Effrontée

Se positionner comme experte avant d’en être une: le pari de Rosalie Côté

18/06/2024

Se positionner comme experte avant que le monde entier te reconnaisse comme telle, c’est possible. Et c’est exactement ce que Rosalie Côté a fait: copywriter et consultante en pricing de valeur, elle est passée de l’anonymat complet à être invitée sur des podcasts et des conférences sur son sujet, le tout en moins d’un an. Son secret? Elle a arrêté de se présenter comme une débutante.

Dans cet épisode, on parle de ce que ça coûte de rester en mode « bébé preneur » trop longtemps, de comment agit concrètement une experte, et des grands principes du copy pricing pour augmenter la valeur perçue de tes offres.

Le piège de toujours se positionner comme débutante

Se positionner comme experte semble contre-intuitif quand on commence. Rosalie a passé plusieurs années à s’identifier comme débutante, même après avoir bâti une vraie expertise en copywriting et en pricing de valeur.

> « Je me voyais comme ça. Donc, c’est sûr que tous les conseils qu’on me disait, je les absorbais en me disant, oui, cette personne-là a raison. Puis, finalement, ce que j’ai réalisé, c’est que, bien, en fait, j’en savais déjà pas mal. »

Résultat concret: elle ne prenait pas les actions qui lui faisaient peur. Les webinaires, lancer un service, se montrer sur des podcasts, tout ça lui semblait réservé à « l’élite », à un groupe d’infopreneurs qui existait dans un autre monde. Elle se bloquait elle-même.

Gen a nommé quelque chose d’important dans la conversation: le langage qu’on utilise pour se décrire finit par définir notre réalité. Te présenter comme une « bébé preneuse » après 2 ou 3 ans en business envoie un signal, à toi et aux autres. Les gens te croient sur parole. Si tu te dis débutante, ils vont te traiter comme telle. La confiance inspire la confiance.

> « J’avais arrêté de penser que j’étais pas rendue là. C’est quoi la différence, dans le fond, entre quelqu’un qui le fait et quelqu’un qui le fait pas? C’est juste l’action. »

Comment se positionner comme experte: le tournant de Rosalie

Il y a eu un moment précis. Rosalie est revenue de congé de maternité, a vécu une sécheresse de clients et s’est retrouvée un soir à regarder des emplois. C’est là qu’elle s’est dit: « C’est pas vrai que t’as tout donné. »

> « Je me suis dit: vas-y, fais-le, essaye-le pour ne pas avoir de regrets dans un an. »

Elle a décidé de faire son premier webinaire. 350 inscrits. Elle avait à peine 200 personnes dans son infolettre au départ. Ce webinaire a presque doublé sa liste d’un coup, et surtout, il lui a prouvé qu’il y avait un réel intérêt pour ce qu’elle avait à dire.

Mais pourquoi choisir un webinaire, elle qui se décrit comme introvertie? Parce que c’est un format qui crée un engagement public: une fois la date annoncée, c’était plus difficile de reculer. Et contrairement à une conférence en personne, elle ne voyait pas les gens en face d’elle en temps réel.

> « Un webinaire, c’est: OK, go, je me lance puis ça va être ce que ça va être. J’avais aucune idée de l’ampleur que ça prendrait. »

La clé, c’est l’action avant la préparation parfaite. Rosalie était perfectionniste. Si elle avait attendu d’être « prête », elle n’aurait jamais appuyé sur publish. En faisant le webinaire imparfait, elle a créé l’expérience qui l’a rendue plus experte. C’est le paradoxe: tu ne peux pas attendre d’être experte pour se positionner comme experte.

Se positionner comme experte sans partager ses blessures ouvertes

Un sujet qu’on a creusé dans cet épisode: la différence entre partager ses blessures et partager ses cicatrices. Rosalie l’a nommé avec beaucoup de finesse.

Quand elle parlait de sa grossesse avant d’être « guérie » de ses peurs par rapport à la maternité, elle recevait des tonnes de conseils non sollicités. Pas parce que les gens étaient mal intentionnés, mais parce qu’elle signalait inconsciemment qu’elle avait besoin d’aide.

Dans sa business, même chose: tant qu’elle partageait ses difficultés depuis un lieu de peur et d’incertitude, les gens la traitaient comme quelqu’un qui a besoin d’être guidée.

> « Je parlais avant d’être cicatrisée. Puis c’est là où je recevais plein de commentaires ou de conseils. »

La distinction n’est pas de cacher ses difficultés. C’est de les partager depuis une position de maîtrise. « J’ai fait un lancement qui n’a pas fonctionné, voici ce que j’ai appris et voici où je m’en vais » communique quelque chose de complètement différent que « mon lancement a planté, quelqu’un peut m’aider? »

> « Je suis en train de dire: j’ai appris de ça. Je sais où est-ce que je m’en vais par la suite. La position est vraiment pas pareille. »

C’est exactement ce qui te permet de te positionner comme experte: partager les faits, les apprentissages, les décisions prises. Pas attendre de la sympathie.

Le copy pricing: augmenter ta valeur perçue à l’écrit

Rosalie a développé une expertise très spécifique qu’elle appelle le « copy pricing »: utiliser le copywriting pour présenter et défendre la valeur d’une offre. C’est son approche pour aider les entrepreneures qui sont mal à l’aise avec la vente verbale à se positionner comme expertes dans leurs offres de services.

> « Les gens qui ont envie de se coucher en dessous de leur bureau quand il faut parler de prix, de tarifs, de le faire à l’écrit en sachant que l’outil que tu as choisi va présenter la valeur de ton offre, c’est une super de belle façon d’être plus à l’aise. »

Augmenter ta valeur perçue, ça passe par plusieurs axes:

Travailler ton positionnement: être clair sur ce qui différencie ton service de ce que les clients peuvent trouver ailleurs.

Présenter ta crédibilité: études de cas, collaborations, podcasts sur lesquels tu as été invitée, clients avec lesquels tu as travaillé. Ce n’est pas de la vantardise, c’est de l’information qui aide le client à prendre une décision.

Nommer la transformation: pas juste les bénéfices, mais ce que ça change concrètement dans la vie ou la business de ton client.

Rosalie fait ce travail avec ses clients via un « inventaire de la valeur »: une séance où on met tout à plat pour voir ce que la personne apporte réellement, et ce qui a le plus de valeur pour ses clients.

> « Je leur dis tout le temps: tu le vois-tu à quel point tu es hot? Tu le vois-tu à quel point tu apportes quelque chose à tes clients et que c’est plus que tu vends ton temps? »

Puis il faut l’embrasser, la vente. Si tu te dis « je suis pas à l’aise de vendre », le tarif horaire va toujours être plus facile pour toi. Mais tu vas laisser de l’argent sur la table. La seule façon de devenir à l’aise avec la vente à la valeur, c’est de pratiquer la vente à la valeur.

Se positionner comme experte grâce au réseau

Ce que Rosalie n’aurait peut-être pas dit au début de son parcours, et qu’elle dit clairement maintenant: le réseau a tout changé.

Pas juste le fait d’avoir des contacts. La qualité de l’entourage. Elle parle d’Alexe Martel, qui était son amie et mentore en pricing de valeur. À un moment, elle regardait Alexe et se disait « je pourrai jamais me positionner dans ce domaine, elle y est déjà. » Puis elle a réalisé qu’elle aussi avait cette expertise, développée au fil de son propre travail.

> « Si moi je fais un pricing de valeur puis que j’ose demander des prix qui reflètent la valeur de mon expertise, bien, mes clients sont capables de le faire. »

Elle a aussi nommé l’importance d’être entourée de gens qui vont te lifter up plutôt que te regarder te « planter » en croyant que ça n’arrive qu’aux autres. Ce type de soutien, ça change la façon dont tu te relèves des moments difficiles.

> « De t’entourer des bonnes personnes qui vont dire: it’s fine, lève-toi, c’est correct, je t’aime pareil. Ça va tout changer. »

Et son conseil pour prendre soin de ses relations professionnelles? Exactement pareil qu’avec ses amis: s’intéresser aux gens, poser des questions, se rappeler de leurs moments importants. Pas de stratégie compliquée.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment savoir si on est « prête » à se positionner comme experte?

Tu ne seras jamais prête de façon absolue. L’expérience vient de l’action, pas avant. La question à se poser: est-ce que tu partages depuis un lieu de peur et d’attente de validation, ou depuis un lieu de maîtrise et d’apprentissage? Si tu peux nommer clairement ce que tu as appris et où tu t’en vas, tu es prête.

Comment utiliser le copy pricing si on est mal à l’aise avec la vente verbale?

Commence par documenter ta valeur avant de la communiquer. Fais la liste de tes clients passés, des transformations concrètes que tu as générées, de ce qui différencie ton approche. Ensuite, construis tes offres de services comme une page de vente: problématique du client, ta solution, ta crédibilité, la transformation, le prix. Le texte fait le travail que la conversation verbale ne faisait pas.

Comment se différencier dans une niche déjà occupée?

Rosalie a vu Alexe Martel comme la référence du pricing de valeur et a longtemps cru que la place était prise. Mais ce n’est pas la niche qui est trop pleine, c’est le manque de différenciation qui pose problème. Ta personnalité, ton parcours unique, ta façon d’enseigner, ce sont des éléments que personne d’autre n’a. « Madame tout le monde » n’existe pas quand tu es capable de te positionner avec ta vraie voix.

Mes prochaines étapes

Pour du contenu uncensored chaque semaine sur les coulisses de ma business, rejoins mon Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.

Si le sujet de la confiance et du mindset t’a parlé, va écouter l’épisode 45 sur l’alter ego et la confiance inébranlable et l’épisode 31 sur les habitudes pour augmenter sa confiance en soi.

Show notes

Format: Entrevue avec Rosalie Côté Durée: 48 min

Sujets abordés:

  • Comment le « positionnement de débutante » nuisait à la visibilité de Rosalie
  • Le moment décisif qui l’a poussée à tout donner dans sa business
  • Pourquoi elle a choisi le webinaire comme première action visible
  • La différence entre partager ses blessures et partager ses cicatrices
  • Les grands principes du copy pricing pour augmenter sa valeur perçue
  • Comment présenter ses offres de services comme une page de vente
  • L’importance du réseau pour tenir et se relever des moments difficiles

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 77. Aujourd’hui, on parle de se donner la permission d’être une experte quand on débute avec Rosalie Côté. Et évidemment, bien, laisse-moi te la présenter. Rosalie est copywriter et consultante en pricing de valeur. Il y a un an, personne ou presque ne savait qui elle était, mais Rosalie rêvait de plus dans son entreprise. Après avoir passé une soirée à contempler l’idée de retourner en emploi, Rosalie a décidé de tout donner. Même si elle pensait que les webinaires étaient réservés aux gros entrepreneurs, elle a décidé de donner son premier webinaire, puis un deuxième. Aujourd’hui, elle donne des conférences sur le pricing de valeur, est invitée sur des podcasts pour parler de son expertise, et elle est de plus en plus reconnue dans son milieu.

Et dire que tout a commencé parce qu’elle a décidé de se positionner comme une experte avant d’en être une. Ça sonne yummy tout ça! Fait que sur ce, bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils qu’une stratégie va faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leur chiffre fascinant pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Je suis présentement avec Rosalie Côté. Rosalie, comment ça va? Ça va bien, à part que je suis un peu terrorisée, mais ça va. Terrorisée, rien de moins. J’exagère juste un peu. C’est sûr que je suis un dinosaure du web et que donc, je dois faire peur. Ça doit être ma vibe de T-Rex, je sais pas. Non, pas du tout. Oui, pas terrorisée, mais en fait, c’est positif. Mon Dieu, terrorisée, ça fait terreur. Mais on dirait que j’ai pris une chance quand je me suis inscrite pour venir parce que tu fonctionnes avec un super de beau formulaire. Pis là, j’ai dit, go, essaye-le. Pis au pire, t’auras pas de réponse. Et là, quand j’ai eu une réponse, j’ai fait, OK, ça va se passer pour de vrai, mais je suis vraiment contente.

Pis tu sais, ce qu’il faut savoir, c’est que moi, quand je me suis lancée à mon compte, il y a quelques années, c’était ton autre podcast, pis j’écoutais ça, pis là, je me lançais, pis là, j’étais là, oh my God, pis je peux pas croire que je suis ici en train de jaser avec toi aujourd’hui. Fait que c’est comme, c’est positif, mais c’est un peu terrorisant. Tu peux checker cette box-là maintenant, c’est fait.

Mais c’est parfait, en fait, parce que je trouve que ça fait vraiment bien avec le sujet de l’entrevue aujourd’hui. J’ai envie qu’on parle de montrer et de présenter sa valeur avec toi sous deux angles, à l’écrit, parce que ça se veut aussi être ton expertise, via le pricing de valeur, par exemple, mais aussi via sa propre présence, sa propre énergie. Pis je trouve ça super cool comment tu incarnes complètement les deux, autant par, justement, comme je disais, ton expertise, que par ta propre histoire, pis ton expérience entrepreneuriale aussi.

Pis d’ailleurs, j’aimerais qu’on commence par cette expérience-là, justement, parce que tu parlais du formulaire que t’as rempli, pis tout, pis j’ai trouvé ça super intéressant. Corrige-moi si je me trompe, mais durant la dernière année, t’es passé de l’anonymat complet, dans tes mots, hein, parce que c’est de l’anonymat complet à tripler ton nombre d’abonnés, être connue comme experte du pricing de valeur, et, bref, avoir bâti une réputation qui ne fait que grandir. Tout ça, malgré un nouveau bébé, bien des changements dans ta vie perso aussi. Il y a quelque chose que tu m’as dit qui m’a beaucoup marquée. Je me mettais souvent dans une position de débutante. Beaucoup de gens autour de moi voulaient me guider. Peux-tu m’expliquer un peu comment ça s’est passé pour toi? C’est quoi une position de débutante, justement?

Bien, en fait, c’est difficile à expliquer parce que je me voyais comme ça. Donc, c’est sûr que tous les conseils qu’on me disait, je les absorbais en me disant, oui, cette personne-là a raison. Ah oui, OK, je vais tout prendre, qu’est-ce qu’on me donne. Puis, finalement, ce que j’ai réalisé, c’est que, bien, en fait, j’en savais déjà pas mal. Puis, en faisant des actions, bien là, j’ai comme réussi à me prouver à moi-même d’abord et avant tout que j’étais capable, que c’est pas réservé aux grands entrepreneurs de faire des webinaires, que c’est pas réservé à une certaine élite d’aller sur des podcasts. Mais, tu sais, c’est vraiment comme ça que je le voyais. Je le voyais comme deux mondes, puis je me disais, ah, je serais jamais capable de traverser, voir cet autre monde-là.

Fait que j’absorbais ce que tout le monde disait jusqu’à temps que je réalise que… Là, je vais utiliser mon façade, mais c’est pas une façade, c’est juste un niveau de confiance qu’on a envers nous-mêmes, de dire, bon, bien, que je le fais, ça sera pas parfait. Puis, dans un an, ça va être complètement différent, je le ferai pas de la même façon, mais je le fais. Puis, j’ai arrêté d’absorber ce que tout le monde me disait, puis j’ai pris confiance que, bien, moi, j’ai quelque chose à dire aussi.

C’était quoi… Peux-tu me donner des exemples, justement, de comment ton positionnement de débutante, on va te donner en guillemets, mais nuisait, finalement, à ta visibilité? Bien, c’est parce que c’est plus moi qui me bloquais, je le faisais pas, puis je me disais, c’est réservé pour les autres, je suis pas rendue là. J’ai arrêté de penser que j’étais pas rendue là, puis je me dis, bien, c’est quoi la différence, dans le fond, entre quelqu’un qui le fait et quelqu’un qui le fait pas? C’est juste l’action.

C’est juste l’action. Quand tu dis le fait, c’est les webinaires, spécifiquement, parce que c’est une des premières actions que t’as faites, là. Oui, exactement. C’est des webinaires, ou lancer un accompagnement, lancer un service, lancer un petit produit, tu sais. C’est le genre de choses que je voyais pas accessibles, puis je me disais, c’est pas pour moi, je suis trop introvertie, je suis pas assez, je sais pas, experte dans un sujet, mais tu sais, quand tu deviens experte dans un sujet, c’est parce que t’en fais beaucoup, tu travailles là-dedans.

Puis c’est là où j’ai commencé à me positionner un petit peu comme une… Tu sais, si je me comparais, puis là, je regardais les autres, je regardais Alex Martel, qui est comme ma mentor, mon amie, puis elle parle de pricing de valeur, ça a été quelque chose qu’elle a parlé beaucoup, puis je me disais, mais je peux jamais me positionner là-dedans, mais à un moment donné, Rosalie, tu fais beaucoup d’accompagnement, un-un, t’en parles, tu accompagnes des gens à le faire, bien toi aussi, t’as cette expertise-là. Fait que, prends ce que t’as à dire, puis dis-le, puis accepte que ça va évoluer avec le temps, ça sera pas parfait.

Est-ce que, juste pour clarifier, puis moi aussi, mes infos, tu dis que dans la dernière année, justement, il y a eu tout ce gros changement-là, mais qu’est-ce qu’il y avait avant ça? C’était quoi? Qu’est-ce qu’elle faisait, Rosalie? Elle faisait de l’écriture d’offres de services. OK, ça c’était entreprendre avant aussi, là. Oui, exactement. J’étais… J’ai commencé il y a trois ans comme adjointe virtuelle, parce que je pensais que je voulais faire de tout. Puis ensuite de ça, j’ai fait une transition vers le copywriting. Puis là, je me disais, ah, bien ça va être le fun, je vais faire de la… Tu sais, je vais faire des services. J’étais vraiment dedans.

J’ai réalisé… Bon, j’ai passé d’un tarif horreur à un tarif à la valeur. J’ai fait cette transition-là. J’ai compris comment ça a fonctionné. J’ai découvert le merveilleux outil d’offres de services. J’ai commencé à faire de la rédaction d’offres de services. Puis j’ai réalisé que ma cible, ce qu’elle avait besoin, c’était de prendre conscience de la valeur qu’elle apportait pour être capable de la communiquer. Fait qu’au-delà d’avoir besoin d’une offre de services, c’est d’abord et avant tout d’en prendre conscience. Et c’est là où j’ai lancé mon service d’inventaire de la valeur. Fait que là, c’était un service où j’ai aidé à prendre conscience. J’ai aidé à faire cette transition-là.

Et au fur et à mesure, de fil en aiguille, en trois ans, à un moment donné, j’ai dit « OK, je vais faire un webinaire ». Puis là, je me suis rendu compte qu’il y avait pas mal d’intérêt. J’ai eu 350 inscrits. J’avais à peine 200 personnes dans mon infolettre. Fait que là, j’ai réussi quasiment à le doubler là. Avec le temps, c’est sûr que j’ai eu des inscriptions. Mais à chaque fois que je faisais un webinaire, j’allais rechercher un, deux, trois, cent personnes. Fait que je dirais que c’est un peu ça le topo. Fait que oui, j’offrais des services, mais j’y allais pas dans ma position d’experte ou de conseil. Je me sentais vraiment beaucoup plus comme une débutante.

Je reviens à ça dans ma position de débutante. Puis tu sais, je demandais beaucoup, beaucoup conseils au lieu de… à tout le monde, en fait. Au lieu de peut-être plus demander des conseils à une ou deux personnes. Puis de me fier aussi à mon instinct, à moi. Parce que des fois, ça a été d’écouter ce que je voulais. Tu sais, je pense qu’on a… On passe tous par être des débutants. Tu sais, un… Pas à un certain moment donné. Au début. On est tous des débutants à un certain moment donné. Mais je pense que se donner indéfiniment ce titre-là…

Tu sais, je vois souvent un autre synonyme de ça qui est genre « Ah oui, je suis un bébé preneur. » Puis je suis comme… « Are you? » C’est genre… Est-ce que… Ça fait combien de temps que tu es entrepreneur? Qu’est-ce que tu sais déjà? Tu sais, un bébé ne connaît pas grand-chose. Tu sais, tu es vraiment au point zéro. Mais de continuer d’utiliser ces mots-là aussi pour se décrire, ça finit par définir ta réalité aussi. Tu sais, c’est comme ça que tu te perds ça. C’est comme ça que tu te projettes aussi sur les autres. « Ah, c’est un bébé preneur. » Donc, les autres n’ont pas l’impression que tu as beaucoup d’expérience non plus.

Ça semble être aussi ce qui s’est passé de ton côté. Mais je veux dire, c’est quoi? Y a-tu un moment spécifique de dire « Ça suffit, le bébé preneur, la partie débutante? » Est-ce qu’il y a eu une réalisation, finalement, qui a changé ton approche vis-à-vis ta business et vis-à-vis ton positionnement?

En fait, ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé à regarder des emplois. Puis là, je me suis dit… Je suis revenue de congé maternité. J’ai passé un trois mois à ne pas faire de marketing, à prendre ça plus relax. J’ai eu un petit boom à mon retour. Et là, c’était une sécheresse. Puis j’ai regardé des emplois un soir puis je me suis dit « C’est pas vrai, Rosalie, que t’as tout donné. » Je me suis dit « Vas-y, fais-le, essaye-le pour ne pas avoir de regrets dans un an. »

Puis je dis pas que ça leur était un échec, même si c’était pas ça que je voulais. Je voulais pas retourner en emploi. Je me suis dit « Fais-le pour de vrai » puis j’ai réalisé que ça fonctionnait. Puis je me suis dit « Crime, il y a du monde qui me font confiance. Il y a de l’intérêt pour ce sujet-là. Il y a de l’intérêt pour ce que je fais, pour ma vision des choses. » Puis ça s’est fait après ça de fil en aiguille. J’ai réalisé à ce moment-là que je pouvais le faire. Mais tu sais, j’étais vraiment en position de « C’est soit ça ou dans deux, trois mois, je retourne en emploi. »

C’est une idée qui… J’ai remarqué récemment qui traverse la tête de beaucoup de personnes. Moi compris. Mais de façon très rarement, en général, souvent c’est dans ce genre de période-là. Quand tu dis « Fais-le pour de vrai », est-ce que c’est justement… Qu’est-ce que tu ne faisais pas? Est-ce que c’était juste de pas prendre ces actions-là qui faisaient peur? Ou est-ce qu’il y avait des choses que tu faisais à moitié, qui littéralement, tu te mettais toi-même des bâtons dans les roues?

C’est que je me disais que je ne le faisais pas. Je n’ai pas tout donné dans le sens où je ne faisais pas ces actions-là. Tu sais, de dire « Bon, je vais aller dans un webinaire puis au pire, il va y avoir 30 personnes puis ce n’est pas grave. » On dirait que j’avais peur de me mettre en danger. J’avais peur de… Qu’il n’y ait pas d’intérêt ou que j’aille de l’air niaiseuse ou que j’aille… Tu sais, comme « Fais-le. » Au pire, tu vas te planter puis ce n’est vraiment pas grave. Puis j’ai été vraiment chanceuse. Je ne me suis pas plantée. Bien, je dis ça. Il y a un lancement que j’ai fait qui n’a pas fonctionné. Je le dis avec toute transparence. J’en ai parlé dans mon infolette. Puis je pense que c’est ce qui me rend approchable. Ce n’est pas le bon mot en français, mais comme « relatable », comme on s’attache à cette partie-là de moi qui se dit « Je me suis trompée, ce n’est pas grave. Je vais le faire d’une autre façon puis je vais revenir, mais je sais que je suis capable. »

J’ai l’impression qu’on se dit… Tu me diras ce que tu en penses. J’ai l’impression qu’on se dit « Je suis débutante, je suis bébé preneur. » pour avoir une espèce de justification publique que si les choses qu’on entreprend ne fonctionnent pas, on peut dire « Ah, mais j’étais bébé preneur. » Fait-tu sens?

Oui, puis ce que je réalise, c’est qu’on se plante toutes. À un moment donné, on fait toutes… Mais là, je plante. Planter, ça a l’air de faire comme vraiment que tu as la face défigurée. Mais c’est comme on va toutes avoir des accrochages. On va toutes avoir des moments où… Puis comme que tu sois avancée ou pas avancée, c’est juste que c’est plus ta capacité à te relever de ça. C’est ta capacité à dire « Bon, bien, celui-là, il a peut-être moins fonctionné. Je vais me réajouter, puis je vais faire autre chose. »

Puis je pense que c’est ça. Quand on regarde… Puis là, je vais réutiliser le mot « élite » où j’ai un certain niveau d’entrepreneurs que ça fait longtemps qu’ils sont là. Tu te dis « Mais oui, ils ont réussi. » « Oui, mais ces gens-là, ils ont persévéré parce qu’ils se sont plantés. » Puis ça leur arrive encore de se planter. Puis là, j’utilise ce mot-là. Ça a de l’air… C’est ça. Ça a de l’air vraiment violent, ça l’arrive à tout le monde, peu importe l’expérience.

C’est quoi l’élite pour toi? Je suis curieuse. C’est les gens que ça fait longtemps qui ont vraiment beaucoup de visibilité. Puis là, je vais dire ça avec plein d’amour. Mon ami et ma menteur Alex, c’est quelqu’un que souvent j’agace en disant que c’est une célébrité. Je l’appelle Céline Dion et tout ça. Mais c’est comme un niveau de… Tu te promènes dans un événement puis il y a plein de gens qui vont venir te parler parce qu’ils te reconnaissent, ils t’aiment et te suivent. J’utilise le mot élite, mais c’est plein d’amour.

Je sais, mais en même temps, c’est spécial parce qu’on a toute cette vision-là. Mais entretenir aussi cette vision-là, c’est aussi dire… C’est comme un système de caste. C’est entretenir l’idée que c’est pas atteignable. Genre, tu sais. Mais comme tu dis, c’est juste un concept que ça fait longtemps qu’on est là-dessus puis que les gens qui se font reconnaître, c’est parce qu’ils ont été visibles, ils ont fait les actions comme tu l’as fait finalement, de faire le webinaire, tu sais.

Puis qu’est-ce que ça veut dire pour toi agir comme une experte avant d’être une experte? À part connaître beaucoup de choses puis avoir de l’expérience, comment est-ce que ça agit une experte?

Hum… Ça… Ça parle de ses… D’expériences. Ça parle… Ça va partager des connaissances, des expériences, des… De tout ça. Puis ça va oser se mettre de l’avant, tu sais. Je trouve que c’est ça aussi. C’est oser prendre une place que t’aurais peut-être pas osée quand tu te positionnes comme un bébé preneur, tu sais.

Right. Est-ce que tu parlais de persévérance aussi? Qu’est-ce qui… Comment est-ce que la façon dont tu te présentes maintenant a finalement impacté ta business puis ta visibilité aussi?

Ça l’a… Bien, ça l’a impacté… Bon, j’ai… Je fais… J’ai lancé un petit produit au mois de février puis là, je me disais, ah, c’est bon si j’en vends un certain nombre et j’en ai vendu trois fois ça. Mais j’étais comme, ah, OK, c’est là où ça paye la visibilité, c’est là où ça paye. Mais il a fallu que j’aille connecter avec ces gens-là. Il a fallu que je leur montre que j’avais quelque chose à dire, ce que j’aurais pas fait avant parce que je me disais, ah, mais telle personne est intéressante parce qu’elle partage les… Bon, d’une certaine façon, que moi, je suis pas de même.

Mais à un moment donné, je me comparais à tout le monde sans me dire, ouais, mais moi, qu’est-ce que j’ai apporté? C’est quoi ma personnalité? Tu sais, quand on parle des archétypes de marque, moi, j’étais monsieur, madame, tout le monde, OK? Puis je me disais, arc. Non, mais arc, c’est dégueulasse. T’as monsieur, madame, tout le monde, je suis comme tout le monde. J’étais vraiment déçue. Je faisais la comparaison avec des chips ordinaires, tu sais, comme les chips qui ont aucune saveur, qui ont rien.

Oui. Puis je pensais que j’étais comme ça, mais je me disais, en fait, c’est quand quelqu’un m’a dit, mais non, mais c’est parce que t’es comme moi, puis je peux croire au fait que je peux le faire moi aussi. Puis là, ça fait, ah, OK, là, je tiens quelque chose. Là, si moi, je suis capable de mettre de l’avant, je suis capable d’aller faire des webinaires, bien, en fait, il y a d’autres personnes qui peuvent le faire. Si moi, je fais un pricing de valeur puis que j’ose demander des prix qui reflètent la valeur de mon expertise, bien, mes clients sont capables de le faire.

Puis là, j’enlève, tu sais, oui, privilèges, tout ça, c’est pas dans cet état d’esprit-là que je le présente. C’est vraiment juste dans l’état d’esprit de dire, bien, genre, j’ai des difficultés, j’ai des beaux moments, genre, j’essaie d’être le plus transparente possible en me protégeant, là. C’est sûr que je vais pas parler de quelque chose qui est super deep puis de mes traumas d’enfance, mais…

Tu peux, mais faut que tu sois prêt. Tu sais, je suis de la team, je sais plus qui qui a parlé de ça, je pense que c’est Amy Porterfield il y a plusieurs années sur un podcast, la comparaison absolument dégueulasse de il faut pas que tu partages tes gals, il faut que tu partages tes cicatrices, dans le sens où… Ce genre de choses-là, tu peux en parler parce que tout le monde, tu sais, c’est comme tu disais, c’est relatable, les gens peuvent dire, ah shit, moi aussi, on n’est pas unique, on est tous un peu des chips au sel, on est tous un peu de yoga nature quand tu penses, là, tu sais. But…

Mais bref, il y a justement des leçons puis des trucs que t’apprends quand t’as guéri de ces trucs-là, quand t’as… Tu sais, il y a eu… C’est ça. La blessure, elle est vraiment fermée, il y a plus de chance vraiment qu’elle ouvre, tandis que quand elle est encore la gale, puis il est encore le pu, puis tout, puis tu fais comme… Ouais, fait que là, c’était tellement difficile! C’est comme, OK, mais comment est-ce que tu vas m’aider? T’as pas plus de solutions, tu sais.

Puis je pense que c’est aussi là que j’ai compris ça à un moment donné parce que je parlais beaucoup avant d’avoir mon enfant, de ma part, puis là, j’ai reçu des conseils non sollicités, là, tu sais. Puis j’étais un peu dans cette position-là de… On dirait que j’attendais pas de me sentir solide par rapport au sujet, que ça faisait en sorte que je recevais beaucoup de commentaires. Puis là, je parle de la maternité, mais tu sais, c’est la même chose dans mon entreprise. Je vais pas… Je parlais, je pense, avant d’être cicatrisée un peu de cette façon-là.

Puis c’est… Tu sais, je reviens au sujet de tantôt, mais c’est là où je recevais plein de commentaires ou de conseils puis que j’étais comme non, non, je suis pas en position… Je suis pas en train de te demander de l’aide. Je fais juste partager quelque chose. Ça fait que la distinction est full intéressante.

Mais j’aime ça comment… Comment est-ce qu’on peut faire la distinction, donc, entre partager trop tôt quand t’es encore en mode gal, puis être experte avant d’être experte dans le sens où est-ce que t’es vraiment experte? Yet? Tu comprends-tu ce que je veux dire?

Hum… Mon Dieu! Ben, c’est une bonne question parce que je pense que c’est un… un feeling intérieur parce que j’étais vraiment dans la peur avant, moi, personnellement, tu sais, puis quand je parle de mon expérience de maternité, moi, je pensais, là, que j’allais mourir puis que c’était la fin du monde, là. Pourtant, j’en voulais un, enfin, là, mais… C’était la fin du monde que je connaissais, là. Je comprends.

Mais… T’avais une époque… T’es comme… J’avais… La fin… Oui, c’est ça. Mais j’avais vraiment peur. Mais là, tout le monde me disait, mais ça va bien aller, non, non, non. C’est comme… C’est pas ça que je veux. Mais c’est dans la façon d’adresser les choses, de dire… Écoute, je me suis trompée dans un lancement. C’était pas la bonne offre. C’était peut-être pas le bon timing. Puis là, de savoir exactement dans la façon que je le présentais, je suis pas en train de dire « Oh my God, je capote, ça a pas bien fonctionné à l’aide. » Je suis en train de dire « J’ai comme… J’ai appris de ça. Je sais où est-ce que je m’en vais par la suite. »

Je trouve que dans la position elle est vraiment pas pareille. 100%. T’es-tu là pour te plaindre puis juste venter aux gens puis comme « Oui, mais c’est ma communauté, ils me connaissent puis ils vont me supporter. » Ouais. Mais les gens, comme tu dis, finalement vont faire comme « Oh my God, la pauvre, je vais essayer de l’aider parce que clairement elle n’est pas capable de se gérer tout seul. » Ou est-ce que… Là, je parle, puis je viens juste de parler d’un lancement comme ça où c’est un peu difficile, mais c’est exactement la même affaire. Ou au final, c’est genre « Check, voici les faits. » Je t’en parle parce que je pense que ça parait relatable. Mais aussi, voici les solutions. Après, j’ai pas besoin que tu me dises quoi faire. J’ai déjà choisi quoi faire because expert.

Tu sais, je pense qu’il y a comme cette distinction-là à faire entre les deux. Mais je trouve ça intéressant parce que t’as mentionné avoir pris aussi cette position-là d’experte en faisant des webinaires sans demander la permission à personne. Pourquoi est-ce que tu sentais que tu devais demander la permission avant?

Parce que… Je pense que je l’ai dit un petit peu plus tôt du fait que je pensais que c’était… L’élite, oui. Comme un certain groupe de personnes qui étaient déjà des infopreneurs, mais tu sais, pour devenir un infopreneur, qu’est-ce que ça prend? Tu sais, c’est une excellente question. Tu sais, je veux dire, à un moment donné, ben, fais-le. Essaye-le. Puis, on dirait que je me répète… Je m’excuse puis c’est comme un peu poche comme réponse, mais c’est un peu ça. Je voyais comme une espèce de classe d’entrepreneurs qui avait déjà une certaine visibilité, mais à un moment donné, il faut se dire, ben là, c’est de la mise en action.

L’autre chose, c’est que je me disais, ben, j’offre pas encore de formation ou de produit à ce moment-là, puis je suis dans le service. Est-ce que c’est pertinent pour moi, un webinaire? Est-ce que ça l’est pas? Puis là, moi, je me suis fait dire par des personnes, puis c’était plein d’amour, c’était des conseils qu’on me disait, mais tu vas-tu être capable de gérer le flot de services qui vont venir par la suite? C’est-tu vraiment une bonne idée? Non, non, non.

Puis honnêtement, c’était une bonne idée parce qu’à long terme, c’était la bonne stratégie. Mais est-ce que le lendemain de mon premier webinaire, j’avais comme 15 personnes qui faisaient la file pour mes services? Non, parce que ça, ça paye à long terme, ça paye avec la relation que tu développes avec les gens. Fait que c’était avant d’être prête, il fallait que je commence à faire ces actions-là, sinon j’aurais jamais été prête.

Pourquoi t’as choisi le modèle de webinaire pour commencer? Parce que c’est un modèle qui est assez impressionnant, on va se le dire, surtout quand on se sent pas trop solide sur ses pattes d’experte, parce que tu m’as mentionné à être plus introvertie, ça se rapproche énormément d’un spectacle. Pourquoi avoir choisi celui-là?

Mais on voit pas les gens. Oui, on les voit, mais il n’y a comme pas ce contact humain-là d’être devant une scène, comme un gala élevé, ça m’aurait terrorisé. Oui, j’étais terrorisée. Mais en même temps, c’était, je trouvais une façon facile, dans le sens où, bon, je sais de quoi je vais parler, ça va être un petit peu plus, pas improvisé, mais comme de, t’sais, il n’y a pas trop de préparation parce que je sais que je suis perfectionniste puis là, je vais retravailler puis ça sera jamais à mon goût.

Un webinaire, c’est comme, OK, go, je me lance puis ça va être ce que ça va être. J’avais aucune idée de l’ampleur que ça prendrait non plus, fait que je ne savais pas que j’allais faire ça devant, bon, 350 inscrits. Je pense qu’en live, il y avait comme 110 personnes, tu sais, je ne réalisais pas que ça allait se rendre là.

Mais, et là, je vais la mentionner parce que probablement qu’elle va écouter ça, mais Maud Lamont, qui est une des copywriters qui a fait la certification, Alex, l’année après moi, faisait un webinaire et Alex m’a tout simplement dit, ah, Maud, tu fais un webinaire, moi, je pense que tu es rendu là, fait que je ne me suis pas posé 10 000 questions. J’ai juste dit, ah, si Maud le fait, moi, je suis capable de le faire. Si Maud le fait, c’est le barème. Ah, moi, vraiment, bien, ça a été un beau, puis je ne le vois pas comme une rivalité, c’est juste, OK, tu sais, tu n’as pas besoin d’attendre, tu sais, tu es prête, vas-y, fais-le, puis c’est ça.

Mais en fait, je pose la question parce que considérant que tu fais du copywriting, je me suis dit, bien, pourquoi pas utiliser des modèles de vente par e-mail, par exemple? Tu sais, pourquoi est-ce que juste, on a un freebie qui amène vers du e-mail marketing, on a des tunnels de vente automatisés où on n’a pas besoin de se montrer nécessairement parce que justement, quand on est comme, j’ai des grandes ambitions, je veux faire des grandes affaires, mais en même temps, en ce moment, juste me montrer, être la face, c’est extrêmement demandant pour moi. Pourquoi pas avoir choisi genre quelque chose, pour moi, ça aurait été plus facile.

Ça ne l’était pas? Ça ne l’était pas parce que, bien là, j’ai pu mettre une date puis dire, ça va être cette journée-là puis tu le fais. puis pour reporter, ça, ça a été comme un engagement plus public, mais c’est pas, il n’y a pas de meilleure, tu sais, il n’y a pas de meilleure technique. Tu sais, je pense que la façon qu’il te parle puis qu’il te dit, bon, bien, je vais le faire de cette, à l’écrit, bien, go for it, fais-le. Je pense juste que c’est de sortir, là, c’est plate, sortir de sa zone de confort.

Pour moi, c’était pas super confortable, mais ça l’était quand même assez pour que je le fasse. Donc, il y a un sweet spot quand même, là. Oui, puis je veux dire, quelques minutes avant, j’étais en dessous de mon bureau à faire des étirements puis des respirations parce que j’étais vraiment stressée, mais ça a bien été. Puis on m’a dit, j’ai refait ce webinaire-là en janvier, puis on m’a dit, écoute, j’ai écouté ton premier et ton, la version 2, puis on voyait vraiment que t’étais plus confortable, mais c’est normal, c’était mon premier, tu sais, puis c’était super gentil, la personne a dit, on voit vraiment l’évolution, mais il a fallu, je commence.

Oui, il faut que tu le fasses une fois pour être capable d’avoir n’importe quelle forme d’expérience, ça prend une première fois. Puis d’ailleurs, tu m’as mentionné que cette approche-là, le webinaire, t’a aidé à avoir, à être invitée sur des conférences, sur des podcasts. Comment est-ce que c’est arrivé ça?

Cette position d’experte-là, je pense que là, après ça, les gens, ils m’ont vue, ils ont dit, OK, Rosalie Côté existe. Donc, c’est là où j’ai commencé à avoir des invitations. Je me suis invitée aussi à certaines places. Ensuite de ça, il y a eu la journée de la valeur qui était une journée qu’on organisait en janvier dernier à Québec, en présentiel, puis on parlait justement de tarification de la valeur. Bien là, les gens, ils m’ont découvert un peu, ils savaient que je travaillais là-dedans. Bien, tu sais, j’ai fait partie de ce groupe organisateur-là aussi, fait que ça a été vraiment le fun.

Je pense que c’est au travers des relations que j’ai faites, j’ai entretenu mon réseau, j’ai entretenu les gens aussi qui me, les personnes qui me suivent, parce que si j’avais juste fait des webinaires puis j’avais laissé ça de même, on m’aurait oublié quand même assez vite. Mais j’ai travaillé, j’ai travaillé pour garder ça.

Mais je trouvais quelque chose d’intéressant aussi avec le modèle de webinaire, ou même juste les podcasts en général. Où est-ce que tu as une présence visible qui n’est pas juste écrite? L’écrit, pour moi, c’est quelque chose de facile. On sait que c’est quelque chose qui convertit super bien en termes de ventes et ainsi de suite. Mais il manque l’aspect un peu théâtral que la vidéo ou que les webinaires vont apporter ou que même le podcast va apporter où tu sens la personne.

Puis je me dis justement que si quelqu’un veut t’inviter sur son podcast, veut t’inviter dans sa conférence, il faut quand même que tu ailles un feel de c’est qui cet individu-là, c’est quoi sa voix, c’est quoi son ton, c’est-tu quelqu’un qui est monotone, c’est-tu quelqu’un qui est… Autre l’expertise, il y a l’emballage. Puis je pense que le format webinaire, ça aide aussi à créer un emballage. Il y a le charisme, la personne, on voit son énergie, on voit plein de choses, on voit… Tu sais, tu passes une heure avec une personne.

Right. C’est… Tu développes… Tu sais, veux, veux pas, oui, c’est one way, parce que je connais pas tout le monde qui me suive personnellement, mais reste que j’ai… Il y a quelque chose qui se développe en une heure qui se développe pas si je prends juste comme cinq minutes pour lire un courriel. Mais c’est sûr que là, maintenant, elles me connaissent, puis là, ils lisent mes courriels et me répondent, puis je trouve ça vraiment le fun parce que j’ai une belle proximité. Encore. Fait que c’est comme ta scène d’entrée vers ta business, finalement, je trouve ça intéressant.

On a parlé de pricing de valeur, on a parlé d’Alex, parce que… J’ai l’impression qu’on parle tout le temps d’Alex, c’est lui-même. J’ai parlé avec Alex, justement, du pricing de valeur sur les vraies affaires, l’épisode 191, d’ailleurs, mais je trouve ça fascinant que tu aides les gens à trouver leur juste prix, mais aussi à communiquer leurs valeurs uniques et surtout, augmenter leurs valeurs perçues quand c’est un processus que tu as fait pour toi-même, mais avec d’autres outils, potentiellement.

C’est quoi les grands principes du pricing de valeur, finalement, ou du copy pricing, comme tu aimes l’appeler, j’aime ça, les mots valises, on aime ça, les mots valises, que les gens utilisent à l’écrit, finalement, pour augmenter leurs valeurs perçues, par exemple, dans une page de vente, mais qui s’applique aussi à notre présence web, à notre mindset d’entrepreneur?

Je vais commencer par dire que ce n’est pas supposé être facile, la clarification à la valeur. Good! Je suis contente de la clarification. Ce n’est pas supposé être facile. Je voyais quelque chose il n’y a pas longtemps qui disait, il y a un tel tarif, plus tu ajoutes un pourcentage à la valeur. Non, ça ne fonctionne pas comme ça, c’est un nord, le pricing. C’est vraiment un nord, il y a tellement de choses à prendre en considération.

Si tu veux augmenter la valeur perçue, il va falloir que tu ailles travailler ton positionnement. Il va falloir que tu ailles travailler ton service en tant que tel. C’est quoi son design? C’est quoi l’expérience que le client va vivre? C’est quoi qui différencie le design de ton service versus ce que ton client peut trouver ailleurs? Ça fait que ça, c’est sûr que, c’est sûr que, c’est des réflexions qu’il faut que tu ailles.

Il faut que tu apprennes à présenter la valeur de ton ordre. Moi, je le fais à l’écrit. C’est pour ça que je dis copy pricing. C’est que j’utilise le copywriting pour mettre en valeur un prix. Moi, je trouve que c’est un super de bel outil pour les gens qui sont peut-être moins à l’aise à parler de prix. Les gens qui ont envie de se coucher en dessous de leur bureau quand il faut parler de prix, de tarifs, de le faire à l’écrit en sachant que l’outil que tu as choisi va présenter la valeur de ton offre, c’est une super de belle façon d’être plus à l’aise sans dire que ça va être super confortable, mais ça va l’être.

Quand je dis présenter la valeur, il y a tellement des choses. Est-ce que c’est présenter, c’est quoi ta crédibilité pour parler de ce sujet-là? C’est quoi la transformation que tu apportes? C’est quoi les bénéfices? Quand j’aide mes clients, moi, personnellement, on met tout ça à plat au départ pour dire « Ok, voici tout ce que tu apportes maintenant. C’est quoi qui a le plus de valeur? »

Ça doit être un beau moment. C’est un bon moment, c’est un beau mal de tête aussi en après-midi, on est fatigué. Oui, mais tu en ressors quand même avec genre « À quel point est-ce que je suis épique comme personne? » Je ne sais pas. Oui, je leur dis tout le temps « Tu le vois-tu à quel point tu es hot? Tu le vois-tu à quel point tu apportes quelque chose à tes clients et que c’est plus que tu vends ton temps? »

Oui. En tout cas, j’en pourrais en parler pendant longtemps. C’est sûr qu’il y a un gros aspect crédibilité. Qu’est-ce qui fait en sorte que tu es crédible dans ton off? Est-ce que tu as des études de cas? Est-ce que tu as fait des collaborations? Participé à des podcasts? Il y a tellement des façons de montrer la crédibilité. Est-ce que tu as travaillé avec certains clients qui ont full de crédibilité? C’est des choses à mettre de l’avant dans la présentation de la valeur.

J’ai dit au début, ce n’est pas supposé être facile, mais tout part de soi. Si tu n’es pas à l’aise de vendre, tu vas avoir de la difficulté à vendre à la valeur. Il n’y a pas de règle. Il va falloir juste que toi, tu ailles de l’avant et tu te dises « J’ai conscience que ça vaut ça et je le mets de l’avant et je l’assume et j’ai confiance que c’est ça que ça vaut, mais il n’y en aura pas de règle que ça va être clair que c’est ça que ça vaut. Il va falloir que tu l’essayes. Ça se peut qu’on te dise non. En fait, ça va être une bonne chose que des fois, tu te fasses dire non parce que si tu te fais tout le temps dire oui, probablement que c’est ça que tu ne charges pas assez cher. Mais c’est ça. Il faut l’embrasser, la vente. »

parce que si tu étais le genre de personne qui dit « Ah, moi, je ne suis pas à l’aise de vendre, dès que je sens qu’il y a un peu de résistance, si je ne veux pas, c’est sûr que le tarif à l’heure va être plus facile pour toi. Puis tu vas laisser un peu d’argent sur la table. »

Right. Mais en même temps, je me dis, quelqu’un qui n’est pas à l’aise de vendre encore, comment est-ce qu’on fait pour juste aller de l’avant? Parce qu’encore une fois, il faut se mettre dans ce mindset-là d’expert avant d’être expert. Il faut qu’on soit expert de la vente avant d’être un expert de la vente. Le mindset, c’est juste, again, de le faire puis de la titre. Mais je veux dire, tu ne peux pas vraiment attendre de te rendre à genre, je vais être confortable parce que c’est l’action de le faire qui t’aide à être confortable. Ça fait que c’est un espèce de catch-22.

Est-ce que toi, tu as toujours été à l’aise de vendre malgré… Tu sais, il y avait le positionnement débutante, mais la vente, l’aspect vente, est-ce que c’était quelque chose qui était facile pour toi? Bien moi, au départ, la fille qui voulait se lancer à son compte pour être adjointe virtuelle se disait que la vente, ça allait être le pire aspect de travailler à son compte. Genre, honnêtement, c’est ça que je me disais, je ne serais pas capable de vendre mes services.

Et là, aujourd’hui, bien en fait, c’est que j’ai trouvé les bons outils pour moi. Puis moi, j’utilise des offres de services qui sont copyrightées. Ça, c’était le bon outil pour moi. Quand tu dis qu’ils sont copyrightées, genre qui sont préfets, comment… Peux-tu m’expliquer? Ils sont écrits, oui, c’est une bonne question. Ils sont écrits comme une page de vente. Donc, on parle au client directement, on présente un petit peu c’est quoi sa problématique, c’est quoi la solution. On va utiliser des techniques de copywriting pour mettre de l’avant la solution.

Fait que, quand je fais un inventaire de la valeur, donc autant qu’on met tout à plat puis qu’on regarde qu’est-ce qu’il faut mettre de l’avant, bien après ça, je dis, voici ce qu’il faut que tu mettes de l’avant dans ton offre de service. Et là, je dis, il faut, tout le monde est libre de faire ce qu’ils veulent dans la vie. Mais ça peut être une offre de service, ça, c’est le bon outil pour moi. Mais pour quelqu’un d’autre, ça peut être de façon verbale. Pour quelqu’un d’autre, ça peut être une page de vente sur le web, ça peut être, il y a tellement des options ou des façons de vendre, c’est juste de voir de quelle façon toi, tu es plus à l’aise de le faire.

J’ai un parti pris pour les offres de service parce qu’il y a vraiment un côté, c’est écrit, c’est envoyé, c’est personnalisé, ça donne la chance de s’ajuster avec le temps puis, puis c’est ça. Mais ça dépend de l’outil, ça dépend de toi, ça dépend, tu sais, ta business doit tourner autour de toi puis pas l’inverse. Amen to that.

Puis, je me dis, est-ce que tu dirais aux gens, justement, tu sais, qui sont comme, ils sont encore dans leur mindset de je suis débutant, je suis bébé preneur, est-ce que, puis après ça, peut-être que ce n’est pas le cas, mais est-ce que la première étape, donc, si on fait la comparaison, justement, avec le copy pricing, ça serait, commence par regarder c’est quoi ta valeur actuelle, genre c’est quoi la valeur que tu amènes aux gens, pour commencer par le croire parce que tu ne prendras jamais ces actions bold là, sinon si tu ne crois pas ça, est-ce que c’est ça la première étape ou est-ce qu’il y en aurait une autre? Et si c’est la première étape, ça serait quoi la deuxième?

Bien, la première étape, ça serait prendre conscience, ensuite de ça, communiquer cette valeur-là puis de le tester avec, tu n’es pas obligé de le faire à large, mais de le tester avec un ou deux clients, de voir que ça dit oui quand même, même si tu charges plus cher. Puis les gens, ils ne passent pas de, je ne sais pas, un forfait de 1000 à 10 000 en genre trois mois, là, tu sais, tu vas le faire avec des petits pas, puis là, ça va évoluer, puis tu vas réaliser que, tu sais, ça fonctionne ou il y a des ajustements à faire, tu vas ajouter quelque chose à ton service ou tu vas retirer quelque chose à ton service, mais comme, c’est ça, je trouve qu’il faut toujours être en mode amélioration continue.

Right. Donc, écoute, la première étape quand même d’aller regarder qui on est, qu’est-ce qu’on amène, je pense que ça donne déjà ce boost-là qui est un peu nécessaire pour at least faire le premier pas. Ce premier pas-là va avoir des impacts, va, tu sais, créer des répercussions puis éventuellement, on est capable d’aller de l’avant puis prendre des grandes actions.

En terminant, tu m’as mentionné que malgré les odds, les défis multiples finalement que tu as rencontrés en même temps, d’aller all-in dans ta business, tu n’as rien laissé t’arrêter et je cite, je ne me donne jamais d’excuses. C’est un conseil à donner aux gens qui écoutent, qui traversent des périodes de doute par rapport à leur capacité d’accomplir des grandes choses, qu’ils soient débutants ou pas, parce qu’au final, clairement, aller regarder des emplois puis réfléchir à cette idée-là, ce n’est pas réservé aux débutants.

Qu’est-ce que tu leur dirais pour les aider à incarner dès maintenant la version d’eux-mêmes dont ils ont besoin sans les excuses?

Il y aurait tellement de choses que j’aurais envie de leur dire. Shoot! En fait, je leur dirais d’abord, tu es capable, OK? Fais-le. C’est sûr qu’ils… Puis là, on en parlait un peu des défis, moi, j’ai déménagé, j’ai eu des problèmes avec la maison, j’ai eu un enfant, j’ai eu… Il y a tellement de choses qui se sont passées. C’était difficile dans ma vie personnelle puis dans mon entreprise, on dirait que ça me gardait vraiment motivée de faire ces actions-là, de voir que ça avançait.

je pense qu’il faut arrêter de trouver, de regarder les autres. Il faut se concentrer sur soi, il faut foncer, il faut l’essayer puis il faut se donner la chance de se planter parce que si tu ne te plantes pas, c’est… Tu n’essayes pas, dans le fond. Je ne sais pas si tu comprends. Ça te l’air vraiment… Mais comme, il faut que tu essayes, il faut que tu le vois. Puis peu importe la façon que tu le fais, là, tu sais, moi, j’ai choisi les webinaires, j’ai choisi d’une certaine façon, mais il y a tellement des façons de faire pour que ça soit adapté à toi, à ta situation, à ce que tu veux faire.

Puis, tu sais, il y a des gens qui vivent des situations plus difficiles que la mienne puis c’est correct, vas-y à ton rythme, mais vas-y. Je pense qu’il y a… Tu sais, tu disais, par rapport à l’échec puis de ne pas être capable, mais tu veux dire, c’est la définition même de « fail forward », tu sais, de… On apprend en faisant des échecs vers l’avant. En tout cas, la traduction est un peu boboche, mais on va vers l’avant en essayant des choses puis des fois en faisant des échecs, tu sais, puis je pense que de laisser derrière l’idée « je suis une débutante, donc je ne fais pas ces actions », mais de dire « je suis débutante et je fais ces actions-là », fait en sorte que rapidement, on peut laisser plus vite, finalement, le titre de débutant parce qu’on ne l’est plus. On a déjà fait ces actions-là.

Quand on se retourne puis on regarde derrière, on voit les gens qui attendent encore sur la ligne de départ puis qui sont comme « je ne suis pas encore prête », tu sais, puis toi, tu es déjà rendu plusieurs mètres devant, mais tant que tu ne prends pas ces actions-là puis que tu ne te laisses pas être une débutante qui essaie des choses, bien, il n’y aura jamais rien qui va se passer, finalement.

Puis il y en a du monde sur la ligne de départ, puis il y en a, là, puis ils vont te regarder puis ils vont te dire « ah, elle fait ci, elle fait ça ». C’est l’élite. Ils vont te regarder puis ils sont comme « ah, l’élite ». Oui. Bien, c’est ça. Puis il y a beaucoup de gens qui disent « ah, mais tu sais, ça fonctionne pour cette personne-là, mais ça ne fonctionnera pas pour moi. Tu sais, je pourrais en parler pendant longtemps de ça. Ça me dérange parce que je me dis « tu l’as-tu essayé? Fais-le. »

Puis c’est sûr que ça ne va pas être au même niveau, là, si cette personne-là, je ne sais pas, elle a 10, 15 000 abonnés à son infolette. C’est sûr, c’est normal, mais comme cette personne-là, elle a commencé à quelque part. Oui. Puis ça commence. Il faut que tu commences puis tu vas avoir des… C’est ça, c’est d’assumer d’être petit au départ puis que c’est correct être petit. Tu sais, c’est tout.

Je ris souvent, je dis « je suis une future solubilité ». Puis genre, moi, je trouve ça très drôle de dire ça. Puis je suis comme « ça va venir un jour ». Tu sais, j’ai besoin de présentation, vous me connaissez tous. Mais comme, c’est une blague, mais honnêtement, c’est un peu le mindset que j’ai décidé d’avoir, de dire « ça va venir, mais je fais les actions pour aussi ».

Mais tu fais les actions pour puis tu traînes avec les autres personnes aussi parce que, mine de rien, je suis d’accord, je suis comme « ben oui, ça fait longtemps que j’entends ton nom se promener comme ça parce que, justement, je pense qu’il y a une question de si je reste dans mon coin parce que je ne veux pas que les gens voient mes échecs quand j’essaie des affaires, ben, tu n’as pas ce boost-là par d’autres personnes aussi.

C’est genre « ah oui, je connais Rosalie, je connais Jen qui est experte de XYZ, va la voir » ou juste en parler parce qu’on se tient avec les mêmes personnes. Être à l’extérieur puis de s’entourer des bonnes personnes aussi qui vont faire en sorte que quand toi, tu vas faire tes échecs parce que c’est une garantie, c’est une garantie que tu vas avoir, pas nécessairement un échec parce qu’il n’y a rien qui a marché, mais plus que tu t’attendais à quelque chose, finalement, ça n’a pas, c’était pas exactement ce que tu voulais ou finalement, peut-être, il n’y a rien qui est personne qui s’est inscrit, je ne sais pas, ça se peut que là, ça tombe plus dans la catégorie entre guillemets échec, mais ces choses-là vont arriver puis de t’entourer des bonnes personnes qui vont dire « it’s fine, genre lève-toi, c’est correct, je t’aime pareil ».

D’avoir ce réseau-là, toi, ça, ça, tu fais partie des choses qui t’ont aidé à persévérer? Oui, vraiment. Puis je pense que c’est la chose, on a l’impression que te connecter avec des gens, ça peut être une perte de temps. C’est la chose, je pense, qui a le plus de valeur. C’est de connecter avec des gens puis des personnes qui vont te lifter up, des personnes qui vont t’aider à dire « bon, c’est correct, moi aussi, je me suis plantée ». Comme, c’est correct, ça va t’arriver puis t’es capable, je crois en toi. Ça va tout changer, là.

Puis sinon, si tu t’entoures de personnes qui sont figées ou qui regardent le monde se planter puis qui ont comme « hum, tu sais, c’est sûr que t’auras pas envie de commencer, mais c’est ça, je suis super bien entourée mais je prends soin de mes relations aussi. Puis… »

Qu’est-ce que tu fais pour prendre soin de tes relations? Bien, je prends des nouvelles, je m’intéresse au-delà de dire… Puis tu sais, les difficultés qu’on vit, parce qu’on en vit tous ces difficultés puis on en vit dans le départ, on en vit plus tard puis je regarde pas quelqu’un en enviant, en disant « oh my God, elle, c’est plus facile pour elle ». Tu sais, je regarde en disant « hey, c’est pas facile aussi, elle a des défis aussi » puis comme je vais être là pour l’aider, tu sais.

Puis je trouve que… C’est ça, je trouve que parfois on a l’impression que c’est plus facile pour certaines personnes puis ils ont des facilités sur certains points, mais ils ont pas de facilité. Il y a de défis que nous autres, on s’imagine pas quand on regarde de la ligne de départ. effectivement. Fait que c’est comme ça que j’en prends soin, c’est en étant là, sans jugement, puis c’est ça.

Mais c’est une drôle de question parce que dans le fond, tu sais, comment prendre soin des gens, c’est la même chose que comment prendre soin des amis, mais en même temps, ça revient au… Tu sais, je me suis souvent fait te poser cette question-là où genre, tu sais, comment est-ce que tu fais pour, tu sais, networker puis tout, puis créer ces relations-là puis je suis comme… Je trouve que c’est une weird question, dans le sens où comme comment est-ce que tu fais pour faire des amis, genre, tu sais, tu commences à te poser, tu t’intéresses aux gens, tu poses des questions, tu te rappelles de leurs moments importants dans leur vie, genre, tu sais, je sais pas, ce genre de truc-là, c’est la même façon qu’on crée des amitiés puis un réseau de support en entrepreneuriat.

Écoute, je suis certaine que ça a inspiré énormément de personnes déjà parce que c’est très relatable parce qu’on vit toutes des choses comme ça. Je sais qu’il y a quelque chose que tu veux présenter, mais avant toute chose, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet, Rosalie? Rosalie.com, voyons, rosaliecôté.com, on va le dire comme il le faut, slash infolettre, donc ça, c’est une place pour aller me suivre et c’est là où je partage mes petits hauts et bas sans filtre avec des histoires un peu cocasses des fois. J’essaye en tout cas que ça soit drôle. Ensuite de ça, Instagram, je fais des stories plus, donc si tu veux venir me jaser, c’est une belle façon de connecter avec moi. Je dirais ces deux moyens-là.

j’aurais dit les mêmes parce que je veux dire qui parle encore de Facebook, anyway. Bref, toi aussi, comme je disais, tu as créé un outil pour aider les gens à créer un webinaire finalement comme tu l’as fait. Est-ce que tu pourrais nous en parler? Oui, je rappelle mon assistant au webinaire, c’est tellement simple. C’est juste que quand on se dit je veux me lancer là-dedans, tu penses à toute la quantité de choses à faire. Je suis comme, voici par étapes, quand même assez facile. J’ai même mis sur ma page de capture un petit billet comme voici ta permission de faire un webinaire. Si tu attendais une permission, vas-y, va la chercher. Je te la donne. Ça fait que c’est ça, c’est tout simplement un outil pour dire bon, ben voici les étapes, les choses à laquelle penser, comment aller chercher, des gens qui vont s’inscrire, des choses comme ça, à ma façon, à moi.

Puis voilà, ça fait que j’offre ça aux gens qui nous écoutent en ce moment. Les gens qui écoutent d’ailleurs peuvent aller trouver l’assistant webinaire au rosaliecôté.com slash assistant-webinaire. Puis si ça ne vous tente pas pantoute d’aller taper ça parce que c’est long, parce que je comprends, je veux dire, on a tout le temps de perdre ces trois secondes-là. Tu peux aller revisiter le contenu qui a été partagé durant l’entrevue dans les show notes au genevièvegaubin.com slash effronté77 parce que c’est beaucoup moins long.

Si tu avais l’entrevue aujourd’hui, tu peux partager l’épisode dans tes stories sur Instagram, tu peux me tagger. Tu me renvois Geneviève Gauvin puis tu peux tagger le compte de Rosalie. Rosalie Côté pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens dans notre discussion et j’ai super hâte de savoir qu’est-ce que tu en as pensé. Rosalie, un énorme merci d’être venu inspirer les gens pour vrai par ton courage aussi de faire les choses en grand et de croire en toi, de croire en nous aussi. Je pense que c’est important.

Merci à toi. Je me sens, il y a comme un petit checklist mental que je n’avais pas écrit dans une liste. Je suis vraiment contente d’être venue puis d’avoir pu partager ce que j’ai vécu dans la dernière année. Ça me fait plaisir d’être de faire partie de tes Alcinones maintenant. All right, guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter et affronter, la meilleure façon de le faire c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur s’abonner puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section évaluation et avis. Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

1 Commentaire

  1. Sarah

    Amen pour cet épisode!! WOW!!! Ça me parle TELLEMENT!! Merci merci merci les filles je suis en amour et gonflé à bloc!!! MERCI!

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