Effrontée

Mindset entrepreneur: ce qu’on n’ose pas dire à voix haute (avec Nick Pineault)

24/06/2025

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Le mindset entrepreneur, c’est souvent présenté en deux versions: les affirmations positives de Pinterest ou le hustle pur et dur des marketing bros. Dans cet épisode, Nick Pineault et moi on démonte les deux camps et on arrive avec des vérités plus nuancées, moins sexy, mais beaucoup plus utiles.

Mindset entrepreneur: le syndrome de l’imposteur est-il vraiment un luxe?

Un des hot takes les plus provocateurs du jour: « Le syndrome de l’imposteur, c’est un luxe que les vrais leaders ne peuvent pas se permettre. » Nick ne l’a plus. Ou presque plus. Et honnêtement, après 15 ans à construire sa crédibilité dans la santé environnementale sans diplôme de journalisme, il a fini par comprendre que sa légitimité vient de son expérience accumulée, pas d’un papier.

Mais moi, je vais pas aussi loin que dire que c’est un luxe. Je connais des gens qui mènent des communautés entières, qui guident des mouvements, et qui vivent encore avec ce sentiment-là. Ça disparaît pas pour tout le monde. Ce qui change, c’est comment on le gère.

> « Si tu attends de te sentir légit pour passer à l’action, ça n’arrivera pas. Parce que tu ne prendras aucune action pour te prouver que tu es capable. »

La vraie ligne dans le sable? Te laisser paralyser par le syndrome de l’imposteur versus continuer quand même. Le deuxième est non-négociable si tu veux avancer. Le premier, c’est là que tu joues trop safe, pas dans l’absence du feeling.

Mindset entrepreneur: partager ses cicatrices, pas ses plaies

Si t’as pas échoué publiquement, tu joues trop safe. Ça, je l’achète. Mais avec une nuance importante.

Les meilleures réactions que j’ai jamais eues sur mes contenus, c’est quand je parle de mes échecs. Pas pour me faire plaindre, mais parce que ça valide la réalité du rollercoaster entrepreneurial. Le lancement de janvier, le Boardroom qui a fait moins de ventes affiliées que prévu, c’était public à sa façon: mes collègues le voyaient. Et j’en ai parlé.

Ce que je fais pas, par contre, c’est partager mes plaies ouvertes. Je partage mes cicatrices. Quand t’es en plein milieu de l’orage, tu sais même pas encore dans quel sens tu t’en vas. T’as des émotions contradictoires, tu vas peut-être changer de décision une semaine plus tard. Partager ça en temps réel, ça crée de la confusion et ça dilue la valeur de ce que tu as vraiment à dire.

Attends d’avoir le recul. Attends d’avoir compris c’est quoi les apprentissages. Puis là, partage. C’est du meilleur contenu. C’est plus honnête. Et ça aide vraiment les gens qui t’écoutent.

La discipline bat la motivation: mindset entrepreneur et distraction en 2025

La motivation, c’est du fairy dust. « It comes and goes. » Si tu attends d’être motivé pour travailler sur ton grand projet, ton livre, ton lancement, ton sommet, il sera jamais fait.

Nick et moi avons un légère divergence là-dessus: il pense que la discipline n’est pas plus difficile qu’avant, que les distractions viennent de l’extérieur. Moi, je pense que c’est intimement lié. Il y a plus de Slack, de Telegram, de WhatsApp, d’Instagram, de notifications. Fermer tout ça et se concentrer demande plus d’effort en 2025 qu’en 2010.

On s’entend sur le fond: les grands projets rentrent pas dans des petits horaires. Un sommet virtuel qui prend 11 mois à préparer, ça peut pas se wigner deux semaines avant. Ça prend la discipline de calendrier un an d’avance, de prévoir tes tâches, de faire les choses même quand ça ne te tente pas.

La discipline sert un bigger purpose. Always.

Il y a une autre distinction qu’on fait dans cet épisode: la motivation versus l’inspiration. Mel Robbins l’a bien formulé dans Let Them (aussi disponible sur Amazon FR): tu peux pas motiver les gens, tu peux les inspirer. En toi-même, c’est pareil. Tu peux t’inspirer avec du contenu, avec les bonnes personnes, mais te motiver de force? Ça marche pas. T’es mieux de bâtir la discipline et de laisser la motivation venir une fois que la machine est en marche.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Le syndrome de l’imposteur disparaît-il avec le temps? Pas nécessairement, mais ça se gère mieux. Nick n’a plus de syndrome de l’imposteur dans son domaine après 15 ans. Mais la plupart des gens qui mènent des projets ambitieux vivent encore avec ce sentiment. Ce qui change, c’est la capacité à ne pas se laisser paralyser. Tu continues d’avancer même avec le feeling.

Comment développer la discipline quand la motivation est absente? Commence par l’action, pas par attendre d’être motivé. La motivation est intrinsèque et elle se développe une fois la machine en marche. Ce qui t’aide: un environnement avec moins de distractions, une vision claire de ton grand projet, et une routine matinale qui te met en mode croissance avant que la journée commence.

Faut-il vraiment partager ses échecs publiquement? Partage tes cicatrices, pas tes plaies ouvertes. Quand tu es en plein milieu d’un orage, t’as pas le recul nécessaire pour en parler avec valeur. Attends d’avoir les apprentissages, attends d’avoir compris ce qui s’est passé. Là, ton contenu va résonner autrement et aider vraiment les gens qui t’écoutent.

Mes prochaines étapes

Si tu veux aller plus loin dans les conversations de ce genre, sans bullshit ni égo, rejoins mon Speakeasy: ma communauté VIP par courriel où je partage du contenu encore plus uncensored chaque semaine. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour continuer à explorer ces sujets, va écouter l’épisode 88 sur le courage de ne pas être aimée et l’épisode 100 sur l’antifragilité.

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Show notes

Format: Hot Takes avec Nick Pineault Durée: 82 min

Sujets abordés:

  • Le syndrome de l’imposteur: luxe ou réalité incontournable?
  • Partager ses cicatrices vs ses plaies ouvertes
  • Échouer publiquement et prendre des risques calculés
  • La discipline bat la motivation: nuances en 2025
  • L’entourage comme miroir (les 5 personnes qu’on côtoie le plus)
  • Se forcer à être visible: autoroute vers l’autosabotage ou vers la guérison?
  • Ce qu’on aurait aimé comprendre plus tôt dans son parcours
  • Team Key: un jeu de questions-réponses sur le mindset

Livres mentionnés:

  • Livre Let Them par Mel Robbins: Amazon CA (lien affilié) / Amazon FR (lien affilié)
  • Livre High Performance Habits: How Extraordinary People Become That Way par Brendon Burchard: Amazon CA (lien affilié) / Amazon FR (lien affilié)

Liens & ressources:



📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 128. Aujourd’hui, dernier épisode spécial Hot Takes avec mon mari Nick Pineault et on parle de mindset, de vulnérabilité et aussi la face cachée du succès. On va jaser justement de mindset, de solitude, d’identité, de toutes les zones grises qu’on n’ose pas souvent aborder, dire à voix haute, surtout quand ça va bien en apparence.

Donc, pour terminer cette série-là, on espère continuer plus tard, mais pour terminer ces quatre épisodes-là Hot Takes, question au menu. Donc, nos Hot Takes. Le syndrome de l’imposteur, c’est un luxe que les vrais leaders ne peuvent pas se permettre. Si t’as pas échoué publiquement, c’est que tu joues trop safe. Et est-ce que la discipline bat toujours la motivation?

Ensuite, évidemment, on répond aux Hot Takes qui nous ont été envoyés et on passe aux deux chroniques qui suivent ce que j’aurais aimé comprendre plus tôt. Donc, c’est assez self-explanatory. Pas des trucs fancy, des vérités qui changent une trajectoire quand t’es inter pour vrai. Et pour la dernière chronique, Team Key. Donc, on pige dans un petit paquet de phrases préfaites et mon chum et moi déterminent est-ce qu’on est team je veux être aimé ou team je veux gagner, par exemple. Donc, un petit jeu amical pour bien finir cette série-là.

J’espère que ça va te plaire et j’espère qu’on te verra un peu plus tard pour une autre série Hot Takes. Sur ce, bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des oeufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Ouh! Bienvenue pour ce dernier épisode de la série Hot Takes, ou en tout cas des quatre premiers, disons, toujours avec Nicolas Pineault. Nicolas, aujourd’hui… Nicolas, je t’appelle jamais Nicolas. Non, c’était vraiment bizarre. Aujourd’hui, on va parler de mindset. On va parler de mindset, de vulnérabilité, pis de tout ce qui se passe derrière aussi, le succès, parce qu’on coche des cases du succès, de l’avancement de la croissance.

Mais je voulais qu’on parle du behind the scene. Comment est-ce qu’on se rend à cette croissance-là aussi, pis que c’est pas juste les belles affirmations positives, les quotes qu’on voit sur Pinterest de genre, tu sais, tout va bien. Quand ça va bien en apparence, souvent en arrière, c’est un peu difficile. Pas tout le temps, on espère que ce soit pas le cas. Mais de discuter de ça, pis aussi discuter de c’est quoi les messages véhiculés par rapport au mindset, finalement, dans notre société, notre niche entrepreneuriale.

Donc, est-ce que t’es prêt à mettre ton coeur sur la table aujourd’hui? Je sais pas. Je sais pas qu’est-ce va se passer. Tu sais pas dans ce que je m’en parle. Oui, je sais pas, là. Mais je suis confortable. Ça fait tellement longtemps qu’on était en studio, là, enregistrer une couple de podcasts. Je me sens comme à la maison. Oui, bien pareil. Fait que je suis prêt à être très, très, très vulnérable aujourd’hui, là. Ça va venir en larmes. Sûrement.

Donc, hot takes du jour. Je veux qu’on parle de ces phrases-là qui ont l’air motivantes, mais qui sont pas nécessairement remplies de wisdom. OK. Donc, la première, c’est pour tous les gens qui sont contre, à la limite, le travail sur soi, puis qui sont plus, beaucoup plus action. Donc, travailler sur ton mindset, c’est une perte de temps si ton compte en banque est vide.

Est-ce que l’action, puis créer, puis le hustle, est la première chose à faire, puis qu’après ça, tu passeras ta santé mentale, ou est-ce que tu soignes ta santé mentale, puis après ça, ça va venir. Je pense qu’on avait parlé avec, si t’es aligné, l’argent vient.

Bien, écoute, si vraiment ton compte en banque est à zéro dollar puis t’as besoin de manger, ta priorité, c’est pas d’aller voir un psy, là, tu sais. Probablement pas, ça coûte cher, un psy. Bien, c’est ça. Tu pourras pas nécessairement te payer, puis peut-être que tu penses plus à manger, là. Mais bon, tu sais, je sais pas, je pense que le mindset, au final, est extrêmement important en entrepreneuriat pour le succès.

Juste pour moi, c’était comme le mindset autour de la confiance professionnelle, puis de… Ça a tellement été difficile pour moi, certaines passes au niveau de ma confiance, un peu le syndrome de l’imposteur. Ça a tellement été fort que je pensais plus faire ça. Donc… En tout cas, je sais pas à quoi ça nous mène, mais c’est sûr que d’investir dans le mindset, je vois la valeur, puis c’est énorme.

Puis effectivement, autour de l’entrepreneuriat, c’est… Est-ce que c’est parce qu’on fait tout par nous-mêmes? On invente une job qui existe pas, on invente un projet qui existe pas, ça demande tellement… Il y a une partie de ça qui est de la pure folie, l’entrepreneuriat, dans le sens que… Je suis d’accord. Au début, t’as une idée. Puis là, t’essaies de dire ça. T’essaies de dire ça à ta famille, t’essaies de dire ça à ta blonde, t’essaies de dire ça à ton chien. Il y a personne qui te comprend.

Mais surtout pas ton chien. Non, surtout pas. Tu sais, mais… C’est un peu de la folie, là, dans le sens que… Oui. Ah, j’ai une vision. Écoute, il y a certaines histoires dont tu me parles. On va vendre des bocaux de choucroute en ligne, je sais pas trop quoi. Tu sais, genre… Ils m’en servent. Imagine pitcher ça à tes amis, là. T’as rien à prendre une bière, là. Tu prends une pinte en ville, puis là, t’es comme… Ah, j’ai pensé à ça. Ça serait ça, mon projet, puis ça va être ça, genre… Qui me fait de l’argent dans la vie. Je vais vendre de la choucroute. Non, l’autre fois. C’est quoi, cette idée-là? Ça n’a aucun sens. C’est de la folie. Ça n’a aucun sens, mais ça marche.

Mais c’est exactement ça que je t’ai expliqué l’autre fois, que, genre, l’entrepreneuriat, c’est inventé… C’est pelleté des nuages. Genre… Genre, c’est inventé quelque chose qui n’a pas de sens. Tu peux faire de l’argent de n’importe quelle façon. J’entends dire que quand t’as un métier, t’arrives à un job, t’es payé pour un set de tâches spécifiques, puis peut-être qu’à un moment donné, tu vas demander une augmentation parce que tu veux… T’as plus de responsabilités, puis là, tu changes de rôle, puis là, t’upgrades, puis là, t’as plus de salaire, mais t’as quand même un set de tâches spécifiques que quelqu’un a déterminées pour toi.

Des fois, t’as un peu plus de liberté créative, et ainsi de suite. Quand t’arrives en entrepreneuriat, il y a tellement de façons de faire de l’argent. Tu pourrais faire n’importe quoi. Genre, t’es la personne qui… Moi, là, je fais des collections de fourmis séchées, c’est sur des pins, c’est comme les papillons, puis là, je les fais toutes comme ça en ligne, puis genre, somehow, il y aurait peut-être quelqu’un dans le monde qui fait comme… De l’art. Puis là, tu fais de l’argent avec ça.

Puis est-ce qu’on considère que c’est de l’entrepreneuriat? Si t’en fais en chaîne, peut-être. Fait que point being, tu peux vendre n’importe quoi, puis l’entrepreneuriat, c’est n’importe quoi. But, c’est aussi très formateur. Puis c’est là où je veux en venir. C’est que c’est un des plus grands exercices de développement personnel puis de mindset que quelqu’un peut faire.

Il y en a d’autres, là. C’est pas le seul. Mais ça fait partie des exercices dans ta vie. Mais c’est pas un exercice, mais des projets, des choses que tu entreprends dans ta vie qui vont énormément forger ton caractère parce que tu vas être face à toi-même très souvent, seul. Tu vas être face à d’autres qui vont te donner leur opinion. Oui, j’achète tes shit ou non, j’achète pas tes affaires.

Puis c’est extrêmement confrontant par rapport à notre valeur personnelle, par rapport à quiconque, par rapport à notre identité. Qu’est-ce qu’on crée? C’est quoi ma brand? C’est quoi mes affaires? Les relations aussi, les relations de collègues, les relations de clients, comment est-ce que tu navigues toutes ces affaires-là. Si tu persistes longtemps dans l’entrepreneuriat, c’est une des façons de forger une identité beaucoup plus claire que je pense que si t’es en salarié.

Ça veut pas dire que tu peux pas le faire. Oui. Mais c’est comme une espèce de fast track. Ça te force, en tout cas, professionnellement et probablement personnellement aussi. Je suis d’accord avec toi.

Puis c’est… En entrepreneuriat, c’est-tu qu’est-ce qui se passe? C’est que à travers les échecs et les réussites, surtout les échecs, à un moment donné, tu réalises qu’il faut que tu changes ton mindset. Je sais pas moi, t’as reproduit la même erreur trois ans de suite. Puis là, t’es comme… Si t’as une maturité émotionnelle, tu vas réaliser que tu changes ton mindset.

Tu vas réaliser, tu vas dire, attends une minute, pourquoi, mettons, la même erreur, ça pourrait être toujours engagé une mauvaise personne? Je sais pas, là. Genre, c’est toi le point commun. Là, à un moment donné, t’es comme, oh oh, c’est parce que je suis incompétent là-dedans? C’est quoi? Est-ce que je veux toujours engager quelqu’un qui est mon ami?

Je sais pas trop quoi. Ah, finalement, c’est la part de mes parents. Non, non, mais tu sais… Non, mais tu te retrouves en thérapie. Je suis à la fin de faire en thérapie. Dans le sens… Puis pourquoi, pourquoi comme entrepreneur, il y en a beaucoup qui finissent par le développement personnel, etc., c’est que si tu le fais pas, tu vas faire faillite.

Genre, tu sais, t’es forcé de le faire parce que tu réalises des fois que ton mindset va influencer beaucoup tes résultats financiers. Puis tu parles, toi, tu parles beaucoup, beaucoup de la relation à l’argent. Oui. C’est critique. Comme entrepreneur, tu le réalises peut-être plus que comme salarié.

Comme salarié, tu reçois de l’argent puis ensuite, tu peux réaliser toutes sortes de choses. Mais comme entrepreneur, comme quand tu parles d’augmenter la taille de ton projet ou faire plus d’argent, puis là, t’es comme, oh, faire plus d’argent? Non, non, non, non, je veux quand même pas devenir riche là parce que les riches sont méchants puis tout ça.

Puis là, t’es comme, là, un moment donné, tu t’entends puis t’es comme, ben là, sont-tu méchants ou c’est quoi? Ah, c’est parce que dans ma famille. Non, c’est ça. Non, mais à un moment donné, tu peux découvrir, ah, ouais, en réalité, c’est parce que j’ai comme ma perception des riches méchants, c’est le Hassel avec sa Porsche puis il klaxonne tout le monde puis il fait chier tout le monde, tu sais.

Je pense que dans l’entrepreneuriat, surtout à travers les années, t’es comme à un certain point confronté au développement personnel ou encore, c’est aussi trendy dans l’entrepreneuriat, mais sûrement pour une raison. Ben écoute, c’est parce que je pense que que tu le fasses de façon consciente ou pas, il va en avoir.

En partie. On existe ça. Il va y en avoir parce que l’action, comme je te l’ai dit, ça t’amène à te confronter à toi puis c’est quoi tes croyances par rapport, par exemple, à l’argent. C’est un big dans l’entrepreneuriat parce que, ben, c’est ça qu’on fait. On crée quelque chose qui a de la valeur en échange de l’argent en général. C’est pas mal ça la patente.

Puis si on a une relation qui est problématique avec l’argent parce qu’on veut pas en avoir trop, parce qu’on pense que les riches sont méchants, parce que, justement, des bagages ne s’appartiennent pas finalement, ben, tu vas avoir des grands objectifs pour toi, des grandes ambitions, mais tu vas aussi être en train de tirer l’autre bord de la couverte en disant, genre, ah, ah, ah, ça c’est pas bon pour toi.

Fait que si tu fais pas ce travail-là, ben, tu vas te mettre des bâtons dans les roues. Mais pour se rendre peut-être à faire, à être actif et conscient dans ton développement personnel au lieu que ton action t’est amenée au développement personnel, faut que t’ailles passer par l’action. Je pense que c’est ça.

Je pense que c’est un peu ça. On pense souvent, c’est quoi? C’est l’oeuf ou la poule? Est-ce que je travaille sur mon mindset avant de prendre l’action ou est-ce que je prends l’action? Puis ensuite, je pense qu’honnêtement, l’action est un peu la première étape parce que si tu veux quelque chose puis tu as un objectif, travaille pour y arriver puis à un moment donné, tu vas te rendre compte de c’est quoi tes lacunes.

Tu vas te rendre compte de c’est quoi les problèmes qui te hantent la nuit, qu’est-ce qui te gosse, c’est quoi tes peurs, t’es-tu peur de l’imposteur. Ce genre de patente-là puis après ça, tu iras comme travailler sur une chose à la fois parce que c’est pas vrai que tu peux travailler sur tout en même temps. Mais je pense que si tu restes dans le dev perso, t’es dans la théorie. Tandis que si tu pars par l’action, tu vas rencontrer un blocage, tu vas pouvoir aussi faire du développement personnel sans être en train de sacrifier la croissance. C’est extrêmement bien dit, j’ai rien à rajouter là-dessus, c’est fantastique. Make sense.

Le syndrome de l’imposteur est un luxe que les vrais leaders ne peuvent pas se permettre. être un luxe. Comment ça être un luxe? Je sais pas si c’est ever un luxe pour être bien honnête, mais est-ce que les vrais leaders ne peuvent pas se permettre le syndrome de l’imposteur? Je pense qu’ils le vivent quand même, c’est juste qu’ils le gèrent autrement. Je sais pas si on le vit à l’infini. Je sais pas. C’est disparu pour moi.

Ah wow. J’allais dire, je sais pas si j’ai déjà rencontré quelqu’un pour qui ça a vraiment disparu. Ben, c’est plus vraiment présent. Ben que là, toute l’histoire du journaliste, là, c’est parti, ça? Ouais. De genre, avoir le titre de journaliste, même si t’as pas étudié en journalisme? Ouais, c’est pas vraiment parti. Ben, je suis contente pour toi. Merci. C’est en exclusivité. En exclusivité.

Ben, c’est ça, c’est parce que ça fait 15 ans, pis, grosso modo, tu sais, au début, j’étais un blogueur ou n’importe quoi, tu sais. Un recherchiste. Ben, c’est ça, exactement, le recherchiste, pour ceux qui me suivaient. Aïe, aïe, aïe, aïe. On va en faire quelle année? Le 2010? Euh, oui. Aïe, aïe, aïe.

En tout cas, écrivez-moi, s’il vous plaît. Je ne sais même pas si je pourrais retrouver des screenshots de ce site-là, j’aurais dû l’archiver. Je pense que j’ai des photos sur mon hard drive de quand on faisait le shoot dans le salon jaune. C’est vrai? Ça serait intéressant. Juste pour voir les débuts.

Mais bref, oui, ça a pris du temps professionnellement. Non seulement je suis journaliste citoyen qui n’a pas été à l’école en journaliste, j’ai juste un background en communication. Honnêtement, on s’en fout. C’est des vieilles idées, tout ça, par rapport à ma compétence, c’est lié à mon école, le prestige.

Je pense que pour nous autres, c’est plus facile à dire. Ça a l’air bizarre à dire, mais parce qu’on est nord-américain. Je sais que les gens qui écoutent en France, c’est encore… Genre le papier, genre le certificat, c’est largement… genre important.

Mais peu importe, genre le certificat, genre le papier, c’est super important. Puis je pense qu’au Canada, puis même aux États-Unis, il y a plus une espèce de flexibilité de genre, mais c’est de l’expérience, genre you can make it. Ça dépend des milieux. Mais c’est encore… Oui, c’est vrai dans ton milieu académique.

Pour revenir au syndrome de l’imposteur, c’est juste de réaliser que c’est mon expérience accumulée sur un sujet qui crée ma crédibilité. Je n’ai pas besoin d’aller la chercher de d’autres façons. C’est les gens avec qui je me suis associé. J’ai interviewé des tops scientifiques au monde. J’ai interviewé Robert F. Kennedy Jr. deux fois. Ce n’est pas petit qu’est-ce que j’ai fait. Si quelqu’un ne reconnaît pas cette valeur-là, il est dans les patates. Pas moi.

Dans le fond, c’est au niveau de la crédibilité professionnelle dans un milieu où oui, c’est académique, etc. Il y a de la recherche, tout ça, tout ça. Mais en réalité, c’est ça. Ça a été très long pour moi de ne pas répondre, de ne pas être réactif à la critique.

À cette critique-là, il y avait une partie de moi où je me demandais genre, est-ce que finalement je suis un imposteur tout ça? Tout ce temps-là, j’étais undercover. Je faisais semblant. En tout cas, mais c’est ça. Puis oui, en développant mon expertise puis maintenant, tout ça, il y en a encore qui sont des gosseux puis qui ne sont pas d’accord avec ce que je fais ou quoi que ce soit, mais je n’y crois plus.

Mais tu sais, si on revient au point initial, est-ce que les leaders ne peuvent pas se permettre ce syndrome-là? Tu sais, genre, je suis contente pour toi que tu n’aies plus de syndrome dans l’imposteur, really. Mais j’ai entendu tellement de personnes qui lient des communautés, qui lient des mouvements à la limite, qui partagent quand même des… c’est quelque chose qui ne disparaît pas nécessairement, mais qui se gère mieux parce que justement, tu as plus de ces outils-là.

Puis je suis contente de savoir que ça se peut qu’il y a du monde qui droppe quand même ça. Mais tu sais, il y a plein de personnes qui, même avec le temps, même peu importe leurs acquis, vont… Puis peut-être que c’est une question de thérapie, à la limite, de regarder ça, genre oui, mais tu es imposteur aux yeux de qui?

Au final, est-ce que tu es imposteur aux yeux des autres? Est-ce que tu es imposteur à tes propres yeux, selon tes propres standards, de qu’est-ce qui est legit? Aussi, parce que tu as des bagages de… Ah oui, mais qu’est-ce qui est… Tu sais, on t’a dit que le papier, c’était important. On t’a dit que si tu n’avais pas étudié dans une université, genre tu ne valais rien, puis tout. Est-ce que tu as… Tu sais, tu as gardé ça en toi, puis c’est comme ça, à travers ces lunettes-là, que tu t’analyses, finalement.

Ça permet toi, comme point de vue, mais c’est un peu ça pareil. Fait que je pense que… Je pense que tu es capable d’avancer quand même, puis de ce sens-là, est-ce qu’ils ne peuvent pas se le permettre? Je ne pense pas. Au contraire, je pense que ça… Tu peux te permettre de sentir ça, une espèce de feeling de je ne suis pas encore legit, mais ça ne peut pas, si tu as des grands objectifs, ça ne peut pas t’arrêter de continuer de prendre action quand même.

Parce qu’au fur et à mesure que tu vas prendre ces actions-là, tu vas finir par te prouver à toi-même que tu es capable, que tu vaux la peine, puis que tu vas aller faire les grandes entrevues, puis que tu vas avoir un impact aussi. Si tu attends de sentir que tu es legit pour passer à l’action, ça n’arrivera pas parce que tu ne prendras aucune action pour te prouver que tu es legit. C’est là, fou la poule à that point. Totalement. Oui, bien dit.

Si tu n’as pas échoué publiquement, c’est que tu joues trop safe. Oui? Oui. Pourquoi il faut que ça soit public? Bien, publiquement. Si tu n’as pas échoué, point, ça c’est sûr. Ah oui. Que tu joues trop safe. Mais échoué publiquement, ça dépend, il y en a qui parlent de leurs échecs publics puis je pense que c’est bon.

Toi, tu as toujours été bonne pour partager ça puis il y en a qui te suivent parce que tu as cette honnêteté-là. Les fois où j’ai eu les meilleurs commentaires de tout ma business, c’est quand j’ai parlé de mes échecs. C’est souvent ça. Aussi. C’est souvent ça. C’est de parler des vulnérabilités parce qu’il y a une partie… En fait, tu vas souvent recevoir des remerciements, énormément. C’est le genre de commentaires que tu vas recevoir à chaque fois que tu parles de ça. Des remerciements, de dire merci de montrer que ce n’est pas juste des licornes puis genre des bisous puis que ça va bien.

Pas ça va bien, mais que des fois, ça va mal puis que… Mais qu’on peut se relever. Je l’ai souvent dit, c’est quelque chose que je répète beaucoup, moi, je ne partage pas mes plaies, je partage mes cicatrices seulement. Dans le sens où quand je suis en train de vivre quelque chose d’extrêmement difficile, j’ai même tendance, au contraire, à garder les choses pour moi le temps que je le vive puis que j’analyse la situation à ce moment.

Qu’est-ce que je suis en train de vivre? Parce que des fois, tu as plein d’émotions en même temps de comme « OK, c’est quoi la situation? » Puis là, tu partages quelque chose une semaine après, tu vas changer de décision parce qu’il y a un autre, tu as eu de la clarté sur quelque chose, puis là, tu vas faire avancer le projet dans une autre direction.

Ça fait qu’il y a quelque chose de « confusing » aussi quand tu partages, quand tu es en plein milieu de l’orage, puis de la tempête, puis de dire aux gens « Là, je suis en train de vivre ça, mais je ne sais pas dans quel sens que je m’en vais. » Les gens sont comme « OK, reviens-moi quand tu auras trouvé. »

Puis partager ses cicatrices, c’est ça, c’est d’être capable de passer au travers d’un échec, de sortir de là, de voir c’est quoi les apprentissages, de voir où est-ce que tu as fait des erreurs, des choses que tu aurais pu améliorer aussi, puis d’être capable de le dire. Parce que quand tu es en train de le vivre, tu ne sais pas, tu vis la patente. Tu essaies juste de survivre.

Ça n’arrête plus. Ça fait quatre épisodes de suite. Et c’est promis, si vous venez avec nous pour les quatre prochains, il y aura aussi des analogies de bateau. Oh my God! Intéressant.

Mais oui, donc, échouer publiquement, tu joues trop safe. Je pense que, tu sais, il y a des gros… Je pense que c’est une question de prendre des risques. C’est ça qui est sous-entendu dans ça. C’est une question de prendre des risques puis de dire, je vais prendre ce risque-là que je pense qu’il va payer.

Mais tu sais, on en a parlé dans les épisodes beaucoup justement de gestion du risque puis il y a souvent les gros projets qui… Il y en a plein des gros projets qui sont à l’interne. Genre justement, engager un gros morceau, tu sais, genre un CMO, tu sais, quelqu’un qui a un gros salaire. Tu sais, engager, c’est quelque chose qui est bien… Tu sais, ça peut être un risque aussi, honnêtement.

Mais les gros moves publics, c’est des gros lancements, c’est des gros événements. Puis tu sais, des échecs… Je ne considère pas grand-chose comme des échecs, je parle beaucoup, beaucoup d’apprentissage, mais des affaires qui ne vont pas comme j’avais prévu. Tu sais, le lancement que j’ai fait en janvier, la première partie, what’s next, extraordinaire, la partie du lancement, ensuite avec le boardroom, moins que prévu.

Puis pour moi, puis je te l’ai dit verbatim, je dis, hé, aïe, aïe, aïe, c’est public ça comme échec? Je pense que je te l’ai dit, tu sais, puis je pense que je l’ai dit à d’autres personnes aussi, c’est genre, ça, c’est très vulnérable parce que je trouve que c’est public, puis pas juste parce que c’est public pour les gens, parce que les gens, ils ne savaient pas ce qui se passait.

Puis au final, je suis contente de toutes les personnes qui ont rejoint le boardroom puis je suis encore plus contente à cause des changements qui s’en viennent et tout. Très bientôt d’ailleurs. Mais tout ça pour dire que reste, il y avait mes collègues. Puis pour moi, c’était genre, ah, genre, ils voient bien qu’ils ne font pas autant de ventes affiliées que j’aurais mis.

Pour moi, c’était très public, mais quand tu fais beaucoup de ça puis que tu partages beaucoup de ces affaires-là publiquement aussi, il y a une validation. C’est du contenu que les gens apprécient, pas pour rire de toi puis pour dire, ah, ah, ah, mais parce que ça valide aussi, encore une fois, que c’est un rollercoaster. Les gens apprennent de ça aussi.

Quand tu es capable d’avoir le recul nécessaire puis de partager ça, les gens vont apprendre de ça aussi et toi aussi parce qu’il y a une analyse, une auto-analyse de qu’est-ce qui s’est passé. Ça fait du meilleur contenu. Plus c’est facile d’en parler plus t’as d’expérience, plus c’est plus facile de passer par-dessus parce que sincèrement, quand tu le fais de façon publique, un moment donné, c’est genre been there, done that.

Le premier saut en parachute que tu fais dans ta vie, c’est l’affaire la plus stressante au monde. Mais plus tu le fais, ça devient un peu plus routinier. Comme n’importe quoi. Plus tu fais quelque chose, plus ça devient routinier. OK, je n’ai pas rien d’autre à ajouter. Totalement.

Mais tu sais, c’est ça. Est-ce que tu joues trop safe si tu ne le fais pas? C’est quoi la définition de jouer safe? Honnêtement, il y a plein de grosses business qui ne font pas nécessairement des gros lancements non plus. Est-ce que ça a besoin d’être public pour que ça soit valide?

Jouer safe, je trouve ça intéressant à explorer comme concept. Ça vient avec beaucoup de préjugés, dans le sens où ça vient à travers des lentilles de c’est quoi safe. Mais c’est vrai qu’il y a aussi une partie de… Tu sais, prendre un risque qui peut payer, un risque qui est calculé, qui peut payer. Des fois, c’est un risque qui est public puis ça prouve que tu es… Ça prouve à qui? À toi, I guess, que tu es sérieux par rapport à ce projet-là puis que tu y crois pour vrai.

Il y a des risques comme ça que c’est des engagements envers toi-même. Puis quand tu essaies de le cacher ou de faire behind the scenes, c’est là où peut-être que tu joues safe parce que tu veux cacher tes affaires puis tu veux pas que les gens voient, tu sais. As-tu déjà eu peur de la visibilité puis du succès? La visibilité, oui. Parce que? Les critiques. Les gens qui viennent avec. Ouais, c’est ça.

Ouais. Tu sais, dernièrement, j’ai eu une petite pensée quand même. J’espère qu’ils vont aimer ça, tu sais, parce que j’ai contacté, j’ai eu différentes introductions à des gens super influents, un doc que je suis depuis quatre ans, tu sais, des gens que tu respectes, des gens que t’as écouté tous leurs podcasts au complet, chaque épisode, puis t’es comme… C’est intimidant. C’est intimidant.

Puis c’est comme, en même temps, sais-tu quoi, s’il aime pas ça… Ça va-tu tout changer ta vie? Non. C’est ça. Ça va pas tout changer, puis s’il aime pas ça, il est impâtable. Honnêtement, c’est comme ça que je pense.

Le quatrième hot take revient un mini peu sur le concept de la discipline qu’on a vu dans le premier épisode. La discipline bat toujours la motivation. Moi, je suis d’accord. La discipline bat la motivation. Totalement d’accord. La motivation, là, c’est comme du fairy dust. Dans un sous-comme, « It comes and goes », ça fait de la magie quand c’est là, mais genre, on sait pas trop.

Puis pour vrai, la motivation, c’est overrated. Genre, les gens sont comme, « Ah oui, mais je vais travailler quand je suis motivé. » Non. Tu vas faire, whatever, qu’est-ce que tu vas faire quand tu vas sentir la nécessité. Pas quand tu vas être motivé, nécessairement.

C’est aussi parce qu’il y a bien des choses dans notre environnement qui nous prennent cette motivation-là. Par exemple, il y a des gens qui disent, « Ah, je procrastine, je sais pas quoi faire, je suis démotivé. » Mais qu’est-ce qu’ils font dans leur journée? Ils sont beaucoup sur les devices. Oui, mais attends un peu. Ça suck up leur énergie. C’est un autre dossier parce que la procrastination, c’est un grand signe. La procrastination, c’est quelque chose à écouter. Pas à suivre, mais à écouter.

J’ai juste l’impression qu’il y a plus de gens que jamais qui ont des problèmes de motivation, mais c’est intimement lié avec leurs habitudes. C’est plus dur d’être discipliné que jamais. Attends, attends. Je ne pense pas que c’est plus dur d’être discipliné. Je pense que c’est plus dur de ne pas être dérangé. Parce que la discipline n’a pas changé. Il y a plus de distraction dans l’environnement immédiat.

Oui, oui, oui. On est plus distrait. Mais est-ce que c’est plus difficile d’être discipliné? Je ne pense pas. Moi, je pense que oui. C’est parce qu’il y a un challenge qui vient avec. C’est comme si tu mettais un enfant dans une salle avec plein de bonbons et tu lui disais de ne pas en prendre. Les adultes, on est…

Elliot, il fonctionnerait. Peut-être. Il dirait, « Ah, papa, sais-tu, je ne vais pas en prendre deux parce que sinon, je vais avoir mal au ventre. » Yeah! Bien éduqué. Non, mais ça, des écrans, tout ça, ça attire notre regard. C’est plus facile d’être distrait puis c’est plus dur d’être discipliné, de fermer tout puis de contrôler notre screen time puis de faire du travail focus.

Puis là, maintenant, sur les ordinateurs, sur les interfaces, j’essaie de le préciser. Il y a Slack, il y a Telegram, il y a WhatsApp, il y a Messenger, il y a Instagram, puis là, ting, ting, ting, ting, ting. Puis là, je suis comme de la discipline de fermer ça, de focuser sur le travail puis de faire des choses sans, en tout cas, de la discipline entrepreneuriale, je pense que c’est encore plus difficile en 2025 que quand j’ai commencé il y a 15 ans.

OK. J’aimerais formuler une autre perspective. OK. La discipline, c’est quelque chose que tu fais puis les distractions, c’est quelque chose que tu ne fais pas. puis c’est pour ça que pour moi, dans ma tête, ce n’est pas plus difficile d’être discipliné parce que la discipline a toujours été tough. Ça a toujours été difficile parce que c’est quelque chose qu’il faut que tu fasses.

Il faut que tu t’arrêtes, il faut que tu bloques. Ça demande toujours un effort à l’humain. Les distractions viennent de l’extérieur. Mais il y a plus de distractions. Oui. OK. Oui. Yep. Mais le concept de la discipline, c’est pour ça que j’essaie de nuancer un petit peu parce que je pense que ça vient de soi.

Puis si tu attends la motivation pour prendre quelque forme d’action, elle ne viendra probablement pas. Ça dépend de qu’est-ce que tu fais pour avoir ta motivation. La motivation, comme je disais tantôt, je trouve que c’est overrated, que tu es mieux, tu es mieux malheureusement de faire l’action même quand ça ne te tente pas.

Puis il y a beaucoup de personnes qui crient là, qui sont genre, oui, mais ça veut probablement dire que tu n’es pas aligné, puis ce n’est pas la bonne affaire. Je ne suis pas d’accord. Pas nécessairement. On en revient à tout le concept de mastery japonaise. On s’entend-tu qu’il y a des gens que ça ne leur tentait pas ce matin-là de se lever pour aller faire le saké en l’hiver au Japon? Ça ne leur tentait pas pantoute, mais à la fin, c’est devenu des masters puis ils étaient satisfaits de la création qu’ils avaient faite.

Je pense que c’est comme écrire un livre. Les gens qui écrivent des livres puis qui les écrivent aussi rapidement, c’est des gens qui se disent chaque jour, pendant X nombre de jours, je vais écrire X nombre de mots ou X nombre de pages ou peu importe c’est quoi l’objectif, mais ils s’assoient puis des fois, il n’y a absolument rien qui vient.

Il n’y a rien qui vient parce que c’est vraiment tough. C’est tough, mais à la fin, tu vas avoir un livre. Mais si tu attends la motivation, tu n’auras pas ton livre. Fait que la discipline bat la motivation dans ce sens-là. Je suis d’accord.

Il y a aussi une différence aussi entre motivation puis inspiration. L’idée de Mel Robbins qui parle justement de tout ce qui est le, tu ne peux pas motiver les gens à prendre action, mais tu peux les inspirer à prendre action. Dans le sens où tu peux lead the change, tu peux model the behavior.

Puis à partir de ça, les gens vont prendre leur propre décision par eux-mêmes de prendre action parce qu’ils vont voir la nécessité, parce qu’ils vont se sentir validés, ils vont être dans un environnement qui est safe pour essayer quelque chose d’autre ou prendre action. Mais tu ne peux pas motiver quelqu’un.

Puis attendre que ça vienne tout seul non plus. Fait que je pense qu’il y a une espèce de roue à faire tourner si tu veux que ça soit motivé. Puis une fois que ça part, c’est comme n’importe quoi. Il y a comme une résistance initiale puis qu’éventuellement, une fois que ça part, ça part. Fait que tu es mieux d’être discipliné.

Puis c’est la même chose pour le gym, c’est la même chose pour ton alimentation, c’est la même chose pour ton horaire. La discipline va te permettre plus de liberté puis plus de croissance au final que juste vivre ta best YOLO life puis d’attendre que les shit happen.

Oui, puis c’est ça. Puis tu sais, ta best YOLO life, ça peut être correct dans certaines saisons de la vie, mais si tu es un entrepreneur puis tu veux faire un gros projet, mettons un livre, c’est un énorme projet, un livre. Si tu es méthodique, ça peut être assez rapide. Il faut que tu sois méthodique, il faut que tu sois discipliné, puis tu n’es pas nécessairement motivé chaque jour, mais ultimement, si tu es capable de développer une motivation qui est basée sur…

Intrinsèque. Qui est intrinsèque, mais qui est basée sur la vision. J’y pense à mon livre, puis il est déjà écrit. Là, j’aimerais ça me rendre là. Let’s go. Mais c’est loin. C’est loin. C’est loin. Mais il faut que tu le vois. Il faut que tu te dises, il est déjà écrit, mon livre. Puis là, let’s go.

Fait que là, tu fais de la manifestation. Bien là, il faut la discipline. Oui. On va juste le manifester. OK, je le vois, je le vois. T’ouvres les yeux, il n’est pas là, le livre. Il n’y a pas rien de faire. On a parlé avec Alexina. La manifestation, c’est de l’action aussi. Mais là, c’est de l’action. Puis la discipline, c’est, tu te lèves le matin, tu penses à ton livre, tu te dis, OK, oui, oui, je le vois là. Je le vois, là, je vais écrire 200 mots.

Donc, d’avoir la discipline de le faire dans un monde où il y a plus de distractions pour boucler la boucle et dans une vie où les choses sont complexes, des fois, tu as un partenaire, des enfants, une mortalité, tu es malade, tu as des amis, tu as des responsabilités, il y a la période des impôts. À un moment donné, puis là, à travers ça, tu tiens ta ligne directrice puis tu dis, moi, j’écris.

Il faut que je l’écrive. Il ne va pas arrêter d’avoir Pâques puis Noël puis tes vacances d’été puis telle affaire. Tout ça continue. Donc, c’est de suite! Genre là, là je suis en train de penser à 2026. Genre, je n’ai même pas fini mon lancement parce que… Mais c’est ça. Là, ça tombe dans la discipline entrepreneuriale de la planification. Discipline en tout temps. En tout temps. Ça sert un bigger purpose. Je vais le réutiliser parce que je trouve ça délicieux.

Passons à la suite. Ce qui nous a été envoyé aussi, nos hot takes de croissance personnelle aussi par nos mêmes audiences. Mais on a deux nouvelles personnes qui rentrent en scène cette semaine.

Angélique qui dit « Est-ce qu’on est vraiment le reflet des cinq personnes qu’on côtoie le plus si je traîne le plus souvent avec mon chien, mon chum, que je suis en train de quitter puis mes clients, ça donne quoi? » Est-ce qu’on est le reflet? Moi, là, la réponse est oui. Je suis désolée, mais les gens avec qui tu tiens le plus étant les cinq personnes, l’espèce de concept bien connu. C’est du mimétisme social.

C’est ça que c’est. Right. Mais c’est du mimétisme social. On fait tous du mimétisme social avec les gens qui sont autour de nous parce que c’est ça qui est inspiré par les autres autos. C’est exactement ça. Une change me tient avec toi.

Non, mais c’est vrai. J’allais dire… juste à penser à ce serait quoi la conséquence si, je ne sais pas moi, les trois collègues avec qui je parle le plus fréquemment étaient des gens négatifs. Puis ensuite, mes amis à qui je parle le plus souvent, c’est, mettons, des gens négatifs. Il y aurait des conséquences sur moi, veux ou pas. Même si je ne veux pas l’avouer.

Les standards des gens dans ton équipe vont aussi devenir tes standards. Puis ironiquement, c’était peut-être les tiens qui ont créé ces standards-là. Parce que tu as engagé ces gens-là. Fait qu’au final, tu sais… Puis tu ne les as pas renvoyés à temps. Fait qu’au final, tu sais, souvent, c’est des gens au travail avec qui on se tient beaucoup, la famille étant le premier ou le deuxième.

Point being, cette personne-là qui était dans ta vie, qui a des standards spécifiques sur sa discipline, sur sa motivation, sur son ambition, sur comment il traite les gens, bien, éventuellement, ça te valide. Puis ça te conforte. Il y a une espèce de zone de confort dans laquelle tu es puis tu fais comme, ah, ouais, mais tu sais, je n’ai pas besoin de me sortir de… Je n’ai pas besoin d’aller plus loin, right?

Non, non, tu n’as pas besoin d’aller plus loin, tu es bien correct avec ce que tu es. Ça ne veut pas dire que c’est un discours toxique, mais c’est un discours qui peut être problématique si ce n’est pas ça que tu veux dans la vie puis que tu te laisses influencer par ce discours-là, encore plus quand c’est des gens qui te tirent par en bas.

Puis il y a quelque chose que je trouve super intéressant, c’est que quand tu fais beaucoup de croissance personnelle, c’est souvent les relations avec qui tu es autour de toi parce que ces gens-là, ça les frustre que toi, tu changes. Puis ça les frustre surtout parce qu’ils sont en deuil. Ils sont en deuil de la personne qui était avant. Puis toi, c’est toi qui l’as tuée. Genre, l’autre est morte puis c’est toi la tueuse.

Puis il y a une frustration par rapport à ça. C’est comme non, reviens avec nous avant parce qu’eux, ils sont confortables dans qu’est-ce qu’ils étaient. Mais toi, si tu n’es plus confortable dans ça, tu ne peux plus te permettre de rester avec ces gens-là, malheureusement.

Puis ça ne veut pas dire que tu vas éliminer toutes ces personnes-là de ta vie parce qu’il y a certaines personnes qui sont plus difficiles à éliminer, surtout quand ce n’est pas des affaires insane. Surtout les liens de sang, c’est des gens qui vont rester, qui vont avoir le même rôle dans ta vie, peu importe ce que tu décides.

Tu peux juste rajouter des nouvelles personnes dans ta vie. Puis ces nouvelles personnes-là vont prendre plus de place. Ça se peut que tu aies moins de place pour tes parents aussi à un moment donné. Tu vas les voir dans les moments où tout le monde va être heureux puis que ça va faire du bien. Puis après ça, tu vas retourner à ta vie puis avec ton réseau de personnes qui t’aident à grandir puis qui te challenge à plus. Parce que si personne te challenge, honnêtement, tu n’es probablement pas avec les bonnes personnes.

La chose merveilleuse que je pensais, tu peux passer du temps avec des gens qui ont une philosophie différente en lisant. Ça coûte 15 piastres, 20 piastres, t’achètes un livre puis tu peux avoir accès à, je veux dire, l’équivalent des meilleurs penseurs de notre temps. Effectivement, puis je pense que c’est un bon argumentaire aussi pour la lecture.

Élodie, qui fait aussi sa nouvelle apparition dans notre line-up, se forcer à être visible, c’est l’autoroute vers l’autosabotage. Je pense pas que je suis d’accord. Se forcer à être visible, je saisis pas totalement, là. Mais tu sais… N’étant pas une personne… T’es plus sur Instagram maintenant que t’as découvert les Reels.

Bref, il y a une partie du contenu d’Internet qui existe, que c’est genre le no face. Des gens qui montent pas leur face, mais qui font du contenu quand même. Fait qu’ils font du contenu, c’est des influenceurs qui créent des gros comptes, mais on voit jamais leur face, on sait jamais c’est qui.

Puis je me suis vraiment toujours posé la question à savoir, est-ce que c’est juste fondé dans une peur qui devrait être tacklée? Ou est-ce qu’il y a vraiment quelque chose behind this? ton succès est ton succès quand même. T’sais, t’as créé quelque chose de grand, t’as donné de la valeur. Mais est-ce que tu pourrais pas faire plus si on voyait ta face puis qu’on avait une connexion encore plus?

Est-ce que c’est basé sur une insécurité personnelle ou est-ce que c’est basé sur un espèce de sentiment de… Je veux pas que les gens me reconnaissent dans la rue parce que je veux rester anonyme, mais pourquoi? Pour moi, je ne comprends pas les motivations tant que ça derrière ça.

Je sais pas quoi dire. Je suis pas d’accord. Genre, tu sais, je sais qu’il y a des tabous justement par rapport à l’argent, tu sais, mettons, des gens qui veulent pas l’argent puis il y a tout… Des gens qui ont des familles qui sont très carrées ou des familles dans lesquelles on ne parle pas d’argent, mais je pense pas que c’est une justification pour pas faire du contenu en montrant ta face parce que ta famille aime pas ça que tu parles d’argent ou que tu montres que t’as du succès ou whatever. Je veux dire, c’est pas leur vie.

La question étant se forcer à être visible parce que c’est l’autoroute… Je pense pas parce que ça va te forcer à rencontrer tes peurs. Puis, si tu veux jamais leur parler puis si tu veux jamais les régler puis si tu veux jamais travailler là-dessus puis guérir de ces traumas émotionnels-là qui t’amènent à avoir peur de te montrer, bien là, peut-être que oui, effectivement, tu vas tomber dans l’autosabotage.

Mais je pense que de le faire, même quand t’es pas encore nécessairement très confortable, je pense que c’est une bonne façon de guérir aussi. Cela dit, c’est sûr que quand tu te montres, il y a toujours une possibilité que les gens critiquent. En fait, ça va arriver. Moins que ce qu’on pense souvent dans le sens où on a l’habitude de parler de haters puis on voit les pires cas parce que les gens parlent de haters quand ça leur arrive.

Mon expérience personnelle avec ça, les haters, c’est assez limité dans mon univers. C’est souvent en dessous des pubs Facebook parce que c’est les gens avec le moins de filtres, mettons, qui vont se donner la peine de commenter en dessous des affaires complètement absurdes. Puis on en parle de ceux-là, mais honnêtement, je me serais attendue à avoir des commentaires sur mon physique puis j’en ai jamais eu, ever. Puis ça m’a surpris parce que j’étais comme, c’est sûr que les gens vont prendre, parce que c’est des complexes à moi.

Fait que t’as l’impression que les gens vont les voir pas mal plus. Que les gens vont identifier la même chose que toi t’as identifié que t’aimais pas, mettons. Exact. Ouais. Puis il y a des gens qui vont le faire parce qu’ils n’ont pas de filtre puis qu’ils vont te le dire aussi. Ouais. Mais tu sais, je pense que il y a aussi, tu sais, c’est vrai que plus t’as de succès puis plus ça grossit ta visibilité, bien, ça va venir avec une visibilité aussi auprès des mauvaises personnes qui ont, ça leur tente pas de dire des belles choses dans la vie.

Fait que ça va venir avec, mais je pense que t’as deux choix là-dessus, soit tu t’effondres ou soit tu grandis, là. Fait que est-ce que c’est l’autoroute vers l’autosabotage? Non. Je pense que tu te sabotes si tu veux pas te montrer parce que tu penses que c’est l’autoroute vers l’autosabotage. Autosabotage, ception. Oui.

OK. Je veux passer à la prochaine chronique section. C’est ce que j’aurais aimé comprendre plus tôt. Il y a certains exemples qu’on peut faire, mais dans le fond, ce que j’aurais aimé comprendre plus tôt, il y a des affaires qu’on apprend juste quand on a mangé un certain nombre de claques de l’expérience.

Donc, ce que je voulais qu’on partage à travers ce petit segment-là, c’est qu’est-ce qu’on aurait aimé comprendre plus tôt dans notre parcours. Pas des trucs juste fancy, mais vraiment des vérités, que ce soit sur toi ou la business en général, qui ont changé un peu ta trajectoire. Fait qu’on peut parler aussi ici de gestion émotionnelle, de l’identité liée au succès, on vient d’en parler un petit peu, mais de paix intérieure. Qu’est-ce que t’aurais aimé apprendre plus tôt dans dans ton parcours entrepreneurial?

La chose qui me vient, c’est que professionnellement, je suis dans un sujet en ligne où les gens aiment ça débattre. Tu sais, des sujets de santé, des sujets scientifiques puis tout ça. T’as toujours une couple de personnes qui vont te challenger d’une manière pas vraiment déraisonnable. Ils vont essayer de dire « Tu sais te mal les études? Tu fais ci, tu fais ça. Tu es un arnaqueur. » Écoute, j’ai tout entendu puis c’est facile de se laisser impressionner.

Ce que j’ai réalisé il y a quelques années, à force de analyser qu’est-ce qu’ils disent puis qu’est-ce qu’ils savent, c’est que t’en as plein de ce monde-là qui connaissent strictement rien au sujet. Mais qu’ils se donnent, ils ont une opinion quand même. Leur expertise, c’est de faire semblant qu’ils ont quelque chose à dire. C’est eux les imposteurs. C’est stupéfiant. On les a trouvés.

Puis ils te bully puis ils te gaslightent à un point où ils essaient de remettre en question, ils essaient que toi tu shakes de peur parce que « Oh non, j’ai été découvert puis j’ai mal cité des études, etc. » Mais c’est eux qui sont les imposteurs.

Donc, qu’est-ce que j’ai commencé à faire tout simplement, c’est à place de répondre, à place de déliter un commentaire ou de répondre de manière triggered ou quoi que ce soit. C’est de dire « Ah oui, merci pour ton opinion. Qu’est-ce que tu penses de ça? » Et je leur envoie, par exemple, dans mon cas, c’est beaucoup d’ingénieurs qui ont travaillé sur des cellulaires, etc.

Puis là, voici ma compréhension des biophysiques, donc finalement de comment la physique de l’onde affecte les cellules, etc. Donc en termes scientifiques, je leur explique puis je dis « Qu’est-ce que tu penses de ça? » Ils répondent pas après. Tout le monde se sauve. Tout le monde se sauve. Pourquoi? Parce qu’ils savent rien.

Donc dans le fond… C’est quoi la leçon? La leçon, c’est que j’ai failli me faire démolir professionnellement ou dans ma confiance par des gens qui sont complètement ignorants du sujet. C’est fou. Mais c’est aussi comme ça que certains individus ils ont une opinion forte, mais c’est pas backé par rien.

Donc que ça soit dans un sujet scientifique, on peut se faire plus omnubilé par certaines personnes qui sont capables d’écrire d’une façon qu’ils nous remettent en question. Je pense que c’est mal cité, etc. Ils savent quoi dire mais en dessous de ça, c’est rien. C’est du vent. Ils ont pas de substance. Ils ont rien parce qu’ils ont même pas étudié le sujet.

Dans le fond, veux-tu une discussion? Qu’est-ce que tu veux exactement? Avoir raison. Donc c’était juste comme la manière de répondre à la critique puis j’ai réalisé que la plupart des critiques qui précédemment me blessaient en disant « Ah, peut-être… On dirait qu’ils ont raison. » Tu sais, ça venait triggerer ce syndrome-là de l’imposteur. La plupart, presque toutes, c’était de la bullshit.

Et que, de la même manière, si t’as quoi que ce soit à dire sur Internet, la plupart des gens qui commentent sont complètement ignorants du sujet. La plupart. C’est des opinions. C’est même pas une opinion informée ou experte. C’est plus une opinion. Je me suis réveillée un matin puis j’ai une opinion sur ton marketing et… Ah oui, ton marketing est prédatorial.

Prédatorial! Précédemment, ça aurait pu me trigger parce que j’aurais dit « Ben là, mon Dieu, c’est tellement exagéré, prédatorial. T’as coup que la personne a un petit peu raison. Je me sens mal. Est-ce que mon marketing est prédatorial? » Maintenant, je vois ça puis je me dis « Prédatorial? De quoi tu parles? C’est un commentaire qui montre un manque de jugement débile. Donc, pourquoi je devrais croire cette personne-là? »

En tout cas, c’est juste de pas prendre ça au sérieux. Faut pas prendre ça au sérieux. Vraiment. Parce que c’est presque toute la bullshit. Mais tu sais, je sais pas si c’est quelque chose que t’aurais pu appliquer avant. Peut-être que c’est juste l’expérience. T’as raison. Peut-être que j’ai juste atteint un niveau de maturité où là, j’ai fini par comprendre la leçon. Même si je me l’étais dit plus tôt, je suis pas sûre que je l’aurais appliqué. Je pense que tu aurais ri. Oui. Vraiment.

Puis bon, ben justement, tu sais, genre, ce livre-là… En fait, tout le concept de genre se lever à 5 heures du matin qui a été très popularisé avec le Miracle Morning que j’ai été très vocale à travers tous mes podcasts dans les dernières années. Je pense que si on l’écoute, il y a plusieurs entrevues où à un moment donné, il y a une mention du Miracle Morning puis genre, j’ai des gag reflex. Je suis comme… Non, je veux pas.

Mais en même temps, il y a eu beaucoup de progression dans ma vie par rapport à l’heure de mon lever. Genre, avant qu’Elliot naisse, j’étais pas fonctionnelle avant 8 heures. Puis après ça, quand Elliot est né, c’était 7 heures. Puis là, ça fait des années que je suis comme… Genre, avant 7 heures, je suis pas fonctionnelle. Puis là, tu te répètes cette affaire-là, je suis pas fonctionnelle, je suis pas fonctionnelle, ça marche pas.

Puis là, tu regardes des concepts comme ça qui sont popularisés par deux types de personnes. Les hustlers, qui se disent, je vais me lever à 5 heures du matin, puis dès que je vais me lever, je vais travailler plus que tout le monde. Et les gens super spirituels qui sont comme, oui, mais c’est la pratique de journaling. Et j’étais comme, oh my God, le journaling, genre oui, OK, mais qu’est-ce que ça va faire?

Fait que des deux côtés, j’étais comme, vous avez tous des arguments de mâle, je veux pas faire ça, j’ai pas envie de me lever tôt parce que, genre, je vais être super fatiguée, point. Puis, il y a un moment dans ma progression de croissance personnelle des derniers mois où je me suis dit, je pense que je suis prête à essayer des affaires que j’ai jamais faites.

Parce que je me suis dit qu’est-ce que les gens qui ont des empires font que je fais pas? On va essayer des affaires que j’ai jamais faites. Puis là… Tu étais insatisfaite de ton lancement, puis tu disais, comment je peux faire ça? C’est une chose de ma croissance. De ta croissance. Je trouvais que j’étais en mode de plateau. Je suis stagnante. Qu’est-ce que je fais que je veux pas faire mais que les autres font? Oui. Puis là…

Puis c’est ça. Ça montre ta grandeur de caractère là-dessus. Dans le sens que ça prend beaucoup pour dire qu’est-ce que je fais que je veux pas faire jamais, que je m’étais dit que j’allais jamais faire, mais que je dois constater que certaines personnes à succès qui m’inspirent font. Puis là, t’es comme, ça se peut, je le fasse aussi. Faut que tu passes par-dessus toutes les fois où ce que t’as dit, c’est de la bullshit ou je vais jamais faire ça de ma vie.

Oui. C’est le rouge, là. J’étais comme, ben, regarde, je peux pas arriver à des différents résultats si je continue de faire la même affaire. Effectivement. C’est genre a given. Fait que j’étais comme, ben, on va s’aider de nouvelles affaires. Genre, pourquoi pas?

Donc, cette patente-là, c’est un livre qui est extraordinaire parce que c’est aussi écrit comme un roman. Donc, c’est quelque chose qui est beaucoup plus digeste à lire que beaucoup de livres de développement personnel qui pitchent des concepts qui peuvent être intenses. Mais c’est super intéressant comment j’aurais jamais voulu approcher ce concept-là avec un bâton de neuf pieds avant juste parce que j’étais pas prête nécessairement à faire cet effort-là.

C’est une question de mettre son égo à part aussi. C’est une question de genre, ben, regarde, clairement, ce que je fais actuellement ne fonctionne pas à certains égards. Donc, t’es comme une espèce de self-check.

De bref, ce que j’aurais aimé savoir, justement, c’est que tout cet aspect-là de discipline, du travail sur soi, de faire quelque chose que ça ne tente pas nécessairement, c’est pas que basé sur grinding, c’est pas que basé sur des valeurs d’extraction, c’est pas que basé sur faire plus, plus, plus sans prendre soin de soi. Puis au contraire, c’est pas que basé juste sur faire la manifestation puis espérer que les choses se passent.

La discipline que ça me demande d’appliquer les concepts, même si c’est tout nouveau dans ma vie encore, me sert énormément plus que me lever à 7 heures puis profiter de l’heure et demie extra de sommeil. Puis c’est pas juste quelque chose qui est réservé aux marketing bros. Honnêtement, la croissance personnelle que t’acquiers quand tu fais les pratiques, justement, un 20 minutes de travail physique dans le fond, tu vas faire un entraînement sur toi. Ensuite, t’as un 20 minutes de réflexion sur ta croissance puis tes plans. Puis un autre 20 minutes qui est d’éducation, de rédaction, dans ces périodes-là où je vais faire de la lecture notamment.

Ça aurait pu être des formations en ligne, ça peut être des épisodes de podcasts, mais c’est pour être constamment dans cette croissance-là puis de réserver une heure au début de ta journée qui est un me-time stratégique et conscient. C’est pas juste des stratégies pour les gens bizarres, c’est pas juste des stratégies pour les gens qui sont extra-spirituels.

On est habitué de voir les gens qui font beaucoup plus puis des affaires hors de l’ordinaire, les considérer comme des outcasts, bizarres, puis de même pas considérer qu’est-ce qu’ils font, puis c’est là où j’étais. Mais honnêtement, si t’es pas prête à te faire considérer comme quelqu’un de crazy parce que t’appliques quelque chose juste pour toi, t’as encore du travail émotionnel à faire sur toi.

Bref. Fait que c’est l’affaire que j’aurais aimé savoir plus tôt, honnêtement, puis de combattre un petit peu plus des préjugés peut-être pour essayer des nouvelles affaires puis de la curiosité, je pense que ça m’aurait servi. OK.

On a encore un petit peu de temps pour un dernier petit jeu. Team Key. OK. Question rapide, version mindset, pas toujours politically correct. Je te donne deux options, tu choisis. T’as pas le droit de dire, ça dépend.

OK. Ready? Oui. Team, je fais confiance à l’univers ou team, je fais confiance à mon fichier Excel. Spreadsheet Google. L’univers. Oh! Elle m’a surpris. J’ai juste un sens que ça a plus de signification qu’une vision complètement terre à terre. Ça a plus de signification dans ma vie.

Team, je m’entoure pour me sentir fort ou team, je me referme quand ça va mal? Je m’entoure. Je vois pas pourquoi qu’on se referme. Non, c’est même mon réflexe, je dirais. Il faut que j’évite ça. De se refermer, je suis quelqu’un qui s’isole si ça va mal, puis en même temps, je m’ennuie des autres. C’est très bizarre. Fait qu’il faut pas que je fasse ça. Il faut vraiment que j’aille demander l’aide.

Team, je cherche la paix ou je cherche la victoire? Je cherche encore la victoire pour l’instant. Peut-être la paix, ça va venir plus tard. Je suis contente que tu aies de la victoire. Truthful. Oui.

Team, je lis des livres pour me développer ou team, j’apprends juste dans la douleur? J’apprends dans la douleur. Non, non, je lis des livres quand même. J’ai écouté une couple d’audiobooks. Mais je pense que ce que tu veux, c’est lire des livres pour te développer, mais ce que tu fais, c’est que t’apprends encore dans la douleur. On va laisser ça comme ça.

OK, le dernier pour moi, pour toi, puis après ça, tu m’en pigeras pour moi. Team, j’ai besoin de validation ou team, j’ai besoin de résultat. On dirait que je suis pas sûre de la signification. Non applicable. Non, N-A. OK. Team, je suranalyse ou team, je fonce puis on verra? Suranalyse. Je suis d’accord. C’est presque préférable.

Ouais, parce que fonce puis on verra. Gambling? Ouais, gambling. Non, on verra pas, là, de quoi tu parles, là. T’sais, j’aime mieux comme, au risque de suranalyser, j’aime mieux passer beaucoup de temps sur le plan.

team, je montre tout sur Instagram ou team, je garde mes shit shows privés? Ah, je garde mes shit shows privés. Oui. Mais ça revient à la cicatrice puis la plaie tantôt, là. Je vais montrer beaucoup, mais les shit shows, je vais les garder privés.

Team, je suis la visionnaire ou team, je suis l’exécutante qui tient tout ensemble? Je veux être la visionnaire. Puis de moins en moins exécutante qui tient tout ensemble. C’est un challenge, mais tu continues à t’améliorer là-dedans. Merci.

Team, je veux être aimé ou team, je veux gagner? Aïe, aïe, aïe. Pas facile, là? Non. Bon, là, c’est sûr, je pense que ça piège un peu la question parce que j’allais dire je veux gagner. Oui. mais je ne pense pas que c’est le plus important. Je pense juste que tu peux te prioriser puis il y a des gens qui ne vont pas être contents. Puis c’est correct. Point.

Team, je ne peux pas m’arrêter sinon tout s’écroule ou team, si ça s’écroule quand j’arrête, ce n’était pas solide? Si ça s’écroule quand j’arrête, ce n’était pas solide. Puis honnêtement, je trouve que le premier est un mindset terrible. Je ne peux pas m’arrêter si tout s’écroule. Ça ressemble à quelqu’un qui est juste sur base burn-out. Exact. Si ça s’écroule quand j’arrête, c’était « meant to be » change de modèle. Oui, c’est ça. Ou ta vision c’est trop dépendante de toi, par exemple, ou des trucs comme ça.

Team, j’ai besoin d’un plan béton ou team, j’ai besoin d’un feu intérieur. On en a parlé. Plan béton. Plan béton, certainement. 100%. Un dernier. Et non le moindre. Team, je veux impacter le monde ou team, je veux être tranquille dans mon salon avec du cash. Avec du cash. Avec du cash. Beaucoup cash.

Je veux impacter le monde. Oh, OK. Oui. Parce que tranquille dans mon salon avec beaucoup cash, honnêtement, je ne suis pas sûre de… Je pense que précédemment, peut-être, tu étais plus… Oui. Oui. Oui. C’est pour ça que j’ai hésité. Mais ça ne veut pas dire que je me trouve… Ça ne veut pas dire que je considère que je suis encore quelqu’un d’extrêmement altruiste.

Mais tu sais, c’est Maslow. C’est la pyramide. Plus tes propres besoins sont comblés, plus tu montes en haut vers l’altruisme. Fait que je pense qu’il y avait des besoins qui n’étaient pas comblés avant. J’ai upgradé. J’ai rendu autour de la pyramide. My God, ça va bien.

All right. Bon, bien, c’est officiellement la fin de cette nouvelle série de Hot Takes. Pour l’instant, on croise les doigts. Si tu as écouté les quatre premiers épisodes, bien, le premièrement, merci pour ça. T’as des nerfs d’acier d’avoir participé avec nous puis d’avoir disséqué, débattu un peu de tous ces sujets-là qui étaient hot, hot, hot, chaud piquant.

Et deuxièmement, t’es exactement la personne avec qui j’ai envie de parler pour la suite parce que cette série-là, on l’a fait un peu sortir du cadre Effrontée la première fois qu’on expérimente finalement sur YouTube puis j’aimerais ça continuer puis j’aimerais ça que tu nous dises premièrement est-ce que ça t’intéresse?

Est-ce que tu voudrais qu’on refasse d’autres épisodes, d’autres séries comme ça avec d’autres entrepreneurs, encore avec Nick? On a une belle dynamique. Je suis sûre que t’aimerais ça encore. Mais est-ce que ça t’intéresserait? Continue dans ce sens-là parce que j’aime avoir des conversations comme ça sans bullshit, sans égo aussi puis sans peur d’être en désaccord parce que je pense qu’il y a une question de respect dans cette discussion-là.

Donc alors, est-ce que tu veux que ça revienne? Évidemment, tu peux me le dire sur Instagram, bar en bas, Geneviève Gauvin, dans mes DM. Tu peux aller contacter Nick aussi parce que, bien évidemment, il peut relayer l’information après ça à la maison le soir ou tu peux aller commenter sous la vidéo justement sur YouTube.

Puis en passant, abonne-toi à la chaîne, à ma nouvelle chaîne sur YouTube, Gene.Gauvin. Écoute, j’aime commencer cette nouvelle era de ma vie puis dis-moi tout qu’est-ce que t’as aimé, qu’est-ce que t’enlèverais, tes modifications, qu’est-ce que t’enlèverais jamais aussi, quelle partie du concept est-ce que t’aimes? J’ai vraiment, vraiment hâte d’avoir ton feedback.

Puis évidemment, bien si t’as aimé ce concept-là, partage la vidéo, une des vidéos, les quatre vidéos à une amie entrepreneur qui aurait avantage peut-être à écouter cet épisode-là, Mindset. Je pense qu’on a disséqué une couple de patentes super intéressantes là-dedans. On a parlé de scaling, on a parlé d’ambition puis d’argent, on a parlé aussi de les pires conseils en 2025. Il y a beaucoup dans ces discussions-là, je pense qu’ils vont aider beaucoup de personnes.

Merci d’avoir écouté, merci d’avoir été avec nous, d’avoir partagé ce moment intime, quelque chose qu’on fait à la maison autour de la table, la table de cuisine. Puis merci aussi de prouver que la nuance est importante puis que c’est important de parler du spectre puis de ne pas juste avoir une vision binaire finalement de l’entrepreneuriat.

Donc merci, Nick, de t’être prêté au jeu pour cette première série-là. Ça n’a pas trop fait mal. Non, bien c’est sûr que ce soir, on va peut-être être plus tranquille, parler moins, écouter la télé tranquille. J’aimerais être en silence. J’aimerais être en silence au moins jusqu’à 10 p.m. C’est parfait. C’est compromis. Ça n’a plus un plaisir. À très bientôt!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, bien la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, bien c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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