Si tu veux bâtir des projets à grande échelle, tes habitudes de production déterminent à peu près tout: ta constance, ta capacité à attirer des invités plus gros que toi, ton énergie mentale, la qualité de ton contenu. Et il y en a une, parmi toutes les habitudes de production possibles, qui sabote plus fort que les autres: travailler à la dernière minute. Voici pourquoi cette habitude te limite et comment bâtir une structure qui supporte vraiment ton ambition.
La dernière minute: l’habitude de production qui te coûte le plus
Je vais commencer par te raconter ce qui m’a inspiré cet épisode. J’ai contacté quelqu’un récemment pour l’inviter sur le podcast. Je lui ai dit que l’épisode allait sortir en octobre, que j’enregistrais 2 mois d’avance, et je lui ai proposé une date début août. Sa réaction: « Mon Dieu, c’est tellement d’avance. D’habitude on me propose pour le jour d’après. »
Ça m’a frappée parce que c’est tellement répandu. La majorité des entrepreneures fonctionnent à la dernière minute, même celles qui ont des grosses ambitions. Pis c’est pas un hasard si elles plafonnent. La dernière minute, c’est l’habitude de production qui crée le plus de friction quand tu veux passer au prochain niveau.
Une mentalité go with the flow, ça peut t’amener jusqu’à un certain point. Mais il y a une limite. Le grandiose, le bold, le big ass, l’ambitieux, ça ne fite jamais dans une dernière minute. Si tu veux faire les choses en grand, il te faut de la structure. Pis venir me dire que c’est possible sans, j’y crois pas.
Pourquoi mes habitudes de production te montrent la voie
Regarde mon processus, juste pour te donner du concret. Le choix des invités pour Effrontée se fait à peu près 6 mois d’avance. Je confirme pas tout le monde 6 mois d’avance, mais je décide qui j’ai envie d’interviewer pis je place les noms dans mon calendrier éditorial. Ça me laisse du lousse pour rester flexible sans tomber dans le chaos.
Une fois que c’est booké, j’enregistre les entrevues 2 mois d’avance avant la mise en onde. Pourquoi? Parce que je suis pas seule sur la production du podcast. C’est une des premières choses que j’ai déléguées. Mon rôle: créer le contenu. Le reste (montage, show notes, visuels, mise en ligne sur Libsyn, posting), je m’en occupe plus.
Mais ces étapes-là prennent du temps même si c’est pas moi qui les fais. Si je suis en retard, ma marge se transfère à mon équipe, qui doit tout rusher. Mes habitudes de production protègent pas juste mon horaire: elles protègent celui des gens qui travaillent avec moi.
Pour Ka-Ching, le bundle annuel de formations pour entrepreneures organisé par Gen, on commence la production environ 9 mois d’avance. Ça prend énormément de temps, mais on n’a pas le choix. Pour créer quelque chose de grand, il faut se laisser l’espace.
Les vrais problèmes que créent les mauvaises habitudes de production
Travailler à la dernière minute, c’est pas juste un inconfort. C’est un enchaînement de problèmes concrets qui sabotent ta croissance, et c’est exactement pourquoi tes habitudes de production méritent une refonte sérieuse.
Premier problème: ton choix d’invités est restreint. Les gens occupés ne sont pas disponibles pour demain. Si tu veux interviewer une personne qui a une grosse audience ou plus d’expérience que toi, faut t’y prendre d’avance. Sinon, la chance de la booker est mince. Pis y’a souvent un processus côté invité: formulaires, sélection de fit. Ça suffit pas de demander « es-tu disponible la semaine prochaine? »
Deuxième problème: tu peux pas pivoter. Si un invité doit canceller en dernière minute (parce que ça arrive, à tout le monde), trouver un remplaçant tout de suite, c’est extrêmement difficile. Ajoute la pression de la production qui suit, pis là, qu’est-ce qui arrive? Tu manques une semaine de podcast.
Troisième problème: tu perds ta constance. Pis ça, c’est probablement ce qui tue le plus les entrepreneures. T’étais à la dernière minute, t’avais pas réfléchi à un sujet, t’étais pas inspirée, t’as décidé de pas écrire l’infolettre, de pas enregistrer l’épisode, de pas faire la vidéo. Pas de constance, pas de résultat. Ta communauté te voit pas souvent. L’effet exponentiel des nouvelles personnes qui te découvrent à travers ton contenu, il existe plus.
Quatrième problème: tu dois t’ajuster à l’horaire des autres. Si tes habitudes de production te forcent à enregistrer quand l’invité est libre plutôt que quand toi tu es libre, tu bâtis une entreprise qui sert l’agenda de tout le monde sauf le tien. Mon entreprise supporte mon horaire, supporte comment je veux vivre ma vie. Pas l’inverse. Des habitudes de production saines, c’est ce qui rend ce genre de boundary possible.
Les 2 mentalités problématiques qui entretiennent les mauvaises habitudes de production
Quand je parle de structure, je vois revenir 2 objections. Les deux sont des excuses pour pas bâtir des habitudes de production solides.
« C’est trop d’avance, je sais pas si je vais être disponible. » C’est de la peur de l’engagement, point. Si ton calendrier est vide à cette date, t’es disponible. C’est tout. Cette espèce de peur qu’il va y avoir quelque chose de plus important qui va se pointer, c’est ce qui empêche les choses importantes d’avoir une place dans ton horaire. C’est comme les vacances: si tu attends qu’il y ait un trou pour les caser, ça arrivera jamais. Ton entreprise va prendre tout l’espace que tu lui laisses (la règle de Parkinson). Si tu mets tes vacances pis tes priorités dans l’horaire avant, ton entreprise va s’organiser autour.
« Je préfère avoir plus de flexibilité, c’est trop rigide. » Ironie totale: la rigidité dans ton horaire, c’est ce qui t’amène la flexibilité. Refuser systématiquement la structure pour rester en mode go with the flow, c’est s’empêcher d’entreprendre en grand. La vraie flexibilité, c’est être capable de pivoter parce que t’as créé l’espace pour. Si t’as pas d’espace, tu peux pas pivoter. Tu peux juste rusher.
C’est exactement ici que les habitudes de production performantes font la différence: elles te donnent de la marge, donc de la liberté.
Bâtir des habitudes de production qui supportent tes projets ambitieux
Voici comment je te suggère de structurer ça concrètement. 4 étapes.
1. Fais la paix avec le crunch initial. Pour bâtir un buffer, tu vas devoir mettre les bouchées doubles initialement. Peut-être 2 mois de contenu à créer en avance, selon le délai que tu vises. Ça va être intense. C’est normal. Une fois que le buffer existe, ta job, c’est juste de le maintenir. Tu produis 4 à 5 épisodes par mois, point. Le crunch est temporaire, le buffer est durable.
2. Prévois ton calendrier éditorial vide, puis remplis-le. Que tu utilises Asana, Notion, un Google Sheet, peu importe l’outil. Décide qui tu aimerais interviewer, quels sujets tu aimerais aborder. Place les invités tentativement dans l’horaire, avec des points d’interrogation. Pour les sujets, tu peux soit les placer un à un soit piger dans une banque au fur et à mesure.
3. Mets-toi des tâches automatiques aux 3 à 6 mois pour contacter les invités. Tu les invites d’avance, tu confirmes les deadlines avec eux. « Est-ce que tu vas être correct si je te contacte fin juin pour qu’on enregistre début juillet? Ton entrevue va sortir début septembre. » Si la personne dit oui, c’est confirmé. Tu sais ce qui se passe à ces dates-là.
4. Envoie tes disponibilités 2 semaines avant la période d’enregistrement. Si tu enregistres dans les 2 premières semaines de juillet, 2 semaines avant, tu envoies ton lien Calendly à l’invité avec tes disponibilités spécifiques (les mardis et les jeudis, par exemple). En cas de changement de plan, t’as le temps de pivoter vers un autre invité sans casser ton buffer.
Ces 4 étapes, c’est la base d’habitudes de production qui tiennent la route à long terme.
Comment les habitudes de production transforment ton entreprise
Ce que je veux que tu retiennes: les habitudes de production que tu adoptes maintenant déterminent l’envergure des projets que tu vas pouvoir porter dans 1 an, 3 ans, 10 ans.
Si tu travailles à la dernière minute, tes projets resteront petits. Pas parce que t’es pas capable, mais parce que le grand demande de l’espace. Un lancement à 6 chiffres, un podcast avec des invités d’envergure, un livre, une formation premium, un événement en personne. Aucune de ces choses-là ne se construit dans une dernière minute.
Pis si t’es tout le temps dans le stress de créer ton contenu, t’as le choix entre 2 affaires: tu rushes pis tu produis du contenu en mode panique, ou tu skippes des semaines pis tu perds ta constance. Aucune des 2 options ne te mène où tu veux aller.
L’objectif, c’est d’avoir du buffer dans ton buffer. C’est de respecter le temps de tout le monde, surtout le tien. C’est de pouvoir te retourner sans rajouter du stress à ta vie parce que t’as autre chose à faire qu’à courir après ton propre contenu. Des habitudes de production solides, ça se traduit littéralement en revenus, en croissance et en qualité de vie.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Combien d’avance je devrais avoir sur mon contenu?
Vise au minimum 1 mois de buffer pour démarrer. Idéalement 2 mois pour les podcasts (ça te laisse l’espace pour la production). Pour les gros projets type lancement ou bundle, 6 à 9 mois. Tes habitudes de production doivent matcher l’envergure de ce que tu veux créer.
Comment je gère si un invité doit canceller en dernière minute?
C’est exactement la situation pour laquelle tu construis un buffer de 2 mois. Si t’as 8 semaines avant la mise en onde, t’as le temps de contacter une autre personne, de re-enregistrer, de faire la production. Pas de panique, pas de saut d’épisode. C’est aussi pour ça que tu confirmes 2 semaines avant: ça te laisse une fenêtre pour pivoter.
Comment je m’organise si je crée du contenu seule?
Le buffer est encore plus crucial quand t’es seule. Bloque des journées de batch (1 jour pour enregistrer 2 ou 3 entrevues, 1 jour pour le montage si tu fais ça toi-même, 1 jour pour les show notes). Tes habitudes de production en solo se construisent autour du batching. Tu produis en mode usine sur des plages dédiées, pis le reste du temps, tu travailles sur autre chose.
Mes prochaines étapes
Si tu veux plus de Gen uncensored chaque mardi matin, viens t’inscrire à mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit du contenu encore plus effronté chaque semaine. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour creuser plus loin sur la productivité et la structure, va écouter l’épisode 3 sur l’essentialisme et apprendre à gérer ton budget de temps et l’épisode 56 sur le grand ménage de tes stratégies marketing.
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Show notes
Format: Solo Durée: 19 minutes
Sujets abordés:
- Pourquoi la dernière minute est l’habitude de production la plus problématique
- Le processus de booking des invités 6 mois d’avance
- L’enregistrement 2 mois d’avance et la délégation de la production
- Les 4 problèmes concrets que crée le mode dernière minute
- Les 2 mentalités qui entretiennent les mauvaises habitudes
- Les 4 étapes pour bâtir un buffer durable
Outils mentionnés: Calendly, Asana, Libsyn
Liens & ressources:
- Société secrète Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- Instagram: @_genevievegauvin
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 33. Aujourd’hui, on parle de l’habitude de production qui nuit le plus à ta constance et à tes projets à grande échelle. C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop.
Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Ok, on va parler de structure, on va parler de prendre de l’avance, parce que s’il y a bien quelque chose qu’on a besoin en tant que personne bold, qui a des grosses ambitions, qui veut toujours plus, c’est de la structure. Pis venez pas me dire qu’on peut faire des grandes choses si on en a pas. Honnêtement, je n’y crois pas. Je pense que oui, on peut aller jusqu’à un certain point quand on est dans l’espèce de mentalité go with the flow, mais qu’il y a une limite qu’on va finir par atteindre, parce qu’il n’y aura plus de place éventuellement pour le grand, le grandiose, le bold, le big ass, l’ambitieux, et ainsi de suite.
Et l’épisode d’aujourd’hui m’a été inspirée, disons, par une conversation que j’ai eue avec quelqu’un que j’ai invité sur mon podcast récemment. Ce qui s’est passé, c’est que je lui ai proposé de faire une entrevue. Je lui ai dit, ah, l’épisode va sortir en, je ne me rappelle plus, disons, en octobre. Moi, j’enregistre les épisodes deux mois d’avance. Est-ce que tu es correcte pour enregistrer début août? Et la personne a fait comme, ah, bien oui, absolument, début août, mon Dieu, c’est d’avance. Et elle me répond, d’habitude, on me propose pour le jour d’après. Et ça m’a tellement choquée. En même temps, ce n’était pas une surprise, honnêtement. Mais ça m’a tellement choquée, je me suis dit, bon, il faut absolument qu’on parle de ça.
Il faut qu’on parle de structure, il faut qu’on parle de prendre de l’avance et de bien s’organiser aujourd’hui. Puis je veux au moins te parler de qu’est-ce que moi, je fais, surtout en termes de création de contenu. Ce n’est pas une surprise. Ka-Ching, mon gros projet, est organisé. Maintenant, on est rendu à quelque chose comme neuf mois d’avance quand on commence la production. Ça prend énormément de temps, mais on n’a pas le choix pour créer quelque chose de grand. On a besoin de se laisser l’espace.
Donc moi, au niveau de la création de contenu pour le podcast, juste pour te parler un petit peu de mon processus. Le choix des invités pour le podcast pour Effrontée se fait environ six mois d’avance. Je confirme pas nécessairement avec tout le monde six mois d’avance, mais je décide de qui j’ai envie d’interviewer. Ça me laisse un peu plus de lousse. Parce qu’on en veut du lousse. On veut être un peu flexible. C’est toujours ça, un des points qui revient souvent. Mais je veux être un peu plus flexible. C’est correct.
Mais je fais des choix quand même. Cette personne-là m’intéresse. Celle-là aussi. J’aimerais ça qu’on parle de telle telle affaire. Et je la mets dans mon calendrier éditorial. Et un peu plus tard, je finis par les contacter et leur dire, hey, by the way, j’aurais une place pour toi. Donc, je l’ai déjà placé dans mon calendrier. Et ensuite, à partir du moment où j’ai des confirmations, bien, ça se book. Et c’est tout. Une fois que c’est booké, une fois que c’est dans le calendrier, ça existe.
Ensuite, une fois que c’est booké, je fais mes entrevues, comme je disais, deux mois d’avance avant la mise en onde. Pour moi, ce qui est important avec ça, c’est que ça me laisse beaucoup d’espace pour la production. Je ne suis plus seule dans mon entreprise. Et surtout pas au niveau de la prod de podcast, qui est dans les premières choses que j’ai déléguées avec le temps.
Et ce que ça me permet de faire, c’est d’être la personne qui fait juste enregistrer le contenu et ensuite, c’est terminé. Honnêtement. Je ne m’occupe plus de faire les show notes, de faire les visuels, parce qu’il y a des templates qui ont été faits. Je ne m’occupe plus de poster. Je ne m’occupe plus de tout ça, du montage, de la mise en ligne sur mon logiciel Libsyn. Je ne m’occupe plus de toutes ces choses-là. Je suis la personne qui crée le contenu et c’est tout.
Mais toutes ces autres étapes-là que j’ai nommées, elles prennent du temps, même si ce n’est pas moi qui les fais. Donc, pourquoi c’est important que je m’y prenne beaucoup d’avance, c’est que si moi, je suis en retard, ça met énormément de pression sur mon équipe de faire tout ça de façon rushée. Donc, ça impacte en plus les autres.
Ensuite, les meetings importants sont pris aussi des mois d’avance. Récemment, un appel de connexion finalement avec quelqu’un qui m’a contactée. Je lui disais, hey, je ne peux pas fin juin, je suis dans mes dernières semaines à Londres. Est-ce qu’on peut faire ça début juillet? Et je lui envoie mon lien de calendrier. La personne est comme, oh mon Dieu, c’est trop d’avance pour moi. Je te recontacte au début juillet. Ok, fine, moi, ça ne me dérange pas. Mais je suis le genre de personne, c’est comme, non, non, regarde, on va mettre ça au calendrier et tout.
J’en ai parlé aussi au niveau de la production de mes projets aussi. Je suis extrêmement en avance. Et toute cette structure-là m’amène beaucoup plus de positif qu’être à la dernière minute.
Parlons-en des problèmes de dernière minute. Premièrement, au niveau du podcast, si je suis à la dernière minute, mon choix est restreint pour mes invités. Ce n’est pas tout le monde qui est disponible pour demain. Moi, je ne suis pas disponible pour demain. Honnêtement, je travaille 15-20 heures semaine. J’ai probablement d’autres choses dans mon horaire. Je ne vais pas tout déplacer pour toi pour être capable de fitter dans ton horaire.
Donc, le problème, c’est que si tu veux vraiment interviewer une certaine personne X sur ton podcast, peut-être que cette personne-là, elle, elle va prioriser son horaire avant le tien, probablement. Et si c’est la dernière minute, bien, tu ne pourras pas la voir. Donc, tu vas tout le temps te ramasser avec des invités qui ne sont pas nécessairement de mauvaise qualité, on s’entend, mais pas nécessairement sûrs que toi, tu veux. Si tu veux arriver à booker des gens qui sont peut-être plus gros en termes d’audience, en termes d’expérience que toi, il faut que tu t’y prennes d’avance. Sinon, honnêtement, la chance que tu les book est beaucoup plus mince.
Puis en plus, on parle d’être disponible pour demain. Il y a plein de personnes qui vont être gatées à travers des formulaires. Ah, OK, ça t’intéresse que je sois sur ton podcast. Remplis tout ce formulaire et ensuite, on va décider si nous, c’est un bon fit. Genre, ça ne suffit pas juste de les contacter et dire, hey, es-tu disponible la semaine prochaine? Il y a un processus de leur côté aussi pour sélectionner si c’est un bon fit. La dernière minute, ça t’empêche tellement d’opportunités.
Puis, une autre affaire aussi, ce qui arrive, et ça, c’est une des raisons les plus importantes dans ma business, pourquoi j’enregistre deux mois d’avance les épisodes de podcast, c’est que si j’ai un invité qui doit canceller à la dernière minute parce qu’il y a un imprévu, ça arrive, ça m’arrive aussi. Sauf que qu’est-ce qui arrive? Bien, il y a une grosse difficulté de pivoter et de trouver quelqu’un d’autre en dernière minute. Déjà parce que trouver des gens en dernière minute, c’est difficile. Mais là, en plus, il y a la pression de remplir ce trou-là maintenant. Puis, bien, il y a la production qui vient toute avec ces choses-là.
Et qu’est-ce qui arrive si on n’est pas capable de retrouver un invité parce que, bien, ça ne fit pas avec le calendrier éditorial, ça ne fit pas avec la ligne éditoriale, on ne veut pas parler de ce sujet-là. Bref, on se retrouve, et là, c’est l’autre problème, avec une perte de constance dans ton contenu.
Puis ça, c’est peut-être quelque chose dans laquelle tu te reconnais où il y a beaucoup des gens qui écoutent qui vont se reconnaître où c’est, ah, bien, j’étais à la dernière minute, je n’avais pas réfléchi à un sujet, je n’avais pas réfléchi à un invité, puis là, bien, je n’étais pas inspirée, donc j’ai décidé de ne pas écrire l’infolettre, de ne pas enregistrer l’épisode de podcast, de ne pas faire la vidéo YouTube, fill in the blank.
Je pense qu’un des trucs qui a tué le plus la constance, justement, c’est la dernière minute, c’est ne pas avoir prévu d’avance l’espace pour être capable de créer à temps. Et si, par exemple, tu choisis le sujet d’avance puis finalement, ça ne t’inspire pas, bien, d’avoir l’espace de changer d’avis, de changer de sujet. Si tu te prends à la dernière minute, c’est sûr que ça va nuire le plus à ta constance.
Puis ce qui arrive quand tu perds de la constance, bien là, ta communauté ne te voit pas souvent, tu n’as pas cette espèce d’effet exponentiel-là au niveau social, avec les nouvelles personnes qui te découvrent jour après jour à travers ton contenu, semaine après semaine. Puis là, bien, de plus en plus, c’est une espèce de cercle vicieux où, bien là, ah, je vois, j’ai skippé ça, oui, ça fait deux mois finalement que je n’ai pas écrit, je n’ai pas écrit d’infolettre, ah, blablabla, puis là, bien, pas de constance égale pas de résultat, on va se dire comme ça.
Donc, écoute, c’est une espèce d’enchaînement de problèmes. Un des trucs qui est le plus problématique pour moi, c’est que si je suis à la dernière minute en termes de contenu, je dois ajuster mon horaire à celui des autres et pas le contraire. Et ça, ça veut dire que si je décide que moi, mes entrevues, je les fais juste les mardis et les jeudis, parce que j’ai l’espace pour ça, je me suis pris d’avance, la personne, même si je lui donne une espèce de timeline, écoute, dans les deux premières semaines de ce mois-ci, peux-tu booker?
Si la personne ne peut pas parce que son horaire est déjà booké, bien, ça fait en sorte qu’elle peut choisir un autre mardi ou un autre jeudi, un peu plus tard. Bon, ça va faire des délais dans ma production, mais pas énorme. Mais si je suis à la dernière minute, bien là, peut-être que j’ai deux semaines pour enregistrer l’épisode, pour faire tout le montage, ça ne sera pas un mardi ou un jeudi, ça va être le moment où la personne est disponible. Donc, je vais devoir m’ajuster encore plus agressivement à l’horaire des autres. Puis, je ne veux pas bâtir une entreprise où je dois m’ajuster à l’horaire des autres. Mon entreprise supporte mon horaire, supporte comment est-ce que je veux vivre ma vie. Donc, de faire les choses d’avance, ça me permet d’avoir une certaine flexibilité, mais aussi un respect de comment est-ce que je veux vivre.
Il y a des mentalités problématiques qui entretiennent cette espèce de dernière minute-là, puis je voulais en souligner deux que je vois vraiment passer souvent. La première, c’est trop longtemps d’avance, je ne sais pas si je vais être disponible à ce moment-là. Un des trucs qu’on se dit, c’est pas nécessairement que je ne vais pas être disponible, mais peut-être que ça ne m’intéressera pas à ce moment-là. On s’arrête de faire ça parce qu’on se dit, ah, peut-être qu’au moment où je vais vouloir le faire, par exemple, enregistrer un sujet quelconque, je ne serai plus dedans. Ou peut-être qu’au moment où on va avoir pris le rendez-vous avec l’invité, je ne serai plus tant inspirée. Ou peut-être même juste, je ne veux pas remplir mon horaire aussi longtemps d’avance justement parce que, je ne sais pas comment est-ce que ma vie va virer.
Mais ça, pour moi, c’est de la peur de l’engagement. Check, si ton calendrier, il n’y a rien dedans, là, tu es dispo. C’est tout. Ça me fait tellement rire à chaque fois, des gens, oui, dans deux mois, trois mois, est-ce qu’on s’organise quelque chose? On veut prendre longtemps d’avance pour avoir cette espèce de flexibilité-là d’organisation. Et là, les gens sont comme, ah, je ne sais pas, dans deux, trois mois, je ne suis pas sûre si je vais être disponible. Est-ce que ton calendrier est vide? Oui, bien, tu es disponible.
C’est comme une espèce de peur qu’il va y avoir quelque chose, que ça va être moins important puis il y a quelque chose de plus important qui va se pointer puis que là, on va devoir dire non. Mais check, il y a des choses qui sont importantes puis c’est un peu comme les vacances. Si tu veux en prendre, il faut que tu bâtisses autour. Il ne faut pas que tu essaies de les faire fitter dans un trou qui ne va jamais exister anyway parce que ton entreprise va toujours prendre tout l’espace.
C’est un peu la règle de Parkinson. Si tu laisses tout l’espace à ton entreprise, elle va tout le prendre. Si tu mets tes vacances puis les choses qui sont importantes pour toi dans ton horaire avant, ton entreprise va juste prendre l’espace qui reste.
C’est un peu la même chose avec l’organisation pour le contenu puis pour laisser de l’espace pour la production. Si tu mets tes entrevues pour tes invités d’avance dans ton horaire, ils vont être dans l’horaire. Tu vas bâtir autour de ça. Ça ne va pas être mis de côté s’il y a une autre opportunité qui se présente parce que c’est ça qui fait en sorte que ton entreprise, ta visibilité, ta communauté grandit avec le temps. Ça représente les piliers de ton entreprise puis si tu le laisses de côté tout le temps, au final, ton entreprise ne grandit pas. Là, tu fais un lancement puis tu ne comprends pas pourquoi tu as de moins en moins de résultats avec le temps parce que les gens ont déjà acheté puis ça ne grandit pas, ça rapetisse, ta communauté et ainsi de suite.
Il y a des choses qui sont cruciales qu’il faut que tu mettes dans ton agenda d’avance et que tu bâtisses autour. Puis oui, ça va te demander de prendre une décision, de prendre un engagement envers toi-même avec d’autres personnes, mais ça va te laisser beaucoup plus d’espace.
Et ça m’amène à la deuxième mentalité problématique qui est, j’entends souvent, je préfère avoir plus de flexibilité, être trop d’avance comme ça, c’est trop rigide pour moi. Mais l’ironie, c’est que la rigidité dans ton horaire, ça t’amène la flexibilité. Refuser systématiquement la structure pour go with the flow, c’est s’empêcher d’entreprendre en grand parce que le grand ne fitera jamais dans une dernière minute. La flexibilité, c’est être capable de pivoter au besoin parce que tu as créé l’espace pour. Si tu n’as pas d’espace, tu ne peux pas faire de pivot, c’est tout.
Juste pour terminer ça, t’amener à être dans l’action un petit peu pour commencer à bâtir cette avance-là. La première chose à faire, c’est de faire la paix avec le crunch initial. Oui, tu vas devoir mettre les bouchées doubles initialement pour créer plus de contenu puis créer un buffer. Il va falloir que tu crées peut-être deux mois de contenu même tout dépendant de l’avance que tu veux faire. Ça va être difficile, ça va être un gros crunch. Mais une fois que le buffer existe, ta job, c’est juste de le maintenir, c’est de continuer à respecter, je dois écrire, je dois produire quatre à cinq épisodes de podcast par mois, point. Il va être dans mon horaire, peut-être que je vais le batch et ainsi de suite, mais initialement, il va y avoir un crunch. Oui, ça va te demander plus d’efforts, mais il va être là puis après ça, ça va être terminé.
Ensuite, ça va être de prévoir ton calendrier éditorial, donc le tableau, peu importe comment tu le bâtis, dans Asana, mais le vide, puis ensuite, tu décides qui est-ce que tu aimerais interviewer, les sujets que tu aimerais aborder d’avance. Peut-être que tu ne vas pas plutôt placer les sujets en one-on-one, peut-être que tu vas piger dans ta banque au fur et à mesure, mais au niveau des invités, place-les. Place-les dans ton horaire de façon tentative avec des petits points d’interrogation autour, puis ensuite, tu vas pouvoir les contacter et dire, est-ce que c’est correct pour toi à ce moment-là? Est-ce que c’est correct si je te contacte à telle date pour booker l’entrevue?
Parce que c’est le troisième truc. Donc, c’est de mettre des tâches aux trois à six mois de contacter ces gens-là pour les inviter d’avance puis de confirmer les deadlines avec eux. De dire, est-ce que tu vas être correcte si je te contacte fin juin pour qu’on enregistre début juillet? Oui, fine, ton entrevue va ensuite être mise en onde début septembre. Donc, tu annonces les deadlines et si la personne te dit oui, cool, on considère que c’est confirmé et on passe au prochain numéro, tu sais d’avance ce qui se passe à ces dates.
Puis la dernière chose à faire, c’est deux semaines avant la période d’entrevue. Donc, si tu décides que toi, ton contenu est tout le temps enregistré en début de mois, donc par exemple dans les deux premières semaines de juillet, ça veut dire que deux semaines avant les deux premières semaines de juillet, tu envoies via ton lien Calendly tes disponibilités à l’invité pour être sûre que ça se boucle. Puis en cas de changement de plan, ça te donne l’opportunité de pivoter vers un autre invité. C’est sûr que ça va être un peu plus rush pour respecter ton horaire, ton buffer, mais au moins, tu vas avoir encore du buffer dans ton buffer.
Puis oui, ça a l’air intense, oui, mais honnêtement, ça va être ça la vraie flexibilité, d’être capable de te retourner sans devoir rusher, sans rajouter du stress à ta vie parce que tu as d’autres choses à faire. Si là, tu es tout le temps dans le stress de créer ton contenu parce que c’est soit ça, soit tu es stressée de créer ton contenu puis tes projets ou soit que tu ne les fais pas. Soit tu ne fais pas ton projet ou soit tu n’as pas de constance dans ton contenu parce que tu es à la dernière minute.
Donc, j’aimerais ça qu’aujourd’hui, on mette fin aux dernières minutes, on s’organise puis c’est de cette façon-là qu’on va être capable d’avoir l’espace nécessaire pour avoir beaucoup de constance et créer ces projets-là qui sont plus grands que nature parce qu’on s’y prend d’avance, on respecte le temps de tout le monde, surtout le nôtre.
C’est tout pour aujourd’hui. J’espère honnêtement que ça va avoir eu un impact puis je ne veux plus voir de dernière minute dans ton horaire.
La semaine prochaine sur Effrontée, je reçois Léa Vercellotti avec qui on va discuter de sa stratégie YouTube puis email marketing pour vendre du low ticket et générer 30 000 euros par mois. Rien de moins avec du low ticket, mesdames et messieurs.
Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver certains liens que j’ai mentionnés, rends-toi au genevievegauvin.com slash effrontee-33 pour lire les notes de l’épisode. Puis viens me rejoindre sur Instagram au @_genevievegauvin. Si tu as envie de partager le podcast dans tes stories, oublie surtout pas de me taguer puis dis-moi haut et fort, je mets fin aux dernières minutes. Dis-moi c’est quoi la stratégie, qu’est-ce que tu vas changer, combien de temps d’avance est-ce que tu vas créer ton contenu, je veux savoir, est-ce que ce sujet-là aujourd’hui a eu un impact sur comment est-ce que tu vas gérer ton contenu, je veux savoir.
Pis si tu veux plus de Gen uncensored, inscris-toi à ma société secrète, je l’appelle mon Speakeasy pis c’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin encore plus de contenu effronté. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy. C’est tout pour cette semaine et on se reparle la semaine prochaine. Bye là!

Salut Geneviève,
J’adore ton dernier podcast « 33/ L’habitude de production qui nuit le plus à ta constance et tes projets à grande échelle. ». Je le trouve très inspirant pour la préparation de mes newsletters. Le mot « buffer » me parle bien (j’ai été informaticienne dans une autre vie), j’essaie d’en trouver un autre dans la vie de tous les jours, mais je ne trouve pas pour l’instant.
Je me dis juste que le titre serait tellement plus accrocheur pour moi, s’il était tourné en positif.
Par exemple :
=> « L’habitude de production qui va t’aider à produire avec constance et meilleure qualité »
Cela dit, continue, j’en veux encore 😀 !