Effrontée

Plateau d’ambition: quand tu dépasses les modèles et bâtis à ta façon avec Alexe Martel

07/02/2023

Tu connais ce moment où tu réalises que le modèle d’affaires qu’on t’a enseigné ne te ressemble absolument pas? Ce plateau d’ambition où tu arrêtes d’imiter pour commencer à inventer? Alexe Martel l’a vécu, l’a nommé, et dans cet épisode d’Effrontée, elle t’explique comment elle a bâti une business chaotique, joyeuse et résolument imprévisible.

Autrice, formatrice et évangéliste du pricing de valeur, Alexe est connue pour le FWCC (Festival de la création de contenu), son défi brutal et son membership Joyeux Chaos. Elle a aussi signé le livre Ajoute un Zéro (disponible sur Amazon FR aussi).

Le plateau d’ambition: quand copier les autres atteint ses limites

La plupart des entrepreneures passent par une phase d’imitation. C’est normal, c’est même nécessaire au début. Alexe ne fait pas exception: elle s’est d’abord cherchée en copiant des modèles, en suivant des coachs qui lui disaient de simplifier, d’avoir trois offres, de « slacker » ses nouvelles idées.

> « Presque tous les coachs business que j’ai consultés m’ont dit d’arrêter de créer des nouveaux projets, de faire quelque chose de plus minimaliste. Et moi, j’ai un gros trouble d’opposition. Fait que j’étais tout le temps en espèce d’opposition à ça. »

Ce plateau d’ambition, c’est le moment où tu réalises que tu es en train de bâtir l’entreprise de quelqu’un d’autre. Et cette prise de conscience peut arriver après avoir généré 100 000 $: faire de l’argent avec un modèle qui ne te ressemble pas, c’est finalement pire, parce que tu peux plus facilement t’arrêter.

La confiance pour te faire confiance, pour créer quelque chose qui te ressemble plutôt que de répliquer le modèle d’une autre, ça se bâtit lentement. Souvent par l’expérimentation, par les erreurs, par la permission que tu te donnes de tester des choses qui ne sont pas dans le manuel.

Jardin français vs jardin anglais: deux visions du plateau d’ambition

Alexe utilise une métaphore qui dit tout. La majorité des business en ligne sont construites comme des jardins français: symétriques, mesurés, avec un parcours client linéaire prévu d’avance. La cliente découvre le freebie, achète la petite offre, ensuite la grande. Tout est organisé au cordeau.

> « Moi, comme personne, je me comporte pas du tout comme ça. Il y a quelques mois, j’ai acheté une retraite à genre quelques milliers de dollars chez quelqu’un dont j’avais juste acheté des produits en bas de 100 piastres. Le saut n’est pas logique. »

Son plateau d’ambition à elle, c’est d’avoir eu le courage de choisir le jardin anglais: sinueux, naturel, imprévisible. Une multitude d’offres à une multitude de prix, adressées à une multitude de personnes, mais que tout ça soit cohérent parce que l’identité des gens qu’elle attire est cohérente.

C’est sa niche, finalement: pas le copywriting ou le pricing, mais une clientèle curieuse, chaotique, exploratrice, qui la suit peu importe le sujet parce qu’elle se reconnaît dans sa façon d’être. Cette clarté-là n’arrive pas le premier jour. Elle arrive après avoir osé, testé, puis observé qui reste.

TDAH et plateau d’ambition: comment Alexe a bâti autour de son cerveau

Le TDAH d’Alexe n’est pas une anecdote dans sa business. C’est une donnée structurante. Elle explique le concept d’interest-based nervous system: le système nerveux des personnes TDAH est plus difficile à stimuler. Sans intérêt profond, générer de la motivation devient épuisant.

Ce qu’elle a fait avec son membership Joyeux Chaos est un bon exemple de plateau d’ambition appliqué. Elle a regardé tous les éléments standards des memberships qui ne lui convenaient pas:

  • Les horaires fixes, qu’elle n’arrive pas à tenir sans que ça devienne une obligation qui l’épuise
  • La vidéo en live, qui nécessite d’être habillée, coiffée, présentable
  • Les groupes Facebook, qu’elle a remplacés par Discord, entièrement automatisé
  • Le contenu mensuel complexe à produire, incompatible avec ses cycles d’énergie en sprints

> « Moi, mes moments dans Joyeux Chaos, je suis en pyjama, complètement évachée dans ma chaise, puis je parle. C’est audio seulement. J’ai trouvé une solution pour faire un podcast privé. »

Elle a déconstruit chaque contrainte pour en questionner la raison d’être. Pourquoi un membership doit-il être constant? Pourquoi en vidéo? Parce que personne n’a réussi à automatiser autrement. Dès qu’elle a trouvé une meilleure réponse, elle l’a adoptée. C’est ça, atteindre son propre plateau d’ambition: refuser les defaults, créer ses propres règles.

Le hasard, les privilèges et le plateau d’ambition financier

La conversation dévie vers un terrain moins fréquenté dans les podcasts business: la part de chance dans le succès.

> « Je suis convaincue qu’une grosse partie de mon succès, c’est de la chance et je l’assume. Il y a des gens que j’ai croisés sur mon chemin qui m’ont donné des opportunités au bon moment. Je les ai saisies. Mais si je n’avais pas croisé ces personnes-là, je n’aurais pas le niveau de succès que j’ai aujourd’hui. »

Ce n’est pas une position modeste pour faire semblant. C’est une posture réfléchie, qui a des conséquences pratiques: financer de la recherche, donner de la visibilité à d’autres via le FWCC, créer des opportunités pour des gens qui en ont moins. Parce que si le succès est partiellement hasardeux, il mérite d’être redistribué.

Alexe parle aussi du test du marshmallow et de ce qu’on a découvert en révisant la méthodologie: les enfants qui mangent la guimauve immédiatement viennent souvent de milieux défavorisés. La delayed gratification, ce n’est pas une compétence innée. C’est une compétence que la sécurité financière permet de développer.

> « Je n’avais jamais expérimenté un sentiment de sécurité financière. Un sentiment de: j’ai de l’argent pour les prochains mois, un coussin de sécurité, et la croyance que je suis capable d’en faire encore plus. Cette sécurité-là, c’est une grosse partie de la capacité que j’ai maintenant à faire des gros investissements risqués. »

La richesse au-delà du plateau d’ambition financier

Quand Gen lui demande ce à quoi ressemble sa richesse, Alexe ne commence pas par les chiffres. Elle commence par le temps.

> « Le temps avec rien. Le fait de juste prendre un bain par jour. Ce qui a permis à Joyeux Chaos d’exister, c’est que j’ai eu l’idée et mon horaire était à moitié vide. Ça fait l’espace pour exécuter l’élan créatif quand il arrive. »

Deuxième richesse: le besoin de cognition. Une motivation tellement forte dans son profil que l’évaluatrice lui a dit que ce n’était plus une motivation, c’était un besoin viscéral. Apprendre, tout le temps, peu importe le sujet. Des gros livres sur l’Égypte ancienne. Des conversations nuancées avec des gens intelligents. Ce sont ça, les métriques de richesse qui ont de l’importance pour elle.

Et le plus grand défi de croissance? Arrêter d’avoir peur. La peur du manque, la peur que la dernière bonne idée soit vraiment la dernière, la peur de ne pas répliquer le succès. Cette peur-là, elle ne disparaît pas juste parce que t’as atteint un certain niveau de revenus. Elle se travaille activement.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment savoir si on a atteint un plateau d’ambition dans sa business? Le signal principal, c’est l’inconfort persistant avec ton modèle d’affaires alors qu’il « fonctionne » techniquement. Tu génères des revenus, mais tu n’as pas envie de continuer à vendre ce que tu vends, de la façon dont tu le vends. Si tu as l’impression de faire tourner la business de quelqu’un d’autre, c’est souvent là. Le plateau d’ambition, c’est le moment de te demander: à quoi ressemblerait mon jardin anglais à moi?

Est-ce que le TDAH peut être un avantage en entrepreneuriat? Alexe dirait que oui, à condition de construire autour de son cerveau plutôt que contre lui. L’interest-based nervous system peut générer une créativité et une énergie extraordinaires quand les conditions sont bonnes. Les sprints intenses suivis de repos, les MVPs plutôt que les projets parfaits, l’automatisation de tout ce qui demande une intervention manuelle. C’est un design intentionnel, pas un hasard.

Comment réconcilier ambition et sentiment de chance? Ces deux choses ne se contredisent pas. Reconnaître la chance dans son succès, les privilèges et les opportunités qu’on a eus, ça n’enlève rien à l’effort fourni. Ça ajoute une couche de responsabilité: redistribuer ces chances, créer des opportunités pour d’autres, ne pas utiliser son propre succès comme preuve que tout le monde peut y arriver dans les mêmes conditions.

Mes prochaines étapes

Si cette conversation t’a allumé quelque chose, c’est souvent le bon signe que ton plateau d’ambition est là, juste en dessous. Pour continuer à explorer ce sujet, joins-toi à mon Speakeasy: ma communauté VIP par courriel qui reçoit du contenu encore plus uncensored chaque semaine. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour creuser les thèmes abordés dans cet épisode, va écouter l’épisode 27 sur mes 6 prises de conscience sur l’abondance et l’ambition et l’épisode 9 sur les 4 changements dans ma business depuis que j’ai atteint les 7 chiffres.

Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.

Un peu plus sur Alexe Martel

Autrice, formatrice, adoratrice des grues 🏗, faiseuse — et goûteuse! — de shots d’espresso et plus encore, Alexe Martel est surtout connue pour évangéliser les entrepreneurs au pricing de valeur… et pour sa maîtrise de l’art de la persuasion.

Son talent principal? Avoir des idées savoureuses et surprenantes à répétition.

Tu as peut-être entendu parler du FWCC (son Festival de la création de contenu), du défi brutal ou de son membership paresseux, Joyeux chaos.

Le moteur de sa business, c’est son bain : tout doit être maximisé pour permettre d’y passer le plus de temps possible. Après tout, c’est là que naissent la plupart de ses « idées de génie »!

Si tu cherches un modèle d’entrepreneuse TDAH et joyeusement chaotique qui a quand même su passer par-dessus sa procrastination pour accomplir de belles et grandes choses, tu vas adorer Alexe.

Show notes

Format: Entrevue avec Alexe Martel Durée: 53 minutes

Sujets abordés:

  • Le parcours entrepreneurial accidentel d’Alexe Martel
  • Le modèle d’affaires en jardin anglais vs jardin français
  • TDAH et entrepreneuriat: comment bâtir autour de son cerveau
  • La création du membership Joyeux Chaos
  • Le hasard, les privilèges et la chance dans le succès
  • La delayed gratification et la sécurité financière
  • Les vrais métriques de richesse (temps, cognition)
  • La peur de ne pas répliquer le succès

Liens & ressources:

  • Livre Ajoute un Zéro par Alexandra Martel:

– Amazon CA: Ajoute un Zéro (lien affilié) – Amazon FR: Ajoute un Zéro (lien affilié)

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 8. Aujourd’hui, on parle d’atteindre un plateau d’ambition et de bâtir une business imprévisible avec Alexe Martel.

Alexe Martel qui a été plusieurs fois sur mon autre podcast Les Vrais Affaires, mais aujourd’hui, je te la présente. Autrice, formatrice, adoratrice de grues, faiseuse et goûteuse de shots d’espresso et plus encore. Alexe Martel est surtout connue pour évangéliser les entrepreneurs au pricing de valeur et pour sa maîtrise de l’art de la persuasion. T’as peut-être entendu parler du FWCC, son festival de la création de contenu, du défi brutal ou de son membership Joyeux Chaos. Si tu cherches un modèle d’entrepreneur atypique et joyeusement chaotique qui a quand même su passer par-dessus sa procrastination pour accomplir de belles et grandes choses, tu vas adorer Alexe.

T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand.

Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Alexe, comment ça va? Ça va bien. Toi? Oui, je te passerais d’une entrevue. Je me dis que l’intro de genre « Qui est Alexe? » a déjà été fait dans mon intro, fait qu’il n’y a pas le temps de niaiser. De toute façon, c’est pas la première fois qu’on se jase sur un de mes podcasts. Non, on a discuté sur Les Vrais Affaires de comment mieux écrire pour vendre, de comment fixer le prix d’une formation.

Mais là, aujourd’hui, je veux qu’on aille explorer un petit peu plus ta vision de l’entrepreneuriat, de comment toi, tu vois ton succès aussi. Parce que j’ai pour mon dire qu’on n’a pas toute la même vision de qu’est-ce que c’est le succès, puis comment est-ce que ça se développe, puis comment est-ce qu’on voit la croissance. Puis une des choses que j’admire chez toi, c’est ta capacité à créer ton modèle, à utiliser ta créativité qui est vraiment sans fin pour des nouveaux projets, des nouvelles méthodes, tester des choses qui t’intéressent, puis avoir du succès anyway, somehow.

Au lieu de voir aussi ton TDAH comme une faiblesse, toi aussi, tu bâtis autour sans vraiment t’excuser. Ça fait que ça crée un modèle qui supporte non seulement tes objectifs, qu’on va explorer, mais aussi comment tu penses, comment tu crées, qui est complètement unique à toi. Donc, c’est pour ça que je voulais qu’on jase aujourd’hui.

La première question: est-ce que, quand tu t’es lancée en entrepreneuriat, tu voyais les choses de la même façon? Est-ce que tu étais autant à l’aise avec ton modèle d’affaires que tu l’es aujourd’hui? Pas du tout. Définitivement pas. Moi, je dis souvent que je suis une entrepreneuse accidentelle, fait que déjà, ça part pas bien. C’était pas genre… j’avais un plan.

Pour vrai, littéralement, by the way, je suis aussi un bébé accident, fait que deux accidents. Mais pour vrai, j’ai beaucoup d’amis qui ont à peu près le même parcours entrepreneurial, c’est-à-dire j’étais sur le marché du travail, ma vie était horrible, je détestais ma vie, et j’ai décidé de faire le saut en entrepreneuriat pour changer mon existence. Le classique. Moi, c’était plus, salut, je ne veux plus devenir avocate, je ne sais pas ce que je veux faire dans la vie, mais je sais faire des sites web, donc mon sideline, c’est des sites web.

Puis là, je découvre la pub Facebook, puis là, je découvre les landing pages, puis là, je découvre le copywriting, puis là, je suis comme, damn, je suis bonne là-dedans. Hé, peut-être que ça pourrait être ça, mon sideline. Se met à écrire des trucs en copie. Puis là, tranquillement, pas vite, ce qui était le sideline, se mettait à grossir, grossir, grossir, puis là, j’étais là, man, je pourrais peut-être faire de l’argent avec ça, hein, peut-être que je pourrais lâcher l’université.

Fait que tout s’est fait vraiment comme un peu déboulé, tu sais, comme ça. Puis ça fait que je n’étais pas équipée, moi, pour être entrepreneur. Je ne me suis pas dit, OK, voici ce que je veux faire. C’était comme, écoute, je découvre ça, ça marche, je découvre ça, ça marche. Je pourrais me partir un blog, je vais l’appeler les mots pour vendre. Finalement, ça n’a jamais vraiment été un blog parce que discipline, hein, TDAH. Mais c’était vraiment accidentel.

Puis pour cette raison-là, je n’avais aucun modèle, je me comparais beaucoup au monde du salariat. Quand j’ai commencé, je me demandais 22 piastres de l’heure, by the way, pour intégrer des pubs Facebook. Ce qui est comme, je suis un peu terrifiée, là, en te disant ça. Faut-il que t’ajoutes un zéro? Non, non, mais c’est ça, au secours.

Au début, j’essayais de m’inspirer de modèles. J’ai déjà avoué que j’enviais Olivier Lambert. Je lisais son blog, je me disais, j’écris aussi bien que ce gars-là, il y a un an de plus que moi. Qu’est-ce que t’enviais d’Olivier? Je le suivais depuis qu’il faisait un blog pendant ses études en communication, puis je regardais ce gars-là. Je me disais, man, il est pas plus intelligent que moi. Pourquoi lui, il est en train de faire ça? Puis moi, je suis en train d’essayer de rentrer dans un marché du travail où je me sens tout le temps inadéquate. Peut-être que moi aussi, je pourrais le faire.

Au début, j’imitais, j’avais des modèles, je me faisais beaucoup dire quoi faire aussi. Je cherchais des certitudes. Qu’est-ce qui va vraiment fonctionner? Je pense que ça prend beaucoup de confiance pour te faire confiance, puis créer quelque chose qui te ressemble, puis pas répliquer le modèle d’affaire de quelqu’un d’autre.

Comment est-ce que toi, t’as bâti le tien, au final? Parce qu’en copiant, j’imagine que t’as appris, mais c’est quoi ton modèle d’affaires pour les gens qui te connaissent pas? Au début, je faisais vraiment plus des mandats de rédaction. Puis là, quand j’ai vu les formations en ligne exister autour de moi, je me suis dit, tu sais, je suis une bonne vulgarisatrice, j’aime ça expliquer des choses, j’aime parler. J’ai fait du club de débat à l’université, je communique bien, j’ai envie d’enseigner. Fait que là, j’ai lancé ma première formation.

Mais moi, presque tous les coachs business que j’ai consultés m’ont dit de slacker, d’arrêter de créer des nouveaux projets, de faire quelque chose de plus minimaliste. Me parler de la fameuse histoire qu’il faut que t’aies trois offres, tu sais, la petite, la moyenne, la grande. Ça, on me l’a souvent dit, puis j’ai un gros trouble d’opposition. Fait que moi, j’étais tout le temps en espèce d’opposition à ça. Je me disais, ouais, je comprends la logique, mais ça me tente tellement pas.

Mais ça a été long avant que je l’assume. Parce qu’en ce moment, mon modèle d’affaires est vraiment messi, à mon image. C’est-à-dire que j’ai une formation à coût plus élevé, j’ai une certification à coût très, très élevé. Puis sinon, j’ai une panoplie de petits programmes qui se complètent. J’arrête pas de lancer des nouveaux ateliers. Au moment où on se parle, je viens de donner un atelier hier sur l’EI, parce que ça me tentait. J’aime ça, l’EI. Ça fait, tu vois.

Fait que moi, d’écouter cette espèce d’élan-là, tous les projets gratuits aussi que je lance, puis que les gens étaient comme, pourquoi tu mets autant de temps et d’énergie là-dedans? Tu feras jamais d’argent avec ça. Oui.

Qu’est-ce que t’aimais pas des autres modèles d’affaires? J’ai fait une comparaison dans mon infolettre il y a quelques mois, où je disais, la plupart des business que je vois autour de moi, ils sont construits comme des jardins français. Tu sais, quand tu connais les jardins, les jardins français, c’est des jardins qui sont super symétriques. Tout a l’air mesuré. T’as un arbuste d’un côté, tu vas avoir le même arbuste de l’autre côté. Tout est beau, symétrique. Il y a une fontaine, des topières. Tout est comme organisé au corps de tour.

Puis pour moi, tu vois, la plupart des entreprises de business en ligne sont un peu conçues comme un jardin français. C’est-à-dire que c’est organisé. Tu veux faire rentrer ton client dans un parcours client que tu t’imagines linéaire. La personne me découvre avec mon truc gratuit, elle achète telle affaire, elle achète telle affaire.

Mais moi, comme personne, je me comporte pas du tout comme ça. Il y a quelques mois, j’ai acheté une retraite à genre quelques milliers de dollars, puis je suis allée en Angleterre à la retraite de quelqu’un de qui j’avais juste acheté des produits en bas de 100 piastres. Tu vois, le saut n’est pas logique. Fait que moi, je me comporte vraiment pas comme ça. Je suis une exploratrice, je suis une découvreuse.

J’avais envie de me construire une business comme ça, plus comme un jardin anglais. Tu sais, les jardins anglais, ils sont sinueux, ils sont naturels. Tu prends un virage, tu sais jamais vraiment où ça va t’amener. C’est pas prévisible. Et c’est ça que j’ai envie de faire. J’ai envie que ma business soit une multitude d’offres à une multitude de prix adressés à une multitude de personnes, mais que tout ça soit cohérent à cause de l’identité des gens que j’attire autour de moi.

Est-ce que c’est une des façons que t’as trouvées pour intégrer et avoir une meilleure relation avec ton TDAH dans ta business? Définitivement. Parce que quand t’as un TDAH, en anglais, ils parlent souvent d’un interest-based nervous system. C’est-à-dire que ton système nerveux, il est vraiment plus difficile à stimuler que la moyenne. Quand tu n’es pas dans un de tes intérêts, c’est vraiment difficile d’aller générer de la motivation.

Fait que le fait de m’autoriser à créer des choses différentes, souvent, mais que ce soit simple, parce que les gens qui me connaissent, ils savent que je fais tout le temps des MVPs. Moi, je suis très, je lance un truc qui est imparfait, on s’entend. MVP étant minimum viable product. Le strict minimum que je peux faire pour vendre ça, puis que j’ai du fun du début à la fin.

À un moment donné, j’ai tout fait dans ma niche. Quand j’ai ajouté le pricing, j’avais super peur de parler de pricing. Je me disais, mon Dieu, les gens ne suivront pas. Moi, mon nom, c’est un nom que je me suis fait en parlant de copywriting. J’avais tellement intégré cette idée-là que mon identité de marque, c’était ma niche, le copywriting, que je me disais, mon Dieu, ça ne marchera pas, je vais mêler le monde. Finalement, ça a super bien fonctionné.

Mais tu vois, malgré ça, jusqu’à il y a quelques mois, je m’empêchais encore de sortir de ces deux sujets-là. Je me disais, si je sors de la rédaction persuasive ou du pricing, je sors de ma niche, et je vais me tirer dans le pied. C’était ça, ma croyance. Pourquoi tu penses que les gens suivent?

Parce que ma niche, c’est ça que j’ai découvert, c’est pas un sujet. J’attire autour de moi des gens créatifs, explorateurs, chaotiques, un peu comme moi, qui sont hyper curieux, qui ont beaucoup de curiosité intellectuelle, parce que je cite beaucoup de sources scientifiques, qui ont un petit côté joie enfantin avec le FWCC, les thèmes, tout ça, que j’aime intégrer dans ma business. Fait que ça, cette espèce d’identité-là de personne procrastinatrice, chaotique, mais qui est tellement profondément curieuse, profondément enjouée, qui aime apprendre, c’est ça ma clientèle cible. Fait que je leur parle d’intelligence artificielle ou que je leur parle de pricing ou que je leur parle de viens créer une gratuité avec moi, tant que c’est original, puis qu’ils apprennent quelque chose, ils trippent.

Bien, justement, tu as un membership appelé Joyeux Chaos, où les gens s’inscrivent sans vraiment savoir à quoi s’attendre à chaque mois. Avant toute chose, comment est-ce que tu en es arrivée à créer un produit qui est autant imprévisible?

Bien, en fait, ça fait longtemps que je veux créer un membership pour la prévisibilité des revenus. Ça, ça me tourne la tête. Je me dis, hey, j’aurais un montant d’argent récurrent qui arrive tout le temps. Mais tous les memberships que je voyais autour de moi étaient rigides, puis plein de conditions qui faisaient qu’avec mon TDAH, je ne me voyais pas faire ça.

Par exemple, souvent, il y a un horaire à respecter. Genre, je vais me brancher chaque jour à telle heure. Et moi, respecter un horaire, ça me demande beaucoup d’énergie. Je viens de mettre fin, justement, aux clinics sans rendez-vous que je faisais dans ma formation principale, parce que pendant trois ans, je l’ai fait. Deux fois par mois, je me branchais, je commentais les textes de mes étudiants. Même si c’était juste deux fois par mois, c’est devenu too much. J’étais tannée d’avoir quelque chose de prédécidé dans mon horaire, tout le temps qui est obligatoire, ça devient une obligation.

Deuxièmement, je ne voulais pas non plus que ça m’oblige à créer toujours du nouveau contenu qui demande beaucoup d’énergie. Parce que moi, mon énergie, elle est variable. Je fais des sprints, puis après, j’ai besoin de beaucoup de repos. Après un sprint, je deviens une espèce de larve. J’ai deux modes: on ou off. Il n’y a pas de juste milieu. Je comprends ça.

Fait que là, quand tu es on ou off, un membership où tu dois créer tout le temps quelque chose de complexe à chaque mois, ça ne faisait aucun sens pour moi. Je ne voulais pas non plus qu’il y ait des choses que je dois faire manuellement. Dans le sens, tu sais, tu gères un groupe Facebook, tu réponds aux questions des gens. Tout ce qui nécessite une intervention, il fallait que tout soit automatisé. Parce que si ce n’est pas automatisé, je vais vouloir me fesser.

Et finalement, les zooms, c’est vraiment fatiguant pour moi parce qu’il faut que mes cheveux soient secs, il faut que je sois habillée. Tu te sens observée, genre en zoom. Il faut que tu regardes la caméra. Moi, quand je fais mes moments dans Joyeux Chaos, je suis en pyjama, je suis genre tout couettée. Des fois, je suis complètement évachée dans ma chaise, puis je parle. Puis c’est, en fait, audio seulement.

Et ça, c’est l’autre solution que j’ai trouvée. En fait, je suis allée checker toutes les contraintes que je n’aimais pas des memberships autour de moi, puis je me suis demandé pourquoi elles existent. Qu’est-ce qui fait que quelqu’un a décidé qu’un membership, c’est obligé d’être constant? Moi, mes gens, ils n’aiment pas ça, la constance, de toute façon. Qu’est-ce qui fait que dans les memberships, les gens font ça vidéo? Bien, c’est parce qu’ils n’ont pas réussi à automatiser un podcast privé. J’ai trouvé une solution pour faire un podcast privé. Hello Audio, pour les gens qui nous écoutent. Qu’est-ce qui fait que les gens font des groupes Facebook? Bien, parce qu’ils ne connaissent pas Discord. Moi, ils sont déjà venus à Discord avec le FWCC. Ils vont venir sur Discord. En plus, Discord, tu peux tout automatiser. Les gens reçoivent leur invitation, ils perdent leur accès automatiquement quand ils arrêtent de payer.

À quoi est-ce qu’elle ressemble ta richesse? À quoi ressemblent tes objectifs effrontés? Pour moi, le plus important, c’est le temps. Ajoute un zéro. Oui, ajoute un zéro à ton salaire, mais même, ajoute un zéro à ton temps. J’ai un TDAH. Mon TDAH teinte beaucoup ma vie de multiples façons, mais entre autres, ça fait que je suis beaucoup plus efficace quand j’ai de l’espace pour écouter mes élans créatifs. Puis, s’il n’y a pas d’espace, quand l’élan arrive, je ne peux pas l’exécuter tout de suite parce que là, mon horaire est plein.

Ce qui a permis à Joyeux Chaos d’exister, c’est que j’ai eu l’idée et mon horaire était à moitié vide. Le fait qu’il soit à moitié vide permet d’occuper cet espace-là. Pour moi, le temps, avoir le temps de juste prendre un bain par jour, t’imagines-tu à quel point c’est précieux? Vraiment, c’est ça. Première richesse, c’est le temps.

Deuxième richesse, je te dirais, pour moi, c’est le besoin de cognition. Moi, la plus forte motivation dans mon profil, c’était le besoin de cognition. La personne qui m’a évaluée, elle m’a dit, écoute, rendu là, ce n’est plus une motivation, c’est un besoin viscéral. Je suis quelqu’un de vraiment curieuse, je suis tout le temps en train d’apprendre quelque chose de nouveau. Mes amis le savent, en ce moment, je viens de finir un livre de 18 heures sur l’Égypte ancienne. J’ai besoin d’apprendre.

Puis pour moi, une grosse richesse que l’entrepreneuriat a créée dans ma vie, c’est que j’ai tellement d’humains intelligents autour de moi avec qui parler. Des grosses conversations complexes, nuancées, que des fois, on n’est pas d’accord. Hé, ça, pour une Alexe Martel, c’est vraiment de la richesse.

C’est quoi ton plus gros défi de croissance actuellement? Arrêter d’avoir peur. Récemment, je lisais sur le principe de la delayed gratification, tu sais, l’idée que les gens qui sont capables de retarder la gratification d’une action, ils ont plus de succès. Ça, ils ont prouvé ça avec le test du marshmallow chez les enfants.

Mais là, ils viennent d’essayer de répliquer l’étude, puis ils se sont rendus compte que les enfants qui mangent tout de suite la guimauve, ils viennent d’un milieu socio-économique plus difficile. La raison pour laquelle ils mangent la guimauve, c’est que quand tu grandis dans un milieu socio-économique plus difficile, tu ne sais jamais si la guimauve va être encore là.

De quoi que j’expérimente beaucoup, qui a beaucoup changé dans ma vie avec ma business, c’est que je n’avais jamais expérimenté un sentiment de sécurité financière. Un sentiment de j’ai de l’argent pour les prochains mois, j’ai un coussin de sécurité et j’ai même la croyance que je suis capable d’en faire encore plus. J’ai la croyance que le mois prochain, si quelque chose va mal, j’ai tellement de compétences, j’ai tellement une belle identité de marque, je serais capable de vendre quelque chose pour m’en sortir.

Puis, je pense que cette sécurité-là, c’est une grosse partie de la capacité que j’ai maintenant à faire des gros investissements risqués. Financer une étude scientifique, etc. Je suis encore en train de travailler à renforcer ce sentiment de sécurité-là parce que je me rends compte que je m’empêche d’investir et de faire des moves parce que j’ai cette espèce de difficulté à attendre la deuxième guimauve. J’ai peur qu’elle disparaisse. J’ai peur du manque.

Ça fait que c’est drôle parce que, écoute, juste avant cette entrevue, j’enregistrais l’épisode 9, où j’expliquais qu’en décembre dernier, j’ai atteint une entreprise qui a généré dans les sept chiffres en 2022. Puis des émotions que ça me faisait vivre. Il y a justement cette fameuse pression, tu fais comme, est-ce que je vais être capable de maintenir ça?

Il y a la pression d’être adulte et responsable. Tu as créé quelque chose, tu ne peux pas le laisser aller. Il y a des gens qui travaillent avec toi en orbite. Il y a comme une pression de maintenir ces revenus-là. Ce n’est pas juste des émotions positives, l’argent, puis on le sait parce que c’est pour les gens qui sont mauvais, mais on ne voit pas nécessairement les émotions, l’espèce de peur qui vient avec faire beaucoup d’argent.

Non, non, c’est clair, c’est dur d’avoir la confiance d’être comme, oui, oui, je suis capable de refaire ça mois après mois, année après année. Puis je te dirais, ce n’est pas juste l’argent, même les idées. Moi, j’ai longtemps eu peur, à toutes les fois que je faisais un stunt, genre mon défi brutal, mon FWCC, à toutes les fois, puis là, les gens étaient comme, va chier Alexe, j’aimerais ça avoir tes idées. Je me disais, d’un coup, c’est la dernière.

Puis ça, c’est une croyance que j’ai défaite cette année. Genre là, je suis vraiment dans une énergie d’abondance d’idées. Je me dis, écoute, j’en ai tellement, quand même, j’en aurais pas pendant six mois, ça serait pas la fin du monde. J’en ai pour les prochaines années déjà.

Je suis convaincue qu’une grosse partie de mon succès, c’est de la chance et je l’assume. Je n’ai pas de peine à dire qu’une grande partie de mon succès, c’est de la chance. Puis en acceptant le fait qu’une partie du succès est hasardeux, random, que tu n’as pas de contrôle sur toutes les variables, ce que ça fait, c’est que je n’ai comme pas le goût d’aller dire à quelqu’un « Regarde comment je suis hot, je fais tel montant d’argent ».

Je pense qu’il faut être un peu arrogant pour penser qu’on a du contrôle sur tout puis que notre seul talent, notre compétence, notre capacité à saisir les opportunités, ça suffit. Encore faut-il que les opportunités soient là pour qu’on puisse les saisir. Puis en acceptant le fait qu’il y a de la chance, ça te donne une responsabilité de redonner des chances à d’autres. Alors que si tu n’en es pas conscient, tu peux facilement t’aveugler et te dire « Moi, j’ai réussi. Les gens qui ne réussissent pas, c’est de leur faute. » Si tu accordes tout ton succès au seul effort. Pour moi, la chance, ce n’est pas une question de diminuer l’effort que je mets, ce n’est pas une question de dire que je ne suis pas talentueuse et que je ne mérite pas ce que j’ai fait, mais c’est d’admettre que j’ai eu des opportunités.

Puis c’est ça, en fait, qui me motive à redonner des opportunités à d’autres. Donner de la visibilité aux gens à travers le FWCC, financer de la recherche, etc. Cette chance-là mérite d’être redistribuée.

Pourquoi tu penses que ce n’est pas tout le monde qui peut être millionnaire? Ce n’est pas tout le monde qui veut, déjà en partant. Ah oui! Non, non. Le « veut », c’est un autre dossier. Mais je pense aussi que ce n’est pas tout le monde qui peut, pour vrai. Je pense que ce n’est pas tout le monde qui peut parce que, justement, il y a des gens qui sont dans des situations particulièrement difficiles, pour qui juste terminer leur diplôme de secondaire 5 comme ma mère, c’est déjà un effort.

Moi, j’allais à l’école primaire, puis ma mère et moi, on allait à l’école en même temps. Ma mère n’avait pas fini son secondaire, elle me prenait par la main, elle me laissait à l’école, elle retournait à l’école des adultes. Moi, j’ai vu ma tante handicapée être sur le bien-être social. J’ai une perspective de la vie qui fait que je sais qu’il y a des gens qui partent avec des estides gros désavantages. Ces gens-là qui ont ces immenses obstacles-là, pour eux, un succès, ça peut être vraiment plus petit monétairement que ce qu’une personne comme moi va obtenir.

Puis là, tu mets le doigt sur quelque chose, je pense que la plus grosse difficulté quand tu acceptes qu’il y a de la chance puis qu’on n’a pas de contrôle sur tout, c’est de trouver l’équilibre entre être empowered, avoir de l’agency, sentir que tu as du contrôle sur ta vie, mais accepter que ce n’est pas vrai que tu as du contrôle sur tout parce qu’il y a des choses systémiques autour de toi sur lesquelles tu n’as pas de contrôle. Puis ces deux choses-là peuvent être vraies en même temps.

Et c’est pour ça aussi qu’il faut avoir d’autres métriques de succès, avoir ta métrique de temps, avoir ta métrique de qualité de vie. Parce qu’ultimement, je pense pas que c’est l’argent qui nous permet de continuer. Parce que si tout ce qu’on voulait, c’était faire de l’argent, là, tu t’en ramasserais bien gros avec Ka-Ching, tu le placerais puis tu irais faire autre chose.

Parlant de Ka-Ching, cette année, tu reviens pour une quatrième fois. En 2020, tu as parlé de rédaction persuasive. En 2021, tu as parlé de pricing de valeur. L’an passé, tu as parlé d’architecture du choix, donc pour amener les gens à prendre la décision que nous, on veut. Cette année, tu vas parler de créer des gratuités que les gens veulent vraiment avoir. C’est quoi la ligne directrice de toutes ces choses-là?

C’est Alexe. C’est Alexe. Non, mais je pense que c’est plus, dans mon cas, c’est vraiment mon style d’enseignement qui fait que les gens y reviennent. C’est parce que c’est scientifique. J’ai des sources, c’est documenté, c’est drôle, c’est le fun. J’ai un TDAH, puis je dis souvent qu’avoir un TDAH, c’est le meilleur moyen d’être un bon prof parce que tu t’es tellement emmerdée à l’école que tu sais quoi ne pas faire.

La magie, le plaisir, te donner la permission de le faire à ta façon. Moi, quand j’enseigne à faire créer une gratuité, je ne te dirai pas voici comment faire la meilleure gratuité. Je vais te dire, tu vas être un peu inconfortable parce que mon but, c’est tout le temps de donner des outils aux gens pour qu’ils arrivent avec leurs propres idées, leurs propres affaires.

Mon jardin anglais, il est jouissif pour moi. Il est exceptionnel. C’est parfait. C’est exactement de ça que j’ai besoin. Mais toi, tu es minimaliste. Tu mourrais dans mon entreprise. Et je vois tellement de gens bâtir l’entreprise de quelqu’un d’autre puis se retrouver pognés avec. Genre, j’ai pris tel coach, il m’a montré à faire ça, ça fonctionne de telle façon. Mais là, je fais 100 000 piastres. Je sens que je ne peux plus arrêter parce que j’ai fait 100 000 piastres. Ça marche. Je n’aime pas ça. C’est ce que je fais. Parce que tu n’as pas créé ton entreprise. Tu as dupliqué l’entreprise d’une autre personne dans un autre domaine.

Puis moi, j’essaie de créer des formations où tu dois faire preuve de jugement. Tu dois faire preuve d’agentivité. Tu dois arriver à tes propres conclusions, à ta façon. Ça rend certaines personnes inconfortables, mais je pense que le résultat est beaucoup plus aligné avec toi, ce que tu veux, puis pas avec ce qu’Alexe Martel veut.

J’ai super hâte au prochain dévoilement du prochain mystère. C’est tout ce que j’avais pour toi, Alexe, aujourd’hui. Ma dernière question, c’est tout simplement où est-ce qu’on te trouve sur Internet?

Au www.lesmotspourvendre.com. Si t’es une personne créative et chaotique, tu peux venir nous rejoindre dans Joyeux Chaos. Il se passe plein d’affaires vraiment bizarres dans notre membership et c’est joyeux.

Écoute, merci Alexe pour ces liens-là. En rappel, on a parlé de l’expérience Ka-Ching, donc les inscriptions pour l’expérience Ka-Ching sont présentement en cours. C’est sept jours pour booster ta business avec les stratégies gratuites de 16 formateurs. Du 13 au 19 février, tu vas recevoir deux nouvelles stratégies par jour avec des stratégies concrètes à appliquer tout de suite puis qui ne vont pas te coûter un sou. On va parler d’Instagram, de gratuité, de mindset, de list building, de page de vente et évidemment, bien plus avec des formateurs qui vont t’offrir la semaine suivante la possibilité d’acheter à 96% de rabais leur formation complète à travers le bundle de Ka-Ching pour la quatrième année.

Pour profiter de leur expertise gratos comme avant-goût, tu peux t’inscrire dès maintenant au Ka-Ching.ca. Ça commence le 13 février. Puis, si tu veux revisiter du contenu qu’Alexe a partagé, bien, tu peux cliquer sur des liens qu’elle a mentionnés, par exemple, son membership, comme on avait mentionné, tu peux retrouver tout ça dans les notes de l’épisode d’aujourd’hui au genevievegauvin.com slash effrontée-8.

Si tu as aimé l’entrevue avec Alexe, partage l’entrevue dans tes stories, why not? Puis tag moi, @_genevievegauvin, puis tag Alexe pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de toute cette discussion. J’ai super hâte de savoir qu’est-ce que tu en as pensé.

Alexe, un énorme merci d’être ma deuxième entrevue pour le nouveau podcast Effrontée. Ça me touche énormément que tu as accepté mon invitation pour un podcast qui n’a même pas fait ses preuves. Ça me fait full plaisir, même pas besoin de faire ses preuves. Bon, merci, guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye, là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. C’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis, à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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