Le gossip public sur d’autres entrepreneures, c’est devenu un sport en ligne. Une story salty, un post avec des emojis cryptés, une infolettre qui sème des indices sans nommer personne. Pis là, ça part. Tout le monde se positionne, tout le monde a une opinion, tout le monde sait. Sauf qu’on sait pas vraiment. Cet épisode, c’est mon rent assumé sur pourquoi je ne participerai jamais au gossip public, peu importe la situation, pis pourquoi je pense que toi non plus tu devrais pas embarquer.
Le gossip public, c’est le jeu du téléphone à grande échelle
Quand une situation entre 2 entrepreneures éclate sur les réseaux, ce qu’on voit pas, c’est tout ce qui se passe en dessous. Quelqu’un raconte sa version, quelqu’un d’autre la reprend, ajoute son interprétation, échappe un détail, en invente un autre sans le faire exprès. Pis l’information part. C’est exactement le jeu du téléphone, mais à une vitesse industrielle pis avec des dommages réels.
J’ai vu ça arriver dans plusieurs situations cette année. Des dossiers où je connaissais les personnes impliquées, où j’étais capable d’aller à la source pis de poser les vraies questions. Pis quand je revenais voir ce qui circulait publiquement, j’en revenais pas. Les indices, les emojis, les sous-entendus, les « on sait c’est qui mais on dira pas le nom ». Ça crée un problème énorme: les gens partent avec une information qui est même pas vraie, pis ils continuent de la transmettre.
Une fois que t’as semé une demi-vérité dans une foule, tu peux pas la rattraper. Même si tu reviens, même si tu fais un erratum, même si tu reconnais que t’avais tort, l’algorithme touchera jamais 100% des gens qui ont vu ton premier post. Pis ceux qui ont manqué ta correction, ils continuent de répéter une version biaisée, dans leurs propres conversations, leurs propres stories, leurs propres infolettres. Le gossip public se nourrit pis se répand, indépendamment de la vérité.
Le gossip public ignore qu’il y a 2 côtés à chaque médaille
Voici ma règle personnelle face au gossip public, pis je trouve qu’elle clarifie tout: si t’es pas assez proche de la personne concernée pour aller la voir pis avoir une vraie discussion, c’est probablement pas ta place de te positionner publiquement sur sa situation.
Parce que tu sais quoi? Quand quelqu’un te raconte un conflit, peu importe à quel point tu fais confiance à cette personne, tu reçois sa perspective. Sa perspective dans ses émotions, dans ses biais, dans ce qu’elle est capable de digérer à ce moment-là. C’est pas un mensonge, mais c’est pas l’entièreté du dossier non plus. L’autre personne a aussi sa version. Elle a aussi son contexte. Elle a aussi ses raisons, même si tu les connais pas.
Je pars du principe que les gens, à la base, c’est du monde correct. Quand quelqu’un fait une erreur, c’est rarement intentionnel. Pis quand on veut vraiment comprendre une situation, faut aller chercher les 2 versions. Le gossip public, par définition, fait l’inverse: il prend une version, il la reproduit, pis il l’amplifie. Ça contribue à rien de constructif. Ça vient juste salir une réputation sur des bases incomplètes.
Le gossip public profite du malheur des autres pour se positionner
C’est ici que le gossip public devient vraiment ordinaire pour moi. Beaucoup de gens utilisent les conflits des autres comme matière première à contenu. Une story bien tournée, un post qui prend position, une opinion bien tranchée sur une situation qu’ils connaissent à 30%. Pourquoi? Pour montrer qu’ils sont du bon bord. Pour se positionner comme la bonne personne. Pour faire de l’engagement.
Mais réfléchis à ce que ça crée. Pendant que toi tu fais ton post pour montrer que t’es éthique, la personne au centre de l’histoire, elle, elle vit quoi? De la colère, de la honte, de la déception, de la trahison potentielle. Des émotions qui sont déjà difficiles à gérer en privé. Pis là, en plus, elle a à gérer une vague de gens qui parlent d’elle sans la connaître, qui prennent position sans avoir entendu sa version, qui amplifient la situation au lieu de la laisser se résoudre.
Ça me fait penser au documentaire Harry & Meghan sur Netflix. Le couple parle beaucoup de cette sensation-là: voir des gens écrire des livres entiers sur ta vie, à qui t’as jamais parlé, qui présentent leurs interprétations comme des faits. Une perte de contrôle absolue sur ton histoire, sur qui t’es, sur ce que les gens pensent de toi. Le gossip public produit exactement la même dynamique à plus petite échelle. Pis non, c’est pas correct.
Mes règles personnelles face au gossip public
J’ai pas envie de te donner des règles morales sur le gossip public, je veux juste te partager ce que je fais, moi, pour vivre avec mes propres valeurs:
Je me forme mes opinions à partir de mon expérience directe. Quand je considère travailler avec quelqu’un, je vais demander des feedbacks à des personnes qui ont travaillé avec elle directement. Pas des oui-dire. Pas des « j’ai entendu dire ». J’veux savoir comment elle suit ses deadlines, sa vibe, sa façon de réagir aux critiques. Du concret, vécu.
Je garde mes opinions privées quand elles sont basées sur de la 2e main. Même si quelqu’un me raconte quelque chose qui colore mon impression d’une autre personne, ça reste interne. C’est mon information, pour mes décisions. Ça contamine pas ma communauté qui, elle, n’a aucun contexte.
Je garde mes propres conflits privés. Si j’ai un différend avec quelqu’un, je le règle avec cette personne, pas avec ma communauté courriel ou mes 70k abonnés Instagram. Utiliser ma plateforme pour valider mes émotions, c’est immature. Ça apporte rien à mon audience pis ça envenime la situation au lieu de faciliter une réconciliation.
Je crois pas à canceller les gens. Je pense que tout le monde mérite la chance de prendre parole sans une pression monstre. Ça veut pas dire que tout est excusable, ça veut dire que dans le doute, on laisse les gens s’expliquer avant de tirer des conclusions. Pis je me garde le droit, après avoir entendu la version officielle, d’ajuster ou de cimenter mon opinion. Mais je commence pas par condamner avant d’avoir écouté.
Le gossip public, c’est aussi une question d’éthique de contenu
Si t’es créatrice de contenu, entrepreneuse en ligne, ou que t’as une plateforme avec une audience qui t’écoute, t’as une responsabilité. Pas une responsabilité morale dans le sens de « tu peux pas avoir d’opinion », mais une responsabilité dans ce que t’amplifies pis dans ce que tu choisis de relayer.
Le gossip public est une drogue facile en termes d’engagement: les gens cliquent, commentent, partagent. C’est tentant. Mais à chaque fois que tu participes, tu signales à ton audience que c’est correct de se positionner sur des dossiers qu’on connaît pas. Tu normalises la mob mentality. Tu rends ton industrie un peu plus hostile.
Moi, je préfère utiliser ma plateforme pour partager du contenu inspirant, motivant, transformateur. Pas du gossip public déguisé en take éthique. Pas du contenu qui salit. Pas du contenu qui amplifie un conflit qui n’est même pas le mien. Pis je préfère voir mes collègues entrepreneures faire pareil. On gagne rien, en tant qu’écosystème, à se déchirer publiquement sur des situations qu’on comprend à moitié.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment je sais si je suis en train de participer à du gossip public sans m’en rendre compte?
Pose-toi 2 questions. Premièrement: est-ce que je connais cette personne assez pour avoir parlé avec elle directement de la situation? Deuxièmement: est-ce que ce que je m’apprête à dire publiquement, je le dirais en face à la personne concernée? Si la réponse est non aux 2, t’es probablement en train d’embarquer dans le gossip public sans le voir.
Si je vois une situation où une entrepreneure a clairement tort, je devrais pas le dire?
Tu peux avoir ton opinion, c’est correct. Mais réfléchis à ce que ça apporte de la dire publiquement. Est-ce que ça aide la personne lésée? Pas vraiment, parce que tu connais pas le dossier complet. Est-ce que ça t’aide, toi? Peut-être à court terme en engagement, mais à long terme, ton audience va aussi te voir comme quelqu’un qui prend position sans avoir tous les faits. Si tu veux vraiment supporter la personne lésée, contacte-la en privé pis demande-lui ce qui l’aiderait. C’est rarement un post public.
Comment je gère quand des amies veulent me parler de gossip sur quelqu’un d’autre?
Tu peux écouter sans amplifier. Écouter une amie qui vit un conflit, c’est pas du gossip, c’est du support. Ce qui devient problématique, c’est quand ça commence à se propager au-delà du cercle proche, ou quand toi tu te mets à le partager à des gens qui sont pas concernés. Garde la conversation entre vous. Aide ton amie à voir les 2 côtés si tu le peux. Mais reproduis pas l’information ailleurs. C’est pas ton dossier.
Mes prochaines étapes
Si tu veux plus de Gen uncensored sur ces sujets-là, viens t’inscrire à mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit du contenu encore plus assumé chaque mardi matin. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour creuser plus loin sur ces enjeux de posture publique pis de mindset, va écouter l’épisode 88 sur comment avoir le courage de ne pas être aimée et l’épisode 51 sur l’amitié en affaires et trouver sa tribe.
Show notes
Format: Solo Durée: 18 minutes
Sujets abordés:
- Pourquoi le gossip public est un jeu du téléphone à grande échelle
- L’importance des 2 côtés de la médaille avant de se positionner
- Profiter du malheur des autres pour se positionner: pourquoi c’est ordinaire
- Mes règles personnelles face aux conflits dans l’industrie
- Garder ses opinions privées quand elles sont basées sur de la 2e main
- Pourquoi je crois pas à canceller les gens
- L’éthique de contenu pour les créatrices avec une plateforme
Liens & ressources:
- Société secrète Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- Documentaire mentionné: Harry & Meghan sur Netflix
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 76. Aujourd’hui, on parle de pourquoi je ne participerai jamais au gossip public et que tu ne devrais pas non plus. C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des os pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact.
Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions. Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand.
Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils pis mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves.
Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée. Aujourd’hui, on va faire un épisode qui tombe dans la catégorie rent. Je vais essayer de le faire le plus court possible parce que, honnêtement, j’essaie de donner du contenu qui est plus sur le positive side, plus que sur le négatif. Mais je pense que ça doit être adressé. Pis j’ai une plateforme, pis j’ai une voix, fait que je voulais qu’on en parle.
Écoute, si t’es rendu jusqu’ici, c’est probablement parce que t’as vu le titre. Tu sais qu’aujourd’hui, on va parler de public gossip. Il y a eu beaucoup de situations dans les derniers mois qui ont mené à du gossiping à propos d’autres entrepreneurs dans notre industrie. C’est pas un épisode pour prendre position ou pour élaborer sur les situations qui se sont passées ou ce que les personnes ont fait, absolument pas.
Par contre, ce que je voulais qu’on parle, c’est qu’on parle du phénomène, finalement, d’une espèce de mob mentality qui s’est emparé de beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes et qui a créé des situations qui étaient peut-être plus grosses qu’elles devaient l’être. Pourquoi c’est un problème pour moi, le public gossiping? Pour plusieurs raisons.
Premièrement, on devient témoin du jeu du téléphone puis de l’information qui change de personne en personne. Il y a eu différents types de situations, des situations dans lesquelles je n’étais pas involved, mais des gens que je connaissais personnellement ou à qui j’ai été capable d’aller poser des questions, aller à la source, savoir qu’est-ce qui s’est passé. Et ça m’a tellement pris de court quand j’ai vu d’autres informations publiques pour la même situation où personne ne mentionne de nom, où on sème des indices, des indices d’émojis.
Moi, je sais c’est qui, mais personne dit c’est quoi parce que personne ne veut avoir des problèmes de diffamation, mais ça crée des problèmes où les gens peuvent assumer qu’est-ce qui se passe, de qui on parle, et partir avec cette information-là et continuer de la transmettre à d’autres quand l’information n’est pas véridique. Et ça, pour moi, dans toutes les situations qui se sont passées, je pense que c’est presque la pire affaire. Parce que ça crée quelque chose qui est beaucoup plus gros que ce que ça doit l’être. Ça impacte des gens de façon complètement indirecte quand ils n’ont rien à voir avec la situation. Des gens qui doivent commencer à ce moment-là à se défendre pour une situation qui les touche même pas de loin.
Et ça, je trouve ça extrêmement dommageable de participer à ça. Parce qu’une fois que l’information est partagée avec une foule, on ne peut pas être certain de toucher tout le monde si on change d’avis ou si on apprend une nouvelle information. Par exemple, tu es en conflit avec quelqu’un ou il y a une situation avec quelqu’un que toi, tu vis. Puis ça se passe par texte ou vous ne vous êtes pas bien expliqué ou tu n’es pas capable d’avoir l’entièreté du dossier ou de ce que la personne voulait dire.
Puis là, tu t’en vas avec tes émotions salty puis tu t’en vas parler avec d’autres personnes. Puis là, tu leur dis « Ah ouais, cette personne-là, elle a fait X, Y, Z. Puis là, on sait bien, elle fait tout le temps ça. » Puis là, tu es fâché, tu es fâché. Puis là, tu en parles à plein de personnes. Puis là, eux autres sont impactés par toi. Puis peut-être qu’ils vont en parler à d’autres personnes aussi. Puis là, finalement, la conversation reprend avec la personne initiale puis tu te rends compte que tu avais absolument mal compris ses intentions. Tu n’avais pas compris ce qui se passait finalement.
Est-ce que toi, tu vas aller retourner voir chaque personne à qui tu as bitché, à qui tu es allé dire « Ah ouais, cette personne-là, je ne sais pas, elle n’est pas correcte » pour leur dire « Ouais, finalement, c’est moi qui étais salty, je me sentais attaqué puis je vous ai dit quelque chose dans mes émotions. Puis finalement, ce n’était pas ça pantoute ». Bien non, tu ne vas probablement pas faire ça. Puis même si tu faisais ça, ce qui serait extraordinaire quand même, on va se le dire, parce que tu prends responsabilité de tes émotions, tu prends responsabilité de tes pensées, ça ne veut pas dire que tes pensées sont la vérité.
Quand tu fais ce processus-là de façon publique, que tu en parles dans tes stories, sur ton infolettre, sur ton profil LinkedIn, peu importe ce que tu en parles de façon publique, tu ne pourras pas recontacter tout le monde. Parce que même si tu refais un autre post en disant « J’ai eu tort » et que tu « own ça » complètement, les personnes, il y a bien des risques qu’ils ne voient pas le deuxième post. Right? Algorithme, jour de l’année, jour du mois, période, je ne sais pas. Écoute, il y a mille et un facteurs qui font en sorte qu’on n’est jamais capable de toucher 100% de notre communauté, mais ça crée ce problème-là.
Puis les gens qui n’ont pas vu le message, l’eratum disons, vont continuer de partager cette information-là avec d’autres qui, à la base, viennent d’un biais de ta part et de ne pas avoir attendu finalement pour clarifier une circonstance, une situation avec la personne initiale. C’est problématique. C’est problématique. Une autre raison pourquoi c’est un problème, c’est qu’on ne connaît pas tous les côtés de la médaille non plus.
Honnêtement, ce que je me dis, c’est que si tu n’es pas assez proche de la personne concernée pour aller la voir et discuter avec elle de la situation, ce n’est probablement pas ta place d’en parler publiquement. Ce n’est probablement pas ta place d’avoir une opinion sur une situation où tu n’es pas capable de savoir qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui n’est pas vrai parce que vous n’avez pas cette relation-là. Donc, ce n’est pas plus ta place d’aller défendre ou attaquer quelqu’un quand tu n’as pas été capable d’avoir les deux côtés de la médaille.
Puis, ce n’est pas parce que tu t’es fait raconter l’histoire par quelqu’un qui a eu une expérience négative que c’est l’entièreté de l’expérience. Cette personne-là, comme je viens juste d’en parler avec mon exemple où tu étais salty, peut-être que cette personne-là est dans ses émotions, peut-être qu’elle n’a pas encore digéré ce qui s’est passé, peut-être qu’elle n’a pas les outils même pour gérer émotionnellement la situation et qu’elle te partage ça, mais c’est seulement sa perspective. L’autre personne dans le conflit à qui tu n’as pas parlé a aussi une perspective sur la situation.
Right? Je prends pour acquis que les gens, à la base, c’est des bonnes personnes. Je prends aussi pour acquis que les gens, quand ils font des erreurs, ils ne font pas nécessairement de façon intentionnelle, c’est une erreur. Je prends pour acquis que les gens sont des bonnes personnes puis d’aller discuter, d’aller parler avec tout le monde dans le dossier, ça te donne une vue d’ensemble de la situation puis tu es capable à la limite de te positionner ou de supporter les deux côtés de façon égale.
Mais je réitère, si tu n’as pas la relation avec les personnes du conflit qui te permet d’aller les voir puis d’être capable d’avoir une discussion ouverte, pourquoi est-ce que tu fais juste reprendre l’information qui a été régurgitée de quelqu’un puis bâtir là-dessus? C’est sûr que tu peux parler d’un concept large puis dire « Ah, mais ça, ce n’est pas correct, blablabla. » Mais dans un univers ou dans une situation où on est dans une phase de mob mentality, on fait partie aussi de ça.
Je resterais quand même dans des termes très généraux pour utiliser cette situation-là pour créer du contenu, mais dans tous les cas, et ça, c’est mon quatrième point de pourquoi c’est un problème, c’est que ça fait de toi que tu crées du contenu en profitant du malheur des autres pour montrer qu’on est une bonne personne, basically. Puis ça, je trouve ça très ordinaire. Je pense que quand tu es une bonne personne, tu n’as pas besoin de te justifier, tu n’as pas besoin d’utiliser les situations difficiles des autres parce que ce qu’on ne fait pas souvent c’est se mettre dans les souliers d’une personne, surtout en plus quand on n’a même pas pris la peine d’aller lui demander qu’est-ce qui s’était passé parce qu’on n’a même pas cette relation-là.
Mais on crée donc du profit en essayant de se positionner, mais ces gens-là vivent des situations qui sont difficiles. Ils vont vivre des émotions qui sont difficiles, beaucoup de colère, ils vont vivre peut-être de la honte, de la tristesse, de la déception, dans certains cas de la trahison, je ne sais pas quoi. Mais dans tous les cas, c’est des émotions qui sont très difficiles humainement à vivre. Puis le fait que les gens parlent de la situation publiquement, honnêtement, ça me fâche.
Puis je ne sais pas si tu as écouté le documentaire, je me suis dit c’est un documentaire sur Harry et Meghan qui est sur Netflix, donc le Prince Harry puis sa femme Meghan. Et il parle beaucoup justement de la couverture médiatique qui est faite sur leur vie privée puis des raisons pourquoi ils ont laissé la famille royale puis leur duty de royals. Bref, tout ça pour dire qu’il y a des parties dans le documentaire qui parlent justement du couple qui est un peu bouleversé, qui est mind blown parce que la presse, il y a des livres qui sont écrits sur leur vie, il y a la presse qui écrit des articles sur leur vie de personnes à qui ils n’ont jamais parlé.
C’est des gens qui vont écrire comme si c’était tout véridique, mais c’est fou quand même de voir qu’il y a des gens qui vont créer du contenu en utilisant notre brand, la situation qui est difficile puis qu’on n’a jamais eu de discussion avec ces gens-là. C’est un feeling qui est très, c’est une perte de contrôle absolument sur qui on est, sur notre histoire, sur qu’est-ce qu’on vit, sur c’est quoi la vérité. Je ne trouve pas ça correct.
Je choisis de faire le plus possible mes propres opinions par rapport aux autres basées sur mon expérience personnelle plutôt qu’à travers les lunettes des autres. Parce qu’en plus de rajouter l’expérience personnelle qui peut être très, très, très subjective, il y a aussi juste les opinions, les valeurs, comment est-ce que cette personne-là voit la vie, qu’est-ce qui est correct, qu’est-ce qui est éthique de faire. On n’a pas toutes les mêmes définitions.
Je choisis aussi de garder mes conflits avec d’autres personnes privés parce que ça n’a pas à être partagé avec des personnes qui ne sont pas concernées par la situation IE, ma communauté. Utiliser ma communauté pour valider mes émotions, ce n’est pas l’approche mature, selon moi. Ça ne leur amène aucune valeur. C’est souvent un partage qui est complètement biaisé, comme on peut avoir énormément de difficulté à prendre un pas de recul par rapport au conflit, surtout pendant qu’on est en train de le vivre.
Et je tiens quand même à mentionner une note importante, c’est que quand je demande à mes amis et collègues leur opinion sur une personne avec qui je considère travailler, par exemple, parce que j’en ai parlé dans plusieurs épisodes où je fais ce travail-là de recherche, je réalise que ces opinions-là sont 100% subjectives. Mais l’information que je cherche à avoir n’est pas un avis basé sur les « oui-dire », mais du feedback fondé sur, again, une expérience personnelle.
Je veux savoir, est-ce que tu as travaillé spécifiquement avec cette personne-là? Comment est-ce qu’elle suit des deadlines? C’est quoi sa vibe? Comment est-ce qu’elle réagit aux critiques? Ces affaires-là, je veux savoir, toi, personne, mon ami, est-ce que tu as vécu ça? Si la personne n’a pas vécu ça et elle a entendu dire de quelqu’un, c’est sûr que ça peut. Je crois au jugement des personnes à qui je demande et que ça influence quand même mon opinion. Mais mon opinion va rester privée et ne va pas influencer celle qui est non informée de ma communauté. Je ne vais pas commencer à partager. Et même si je ne mentionne pas le nom de personne, ce n’est pas nécessaire. Qu’est-ce que ça amène?
Je choisis de partager, et c’est sur ça que je vais terminer, je choisis de partager du contenu qui est inspirant, qui est motivant, qui est transformateur et de laisser vraiment les conflits des autres dans leurs mains pour ne pas leur nuire ou empirer la situation et aussi faciliter une réconciliation. Je ne crois pas honnêtement à canceller les gens. Je pense que les gens doivent être entendus sur leur expérience.
Je pense que de ne pas amplifier la situation en participant à ça, ça leur laisse l’opportunité de prendre parole sans sentir une pression monstre qui vont être cancellées et d’écouter ce que ces gens-là vont dire. Peut-être que la réponse qui va être publique par rapport à la personne ne va pas me satisfaire puis que là, mon opinion va être un petit peu plus cimentée, mais il faut lui laisser la chance de le faire.
Right? So, je choisis de ne pas vous partager ce contenu-là parce que ça ne vous amène absolument rien, ça ne vous donne pas d’informations sur quoi que ce soit. Puis honnêtement, je vous incite à faire pareil parce que s’il y a bien quelque chose dont on n’a pas besoin, c’est plus de conflits quand on ne s’entend pas à 100% sur une situation. Right? Puis des fois, c’est des situations qui sont juste de l’interprétation.
Par exemple, une interprétation légale de qu’est-ce que la personne pensait avoir puis finalement, elle ne l’a pas eu puis là, bien, elle est fâchée puis c’est juste un texte marketing. Mais est-ce que le vendeur avait raison ou est-ce que le client avait raison, ça ne nécessite pas que le vendeur soit sali, ça ne nécessite pas que l’acheteur soit sali, ça ne nécessite rien de ça. Laissons les gens gérer leur conflit, mettons nos oeillères là-dessus et créons du contenu qui est inspirant, motivant et transformateur.
C’est la fin de mon rent. Je ne pense pas que j’ai mentionné des liens mais au cas où que je l’ai fait, tu peux te rendre au genevievegauvin.com slash effrontée tirer 76 pour lire les notes de l’épisode et retrouver les liens que j’aurais mentionnés. Sinon, viens me voir sur Instagram. Au bas en bas, _genevievegauvin. Si tu as envie de partager ça dans tes stories, tagge-moi, évidemment, mais dis-moi c’est quoi ton opinion par rapport au gossip public, c’est quoi tes non négociables et tes boundaries aussi dans ce genre de situation.
Quand c’est une situation qui t’arrive à toi, quand c’est une situation qui arrive à tes amis, qui est souvent un peu plus touchy parce qu’on a l’impression qu’on doit prendre un bord, quand c’est une situation qui arrive à des complets inconnus, c’est quoi ta politique à toi de communication là-dessus? I wanna know.
Puis si évidemment tu veux plus de Gen uncensored, inscris-toi à ma société secrète, je l’appelle mon speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin encore plus de contenu effronté puis tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com slash speakeasy. La semaine prochaine sur Effrontée, on retourne au positif, je reçois Rosalie Côté puis on jase de prendre sa place comme experte même quand on commence sans expérience puis d’arrêter de se mettre volontairement dans une position de débutante pour influencer positivement la perception des autres.
J’espère que cet épisode-là t’a fait réfléchir, t’as amené beaucoup. Puis c’est ça. C’est tout pour ça. Bye là! T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast.
Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine!

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