La haine de la vente, c’est probablement le plus gros frein silencieux dans ta business. Tu détestes te faire vendre des choses, tu cringes quand un courriel promotionnel atterrit dans ta boîte, pis là tu te demandes pourquoi tu freezes au moment de vendre ta propre offre. Spoiler: les deux sont reliés. Dans cet épisode 23, je te partage 4 shifts de mindset pour défaire ta haine de la vente et te permettre de vendre tes produits avec confiance, sans te sentir comme une vendeuse de tapis.
Shift 1: la haine de la vente vient d’un malentendu sur le ciblage
Première chose à comprendre quand on travaille sur sa haine de la vente: la promotion en ligne, c’est pas adressé à toi spécifiquement.
Imagine-toi entrer dans un concessionnaire automobile en mode magasinage. Le vendeur te suit partout, te parle de ses promotions, te met de la pression pour signer un contrat aujourd’hui. C’est en one-on-one, c’est ciblé sur toi, c’est malaisant. Pas le fun.
Mais quand tu reçois un courriel d’une infolettre à laquelle tu t’es abonnée, ou que tu vois une pub Instagram dans tes stories, c’est de la promotion de masse. Personne s’est levé un matin en pensant « aujourd’hui, je vends ce produit-là à cette personne précisément ». C’est même pas que t’existes, fille. This is not about you.
L’algorithme a décidé que ton profil matchait les caractéristiques que le vendeur recherche. Ou tu as choisi de t’abonner à cette personne. C’est tout. Aucune action n’a été prise avec spécifiquement toi en tête. En tant qu’entrepreneur, on cible un client idéal, une masse de personnes avec des caractéristiques communes, pas des clones.
Du moment que tu détaches ton ego de la pub, le message devient moins agressant. C’est juste un billboard sur l’autoroute de ton feed. Pis ça, c’est le premier coup à donner à ta haine de la vente.
Shift 2: la haine de la vente nourrit l’illusion d’être piégée
Deuxième source de la haine de la vente: l’illusion qu’on est piégée par la pub. Cette illusion alimente la haine de la vente, parce qu’elle te transforme en victime captive plutôt qu’en consommatrice consciente.
Imagine-toi conduire sur l’autoroute. Tu croises un billboard pour une compagnie de clôtures. T’es-tu obligée d’acheter une clôture, même si tu vis dans un appartement sans cour? T’es-tu obligée de t’arrêter sur l’accotement pour le contempler? Évidemment, non. C’est ridicule comme idée.
Moi, je vois aucune différence entre ce billboard, un courriel promo, une pub dans mon feed Instagram ou une annonce au début d’un podcast. T’as toujours le choix de ne pas consommer. Tu peux:
- Passer ton chemin
- Supprimer le courriel
- Scroller plus bas dans ton feed
- Avancer l’épisode de 30 secondes
- Te désabonner d’une infolettre
- Indiquer à Facebook que cette pub t’intéresse pas
- Arrêter de suivre quelqu’un sur les médias sociaux
Il y a des actions concrètes. Mais il faut prendre ses responsabilités en tant que consommateur et arrêter d’agir comme une victime. Surtout quand on fait le choix de suivre quelqu’un volontairement.
Personnellement, je suis pas abonnée à des centaines d’infolettres. Je choisis intentionnellement les entreprises auxquelles je m’abonne. Quand l’une d’elles décide que c’est le moment de vendre, ça me dérange pas, parce que la plupart du temps je reçois gratuitement ce pourquoi je m’abonne au départ. C’est un échange équitable.
Pis si une promo intense te tape sur les nerfs, rappelle-toi qu’elle est généralement temporaire (un lancement). Si c’est tout le temps trop pour toi: désabonne-toi. Ton opinion sur la fréquence n’est pas la vérité, juste une préférence. Tu peux juste partir, tu n’as pas besoin de transmettre ton désaccord à l’autre personne. La haine de la vente disparaît plus vite quand on retrouve son agentivité de consommatrice.
Shift 3: ta haine de la vente des autres miroite ta peur de vendre
Le shift le plus important pour défaire ta haine de la vente: comment tu perçois la vente qu’on te fait, c’est exactement comment tu vis ta propre vente.
Si tu crois que quelqu’un qui te vend quelque chose, c’est automatiquement de la manipulation. Si tu crois que vendre, c’est un acte purement capitaliste, pas du tout dans l’intérêt de la cliente. Tu vas avoir la même approche quand viendra le temps de vendre tes propres produits.
Résultat: quand tu vas pitcher ta formation à ta communauté, tu vas te sentir inconfortable. Comme une vendeuse de tapis ou une vendeuse d’aspirateur. Tu vas avoir l’impression que tu prends l’argent durement gagné de tes lectrices. Tu vas te dire qu’à chaque fois que tu parles de ton produit, les gens perdent de l’intérêt. Tu vas te shrinker.
Tu ne peux pas haïr la vente des autres pis être confortable avec la tienne. C’est la même croyance, juste tournée vers un autre angle. La haine de la vente que tu projettes vers l’extérieur revient toujours te freiner quand c’est ton tour de pitcher.
Le plus gros changement à faire pour avoir confiance en toi au moment de vendre, c’est analyser comment tu perçois la vente qu’on te fait. Du moment que tu comprends que les vendeurs désagréables sont une exception, pis que la plupart des autres offrent vraiment de la valeur, tu commences à voir la tienne aussi. Du moment que tu comprends que la vente, c’est un acte de service, tu commences à te percevoir comme une solution.
Ajoute à ça la rigueur du client idéal. Plus tu es claire sur à qui ton offre s’adresse (et à qui elle ne s’adresse pas), plus ceux qui ne sont pas un fit vont quitter naturellement. Il reste juste les gens que tu peux réellement aider. Si tu refuses de dire à qui ton offre n’est pas, par peur de faire fuir des clientes, tu vas finir par essayer de la vendre à des gens pour qui ça clique pas. Pis là, oui, ça va être inconfortable.
Pour laisser aller ta haine de la vente, tu dois pouvoir voir les bonnes intentions chez l’entrepreneur de l’autre côté. Pis chez toi.
Shift 4: transforme ta haine de la vente en posture d’observation
Quatrième et dernier shift pour défaire ta haine de la vente: passer en mode étudiante.
Chaque fois qu’on te vend quelque chose, c’est une opportunité de t’éduquer sur les techniques de vente. La haine de la vente, c’est en partie une habitude perceptuelle. On regarde une pub avec les yeux d’une victime, donc on voit une attaque. On la regarde avec les yeux d’une étudiante, on voit un cas pratique. Pas toutes les stratégies vont être un fit pour toi, mais en tombant en mode observation, tu peux décortiquer:
- Les arguments utilisés
- Le rythme de la séquence
- Le format des courriels et des posts
- Le ton, les choix de mots
- La structure de l’offre
- Les objections adressées
On apprend autant de la mauvaise vente que de la bonne. On apprend de ce qu’on n’aime pas, de ce qui nous fait cringer, de ce qui ne fonctionne pas. C’est aussi pour ça qu’il faut se détacher de toute tentative de vente et ne pas tomber dans le piège de la victime.
Quand tu prends une posture d’observation, tu comprends mieux ce que l’autre personne essaie de dire, de faire, d’offrir. Pis la valeur qu’elle tente de présenter aussi. En tant qu’entrepreneure, ça fait partie de tes responsabilités d’apprendre à mieux vendre, à faciliter l’échange entre la rémunération et la valeur que tu offres.
Pour que la vente se passe à ta façon, pour que tu te sentes alignée quand tu vends, tu dois apprendre ce qui te désaligne aussi. Analyser le marketing des autres, c’est une excellente façon de faire ça. Pis c’est ce qui transforme petit à petit ta haine de la vente en curiosité professionnelle.
Je le dis souvent à propos du Ka-Ching: les périodes de lancement intense, c’est les Olympiques du marketing. Quand 20 et quelques entreprises essayent de se démarquer en même temps, on voit émerger toutes sortes d’approches: tournées de live, vidéoclips, robots d’IA qui aident à choisir une formation, collaborations de reels et de podcasts. Certaines personnes sont plus directes, d’autres ludiques, d’autres très storytelling. Si tu te mets en mode étudiant, c’est une masterclass publique pis gratuite pour apprendre comment vendre.
Moi, je suis une fan de consommer de la publicité. À la télévision, dans la sidebar Facebook, dans les stories Instagram. Je regarde les couleurs, le message, ce qui a été dit, combien de fois je vois la même pub. Quand on commence à apprécier la pub des autres, j’irais même jusqu’à dire à tomber en amour avec, ça nous permet de mieux apprécier notre propre vente. Parce qu’on fait quelque chose qu’on aime. C’est l’antidote durable à la haine de la vente: la fascination pour le craft.
La haine de la vente, c’est pas juste un mindset, c’est une croyance ancrée
Soyons honnêtes: la haine de la vente, ça se guérit pas en un épisode de podcast. C’est lié à ta relation avec l’argent, à ta valeur personnelle, à des croyances qui ne sont même pas vraiment les tiennes (souvent héritées de la famille, de l’école, du discours ambiant).
Mais on peut faire des pas. Vers le détachement. Vers la compassion envers les autres entrepreneurs qui, exactement comme toi, tentent de vendre ce en quoi ils croient. Vers un mindset d’étudiante, qui cherche à apprendre comment s’améliorer en tout temps.
C’est ce qui te permet de vendre ton offre à ta communauté sans avoir l’impression de leur arracher leur argent. C’est ce qui te permet de faire ton job d’entrepreneure pour vrai.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment savoir si ma haine de la vente bloque mon business?
Si tu trouves toujours une raison de retarder le pitch de ton offre, si tu réduis tes prix par malaise, si tu mets des disclaimers du genre « je m’excuse de vous écrire encore » dans tes courriels promo, si tu sens que tu déranges quand tu vends: oui, ta haine de la vente t’empêche de vendre. La même croyance que tu projettes sur les autres vendeurs s’applique à toi.
Est-ce normal de cringer parfois sur les techniques de vente agressives?
Oui, et c’est même utile. Pas toutes les stratégies sont un fit pour toi. Le cringe te dit ce que tu veux pas reproduire. C’est une donnée précieuse pour définir ton propre style de vente, pas une raison de mettre tous les vendeurs dans le même panier. La haine de la vente, c’est généraliser ce cringe à tout le monde.
Comment passer du mode « consommatrice qui hait la pub » au mode « étudiante qui observe »?
Commence par t’abonner intentionnellement à 5 à 10 entrepreneures dont tu admires le marketing. Lis leurs courriels, regarde leurs lancements, prends des notes sur ce qui te touche pis ce qui te repousse. Tu vas commencer à voir la vente comme un craft, pas comme une menace.
Mes prochaines étapes
Si tu veux pousser plus loin le travail sur la haine de la vente et bâtir une posture d’entrepreneure assumée, viens me retrouver dans mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit chaque mardi du contenu encore plus uncensored. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour aller plus loin sur le mindset entrepreneurial:
- Va écouter l’épisode 86 sur les 6 campagnes de courriels automatisés à mettre en place pour bâtir une vente automatisée alignée
- Découvre comment vendre en lancement avec la prochaine édition du Ka-Ching, le bundle annuel de formations en ligne pour entrepreneures où les Olympiques du marketing se passent en direct
Show notes
Format: Solo Durée: 17 minutes
Sujets abordés:
- Pourquoi la pub en ligne n’est jamais adressée à toi spécifiquement
- Le choix réel que tu as en tant que consommatrice
- Comment ta haine de la vente miroite ta propre peur de vendre
- Le rôle du client idéal pour vendre sans malaise
- L’observation comme posture pour apprendre la vente
- Le Ka-Ching comme masterclass publique de marketing
Outils mentionnés:
- Speakeasy: la communauté VIP par courriel de Gen
- Ka-Ching: bundle annuel de formations en ligne pour entrepreneures, organisé par Gen Gauvin
Liens & ressources:
- Société secrète Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- Compte Instagram de Gen: @_genevievegauvin
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 23. Aujourd’hui, on parle de comment et pourquoi laisser de côté ta haine de te faire vendre des choses. C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des oeufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite.
Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand.
Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rênes. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Ça fait 10 années que je veux parler de ce sujet-là et là, c’est aujourd’hui que ça se passe. De temps en temps, je vais recevoir un message, un DM, ou bien je vais voir des gens qui se plaignent à quel point ils aïssent se faire vendre des choses. Pas vendre. Se faire vendre.
Parce que vendre, c’est un autre dossier. On pique dans l’année de… C’est toujours autour de Ka-Ching quand non seulement la promotion est intense, mais qu’il y en a… En plus, il y a genre 26 autres entreprises, autres que la mienne, qui essayent de faire des ventes. Pis je peux comprendre la fatigue de voir un message.
Je ne comprends par contre absolument pas que certains entrepreneurs puissent être autant triggered et en colère de se faire vendre des choses. Chaque fois que j’entends des gens, des entrepreneurs qui vendent eux-mêmes des choses, me dire que ça les fâche donc bien de se faire prendre pour une pièce de viande, je cringe. Tous les entrepreneurs qui ont du succès ont une relation qui est saine avec la vente. Ils l’apprécient. Ils comprennent sa valeur. Pis que c’est un échange.
Pis qu’il y a beaucoup qui vont même aller jusqu’à apprécier se faire vendre des produits ou services pour apprendre comment s’améliorer. Pis quand je vois des gens en colère contre la vente des autres, je vois là sérieusement une opportunité manquée, une relation qui est à guérir. Fait que j’aimerais qu’on change ensemble ton mindset et ta perspective si ça s’applique à toi ou si ça t’applique à quelqu’un que tu connais, please partage cet épisode. Quand tu te fais vendre de quoi?
Parce que non seulement ça va te permettre de naviguer Internet, notamment, et ta vie, de façon plus positive, mais aussi de potentiellement débloquer quelque chose dans ta business en plus. Première chose que j’aimerais qu’on… qu’on… Shift. La vente en ligne, ça ne s’adresse pas à toi spécifiquement.
Si je te mets en situation, maintenant tu entres dans un concessionnaire automobile avec une intention de regarder jusqu’à ce qu’il y a, de te faire une idée. T’as pas encore regardé tes chiffres, tu sais pas combien tu peux te permettre, fait que t’es pas encore en mode achat. T’es en mode magasinage, t’es en mode qu’est-ce qui existe, qu’est-ce que j’aime, qu’est-ce que j’aime pas. Ouh, ça a l’air cool, un siège en cuir.
Le vendeur qui te voit entrer a, lui par contre, l’intention que tu ressortes avec un contrat d’achat en main. Fait qu’il va non seulement t’approcher, mais il va… Tu sais, il va te suivre un peu partout. Il te parle des promotions en cours, te dit quand elles se terminent, ce que tu vas manquer, si tu passes pas à l’action. Puis là, tu lui dis que t’es pas encore prête, mais il fait le saut un peu, puis il continue de te suivre, puis il te met de la pression.
On s’entend que c’est une situation en one-on-one qui est malaisante. T’as comme pas la paix de te promener, de regarder, d’expérimenter, puis t’es visé par le vendeur, puis il te laisse pas tranquille. C’est pas agréable. Mais quand tu consommes du contenu en ligne, la publicité de masse ne t’est jamais adressée spécifiquement.
Et là, je te parle pas de vente en DM, je te parle de voir des posts promotionnels dans ton feed, de voir une pub passer au hasard dans tes stories, de recevoir un courriel promotionnel d’un entrepreneur qui envoie une infolette à laquelle tu t’es inscrite. Toi-même. On est tous des numéros en ligne, même si on aime ça être unique puis spécial. De prendre de la promotion de masse personnelle, puis d’affirmer qu’on se sent comme une pièce de viande, pour moi, c’est complètement ridicule.
Je vais être bien cru, la personne qui te vend quelque chose. C’est même pas que t’existes, fille. This is not about you. C’est important de se détacher de la publicité et de la vente de masse, de comprendre qu’on la voit parce qu’on a décidé de suivre quelqu’un, pas que quelqu’un a décidé de nous vendre.
Ou parce que les grosses compagnies de médias sociaux qu’on a choisi d’utiliser, notamment Instagram ou Facebook, ont décidé que notre profil remplissait les caractéristiques que le vendeur recherche. C’est possible que le ciblage soit pas idéal en pub. C’est possible que tu reçois, que tu reçoives un courriel pour un produit dont t’as pas encore besoin ou t’as plus besoin. C’est possible aussi que l’entreprise que tu suis planifie des promotions plus souvent que ce dont toi, tu as besoin.
Mais il n’y a aucune de ces actions-là qui ont été prises avec spécifiquement toi ou moi, Jen, en tête. En tant qu’entrepreneur, on cible un client idéal, une masse de personnes avec des caractéristiques communes, pas des clones. So, quand tu vois de la pub, c’est pas à toi. Donc, de se détacher un peu de ça, ça rend ça moins agressant parce que c’est comme si le message ne nous était pas adressé.
Deux, t’es jamais forcé de regarder ou faire quoi que ce soit. Voir de la publicité ou un message promotionnel, c’est pas une condamnation à acheter ou même à regarder. Imagine-toi, parce qu’aujourd’hui, on fait des mises en situation, conduire sur l’autoroute. Puis là, tout d’un coup, tu croises un billboard qui fait la promotion d’une compagnie de clôture.
Puis là, bam, t’es obligé d’acheter une clôture, même si tu vis dans un appartement qui n’a pas de cours. Ou, mettons, dès que tu vois le billboard, t’es obligé de t’arrêter sur l’accotement pour le regarder, même si t’as zéro besoin du produit. Évidemment, ça fait zéro sens. C’est ridicule comme idée.
Mais moi, je vois aucune différence entre un billboard sur le bord de l’autoroute, un courriel de promotion, une publicité dans mon feed Instagram ou une pub au début d’un épisode de podcast. T’as toujours le choix de ne pas consommer ou de ne pas acheter. Tu peux passer ton chemin, supprimer le courriel, scroller plus bas dans ton feed ou encore avancer l’épisode de 30 secondes. Tu peux aussi te désabonner d’une infolettre si le contenu ne te convient juste pas ou arrêter de suivre quelqu’un sur les médias sociaux.
Tu peux aussi indiquer à Facebook même que cette publicité ne t’intéresse pas pour arrêter de la voir. Il y a des actions que tu peux prendre pour voir moins des publicités que tu ne veux pas voir. Mais il faut aussi prendre ses responsabilités en tant que consommateur et ne pas agir comme une victime, surtout quand on fait le choix de suivre quelqu’un.
Personnellement, je ne suis pas des centaines de personnes. Je choisis les entreprises auxquelles je m’abonne pour consommer du contenu, que ce soit éducatif, ou promotionnel ou de l’entertainment. De façon, tout ça de façon intentionnelle. Je ne suis pas abonné à beaucoup d’infolettre, seulement à celles que j’ai envie de lire et quand l’entreprise décide que c’est le moment de vendre quelque chose, ça ne me dérange pas parce que la plupart du temps, je reçois gratuitement ce pourquoi je m’abonne.
Il faut aussi se rappeler que la plupart du temps, quand il y a une promotion qui est intense, c’est qu’elle est temporaire, comme dans le cadre d’un lancement par exemple. Puis si somehow c’est tout le temps de la promotion intense et que selon toi, c’est trop, désabonne-toi parce que ton opinion par rapport à la fréquence n’est pas nécessairement la vérité puis tu n’as pas besoin nécessairement de la transmettre à l’autre personne parce que peut-être que vous avez les différentes valeurs mais ça ne veut pas dire que c’est mauvais pour autant, tu peux juste te désabonner.
Trois, comment, troisième mindset, troisième shift, comment tu perçois la vente des autres en dis-longe sur comment tu vends. Si tu as l’impression que quelqu’un qui essaie de te vendre quelque chose, qui te manipule, c’est automatiquement de la manipulation. Si tu as l’impression que vendre, c’est un acte qui est purement capitaliste puis pas du tout dans ton intérêt, tu as la même approche quand il s’agit de vendre tes propres produits.
C’est définitivement pas tout qui a la même valeur aux yeux de tous mais tout a de la valeur aux yeux de quelqu’un. Puis oui, il y a certaines tactiques de vente qui sont plus agressives, oui, il y a certains vendeurs qui n’ont pas l’intérêt du client en tête mais si tu crois que tout le monde qui essaie de te vendre quelque chose est dans le même panier, tu te mets aussi dedans. Donc quand tu vas tenter de vendre ta formation à ta communauté, tu vas sentir que tu es dérange.
Tu vas te sentir inconfortable comme une vendeuse de tapis ou une vendeuse d’aspirateur. Tu as peut-être même l’impression que tu leur prends leur argent durement gagné puis qu’à chaque fois que tu parles de ton produit, les gens perdent de l’intérêt. Tu ne peux pas haïr la vente des autres puis être confortable avec la tienne. C’est la même croyance.
Le plus gros changement que tu peux faire quand tu as confiance en toi au moment de vente, c’est vraiment d’analyser comment tu perçois la vente qu’on te fait à toi. Du moment que tu comprends que les gens désagréables sont une exception puis que les autres offrent de la valeur, tu vas avoir plus de facilité à voir la tienne. Du moment que tu comprends aussi que la vente, c’est un acte de service puis que les gens qui te présentent leurs produits ou services le font parce qu’ils croient que ça peut vraiment t’aider, tu commences à te percevoir comme une solution aussi.
Puis tu as toute une question de bien connaître la personne à qui tu t’adresses aussi. Tu sais, même si tu ne fais pas la vente en one-on-one, si tu t’adresses à un client idéal, c’est crucial de bien définir cette personne pour que tu sois autant capable de définir pour qui ton offre est un bon fit mais aussi à qui elle ne s’adresse pas. Puis plus tu es clair par rapport à ça, plus ceux pour qui ce n’est pas un bon kit vont juste quitter naturellement pour qu’il reste juste les gens que tu pourrais réellement aider.
Si tu refuses clairement de dire à qui ton offre ne s’adresse pas par peur de faire fuir des clients, tu vas te mettre dans une situation où tu vas essayer de vendre ton offre à des gens pour qui ça ne clique pas. Puis là, oui, ça peut être inconfortable. Pour être confortable, tu dois savoir que tu n’es pas fait pour tout le monde mais que pour ceux que tu peux vraiment aider, ton offre et toi est la solution parfaite. Pour laisser aller la haine de te faire vendre quelque chose, tu dois pouvoir voir les bonnes intentions chez l’entrepreneur.
Et quatrième mindset que j’aimerais qu’on shift parce que c’est important surtout en tant qu’entrepreneur, j’aimerais qu’on change de perspective par rapport au fait que chaque fois qu’on te vend quelque chose, c’est une opportunité pour toi d’apprendre et de t’éduquer sur les différentes techniques de vendre. Ce n’est pas toutes les stratégies qui sont un bon fait pour toi mais de tomber en mode observation, de décortiquer les arguments qui sont utilisés, le rythme, le format, le ton, tout ça peut t’aider à trouver ce qui te plaît de toi et apprendre comment mieux vendre. On apprend aussi de la mauvaise vente, on apprend de ce qu’on n’aime pas, de ce qui ne fonctionne pas et c’est aussi pour ça qu’il faut se détacher de n’importe quelle tentative de vente et de ne pas tomber dans le piège de la victime.
Quand on prend une posture d’observation, on peut mieux comprendre ce que l’autre personne essaie de dire, de faire, d’offrir puis la valeur qu’elle tente de présenter aussi. En tant qu’entrepreneur, ça fait partie de nos responsabilités d’apprendre à mieux vendre, à faciliter l’échange entre la rémunération puis la valeur offerte parce qu’on sait qu’on offre de la valeur puis qu’on peut aider les autres mais qu’on ne le fera pas pour gratuit ou pour moins que ce que le produit vaut parce que l’échange doit être fair. Pour que la vente se passe à notre façon, pour qu’on se sente aligné quand on vend, on doit apprendre qu’est-ce qui nous rend désalignés aussi. Analyser la vente puis le marketing des autres, comment ça nous fait sentir, c’est une excellente façon d’apprendre.
Je reviens à certains commentaires reçus durant le Ka-Ching par rapport à la quantité de promotion. Tu sais, même si je suis d’accord qu’on peut définitivement mettre des outils en place pour que les personnes qui ne souhaitent pas recevoir des messages promotionnels puissent mettre ça sur pause, disons, pendant le lancement, je crois aussi que c’est une opportunité en or pour apprendre comment vendre. Alex Martel, qui a été collaborateur en toutes les éditions, m’a déjà dit qu’elle considérait ça comme les Olympiques du marketing parce que les collaborateurs doivent se démarquer, être créatifs puis sortir du lot aussi pour avoir leur commission. Puis ça aussi, en respectant les contraintes de promotion que moi, je leur impose pour que ça ne devienne pas un clusterfuck complet.
Fait qu’on va, on voit donc émerger genre des tournées de live, des vidéoclips, des robots d’intelligence artificielle pour trouver la formation par ça, des collaborateurs de reel, des collaborations de reel, pardon, de live, de podcasts entre les collaborateurs. On peut analyser les différentes approches. Il y en a aussi, certaines personnes qui sont plus directes, d’autres ludiques, d’autres encore très storytelling. Le lancement de Ka-Ching, c’est non seulement une offre à ne pas manquer, mais c’est aussi une masterclass publique puis gratuite pour apprendre comment vendre.
Si tu te mets en mode observation, en mode étudiant, tu peux bénéficier de n’importe quel type de vente, même de la mauvaise pour apprendre ce qui fonctionne le plus pour toi au final. Moi, je suis une fan de publicité, de consommer de la publicité, que ce soit à la télévision, que ce soit dans la sidebar sur Facebook, que ce soit dans mes stories. Ça ne me dérange tellement pas d’avoir de la pub parce qu’à chaque fois j’en allais, je regarde, c’est quoi les couleurs, c’est quoi le message, qu’est-ce qui a été dit. Ça fait combien de fois que je vois cette publicité-là?
Ça fait plusieurs fois. Donc, elle aime ça, tu sais, marteler le message avant que peut-être la personne pense à l’action. J’aime ça analyser ça. Puis je pense que quand on commence à apprécier, j’irais même jusqu’à tomber en amour avec la publicité comme ça, ça nous permet, nous, de mieux apprécier notre propre vente parce qu’on fait vraiment ce qu’on aime.
Tu sais. J’espère sincèrement que cet épisode-là a pu shifter de la perspective par rapport à la vente. Je ne dis pas la guérir complètement parce que ça, ça peut être un travail assez long en lien avec notre relation à l’argent, notre valeur personnelle, même les croyances qui ne nous appartiennent pas vraiment. Mais au moins, faire un pas, tu sais, vers le détachement, vers la compassion aussi envers les autres personnes qui, exactement comme nous, tentent de vendre ce en quoi ils croient puis aussi vers un mindset d’étudiant, tu sais, à la recherche d’apprendre comment s’améliorer en tout temps.
La semaine prochaine sur Affronté, je reçois Isaëlle Moré puis on va changer ensemble de marketing créatif parce que c’est clairement sa spécialité. Mais aussi de se mettre volontairement sous le spotlight, même avec un bégaiement qui a profondément affecté son parcours. Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode et retrouver les liens que j’ai mentionnés, tu peux te rendre au jeanedievgouvain.com slash effronté-23 pour lire les notes de l’épisode.
Puis viens me retrouver ensuite sur Instagram, sur le compte Instagram du podcast effronté.podcast ou sur mon compte perso barambas Geneviève Gouvain. Puis si tu as envie de partager le podcast dans tes stories, évidemment, n’oublie pas de ne taguer. Puis j’aimerais savoir si j’ai réussi à shifter même rien qu’un peu ta relation avec la vente. Si tu veux plus de moi, uncensored, inscris-toi à ma société secrète.
Je la appelle mon speak easy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin plus de contenu effronté. Tu peux t’inscrire au jeanedievgouvain.com slash société secrète. Sur ce, cheers à la vente, cheers à une meilleure relation avec la vente et on se reparle la semaine prochaine. Bye là!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci, Boul, pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter et effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast.
Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer.
Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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