Effrontée

Podcast business rentable: conjuguer timidité et 1 million de téléchargements avec Safia Gourari

04/04/2023

Un podcast business rentable, ça peut venir de n’importe qui, y compris de la personne qui a le plus tendance à s’effacer dans une pièce pleine de monde. Safia Gourari, hôte du podcast Build Yourself et autrice du livre éponyme, a franchi le cap du million de téléchargements en partant d’un constat simple: elle voulait se connecter à son audience sans passer par la vidéo. Dans cet épisode, on creuse sa stratégie de visibilité, sa relation au podcast comme outil business, les freebies qu’elle crée épisode par épisode, le lancement de son livre avec les éditions Vuibert, et son prochain grand projet: Irraisonnable Studio.

Comment Safia Gourari a bâti un podcast business rentable malgré sa timidité

La première question que je lui ai posée, c’était celle-là: comment on conjugue une nature introvertie avec le fait d’être écoutée par plus d’un million de personnes?

Sa réponse est à la fois simple et instructive. Elle n’a pas commencé en grand. Elle a commencé avec le podcast parce que c’était un petit pas. Pas de vidéo, pas de face à face. Un micro, une voix, un rythme à bâtir.

> « À chaque fois dans mon parcours, ça a été une question de faire un petit pas et ensuite voir ce que ça donne. J’ai commencé avec le podcast. J’ai commencé à faire quelques stories Instagram. Puis j’ai fait mon premier live. »

Ce que j’aime dans cette approche, c’est qu’elle ne prétend pas avoir surmonté sa timidité une fois pour toutes. Elle a appris à coexister avec elle. À accepter le jugement potentiel. À se dire que les critiques existeraient de toute façon, autant être vraiment elle-même.

Elle nomme aussi quelque chose que beaucoup d’entrepreneures vivent: le mur invisible entre soi et son audience. Pendant longtemps, tout ce qu’elle publiait était très calculé. Trop poli. Trop lissé. C’est avec l’arrivée des Reels qu’elle a commencé à lâcher un peu prise, à laisser sa personnalité réelle apparaître dans son contenu. Et c’est là que les choses ont changé pour elle.

Sa stratégie pour transformer un podcast business rentable en machine à list building

Safia est très claire là-dessus: ses 2 priorités marketing, c’est le podcast et la liste de courriels. Pas Instagram, pas YouTube. Elle a fait un choix conscient de concentrer son énergie sur ces 2 canaux, quitte à sacrifier une présence plus régulière ailleurs.

Ce qui rend son approche particulièrement intéressante pour un podcast business rentable, c’est la façon dont elle monétise l’attention qu’elle a bâtie. Dans chaque épisode, il y a un appel à l’action vers sa liste. Soit un freebie spécifique à l’épisode, soit quelque chose de plus global. Mais à chaque fois, il y a un point d’entrée.

> « À chaque fois que je vais penser contenu, que je vais penser stratégie de développement, je vais penser au podcast. Comment est-ce que je peux utiliser ce média pour grandir en visibilité ou mettre en lumière un certain projet? »

Elle fait aussi beaucoup de cross-promotion avec d’autres podcasteurs. Son raisonnement est simple: les gens qui écoutent des podcasts, écoutent des podcasts. Si elle veut que le sien gagne en visibilité, elle doit travailler avec d’autres créateurs du même milieu. C’est une stratégie de collaboration directement liée à la croissance de son podcast business rentable.

Les freebies épisode par épisode: comment un podcast business rentable alimente la liste

Une des choses qui m’a le plus frappée dans cette conversation, c’est la simplicité de sa méthode pour créer des freebies. Elle prend le script de son épisode et le transforme en quelque chose d’actionnable. Une page Notion, quelques questions structurées, un modèle à remplir.

> « Ce que je fais, c’est que je prends le script de mon épisode et j’en fais un truc pratique. Je le transforme en questions. Ça ne me demande pas beaucoup de temps. »

Le but n’est pas d’être créatif, c’est d’être utile. Elle se pose toujours la même question: qu’est-ce qui va aider les gens à passer à l’action plus rapidement juste après l’écoute?

Ce système a l’avantage de ne pas nécessiter de grande réflexion créative à chaque fois. Elle part de ce qu’elle a déjà produit. Elle le rend concret. Elle duplique une landing page, change le formulaire, ajuste l’email de confirmation. C’est reproductible, rapide, et chaque freebie sert directement la liste de courriels qui alimente son podcast business rentable.

Pour ceux qui se débattent avec l’idée que leurs freebies ne sont pas assez élaborés: ses ressources sont courtes par design. Le but, c’est que les gens passent à l’action, pas qu’ils se perdent dans un PDF de 30 pages.

Lancer un livre avec une maison d’édition: différent d’une formation en ligne?

Safia a publié Build Your Podcast: Le tremplin pour construire un business rentable par Safia Gourari avec les éditions Vuibert en 2022. C’est une maison d’édition française qui l’a contactée via Instagram après avoir découvert son podcast. L’idée de départ: un guide pour lancer son podcast. L’idée finale, après passage par le comité éditorial: un livre plus large sur l’entrepreneuriat à travers le prisme du marketing de contenu.

Ce qui est fascinant, c’est ce qu’elle dit sur la différence avec une formation en ligne: il n’y en a presque pas, au niveau de la stratégie de lancement. Elle a appliqué les codes de l’infoprenariat. Pré-vente avec bonus, séquence courriel, activation du réseau, passages en podcast. La grande différence: pas de relancement. Une fois que le lancement est fait, il est fait. La maison d’édition gère la distribution, mais c’est l’autrice qui génère la visibilité.

> « On m’avait dit: quand tu travailles avec une maison d’édition, sache-le, c’est à toi de faire le maximum pour que ton livre soit visible. »

Elle a appris aussi quelque chose sur ses propres limites. Elle connaissait son sujet par cœur, elle a sous-estimé le temps de travail réel. Début mars, elle n’avait pas encore écrit le livre alors que la date butoir était mi-avril. Résultat: elle a annulé tous ses rendez-vous et s’est enfermée pour rédiger chapitres après chapitres. Ça a été intense, mais ça a marché.

Son verdict sur le retour sur investissement: le livre a rempli son rôle pour la crédibilité dans le monde du podcasting. Mais il n’a pas amené le niveau de visibilité externe qu’elle espérait. La majorité des acheteurs la connaissaient déjà. Les découvertes en librairie existent, mais elles restent rares.

Le podcast business rentable comme tremplin vers Irraisonnable Studio

Ce que Safia a en tête pour la suite, c’est de capitaliser sur tout ce qu’elle a bâti autour de Build Yourself pour créer quelque chose de plus grand qu’elle-même. Elle a nommé ce projet Irraisonnable (mot qu’elle a assumé même avec un correcteur orthographique récalcitrant) et elle le divise en deux pôles.

Irraisonnable Média: un projet à plus long terme visant à créer un vrai média sur l’entrepreneuriat et le marketing digital en France.

Irraisonnable Studio: le projet à court terme. Regrouper toutes ses formations sur le podcasting, avoir un studio de production, et mettre en relation podcasteurs et marques.

> « Je sais que je ne vais pas vendre des formations en ligne pour toujours et que j’ai envie de prendre de la place. J’ai envie de construire un vrai truc, une vraie entreprise qui dure. »

Ce qui l’anime dans tout ça, c’est aussi le fait qu’elle est peu représentative du profil dominant dans le monde du podcasting d’affaires: beaucoup de blancs, beaucoup d’hommes. Elle veut arriver et chambouler. Prendre sa place. Avec la légitimité d’une podcast business rentable à 1 million de téléchargements et un livre publié, elle a quelque chose à dire, et elle compte le dire fort.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment transformer son podcast en podcast business rentable sans une grosse audience?

Le million de téléchargements de Safia n’est pas arrivé du premier coup. Ce qui a fonctionné pour elle, c’est la concentration: podcast + liste de courriels comme seules priorités marketing. Elle a sacrifié Instagram, elle a multiplié les collaborations avec d’autres podcasteurs. Et à chaque épisode, un appel à l’action vers la liste. C’est la base d’un podcast business rentable même à petite échelle: ne pas juste diffuser, mais capter.

Est-ce que lancer un livre est vraiment différent de lancer une formation en ligne?

Selon Safia, la stratégie de lancement est presque identique. Pré-vente avec bonus, séquence courriel, activation du réseau. La grande différence: les royautés sont minimes (environ 8% par vente) et il n’y a pas de relancement possible comme avec une formation evergreen. Le livre a surtout une valeur de positionnement et de crédibilité dans un domaine précis.

Comment créer des freebies utiles sans y passer des heures?

La méthode de Safia est directe: prends le script de ton épisode, transforme-le en ressource pratique sur Notion. Aucune mise en page élaborée, aucune heure passée sur Canva. Une page avec les étapes essentielles, des exemples, des questions à compléter. Si le freebie aide ta lectrice à passer à l’action dans les 30 minutes suivant l’écoute, il a rempli son rôle.

Mes prochaines étapes

Si tu veux du contenu uncensored chaque semaine, rejoins ma communauté VIP par courriel le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour creuser sur les stratégies podcast et la visibilité, écoute l’épisode 7 sur le piège de donner ton opinion à n’importe qui, qui rejoint exactement ce que Safia nomme sur les critiques et l’entourage. Et si tu veux aller encore plus loin sur comment utiliser ton podcast comme levier de croissance, l’épisode 80 sur les 5 trucs pour lancer ton podcast et faire le plus de bruit possible est fait pour toi.

Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.

Un peu plus sur Safia Gourari

Safia Gourari est autrice, formatrice en marketing digital et hôte du podcast Build Yourself (+1 million de téléchargements).

Elle a formé plus de 2800 entrepreneurs au marketing en ligne (dont 80% au podcasting) et a été citée sur des sites comme Forbes France, Jump ou encore Le Blog du Modérateur.

Adepte d’un marketing humain, elle fait de sa mission d’aider les infopreneurs à construire une vie sur mesure et devenir indépendant.e.s financièrement. Pour elle, un business stable et durable est basé sur des stratégies douces et alignées. Elle ne croit pas au marketing pushy ni à une méthode universelle.

Show notes

Format: Entrevue avec Safia Gourari Durée: 44 min

Sujets abordés:

  • Comment Safia conjugue sa nature timide et réservée avec une grande visibilité en ligne
  • Gérer les critiques et où tracer la ligne entre feedback constructif et bruit
  • La place du podcast et de la liste de courriels dans sa stratégie d’affaires
  • Sa méthode pour créer des freebies épisode par épisode sans y passer des heures
  • Comment elle convertit ses auditeurs en abonnés courriel et en clients
  • La cross-promotion avec d’autres podcasteurs comme stratégie de visibilité
  • Le lancement de son livre avec les éditions Vuibert: défis, apprentissages et ROI réel
  • Comment intégrer un livre dans son offre quand il n’y a pas de relancement possible
  • Son prochain projet: Irraisonnable Studio et Irraisonnable Média

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 16. Aujourd’hui, on parle de conjuguer timidité, ambition de taille et un podcast à 1 million de téléchargements avec Safia Gourari.

Safia qui a déjà fait son tour sur les vraies affaires, mais je suis contente de la réinviter sur, ou l’inviter pour la première fois sur Effrontée. Donc je te la présente un peu plus avant de démarrer l’entrevue. Donc Safia Gourari est autrice, formatrice en marketing digital et hôte du podcast Build Yourself, qui, comme je l’ai mentionné, a plus de 1 million de téléchargements maintenant. Elle a formé plus de 2800 entrepreneurs au marketing en ligne, dont 80% au podcasting, et a été citée sur des sites comme Forbes France, Jump ou encore le blog du modérateur. Adepte d’un marketing humain, elle fait sa mission d’aider les infopreneurs à construire une vie sur mesure et devenir indépendante financièrement. Pour elle, un business stable et durable est basé sur des stratégies douces et alignées. Elle ne croit pas au marketing pushy ni à une méthode universelle. On s’entend là-dessus. Sur ce, guys, bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es à mieux de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime effrontée le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler cinq heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Il y a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100 % effrontée.

Safia! Tu vois que c’est comme ça que je commence mes entrevues de podcast. J’aime cet accueil. J’ai pas brainstormé d’intro, fait que ça a donné ça. Je suis contente que t’apprécies. Ça me fait très plaisir. C’est original comme accueil. Ça me va très, très bien. Merci beaucoup pour l’invitation. Ça fait plaisir de te partager déjà mes talents musicaux, mes talents de chant. Ça fait plaisir aussi de mettre mon micro dans le rouge pour que tous les gens qui écoutent…

Tout d’un coup. Mais oui, Safia, je suis contente de t’avoir sur Effrontée comme interviewée, comme invitée, parce que la dernière fois qu’on s’est parlé, c’était sur les vraies affaires et ça date de 2021. Donc, je pense qu’on était dues pour un petit refresh. C’est vrai. Ça fait que c’est ça qu’on va faire aujourd’hui. Puis, depuis, je pense qu’il y a pas mal de choses qui ont changé. Oh oui. Pas mal de nouvelles cordes à ton arc. Il est tard ici. Pourtant, il est juste 7 heures, mais ça va bien. C’est correct.

Ça fait que je voulais qu’on jase de ça. Je voulais qu’on parle de ces ambitions-là, de ces nouveaux projets-là que t’as rajoutés depuis. Puis, on va commencer par… Je suis allée faire du… Je stalk les gens beaucoup quand je fais ma recherche de pré-entrevue. Puis, je regarde pratiquement tout leur contenu des derniers six mois sur Instagram pour regarder, genre, c’est quoi les sujets qui les intéressent le plus. Je suis un monsieur ma détective. Puis, quand on visite ton profil sur Instagram, le premier post qu’on voit, c’est celui que t’as piné tout au top, celui qui célèbre ton million de téléchargements. Oui. Ton podcast. Commençons par un bravo. Merci beaucoup. Merci.

Qui d’être de août quand même. Puis, juste pour référence, ton podcast a commencé quand? En 2019, ça se peut-être? Oui, janvier 2019. Mais quand même. Oui, ça fait un bout de temps. Quand même. Ça fait un moment que je suis là. Non, mais oui, mais non. Mais aussi, c’est rapide. Parce que, justement, pour moi, c’est un chiffre qui est complètement hallucinant parce qu’après quatre ans avec les vraies affaires, j’avais seulement atteint 200 000. Mais tu sais, pour à peu près le même nombre d’épisodes, mais tu sais, on va blâmer la francophonie québécoise. Je suis sûre que j’aurais eu le même succès en France.

Mais ensuite, on peut lire quelques pauses plus tard que tu te décris comme quelqu’un de nature timide et plus réservé. Puis honnêtement, c’est pas comme ça que je te décrirais, mais tu vis pas mal plus avec toi-même. Donc, j’ai l’impression que tu te connais un petit peu plus que moi. Comment est-ce que tu conjugues ta timidité et le fait d’être autant visible ou en fait autant écoutée? Je dois t’avouer que c’est une question qu’on me pose assez souvent. Donc, c’est drôle. En fait, c’est… Ah, croix! Non, mais c’est en privé, d’ailleurs.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai lancé un podcast de prime abord. C’est que, tu vois, j’avais un site internet et un blog depuis un petit moment et je trouvais que ça manquait de moi, ça manquait de vivacité, d’humanité. Et pour autant, je me voyais pas faire de la vidéo YouTube. C’était trop gros pour qui j’étais à ce moment-là. Donc, je suis partie sur le podcast. Et en fait, si tu veux, à chaque fois dans mon parcours, ça a été une question de faire un petit pas et ensuite voir ce que ça donne et me dire, OK, en fait, ça va, je peux y aller et je peux avancer.

Donc, j’ai commencé avec le podcast. J’ai commencé à faire quelques stories Instagram. Puis, j’ai fait mon premier live, etc. Et en fait, si tu veux, de fil en aiguille, ça m’a permis de m’ouvrir aux autres et de sortir un peu de ma bulle. C’est vrai que tu connais pas trop cet aspect de ma personnalité parce qu’on se connaît bien, tu vois. On a chanté ensemble au karaoké. On a passé des frontières d’amitié, tu vois.

J’ai l’impression que j’ai jamais convenu cette personne-là. J’ai l’impression que j’étais allée direct dans, justement, la fille extrêmement drôle avec qui je connais énormément. Fait que, mais… Fait que c’est ça, je suis comme, mais qui est-elle? Qui est-elle? Non, c’est vrai que si tu me rencontres dans un cadre où il y a d’autres gens, je vais être le genre de personne qui va se fondre dans la masse et qui, tu vois, dans un groupe, va avoir tendance à s’effacer. Par contre, si tu me connais, je suis folle. Il n’y a pas de problème, tu vois.

Donc, j’essaye. En fait, le challenge pour moi, et qui est hyper dur, je trouve, c’est de retranscrire ma personnalité dans mon contenu. C’est quelque chose que je fais depuis pas tellement longtemps, en vrai. Je pense que ça doit faire un an et demi, peut-être, quelque chose comme ça. Je pense qu’avec l’arrivée des Reels, ça m’a aidée. Mais avant ça, en fait, les gens ne savaient pas du tout qui j’étais parce qu’il y avait une espèce de barrière, si tu veux. Je mettais un espèce de mur entre les gens et moi par rapport à ce que je montrais, ce que je disais. Tout était très calculé. Je faisais attention, etc.

Et au fil du temps, j’ai commencé à lâcher un peu prise et à me dire que j’avais le droit d’être qui j’étais et que, certes, il y a forcément des gens pour qui ça ne va pas matcher et à qui ça ne va pas plaire. Et c’est OK, il faut l’accepter. En fait, j’ai appris à accepter la potentielle critique, le jugement, à surmonter toutes les peurs qui peuvent être associées avec le fait d’être toi-même sur Internet. Chose que toi, tu fais super bien, je trouve. Tu m’inspires beaucoup là-dessus, tu vois.

Well! Oui, mais je te dirais, parce que j’allais te poser comme question, est-ce que tu as réussi à travailler et à passer par-dessus ça, ces critiques-là, parce que tu en as reçues, parce que moi, quand j’en reçois, à chaque fois, c’est un travail. Ça devient de plus en plus facile. Mais à chaque fois, je me repose des questions, je me remets dans le doute et les affaires. Tu sais, je suis encore là-dedans. Ça devient moins… Ça devient plus facile à laisser aller. Mais malgré tout, les critiques, tu sais, c’est difficile, je te dirais, puis après ça, j’aimerais savoir de ton côté, qu’est-ce que tu en penses, mais des fois, de faire la ligne entre qu’est-ce qui est une vraie critique constructive. C’est sûr que si c’est juste des pures insultes, on le sait, c’est du n’importe quoi. Mais une critique constructive, puis juste une autre paire de lunettes.

Ouais. En fait, dans tous les cas, ça va te faire mal, c’est tout. Ça va blesser ton égo, tu vois. C’est douloureux. Après, je pense qu’effectivement, moi, ce que je fais toujours, c’est que je demande conseils. Je prends la critique et je la partage auprès des gens autour de moi. Je leur dis, OK, est-ce que tu trouves que c’est justifié? Est-ce que tu penses que c’est juste méchant ou qu’il y a une fond de vérité? Et à partir de là, même si c’est inconfortable, c’est désagréable et c’est douloureux, je fais l’effort de me dire, OK, en fait, effectivement, j’ai des choses à changer. C’est un cadeau qu’on me fait, tu vois, de me faire un feedback constructif, bien sûr.

Donc, c’est de s’entourer aussi de ces personnes-là qui sont capables de dire la vérité. Genre, ouais, finalement, c’est vrai que c’était pas bon. Exactement. Moi, je suis ce genre de personne. Donc, je m’attends à ce que les gens autour de moi soient francs, tu vois. Non, ben, oui, effectivement. Je pense que c’est vraiment crucial parce que sinon, tu t’entoures juste de yes men ou de yes people qui font juste te dire, oui, oui, t’es une belle personne, continue. Puis finalement, ça t’aide pas nécessairement à croire.

Mais tu m’as pas répondu. Est-ce que c’est parce que t’as eu des critiques que t’as commencé à avoir un clash avec… En fait, à devenir plus confortable avec ça. Ouais. En fait, si tu veux, j’ai eu des critiques même avant que je décide d’être moi sur Internet, de base. Donc, je me suis dit, au bout d’un moment, dans tous les cas, il y aura des trucs à dire.

Et aujourd’hui, si tu veux, j’ai souvent des remarques et des choses où je me dis, c’est pas nécessaire, tu vois. Genre, je te donne un exemple tout bête qui m’est arrivé il y a pas longtemps. Ça n’a aucun intérêt. Ça n’a aucun sens. Je partage un truc en story, inspiration, mindset, en mode, c’est bon, j’ai un nouveau projet, je me lance dedans et tout. J’y vais et j’ai mis la phrase, si je peux pas passer par la porte, je passerai par la fenêtre. Genre, pour moi, c’est énergie, bad bitch, j’y vais, inspiration. Quelqu’un me répond, tu devrais pas dire ça, il y a la notion de consentement qui est importante.

Quel est le rapport avec ce que je dis? En fait, à chaque fois, il y a des gens qui vont venir chercher le petit truc. Donc en fait, j’ai accepté que ça faisait partie du job et que j’en aurais tout le temps. Maintenant, il y a un grand travail perso à faire de mon côté parce que je suis une sauvage. Donc j’apprends à ne pas répondre sur le coup. Toi aussi. Donc moi, si je réponds tout de suite, ça va partir en embrouille. Donc j’ai appris, si tu veux, à faire une pause, laisser le message et à y revenir quelques temps plus tard quand je suis calmée et que j’ai la raison qui est revenue, si tu veux.

Mais ça a été un vrai challenge perso parce que ça m’est déjà arrivé de m’embrouiller avec des gens en DM Instagram parce que j’ai démarré trop vite, quoi. Ouais. Mais j’ai fait un épisode là-dessus récemment, justement comme quoi j’ai juste arrêté de donner mon opinion. Ouais. Parce que c’est ça, tu as quelqu’un qui te fait juste dire un point puis ça ne veut pas être un dépass, c’est juste comme, ah, bien moi, je n’aime pas les cheveux roses. Puis tu sais, au lieu de faire quelque chose comme, tu sais, comme, mais on va creuser peut-être, tu sais quoi le problème, je veux juste faire comme, OK, ou comme, tu sais, un pouce ou une affaire comme ça parce que je n’embarque plus là-dedans.

Parce qu’effectivement, de faire la ligne entre comme, est-ce que déjà mon temps est bien investi ou comme, est-ce que c’est constructif, est-ce que ça va m’aider à croire? Mais oui, la critique de tous les côtés. Oui, il faut vivre avec quoi? Il faut vivre avec.

On va revenir à ton podcast. J’aimerais savoir, c’est quoi la place de ton podcast dans ta stratégie d’affaires? Comment est-ce que tu fais pour, ce fameux million de download-là, comment est-ce que tu fais pour le convertir en euros? Très bonne question. Moi, mon, les deux supports principaux, les deux supports marketing principaux de mon activité, c’est le podcast et la newsletter, et la base mail.

Donc en fait, à chaque fois que je vais penser contenu, que je vais penser stratégie de développement, de communication, etc., je vais penser au podcast. Comment est-ce que je peux utiliser ce média? Parce qu’au final, c’est un média, un podcast, et les gens ne s’en rendent pas compte. Mais oui. C’est un vrai média. Donc je me demande à chaque fois, comment est-ce que je peux utiliser ce podcast, où je sais qu’il y a une audience qui est fidèle, qui est là tous les mois, pour, tu vois, grandir en visibilité, ou faire, mettre en lumière un certain projet, ou un certain événement.

Donc ça fonctionne comme ça. Et en fait, si tu veux, je pense que ce qui a fait aussi que le podcast a été pas mal écouté, c’est que j’ai vraiment été chercher différentes stratégies pour lui faire gagner en visibilité. Alors bien sûr, ça implique que j’ai sacrifié d’autres choses. Mon compte Instagram, par exemple, il y a des publications de temps en temps, mais je ne suis pas la personne qui va être là tous les jours. J’accepte aussi, parce que mon énergie, je la mets ailleurs.

Donc ça, je pense que c’est un truc qui est important à accepter et à prendre en compte. Mais du coup, toutes mes stratégies de visibilité, je les pense pour le podcast. Comment est-ce que je peux faire en sorte que le podcast soit encore plus visible? Donc moi, je fais beaucoup de cross-promotion. En fait, je capitalise sur mon réseau. J’ai beaucoup de podcasteurs et je sais que les gens qui écoutent des podcasts écoutent des podcasts. Donc si je veux que mon podcast gagne en visibilité, il faut que je travaille avec d’autres podcasteurs. Donc très souvent, on va faire des petites choses ensemble. Ça, ça m’a beaucoup aidée pour le coup.

Et ensuite, dans chaque épisode, moi, il y a un appel à l’action et il y a un truc qui t’emmène dans ma liste. Soit c’est un freebie juste en rapport avec cet épisode, soit c’est quelque chose de plus global. Mais à chaque fois, je fais en sorte que tu aies un appel à l’action qui t’invite à rejoindre la liste. Et ensuite, après dans la liste, il y a toutes les stratégies de vente, il y a les tunnels, il y a les lancements. Ça tourne un peu, si tu veux, en fonction de par où les gens rentrent. OK. Dans le fond, tous les tunnels amènent à un pitch quelconque. Oui. Oui. OK.

Ça, c’est une première question out of the way. Deuxième question. Tu crées combien de freebies pour tes épisodes? J’en ai beaucoup. En fait, le truc, c’est que les gens ne les voient pas sur le site parce qu’ils sont vraiment en rapport avec un contenu. Parce qu’ils sont dans les épisodes. Exactement. En fait, ce que je fais, c’est juste que je prends le script de mon épisode et j’en fais un truc pratique. Genre, je le transforme en question, etc. Donc, ça ne me demande pas de temps que ça, tu vois.

Attends, tu le transformes en question. Oui. Par exemple, je veux qu’on creuse là-dedans parce que c’est quelque chose qui m’a toujours vraiment intéressée de faire ce genre de point d’entrée-là finalement pour faire du list building. En même temps, je me sens pas comme quelqu’un de créatif. Mon chum pourrait débattre de ça. Il me dit, Geneviève, t’es quelqu’un de créatif. Je suis genre, non, mais je suis plus comme un slow burn. Je suis plus comme un rôti. Dans le sens… Attends, il faut plus de détails. Tu veux pas balancer ça comme ça. Versus un steak. Je suis désolée pour tous les végétariens vegans qui écoutent.

Mais un steak, la cuisson est rapide. C’est la créativité rapide. Je suis plus quelqu’un qui va prendre du temps à mariner et à cuire avant de pondre une idée. OK. Puis c’est comme ça que je le vois dans le sens où ça me prend beaucoup de temps. Puis peut-être que ça va être un gros concept, comme, mettons, Ka-Ching. J’en ai pas beaucoup. C’est juste comme… Je travaille sur un bien fort. Je le rends bien juicy. Non, mais après, c’est gros, effectivement. C’est sur quoi tu travailles toi. Exact. Moi, je n’ai rien de fait ton vergure. C’est ça. Ouais. Voilà.

Mais je me sens… Moi, je suis pas quelqu’un qui est vraiment dans la créativité rapide. J’en sais, versus, je pense, rapidement à Alexandra Martel ou Isaël Morin, justement, qui vont créer. Ils ont des idées à plus finir. Eux, par contre… Pour moi, ils sont à une autre échelle. Eux, ils ont un niveau de créativité. Je n’ai jamais vu ça de ma vie. C’est pas ennuyement normal. Exact.

Mais j’ai tendance à me comparer à ça. J’ai tendance à me comparer à ça parce que je me dis, wow, est-ce que j’ai un problème? Est-ce que je devrais être plus créative et d’avoir ces idées-là de contenu? Ou même, tu sais, plein de personnes qui font du marketing de contenu, justement, sur Instagram où ils vont poser une fois, deux fois par jour des carousels, des patentes. Je suis comme, tu me poses une question où des fois, je vais figer comme un bambi devant les lumières. Je suis comme, eh! J’ai pas d’idée.

Fait que bref, tout ça pour dire que la stratégie, je veux revenir à ça. On revient, on enlève les rôtis. La stratégie de créer un contenu par épisode, je trouve ça super parce que je comprends la logique, mais en même temps, je suis comme, OK, how? Comment est-ce que tu fais pour créer du bon contenu que les gens veulent télécharger puis qu’ils amènent de la valeur qui est pas comme juste une espèce de, je sais pas comment dire, il faut pas que ça soit quelque chose que les gens téléchargent puis qu’ils fassent comme, mais ça m’est pas utile.

Oui, complètement. Fait que c’est ça ma question pour toi. Comment est-ce que tu crées quelque chose de valeur? Alors, déjà, dans un premier temps, je m’enlève toute la partie visuelle. Avant, je faisais tous mes freebies sur Canva et donc ça nécessitait que je mette les couleurs et les polices, les machins. Maintenant, je fais une page notion. Donc, il n’y a plus tout ça. Donc, je vais sur notion déjà, ça m’enlève tout le côté visuel créatif, ça va plus vite. C’est une grande partie pour moi.

Et en fait, à chaque fois que je fais un contenu, je me demande de quoi j’ai besoin pour passer à l’action. Qu’est-ce qui va aider les gens à passer à l’action plus rapidement juste après l’écoute? Donc, si je partage une stratégie, je vais donner le plan de cette stratégie et je vais inviter les gens avec des exemples à réaliser le leur de leur côté.

Par exemple, si je fais un épisode autour de mes tunnels de vente, etc., je vais proposer un modèle de template et je vais expliquer ce que tu mets, à quel endroit. C’est assez simple à faire, juste des grandes étapes. Si je te fais un épisode de podcast avec une stratégie pour créer du contenu plus impactant, à côté, je vais te faire une petite ressource gratuite avec des petites questions à savoir rapide. C’est quoi ta cible? Quelle offre tu veux mettre en avant? Ton objectif? Et ensuite, je t’explique les différentes phases du cycle d’achat d’une personne et tu as juste à remplir avec des idées de contenu et à chaque fois, tu as des exemples.

Donc, en fait, si tu veux, je pars toujours du script et je m’enlève toutes les épines du pied visuel et je me dis de quoi j’ai besoin concrètement quand je suis une novice pour me dire ok, j’ai écouté ce contenu, maintenant, je suis prête à passer à l’action mais j’ai besoin d’un premier pas. J’ai besoin qu’on m’aide à démarrer pas d’une page blanche si tu veux. Donc, en fait, je réfléchis comme ça.

Ça crie comme un genre d’article de contenu complémentaire ou supplémentaire à la limite. Je dis article à cause que comme c’est sur Notion, j’assume qu’il y a plus d’écrit qu’en même temps, il pourrait y avoir des tableaux, il pourrait y avoir certaines images aussi. Justement, ça en revient comme à un article de plus. C’est comme la suite logique.

Je dirais comme un article mais en version vraiment plus léger parce que moi, le but, c’est que les gens passent à l’action donc je fais en sorte qu’il n’y ait que les infos essentielles, qu’il n’y ait pas de fluff et de blabla, qu’on est vraiment genre voici pourquoi telle étape est importante, passe à l’action. Voilà pourquoi telle étape compte, voilà comment tu fais. Donc, c’est vraiment très simple et efficace.

C’est court comme page mais ça fonctionne bien. Mais ça te crie quand même. Il y a quand même les tâches de créer le nouveau form, il y a une page d’opt-in qui va avec ça ou non, c’est juste la box dans les show notes. En fait, il y a une page, il y a une landing page du coup, mais par contre, alors moi, je ne fais pas de show notes sur mon site du coup pour l’information. Donc, c’est juste sur les applications d’écoute, je mets le lien d’une landing page mais en fait, c’est juste la landing page que je duplique à chaque freebie. C’est toujours la même. Il n’y a pas grand chose.

En fait, je ne m’embête pas à faire une landing page comme si c’était mon freebie principal. Genre par exemple, l’un de mes freebies principales, c’est la masterclass sur le podcast. C’est une landing page qui est super longue, qui est pensée, qui réfléchie alors que quand c’est des petits contenus bonus en lien avec les épisodes de podcast, il y a juste le formulaire sur la page. Donc, je duplique, je change le formulaire, je retravaille un peu l’email de confirmation avec l’accès et c’est tout.

OK, so là, on vient de parler du podcast qui t’offre énormément de visibilité. On voit comment est-ce que tu l’as géré un petit peu, comment est-ce que tu le rentabilises aussi mais comment est-ce que tu vois toute cette visibilité-là finalement évoluer? Qu’est-ce que t’aimerais que ton podcast t’amène comme opportunité dans le futur?

Alors, déjà, il y en a eu une à laquelle j’étais pas prête qui est le livre, en fait, parce qu’une maison d’édition m’a trouvée grâce à mon podcast et là, je me suis dit on est vraiment dans un multiverse incroyable puisque jamais de ma vie j’aurais pensé écrire un livre. Oui, je voulais qu’on en parle tantôt en plus. Mais du coup, il y a ça et ensuite, en fait, moi, ça a été de penser à présent. Bizarrement, quand je suis arrivée au million, je me suis dit ok, c’est quoi l’étape d’après? Moi, j’ai besoin d’une carotte, tu vois.

Donc, j’étais en mode ok, maintenant que j’ai fait un million, c’est cool, qu’est-ce que je fais? Genre, je me suis dit est-ce que j’arrête le podcast? Est-ce que je fais autre chose? Et en fait, l’idée pour moi aujourd’hui, alors j’en ai parlé dans un email de newsletter mais j’en ai pas encore parlé publiquement, c’est qu’en fait, je lance une agence, alors je dirais deux pôles de podcasting, en fait, je vais t’expliquer, j’ai pensé à une marque, une entreprise qui s’appelle irraisonnable parce que quand t’es entrepreneur et que tu vois, tu te lances à ton compte et bien en fait, ton entourage est en mode mais ça va pas la tête, qu’est-ce que tu fais? T’es fou, tu vas pas te lancer à ton…

Voilà, donc ça irraisonnable, tout le monde l’a vécu et ensuite aussi parce que des fois, tu prends des décisions qui sont irraisonnables et qui n’ont pas forcément de sens mais qui pour toi, tu le sens, c’est le bon chemin, tu vois? Donc, je me suis dit voilà, il y a l’entité irraisonnable. C’est drôle, c’est drôle, c’est drôle que tu disais irraisonnable, au Québec, on disait déraisonnable mais c’est la même chose. Ah oui, fun fact. Alors, tu sais, je pense qu’en français aussi et que c’est un… Parce que quand j’ai tapé le mot, tu as le droit de dire de ce que tu veux, j’ai une ligne rouge en dessous mais quand je l’ai tapé sur Google, il y avait une définition donc je me suis dit bon, je le prends quand même, tant pis.

Mais c’est déraisonnable de prendre la version avec une faute, enfin que c’est fantastique. Voilà. Exactement. Donc j’ai pensé à cette marque en différents pôles, si tu veux. Dans un premier temps, il y aura irraisonnable Média. Ça, c’est un projet dans les années qui viennent où là, le but pour moi, c’est vraiment de créer un média sur tout ce qui est autour de l’entrepreneuriat et du marketing digital.

Tu vois, en France, on a des médias assez connus. On en a un assez connu sur le rap qui s’appelle Bouskapé. Je ne sais pas si vous connaissez au Québec. Il y a une autre émission aussi qui s’appelle… Il y a une autre émission qui s’appelle Clic TV aussi qui est sur les nouveaux médias, etc. Et en fait, l’idée pour moi avec irraisonnable Média, ce serait vraiment de prendre de la place là-dessus. Et ça, c’est pour un peu plus tard parce que c’est un gros morceau de créer un média. On est d’accord? Quand même. Mais tu en as déjà créé un, on va se le dire. Oui. C’est l’extension, c’est la suite. C’est ça.

Et l’autre pôle, c’est irraisonnable Studio où là, je me suis dit, il est temps de capitaliser sur tous les assets et les actifs que j’ai dans le domaine du podcasting. Et donc là, l’idée dans un premier temps, ça va être de regrouper tous les contenus et formations que j’ai sur le podcast. Donc, toutes les formations Build Your Podcast, Interview, la formation Devenir Podcast Manager, etc. Il y a mon livre également sur le podcast. À terme, le but pour moi, c’est aussi d’avoir un studio de production de podcast et de mettre en relation finalement les podcasters et les marques. Donc, c’est de créer un véritable studio qui prend de la place.

Donc en fait, ça, c’est venu en réfléchissant à Build Yourself et en me demandant comment est-ce que je pouvais capitaliser sur la visibilité que j’ai aujourd’hui, surtout pour faire quelque chose de plus grand. Parce que je sais que je ne vais pas vendre des formations en ligne pour toujours et que j’ai envie de prendre de la place. J’ai envie de construire un vrai truc, une vraie entreprise qui dure, même si moi, je ne suis pas là, tu vois, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Donc, j’ai pensé du coup à ce studio qui va être une extension finalement de tout ce que je fais à petite échelle et de chez moi à l’heure actuelle. Est-ce que c’est ton objectif de te retirer complètement éventuellement? Non, pas dans les années qui viennent en tout cas, mais je pense que vu que j’ai tout le temps de nouvelles lubies à un moment donné, je vais avoir envie d’aller voir ailleurs et de faire autre chose.

Donc, je sais que j’aimerais bien avoir une porte ouverte et me dire que en fait, l’entreprise continue de tourner, tout est déjà posé, c’est une vraie agence qui est connue et c’est pour ça que je suis allée chercher une marque parce que là, tout ce que je fais, c’est en mon nom aujourd’hui et j’ai besoin aussi de me dissocier pour que je puisse avoir ma vraie présence sur Internet et mettre en avant une marque à part entière avec des gens qui vont venir m’aider à la développer, tu vois.

Mais là, t’arrêtes pas de dire une vraie agence, une vraie marque, une vraie entreprise, t’as pas ça encore? Je trouve que non. Parce qu’en fait, chez moi, alors ce que les gens ne voient pas, c’est que c’est le chaos. Tout le temps, on me dit, mais quoi? Attends, mais non, les gens ne me croient pas quand je leur dis que c’est le chaos. Mais genre, ton appartement ou dans ta tête? Pour l’appartement, ça va, puisque mon mari passe derrière moi et range tout. Ça, c’est fantastique. C’est top.

Mais dans le business, c’est moi. Donc du coup, si tu veux, il y a trop de choses encore où je sais que je ne me suis pas prise assez au sérieux sur certains aspects et qu’il y a besoin d’amélioration, tu vois. Surtout l’aspect, par exemple, finance de l’entreprise, ça, c’est quelque chose que je continue à apprendre, dépenser l’argent intelligemment, etc. Ce n’est pas automatique chez moi.

Est-ce que tu es plus dans la catégorie dépensière ou est-ce que c’est parce que? Ah ouais. Depuis toujours. Depuis toujours. Moi, je travaille depuis que j’ai 18 ans. Je n’ai pas eu d’économie avant mes 30 ans, tu vois, parce que je dépense tout, tout le temps. L’argent me brûle les doigts, littéralement. Tu ne veux pas? Donc par exemple, cet aspect-là, tu vois, c’est un truc sur lequel je dois travailler, tout ce qui est finance, surtout si j’ai envie d’investir plus tard, tu vois, dans des entreprises, etc. Il faut que j’ai les fonds pour ça. Donc ça, c’est un aspect qui doit être travaillé. Et après, tout l’aspect organisation et structure en interne pour avoir une espèce de… J’ai une vision claire dans ma tête, mais j’ai souvent des difficultés à la mettre à plat, sur papier, tu vois. Oui. Donc dans ce sens-là, il y a du boulot.

Est-ce que justement, est-ce que c’est ça, donc c’est ça, c’est cette difficulté-là, soit à gérer, mettons, les multiples lubies ou soit à gérer le contrôle de l’argent qui fait en sorte que tu considères que tu n’as pas encore une vraie entreprise puis que, mais est-ce que, est-ce que, c’est pas quelque chose que tu pourrais faire en solo versus avoir quelque chose de plus gros?

Je dis pas qu’il y a quelque chose d’une bonne réponse, mais je pense, versus avoir l’empire irraisonnable… Non, en fait, si tu veux, je considère quand même que ce que j’ai aujourd’hui, c’est une vraie entreprise dans le sens où j’arrive à vivre de mon activité, tout va bien. J’estime déjà que j’ai réussi, tu vois, sur cet aspect-là. Maintenant, je sais aussi que la version de moi que je suis à l’heure actuelle n’a pas forcément les épaules ou les connaissances pour un projet de l’envergure d’irraisonnable, tu vois.

Donc, il y a tout cet aspect-là à travailler, à améliorer. Enfin, je sais que j’apprends tout le temps, tu vois, et que je suis constamment en phase d’apprentissage, donc ça fait partie du processus, mais c’est dans ce sens-là, tu vois, que je dis vrai parce que du coup, les… pas les conséquences, mais le contexte est plus important, tu vois, que dans l’hypothèse où c’est juste moi.

Donc, tu as parlé de ton livre tantôt que justement, tu as publié en 2022 avec les éditions Vuibert. Je l’ai bien dit. Est-ce que je l’ai bien dit? Oui. Tu l’as très bien dit. Je n’étais plus sûre. Donc, Build Your Podcast, le tremplin pour construire un business rentable. Personnellement, c’est le genre de projet qui fait partie de ma bucket list. C’est le genre de projet tellement plus grand que soit qui donne un sentiment de légitimité intense.

Qu’est-ce qui t’a motivée à écrire un livre? Oui, tu t’es fait contacter, mais encore là, il faut que ça te tente d’écrire un livre et surtout de collaborer avec une maison d’édition pour le produire. Oui. Je te rejoins tout à fait sur l’aspect légitimité parce que pour moi, ça a été une excellente raison de lancer un livre. J’étais en mode, si je lance un livre, que j’écris un livre avec une maison d’édition comme Vuibert, d’un point de vue autorité et crédibilité, ça va m’aider à renforcer le truc et ça va m’aider aussi à… En fait, l’idée pour moi, c’était de me dire ça va renforcer mon image et ça va me permettre d’atteindre de nouvelles personnes parce que je suis connue dans une certaine bulle d’Internet mais en fait, il y a tout un autre pan d’Internet et de la vie réelle de gens qui ne me connaissent pas du tout.

Donc, le but, c’était de me dire avec un livre, je vais atteindre encore plus de monde et si tu veux, le fait de le faire avec une maison d’édition, moi, ça me rassure énormément dans le sens où je suis encadrée donc j’étais en mode est-ce que j’ai les épaules pour écrire un livre, est-ce que j’ai les compétences, ce genre de choses et disons que le fait que je sois accompagnée, que j’ai mon éditrice qui me conseille, qui me fait des feedbacks au fur et à mesure, ça m’a aussi enlevé une épine du pied si tu veux et ça m’a aidé à ce que ce soit plus simple.

Après, j’enlève pas. Alors, il gère bien évidemment tout le projet mais c’est sûr que j’avais quand même une grosse partie que j’ai clairement sous-estimée. Je ne sais pas si je l’aurais fait aussitôt, tout ce que je faisais déjà. Donc, le début de l’année 2022, j’étais dépassée. J’étais sur trop de tableaux en même temps. Par rédaction? Ouais. Ouais, ouais. C’était un travail monstre d’autant que, alors, je suis madame, je travaille dans l’urgence et j’ai un excès de zèle. J’avais une confiance et un confort que je ne vous recommande pas en mode, je connais le sujet par cœur. Il n’y a pas de problème. Je vais le faire.

En fait, j’avais une date butoir du mi-avril, je crois. Début mars, je reçois la couverture du livre. Et je me dis, mais je n’ai pas écrit le livre. Donc là, j’ai fait les calculs dans ma tête. Et je me suis dit, là, il y a un problème. Il va falloir que je m’y mette. Donc, du coup, j’annule tous les rendez-vous de mars. Je m’enferme chez moi et je travaille du lundi au vendredi, parfois le samedi, toute la journée sur le livre. Et donc, j’écris, j’écris, j’écris, j’écris à fond.

Et en fait, j’envoyais des chapitres au fur et à mesure. Donc, mon éditrice, elle n’a rien eu pendant ce que j’avais signé en début novembre, tu vois. Elle n’a rien eu de novembre à mars. Et d’un coup, j’envoyais des chapitres tout le temps, tout le temps, tout le temps. Donc, ça a été du sport. Ça a été compliqué. Franchement, il y a des fois où c’était dur parce qu’une fois que si tu veux, j’avais ma deadline et que je rends le manuscrit, c’est pas fini. Il y a encore des feedbacks, on relit tout, il y a la correctrice, on me dit, tel chapitre, on va le mettre là, etc.

Et des fois, on m’envoyait un mail à lundi 18h en mode, voici le script, on l’a retravaillé, tu le relis et tu nous l’envoies pour demain, début d’après. Et moi, j’étais en mode, mais en fait, il est 18h. J’allais m’installer dans mon canapé et tout, tu sais. Et en fait, non, du coup, j’annule tout. Chaque fois, tu décales. Donc, c’était quand même du stress. Je vais pas vendre du rêve aux gens et dire que, voilà, c’était un long fleuve tranquille aussi. Il y avait quand même pas mal de stress.

C’était challengeant, mais voilà, je pense qu’il faut aussi prendre en compte, chose que j’ai pas faite, le temps de travail. Même si tu connais ton sujet par cœur, ça reste un job en plus de ton job. Donc, ça nécessite quand même une bonne organisation.

Mais pour toi, qui es une personne assez carrée, je pense que tout sera bien, tu vas organiser quand le moment sera venu, quoi. Moi, mon problème, c’est la créativité. Je vais revenir à mes rôties, mon rôti, mais j’ai eu une offre kind of, ça a comme pas vraiment landé à la fin de l’été 2022, quelque chose comme ça. Puis, je me suis vraiment, vraiment excitée. Mais quand j’ai dû, parce que là, on m’a dit, ça te tente-tu? Puis là, j’étais comme, ouais, ça me tente full.

Mais j’étais comme, je sais pas quoi écrire. Parce que j’étais pas capable de synthétiser. J’avais pas comme un message assez clair que je voulais porter. Puis ça, pour moi, c’était le gros problème. C’était de synthétiser, moi, I guess, ou certains messages en particulier. Ça, pour moi, ça a été vraiment très difficile. Fait qu’au niveau de la production, les deadlines, puis tout, oui, je suis quelqu’un de carré, appelons-le comme ça. Mais si j’ai pas l’idée, si je sais pas sur quoi je travaille, je fais rien. Je fais juste rien.

C’est un peu… Mais je te comprends. Je te comprends 100%. Et moi, la maison d’édition est venue avec une idée de livre, en fait. Il y avait déjà le sujet qui était posé pour moi. Et en plus, c’est même pas celui avec lequel on a fini. Quand on me contacte en août, c’était qu’en 2021, du coup, on me contacte sur Instagram, on me dit, je connais votre podcast, j’aime beaucoup. Est-ce que vous avez déjà pensé à écrire un livre? Si ça vous intéresse, on peut en discuter. Donc, je me dis, OK, je prends l’appel.

Et en fait, elle me suggère directement le sujet du livre. Elle me dit, on peut écrire un livre sur comment lancer son podcast. C’était ça, l’idée de base. Comment lancer son podcast. Donc, je me dis, OK, pas de souci, c’est hyper niché, pas de problème. Mais tu voulais pas, toi, changer ça? Est-ce que toi, t’étais correct avec le fait d’être très niché? C’est ton sujet, t’es reconnu pour ça, mais en même temps, c’est très niché, comme un livre très appliqué.

Ouais, en fait, si tu veux, ça me dérangeait pas dans le sens où pour moi, c’est tellement un exercice nouveau que ça me rassurait de me dire, en fait, je connais ça par cœur et je le maîtrise le sujet. Donc, je suis OK avec le fait de partir là-dessus. Si elle me disait, on écrit un livre sur l’entrepreneuriat de manière générale, genre entrepreneuriat féminin, là, j’aurais froze, comme toi. C’est là où j’en étais. Ouais, voilà.

Donc, moi, elle est venue avec le sujet, elle m’a dit ça, j’ai dit OK, donc j’ai dû rédiger un premier sommaire, si tu veux, du livre, du futur livre, qu’en fait, elle, ensuite, parce qu’une fois qu’elle me propose le livre, ça ne veut pas dire que le livre va arriver et va exister, tu vois. Elle a dû le soumettre au comité de direction, ensuite au comité commercial et en fait, si tu veux, je crois que c’était le dernier comité avec tous les grands boss, ils ont dit, en fait, non, c’est trop spécifique. On a regardé ce qu’elle fait et son site, on a envie que ça prenne une ampleur un peu plus large et que du coup, on élargisse aux entrepreneurs et qu’on le pense vraiment comme un support marketing comme elle, elle le fait, si tu veux, avec son travail.

Donc là, en gros, j’ai dû reprendre le sommaire mais en fait, je me suis beaucoup inspirée de la formation Build Your Podcast dans son ancienne version, tu vois. Et je me suis dit, OK, je suis face à l’hypothèse, enfin, je suis dans une situation où je vais écrire un livre qui peut entrer en concurrence avec la formation que je vends actuellement. Donc, il y a eu aussi un travail de mon côté à me dire, OK, comment je fais?

Ça m’a mis pas mal de pression, je vais pas te mentir. Mais j’ai du coup retravaillé tout le sommaire et en fait, j’ai fait le choix de positionner ma formation du coup différemment et à un niveau plus avancé parce que je me suis dit, le livre, il va vraiment être le premier pas et la première étape. Donc, j’ai dû faire une refonte de toute la formation, ce qui a été un travail monstrueux.

Mais j’ai eu aussi, tu vois, ce challenge et si tu veux, à chaque fois, j’étais quand même encadrée sur le sujet et c’était pas trop large. C’était suffisamment niché pour que je puisse être en confiance, tu vois. En même temps, je me pose la question, les gens vont chercher quelque chose dans un livre qu’ils vont pas nécessairement chercher dans une formation. Il n’y a pas, on va pas souvent être autant dans l’action dans le livre, on va plus être, on réalise, on apprend les étapes, on prend des notes, mais la formation peut-être offre quelque chose de différent. Après ça, il n’y a pas de bonne réponse, mais je me demande honnêtement si ça aurait été autant en compétition.

Mais tu parles de tes formations, tu parles de ton livre, c’est quoi? Est-ce que lancer un livre, c’est différent que de lancer une formation en ligne? Non. Pas du tout. Alors pour le coup, moi j’ai repris les codes de l’infoprenariat pour le lancement du livre, d’autant que la maison d’édition, il y avait un service presse, mais il y avait juste des livres qui ont été envoyés à quelques journalistes par-ci par-là et que c’est moi qui ai dû faire le taf en fait de faire en sorte que le livre soit visible. Mais on m’avait prévenu pour le coup.

On m’avait dit, voilà, quand tu travailles avec une maison d’édition, sache-le, c’est à toi de faire le maximum pour que ton livre soit visible, etc. Donc en fait, moi ce que j’ai fait, c’est que je me suis dit que je vais fonctionner comme avec un lancement de formation. Donc en fait, si tu veux, le livre était disponible à la pré-vente début août 2022 et donc moi j’ai offert des bonus aux personnes qui prenaient le livre en pré-vente sur tout le mois d’août.

Mais il était vendu où les livres en pré-vente? Tu pouvais le… Amazon, sur la FNAC, sur des librairies en France. En fait, tu pouvais le précommander partout dans toutes les librairies de France et c’est sur Amazon qui a eu le plus gros si tu veux. Et donc ça m’a permis, moi, d’avoir un bon démarrage si tu veux, de proposer les bonus. J’ai vraiment teasé, tu vois, j’ai utilisé le podcast pour raconter, etc. J’avais ma séquence mail, j’avais mes bonus et puis je me suis dit comme c’est un livre sur le podcast, les bonus c’était des épisodes de podcast privés où j’expliquais vraiment ce sur quoi tu te concentres pour atteindre tes premiers 10 000 téléchargements, ensuite pour passer de 10 000 à 100 000.

En fait, j’avais fait 4 épisodes, je crois, de podcast. Et donc j’ai proposé ça, du coup ça a bien marché, ça a bien lancé le livre et en fait, une fois que le livre est sorti, ça s’arrête pas là. Il y a encore énormément de travail et si tu veux, j’ai dû faire un travail de regarder, tu vois, on a beaucoup de séminaires, d’organisations, tu vois, en France, genre il y avait le salon de la micro-entreprise, il y avait des journées dédiées au format du podcast donc c’est à moi aussi de faire le travail, de repérer toutes ces journées-là, de contacter les gens, de leur demander s’ils sont OK avec le fait que j’ai un livre. Ensuite, j’ai aussi activé mon réseau. Est-ce que, voilà, je suis allée voir les podcasteurs, est-ce que ça t’intéresse qu’on fasse une interview sur ton podcast pour que je puisse parler du livre, etc.

Donc en fait, je l’ai vraiment pris comme si je lançais une formation en ligne sauf que c’était avec un format livre pour le coup.

Puis en ce moment, qu’est-ce que le, c’est quoi la place que le livre a dans ton offre? Comment, c’est quoi stratégiquement, comment est-ce que ça se mixe avec les autres? Parce que oui, l’idée initiale, c’était d’avoir, la crédibilité, le feeling d’être légit, mais aussi une vraie légitimité. J’ai de la misère avec ce mot-là. Légitimité.

Mais une fois que c’est lancé, une fois que c’est lancé, tu as lancé, ça a vécu. Avec une petite tête. C’est fun que je garde la vidéo pour ça. Mais une fois que c’est lancé, une fois que, effectivement, le lancement est fait, la différence, je pense, s’il y a quelque chose avec les maisons d’édition puis en ligne, c’est qu’il n’y a pas de relancement. Une fois que c’est lancé, c’est lancé. Il peut peut-être avoir des promotions. Je vais l’avoir. Des promotions, mais il n’y a pas de relancement au terme où l’emploi finalement en ligne.

Donc, où est-ce que ça se place maintenant? Comment est-ce que tu fais pour le vendre? J’ai eu de la misère avec ça, pour le coup. Franchement, j’ai eu du mal. Et il y a des mois où je n’arrivais pas à faire mon activité, parler de mes offres et parler du livre. Donc, ça a été assez compliqué.

Et au final, ce que je me suis dit, c’est que je le traite vraiment comme un produit dans le sens où, déjà, je l’ai mis sur la page d’accueil de mon site. Il est sur tous mes réseaux sociaux. C’est la première chose que tu vois. Je me suis dit comme ça, voilà, tu me découvres. Tu as la possibilité de découvrir le livre immédiatement.

Et donc, ce que j’ai fait, c’est que si tu veux, je l’inclus sur une base régulière dans mes emails de newsletter, en bas de page. Il est aussi dans certains tunnels de vente. Si les personnes n’achètent pas ma formation en Builder Podcast après la masterclass, eh bien, voilà, exactement. Je fais un petit downsell, un petit email quelques jours plus tard qui dit, écoute, si tu veux, j’ai ce livre qui est disponible.

Et en fait, quand j’ai planifié mon année 2023, j’ai planifié des périodes de lancement entre guillemets du livre sur l’année. Il y a des semaines où je vais avoir une communication plus intensive, on va dire, sur le livre et où je vais aussi faire l’effort de proposer des petits bonus par-ci, par-là parce que j’ai remarqué que ça fonctionnait bien mine de rien et qu’il fallait un peu d’urgence aussi. Donc, le challenge, c’est que vraiment, je l’inclus comme si c’était une formation dans tout mon agenda et dans tout mon planning.

Est-ce que c’est un projet futur d’en écrire un autre qui est peut-être moins niché, moins ciblé sur un sujet? Si je suis honnête, à l’heure actuelle, c’est non. Le traumatisme de la première phase. Franchement, c’était du sport. En fait, c’était du sport et en plus, on va parler, tu ne gagnes pas beaucoup d’argent, quoi. C’est pas… Voilà. Moi, je gagne 8% du montant total. Le livre coûte 19 euros ou 18,90, je ne sais plus. Donc, ce n’est pas grand-chose. Surtout que c’est un livre qui est tellement niché que je ne vais pas devenir best-seller, tu vois. C’est une thématique précise.

Fait que la question se pose. Si tu fais, mettons qu’on fait un round-up à 10% pour être ça simple, 1,90 euros par vente, puis que tu es la seule personne qui, en ce moment, considérant que la maison d’édition a fait son travail de visibilité initiale, tu es la seule personne qui pousse le livre, mine de rien. Il est probablement disponible, comme tu dis, il est là, en librairie, il est sur Amazon. Mais au final, est-ce que ça t’a amené la visibilité que tu voulais? Non, je dirais.

Alors, je dirais que non dans le sens où c’est beaucoup de gens qui me connaissaient déjà qui ont acheté le livre. Après, j’ai eu de temps en temps, ça m’est arrivé, mais ça peut se compter sur les doigts des personnes qui me disaient, en fait, qui m’envoient un message sur Instagram, je me baladais dans la librairie, je suis tombée sur ton livre, je ne te connaissais pas, je l’ai pris, en fait, il est trop bien, tu vois. Ça m’est arrivé, c’est super cool à chaque fois, ça me fait hyper plaisir, mais voilà, ce n’est pas beaucoup de gens, moi, ça n’a pas du tout été à la hauteur de ce que j’espérais, donc le rôle a été rempli sur l’aspect vraiment crédibilité, puisque du coup, dans le monde du podcasting et auprès d’autres podcasteurs, en fait, eux, ça leur a permis de découvrir qui j’étais, de découvrir mon expertise et tu vois, là, je sens que je suis plus invitée sur des événements et des choses par rapport à l’année dernière, tu vois. Oui.

Écoute, j’ai le temps pour une petite question avant de terminer. J’aimerais savoir c’est quoi les objectifs que tu as envie d’atteindre dans les prochaines années mais les objectifs qui te font un peu peur d’atteindre, peur dans le bon sens. Ouais. Je pense que, tu vois, par rapport à irraisonnable, l’objectif principal, c’est que j’arrive en bombe, tu vois, parce qu’il y a déjà des gens qui, dans le domaine du podcast, c’est beaucoup de blancs, c’est beaucoup d’hommes et je suis en mode, moi, je suis le profil type de la personne qui n’est pas spécialement représentée dans ce monde-là donc le but, ce serait que, en fait, t’entendre parler d’irraisonnable de studio partout et que les autres soient un peu fébriles, tu vois.

L’objectif, c’est ça. C’est de venir chambouler, prendre de la place, tu vois, et vraiment assumer. Le grand objectif, en tout cas, ce sur quoi je vais travailler toute cette année, c’est vraiment ça, tu vois. T’as préparé, finalement, aussi à avoir encore plus de visibilité, parce qu’il y a des que d’autres meufs se motivent, j’y vais, tu vois, j’y vais et je prends ma place. Et you go, that’s it, sois effrontée.

Oh, Safia, as usual, une conversation épique et agréable. Évidemment, si les gens veulent écouter notre première entrevue qu’on a faite sur les vraies affaires, c’est l’épisode 161, donc le lien va être dans les show notes. Sinon, Safia, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet? Où est-ce qu’on peut acheter ton livre? Où est-ce qu’on peut suivre ta future carrière d’irraisonnable?

Eh bien, on peut la suivre sur Instagram, sur le podcast. Le livre est dispo partout sur Amazon, notamment pour les personnes qui sont un peu à l’étranger, qui sont au Québec, etc. Il est dispo dessus. Mais normalement, vous allez me voir partout. Le but, c’est que vous en ayez marre de voir ma tête. Oui. You grumbly sick of me! Voilà.

Toi qui écoutes, si tu veux revisiter du contenu que Safia a partagé, tu peux, ou cliquer sur un lien qu’elle a mentionné, son livre, son podcast, tu vas retrouver tout ça dans les notes de l’épisode d’aujourd’hui au genevievegauvin.com/effrontee-16. Puis si tu as aimé l’entrevue, partage ça dans tes stories sur Instagram, tu peux nous taguer par en bas Geneviève Gauvin et taguer le compte de Safia, Safia Gourari, puis nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion. J’ai super hâte de voir ce que tu en as pensé.

Comme d’hab, Safia. Un énorme merci. Tu es venue nous parler de tes peurs, mais aussi de tes grandes ambitions. Ça fait toujours plaisir d’avoir des gens qui s’ouvrent comme ça puis qui osent prendre leur place. Merci beaucoup. C’est un plaisir.

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur S’abonner puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi s’inquiéter si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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