube, tu te dis: mais elle est complètement folle dingue.

Et c’est vrai que pendant cinq ans, je n’ai pas du tout fait ça, j’ai fait un podcast gratuit en pyjama dans mon salon donc il n’y a pas du tout besoin de mettre autant d’argent. Sauf que, pensez très long terme, moi peut-être mon prochain cycle de mes cinq prochaines années, j’ai le temps de faire grossir une nouvelle émission et je sais maintenant combien ça m’a rapporté d’avoir investi à fonds perdus au début du temps surtout dans mon média puisque c’est ça qui m’a permis d’avoir un business à entre 300 et 500 000 par an complètement dérivé de mon podcast.

Donc vraiment, je suis quasiment sûre que ça va être un bon pari à long terme mais c’est vrai que la première année elle fait un petit peu mal. Moi, je me rémunère avec mon entreprise donc t’inquiète pas, j’ai quand même prévu, je ne me suis pas paupérisée sur le truc et normalement, je vais quand même aussi avoir des leads pour mon activité donc ça doit contribuer à m’amener des revenus additionnels.

Et j’ai réfléchi: si je pourrais mettre cet argent ailleurs ou si je pourrais le mettre en publicité par exemple vers mes produits qui sont en partie automatisés, je pense que ça serait un bon parti pris rapidement, je pourrais gagner plus d’argent avec. Sauf que tu vois, moi je réfléchis vraiment en termes de construction d’actifs et je sais qu’une émission comme Solo Nation ça va marcher, etc. Demain, ça sera un actif qui me rémunérera là où si je mettais 120 000 euros d’ads Facebook, Insta, etc. je ne les reverrai plus jamais les 120 000 euros et l’année prochaine pour faire le même chiffre je devrais faire quoi, 150 000 euros, 200 000 euros?

Donc tu vois, c’est vraiment un peu l’histoire d’un investissement qui va durer et qui doit me faire un reward à un moment mais pas forcément à l’instant T.

Est-ce que tu as décidé de prendre cette décision-là financière aussi parce que tu étais dans une position où tes besoins, ton salaire étaient déjà couverts?

Alors, tu as tout à fait raison et moi, c’est parce que maintenant j’ai de la traction sur mes produits et ils sont en place donc je sais que je peux faire un pari plus long terme. Je n’aurais jamais fait ça sans savoir qui était mon persona, qu’est-ce qui peut m’acheter. Donc clairement je ne suis pas en risque.

Ensuite, tout est annulable c’est-à-dire si demain je coupe ou je me rends compte que je ne fais pas du tout les 5000 vues par émission que j’ai prévues mais j’en fais genre deux, ben ok, au revoir ciao, bye bye. C’est aussi ça le solopreneur: on bosse avec des freelances, je n’ai pas un salarié qui me fait tout ça donc je pense qu’il faut savoir prendre le risque aussi de se dire: bon ben c’est pas grave, l’argent je ne l’ai pas sorti à l’avance aussi, je vais le sortir tournage après tournage.

Of course mais tu as des sponsors au fur et à mesure que tu bookes des sponsors il y a un engagement dans le temps aussi que tu as pris dans ce sens où eux autres ils s’attendent à une certaine forme de visibilité.

Alors le sponsoring, ça c’est vraiment le truc le plus stressant en fait et d’ailleurs en plus j’ai fait des erreurs sur cette émission on peut peut-être les partager. Moi j’ai l’habitude quand même de sponsoriser parce que ben j’avais gagné l’année dernière avec le Board de 50 000 euros de sponsors pour mon émission. Donc je savais que je pouvais gagner au moins autant voire plus. J’avais aussi un ordre de grandeur, ça m’a aidé ça.

Donc bon je me dis 120 000 euros pour une super émission avec une nouvelle audience et tout YouTube qualité les superstars c’est bon ça va le faire. Et en fait là où je me suis trompée c’est que déjà en fait j’avais un partenaire historique avec qui je collaborais sur le Board qui m’a quasiment dit oui et moi j’y suis allée un peu trop à la confiance quoi. J’ai dit bon ben c’est bon donc j’ai pas cherché de plan B ou de plan C D E. Et contrairement à ce que je fais à chaque fois tu vois.

Et en fait à la dernière minute le sponsor, et c’est bien normal en fait je critique pas, elle m’a dit ben en fait c’est un peu beaucoup pour nous 120, est-ce qu’on peut couper couper couper couper, à la fin c’était en mode: bon ben j’attends de voir le pilote et tout. Bon je lui en veux pas parce que c’est de bonne guerre mais c’est moi qui ai été bête, j’aurais dû anticiper.

Donc sachant que j’avais cherché ce sponsor là avant même au moment où je cherchais aussi le casting, donc le bon moment pour sponsoriser une émission c’est vraiment quand elle existe pas parce qu’en fait c’est plus facile de vendre un truc où on sait à peu près ce que ça va donner et c’est pas encore sorti mais sur le papier ça va, c’est plus facile à vendre que quand il y a les premiers épisodes. Parce qu’imagine que je sorte le premier épisode et qu’il marche pas tu vois, ça aurait pu aussi me planter tous mes sponsorings.

Alors heureusement le premier épisode a très bien marché: il a fait 2500 vues sur un objectif de 5000 à terme. Tu vois pour une toute nouvelle émission c’est déjà beaucoup, ça va continuer à prendre des vues. Mais vraiment j’ai pris un gros risque, il vaut mieux sponsoriser sur pitch en fait.

Mais comment est-ce que tu justifies ce statement-là genre en tant que sponsor dans ma tête je suis genre: ben j’ai pas de preuve que ça va fonctionner, pourquoi je te donnerais de l’argent?

Alors il y a un faisceau. Moi comment je construis mon approche: premièrement j’avais repéré des concurrents qui faisaient des émissions similaires donc tu vois j’avais dit ben là il y a une question d’urgence quand il y a un concurrent qui sponsorise un show du même style. Ensuite j’avais quand même mon podcast qui parlait pour moi avec mes datas d’avant donc il se doute bien que quand tu lances un nouveau truc si t’es déjà un podcaster expérimenté ça marche. Et j’avais estimé un reach potentiel, alors c’est là qu’il faut être attentif: il faut se dire bon ben je vais sortir 20 postes avec 20 reels nan nan nan, combien ça va m’amener? Et donc moi ça m’a amené à peu près à un million de visibilité sur l’émission par mois ce qui est quand même beaucoup.

Et donc c’est ça que j’ai vendu. Et évidemment si tu vends sur plan tu vends moins cher que si tu vends une fois que ça marchera. Donc en gros je dis ben c’est vous, c’est prix coûtant, 120 000 euros pour l’année.

Par contre vous serez sponsor. En gros tu veux dire ton émission, toi t’as estimé que ça allait te coûter 120 000, si t’as 120 000 de sponsor t’es even, t’as pas de salaire mais t’as ta poche, c’est ça que tu veux dire?

Exactement. Et en fait celui qui se réveillera le plus tard en sponsoring il paiera plus cher. C’est exactement comme ça, c’est toujours les early bird. Y compris en spectacle tu vois, on fait plus de choses en fait pour eux. Donc écoute c’est comme ça.

Donc là maintenant, je me suis rendu compte d’un deuxième problème c’est que j’avais visé que la France et en fait je suis bête parce que mon concept il est francophonie. En fait je pouvais viser des marques plus grosses. Sauf que là j’ai attaqué maintenant avec mon retour d’expérience, j’ai attaqué les marques américaines pour sponsoriser, je sais pas moi des trucs genre Convertkit et tout ça. Sauf que ça c’est un public que je connais moins: la France je connais quasiment tout le monde, l’international, alors vas-y, il faut que je trouve sur LinkedIn qui c’est qui s’occupe dans le monde du marché EMEA etc. Bon bref, donc ça me prend plus de temps.

Mais si ça marche et peut-être au moins je serai prête pour la deuxième année tu vois. Je me dis que en fait c’est jamais du temps perdu de contacter les sponsors vu que de toute façon au pire ils pourront sponsoriser le Board enfin tu vois, c’est vraiment une pierre deux coups pour moi, c’est un investissement aussi de bien connaître les bonnes personnes clés dans l’écosystème même si ça marche pas au premier épisode.

Troisième idée: j’ai quand même proposé des sponsoring à l’émission aussi, donc un peu moins cher avec des invités etc. que je connaissais, je veux dire, versus à la saison. Voilà, juste comme ça à la pièce parce que je voyais le temps qui arrivait, je me dis bon je vais pas y arriver pour la saison 120 000 euros, ça se décide pas comme ça. Donc j’ai splitté et ça me fait 6000 euros l’émission. 6000 euros c’est jouable avec d’autres choses à côté.

C’est pas des choses, c’est des choses que j’ai déjà négocié. Et surtout j’ai remis la prospection au top de mes priorités parce que quand on lance une émission il y a aussi ce côté: attention à pas passer trop de temps sur l’éditorial. C’est vrai que c’est passionnant qu’on pourrait passer un temps infini mais derrière il faut penser à la promotion, penser à la sponsorisation et penser à la vente aussi.

Parce que deuxième erreur que j’ai commise en janvier: j’ai quand même vraiment beaucoup bossé sur l’émission parce que je me disais je veux que ça soit bien, j’ai un peu oublié de vendre mes produits par ailleurs. Pour te dire une blague c’est que j’avais organisé une masterclass pour vendre mon produit salarié diversifié, je fais la masterclass, ça se passe hyper bien, et bien après j’ai oublié d’envoyer tous les mails parce que j’étais occupée à faire mon émission.

Oh non, je te jure, je l’ai envoyé en mail une semaine et demie après en mode: oh désolée je vous ai oublié coucou. Bon j’ai rattrapé un peu le coup mais c’était pas ouf quoi.

Écoute, je veux qu’on creuse aussi là: tu as parlé de comment est-ce que tu as chiffré combien est-ce que ça allait coûter par épisode, tu m’as dit que le coût c’est 5000 euros, on l’a mis à 6000. Comment est-ce que tu justifies à la limite le 6000 parce que je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui ont des podcasts qui peuvent dire je veux être sponsored, on n’a pas nécessairement l’entièreté de ces coûts? Genre tu sais on fait pas nécessairement pro, on le fait comme on est en train de le faire en ce moment, à la maison, on paye Riverside, on paye quelques trucs seulement. Puis on se dit ben comment est-ce que je peux charger ce montant-là?

Alors, tu as tout à fait raison et c’est une très mauvaise façon de faire de dire mon émission coûte 5000, je le mets à 6000 parce que le sponsor il s’en fout, il n’a pas à couvrir tes frais si ça lui rapporte pas de client. Donc bon, quand même moi je fais ça à peu près pour m’y retrouver, et après je vais chercher tout ce que je peux faire pour justifier la valeur des 6000.

Donc là je vais en rajouter dans la balance. Premièrement, déjà il faut vraiment choisir un sponsor qui a une grosse lifetime value, c’est-à-dire en gros si je signe un client ou deux grâce à toi c’est bon tu vois ce que je veux dire. La lifetime value, c’est pour lui, pour le client, pour le sponsor. Exactement. Donc lui si tu me dis: si je te paye 6000 puis mon produit en général il me coûte 3, puis j’en signe 2, on est correct.

Donc plutôt quand même signer des en gros des produits à forte valeur ajoutée qui cherchent un public très très niché parce que moi la deuxième force de mon concept c’est pas le nombre c’est la qualité, c’est que 100% des gens vont être indépendants. Je pense que c’est vraiment dans des ordres de grandeur importants. Donc si t’arrives à leur prouver que ça sera vite rentabilisé, c’est bon.

Deuxième idée: j’ai vraiment essayé de faire une offre la plus complète possible. Donc on a pre-roll hosté, donc c’est moi qui explique pourquoi j’aime bien la marque. Ensuite on a mid-roll, donc un petit b-roll qu’on va pouvoir mettre au milieu de la vidéo pour détailler le produit. On a des chroniques qui pourraient aussi être sponsorisées. Et j’ai tout mon pack aussi: LinkedIn, newsletter, YouTube. C’est densifier le truc en fait.

Et du coup mon autorité aussi parce que ce qu’oublient les podcasters c’est qu’ils pensent qu’au nombre d’écoutes. Mais si tu es la seule podcasteuse en Belgique à avoir un podcast sur les dentistes, bah t’es l’autorité en fait podcastique des dentistes. Donc tu vois, cette autorité elle a un prix aussi, c’est pas juste une pub qu’on passe en pre-roll, c’est vraiment toi qui prends la parole, toi qui vas parler de la marque. Je pense qu’il faut l’utiliser.

Et du volume du volume du volume du volume parce que plus tu prospectes de sponsors plus tu vas faire jouer la concurrence aussi. Faire jouer la concurrence ça veut dire que s’il y a quatre banques sur le marché français et qu’il y en a deux qui se tirent la bourre sur le marché des indépendants, bah c’est bien de dire: ben en fait je suis en discussion avec vos concurrents donc voilà ils sont intéressés je ne sais pas trop quand mais ça va arriver. Donc c’est un peu premier arrivé premier servi aussi.

Effectivement. Comment est-ce que tu vois les gens qui justement ils sont intéressés par le sponsor mais je pense qu’il y a un aspect mindset aussi de genre je ne pense pas que je vaux ça puis on a tendance à vouloir en rajouter puis en rajouter pour être capable de justifier le prix?

Ce que je recommande c’est plutôt de prendre les devants parce qu’en fait souvent ce qui se passe c’est que la marque va te filer un brief éditorial. S’ils sont bien organisés s’ils ont déjà fait ça, c’est hyper corporate avec les fonctionnalités que tu dois dire, c’est une catastrophe, ne faites pas ça en sponsor parce que c’est vraiment naze quand tu lis le papier. Donc moi ce que je prends c’est: je prends l’esprit de la feature mais je le fais vraiment toujours adapté à mon ton et à ma ligne éditoriale. Je me mets devant mon micro et je raconte un truc, j’essaie de mettre une anecdote, j’essaie de le corréler aussi à mes clients cibles.

J’envoie au sponsor et souvent ça leur plaît. Et ça va être comme ça, un bal. Mais il vaut mieux prendre les devants plutôt que d’attendre.

Déjà en fait les gens comme tu dis ils ont un problème avec l’argent, ils veulent avoir l’air que ça vaille le coup etc., et ils donnent d’abord avant de savoir ce qui est important pour le sponsor. Ce qui est prioritaire c’est quand tu as un sponsor en call, c’est que vous lui posez la question: c’est quoi tes objectifs cette année? De notoriété? Et vous l’écoutez bien, vous racontez c’est quoi ses cibles prioritaires, qu’est-ce qu’il a prévu etc. Parce que c’est ça qui est essentiel. Et après vous lui donnez que ce dont il a besoin. Pas la peine d’en rajouter des tonnes.

Par exemple, si elle est très conversion je vais lui dire écoute je te fais deux newsletters en plus avec le lien nan nan nan. Alors que si elle est plus notoriété peut-être que je peux inviter un membre de l’entreprise sur un plateau tu vois. Donc en fait il faut s’adapter aussi.

Et moi je me suis vraiment préparée à cette idée que je ne vais pas brader. Donc si ça part pas au prix ça part pas parce qu’en fait je pense qu’on est suffisamment solides, on a une grosse autorité déjà, on n’est pas à la dèche en fait de sponsoring. Et au pire ça me fera me bouger les fesses encore plus pour aller chercher 120 000 euros de vente de produits et je pense que je suis tout à fait capable de le faire en fait tu vois. Et grâce à ça je maintiens ma qualité, je maintiens aussi mon autorité parce que si je brade à 1000 euros ça se saura et après plus personne va me l’acheter à 120 000 euros.

Effectivement, c’est bien dit. Comment est-ce que tu vois la collaboration avec des marques ou des entreprises pour lesquelles t’as pas d’expérience personnelle? Est-ce que ça te fait pas peur d’endosser une marque qui a fait un produit ou une expérience terrible finalement puis d’être associée à ça plus tard?

Alors déjà quand on sponsorise on est vraiment sponso, c’est pas pareil que brand content, c’est-à-dire que vraiment ça reste mon contenu, notre plateau, c’est pas celui de la marque. Donc si jamais il y a un énorme bad buzz ou je sais pas quoi, au pire tu coupes le pre-roll.

Moi mon parti pris c’est que tu vois je l’ai très bien vu avec mon audience aujourd’hui. Par exemple, moi je suis solopreneur en SASU donc c’est un certain statut juridique en France, mais mon audience 50% de mon audience est en micro-entreprise. Donc j’ai eu un cas de figure où un outil pour les micro-entreprises m’a sponsorisée et je l’ai évidemment recommandé parce que je l’avais quand même testé pas pour moi mais j’avais vu que c’était bien et surtout je peux pas recommander que des trucs pour moi, il faut aussi que je m’adapte aux 50% autres.

Donc ce que j’ai dit c’est que j’ai pas menti non plus, j’ai dit: moi à l’époque quand je me suis lancée en micro-entreprise j’avais un tableau Excel tout pourri, maintenant vous avez de la chance il y a ça qui existe, enfin go, faut y aller. Et voilà. Et tu vois, on s’entend super bien avec ce sponsor.

Je pense qu’on peut sponsoriser des produits dont on n’est pas client tant qu’on sait que c’est un équivalent d’un truc qu’on aimerait bien. Par exemple, je me disais pour l’émission: moi je suis chez Substack mais si je recommande Beehive pour moi c’est pareil, c’est de la bonne qualité. Ou alors tu es chez Convertkit mais tu pourras avoir Kajabi ou d’autres trucs en fait. Tant que c’est un produit qui est bon dont on sait qu’il y a des millions de consommateurs et qui est adapté à la cible tu prends pas trop de risques quand même de le recommander tu vois.

Puis après ça je pense que tu sais dans ton monde idéal t’aurais un sponsor qui sponsorise l’entièreté puis là t’aurais plus besoin d’en chercher ça serait génial. Mais la réalité c’est que ça prend quand même plusieurs. Donc eux ils font pareil, ils prennent plusieurs podcasteurs pour séduire toutes tes oreilles. Donc ben moi aussi j’ai besoin en gros techniquement.

Tu sais, il y a des gens, y en a pas 100% qui vont aimer un produit. Donc moi idéalement si j’avais genre 3 produits de formation, 3 produits de newsletter, 3 produits de banque, ça serait parfait avec tous des codes promo Le Board ou Solo Nation, on est refait. Comme ça les clients ils trouvent au moins quelque chose à leurs pieds.

Alors si il y en a, ça aussi pareil ça se gère. Ben le truc, toute l’année c’est que du coup tu n’as pas de compétiteur. Sinon si tu prends à l’émission, ben je peux prendre l’émission d’après, ça peut être quelqu’un d’autre. Alors généralement quand tu négocies des gros deals tu peux négocier une exclusivité sectorielle. Et ça, ça doit rentrer dans la balance. Ça peut aider le sponsor à se décider: tu peux dire ok si vous bossez avec moi toute l’année par exemple je ne bosse pas avec un autre comptable. Et ça ça me paraît faire aussi dans le sens où il faut comprendre aussi que les autres les sponsors ils doivent s’y retrouver aussi en termes de non-concurrence. Mais normalement ça a un prix, ça. Ben ça fait beaucoup de sens.

Écoute, j’ai comme le temps pour une dernière question. Quelqu’un qui veut se lancer justement qui a des grandes ambitions pour son podcast, pour sa chaîne YouTube aussi, qui veut se lancer dans le sponsoring mais qui n’a pas de réseau établi auprès de sponsors. Tu l’as mentionné tantôt ça aide quand tu connais les bonnes personnes. Est-ce qu’il y a un bottin quelque part où est-ce que je trouve ces bonnes personnes-là? Comment est-ce qu’on fait pour trouver ces gens-là puis commencer à établir des relations finalement avec les marques, les brands, les sponsors?

Alors moi j’ai deux choses dans mon domaine en tout cas, parce que ça doit varier selon les domaines d’activité, mais dans mon domaine j’ai deux choses qui m’ont bien aidé à trouver ces contacts que je ne connaissais pas au début.

Premier conseil, contre-intuitif: les salons physiques. En gros moi je suis allée à des trucs, des meet-up sur le freelancing. C’est un milieu qui est encore un peu petit. Qui c’est qui tenait les stands? C’était le directeur marketing et puis quelqu’un tu vois. Donc je suis allée faire le tour, je suis allée présenter mon podcast, j’ai pris les cartes de visite et tout. Et en fait on a sympathisé et souvent ceux que j’ai rencontrés dans la vraie vie, je pense ils m’ont peut-être trouvé sympa et du coup ça a facilité les négociations derrière.

Donc ça ça marche que si tu es sûre que tes sponsors n’envoient pas leurs stagiaires faire des salons à leur place. Il faut que ce soit quand même les décisionnaires qui viennent.

Et la deuxième idée c’est LinkedIn en fait. Moi j’ai regardé quelle marque sponsorisait mes concurrents ou frères ou soeurs. Je me suis dit: bon c’est plus facile de vendre à quelqu’un qui sponsorise déjà que quelqu’un qui n’a jamais sponsorisé. J’ai ajouté les personnes à mes contacts, j’ai fait la stratégie du fayot c’est-à-dire quand ils publient des posts je suis là super sympa comme idée et tout, donc j’ai quand même participé sous leur post. Je ne les aurais pas envoyé un kit média comme ça froid par message.

Et quand je me suis dit qu’ils m’avaient assez vue au point qu’ils devaient se rappeler de ma petite vignette sur LinkedIn plus de mon nom vite fait, là j’ai envoyé un petit message cold message sur LinkedIn. Mais pareil, tranquille. On n’y va pas en mode: voilà mon kit média. Moi mon message type c’est: salut, on sert le même public, là vous précisez votre cible vraiment détaillée, peut-être qu’il y a des choses à faire ensemble? Et vous envoyez ça comme ça. Vous ne dites pas si c’est des choses gratuites ou payantes, ça le laisse un peu ouvert pour avoir le plus important: un premier rendez-vous.

Et là dans le rendez-vous vous sondez s’il a du budget ou pas, s’ils ont déjà sponsorisé. Et là vous montrez votre kit média. C’est à ce moment-là que moi je ne l’enverrai pas à froid comme ça.

Et le truc que j’ai oublié c’est bien sûr contacter les gens dont vous consommez le produit. Moi dès que j’adore un produit, un truc, je leur dis: coucou, j’aime trop ton truc, j’utilise pour ci pour ça, si un jour tu veux qu’on fasse une op ensemble tiens-moi au courant. Et j’ai envoyé une petite ligne comme un pêcheur avec un petit filet de pêche. Et puis on verra, je viendrai le ramasser un autre jour.

Oui on verra. C’est comme les cages à homards le sponsoring.

C’est de la pêche aux homards c’est génial. Au crabe c’est hyper chic dit comme ça. Et c’est vrai que quand tu trouves un sponsor ça a beaucoup de valeur parce que souvent maintenant quand j’en ai un ils me re-sponsorisent des trucs quand ça se passe bien donc en fait c’est une lifetime value qui est vraiment importante.

On aime on aime beaucoup. Flavie, merci beaucoup d’avoir partagé des trucs de sponsoring, comment le behind the scenes de lancement de ce nouveau projet. Je te souhaite de couvrir l’entièreté de tes frais pour cette année, ça serait déjà super. Puis aussi que ce podcast-là dure dans le temps parce que je trouve ça vraiment vraiment cool comme projet. J’ai hâte que les trois épisodes qu’on a déjà faits sortent, j’ai hâte à la suite.

Puis où est-ce qu’on peut justement trouver les épisodes? Où est-ce qu’on peut toi te retrouver sur internet?

Et bien écoute, moi c’est leboard.fr, tu as tout mon podcast, mes ressources et tout. Et l’émission elle est sur YouTube, je la mets sur ma chaîne Le Board Média. Et là il y a une playlist avec Solo Nation où vous spotez les cheveux roses de Geneviève. C’est là oui!

C’est ma façon d’être connue. Je peux aussi être utilisée comme cône dans la ville s’il y a de la construction, ça arrête les voitures tout de suite.

Pour toi qui écoutes: si tu veux revisiter le contenu de l’épisode ou retrouver des liens qu’on a mentionné, tu peux te retrouver sur Spotify ou Apple Podcast pour lire les notes de l’épisode directement dans l’application. Si tu as aimé ça, bien évidemment partage l’épisode sur Instagram sur tes réseaux, tu peux me taguer @_genevievegauvin et taguer Flavie pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion. Flavie, un énorme merci encore une fois, gros bisous et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Merci bye!

T’as aimé l’épisode? Évidemment vu que t’es rendue jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là ben c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine là!

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