Effrontée

Prochain niveau: l’ambition sans excuses avec Aline Bartoli (TheBboost)

24/01/2023

Chercher le prochain niveau dans sa business, c’est un réflexe pour certaines d’entre nous. Comme dans un jeu vidéo: une fois qu’on a débloqué une case, on regarde déjà la suivante. Dans cet épisode, j’accueille pour la toute première entrevue sur Effrontée quelqu’un qui incarne cette mentalité à 100%: Aline Bartoli, fondatrice de TheBboost et du programme BSB Academy. Son podcast « J’peux pas, j’ai business » cumule plus de 2 millions de téléchargements. On parle d’ambition, d’identité, de chiffres qu’on ose ou pas partager, et de comment s’entourer de personnes qui nous tirent vers le haut.

Vouloir le prochain niveau dès le départ: l’ambition d’Aline Bartoli

Aline n’a pas eu à se convaincre de vouloir grand. C’était là dès le début, avant même que TheBboost existe.

> « Toujours dans ma vie, je me suis dit, je veux avoir un gros business. Je veux avoir des salariés. Je veux avoir une équipe. Je veux construire quelque chose qui me dépasse, moi. »

Cette vision de grandeur, elle ne la vivait pas comme une ambition abstraite. Elle la décrivait comme un challenge, au sens très concret du terme: jusqu’à quel prochain niveau est-ce qu’elle peut monter avant de perdre ses vies?

> « C’est comme un jeu vidéo. Jusqu’à quel niveau est-ce que je peux monter? Ou est-ce que je vais perdre mes vies, tu vois? Donc, j’en perds des fois un petit peu, j’en regagne et tout. Mais jusqu’où je peux aller? »

Il y avait aussi une dimension honnêtement égoïste, qu’elle assume sans détour: l’envie que les gens l’aiment, qu’on l’admire. Elle ne cache pas ces moteurs-là.

> « Il y avait une dimension purement égoïste de j’ai envie que les gens m’aiment. J’ai envie qu’on m’admire. Donc, des fois, c’est le petit enfant blessé qui est en nous qui a ses envies-là. Mais quelque part, il faut en parler parce que c’est aussi des envies qui nous poussent à nous dépasser et à voir toujours plus grand. »

Cette franchise-là, c’est rare. Et c’est exactement ce que j’avais envie de mettre sur Effrontée dès la première entrevue.

Le prochain niveau exige qu’on abandonne une identité pour en créer une nouvelle

Un des sujets les plus riches de cette conversation, c’est la question de l’identité. À chaque palier de croissance, le rôle change. Et accepter ce changement, c’est pas automatique.

Aline parle de son passage de solopreneur à CEO d’une équipe. Ce n’est pas juste un changement d’organigramme: c’est une transformation identitaire qui demande du travail.

> « Il faut accepter qu’à chaque step de l’échelle, à chaque palier d’escalier, il faut qu’on se dépatouille de notre ancienne identité pour créer la nouvelle qui va nous permettre d’aller encore plus loin. »

Et même avec cette conviction, elle avait ses doutes. Est-ce que les gens vont trouver qu’elle se la pète si elle se présente comme CEO? Est-ce que la distance entre sa réalité et celle de sa communauté va créer un fossé?

> « Il y a eu des croyances en mode, OK, est-ce que c’est bien? Est-ce que si je dis que je suis une CEO, est-ce que les gens ne vont pas penser que je me la pète? Est-ce que les gens, ils vont quand même continuer à me suivre? »

Ce que j’entends là-dedans, c’est quelque chose que beaucoup d’entrepreneures vivent mais nomment rarement: la peur que la croissance crée une rupture avec sa communauté. Comme si rendre sa réussite visible risquait de désaligner les gens qui nous suivent depuis le début.

La réponse d’Aline: aller quand même. Choisir la version idéalisée d’elle-même comme boussole.

> « À chaque fois que je suis dans une situation, je me dis qu’est-ce que cette Aline-là ferait? Et des fois, je me dis, ah bah ouais, on y va, go. »

Prochain niveau avec une équipe: la vitesse et la lourdeur du tank

Aline a aussi nommé quelque chose de rarement dit dans les conversations sur la croissance: ce qui manque quand on grossit.

Quand on est seule, on peut décider quelque chose le matin et l’avoir fait le soir. Avec une équipe, la même tâche prend 3, 4, 5 semaines. Pour quelqu’un qui carbure à la vitesse d’exécution, c’est une vraie friction.

> « Je ne conduis plus un avion de chasse qui va à 100 000 à l’heure, on conduit un tank et ça va un peu moins vite mais ça écrase tout sur son passage. »

C’est une image que j’ai trouvée tellement juste. Le tank, c’est pas un échec. C’est juste une autre mécanique. Mais il faut l’accepter et adapter sa façon de planifier, de penser en termes de 6 mois et de 1 an plutôt que de la semaine.

Le recrutement, chez elle, suit la même logique de rigueur. Trois étapes: un questionnaire lourd avec mises en situation, une présélection par l’équipe, puis des speed recruiting de 15 minutes à questions rapides pour lire la personnalité.

> « Postuler chez The BBoost, c’était minimum une à deux heures, en fait, ne serait-ce que pour remplir cette première étape. »

L’objectif des speed recruiting? Pas valider les compétences (déjà fait), mais observer comment la personne se comporte quand elle ne maîtrise pas ce qui se passe.

Partager ses chiffres et assumer le prochain niveau: la zone de confort de l’audience

On a aussi eu une conversation franche sur les chiffres. Aline parle publiquement de ses revenus depuis le début. Et elle a constaté que l’accueil change selon le niveau qu’on atteint.

À 200 000 ou 300 000 euros, l’encouragement est généralisé. À 1 million, c’est 50-50.

> « J’ai vraiment eu 50-50, il y a 50% de gens qui m’ont dit on adore, continue et 50% de gens qui m’ont dit non mais je veux dire au bout d’un moment à ce niveau-là, ça ne veut plus rien dire, tu n’es plus obligée de citer tous les chiffres. »

Ce qu’on observe ici, c’est que les gens nous encouragent à chercher le prochain niveau jusqu’au moment où ce niveau-là dépasse ce qu’ils sont eux-mêmes confortables d’imaginer pour leur propre vie. C’est pas de la malveillance. C’est un plafond de croyance.

Et ça, c’est pas une raison d’arrêter d’en parler. La transparence sur les chiffres a une utilité réelle: elle normalise l’ambition, elle donne des repères concrets, elle casse l’idée que certains chiffres ne sont pas pour nous.

S’entourer pour atteindre le prochain niveau sans s’excuser

La dernière section de notre échange portait sur comment on s’entoure quand les gens autour de nous ne comprennent pas nos ambitions.

Aline fait une distinction claire: le cercle qu’on peut changer et celui qu’on ne peut pas.

Avec la famille élargie, elle maintient une relation polie sans entrer dans les détails. Ce n’est pas de la dissimulation. C’est de la lecture fine de ce que chaque personne est prête à entendre et à recevoir.

> « Il faut aussi le faire si la personne en face a envie de l’entendre. Si à un moment, la personne n’a pas envie de l’entendre et qu’il ne faut pas non plus créer un conflit volontairement. »

Pour le cercle qu’on peut choisir, sa recommandation est directe: rejoindre des groupes d’entrepreneurs, des masterminds, des formations avec une communauté. Se rapprocher de gens qui nous tirent vers le haut.

Et son conseil final est peut-être le plus important de tout l’épisode:

> « Dans le mot effrontée, il y a aussi cette notion de je ne m’excuse pas. Je ne suis pas là pour rouler sur les autres, mais je ne suis pas là pour m’excuser non plus. »

Incarner le prochain niveau, c’est pas juste cocher des objectifs. C’est d’abord décider qu’on a le droit de les avoir.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment faire quand on n’a personne autour de soi qui pense en termes de prochain niveau?

Cherche des communautés qui correspondent à tes ambitions actuelles ou à celles que tu veux atteindre. Les masterminds et groupes d’entrepreneurs permettent de créer un environnement de référence différent de ton entourage immédiat. C’est conscient, c’est volontaire, et c’est nécessaire.

Pourquoi est-ce que l’audience encourage souvent jusqu’à un certain niveau de revenus, puis se rétracte?

Parce que l’approbation des autres est souvent liée à ce qu’ils croient possible pour eux-mêmes. Dès que ton prochain niveau dépasse leur plafond de croyance, l’inconfort prend le dessus. Ce n’est pas ton problème à régler. Continue quand même.

Comment savoir si un changement d’identité est nécessaire pour passer au prochain niveau?

Si tu sens que la façon dont tu te définis toi-même (solopreneur, freelance, coach) ne correspond plus à ce que tu construis, c’est un signal. La résistance à adopter un nouveau titre, CEO ou autre, est souvent le symptôme qu’un travail d’identité est en cours. Le passage se fait rarement du jour au lendemain.

Mes prochaines étapes

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Pour continuer sur le thème de l’ambition et de la croissance, écoute l’épisode 8 avec Alexandra Martel sur atteindre un plateau d’ambition et bâtir une business imprévisible et l’épisode 16 avec Safia Gourari sur conjuguer timidité et un podcast à 1 million de téléchargements.

Un peu plus sur Aline Bartoli

Aline est coach business, fondatrice de TheBBoost et du programme business « BSB Académie ». Elle aide les entrepreneurs et freelances à développer leur business, trouver plus de clients et vivre de leur activité grâce à des stratégies sur-mesure, des bottages de fesse intempestifs et une méga dose de bonne humeur. Elle anime également le podcast « J’peux pas j’ai business » qui compile déjà plus de 2M de téléchargements!

Show notes

Format: Entrevue avec Aline Bartoli Durée: 41 minutes

Sujets abordés:

  • La mentalité « jeu vidéo » pour atteindre le prochain niveau en business
  • Ambition, égocentrisme assumé et pyramide de Maslow
  • Changer d’identité à chaque palier de croissance: de solopreneur à CEO
  • Partager ses chiffres publiquement et gérer les réactions de l’audience
  • Recrutement basé sur la personnalité (speed recruiting TheBboost)
  • S’entourer des bonnes personnes quand son entourage ne partage pas ses ambitions
  • Assumer ses ambitions sans s’excuser

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 6. Aujourd’hui, on part de toujours chercher les prochains niveaux comme dans un jeu vidéo avec Aline Bartoli de The Bee Boost, puis évidemment un petit peu plus sur elle avant de commencer l’épisode. Aline, c’est une coach business fondatrice de The Bee Boost et du programme Business BSB Academy. Elle aide les entrepreneurs et freelance à développer leur business, trouver plus de clients, puis vivre de leur activité grâce à des stratégies sur mesure, des bottages de fesses intempestifs et une méga dose de bonne humeur.

Aline, elle anime également le podcast « J’peux pas, j’ai business » qui a déjà plus de 2 millions de téléchargements. Donc, sans plus attendre, on écoute cette entrevue-là qui va être ouf du fire!

C’est pas compliqué, t’es à mieux de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables puis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Une première entrevue pour Effrontée. Écoute, j’étais presque sur le point de dire les vraies affaires. Tu peux-tu croire? Ça ne m’étonne pas. Chasser le naturel, il revient au galop. Exact. Écoute, c’est les habitudes. Mais une première entrevue, écoute, puis Aline, c’est celle qui parle aujourd’hui. Comment ça va?

Écoute, ça va très bien. Je suis vraiment contente de faire cette première entrevue pour Effrontée, mais entre nous, ce n’est pas la première entrevue. Donc, j’ai l’impression d’être entre copines.

Absolument. Écoute, je pense que je t’ai interviewée. Si ce n’est pas deux fois, c’est au moins trois. J’ai été sur ton podcast aussi. Je pense qu’on discute fréquemment. Je vais mettre des guillemets parce que l’univers de la business fait en sorte qu’on n’est même pas sur le même continent la plupart du temps. 99% du temps. Donc, dans tous les cas, effectivement, c’est comme une discussion entre amis.

Puis c’est un peu ça. C’est un peu là où je veux en venir aussi parce que je veux qu’on parle ouvertement. C’est un peu ça aussi le but des entrevues sur Effrontée, que vraiment, que ce soit le safe space des gens qui ont de l’ambition. Puis justement, quand j’ai commencé ma recherche de qui est-ce qui pourrait bien être la première personne, la première interviewée, sur Effrontée, j’avais comme critère de trouver quelqu’un avec énormément d’ambition. Mais aussi qu’il applique. Puis il continue sans cesse de prendre de l’ampleur avec sa business.

Dans ma tête, je n’ai pas eu trop à chercher longtemps. Parce que rapidement, ton nom est apparu en tête. Donc, encore une fois, merci d’avoir accepté cette position finalement de première invitée, Aline. Est-ce que ma description fit pour toi?

Eh bien, en fait, plutôt, oui. Et du coup, je suis d’autant plus flattée parce que je pense à plein d’autres personnes, même des amis qu’on a en commun, qu’Agui t’aurais pu proposer. Et je suis vraiment honorée d’être la première invitée. J’espère être à la hauteur, mais voilà, je suis prête.

J’ai aucun doute. Puis évidemment, il y a plein d’autres options, comme tu mentionnes. Puis des gens que j’ai hâte d’interviewer aussi pour dissique comment eux, ils voient leur succès, comment eux, ils voient tout ce qui… Justement, cette espèce de feeling-là d’être effrontée, de vouloir plus, d’être trop. Puis je veux qu’on dissique ça avec toi aujourd’hui.

Je veux qu’on revienne aussi un petit peu en arrière parce qu’évidemment, comme c’est la première fois que tu passes sur le podcast, je veux qu’on fasse comme un petit peu… Qu’on tente le terrain un petit peu. C’était quoi tes débuts? Fait que rapidement, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de la croissance qui est, selon moi, ultra rapide que tu as eue depuis le début de ton entreprise? Est-ce que c’était prévu comme ça dans ta tête?

Alors, c’était pas prévu comme ça à la lettre. Par contre, ce qui était prévu, c’est d’avoir une ambition et une grande vision, entre guillemets, pour ce que je voulais être le futur de l’entreprise. Je me suis beaucoup laissée guider par les opportunités, ce qui se présentait à moi. Mais toujours dans ma vie, je me suis dit, je veux avoir un gros business. Je veux avoir des salariés. Je veux avoir une équipe. Je veux construire quelque chose qui me dépasse, moi. Ça, c’était vraiment la volonté que j’ai depuis que je suis toute petite.

Fait que toi, t’avais pas cette peur-là? Parce que je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui ont justement cette… comme la peur de croissance, de grandir, de… ça va être beaucoup à gérer. Les gens vont se reposer sur moi pour les… Toi, t’avais pas ces peurs-là?

Non. Alors, j’ai des appréhensions comme tout le monde, parce qu’évidemment, quand on a… Quand on se lance, déjà, il y a toute la peur de l’inconnu, la peur de l’échec, etc. Puis quand on commence à grandir, il y a les appréhensions de… Est-ce qu’à un moment, ça va pas me dépasser? Spoiler alert, évidemment que si. Est-ce que je vais pouvoir tout gérer? Est-ce que je vais être à la hauteur, etc.? Donc, j’ai eu toutes ces appréhensions-là.

Par contre, la vision globale de… Ben, en fait, j’ai vraiment envie d’aller jusqu’au bout, de pousser jusqu’au bout pour voir où sont mes limites et où est la limite de ce projet-là. Ça, ça a toujours été, on va dire, une envie plus grande que les appréhensions que j’ai pu avoir à côté au fur et à mesure de la croissance.

C’était synonyme de quoi? Et que j’ai encore aujourd’hui. Oui, ben, c’est la question qui va suivre, mais c’était synonyme pour quoi? C’est synonyme pour toi? Mon Dieu, je me suis perdue dans mes mots. Pour toi, c’était synonyme de quoi? Toute cette idée de grandeur initialement. Qu’est-ce que ça allait t’apporter?

Il y a plein de choses. Déjà, moi, c’est le challenge. Beaucoup de dire, OK, c’est comme un jeu vidéo. Jusqu’à quel niveau est-ce que je peux monter? Ou est-ce que je vais perdre mes vies, tu vois? Donc, j’en perds des fois un petit peu, j’en regagne et tout. Mais jusqu’où je peux aller? Il y a aussi le challenge de faire quelque chose d’utile. De ne pas laisser une trace en mode postérité. On se souviendra de mon nom, mais laisser une trace en mode impacter positivement la société, le monde, etc. Il y avait une dimension purement égoïste de j’ai envie que les gens m’aiment. J’ai envie qu’on m’admire ou les choses comme ça. Donc, des fois, c’est le petit enfant blessé qui est en nous qui a ses envies-là. Mais quelque part, il faut en parler parce que c’est aussi des envies qui nous poussent à nous dépasser et à voir toujours plus grand.

Puis, tu sais, je suis contente que tu l’amènes parce qu’on a souvent… Tu sais, souvent quand on parle du succès, surtout, à la limite, je vais rajouter tout le temps la couche, surtout chez les femmes. Mais c’est vrai, par exemple, où le succès qu’on a, puis si on en a, doit être pour aider l’humanité. Puis, oui, c’est le fun, mais c’est vrai qu’on a aussi l’espèce de… Oui, mais je le fais aussi pour moi, genre. Tu sais, je le fais pour… Mais bien sûr. Tu sais, oui, le feeling d’être apprécié par une masse, mais aussi, il y a tout… Tu sais, je veux dire, tout dépendant des raisons pour lesquelles on veut faire de l’argent, pour lesquelles on veut atteindre le prochain niveau, gamifier ta vie, finalement.

Je veux dire, souvent, en fait, la plupart du temps, la première raison, c’est parce que moi, je veux que ma vie soit nice. Tu sais? Je sais pas toi, là, mais… En tout cas, moi, il y a quand même beaucoup de ça. Ou c’est genre… Je vois ça aussi de façon très égocentrique, où je fais comme… Bien, je veux quand même… Genre, cette grosse entreprise-là qui me supporte, oui, pour avoir un impact, mais aussi pour être capable de vivre les expériences que je veux vivre. Toutes. Tu sais, sans limite.

Il y a cet aspect-là égocentrique que je pense aussi qu’il faut comme… Bien là, guys, oui, les autres, puis 100%, mais aussi… Tu sais, c’est pas nécessairement binaire. C’est pas genre… L’espèce de syndrome de maman où, tu sais, on se fait passer en dernier tout le temps, là.

Est-ce que tu te sentais pas comme la maman qui se passe en dernier, puis ça faisait pas de sens pour toi? Comment est-ce que tu gères ce concept-là?

En fait, je pense que c’est plus compliqué que ça. Alors, je vais être assez clivante dans ce que je vais dire, mais je pense que c’est quelque chose… On a tendance à être hypocrite. C’est-à-dire que tout le monde… On est en business, mais tout le monde fait des choses pour lui, à la base, parce que ça lui procure une sensation X ou Y. Même quand on aide les gens, on le fait parce que ça nous fait nous sentir bien vis-à-vis de nous-mêmes. Et en fait, je pense pas que des gestes… Enfin, je pense pas qu’on puisse vivre une vie purement altruiste sans jamais prendre en considération ses propres besoins, etc.

Donc, en fait, je pense que c’est juste une question aussi d’assumer et de dire que l’un peut exister en cohabitation avec l’autre et que c’est pas ou l’un ou l’autre, quoi. Puis tu sais, c’est pas… Tu sais, tu disais, c’était ça quand j’ai commencé, puis je pense que c’est un peu ça pour tout le monde où quand tu commences, puis tu es, mettons, tu es solo, tu sais, tu es tout seul. Puis même quand tu engages une personne, deux personnes, tu es encore à tellement une petite échelle que les raisons, c’est souvent encore juste pour toi.

Comment est-ce que tes ambitions initiales de grandeur se comparent avec celles que tu as aujourd’hui? Est-ce que c’est les mêmes?

Ah oui, une partie. Alors, il y a des caisses qui ont déjà été cochées. D’ailleurs, c’était très drôle, mais la dernière fois, j’étais en train de replonger dans des très vieilles notes sur mon Evernote, sur mon Notion, etc. Et je retrouvais une note que j’avais écrite, je crois que c’était en début 2019. Et j’avais dit, voilà ce qu’en 2021 j’aurais fait et voilà ce qu’en 2022 j’aurais fait. Et en fait, je me suis rendu compte qu’en 2020, j’avais déjà coché beaucoup de ces caisses. C’était incroyable. Mais la vision globale, elle est toujours encore à atteindre chez moi. Donc, il y a encore beaucoup de choses à faire, beaucoup de projets à lancer et on n’a pas trop dévié des ambitions de base.

Comment tu fais pour rester sur cette ligne directrice-là?

Je ne sais pas répondre à cette question parce que ce n’est pas quelque chose que je choisis ou que je ne choisis pas. Je pense juste que c’était mon ambition de base avant que je me lance. Ça la reste aujourd’hui et c’est trop cool mais si demain, ça devait ne plus être mon ambition, je changerais. Ce n’est pas quelque chose de conscient. Tu ne décides pas un jour d’aimer les choux de Bruxelles et le lendemain de ne plus les aimer. C’est genre, tu te lèves tous les jours et tous les jours, tu les aimes et si un jour, ça change, ce n’est pas grave, ça aura changé. C’est pareil. Avec une entreprise.

Avec une entreprise dans les sept chiffres, une équipe pour te soutenir, une communauté qui est, appelons la monstre, est engagée aussi surtout. Comment est-ce que ton rôle dans l’entreprise a changé?

Il change tout le temps, il change beaucoup, tu franchis des paliers. Je pense qu’aujourd’hui, mon rôle dans l’entreprise, c’est ça: au tout début, quand on commence, on est sur le solopreneur, donc en fait, on fait tout. Après, on passe l’entrepreneur avec une petite équipe qu’on manage, qu’on micro-manage aussi parfois. Et après, je suis passée par cette case-là. Et ensuite, je pense que quand ton équipe commence à grossir, quand ton business commence à grossir, là, tu commences à prendre une place plus de visionnaires, CEO, leaders, etc. Alors, c’est des mots très à la mode qu’on aime bien employer, mais qui concrètement veulent dire que ce n’est plus nous qui sommes dans l’opérationnel du business. Nous, on s’occupe de la vision, de la stratégie et du management des équipes, mais c’est les équipes qui concrétisent nos projets, notre vision en actions concrètes.

Et je pense que ça, ça a été la grosse transformation de mon année 2022 d’accepter aussi de prendre ce rôle et donc du coup, d’abandonner l’ancien, d’abandonner l’ancienne identité et de me dire, OK, quel leader j’ai envie d’être, quel CEO j’ai envie d’être. Est-ce que j’accepte le fait que j’ai envie d’être une CEO? Parce qu’il y a aussi beaucoup de… des croyances en mode, OK, est-ce que c’est bien? Est-ce que si je dis que je suis une CEO, est-ce que les gens ne vont pas penser que je me la pète? Est-ce que les gens, ils vont quand même continuer à me suivre?

Du coup, il y a plein de questions qui se posent et à chaque fois, c’est une espèce de nouvelle identité à incarner et on a le choix, je pense, à chaque fois, de se dire, est-ce que j’ai envie d’y aller ou pas? Il faut accepter qu’à chaque step de l’échelle, à chaque palier d’escalier, il faut qu’on se dépatouille de notre ancienne identité pour créer la nouvelle qui va nous permettre d’aller encore plus loin.

Puis t’es quel genre de CEO, toi?

Je pense que ce qui est important pour moi, c’est d’être une CEO qui soit inspirante pour mon équipe et pour les gens qui lead par l’exemplarité, c’est-à-dire que je fais ce que je dis et je dis ce que je fais dans les deux sens, toujours, et quelqu’un qui soit aussi à la fois dans l’excellence et la bienveillance.

Comment est-ce que tu balances ces deux choses-là?

En fait, j’aime être quelqu’un de bienveillant, mais je ne suis pas là pour être trop dans la bienveillance, c’est-à-dire que pour moi, c’est un business, on est là pour performer, on est là pour atteindre les objectifs, on est là pour grandir et je pense que ma valeur d’excellence est très haute et du coup, je demande beaucoup d’excellence à mes équipes, etc.

Est-ce que ça crée des conflits?

Je pense que c’est vraiment ça la clé, c’est que j’ai une équipe aujourd’hui qui a été recrutée pour ça et donc qui n’a jamais eu de conflit. En tout cas, pas que je me souvienne. Alors évidemment, il y a des moments où on n’est pas d’accord, évidemment qu’il y a des moments où on s’irrite un petit peu les uns les autres, tout particulièrement quand on est dans des périodes de rush où on n’a pas le temps de tout expliquer, le fond de notre pensée et que des fois, les choses peuvent être dites de manière un petit peu franche, un petit peu frontale, etc.

Sachant que moi, je suis très attentive au bien-être et aux besoins des personnes qui travaillent avec moi. Je fais toujours très attention et je fais beaucoup d’efforts dans le recrutement pour se trouver justement des personnes qui ont cette intelligence émotionnelle aussi de comprendre des fois ce qu’on ne dit pas et de savoir faire des compromis, communiquer avec bienveillance, etc.

Comment est-ce que tu as fait pour trouver ces gens-là avec cette intelligence émotionnelle? Qu’est-ce qui te fait dire que cette personne-là va être capable de prendre mes émotions?

Alors, il y a une bonne partie, c’est le process de recrutement qui est quand même assez lourd chez The BBoost, c’est-à-dire qu’il y a trois étapes. La première, c’est un énorme questionnaire à remplir. Nous, on ne recrute pas sur CV. On a un questionnaire avec des mises en situation, des exercices à faire, à rendre. Postuler chez The BBoost, c’était minimum une à deux heures, en fait, ne serait-ce que pour remplir cette première étape.

Ensuite, on reçoit toutes les candidatures à chaque fois. Les derniers postes, on en recevait au moins une centaine de candidatures à chaque fois. On fait un tri. C’est même les filles de l’équipe qui font un tri. Ensuite, moi, elles me présentent les 30 meilleurs profils. Sur les 30, j’en choisis 10. On les rencontre en entretien. Là, on va valider tout ce qui a été dit et fait dans le questionnaire. Généralement, ça, c’est moi ou alors moi et un membre de l’équipe qui fait ce premier entretien. Et ensuite, à l’issue de ça, on a un deuxième entretien qui va plus être pour juger la personnalité de la personne puisque les compétences à ce stade-là ont été validées.

J’appelle ça les speed recruiting. En fait, ça dure 15 minutes par personne. Et en fait, pendant 15 minutes, je l’ai bombardé de questions par lesquelles il faut qu’ils répondent au tac. C’est-à-dire, par exemple, je vais dire est-ce que je préfère aller à vacances à la mer ou à la montagne? C’est quoi ton signe astrologique? C’est quoi ton plat préféré? Vraiment des questions qui n’ont pas vraiment d’incidence. Le but pour moi, c’est de regarder comment la personne se comporte quand elle ne maîtrise pas ce qui se passe.

Il y a toute l’équipe qui est présente et qui observe l’échange avec moi. On est là aussi pour juger un peu la personnalité, voir s’il y a de l’humour, enfin, si ça fit. Et jusqu’ici, on va dire que ces trois étapes ont été quand même assez efficaces à la fois pour avoir des gens qui ont les hard skills qu’on recherche et aussi les soft skills à la fin.

Écoute, tu es rendue au top de l’entreprise, tu fais de la gestion de personnel, de projets de haut niveau, ce genre de trucs-là. Est-ce qu’il y a des choses qui te manquent des premières versions de ta business d’Aline?

Ben oui, évidemment. Je sais que quelque chose qui me manque énormément et j’ai beaucoup de mal, c’est encore un work in progress de mon côté, c’est la flexibilité et la rapidité d’exécution que tu as quand tu es toute seule. C’est-à-dire que quand on est tout seul, dès qu’on décide un truc, ça peut être fait dans la journée ou la demi-journée en fonction de la lourdeur de la tâche, etc. Aujourd’hui, le même genre de tâche, parce que je vais le déléguer, parce que je n’ai plus le temps de le faire moi-même ou parce que maintenant, c’est normal que j’implique aussi des équipes dedans. Tout de suite, ça prend 3, 4, 5 semaines. Là où moi, ça pouvait me prendre 5 heures.

Et pour quelqu’un qui est dans la performance, la vitesse de résultat, etc., c’est très frustrant de me dire tout va prendre plus de temps. Mais le fait que tout prenne plus de temps, ça demande aussi de tout planifier 2, 3 mois à l’avance, d’avoir beaucoup d’avance dans nos contenus, nos opérations marketing, etc. Et du coup, d’avoir une vision à très long terme, 6 mois, 1 an, 2 ans, des projets qui s’en viennent et tout.

Et en fait, on a cette sensation de perdre en liberté, parfois, liberté d’exécution, liberté de changer de projet, etc. Parce qu’il y a maintenant tout un système qu’on embarque avec nous, avec nos équipes, la gestion de projet, etc. qui fait que on ne conduit plus un avion de chasse qui va à 100 000 à l’heure, on conduit un tank et ça va un peu moins vite mais ça écrase tout sur son passage. Donc, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux. Mais c’est vrai que ça a été quelque chose aujourd’hui que je regrette encore même si évidemment, je vois tous les bénéfices.

C’est un beau problème dans le sens où c’est un problème de tank qui écrase tout mais je comprends exactement ce que tu veux dire et je pense, ça me fait penser à Ka-Ching aussi où des lancements, ça peut s’organiser plus rapidement mais quand il y a plein de monde, quand ça devient des gros projets de masse, tu n’as pas le choix de… Même à ça, je gère beaucoup de personnes fait que là, il faut que tu te prennes extrêmement d’avance, il faut que tu prévois toutes les deadlines, six, sept mois d’avance c’est extrêmement long.

J’aimerais qu’on parle d’ambition, c’est quoi le premier objectif effrontée que tu t’es fixée dans le passé puis qui a pu déranger certaines personnes?

Alors, il y en a plein. Il y a eu le fait d’abandonner mon premier métier de freelance qui fonctionnait très très bien pour me lancer avec The Bibooz dans l’infoprenariat. Là, il y a plein de gens qui n’ont pas compris, mais je pense que celui qui a le plus fait réagir, c’est quand j’ai dit que je vais faire mon premier million et que je l’ai fait parce qu’on commence à toucher des sommes où il y a certaines personnes qui commencent à devenir inconfortables et quand en plus on est quelqu’un qui en parle, voilà.

Moi, j’ai toujours parlé de mes chiffres, j’ai toujours parlé de mes ambitions, etc., parce que je n’éprouve aucune honte vis-à-vis de ça et pour moi, c’est tellement juste des challenges que je n’ai pas de problème à en parler mais je me souviens que quand j’ai enregistré le podcast qui parlait… C’était un podcast qui s’appelait 7 leçons pour un business à 7 chiffres, un truc comme ça, où j’ai annoncé publiquement que j’avais fait un million et je disais qu’est-ce que j’avais appris, etc.

J’ai vraiment eu 50-50, il y a 50% de gens qui m’ont dit on adore, continue et 50% de gens qui m’ont dit non mais je veux dire au bout d’un moment à ce niveau-là, ça ne veut plus rien dire, tu n’es plus obligée de citer tous les chiffres, etc. Moi, je dis bien sûr que si, ça veut dire des choses en fait.

Écoute, ça me fait rire parce que j’ai eu une expérience très similaire dans ce sens où récemment, j’ai justement envoyé un courriel qui parlait justement encore une fois des chiffres, de pousser les gens à aller, à vouloir encore plus puis évidemment, j’ai utilisé des exemples de chiffres parce que c’est ça qui fait réagir les gens, tu sais, mais je disais est-ce où la limite? Est-ce où la limite que les gens sont capables d’accepter?

Dans le sens où tu sais, tu mentionnais 200 000 puis là, on parle, évidemment, de revenus, de chiffres d’affaires, on parle de revenus bruts, on parle même pas de salaire en plus, tu sais, mais où la limite que les gens sont capables d’accepter? On va souvent encourager, vas-y, go girl, be that bitch, puis j’en vais chercher de l’argent, puis tout, go get the bag. Puis là, on est correct à 200, 300, 500, puis là, on commence à dépasser certains chiffres à un moment donné, c’est comme, ben là, c’est trop, mais c’est trop selon qui?

À qui est-ce que c’est plus dur pour toi de partager tes ambitions et tes chiffres? Puis pourquoi?

Eh bien, curieusement, ça va être ma famille, pas le premier cercle proche, mes parents, mes frères et soeurs, etc. Parce que là, je leur dis pas tout, mais il y a relativement de la transparence, mais mes oncles, mes tantes, mes grands-mères, etc. Eux ne sont pas au courant. Voilà. Eux, ils sont juste au courant que je fais du coaching et à chaque fois qu’on se voit au fait, ils me disent est-ce que ça fonctionne bien? Je leur dis oui. Ils disent ah bon, ben tant mieux, c’est cool. Et ça s’arrête là. Ils n’ont aucune idée de ce qui se passe.

Et je trouve que c’est plus délicat de parler d’argent en famille que de parler d’argent avec une communauté, etc. Parce que dans une communauté, chacun est libre de s’en aller, de rester, etc. La famille, c’est un peu plus compliqué.

Est-ce que chez vous, avec ton premier cercle familial, est-ce que ça a toujours été très ouvert, le succès entrepreneurial, l’argent, ou est-ce que c’est quelque chose qui a été acquis?

Non, ça a toujours été très ouvert en termes de discussion, voire même plébiscité. Mon père est entrepreneur, était entrepreneur. Ma mère était salariée, fonctionnaire en hôpital public. Donc vraiment, il y avait les deux extrêmes du spectre. Et ils nous ont toujours dit à nous, on est quatre enfants, en gros, vous faites ce que vous voulez et vous gagnez comme vous voulez et vous avez le rythme de vie que vous voulez, on vous aimera quand même. Et donc du coup, ça nous a donné beaucoup de liberté.

Comment est-ce qu’on fait, selon toi, pour s’entourer quand les gens autour de nous ne comprennent pas nos besoins soit de grandeur, soit d’espace ou même soit d’impact?

Je pense qu’effectivement, il faut bien distinguer le cercle qu’on peut changer et le cercle qu’on ne peut pas changer. Par exemple, il y a peu de personnes qui seraient prêtes à tirer un trait sur leur famille et à ne plus jamais leur parler, etc. Donc, je pense qu’il y a aussi des consensus et des concessions à faire.

Et après, il y a le cercle qu’on peut créer. C’est-à-dire qu’on peut choisir de se rapprocher physiquement ou digitalement de personnes qui nous inspirent, qui ont les mêmes ambitions. On peut rejoindre des groupes d’entrepreneurs, on peut rejoindre des masterminds, on peut rejoindre des formations en ligne qui ont une communauté ou un groupe. Enfin, vraiment, on peut consciemment choisir de s’entourer des personnes qui vont nous tirer vers le haut. Et on peut aussi choisir de s’éloigner d’amis, de collègues, de choses comme ça qui ne nous nourrissent pas ou nous tirent vers le bas.

Puis il y a des indices pour toi que tu es capable de savoir si une personne est réceptive à ce genre de discours-là qui est peut-être tabou chez d’autres personnes?

Je vais te dire le fond de ma pensée parce que ce que tu dis résonne beaucoup en moi. Je suis allée en date récemment. En vrai, c’est vrai que c’est toujours le truc un petit peu gênant parce que tu as des discussions sur, bah oui, je suis entrepreneuse, j’ai une entreprise, etc., mais tu ne parles pas de tes chiffres, tu ne parles pas à quoi ressemble ton quotidien, etc.

Puis toujours, le premier date, tu t’attonnes un petit peu pour savoir qu’est-ce que tu peux dire, qu’est-ce que tu ne peux pas dire, comment se situe la personne, quelle est sa vision de l’argent, quelle est sa vision de la réussite.

Ben, par exemple, c’est du genre, je commence dès le début en disant, ben désolé, je ne réponds pas très vite au message, parce que je ne réponds vraiment pas très vite au message, des fois, je mets 6 à 8 heures à répondre à un SMS, un truc comme ça, je suis hyper occupée. D’abord de voir est-ce que cette personne, elle accepte que je ne réponde pas, que je ne sois pas très réactive, c’est-à-dire, est-ce qu’elle accepte que je fasse passer mon boulot avant notre conversation?

Je suis toujours aussi attentive, c’est très bête, mais la personne, comment elle se comporte quand on sort au restaurant ou les choses comme ça? Est-ce qu’elle va tout de suite regarder les prix? Ça, c’est plutôt pour tout ce qui est la relation à l’argent. Et encore une fois, ce n’est pas pour porter un jugement, c’est vraiment pour recueillir des informations.

Je glisse des petites informations au sujet de mon entreprise, à quel point je bosse, le nombre d’horaires que je fais, un peu l’attaque de l’équipe que j’ai, etc. Parce que ça donne aussi déjà un petit peu des billes sur la grosseur du business. Puis vraiment, je vois en tâtonnant, puis il y a des moments, je me dis, bon, je vais m’arrêter là parce que je vois que derrière ça commence à cligner des yeux. Il y en a d’autres qui sont très curieux, qui posent plein de questions, qui sont à fond, qui sont en main de, ouais, tout trop bien. Des beaux green flags.

Du coup, là, je t’ai vraiment répondu à travers le prisme quand je suis en date, mais c’est, tu y vas un peu en inspecteur, tu balances des toutes petites infos, tu regardes comment la personne réagit par rapport à ça et après tu décides si tu veux en balancer d’autres. Le but pour moi, c’est de cerner la personne et de ne pas la mettre mal à l’aise, en fait.

Aujourd’hui, où est-ce que tu es rendue avec ta business? Qu’est-ce que tu veux de plus pour toi, ton entreprise, ton équipe, tes clients, toutes ces réponses?

Je veux tout, mais en fois 10. More of this. En fait, pour moi, quand on me dit est-ce que tu es contente de la réussite avec The Bee Boost, etc., évidemment, je suis hyper contente, hyper fière, fière de moi, fière de ce qu’on a construit, fière de l’équipe. C’est extraordinaire comme aventure, mais ma sensation, c’est qu’on a juste coché la première case, la première case sur une lignée de 15, 40 cases. Donc, pour moi, c’était que le début de l’aventure. Donc, vraiment, je suis curieuse de voir la suite, mais une chose est sûre, c’est que je veux continuer à tout faire, défectif, continuer à grossir jusqu’au moment où ça ne me conviendra plus et quand ça ne me conviendra plus ou que je serai satisfaite, je m’arrêterai là.

Est-ce que tu as, en terminant, un conseil à partager aux gens qui écoutent qui ont peur de verbaliser puis d’incarner réellement leurs ambitions, de vraiment prendre toute la place dont ils ont besoin?

Moi, ce que j’adore dans le mot effrontée, c’est effrontée dans le sens j’assume qui je suis et ce que je veux, mais quel que soit le qui je suis et ce que je veux. Aujourd’hui, on parle d’ambition, on parle de grosses ambitions, on parle de gros chiffres, etc. Mais je trouve que c’est tout aussi effrontée, voire même plus, de dire « moi, je ne veux pas ça, moi, je veux une vie où je travaille trois heures par jour, je me gagne juste de quoi être confortable et basta, je ne veux pas plus » et ça, pour moi, c’est tout aussi effrontée et valorisant que de dire « je veux construire une entreprise du 440 ».

Donc, la première chose et je pense que le premier conseil, c’est juste de s’autoriser à dire « ok, qu’est-ce que moi, je veux vraiment? » Et si j’étais effrontée ou alors, moi, ce que j’aime bien faire, c’est de me dire la Aline que j’aimerais être un jour, on a toute cette version un peu idéalisée de nous-mêmes qui est plus grande, plus mince, plus ronde, plus grosse, j’en sais rien, qui est plus ci, plus ça, etc. Et à chaque fois que je suis dans une situation, je me dis qu’est-ce que cette Aline-là ferait? Et des fois, je me dis, ah bah ouais, on y va, go.

Et dans le mot effrontée, il y a aussi cette notion de je ne m’excuse pas. Je ne suis pas là pour rouler sur les autres et je ne suis pas là pour les rabaisser, je ne suis pas là pour leur marcher dessus, je ne suis pas là pour mettre quelqu’un en face d’une situation qui ne le rend pas confortable en racontant des choses qu’il n’avait pas envie de savoir comment parler, mais je ne suis pas là pour m’excuser non plus.

J’ai adoré cette première entrevue, franchement, puis je suis extrêmement contente de mon choix de première invitée. Aline, écoute, je ne sais pas qui qui sait plus où le trouver, mais juste au cas, où est-ce qu’on peut le trouver sur Internet?

Alors, le plus simple, c’est sur mon compte Instagram, c’est là où je réponds au message privé, si vous voulez papoter, dire ce que vous… À rebase The Beboost, faites un petit coucou, dites-moi, pour vous, c’est quoi effrontée? C’est quoi vos ambitions? Et hâte de papoter. Merci, Jane. C’était un plaisir et un honneur.

Écoute, pour ceux qui écoutent, dans deux semaines, le 6 février, exactement, c’est le début d’inscription pour la quatrième édition d’Expérience Ka-Ching, puis vous allez pouvoir retrouver Aline. Je fais son grand retour, d’ailleurs. Je vais faire une petite mention pour ça parce que l’Expérience Ka-Ching, c’est 7 jours pour booster ta business avec les stratégies gratuite de 16 formateurs cette année. L’événement est gratuit, les stratégies sont gratuites. Tout est là pour que tu puisses avoir des nouvelles stratégies à appliquer sans dépenser un sou et évidemment, pour un maximum d’impact sur ta business.

Fait qu’évidemment, pour rien manquer, toi qui écoutes, tu peux t’inscrire dès maintenant à ma société secrète, mon Speakeasy au genevievegauvin.com/speakeasy. Puis si tu veux revisiter le contenu qu’Aline a partagé, les show notes se retrouvent au genevievegauvin.com/6-episode-effrontee-aline-bartoli-prochain-niveau.

Tu as aimé l’entrevue d’Aline, évidemment, mais tu partages l’épisode dans tes stories sur Instagram. On veut savoir c’est quoi ta définition d’effrontée, effectivement. Puis t’as que mon compte me remboge Geneviève-Gauvin et celui d’Aline de Beeboost pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion.

Merci, Aline. Toujours un plaisir, tu le dis. Merci à toi puis merci à tous les auditeurs. Bye, là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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