Redevenir solopreneure après avoir géré une équipe interne pendant des années, c’est pas un échec. C’est un reset volontaire. À l’épisode 66, j’ai expliqué pourquoi j’ai pris cette décision-là. Aujourd’hui, je te partage les impacts concrets que ça a eus dans ma business et dans ma tête après quelques semaines.
Spoiler: c’est pas juste rose, c’est pas juste plate non plus. C’est une saison stratégique qui me force à clarifier ce que je veux vraiment pour la suite. Voici 7 réalisations honnêtes après avoir choisi de redevenir solopreneure le temps de tout remettre en ordre.
1. Redevenir solopreneure ne tue pas l’envie d’avoir une équipe
Première chose à clarifier: redevenir solopreneure, ça veut pas dire que je rejette à vie l’idée d’avoir du monde autour de moi. Au contraire. Une personne de mon équipe actuelle (qui est là de façon temporaire pour structurer la business) m’a posé la question directement: « T’as-tu peur de réengager? »
Réponse: non. Pantoute.
Je sais qu’il s’est passé des affaires difficiles dans la dernière année. Je le reconnais. Mais une mauvaise expérience, c’est pas garant du futur. Je refuse d’être comme mes parents qui haïssent louer une voiture à l’international parce que ça a mal viré 2-3 fois. Statistiquement, ils ont eu des dizaines de bonnes expériences avant. C’est circonstanciel, c’est pas un fait absolu.
Pour moi, c’est une évidence: avoir une équipe bien choisie, c’est crucial pour la croissance. Trouver tes propres perles rares, ça prend du temps. Une session de redevenir solopreneure, c’est exactement ce qu’il faut pour repartir sur des bases solides, pas pour fuir le défi.
2. La production du podcast doit être déléguée vite
Quand j’ai laissé aller mon équipe, toute la production du podcast m’est retombée dans la cour. Pas la création de contenu, ça a toujours été dans ma cour. Mais la post-prod, la mise en ligne, la promo, les visuels, you name it.
Résultat: ça gruge presque toute la place dans mon horaire. Des semaines complètes à juste rattraper du retard pour avoir une avance respectable. Pas de place pour avancer sur les projets qui ont un retour sur investissement direct (les classes payantes, les nouveaux produits).
Je crois fort au contenu gratuit. Ça crée une relation long terme, ça donne avant de demander. Mais ça me rapporte rien directement. Pour faire la roue tourner, faut que je me libère pour bâtir le payant.
Donc première priorité quand je sortirai de cette phase de redevenir solopreneure: déléguer la production du podcast à quelqu’un de récurrent. C’est systématisable, répétable, mesurable. C’est exactement le genre de tâche qui doit pas vivre dans ma cour à long terme.
3. Redevenir solopreneure m’a forcée à reset toute la business
Avec les années, les différentes personnes qui sont arrivées et parties ont chacune amené leurs outils, leurs processus, leurs structures. Empilage logiciel. Documentation pas updatée. Fonctionnalités dupliquées sur 3 plateformes. Frais mensuels qui s’accumulent en background sans qu’on les remette en question.
Redevenir solopreneure m’a forcée à voir la liste au complet. Et c’est pas joli.
Je suis en train de tout passer au peigne fin: chaque outil, chaque processus, chaque abonnement. Ce qui sert pas, je coupe. Ce qui se duplique, je consolide. Ce qui est mal documenté, je redocumente.
L’angle finance, c’est important pour moi. À part en février (mon gros mois de revenus), j’ai surtout des intérêts de comptes de banque qui rentrent et un peu d’affiliation. Donc chaque dépense récurrente qui sert pas, c’est de la profitabilité que je laisse sur la table. Le levier « réduire les dépenses » est aussi important que le levier « augmenter les revenus ».
4. Un horaire vide, c’est jouissif
Tu sais ce qui me rend le plus heureuse depuis que je suis redevenue solopreneure? Ouvrir mon calendrier le lundi matin et voir à peu près rien.
Pas de meeting. Juste un bloc « dîner » en plein milieu. Peut-être un truc le soir. Le reste, c’est moi pis mon flow.
Je travaille selon mon énergie, pas selon les disponibilités des autres. Quand t’as plein de partenaires européens, les meetings tombent tout le temps en avant-midi (parce que c’est leur après-midi). Ça gruge mes heures de pointe créative. Et je l’ai dit à l’épisode 72: créer du contenu, c’est déjà difficile pour moi quand j’ai pas de meetings. Quand j’en ai plein, c’est encore pire.
Là, j’ai retrouvé le contrôle. Quand on choisit de redevenir solopreneure, c’est ça qu’on récupère: la souveraineté sur son agenda. Et c’est précieux en tabarouette.
5. Le silence Slack m’a fait du bien
J’ai encore mon Slack. Mais y’a personne dedans à part Nick. Plus de notifications qui pop pendant que je suis en pleine concentration. Plus de « Hey Gen, peux-tu valider ça? » qui arrive à 14h sans warning.
Je réalise à quel point cette anxiété de fond m’avait suivie longtemps. Le besoin constant de checker. La culpabilité de pas répondre vite. Le flot de travail qui se brisait toutes les 20 minutes.
Maintenant, c’est silencieux. Et j’aime ça.
Mais (gros mais), ça me confirme aussi un truc important: j’ai besoin d’une personne intermédiaire entre moi et la prochaine équipe. Un intégrateur. Quelqu’un qui sert de filtre, qui groupe les questions, qui pose les boundaries claires de quand on peut me déranger. Sans cette personne-là, c’est moi qui finis par tout absorber. Redevenir solopreneure m’a fait voir ce besoin-là noir sur blanc.
6. Redevenir solopreneure m’a appris à repenser l’onboarding
Soyons honnête: j’ai presque toujours engagé dans l’urgence. « Vite, j’ai besoin de quelqu’un, on va caler les processus en route. »
Résultat: des SOP (standard operating procedures) bricolés au fur et à mesure, jamais consolidés dans une vraie bibliothèque centrale. Des onboardings improvisés. Des nouvelles personnes qui ramaient à comprendre comment je fonctionne.
Le luxe de redevenir solopreneure, c’est que je me donne le temps. Avec ma COO temporaire (Fractional), on bâtit en ce moment:
- Un processus d’embauche clair, étape par étape
- Une bibliothèque de SOP organisée et accessible
- Un plan d’intégration structuré pour chaque rôle
- Une école de formation interne sur ma façon de faire
Quand je vais réengager (et je vais réengager), la personne va arriver dans une infrastructure pensée pour son succès. Pas dans le chaos.
7. Chaque rôle aura ses KPI mesurables
Dernière réalisation, et c’est probablement la plus importante stratégiquement.
Dans le passé, quand une relation de travail allait pas, c’était difficile pour moi de la terminer. Pourquoi? Parce que je sentais que le travail clochait, mais je pouvais pas pointer du doigt exactement quoi. C’est l’enfer du « je sais que ça marche pas, mais je peux pas dire pourquoi. »
J’ai bien de la misère avec le conflit. Je l’ai dit à l’épisode 72. Donc si y’a rien de tangible, je laisse pourrir.
Plus jamais.
Quand je vais réengager après cette phase de redevenir solopreneure, chaque personne va avoir des KPI clairs. Mesurables. Avec des deadlines. Si l’objectif est pas atteint, on se parle. Deuxième chance. Pas atteint encore? On se sépare.
Tu connais l’expression « hire slow, fire fast »? La partie « fire fast » devient infiniment plus facile quand on a établi à l’avance ce qu’on s’attendait à mesurer. C’est plus une affaire d’opinion. C’est des faits. Des choses qu’on s’était entendus de faire qui ont pas été faites. Move forward, sans drame.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Combien de temps tu prévois rester en mode redevenir solopreneure?
Honnêtement, je sais pas exactement. C’est temporaire. Tant que la structure (SOP, KPI, onboarding) est pas prête, je reste seule. Aussitôt que ma COO temporaire et moi on a tout calé, on commence le recrutement de la prochaine personne récurrente. Probablement quelques mois, pas plus d’une année.
Est-ce que tu recommanderais à d’autres entrepreneures de redevenir solopreneure temporairement?
Si t’as l’impression que ton équipe te fait perdre de la profitabilité plus qu’elle t’en fait gagner, ou si tu sens que tes processus sont en chaos, oui. Pas comme un échec, comme un audit interne. Tu vas voir clairement ce qui marche pas. Mais attention: faut que tu sois capable de soutenir financièrement la transition, et faut que tu sois prête à ramasser tout ce qui te retombe dans la cour pendant la pause.
Comment tu gères les meetings clients pendant cette phase?
Je les minimise au maximum. J’accepte juste les entrevues podcast, les rares partenariats stratégiques, et les rendez-vous avec mon gestionnaire de patrimoine. Le reste, c’est non par défaut. C’est inconfortable au début, mais c’est nécessaire pour protéger l’énergie créative qui doit aller dans la restructuration.
Mes prochaines étapes
Si tu veux suivre la suite de mon parcours pour redevenir solopreneure de façon temporaire, et la transition vers la prochaine équipe, le meilleur endroit, c’est mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit du contenu plus uncensored chaque semaine. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour creuser plus loin sur ce parcours, va écouter l’épisode 66 où j’explique pourquoi j’ai décidé de laisser mon équipe, l’épisode 72 sur les 10 difficultés dont je parle pas publiquement, et l’épisode 33 sur l’habitude de production qui nuit le plus à ta constance.
Show notes
Format: Solo Durée: 21 minutes
Sujets abordés:
- Pourquoi j’ai pas peur de réengager après avoir laissé aller mon équipe
- La production du podcast et la nécessité de la déléguer rapidement
- Le reset complet de mes processus, outils et structures
- Le bonheur d’un horaire presque vide et du silence sur Slack
- Le besoin d’une personne intermédiaire (intégrateur) entre moi et l’équipe
- Préparer un onboarding solide et une bibliothèque de SOP avant de réengager
- L’importance de KPI mesurables pour chaque nouveau rôle
Outils mentionnés:
- Slack pour la communication d’équipe (mentionné, pas affilié)
- Asana pour la gestion de projet (mentionné, pas affilié)
- Fractional pour la COO temporaire (mentionné, pas affilié)
Liens & ressources:
- Société secrète Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- Épisode 66: Pourquoi j’ai décidé de laisser mon équipe
- Épisode 72: Les 10 difficultés dont je ne parle pas publiquement
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 74. Aujourd’hui, on parle des impacts et réalisations que j’ai eus après avoir laissé aller mon équipe. C’est pas compliqué. T’es amie de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact.
Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions. Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide.
Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Il y a quelques semaines, à l’épisode 66, j’ai partagé pourquoi j’ai décidé de retourner toute seule. Et qu’est-ce que je veux dire par retourner toute seule? C’est de laisser aller mon équipe interne et de revenir sur l’opreneur, mais genre solo. Je pense que j’avais partagé dans cet épisode-là que j’ai des gens qui sont en orbite, des gens vers qui je vais aller quand j’ai des besoins sporadiques, donc des besoins de projets spécifiques par exemple.
Mais quand je parle de team, on a justement un gestionnaire de projets, un gestionnaire des opérations, un assistant, des gens qui sont là de façon récurrente, ça pourrait être un gestionnaire de contenu aussi. Les gens qui sont là tous les jours. Et j’ai décidé de retourner seule de façon temporaire. Et cet épisode-là a énormément résonné avec vous, en fait.
Le feedback que j’en ai reçu a été extrêmement positif. Il y a beaucoup de personnes qui m’ont dit être à peu près dans la même saison de leur vie, de leur parcours entrepreneurial aussi. Puis on m’a demandé ce que j’avais réalisé depuis. Comment est-ce que ça se passe? Mon périple solo.
Je voulais vous parler de ça aujourd’hui, des quelques réalisations. C’est quoi les impacts? Qu’est-ce que j’ai réalisé par rapport à ce parcours-là? Cette décision-là, finalement, qui se veut être temporaire. Puis évidemment, au moment où j’enregistre ça, moi je suis en fin avril. C’est sûr que le 28 mai, quand ça va sortir, il y a probablement d’autres choses qui vont avoir ressorti depuis. Mais après quelques semaines, voici c’est quoi mes leçons finalement.
Donc, première leçon ou réalisation, c’est que peu importe les péripéties ou difficultés rencontrées avec la gestion d’une équipe dans le passé, ça ne m’arrête pas d’en vouloir encore une. Puis je dis ça parce qu’on m’a posé la question, parce que j’ai partagé aussi dans cet épisode-là, le 66, que j’avais engagé quelqu’un de l’équipe de chez Fractional, pour m’aider à faire un audit finalement de la business, puis avoir une espèce de COO à temps partiel.
Donc évidemment, c’est quelqu’un qui fait partie de mon équipe maintenant aussi, mais au final, c’est quelqu’un, je sais, qui est là de façon temporaire. Je ne sais pas pendant combien de temps au final, parce qu’avec elle, finalement, on établit les processus, on établit les systèmes, on regarde c’est quoi les KPI finalement qu’on doit suivre pour bien s’assurer que les prochaines personnes qui vont embarquer finalement dans la team vont être bien supportées, puis c’est de ça dont on va parler un petit peu plus tard.
Mais je sais que cette personne-là finalement est en train de mettre le terrain pour trouver quelqu’un qui va avoir le même rôle qu’elle, mais à temps plein, parce que ce n’est pas son objectif. Puis moi, éventuellement, mon objectif, c’est d’avoir quelqu’un qui est là à temps plein. Donc c’est temporaire. Mais comme je disais, finalement, c’est que cette personne-là m’a demandé, je sais qu’il s’est passé des choses difficiles avec l’équipe cette année, est-ce que ça t’a-tu marqué? T’as-tu peur de réengager?
Puis je suis genre non. Quand certaines personnes pourraient se dire « been there, done that, fuck that », pour moi, c’est une évidence que c’est un élément qui est crucial dans ma croissance, dans la croissance d’une entreprise aussi, ça dépend du modèle d’affaires, mais en tout cas, dans la croissance de mon entreprise, puis je comprends que trouver ses propres perles rares, ça prend du temps, puis qu’une mauvaise expérience, c’est pas garant du futur non plus.
Je pense que c’est quelque chose qui est important pour moi dans n’importe quelle sphère de ma vie. Où tu sais, le meilleur exemple que j’ai de comportement contraire, c’est mes parents qui haïssent les locations de voitures à l’international, mais de façon viscérale, parce qu’à plusieurs reprises, ça a été difficile.
Bon, difficile, ça veut dire plein d’affaires, genre « ah ouais, on n’était pas capable de retrouver aussi qu’il fallait dropper le char, ça nous a coûté plein, il y avait plein de frais surprises, puis plein d’affaires, puis là c’était compliqué, puis c’était pas comment qu’on pensait, non, non, non. » Fait que pour eux, louer une voiture à l’international, parce que dans leur trip en Italie, en France, ou whatever, il y avait tout le temps eu des problèmes de remise ou d’art de prise, c’est devenu, c’est comme un fait, c’est un give-in que c’est terrible.
À chaque fois qu’ils me racontent une nouvelle histoire de même, je suis comme, je comprends que vous avez eu des expériences négatives, mais en même temps, moi j’en ai eu plein de positives avec la location de voitures, vraiment souvent, puis c’est pas parce que c’est arrivé une fois, deux fois, même trois fois de suite que ça va réarriver. C’est des histoires de circonstances, puis c’est un peu la même affaire avec la team ou avec n’importe quel aspect de la business.
C’est pas parce qu’il y a une situation qui est arrivée à plusieurs reprises que ça veut juste dire que c’est un fait, ça peut que ça soit circonstanciel, puis j’ai pas la réponse à après combien de fois on essaye puis que finalement on se dit « ok, maintenant c’est un fait ». Des fois, il y a des questions de tolérance aussi, mais moi je suis convaincue qu’avoir une équipe, puis de déléguer, puis d’avoir vraiment un bras droit, pas juste un bras droit, c’est juste comme plusieurs personnes en dessous de toi qui, quand ils sont bien choisies, c’est quelque chose qui va m’aider.
Fait que je veux pas laisser une expérience négative m’impacter, puis je veux juste continuer de chercher à trouver la bonne personne, et c’est tout, tu sais.
Deuxième réalisation, c’est que la production du podcast, qui est maintenant tombée toute dans ma cour, doit être déléguée rapidement parce que ça prend presque toute la place dans mon horaire. Ça m’empêche d’avancer sur des projets avec un retour sur investissement direct. Je crois beaucoup à créer ce contenu-là qui crée finalement une relation long terme, qui donne avant de demander quoi que ce soit. Je trouve que c’est important, mais c’est du contenu qui est gratuit.
Il m’amène rien, tu sais. Il m’amène rien directement pour être capable aussi d’avoir le temps de créer du contenu qui est payant, qui m’amène quelque chose en retour. J’ai besoin d’espace, et ça faisait plusieurs années que le podcast était complètement délégué. Évidemment, pas la création de contenu.
Le contenu lui-même, l’enregistrement, c’est dans ma cour, je n’ai pas le choix, dans le format actuel. Mais c’est moi qui fais la recherche, c’est moi qui prépare le contenu, c’est moi qui fais l’enregistrement, c’est moi qui fais les entrevues. Puis ensuite, c’était chippé en production. Puis la seule chose que j’avais besoin de faire à la fin, c’était de pousser sur les médias sociaux. Puis encore là, il y avait une partie qui était automatique, tu sais.
Maintenant que ça retombe dans ma cour, bien évidemment, moi, quand je le fais, c’est assez rapide, parce que je connais mes épisodes, malgré le fait que je les réécoute tous, en 1.5, là. Ça fait que c’est quand même plus rapide, mais je les réécoute pour avoir les bonnes quotes, pour me rappeler exactement ce que j’ai dit. Bien tu sais, ça me prend quand même beaucoup de temps.
Puis là, il y avait toute la partie, il fallait que je rattrape mon retard. Ça fait que pendant des semaines, j’ai vraiment, vraiment que fait ça, rattraper du contenu jusqu’à ce que je sois satisfaite de mon avance, parce que si je suis à la dernière minute, bien c’est là-dessus qu’il faut que je focus, parce qu’il y a une question de fréquence, de faire les choses, garder son rythme de production pour que les gens s’attendent au contenu aussi.
Donc j’ai beaucoup travaillé là-dessus, mais ça a pris beaucoup de temps avant que je sois capable finalement de dire, OK, là j’ai assez d’avance, j’ai un peu plus d’espace, là je peux me remettre à travailler sur, par exemple, les classes que je veux faire avec les experts que je suis en train d’organiser. D’ailleurs, il y en a une qui s’en vient très bientôt, dans quelques semaines, le 13 juin, avec Alexandra Martel.
Si tu n’es pas sur l’infolette, sur le Speak Easy, assure-toi de bien t’inscrire. Tu peux t’inscrire évidemment au geneviève-gauvin.com slash société secrète, c’est une des portes d’entrée. Si tu es sur mon site web, il y a plusieurs formulaires pour t’inscrire, mais assure-toi de t’inscrire sur mon infolette, parce que la promotion pour cet atelier-là, cette classe-là de maître, avec Alex Martel sur, finalement, d’utiliser l’intelligence artificielle pour créer automatiquement le contenu à partir d’autres contenus qu’on a fait, ça va juste être promu par email. Juste simple.
Mais bref, ça a pris plusieurs semaines avant d’être capable de bien planifier ça, puis d’avoir le temps, puis de vraiment réfléchir à la stratégie derrière. Donc, comme je disais, il faut que je délègue, c’est ma priorité, parce que c’est quelque chose qui me prend énormément de temps et qui est systématisable, dans le sens où il y a des étapes claires à refaire, répétables et mesurables aussi.
Troisième réalisation, ma business avait besoin d’un reset de processus, d’outils, de structures. Avec les années, avec les différentes personnes qui sont arrivées, qui sont parties, qui ont amené leur logiciel, leur processus, leur structure, il y a eu des accumulations logicielles, des processus qui sont non documentés ou qui étaient documentés, mais qui n’ont pas été updatés.
Il y a une espèce de dispersement à travers des outils qu’on n’utilise pas au maximum de leur capacité aussi, parce que, bien, mettons, on a un outil qui manque une fonctionnalité, puis on a un autre outil qui a plein de fonctionnalités qui sont communes, mais qu’il y en a une en particulier que le premier n’avait pas, puis que là, bien, tu t’étales un peu sur plein d’enfer, difficile d’aller trouver des informations, donc d’aller faire un ménage d’un peu tout ça, parce que, bien, tous ces logiciels-là qui traînent, puis les processus, puis ça engendre des frais mensuels qu’on prend pour acquis, parce qu’ils sont là tout le temps, puis bon, on a déjà été capable de se les payer, fait que, tu sais, ça n’a pas nécessairement changé, mais ça gruge dans la profitabilité.
Puis surtout dans mon cas où, bien, à l’extérieur de février, bien, j’ai des revenus qui rentrent au niveau des intérêts des comptes de banque qui sont quand même pas pires, parce que, bien, je fais tout mon argent en un an, fait que, tu sais, ça fait quand même des bons montants, puis, mais qui ne sont pas idéales nécessairement en termes de, en termes d’impôts, en tout cas, bref, c’est une autre discussion pour une autre fois, de la filiation qui rentre aussi, mais, tu sais, ce n’est pas des très gros montants, donc de vraiment aller jouer sur le levier de réduire les dépenses pour maximiser la profitabilité, c’est super important.
Si les outils ou les gens qu’on engage ne performent pas autant que prévu, ils ne sont plus utiles, ça coûte de l’argent à la compagnie, fait que c’est important de bien choisir les outils puis la team, donc c’est un peu ce que j’ai fait, tu sais, j’en avais parlé sur les différents, sur Google Drive, entre autres, mais sur les différents logiciels, puis faire un reset, parce que quand on en accumule, puis on ne sait plus qui fait quoi, puis comment est-ce que ça marche, OK, on repart à zéro, puis on retravaille toute la base puis toutes les fondations comme il le faut.
Quatrième réalisation, je suis terriblement heureuse quand je n’ai pas besoin de gérer des meetings puis de m’assurer que les deadlines sont respectés et ou que la qualité est respectée par d’autres personnes. J’ai réalisé que j’avais vraiment, vraiment besoin d’une personne intermédiaire entre moi puis mon équipe depuis qu’il n’y a personne dans mon Slack, parce que j’ai encore un Slack, mais genre, je ne l’utilise pas, il est juste là.
Je pense que c’est juste moi puis mon chum qui se parlent dessus puis on a un mille et un autre canaux de communication qu’on pourrait utiliser, mais des fois, c’est lui qui sait le mieux. Mais là, je réalise que je n’ai plus de notifications qui m’arrêtent dans mon flot de travail, tu sais. Ça m’enlève une bonne anxiété d’aller checker ça, d’être un peu, des fois, dérangé aussi parce qu’il n’y avait pas nécessairement une boundary claire de quand est-ce qu’on peut écrire à Geneviève ou de grouper les informations non plus.
Ça popère un peu n’importe quand puis je suis complètement guilty aussi d’écrire un peu n’importe quand aussi, tu sais. Mais je réalise à quel point je suis comme, oh wow, ok wow, ça me fait vraiment du bien cette espèce de pause, de bruit là parce que je suis toute seule, tu sais. Fait que il y a personne, j’aime beaucoup ce silence-là actuellement.
Donc comme je disais, d’avoir cette personne-là intermédiaire entre moi et mon équipe qui est l’intégrateur qu’on peut aller revisiter ça dans l’épisode d’il y a quelques semaines, ce rôle-là, je réalise à quel point il est complètement indispensable spécifiquement dans mon cas puis dans comment c’est-ce que je veux bâtir mon entreprise.
Autre réalisation, avoir un horaire presque vide qui va d’ailleurs pas mal avec la précédente, ça me fait énormément de bien. Il n’y a vraiment rien de plus satisfaisant pour moi que de démarrer une nouvelle semaine puis réaliser qu’il n’y a rien dans l’heure. Il n’y a aucun meeting, il s’est juste marqué dîner en plein milieu puis c’est tout. Il peut y avoir des trucs le soir, des activités la fin de semaine, mais dans la journée, il n’y a rien, juste rien.
Ça me permet vraiment de travailler selon mon énergie puis de ne pas devoir forcer la créativité dans un trou en deux meetings. Je l’ai dit, je l’ai dit, je l’étudie dans cet épisode-là ou dans l’épisode 74, oui, dans l’épisode 74 quand je vous ai révélé que créer du contenu n’était pas 74-20. Ceci est 74. Dans l’épisode 72 où je vous ai révélé que créer du contenu c’était donc bien difficile pour moi, ça allait encore plus quand j’ai plein de meetings parce que je sais que les meetings sont importants parce que les gens veulent avoir mon approval pour quelque chose, parce que c’est une entrevue, parce que c’est un meeting avec mon gestionnaire de patrimoine, c’est un meeting avec je ne sais plus qui.
Je comprends l’importance des meetings. Le problème, c’est qu’après ça, ce n’est pas nécessairement moi qui choisis l’heure. Quand j’ai beaucoup de collègues européens aussi, c’est sûr que c’est le matin parce que l’après-midi, eux autres, c’est le soir. Des fois, ça gruge du temps où j’ai beaucoup d’énergie aussi.
C’est difficile vraiment pour moi d’avoir plusieurs meetings. Donc, en ce moment, pas de team. J’ai quelques entrevues par-ci par-là. C’est assez rare, mais ça me permet vraiment de travailler selon mon propre flow, selon ma propre énergie. Ça fait vraiment du bien de retrouver le contrôle là-dessus.
Avant-dernière réalisation, depuis que je suis seule, avant de réengager quelqu’un de récurrent, j’ai besoin de meilleur onboarding puis d’une bibliothèque claire, organisée et remplie de SOP comme il faut. SOP étant standard operation procedures, donc les procédures d’opération standard. J’ai toujours eu, ou très souvent, en fait, engagé dans l’urgence.
Puis là, j’ai le luxe actuellement d’être accompagnée pour bâtir un processus clair et organisée pour engager quelqu’un. Ce n’est pas la première fois que j’engage des gens. J’ai déjà des processus pour engager avec certaines étapes puis pour classer puis pour… Anyway, on peut toujours fine-tuner, mais c’est souvent l’onboarding qui est un peu moins bien préparé à travers les années où on a développé des trucs dans la sana, mais la bibliothèque de SOP n’était jamais claire, où il fallait que je la bâtisse au fur et à mesure.
Donc, j’ai le temps de planifier et de documenter pour que le retour à une équipe soit dans les règles de l’art cette fois-ci pour que la personne aussi soit bien accompagnée. Et ça va avec ma dernière réalisation qui est que chaque nouvelle personne engagée dans le futur doit être responsable de KPIs, donc Key Performance Indicators, les indicateurs de performance clés qui sont mesurables puis d’avoir un plan d’intégration clair et, again, mesurable pour déterminer sa performance, peu importe le rôle de la personne, que ce soit gestionnaire des opérations, que ce soit gestionnaire de contenu, que ce soit responsable marketing, il faut que chaque personne, que ce soit un employé, un membre de la team, donc salarié ou pas, qu’il n’y a pas de façon claire de mesurer son travail, ça risque de tomber dans la catégorie « je sais que je n’aime pas ton travail, mais je ne peux pas dire pourquoi » ou expliquer clairement le problème.
Donc, c’est dur de mettre fin à des relations quand ça ne va pas, quand il n’y a rien de tangible qui est mesurable. Ça aussi, c’est dans les trucs que je veux préparer d’avance pour que, non seulement, on ait un SOP, un onboarding, une belle école de formation sur comment est-ce que ça fonctionne, dans la business puis comment est-ce que je veux que les choses soient faites, mais aussi d’être capable de dire, check, voici, c’est quoi les attentes, c’est quoi les buts qu’on va se fixer, voici à quel moment tu vas devoir finalement m’arriver avec l’objectif en tant que tel, puis si ce n’est pas fait, ça va être un peu ta, voici ta deuxième chance, puis après ça, c’est terminé.
Il faut que ça soit clair, puis je veux que ça soit vraiment mesurable, parce que je veux pas étirer la sauce trop longtemps, je sais pas si tu connais l’expression « higher, slow, fire, fast », mais la partie « fire, fast » est beaucoup plus facile quand les deux, on s’entend sur voici ce que je veux qu’on réalise, on s’entend là-dessus, super, ça n’a pas été réalisé, on a un problème, t’es peut-être pas la bonne personne finalement, move forward.
Mais quand t’as pas cet objectif-là, quand t’as pas ces trucs-là qui sont mesurables dans le temps, entre autres, malheureusement, c’est toujours un petit peu une espèce de « ah ouais, mais t’sais, c’est pas clair, puis là on veut pas », puis je l’ai révélé aussi dans l’épisode du 72, mais j’ai bien de la misère avec le conflit. Donc t’sais, d’avoir ces mesures-là en place, c’est un peu « undeniable », c’est des faits, c’est des choses qu’on a dit qu’on allait faire ensemble qui n’ont pas été faites, puis là, bien regarde, ça ne fit pas.
Donc voici mes réalisations, les réalisations, les différents impacts que ça a eu. Fait que t’sais, je pense qu’au final, cette phase-là de retour à soi, pour moi, c’est une espèce de, c’est juste comme un rafraîchissement de, c’est rafraîchissant et c’est un rafraîchissement de retourner à c’est quoi l’essentiel pour moi, qu’est-ce que j’ai besoin, comment est-ce qu’on peut encore mieux structurer, d’avoir quelqu’un aussi qui est là, qui va jouer un petit peu l’éponge, c’est pas juste l’entièreté de son rôle, mais qui va être entre moi et l’équipe pour que je puisse travailler dans mes forces parce que je ne suis pas la bonne personne pour gérer cette équipe-là et je le réalise énormément.
J’ai besoin de quelqu’un qui soit là et qui tienne aussi accountable ces personnes-là pour réaliser les dix objectifs, respecter les KPIs puis les ramener quand ce n’est pas nécessairement ma force. Donc, voilà pour cette semaine. Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver des trucs que j’ai mentionnés, tu peux te rendre au geneviève-gaauvin.com slash effrontée-74 pour lire les notes de l’épisode.
Puis ensuite, viens me rejoindre sur Instagram au bar en bas Geneviève-Gauvin si tu as envie de partager le podcast dans tes stories parce que j’aimerais full sur. N’oublie pas de me taguer. Puis dis-moi, c’est quoi tes meilleures stratégies pour bâtir ta team parfaite parce qu’il y en a peut-être aussi que tu utilises que je n’ai pas mentionné que j’aimerais beaucoup savoir avant de me relancer dans le processus.
Si tu veux plus de Gen Uncensored, bien évidemment, inscris-toi à ma société secrète. C’est là aussi où tu vas avoir les informations par rapport à la classe avec Alex qui est le 13 juin. On va ouvrir les inscriptions le 3 juin d’ailleurs par courriel. Tout est par courriel. Si tu ne veux pas manquer ça, tu peux t’inscrire au geneviève-Gauvin.com slash société secrète.
La semaine prochaine sur Affronté, je reçois Tony Neves et on explore ensemble tout le processus derrière la rédaction et le lancement de son nouveau livre Solopreneur. On discute aussi ensemble de comment il s’est assuré que le livre répond vraiment à un besoin et de la stratégie qu’il a employé pour que le livre soit un best-seller dès sa sortie. J’espère que l’épisode d’aujourd’hui t’a plu. C’était aussi à ta demande, toi personne de la communauté. Donc, j’espère que oui. Et sur ce, on se reparle la semaine prochaine pour un autre épisode d’Affronté.
Bye là! T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Affronté, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire.
Va sur l’application Apple Podcast puis tape Effronté dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur S’abonner puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine.

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