La stratégie newsletter a évolué, et pas qu’un peu. Dans cet épisode, j’accueille Juliette Cadot, fondatrice de l’Agence Cadot et autrice du livre Le pouvoir des newsletters par Juliette Cadot (aussi disponible sur Amazon FR). On parle de ce qui a vraiment changé dans la façon d’utiliser la newsletter pour vendre, fidéliser et créer une communauté solide. Pas de hacks, pas de promesses de 8 000 prospects par mois. Juste une stratégie newsletter qui tient sur le long terme.
Stratégie newsletter: magazine ou prospectus?
C’est la première distinction que Juliette pose, et elle est fondamentale. Il y a les mails promotionnels, et il y a la newsletter. Les deux ne sont pas la même chose.
> « Les mails promotionnels sont un prospectus qu’on glisse dans la boîte aux lettres de nos prospects. La newsletter est un magazine. »
Un magazine ne vend pas directement. Il crée un branding, il raconte une histoire, il bâtit la confiance. La vente arrive ensuite, souvent via une séquence de courriels séparée qui se déclenche à partir de la liste récoltée via la newsletter.
Ce qui a tué la stratégie newsletter dans l’esprit de beaucoup d’entrepreneures, c’est exactement ça: des entreprises qui utilisent leur newsletter comme un prospectus hebdomadaire. Nouvelle promo, nouveau modèle, nouveau rabais. Les gens se désabonnent, les taux d’ouverture s’effondrent, et tout le monde conclut que « la newsletter est morte. »
Elle n’est pas morte. Elle a été mal utilisée.
Stratégie newsletter et vente: le bon ordre
Juliette est claire là-dessus: la newsletter n’est pas ton outil de vente directe. C’est ton outil de confiance. Et la confiance précède la vente, toujours.
> « Il faut apporter un peu de pragmatisme à tout ça. Tous les contenus ne doivent pas être faits pour vendre absolument. Mais chaque contenu doit être le maillon d’une chaîne qui, in fine, va vendre. »
Dans cette logique, la stratégie newsletter ressemble à ça: tu donnes de la valeur dans tes envois réguliers, tu accumules de la confiance, et tu utilises ta liste pour déclencher des séquences promotionnelles séparées quand tu as quelque chose à vendre. Les taux de conversion par courriel restent largement meilleurs que sur les médias sociaux, parce que la personne qui ouvre un email est intentionnelle. Elle a choisi d’être là.
J’en parle d’ailleurs dans l’épisode 86 sur les 6 campagnes de courriels automatisées: une stratégie newsletter solide, c’est exactement ça. Tu bâtis ta liste via un contenu de qualité, et ensuite tes automatisations font le reste.
Substack, Beehiiv et les nouvelles plateformes: est-ce que ça change la stratégie newsletter?
On a eu une conversation franche sur Substack et ce que ça change, concrètement.
Substack, c’est plus un outil de newsletter et de blog combinés qu’un outil d’automatisation. Tu ne peux pas segmenter, tu ne peux pas faire de click-to-tag, tu ne peux pas bâtir des séquences conditionnelles. C’est un choix délibéré de la plateforme.
Mais ce qu’il y a d’intéressant avec Substack, c’est l’aspect blog public. Chaque numéro est une page indexée. Ça se substitue en partie à un site de contenu, et les gens peuvent lire sans jamais donner leur courriel. C’est une stratégie newsletter qui vise d’abord la visibilité, pas la conversion directe.
Pour quelqu’un qui veut de la segmentation, des automatisations et un contrôle complet sur sa liste, un outil comme Kit reste nettement plus puissant. Mais pour quelqu’un qui part d’une audience existante et veut un outil simple pour du contenu de qualité? Substack a ses avantages.
La vraie réponse, selon Juliette: ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Médias sociaux, newsletter, ads, podcast. Chaque canal touche des gens différemment, à des étapes différentes du tunnel.
Est-ce que le freebie fonctionne encore pour bâtir ta stratégie newsletter?
C’est une question que beaucoup de monde se pose. Et la réponse n’est pas binaire.
Si tu pars de zéro et que tu n’as pas encore d’audience, le freebie reste essentiel. Tu as besoin de montrer patte blanche, de donner une raison concrete de s’inscrire. Un bon copywriting autour de ta promesse de contenu peut suffire si tu as déjà une audience, mais si t’es au début, la carotte est souvent nécessaire.
Il y a aussi une 3e option que Juliette appelle « newsletter as a product »: tu positionnes ta newsletter elle-même comme le produit. Tu crées une page de vente pour ton infolettre, avec des témoignages, une promesse claire, et des exemples de ce que les gens reçoivent. Les gens s’inscrivent parce qu’ils veulent ce contenu spécifique, pas pour avoir un PDF à télécharger.
> « Ça peut être ton actif de confiance. Là où tu peux avoir LinkedIn comme actif de awareness, la newsletter comme actif de confiance, les ads comme actif de vente. »
Cette approche est plus durable. Elle sélectionne des abonnés qui veulent vraiment ton contenu, pas juste ceux qui veulent le freebie.
Ce qui a vraiment changé dans la stratégie newsletter en 2025
Juliette pointe 2 changements majeurs depuis qu’elle a lancé la sienne en 2022.
Il y a plus de compétition. Les gens ont compris l’impact de la newsletter. Il y en a partout maintenant, surtout avec la montée du personal branding. Ce qui signifie que la barre de qualité a augmenté. Une newsletter mal faite, trop générique, ou trop promotionnelle, ça se voit maintenant. Les gens se désabonnent plus vite.
Le format est mieux compris. Paradoxalement, parce qu’il y en a plus, le bon format a aussi été mieux défini. Les newsletters qui performent ont un objet soigné, une rédaction travaillée, un angle clair. Les gens qui ont essayé de faire du volume sans qualité se font filtrer par les algorithmes et par les lecteurs eux-mêmes.
Et Juliette ajoute quelque chose qui me parle pas mal:
> « Il y a beaucoup de gens qui se lancent, mais combien resteront? Se lancer, c’est facile, ce qui est difficile, c’est de continuer. »
Les promesses de résultats garantis, les « 8 000 prospects par mois », les hacks miracles. Ça vend à court terme. Ça ne construit rien sur le long terme. La stratégie newsletter qui tient, c’est une newsletter qui donne de la valeur réelle, régulièrement, sans attendre un ROI immédiat sur chaque envoi.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Est-ce que ma newsletter devrait être gratuite ou payante?
Ça dépend de ton modèle d’affaires. Si ta newsletter est un outil de list building pour vendre d’autres produits (formations, coaching, offres de service), garde-la gratuite. La liste que tu bâtis devient l’actif. Si tu veux monétiser la newsletter elle-même, une version payante peut faire sens, mais seulement si ton contenu a une valeur suffisamment forte et une audience déjà engagée.
Quelle fréquence pour ma stratégie newsletter?
La constance bat la fréquence. Une newsletter mensuelle qu’on lit toujours vaut mieux qu’une newsletter hebdomadaire qu’on arrête d’ouvrir après 3 semaines. Choisis une cadence que tu peux tenir pendant 6 mois sans t’essouffler. Ensuite, tu pourras augmenter si les résultats le justifient.
Comment mesurer si ma stratégie newsletter fonctionne?
Regarde d’abord ton taux d’ouverture (vise 30-40% pour une liste engagée), ton taux de clic, et ton taux de désabonnement. Une liste de 2 000 personnes engagées va presque toujours surpasser une liste de 20 000 cold leads. C’est ce que j’explique aussi dans l’épisode 86 sur les courriels automatisés: la santé de ta liste prime sur la taille.
Mes prochaines étapes
Si tu veux du contenu non-censuré chaque semaine par courriel, rejoins mon Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour creuser la vente via courriel, écoute l’épisode 86 sur les 6 campagnes de courriels automatisés et l’épisode 79 avec Larissa Lorenzoni sur vendre en stories en toute authenticité.
Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.
Show notes
Format: Entrevue avec Juliette Cadot Durée: 62 min
Sujets abordés:
- Parcours de Juliette: du journalisme à l’agence de communication
- Newsletter vs courriel promotionnel: faire la différence
- La newsletter comme magazine vs prospectus
- Stratégie newsletter pour vendre: le bon ordre (confiance avant vente)
- Substack, Beehiiv et les nouvelles plateformes
- Le freebie est-il encore efficace pour bâtir sa liste?
- Newsletter as a product: se positionner sans freebie
- Ce qui a changé dans l’univers des newsletters depuis 2022
- L’avenir du format long face au snack content
Liens & ressources:
- Livre Le pouvoir des newsletters par Juliette Cadot:
– Amazon CA: Le pouvoir des newsletters (lien affilié) – Amazon FR: Le pouvoir des newsletters (lien affilié)
- Instagram de Juliette: @juliette.cadot
- Site de Juliette: julcadot.com
- Kit pour l’email marketing et la segmentation
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 125. Aujourd’hui, on parle de ce qui a changé avec la newsletter et ses stratégies de vente en 2025 avec Juliette Cadot. Si tu ne connais pas Juliette, évidemment, laisse-moi te la présenter. Juliette Cadot est la fondatrice et CEO de son agence éponyme. L’agence Cadot est une agence de communication digitale à 360 degrés qui aide les entreprises, quelles qu’elles soient, à atteindre leurs objectifs, quels qu’ils soient. C’est aussi l’autrice du nouveau livre « Le pouvoir des newsletters », un guide sur comment créer une infolettre qui fédère, fidélise et vend exactement dans cet ordre-là et pas l’inverse. Donc, c’est avec elle qu’on va discuter justement de la newsletter, de l’infolettre en 2025, de ses changements et de son futur. Bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler cinq heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leur chiffre fascinant, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Aujourd’hui, je te présente une femme qui a réussi à transformer une vieille tactique en arme secrète de conversion, ce que j’adore, de communauté, de confiance aussi. Je suis avec Juliette Cadot, c’est la fondatrice de l’agence Cadot. C’est une agence de contenu, qui a accompagné plus de 150 clients, des géants comme Orange, Meta, même BNP. En plus d’être suivie par plus de 240 000 personnes. Puis quand elle n’écrit pas des stratégies de contenu pour les autres personnes, bien, elle écrit un livre, littéralement. Elle vient de sortir Le Pouvoir des newsletters, un guide sur comment créer une infolettre qui fédère, fidélise, puis vend dans cet ordre-là et pas l’inverse. Donc, Juliette, bienvenue sur Effrontée. Comment ça va?
Merci beaucoup, Geneviève, pour cette belle présentation. Ça va bien. Oui, ça va super bien. Je suis contente qu’on puisse jaser. Écoute, je pense qu’on a échangé un peu en DM. C’est quand même un peu la première fois qu’on a une discussion, entre gros guillemets, face à face. Donc, c’est vraiment cool parce que moi, je regarde ton contenu depuis longtemps. J’aime beaucoup ta vibe, j’aime beaucoup ton professionnalisme, les stratégies qui sont partagées. Donc, je suis contente qu’on aille un petit peu plus creux, finalement, aujourd’hui.
Puis de parler, justement, de l’infolettre. Je te disais en off avant de commencer que moi, c’est une stratégie qui a toujours été super proche de mon cœur. J’ai commencé en ligne avec ça, toujours dans l’objectif d’avoir plus de liberté. On s’entend quand tu as ce médium-là de vente aussi. Tu écris un courriel, il est envoyé. Surtout, au début, tu génères des ventes tout de suite. Mais tu n’es pas obligé d’être quelque part spécifiquement. C’est une façon qui est assez facile, low energy, de vendre aussi. Surtout quand on compare à la vidéo, les carousels qu’il faut créer, que ce soit sur LinkedIn, sur Instagram. C’est énormément de coûts et c’est aussi énormément de temps et d’énergie de créer tout ce matériel-là. Donc, je suis vraiment contente qu’on puisse encore aujourd’hui parler d’infolettre.
On a un infolettre au Québec. Je sais qu’en France, on se dit plus newsletter. Mais dans tous les cas, on se comprend. Mais donc, bref, je suis contente d’enjeuner avec toi et aussi de savoir qu’on ne peut pas encore écrire des livres à ce sujet-là et que c’est important d’en parler.
Écoute, je vais qu’on parte un petit peu sur ton parcours avant, juste pour te placer un peu dans le temps, pour te comprendre un petit peu pourquoi tu en es arrivée à écrire ce livre-là. Tu viens du journalisme, si je ne me trompe pas.
Oui et non, en fait. J’ai un parcours un peu chaotique. Mais pour moi, c’est quelque chose que j’aime bien, que je chéris même. Je trouve que je m’accomplis bien dans le chaos. En fait, je viens du journalisme de carrière, de premier métier, mais pas d’études. C’est-à-dire qu’en fait, le seul diplôme que j’ai, c’est un diplôme de stylisme-modélisme que j’ai eu en 2014. En fait, j’ai fait très peu d’études. J’ai fait que trois ans d’études. Parce que moi, j’ai jamais été scolaire. J’avais des bonnes notes dans les matières que j’aimais, mais j’ai toujours été une élève sélective. Donc, en fait, je ne faisais que ce que je voulais.
J’ai fait une première année de droit qui était extrêmement intéressante, mais je n’avais pas la logique. Parce que c’est vraiment une vraie logique, le droit. Donc, en fait, j’ai trouvé ça très intéressant, mais je n’avais pas chopé le truc. Et donc, je suis partie en stylisme. Et en fait, j’avais vraiment besoin de faire de mes mains. Mais en fait, je n’avais pas projeté parce que le monde de la mode ne m’intéressait pas plus que ça.
Ce qui s’est passé, c’est que je lisais beaucoup un magazine à l’époque qui s’appelle Madmoizelle.com. Une de mes super copines m’envoie une offre d’emploi. Et Madmoizelle recrutait un rédacteur mode. Donc un journaliste mode. Et dans le profil, c’était soit un styliste qui aimait écrire, soit un journaliste qui aimait la mode. Et moi, j’étais dans la première catégorie parce qu’en fait, l’écriture a toujours fait partie de moi. Écrire, c’était respiré pour moi. J’ai toujours écrit depuis que j’étais gamine. J’écrivais des histoires, des trucs comme ça. Et en fait, c’était tellement naturel que je me disais, bah oui, tout le monde sait écrire. Ce n’est pas une compétence plus que ça.
Et donc, j’ai postulé. Et je suis rentrée dans cette entreprise, dans ce magazine, et j’y suis restée trois ans. Et en fait, après, j’ai bifurqué vers la communication parce que je cherchais un poste. Je voulais continuer d’être journaliste, très honnêtement. Mais j’ai toujours voulu bien gagner ma vie, parce que voilà, pas là pour souffrir. Et il s’avère que quand même, le journalisme, ce n’est pas réputé pour être un endroit dans lequel tu t’enrichis.
Je suis entrée dans un autre grand groupe média français du côté agence de communication. Et en fait, c’est comme ça que j’ai découvert la com. J’ai appris sur le tas. Et donc, en fait, après deux ans, je me suis fait remercier. Avec un classique contexte de rachat de l’entreprise. Dans ces cas-là, tu as des nouvelles équipes dirigeantes qui arrivent et qui veulent façonner. J’ai fait partie de la poussière qui a été déblayée.
Mais après, c’est ce qui a déclenché tout. Comme ils l’ont fait un peu du jour au lendemain, je n’ai pas eu le temps de chercher un autre job salarié. Et moi, je voulais entreprendre depuis longtemps. Mais pour moi, entreprendre, c’était inventer quelque chose. Et comme je ne trouvais pas la bonne idée qui me permettrait d’avoir le prétexte pour entreprendre, en fait, je repoussais sans cesse. C’était aussi un manque de courage, très honnêtement. Donc, en fait, ça m’a permis d’avoir le coup de pied aux fesses. Et donc, je me suis lancée en freelance. Et donc, j’ai fait presque quatre ans de freelance avant de lancer l’agence qui aura trois ans en octobre.
Comment est-ce que la newsletter, spécifiquement, a fait sa place? D’ailleurs, je serais curieuse de savoir pour toi qu’est-ce qui fait que quelqu’un l’a ou l’a pas potentiellement en rédaction ou à la base, là, de façon naturelle. C’est quoi un bon rédacteur, naturellement? Mais comment est-ce que, rendu là, ensuite, la newsletter a fait sa place? Parce que ce n’est pas que de la rédaction, c’est aussi du marketing. C’est de la vente. C’est tout l’aspect communautaire aussi.
Déjà, des newsletters sur les clients, j’en avais géré quelques-unes quand j’étais salariée, même après en freelance. Via du nurturing ou ce genre de choses, notamment quand j’ai fait ma mission avec BNP au real estate. Mais la mienne, ça a été mon deuxième canal de communication. Parce que j’ai d’abord lancé LinkedIn en janvier 2022. Et en fait, la newsletter est née après en septembre 2022. Ça a été mon deuxième canal après LinkedIn. Parce que d’un point de vue stratégique, c’était déjà de ne pas dépendre d’un seul canal. Ensuite, de ne pas dépendre d’un canal sur lequel l’algorithme change souvent. Les réseaux sociaux, tu n’es pas propriétaire de ton audience, tu es locataire. C’est-à-dire que demain, tu te fais pirater ton compte, tu te fais bannir pour x ou y raisons, tu perds tout. Alors qu’une liste email, tu ne peux pas la perdre.
Et aussi, c’est parce qu’en fait, moi, ça m’a permis de garder mon côté journalistique. L’écriture longue sont quand même mes premières amours. Donc, c’était un retour un peu naturel pour moi, au côté un peu plus journalistique.
Tu as parlé aussi des textes longs. Quand on reçoit des infolettres de certains types d’entreprises, ce n’est pas du tout la même chose. Tout dépendant s’ils vendent des produits physiques, s’ils vendent des produits d’information. D’un côté, on a vraiment des promotions, souvent. Ce n’est pas de la rédaction d’histoire. On n’amène pas nécessairement de la valeur.
Tandis qu’au niveau de l’infoprenariat, c’est beaucoup plus. Il y a différents formats. Pendant des années, personnellement, moi, ça a été une espèce de résumé des nouveaux épisodes de podcast qui allaient sortir. Ce n’était pas nécessairement mes meilleurs textes, on s’entend. Mais à partir du moment où on change pour le texte, on voit souvent cette meilleure connexion-là aussi avec l’audience. Selon toi, qu’est-ce qui fonctionne aujourd’hui en termes de vente? L’objectif, c’est sûr, j’aime ça écrire des textes longs. Mais au final, on va en faire une entreprise. Donc, comment est-ce qu’on fait pour rentabiliser une newsletter quand on aime ça écrire des textes longs, mais que ce n’est pas le produit?
Moi, ce que je dis souvent, c’est que tous les contenus ne doivent pas être faits pour vendre absolument. C’est-à-dire que chaque contenu peut être un maillon d’une chaîne. Et doit être le maillon d’une chaîne qui, in fine, va vendre, en fait. Parce que la newsletter, et c’est là où je veux en venir. Pour moi, c’est aussi pour ça que le format newsletter a été considéré comme un peu ringard pendant un moment. C’est parce qu’en fait, les entreprises les utilisent très mal, généralement. On a des newsletters qui sont en fait des prospectus, tout simplement. Et en fait, moi, tu vois, dans mon livre, c’est exactement ce que j’aborde au démarrage. C’est qu’en fait, il y a différents types de mails. Il y a les mails promotionnels et il y a les newsletters. Les deux doivent être décorrélés.
Les mails promotionnels sont faits, effectivement, pour servir un peu de prospectus, pour être plus agressifs. Là où, en fait, la newsletter se compare avec du format papier, les mails promotionnels sont un prospectus qu’on glisse dans la boîte aux lettres de nos prospects ou de nos clients potentiels. Et la newsletter est un magazine. Et un magazine, en fait, n’est pas censé vendre directement, mais c’est un support qui va créer plutôt, soit si on est dans un système de personal branding, de créer une personal brand beaucoup plus forte, soit plutôt, pour une entreprise, de raconter l’histoire de l’entreprise, en fait.
Et donc, pour moi, il faut être conscient de ça. C’est-à-dire que la newsletter n’est pas censée être, en fait, autre chose qu’un média. Et donc, un média, par définition, il va moins vendre. Il va plutôt servir un branding, qu’il soit personnel ou de marque, plutôt qu’aller chercher encore un acte de vente. Dans ces cas-là, moi, je dirais plutôt se servir de la newsletter comme un effet de levier. Donc, proposer énormément de valeur dans la newsletter, ce qui fait qu’en fait, en s’abonnant à la newsletter, les gens ont envie, en fait, de potentiellement en savoir plus sur toi. Et donc, tu peux faire entrer une séquence mail promotionnelle derrière.
On sait aussi que les taux de conversion en vente, souvent par email, sont largement meilleurs qu’au niveau des médias sociaux. Quand on ouvre un email, on est beaucoup plus intentionnel dans ce qu’on est en train de consommer, tu sais. Tout ça étant dit, pour se rendre à ouvrir l’email, il faut s’inscrire, right? Pour se rendre dans cette communauté privée-là. Il y a plusieurs étapes, c’est plus complexe d’accéder à ce contenu-là que d’accéder au contenu de quelqu’un qui poste sur LinkedIn de façon gratuite.
Mais c’est aussi parce qu’on n’a rien sans rien. Si le mail est un vecteur de vente beaucoup plus important parce que les gens sont beaucoup plus intentionnels quand ils l’ouvrent, c’est parce qu’avant, on les a convaincus de pouvoir les recevoir. Donc, il y a un travail de réchauffement de cette cible. Et moi, c’est quelque chose contre lequel je me bats. C’est qu’en fait, les gens ne nous doivent rien. Ils ont encore moins leur argent. C’est-à-dire que c’est à nous, en fait, de les convaincre. Ce n’est pas facile. L’entrepreneuriat, ce n’est pas facile. Le marketing, ce n’est pas facile.
Et en fait, il n’y a pas de hack. Moi, j’avais reçu un DM sur Instagram. Le mec me parlait de 8000 prospects par mois. Et en fait, il ne faut pas oublier que ces promesses-là bousillent un petit peu la vision qu’on a du marketing aujourd’hui. Non, ce n’est pas facile. Ce n’est pas facile de retenir l’attention des gens. N’oublions pas qu’on est dans une période économique assez compliquée. C’est difficile aussi de faire sortir leur argent aux gens. Moi, c’est un truc que je dis souvent: est-ce que vous, vous achetez en n’ayant aucune confiance en la personne? La confiance, ça se gagne.
Et donc, en fait, toutes ces étapes sont obligatoires là-dessus. Et pourquoi des grandes marques font des campagnes de pub qui ne semblent pas leur vendre directement? Awareness. N’oublions pas qu’en fait, les petites entreprises se traitent trop comme des petites entreprises.
Je suis d’accord avec toi. Mais dans le sens où, en fait, moi, c’est un truc que j’ai souvent. C’est que dans la communication, c’est soit tu as du temps, soit tu as de l’argent. Si tu n’as pas d’argent, tu dégages du temps. Donc, en fait, le trust, tu peux l’avoir via cette newsletter, justement. En fait, ça peut être ton actif de confiance. Là où, pareil, en fait, tu peux avoir ton actif de awareness, LinkedIn; actif de confiance, la newsletter; actif de vente, les ads.
Je trouve ça intéressant parce que c’est là où je m’en allais avec toi. Est-ce qu’au final, quand tu penses au tunnel d’acquisition du consommateur, disons, de « je ne le connais pas pantoute » à « j’achète et je sors ma carte », est-ce que, selon toi, ça devrait être, à la base, à l’essentiel, les médias sociaux servent spécifiquement comme call to action à envoyer vers ton infolettre, qui est ton endroit où tu vas plus convertir et vendre, puis ensuite de ça, éventuellement, les gens achètent?
Ah non, moi, je garderais toujours de la vente publique. En fait, pour moi, ce qui est important, c’est de ne jamais mettre tous ces œufs dans le même panier. Il n’y a aucun spécialiste de l’investissement financier qui va dire « oui, oui, tu mets tout ton argent sur cette action. » Donc, pourquoi on fait la même chose sur notre communication? Tu vois, avoir à la fois les médias sociaux, les newsletters, les ads, et même un podcast aussi, tout ça permet d’atteindre différents niveaux. Parce que toi aussi, je veux dire, avec ton podcast, je suis sûre que c’est le côté confiance aussi qui fait que… Au-delà de la passion, tu vois. Il y a au-delà du plaisir que toi, tu y prends, il y a aussi le fait que c’est un média à la fois de awareness et de trust pour ton audience finalement.
Définitivement. Je pense que ça illustre mieux la voix. C’est sûr que j’ai un style écrit très spécifique. Comme je te disais tantôt, je suis dans la même team où mes infolettres sont longues. Je ne fais pas des 500 mots. Je fais des 1200, 1500. J’aime ça écrire des géants romans. Mais je ne raconte pas ma vie juste, tu sais. Je parle d’un certain concept. Je vais expliquer les apprentissages que j’ai faits. Ce n’est pas qu’un journal finalement.
Mais je me pose la question. Pourquoi est-ce que tu as choisi la newsletter comme sujet de ton premier livre? Tu aurais pu écrire sur le contenu en général. Ce n’est pas la seule stratégie que tu utilises non plus.
C’est une commande. Pour être tout à fait franche avec toi, c’est la maison d’édition qui me l’a proposée. Et pourquoi je l’ai accepté? Parce qu’en fait, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas assez d’ouvrages dessus. J’ai trouvé également qu’en fait, on était en train justement d’en faire un parent pauvre de la communication, alors que c’est un des plus puissants. Et parce qu’à cause de toutes ces entreprises qui utilisent mal la newsletter, tout le monde se disait que la newsletter ne marchait plus, ça ne servait à rien. Et en fait, c’est parce que, comme je te disais, pour moi, il y a trop d’entreprises qui l’utilisent comme un prospectus.
Aujourd’hui, on était en train d’en faire un peu la bête blessée des actions marketing qu’on laisse de côté, qu’on laisse mourir. Surtout en France. Je sais que vous, au Québec et plus largement au Canada, vu que vous avez l’influence américaine, en Amérique du Nord, ça n’a jamais trop perdu de sa noblesse, parce qu’il y a les Substack, les Beehiiv, etc. Nous, en France, il y a eu un gros déclin de la newsletter. Il y a une reprise aujourd’hui, parce que l’Europe, généralement, et surtout les pays très occidentaux s’inspirent aussi de ce qui se passe en Amérique du Nord.
Et donc, en fait, c’est pour ça que j’ai accepté aussi le sujet, parce que je me suis dit, en fait, moi, j’ai envie de redonner ces lettres de noblesse à ce format qu’on oublie un peu trop, alors qu’il est en train de refaire une grande remontada.
Tu sais-tu ce que je trouve vraiment intéressant? J’ai fait beaucoup de collaborations à travers le bundle de Ka-Ching, à travers les différentes collaborations que j’ai faites à travers les années. Et à travers Ka-Ching, c’est 65 personnes avec qui j’ai collaboré différemment. Between you and me, les gens qui performent le mieux, c’est toujours ceux qui prennent soin de leur infolettre puis qui vendent via l’infolettre. Tu peux avoir la plus grosse audience sur Instagram. La plus grosse que j’ai eue, c’était 260 000 personnes de collaborateurs. Et tu te dis, ah, cool, cette personne-là va avoir énormément de trafic. Pas nécessairement.
Honnêtement, les petits, souvent, qui ont une relation super close avec leur liste, sont capables d’envoyer plus de clics, sont capables de mieux performer aussi en termes de vente. C’est pas parce que tu fais une mention dans tes stories avec un sticker que les gens vont cliquer. Je veux dire, le nombre de personnes qui voient tes stories, le nombre de personnes qui cliquent sur le lien, le nombre de personnes qui se rendent à s’inscrire, là, il y en a pas mal des étapes. Au niveau du email, c’est toujours plus performant.
Je suis d’accord avec toi puis je suis d’accord avec tout le monde que c’est une stratégie qui est vieille. Est-ce que c’est une stratégie qui a cessé d’être efficace? Jamais, je pense. Puis, tu sais, je veux dire, je fais de la business en ligne depuis 2012. C’est préhistorique, mais c’était vraiment jeune par rapport à ça fait combien de temps que les gens font du email marketing, tu sais.
Bien sûr. C’est vieux comme le monde. C’était une des premières actions marketing avec l’arrivée d’Internet, sa démocratisation.
En termes de nouvelle génération, comment est-ce que les gens consomment leur contenu? Est-ce que c’est un médium entretenu par la dernière génération des millennials puis qu’ensuite, les gens consomment moins leur email? Est-ce que l’email peut être remplacé par un autre format?
C’est une bonne question. Je pense qu’il y a un peu de tout, mais moi, je l’ai observé. Il y a quand même un effet générationnel aussi. Moi, je l’ai observé sur une des clientes qu’on accompagne et qui a justement plus de 150 000 abonnés sur Instagram et qui avait une newsletter, mais qu’elle n’utilisait pas trop. Et je lui ai dit, pourquoi tu ne te mets pas sur Substack? Et elle s’est mise sur Substack. Elle a fêté il n’y a pas longtemps ses 46 ou 47 ans. Et en fait, je n’ai jamais vu quelqu’un avoir autant de retours sur Substack. Des newsletters likées 200 fois.
Sur combien d’abonnés?
6000, à peu près.
Oui, ça abonne. Mais c’est surtout qu’en fait, sur Substack, si tu arrives à avoir, allez, 50 likes, tu es déjà une ponte. Et c’est aussi générationnel. C’est-à-dire qu’avec cette cliente, elle est dans une génération de ses clientes qui ont entre 40 et 60 ans, et c’est des personnes qui ne sont pas digital native et qui aiment le format long.
Et c’est aussi pour ça que c’est très important de diversifier ces canaux. Parce qu’en fait, plus vous diversifiez, plus vous touchez de personnes. Vous êtes sur TikTok, vous touchez le Gen Z. Vous êtes sur Substack, vous touchez peut-être les personnes un peu plus âgées ou les personnes qui aiment les contenus longs. Et il y a quand même un retour sur le format long aussi. Pour moi, c’est aussi une façon de multiplier les points de contact.
Comment est-ce que tu vois l’évolution des techniques de vente? Tu sais, surtout quand on pense à la newsletter comme un média, la bonne balance souvent on entend 80% de contenu de valeur versus de vente. Comment est-ce que ça a évolué aussi les façons de rentabiliser la newsletter?
Très honnêtement, je pense qu’on va aussi avoir l’obésité du snack content. Et donc, le format long n’aura justement pas dit ses derniers mots parce que les gens vont peut-être avoir ces besoins de cette soupape de respiration et pas de scroll à l’infini. Pour les techniques de vente, je pense honnêtement qu’on va toujours continuer sur les trois. Il y a des personnes qui vont trouver que c’est un achat stupide de payer quelqu’un pour avoir des conseils, d’autres vont dire que c’est indispensable. Il y en a qui vont être excédés par la publicité dans une newsletter, d’autres vont dire faire enough, il faut bien aussi que cette personne mange son pain. On n’achète pas tous de la même manière. Il n’y a rien de plus complexe qu’un esprit humain.
Il y a un truc qui est important à noter et que je trouve qu’on oublie un peu trop souvent, c’est que le marketing, la vente, ça reste de l’humain à l’humain. Donc en fait, pour moi, ce sera toujours encore une fois dans la diversification qu’on va trouver tout ça. Et puis en plus, ne pas oublier que ce qui fonctionne aujourd’hui ne peut plus fonctionner demain et peut refonctionner encore après.
Je trouve ça intéressant l’ajout que tu as fait parce que les cycles changent tellement. J’avais une conversation avec un collègue en DM dans les derniers jours où on parlait spécifiquement de tunnels de vente. Qu’est-ce qui a déjà fonctionné. Les webinaires sont morts, puis après ça, ils reviennent quatre ans plus tard. Puis genre, là c’est les VSL. Moi quand j’ai commencé en 2012, c’était genre all the rage avec la fausse main qui dessinait sur un tableau blanc. C’est des choses, c’est comme la mode, tu sais, dans le sens où il y a des cycles.
Et au final, au niveau de la newsletter, la longueur, qu’est-ce que tu mets dedans, les placements publicitaires. Au final, c’est juste un peu comme le format, mais les choses restent.
C’est qu’il y en a de plus en plus. Surtout ça. Surtout la compétition. Après, c’est pas dérangeant, mais c’est qu’il y en a de plus en plus, en fait, parce que les gens ont compris aussi son impact là-dessus. Et par rapport à quand moi, je l’ai lancé, je trouve que ce qui a changé, c’est aussi la compréhension du format. Parce qu’en fait, le fait qu’il y en a de plus en plus qui se lancent fait que les gens ont essayé de craquer comment ça peut fonctionner.
Ce qui a changé, c’est vraiment la compréhension qu’on a de ce format. J’ai l’impression qu’en fait, le format a été respecté à nouveau parce qu’en fait, on a des newsletters avec vraiment beaucoup de valeur et des soins apportés à l’objet, à la rédaction, etc. Donc, pour moi, en fait, ce qui a changé, c’est surtout que la newsletter est redevenue un peu plus populaire, ce qui fait qu’il y a une meilleure utilisation aujourd’hui.
Depuis février, j’ai re-switché finalement à un format long. Avant ça, c’était plus des résumés des épisodes de podcast pendant longtemps parce que c’était facile pour moi, parce que ça aidait aussi à la production parce que, bien de rien, ça reste un autre contenu à créer aussi. Puis, j’ai des gens qui m’écrivent puis juste encore là, il y a quelques jours, tu sais, une personne qui m’écrit puis elle dit: c’est vraiment spécial parce que dans les dernières années, il y a tellement de nouveaux créateurs, il y a tellement de nouveaux gourous, d’experts qui vont tous te dire la façon de faire les choses. Puis quand tu fais un contenu long qui m’explique ton expérience unique, qui ne me dit pas quoi faire, mais qui m’explique ton expérience, pour moi, ça enlève beaucoup de pression sur moi finalement, en tant que lecteur.
Et en effet. En fait, c’est que c’est un truc que je dis souvent aussi. Il y a beaucoup de gens qui se lancent, mais combien resteront? Se lancer, c’est facile, ce qui est difficile, c’est de continuer. Et moi, je suis quelqu’un d’extrêmement impatient dans la vie de tous les jours. Mais mon métier m’apprend la patience parce qu’en fait, la communication organique, on doit apprendre la patience.
Et donc, en fait, pour moi, toutes ces promesses-là ne vont durer qu’un temps. Parce que oui, il y a de plus en plus de créateurs, mais combien resteront? Parce qu’en fait, combien prennent des raccourcis aujourd’hui? Et même avec l’IA. Un bon outil mis entre de mauvaises mains ne fera pas un bon résultat. Moi, tu me donnes un marteau et un burin de main, je ne suis pas capable de te faire la Pieta de Michel-Ange.
Écoute, tu as parlé de patience puis s’il y a bien quelque chose qui prend du temps à faire, c’est bâtir sa liste. Est-ce que le bon vieux freebie à télécharger fonctionne encore pour bâtir sa liste ou est-ce qu’il est temps de trouver d’autres choses?
C’est une bonne question parce qu’en fait, généralement, avoir des inscriptions à sa newsletter, on a deux choix. Si on part vraiment de zéro, le freebie est indispensable parce qu’effectivement, si vous n’êtes personne, par exemple, vous n’avez pas grand monde sur LinkedIn ou sur Instagram, en fait, si vous faites un peu la promotion de votre newsletter, le taux de conversion est quand même très difficile. Moi par exemple, je suis suivie par plus de 240 000 personnes, ma newsletter, elle est à peine à 10 000. Donc, tu vois, le taux de conversion est quand même très difficile.
Ce qui est important à noter, c’est que s’inscrire par le contenu va être intelligent si jamais vous avez déjà une audience quelque part. Le freebie va être indispensable si vous partez de zéro parce que du coup, il va falloir montrer patte blanche, montrer qu’en fait, il faut faire quelque chose d’intéressant.
Et en fait, la troisième chose qu’on peut mettre en place aussi, c’est une stratégie de ads. Tout ce qui est social ads, tu peux promouvoir ta newsletter dans tes social ads exprès, en disant « si vous vous inscrivez à la newsletter, vous allez recevoir X conseils gratuits par semaine. » Troisième et quatrième option, vous avez forcément un carnet d’adresses. Si vous avez déjà votre entreprise, votre carnet d’adresses, vos clients peuvent être vos ambassadeurs et vos lecteurs, pour le coup. N’hésitez pas à envoyer un mail à vos clients en leur demandant s’ils souhaitent s’inscrire à la newsletter. Évitez de le faire à la sauvage.
Ça, comme, ça veut pas dire que c’est pas bon. Peut-être que c’est bon puis je vais rester, mais je me suis pas fait donner le choix puis ça, ça m’agresse énormément. Je me désinscris automatiquement.
Écoute, c’est intéressant parce que personnellement, comme on en a parlé tout le long de l’épisode, l’infolettre, proche de mon cœur. Et de transformer aussi l’infolettre comme newsletter as a product, je trouve ça super cool parce qu’au lieu de finalement avoir le fameux freebie, de là, il faut que tu penses à quelque chose, un spreadsheet, un template notion, you name it. Mais de montrer que le contenu que t’envoies puis la valeur est tellement appréciée que tu peux même mettre des témoignages. Tu crées cette espèce de, regarde, ce contenu-là est complètement exclusif. Je pense que ça donne envie finalement de faire partie ou de recevoir ça parce que tu veux avoir les mêmes bénéfices que les autres personnes sans que tu aies quelque chose de nouveau à créer. C’est juste la newsletter et le freebie, tu sais.
Tout à fait. Et c’est ce que j’ai utilisé personnellement. Et c’est ce que je dis aussi sur les ads. Sur les ads, tu peux aussi, soit tu utilises ta newsletter as a product, soit tu vas utiliser ta newsletter en disant « voilà, ma newsletter, c’est X conseils gratuits, c’est X lecteurs. » Ou alors, si tu pars de zéro, pour quelqu’un qui est dans la finance, « X conseils pour mieux gérer son argent chaque semaine. » Quand même une promesse assez forte, donc c’est le copywriting aussi qui va jouer dans tous les cas.
Et en fait, la newsletter peut être un produit dans ces cas-là. Moi, par exemple, ma newsletter sort le jeudi. Tous les mercredis, sans exception sur LinkedIn, mon post parle de ma newsletter du lendemain. Donc, j’utilise le principe de la bande annonce. Smart.
Je trouve ça cool aussi parce que mine de rien, tu sais, si tu es capable, versus une newsletter payante où les gens vont potentiellement s’attendre à que ça soit juste du contenu gratuit puis de la valeur puis l’éducation tout le temps. Si tu fais ça, newsletter as a product, puis de temps en temps, tu as des spots de sponsoring ou tu fais de la promo pour certaines affaires. Si c’est gratuit, tu sais, au pire, les gens sont moins piqués s’ils n’ont pas à payer puis toi, tu peux potentiellement faire des revenus intéressants avec ces autres stratégies-là.
Écoute, je pense qu’on pourrait parler de newsletter ad hoc. J’avais des questions sur le click rate, le open rate. Overall, il y a plein de petits sous-trucs pour optimiser. Le copywriting, c’est un univers au grand complet. Savoir écrire, c’est pas juste ne pas faire de fautes, c’est faire des phrases avec de l’impact. Donc écoute, je vais inviter les gens finalement déjà à aller plus loin avec ton livre. Le pouvoir des newsletters. Sinon, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet pour aller plus deep dans ton expertise?
Où est-ce qu’on ne peut pas me trouver? C’est surtout ça mon problème. Effectivement, on ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Bien sûr, vous pouvez me retrouver sur Instagram, sur TikTok, sur YouTube, sur LinkedIn, sur ma newsletter, donc sur Substack et sur mon site julcadot.com. Rien de moins.
Puis si tu veux acheter son livre aussi, il va être dans les show notes de l’épisode que tu vas pouvoir retrouver directement sur Spotify ou sur Apple Podcast dans l’application. Il va y avoir tous les liens qu’on a mentionnés qui sont là. Évidemment, si tu as aimé l’entrevue, toi qui écoutes, bien partage ça dans tes stories, sur Instagram. Puis tu peux nous taguer sur Instagram. Moi, c’est baramba, Geneviève Gauvin et le compte de Juliette, c’est Juliette.cadot, C-A-D-O-T pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion.
Juliette, un énorme merci d’être venue disséquer ce sujet que j’adore tellement avec moi aujourd’hui sur Effrontée. Puis aussi, tu l’as mentionné, lui redonner ses lettres de noblesse, mais aussi d’actualiser cette stratégie-là qui est vieille, mais qui fonctionne encore terriblement bien. Fait que sur ce, guys, on se reparle la semaine prochaine pour un autre épisode d’Effrontée. Merci, Juliette.
Merci Geneviève. Bye-bye tout le monde. Bye là.
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur S’abonner puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!


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