Effrontée

Doute de l’entourage: comment garder le cap quand les autres remettent tes choix en question

17/01/2023

Le doute de l’entourage, ça se présente rarement avec un panneau « attention, je viens t’ébranler ». Ça arrive sous la forme d’un commentaire en passant, d’une question qui sonne innocente, d’un regard, d’un « t’es sûre? » lâché au mauvais moment. Pis là, t’as 2 choix: laisser le doute de l’entourage te convaincre que t’as eu une mauvaise idée, ou apprendre à filtrer pour pas perdre ta direction. Aujourd’hui, je te raconte 2 histoires vraies pis je te donne 6 questions pour décider quand le doute de l’entourage mérite ton temps, pis quand il mérite zéro espace dans ta tête.

Histoire 1: le tatouage de poulet et le doute de l’entourage version étranger

Première histoire pour illustrer le doute de l’entourage. En novembre dernier, je suis allée me faire 2 nouveaux tatous. J’en suis rendue à un rythme stable: un nouveau tatou tous les 2 ans depuis 2016, mon premier à Chiang Mai. Cette fois-ci, je voulais des algues sur les côtes pour me rappeler de retourner vers la mer plus souvent, pis un petit poulet sur l’avant-bras pour représenter mon fils Elliot, que j’appelle « poulet » depuis qu’il est tout petit.

Le poulet, c’était pas une décision impulsive. J’avais hésité longtemps entre une noix de coco (parce que je l’appelle aussi « coconut ») pis le poulet. Je m’étais cassé la tête sur le design pendant des mois. Le matin du rendez-vous, j’étais rendue au stade « ok je suis prête, c’est mon corps, c’est ma vie, c’est mon enfant, on y va ».

Au salon, y’avait 2 dudes que j’appelle des marketing bros. Des digital nomads en tournée qui se cherchaient des chicks pendant qu’ils networkent. Un d’entre eux s’assoit à côté de moi, me demande ce que je viens me faire faire. Je lui montre le design dans mon téléphone. Pis là, le bonhomme, qui voit clairement que j’ai déjà plusieurs gros tatous visibles, me regarde pis me dit: « You know, these are for life, right? »

Là, le doute de l’entourage version inconnu paternaliste vient de débarquer. Première réaction interne: il y a beaucoup à décortiquer dans cette phrase-là. Est-ce que tu trouves mon choix laid? Est-ce que tu m’infantilises? Est-ce que tu penses sincèrement que j’ai pas remarqué qu’un tatou, c’est permanent?

Au lieu d’argumenter ou de douter de mon design, je lui ai répondu: « You know, my son is also for life. » La conversation a fini là. Mais le moment est resté avec moi parce que c’est l’exemple parfait du doute de l’entourage qui peut tout faire dérailler si t’es pas solide. Si j’avais été dans une journée vulnérable, j’aurais peut-être commencé à remettre en question ce design que j’avais médité pendant des mois. À cause d’un dude random qui a aucun contexte.

Histoire 2: la peinture lilas et le doute de l’entourage version inversé

Deuxième histoire pour montrer comment le doute de l’entourage peut frapper de l’autre bord aussi. Y’a quelques années, je venais d’emménager dans un nouveau condo. Une amie que j’avais pas vue depuis longtemps vient visiter. Je lui fais le tour de la maison. On arrive dans la chambre des maîtres, qui était peinte en lilas avec un mur en gris foncé.

Je lui dis: « Honnêtement, j’aime pas le lilas dans une chambre, je préfère les murs blancs avec des plantes pis du bois. » Pour moi, c’est juste une opinion sur ma propre peinture, dans ma propre chambre. Pis là, mon amie change d’expression. Elle me dit: « Ah ok, parce que c’est exactement ça que je voulais peinturer dans ma chambre, du lilas. »

Je sentais qu’elle se sentait attaquée. Elle doutait soudainement de son propre choix de peinture parce que moi, dans ma maison, j’avais une préférence différente. Je lui ai juste dit: « Peinture ta chambre lilas, c’est quoi le problème? T’as aucune raison de douter de ton choix juste parce que moi je préfère autre chose chez moi. »

Mais c’est exactement ça, le doute de l’entourage: ça se nourrit pas juste des opinions négatives directes, ça se nourrit aussi des préférences des autres qui t’ont rien demandé pis qui te concernent même pas. T’écoutes une amie parler de sa propre cuisine, pis tu remets en question la tienne. T’écoutes une copine entrepreneure parler de son funnel, pis tu remets en question le tien. Le doute de l’entourage, c’est sneaky.

Pourquoi le doute de l’entourage frappe si fort quand t’es ambitieuse

Le doute de l’entourage te touche pas par hasard. Plus t’es ambitieuse, plus tes choix dérangent. Plus tes choix sont visibles (un tatou, une business à 7 chiffres, une décision de pas avoir d’enfants, un déménagement, un changement de carrière), plus l’entourage a une opinion à donner.

Le piège, c’est que la majorité des gens projettent. Quand quelqu’un te dit « t’es sûre? », souvent c’est lui qui serait pas sûr à ta place. Quand on te dit « tu travailles trop », souvent c’est parce que la personne, elle, serait épuisée. Quand on te dit « c’est risqué », c’est parce que pour la personne, ce serait risqué selon son tolérance à elle.

Pis nous, on a tendance à internaliser tout ça. On reçoit le commentaire, on le traite comme une vérité universelle, pis on commence à douter. Apprendre à filtrer le doute de l’entourage, c’est une compétence à développer comme n’importe quelle autre. C’est pas inné. Personne nous a montré ça à l’école.

6 questions pour filtrer le doute de l’entourage avant qu’il prenne toute la place

Voici les 6 questions que je me pose chaque fois que le doute de l’entourage commence à m’ébranler. Pas pour rejeter d’office tous les feedbacks, mais pour distinguer ce qui mérite mon attention de ce qui doit retourner d’où ça vient.

Question 1: est-ce que cette personne connaît ma réalité?

Le dude au salon de tatou avait aucune idée que mon fils s’appelle « poulet » depuis sa naissance. Aucune idée que c’est mon 5e tatou, que j’avais réfléchi des mois, que je connais mon corps mieux que personne. Il commentait à partir d’une fraction de seconde de contexte.

Quand le doute de l’entourage arrive d’une personne qui connaît pas ta réalité, ton historique, tes raisons, son commentaire vaut à peu près l’épaisseur du papier sur lequel il est écrit. Ça veut pas dire de l’ignorer brutalement. Ça veut dire de pas le laisser miner ce que toi, t’as pris le temps de bâtir.

Question 2: est-ce que la personne est qualifiée pour me donner cette opinion?

En business, on reçoit du feedback de partout: ton oncle au temps des fêtes, ta grand-mère, la voisine, des collègues qui ont jamais entrepris, des followers qui ont jamais lancé un produit. Tout le monde a une opinion. Ça veut pas dire que toutes les opinions ont le même poids.

Pour évaluer le doute de l’entourage, demande-toi: est-ce que cette personne a déjà fait, ou est en train de faire, ce que je suis en train de bâtir? Si non, son opinion est intéressante au mieux comme curiosité, jamais comme directive. Tu peux écouter, dire merci, pis continuer ton chemin.

Question 3: est-ce que cette personne a (ou a déjà eu) la business dont je rêve?

C’est une sous-question, mais elle est cruciale. Le doute de l’entourage perd 90% de sa puissance quand tu réalises que la personne qui te freine a jamais atteint le niveau auquel tu vises.

Si tu vises 7 chiffres pis que la personne qui doute a une business à 50K, son cadre de référence est juste pas le même que le tien. Pas parce qu’elle est moins bonne, juste parce que les défis, les peurs, les mécaniques sont différents. Inversement, quand un mentor que tu respectes pis qui a déjà été où tu veux aller te questionne, là, ça vaut le coup d’écouter attentivement.

Question 4: est-ce que les goûts personnels de cette personne doivent vraiment m’influencer?

C’est l’histoire de la peinture lilas. Mon amie aime le lilas. Moi je préfère le blanc. Aucune des 2 préférences est meilleure. C’est subjectif. Le doute de l’entourage qui repose juste sur des goûts personnels, c’est l’équivalent de quelqu’un qui te dit qu’il préfère la pizza pepperoni alors que toi, t’as commandé une hawaïenne. Tu vas pas changer ta commande pour autant.

Sous-question: est-ce que nos goûts différents peuvent cohabiter sans s’affecter? Réponse presque toujours oui. Ma chambre blanche dérange pas la chambre lilas de mon amie. Tes ambitions de scaler dérangent pas ceux qui veulent rester petits. Y’a de la place pour les 2 versions.

Question 5: est-ce que cette personne fait partie de ma cible idéale?

Tu reçois aussi du doute de l’entourage de ton audience, de followers, de clients potentiels. Pis là, faut faire attention: c’est pas parce que quelqu’un te suit que son opinion représente ta cliente idéale.

Quand je reçois des messages qui me reprochent de « trop parler d’argent » ou de pas être assez modeste dans mes ambitions, je sais immédiatement que cette personne-là est pas ma cliente idéale. Ma cliente idéale est ambitieuse, veut faire plus, plus vite, sans s’excuser. Si quelqu’un trouve que je parle trop d’argent, c’est qu’on est pas alignées. Pis c’est correct, c’est pas grave. Mais ça me sert à rien d’absorber ce doute de l’entourage là, parce que la critique vient de quelqu’un que je veux même pas servir.

Question 6: est-ce que j’ai vraiment besoin de la validation de cette personne pour avancer?

C’est la question qui désamorce le plus de doute de l’entourage. La réponse est presque toujours non.

Que ça soit un tatou de poulet, une chambre lilas, un changement de business model, une décision de monter tes prix, un choix de pas avoir d’enfants, un choix d’en avoir 4: t’as pas besoin de la validation de personne d’autre que toi-même quand tu veux avancer avec quelque chose qui te rend heureuse pis qui te remplit de satisfaction.

La seule personne dont l’opinion compte vraiment, c’est toi. Tout le reste, c’est du bruit que tu peux choisir d’écouter ou pas.

Quand le doute de l’entourage mérite quand même d’être écouté

Faut quand même nuancer. Le doute de l’entourage est pas toujours à jeter aux poubelles. Y’a des moments où un commentaire de quelqu’un qui te connaît, qui est qualifié, qui fait partie de ton écosystème, peut éclairer un angle mort que tu vois pas.

Si une personne qui coche les 6 questions positivement (te connaît, est qualifiée, a la business que tu veux, comprend tes goûts, est dans ta cible, pis dont la validation est utile pour la décision en cours) te ramène un doute, là, prends le temps. Écoute. Réfléchis. Pis ajuste si l’argument est solide.

Mais ces personnes-là, dans ta vie, tu peux probablement les compter sur les doigts d’une main. Le reste, c’est du doute de l’entourage qui te mange ton énergie pour rien.

Comment tu sais que t’es immunisée contre le doute de l’entourage

Le test que j’utilise: est-ce que tu peux entendre un commentaire négatif sur ton choix sans changer d’idée pendant 5 minutes après? Si oui, t’es solide. Si non, ça veut pas dire que t’es faible: ça veut juste dire que ce muscle-là est pas encore assez musclé. Pis ça se travaille.

Chaque fois que tu reçois du doute de l’entourage pis que tu fais l’exercice des 6 questions, tu renforces ta posture. La prochaine fois, tu vas hésiter moins longtemps. La fois d’après, tu vas presque pas hésiter du tout. Pis un jour, tu vas être capable de répondre en 2 secondes sans même t’arrêter, comme moi avec mon « my son is also for life ».

C’est pas une question d’arrogance. C’est une question de savoir ce que tu fais, pourquoi tu le fais, pis pour qui. Quand t’as la clarté, le doute de l’entourage glisse sur toi comme l’eau sur les plumes d’un canard.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment je fais si la personne qui doute, c’est mon partner ou un proche?

C’est la situation la plus difficile, parce que t’as envie de leur validation pis tu peux pas juste les ignorer comme un dude random au salon de tatou. Ce que je fais: j’écoute vraiment ce qu’ils me disent, je passe le commentaire dans le filtre des 6 questions, pis je leur explique ensuite mon raisonnement. Souvent, le doute de l’entourage des proches vient d’un manque d’information. Donne-leur l’information, pis si après ça ils sont encore sceptiques, tu peux quand même avancer. Leur amour change pas à cause d’un désaccord.

Et si après les 6 questions, je doute toujours?

C’est possible, pis c’est sain. Le doute de l’entourage qui reste après l’analyse, des fois, c’est ton intuition qui te dit que t’as un blind spot. Dans ce cas-là, je vais voir 1 ou 2 personnes de confiance qui cochent les 6 questions, je leur expose la situation, pis je décide après. La clé: pas chercher des opinions à l’infini. Tu finis toujours par trouver quelqu’un qui va te dire ce que tu veux entendre, ou son contraire. Limite les sources.

Est-ce que ça veut dire que je dois jamais demander d’avis?

Pantoute. Demander des avis, c’est super utile, mais à condition de demander aux bonnes personnes. Le doute de l’entourage qui dérange, c’est celui qui vient sans qu’on l’ait sollicité. L’avis qui aide, c’est celui que tu vas chercher chez quelqu’un de qualifié, à qui tu poses une question précise, parce que t’es prête à écouter une réponse qui pourrait pas être la tienne. Y’a une grosse différence entre les 2.

Mes prochaines étapes

Si tu veux continuer cette conversation pis recevoir du contenu encore plus uncensored sur l’ambition décomplexée, viens t’inscrire à mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit le mardi matin du contenu encore plus effronté. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour creuser plus loin sur ces sujets, va écouter l’épisode 88 sur le courage de ne pas être aimée qui pousse le sujet du doute de l’entourage encore plus loin, pis l’épisode 7 sur le piège de donner ton opinion à n’importe qui qui couvre l’autre côté de la médaille.

Pis viens me jaser sur Instagram au @_genevievegauvin. Partage cet épisode dans tes stories pis tague-moi pour me dire quel doute de l’entourage tu travailles à laisser aller en ce moment.

Show notes

Format: Solo Durée: 15 minutes

Sujets abordés:

  • L’histoire du tatou de poulet et du doute paternaliste d’un inconnu
  • L’histoire de la peinture lilas et du doute par préférence personnelle
  • Pourquoi le doute de l’entourage frappe si fort les ambitieuses
  • 6 questions pour filtrer les opinions qui valent ton attention
  • Quand le doute de l’entourage mérite quand même d’être écouté
  • Comment muscler ta posture face aux commentaires non sollicités

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Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 5. Puis aujourd’hui, on va parler de quoi faire quand les autres doutent de nos objectifs. C’est pas compliqué. T’es tanné de marcher sur des œufs. Pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables puis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100 % effrontée.

Ouh! Aujourd’hui, je suis en mode histoire. Aujourd’hui, je suis en mode, il fallait que je te raconte quelque chose qui s’est passé récemment puis une autre histoire qui s’est passée un peu plus longtemps pour illustrer vraiment mon point ou répondre à la question qu’est-ce qu’on fait quand les autres doutent de nos objectifs?

Puis ça commence par une histoire très récente de novembre dernier où j’ai décidé d’avoir 2 nouveaux tattoos. J’ai un genre de rythme dans la vie où je commence aux 2 ans. Mon premier était en 2016, c’était à Chiang Mai. C’était mon tout premier, ça a vraiment tout changé. Pour moi, ça a déclenché une espèce d’avalanche de prendre des engagements envers moi-même. Ensuite, le deuxième était en 2018 après la naissance de mon fils. C’est ensuite en 2020 et puis on est rendu en 2022. Donc, je continue de suivre mon rythme de 2 ans.

Et cette année, je voulais en avoir un pour moi. Évidemment, ils sont tous pour moi. Ça, c’est pas pour personne d’autre. Mais je voulais en avoir un qui était plus pour moi, continuer mon espèce de thématique de plantes. C’est même la première fois où j’avais une symbolique où je voulais que ça soit des algues pour vraiment me rappeler de retourner plus vers la mer au moins une fois par année parce que franchement, c’est un des endroits où je me sens le mieux sur la planète. Et j’y vais pas assez. Donc, ça, ce sont mes côtes.

Et je voulais aussi avoir un petit poulet sur mon avant-bras. J’ai décidé d’avoir un petit poulet sur mon avant-bras parce que j’appelle mon fils poulet tout le temps. J’appelle coconut aussi, mais j’appelle surtout poulet ces temps-ci. Puis je voulais avoir depuis un moment un tatou qui le représentait lui. Ce qui est comme une espèce de… On s’entend à un enfant, c’est un concept qui va rester toute la vie. C’est pas que j’ai… T’as pas peur vraiment que ça change. C’est pas comme le nom de ton chum. On s’entend, on aime tous nos partners, puis tout, mais au final, c’est peut-être moins stable, comme concept dans la vie.

Donc, je voulais avoir un tatou qui représentait mon fils. Puis préalablement, je voulais que ça soit justement une noix de coco, un coconut. Mais j’ai hésité longtemps parce qu’on va se le dire, une demi coconut, en tatou, surtout, ça fait juste ressembler à une balle, genre des balls, genre des testicules. So, j’ai hésité longtemps pour avoir ce tatou-là parce que j’étais comme… On dirait que je trouve pas exactement le bon design.

Puis éventuellement, ben, je me suis juste dessiné ce petit poulet. Un petit poulet qui est comique, quand même. Un petit poulet, je lui ai rajouté une petite casquette parce que mon fils est tout le temps sa casquette, tu sais. Bon. Mais tu sais, on s’entend, là, c’est un tatou qui est très personnel par rapport à moi, qui est basé sur ma vie à moi, mais que quelqu’un qui regarde ça de l’extérieur, genre, mais pourquoi est-ce que c’est tatoué un poulet sur le corps? C’est tellement bizarre.

Dans tous les cas, quand je suis allée au salon de tatou ce matin-là, il y avait un dude qui s’est pointé. Il y avait 2 dudes, d’ailleurs, qui étaient un petit peu… Je les appelle les marketing bros, tu sais, qui sont là. C’est des digital nomads qui voyagent seuls, puis ils sont là pour faire du marketing. Puis t’as l’impression qu’ils veulent juste networker avec des hommes, puis que les femmes… Et ça, c’est j’ai entendu, malheureusement. Ils se cherchent des chicks, genre, tu sais. Anyway.

Fait que t’en as 2 de ceux-là. Puis il y en a un, justement, qui, man, il s’assoit à côté de moi pendant qu’on attendait pour que le tatou commence. Puis il me dit, « Donc, qu’est-ce que tu viens te faire faire aujourd’hui? » Puis là, bien, je lui explique. « Seaweed on my ribs and a little chicken. » Puis là, je lui dis en anglais, parce qu’évidemment, toute cette conversation-là, c’est passé en anglais. Puis là, je lui montre, dans mon téléphone, le dessin que j’avais reçu du design.

Puis là, il me regarde. Puis on s’entend, là. Je suis en short. J’ai un gros tatou sur ma cuisse droite. Il est du côté droit. Sur ma cuisse droite, j’en ai un autre très visible aussi sur mon mollet, tout du même côté que lui. J’ai un tatou sur mon autre bras. J’ai plusieurs tatous, tu sais. Il les voit. Ils sont visibles. Et il a l’audace de me dire, « You know, these are for life, right? »

Puis je suis comme, « OK, wait. There’s a lot to unpack here. » Première chose, est-ce que t’es en train d’insulter mon choix? Est-ce que t’es en train de me dire que c’est laid? Parce que pourquoi est-ce que tu prends le temps de dire ça à quelqu’un? « What the fuck? » Puis l’autre aspect de tout ça, c’est le… En fait, il y a toute l’espèce d’aspect un petit peu paternaliste aussi, de genre, « Ah, tu sais, hein? » Ou dans une espèce d’infantilisant.

Mais je veux dire, quand clairement, c’est pas la première fois que j’ai cette décision-là dans ma vie, et sur certains beaucoup plus gros que le petit poulet que je vais avoir sur mon bras, mais dans tous les cas, ça aurait pu être un moment où je doute de mon design, où je me pose des questions par moi-même, où je me dis, « Attends un peu, là, c’est vrai. C’est vrai, c’est comme un… C’est un tatou de poulet. Ça va-tu sur mon corps? Est-ce que c’est vraiment le bon choix? » Fait que j’aurais pu faire ça, mais à la place, je lui ai répondu, « You know, my son is also for life. » Puis la conversation, c’est terminé là.

Fait que ça, c’est la première histoire que je voulais te conter aujourd’hui. Puis la deuxième histoire, c’est une histoire qui s’est passée il y a plusieurs années, en fait, où je venais juste d’arriver dans mon nouveau condo. Puis j’ai une amie que ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas vue qui est venue visiter, tout simplement.

Et puis, je lui fais faire le tour des chambres, je lui fais faire le tour de la maison au final, et j’arrive à la chambre des maîtres, donc ma chambre, et je lui explique sur les murs, je lui dis, « Ah, ouais, la peinture sur les murs en ce moment, c’est vraiment pas… Tu sais, je ne tripe pas vraiment. Là, tu sais, c’est une espèce de petit lilas avec une espèce de tiers de la chambre qui est en gris foncé. » Anyway, ça a été… Je ne sais pas qui a pensé à ça. Mais le lilas, particulièrement, je dis, « Ah, je ne suis pas bien fan du lilas, honnêtement. Personnellement, moi, je préfère quand les pièces sont toutes blanches et qu’on les habille avec des plantes, avec du bois, avec le verre des feuilles, ce genre de trucs-là. »

C’est un peu comme ça que je vois ça. Puis là, elle se retourne vers moi et elle me dit, « T’aimes pas ça, le lilas, dans une chambre? » Je dis, « Bien, pas dans ma chambre. Je ne trouve pas ça. Non, je n’aime pas vraiment ça. Je préfère avoir les murs blancs. » Puis là, elle dit, « Ah, bien, c’est pas… Parce que c’est ça que je voulais sur ma… Tu sais, je suis en train de peinturer moi aussi et c’est ça que je voulais dans ma chambre. » Je dis, « OK. Peinture ta chambre, lilas. C’est quoi le problème? » Tu sais.

Mais tu sentais qu’elle avait vraiment… Elle se sentait vraiment attaquée. Bien, pas nécessairement attaquée, mais elle doutait finalement de ses propres choix parce que moi, j’avais eu une autre opinion pour ma propre maison. Puis quand tu regardes ce que ces 2 histoires-là ont en commun, c’est vraiment cette espèce de doute quand les autres nous donnent une opinion sur ce que nous, on est en train de faire qui n’est pas positif.

Que ce soit un tatou de poulet qui, on s’entend, est un engagement beaucoup plus permanent que la peinture dans une chambre ou que ce soit justement un choix de peinture, le message que j’aimerais que tu retiennes aujourd’hui, c’est d’être assez brave pour ne pas douter de tes choix puis de tes projets quand les autres doutent. Puis je voulais qu’on se pose quelques questions aussi ensemble pour être capable de déterminer est-ce que… Qu’est-ce que la personne me donne comme feedback? Est-ce que c’est vraiment important? Est-ce que j’ai vraiment besoin de garder ça dans mes bagages, dans ma tête? Ou est-ce que je peux juste laisser ça aller?

Donc, premièrement, est-ce que cette personne-là connaît ma réalité? Tu sais, le dude au tatou, qu’il n’a aucune idée que j’appelle mon fils poulet, peut-être que ça aurait changé son opinion ou peut-être que c’est juste un cul puis que finalement, il a juste donné une opinion paternaliste. Who knows? Mais still, je veux dire, peut-être que ça va changer sa vision des choses puis là, il va se dire « Ah, ben oui, ça fait bien du sens. »

Est-ce que la personne est qualifiée pour me donner son opinion aussi? Tu sais, on s’entend, surtout en business, des fois, on reçoit des opinions de n’importe qui, du « mon oncle à Noël », de « ta mère, ton père », « ta grand-mère », « la voisine », qui ont toute une opinion sur comment est-ce que tu bâtis ta business. Puis même tes collègues, même tes collègues ont leur propre vision, mais tu sais, au final, est-ce que tu veux prendre en considération les opinions des gens qui n’ont pas bâti un peu ce que tu fais ou qui ne font pas?

Puis ça mène à la deuxième question. Est-ce que cette personne a ou a déjà eu la business dont je rêve? Si la réponse est non, ce n’est pas nécessairement une opinion qui est très intéressante pour soi. On peut écouter, on peut dire oui, on peut dire merci, mais au final, on peut dire, ben, you know what? Ça ne fait pas en sorte que j’ai besoin de douter de mes projets parce que la personne n’a pas le bon background, n’a pas la bonne expérience de vie finalement pour me donner une opinion qui va me servir. Donc, est-ce que ça doit mettre en doute tous mes projets? Probablement pas.

Ensuite, une autre question, c’est est-ce que les goûts et les préférences personnelles de cette personne-là ont vraiment besoin d’avoir un impact sur moi? Tu sais, j’en reviens à la peinture lilas. Tu sais, on s’entend là que mon amie peinture sa chambre en lilas et que moi, la mienne est blanche, ça ne change rien parce que c’est elle qui va dormir dans sa chambre lilas. Puis c’est moi qui va dormir dans ma chambre blanche. Fait que ce n’est pas parce que moi, je préfère une autre couleur que c’est obligé que ce soit ça ou est-ce que c’est un jugement sur ce que l’autre personne fait.

Tu sais, la sous-question à ça, c’est est-ce que nos goûts différents peuvent finalement cohabiter? Ben oui, parce qu’il n’y a aucun impact sur la vie de l’autre. On n’a pas besoin de douter de nos choix, surtout quand l’opinion des autres et les préférences des autres ne nous touchent même pas. Par exemple, quelqu’un qui nous donne son opinion sur le fait qu’on travaille trop, mais qu’au final, ou qu’on ne travaille pas assez, parce que disons qu’on a des grands objectifs, on veut travailler 5 heures par mois et que la personne dit ben voyons, ce n’est pas assez, non, non, non. Oui, mais toi, ta vie, moi, ce n’est pas ça que je veux dans la vie du tout.

Toi, tu travailles 40, 80 heures par semaine, tu n’as pas de vie. Tu fais ce que tu veux. Moi, tu sais, quelqu’un qui veut travailler plus, fine. Je veux dire, j’ai des amis qui sont borderline workaholics puis, OK, fine, tant que tu es heureux, that’s the whole fucking point, right? That’s it.

Une autre question, c’est est-ce que cette personne fait partie de ma cible idéale aussi? Parce que des fois, on reçoit des opinions aussi, pas juste de collègues ou de membres de la famille, mais de gens dans son audience qui nous donnent du feedback, qui nous donnent leur opinion sur qu’est-ce qu’on fait, sur nos objectifs. Puis, la personne, finalement, je ne sais pas, on ne veut pas travailler avec de toute façon, ce n’est pas le genre de client avec qui on veut travailler.

Tu sais, moi, quand je reçois des commentaires de mon audience ou de gens qui suivent le podcast ou de gens qui me disent que je parle juste d’argent ou que ce n’est pas correct nécessairement vouloir plus, je me dis que, de toute façon, cette personne-là n’est pas ma cible idéale. Je veux dire, ça ne sert à rien d’essayer de renchérir, de changer l’opinion. Donc, je dis, OK, chacun son opinion puis on pense à d’autres choses. Ça n’a pas besoin de faire douter ma vision de ce que j’ai besoin, c’est quoi mes objectifs, c’est quoi que je veux.

Puis, dernière question que j’aimerais que tu te poses, c’est, est-ce que j’ai besoin de la validation de cette personne-là pour poursuivre mon projet? Puis, la réponse, c’est probablement non. Que ce soit faire un tatou de poulet ou de peinturer ta chambre, lilas, tu n’as pas besoin de la validation de personne d’autre que toi-même quand tu veux aller de l’avant avec quelque chose qui te rend heureuse, qui te remplit de bonheur, qui te remplit de satisfaction, qui te… Tu n’as pas besoin de ça, là. Tu as juste besoin de moi, est-ce que je le fais pour les bonnes raisons? Puis, tu t’ajustes dans la vie. C’est toi qui décides ce que tu veux faire.

Si, finalement, peut-être que c’est du feedback qui est intéressant puis que tu n’avais pas vu quelque chose dans l’angle mort, tu peux t’ajuster. Mais, au final, la seule personne qui a une opinion importante, c’est toi. tu sais. Fait que c’est tout.

C’est tout ce que j’avais à te raconter aujourd’hui. Je voulais qu’on parle de tatou de poulet, je voulais qu’on parle de peinture lilas. Puis, juste mentionner aussi que la semaine prochaine, on a Aline Bartoli de The Bboost qui vient pour la première entrevue Effrontée puis on va jaser en train de sa transition des 6 aux 7 chiffres qui n’a pas été aussi célébrée que prévue. Mais après ça, la question à se poser, c’est est-ce qu’elle a douté de sa vision, même si elle a reçu des commentaires qui ne devaient pas positifs nécessairement, ben c’est ce qu’on va découvrir. Mais no spoilers.

Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, ben tu peux retrouver les liens ou tout ce que j’ai mentionné au genevievegauvin.com slash effrontee-5 pour lire les notes de l’épisode. Tu peux aussi me retrouver ensuite sur Instagram, sur le compte Instagram du podcast effrontee.podcast ou sur mon compte personnel _genevievegauvin. Si tu as envie de partager le podcast dans tes stories, ben n’oublie pas de me taguer pis prends l’engagement aussi envers toi-même d’être assez brave pour toujours continuer même quand ton entourage te suit plus ou même quand ton entourage te donne pas cette validation-là parce que la validation que tu recherches elle vient juste de l’intérieur.

Puis évidemment si tu veux plus de Gen Uncensored, ben tu peux t’inscrire à ma société secrète. Je l’appelle mon Speakeasy pis c’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin encore plus de contenu effronté. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com slash speakeasy. Un gros merci d’avoir écouté cet épisode pis on se reparle à la semaine prochaine. Bye là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, ben la meilleure façon de le faire c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Pis vraiment c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast pis tape Effrontée dans la barre de recherche.

Une fois que tu m’as trouvé, clique sur S’abonner pis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Pis à partir de là, ben c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast pis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast pis comment est-ce que ça a un impact sur ta business pis ta vie.

Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

3 Commentaires

  1. Magalie

    Merci pour tes sujets « franc »hement bien traités ! Je viens d’écouter les 5 podcast d’un coup. 👍🏽💪👸🏽 C’est nickel pour le mindset !

  2. Mylène

    J’ai du mal à comprendre le positionnement. Pourquoi  »effrontée »; je ne vois pas d’effronterie là-dedans… ce sont des choix de vie – c’est normal, non?
    Et les tatouages sont tout ce qu’il y a de plus conventionnel… la rébellion à notre époque c’est de ne pas en avoir.

  3. Cécile

    Tout à fait d’accord. Perso, je dis toujours à mes enfants ou dans mon job « voilà ce que moi je ferais, mais c’est ta Life, alors à toi de voir » ce qui a induit 2 valeurs importantes dans notre famille : le respect et aucun sujet tabou. Merci pour tes podcasts que j’écoute avec plaisir.

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