La confiance en soi, c’est le sujet qu’on évite tant qu’on n’a pas le choix d’y faire face. Dans cet épisode, j’accueille Noellie Salgueira, coach en business et leadership féminin, maintenant installée à Bali. Ce qui me fascine dans son histoire: avant de devenir leader de son industrie et d’animer le podcast Pouvoirs Cachés (690 000+ téléchargements), Noellie souffrait d’anxiété sociale depuis 20 ans. Elle restait 30 minutes immobile devant un restaurant parce qu’elle n’arrivait pas à y déposer un CV. On explore ensemble comment la confiance en soi transforme non seulement la personne, mais aussi la façon dont son business est reçu.
Confiance en soi et entrepreneuriat: pourquoi c’est intimement lié
Noellie pose quelque chose de direct dès le début de notre conversation: si tu n’as pas confiance en toi, ça va se ressentir dans ton business. Pas de façon abstraite, de façon très concrète.
> « Si tu manques de confiance en toi, ça t’empêche de ramener de l’humain dans ton business. Et l’humain, c’est hyper important. Au-delà de ça, ça t’empêche de communiquer de manière assertive, de te faire respecter, de poser tes limites, de prendre ta place. »
Ça se voit comment, le manque de confiance en soi dans un business? Dans la difficulté à parler de tes offres. Dans les stories trop lisses où on sent la gêne. Dans l’hésitation à contacter le podcast sur lequel tu rêves de te faire inviter depuis des mois. Dans le programme que tu n’as pas encore lancé parce que « quelqu’un le fait déjà mieux que moi ».
Ce discours intérieur qui te compare, qui te diminue, qui te bloque: c’est lui le vrai obstacle. Pas les stratégies. Pas le marché. Toi. Et la seule façon d’en sortir, c’est de passer à l’action, même inconfortable.
> « Pourquoi est-ce que tes clients achèteraient chez toi si toi, tu n’as pas confiance en toi? Pourquoi est-ce que eux, ils auraient confiance en toi si toi, tu n’as pas confiance en toi? »
C’est brutal à entendre et c’est exactement pour ça que ça vaut la peine.
Bâtir sa confiance en soi: pas de discours, de l’action répétée
L’histoire de Noellie, c’est pas une transformation du jour au lendemain. C’est des couches. Une année de césure en Australie où elle demandait à son chéri de déposer les CVs à sa place. La formation de yoga en anglais devant 12 personnes. Les premiers cercles de femmes en ligne, où elle tremblait avant d’ouvrir la caméra.
Ce qui l’a aidée à se lancer quand même: ne pas se laisser le temps de réfléchir.
> « Je faisais ma pratique, je dansais, je m’asseyais devant mon ordi et je lançais le zoom. Je n’avais pas le temps de ruminer, de paniquer. »
Elle a aussi fait une transition graduelle avec ses scripts de podcast. Script complet au début. Puis script transformé en bullet points. Puis bullet points de plus en plus courts. Pas un saut dans le vide, une série de mini-sauts qui ont fini par construire sa confiance en soi de façon organique.
Ce que j’entends là-dedans, c’est quelque chose que j’ai dit souvent à ma communauté: le perfectionnisme n’est pas une question de standards élevés. C’est une peur de paraître illégitime. Et la seule sortie, c’est de publier malgré la peur, répéter, puis remarquer que tu n’es pas décédée.
À l’épisode 77 avec Rosalie Côté, on parlait exactement de ça: se présenter comme experte avant de se sentir légitime. Noellie confirme cette dynamique de son côté.
La méthode de manifestation de Noellie: 7 étapes ancrées dans l’action
Noellie a créé une méthode en 7 étapes, et la première me rejoint: déconstruire tes croyances limitantes, pas en surface, mais dans les couches profondes.
> « Si tu veux manifester et que t’as des croyances limitantes, des blocages, des peurs, tu vas construire une vision qui est biaisée. À chaque fois que tu vas te dire j’aimerais manifester ça, s’il y a une petite voix qui dit est-ce que je vais en être capable, tu vas enlever ça de ta vision. »
Elle fait une distinction que j’ai trouvée utile: la manifestation n’est pas la loi de l’attraction. La loi de l’attraction fait partie de la manifestation, mais ce n’est pas « attendre sur son canapé que ça tombe tout cuit ». La manifestation active combine la vibration, la visualisation et l’action concrète.
Concrètement: tu définis la vision de la version future de toi, pas la version d’aujourd’hui. Tu te mets dans les baskets de cette future version. Et tu te poses la question: qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui, un tout petit step, pour me rapprocher d’elle?
C’est, mine de rien, de la planification qui porte le nom de manifestation. Et c’est pour ça que ça marche pour certaines personnes: ça décale le regard de là où t’es à là où tu veux être, ce qui change les décisions que tu prends au quotidien.
Confiance en soi et confident marketing: être polarisante comme stratégie
Le confident marketing tel que Noellie le définit, c’est communiquer en étant la plus authentique possible. Et pour être authentique, il faut avoir confiance en soi. Les deux sont insécables.
> « Au tout début, j’avais un accent du Sud très prononcé et je le camouflais parce qu’il était vu comme ringard. Je lissais ma personnalité. Et c’est pas du tout ce que les gens veulent. Les gens veulent du vrai, ils veulent de l’humain. »
Ce qui m’a percutée dans cette conversation: la peur d’être polarisante, c’est pas une peur d’être trop vue. C’est souvent une peur du conflit, qui cache une blessure de rejet ou d’abandon. Noellie va chercher plus profond que la stratégie de contenu.
> « Quand tu es polarisante, il y a des gens à qui tu ne vas pas plaire. Mais il y a des gens à qui tu vas plaire très fort. Ça attire les bonnes personnes, les prospects qualifiés, et potentiellement des clients avec qui c’est un pur plaisir de travailler. »
Elle a donné un exemple qui illustre ça parfaitement. Elle a posté une vidéo de danse, tenue spicy, en story. Un commentaire négatif. Un autre qui disait « let’s go girl, c’est trop inspirant. » Elle a choisi quelle énergie elle voulait nourrir.
C’est ça, le confident marketing. Pas l’absence de critique. L’indifférence calibrée à la critique qui ne vient pas des gens que tu veux dans ta communauté.
Communication assertive: prendre sa place sans écraser les autres
La communication assertive, c’est l’outil pratique derrière la confiance en soi dans les relations. Noellie la décrit comme « s’exprimer, affirmer ses opinions, poser ses limites, tout en acceptant que l’autre ait les siennes. »
Pas de la brutalité. Pas de la passivité. Quelque chose entre les deux.
> « Si un client te dit que ton tarif est trop élevé, ça te permet de poser tes limites et de rester ancré par rapport à ce qui est OK pour toi. »
Elle l’a utilisée dans ses retraites à Bali pour trouver l’équilibre entre la leader et la femme accessible: être là pour les participantes sans devenir leur amie disponible 24/7. Un équilibre que beaucoup d’entrepreneures peinent à tenir parce que le discours culturel dit que les femmes doivent être là pour tout le monde, en dernier pour elles.
La communication assertive, c’est aussi intimement liée à l’équilibre des polarités féminines et masculines dans le business: les stratégies et structures d’un côté (masculin), le mindset, l’incarnation, la façon de se montrer de l’autre (féminin). Les deux sont nécessaires pour bâtir un business rentable sans se tuer à la tâche.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment sait-on que c’est un manque de confiance en soi qui bloque notre business plutôt qu’un problème de stratégie?
Noellie pointe un signal clair: si tu évites de parler de tes offres, si tu relies systématiquement ton succès à une validation externe avant de passer à l’action, si tu as peur d’être polarisante au point de lisser entièrement ta personnalité dans ta communication, c’est souvent de la confiance en soi qui manque. La stratégie peut être parfaite et ne rien produire si tu ne crois pas toi-même à ce que tu vends.
Est-ce qu’il faut d’abord avoir confiance en soi pour se lancer, ou est-ce que ça vient en passant à l’action?
Ça vient en passant à l’action. Noellie l’a prouvé dans sa propre trajectoire et c’est ce qu’elle voit aussi chez ses clientes. Tu vas faire du « unconfident marketing » au début, et c’est normal. La confiance en soi se construit au contact de l’action répétée, pas dans l’attente de te sentir prête.
Comment entretenir sa confiance en soi sur le long terme quand les critiques arrivent?
Noellie suggère 3 choses: t’entourer de personnes qui partagent tes ambitions et dont l’opinion t’importe réellement. Trouver une activité physique qui te reconnecte à ton corps (pour elle, la danse). Et pratiquer le journaling pour prendre du recul sur les remarques qui t’ont déclenchée, identifier d’où ça vient, et ne pas rester dans ta tête à ruminer.
Mes prochaines étapes
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Pour creuser sur la confiance en soi et le courage d’être toi-même, va écouter l’épisode 88 sur le courage de ne pas être aimée et l’épisode 45 sur l’alter ego et la confiance inébranlable.
Show notes
Format: Entrevue avec Noellie Salgueira Durée: 66 minutes
Sujets abordés:
- Le parcours de Noellie: de l’anxiété sociale extrême à leader de son industrie
- Confiance en soi comme fondation du succès entrepreneurial
- La méthode de manifestation en 7 étapes (déconstruire les croyances limitantes, définir la vision, passer à l’action)
- Manifestation vs loi de l’attraction: les nuances importantes
- Confident marketing: communiquer en étant authentique plutôt que lisse
- Être polarisante comme stratégie pour attirer la bonne communauté
- Communication assertive: poser ses limites sans entrer en conflit
- L’équilibre des polarités féminine et masculine dans le business
Liens & ressources:
- Instagram de Noellie: @noelliesalgueira
- Podcast de Noellie: Pouvoirs Cachés sur Spotify
- Épisode 77 avec Rosalie Côté: se donner la permission d’être experte
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
📝 Lire le transcript intégral
T’écoute Effrontée épisode 87. Aujourd’hui, on parle de manifester son glow-up pour devenir leader de son industrie avec Noélie Salguera. Laisse-moi évidemment te la présenter. À son retour de son année de césure en Australie en 2019, Noélie lance son entreprise dans le milieu de la spiritualité du jour de ses 21 ans en n’ayant pas du tout confiance en elle et en doutant de sa légitimité. Elle sait mieux que quiconque que la confiance en soi est le pilier fondamental du succès entrepreneurial parce qu’elle a elle-même souffert d’une grande timidité et d’anxiété sociale pendant plus de 20 ans.
Elle deviendra une leader de son industrie et une des premières à proposer des cercles de femmes en ligne. Six ans plus tard, Noélie est coach en business et leadership féminin et elle se consacre entièrement à sa mission, aider les entrepreneurs à retrouver confiance en elle et à s’exprimer avec audace dans leur business pour devenir des leaders badass grâce au confident marketing et à l’alliance des énergies féminines et masculines. L’objectif, qu’elles se démarquent dans leurs industries et vivent confortablement de leur business sans se tuer à la tâche.
En tant que taureau, pour une petite touche un petit peu astrologique qui aime profiter de la vie, elle a décidé de poser ses bagages sur l’île magique de Bali. Mais c’est pas tout, puisque Noélie est aussi l’auteure du podcast Pouvoirs cachés, un podcast sororal et empuissant qui met en lumière les pouvoirs cachés des femmes et sur lequel je suis passée récemment. Sur ce, une bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leur chiffre fascinant pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Je suis présentement avec la belle Noélie Salguéral. Noélie, comment ça va? Ça va super bien et toi? Ça va très, très bien. Déjà, avant toute chose, parce qu’on est un petit peu loin sur la planète, j’ai l’habitude de faire des entrevues avec des gens qui ont un océan entre moi pis eux, mais merci déjà de te libérer du temps parce que chez toi, en ce moment, il est 21h40, même 43 maintenant. Déjà, merci. Je me sens très privilégiée, mais en même temps très envieuse parce que t’es à Bali, si je ne me trompe pas, n’est-ce pas? Oui, c’est ça, oui.
Je suis jamais allée à Bali. Qu’est-ce qui fait le charme de Bali? Les gens. Ouais? Les locaux ici sont incroyables. Je crois que c’est les gens les plus gentils de la Terre, vraiment. La culture est incroyable. Je pense que c’est les Canadiens, je ne comprends pas. On a la compétition. Maybe. Je ne suis jamais allée au Canada, je ne peux pas te dire, mais j’avoue que en ayant discuté déjà avec toi, je confirme que pour le peu que je connais, au top. Je représente tout mon pays. Tout le monde est pareil que moi. On a tous les cheveux roses. Les Français qui arrivent ici comprennent à rien.
Écoute, un énorme merci de ton temps. Aujourd’hui, on va parler de mindset, on va parler de confiance en soi parce que c’est ça le message aussi. Tu aides les entrepreneurs à aller là. Évidemment, il y a d’autres stratégies business, mais c’est surtout le core de ce dont tu parles. Mais quand on prend le temps de regarder, par exemple, ton profil Instagram, on ne peut pas réellement se douter que derrière se cache quelqu’un qui a déjà eu d’énormes difficultés justement avec sa confiance en elle. On voit danser avec confiance, sensualité. D’ailleurs, je suis genre « Oh my lord, I miss that. » C’est une partie de ma vie. Ton photo shoot de Bren, il est si sexy et powerful.
Je pense que c’est la première fois que je t’ai dit, j’étais genre « Ok, mais ton photo honnête. » C’est probablement parce que tu n’es plus la personne que tu étais justement. La confiance en soi, c’est toujours un drôle de sujet à aborder parce qu’il ne suffit jamais juste de dire « Arrête. » Pour réellement commencer à opérer en confiance dans la vie. La réponse est souvent « Commence si tu as peur. » Ça, vraiment, il n’y a pas de stratégie claire. C’est juste « Commence, fais quelque chose puis après ça, ça va se passer. »
Sauf que quand tu es venue me parler, entre autres, de communication assertive, de confident marketing, ok, j’ai absolument voulu qu’on explore ça ensemble. Avant toute chose, pourrais-tu me parler un peu plus de la Noélie d’avant, de 2018-2019, si je ne me trompe pas? Oui. C’était une Noélie déjà qui n’avait pas du tout confiance en elle. Pour te donner un exemple, tu vois, de situation bien précise, en 2018, je suis partie vivre un an en Australie. J’ai pris une année de césure, en fait, dans mes études en droit.
J’étais super timide, c’est-à-dire que, par exemple, un repas avec d’autres personnes à table, tu vois, quand je suis arrivée en Australie, quand on me posait une question à moi, je regardais mon chéri pour qu’il réponde à ma place. Voilà. On cherchait du boulot en Australie à l’époque, puisque je n’étais pas encore entrepreneur. Le fait d’aller déposer mon CV dans un restaurant, je restais au moins 30 minutes dehors, stressée, à être paralysée, à dire non, je ne peux pas le faire. Il faut que toi, tu ailles, je disais à mon chéri, il faut que toi, tu ailles poser le CV à ma place, je ne peux pas le faire.
Et même pareil, tu vois, en 2019, quand on est rentré en France, j’ai lancé mon auto-entreprise et j’étais professeur de yoga à l’époque et je savais que je n’allais pas pouvoir vivre à 100% que du yoga. Donc, j’ai cherché un boulot en parallèle de ça. Et pour aller chercher du boulot, c’était la même histoire, même après un an en Australie, c’est-à-dire que pour aller poser mon CV dans un café, il a fallu que j’embarque mon chéri et que il prenait la parole à ma place, parce qu’il voyait que je bloquais, que je n’arrivais pas à me vendre.
Et j’étais hyper mal à l’aise dans mon corps, j’avais de l’estime de moi-même, mais ce n’était pas foufou. Et forcément, ça a impacté ma confiance en moi. Je n’étais pas à l’aise avec l’idée de prendre la parole en public non plus. Alors, je te laisse imaginer quand j’ai fait ma formation de yoga et que je me suis retrouvée pendant la formation à devoir donner mon premier cours devant 12 personnes et devoir le faire en anglais en plus, ce qui n’est pas du tout ma langue maternelle. J’étais en PLS. J’allais pas bien du tout.
Et puis même ça, tu vois, tu remontes un peu plus loin. À l’école, j’étais du genre expression orale. J’étais en sueur complète. C’était la panique à bord. Je perdais mes moyens. J’avais la bouche toute sèche. Je me faisais tout le temps toute petite pour pas qu’on me remarque. Et c’est assez drôle parce que je suis petite de taille. Je fais 1m50. Et en fait, c’est comme si je voulais encore plus me rapetir parce que j’avais pas envie qu’on me remarque et j’avais pas envie qu’on me fasse des réflexions sur ma taille, sur ma corpulence, sur la petite fille que j’étais. On m’a beaucoup mis dans des cases aussi. En fait, j’essaie juste de paraître invisible pour qu’on me fiche la paix.
C’est challengeant de juste vivre dans une société où tu veux pas être vue. On parle même pas d’entrepreneuriat. On parle juste de vivre. Tu parlais d’aller déposer un CV et tout, c’est un soft pitch. Tu vas porter un papier, mais c’est sûr que tu veux un emploi, tu veux exister dans la société. C’est quand même pas évident.
Mais qu’est-ce qui t’a poussé à te sortir finalement de cette zone de confort-là? Un an en Australie, tu as vécu dans une vanne, d’ailleurs, qui est une anecdote un peu stressante. Le yoga à Bali, lancer ta business. Pourquoi autant de changements en même temps rendus à cette époque-là finalement?
Je dirais parce que j’étais un peu perdue dans ma vie, en fait. J’étais en troisième année d’études de droit. J’aimais bien étudier ce que j’étudiais, ça me plaisait beaucoup, je suis hyper curieuse et tout ça. Mais en fait, je me voyais pas évoluer dans ce domaine-là. Je me voyais pas dans un métier, dans le droit. Je me voyais pas être avocate et débarquer au tribunal et devoir parler devant des gens.
Et je savais très bien que je perdrais mes moyens. Je me voyais pas rentrer dans un tribunal en tant que femme de 1m50 et d’être toute petite et de me faire pointer du doigt. Il y avait beaucoup de peur aussi qui me bloquait à ce moment-là. Mais je dirais que principalement, c’est vraiment le fait que je me voyais pas travailler dans un bureau non plus toute la journée. J’ai toujours rêvé voyager pour d’autres pays et tout ça.
Et je me suis dit que c’est pas du tout le style de métier qui va me permettre d’avoir le lifestyle que je rêve d’avoir. Et je savais pas vraiment ce que j’avais envie de faire à l’époque. Mais la seule option que je me suis dit, c’était plutôt que de continuer. En fait, on va prendre une année de poste dans les études, partir en Australie, améliorer mon anglais, me challenger aussi, voyager. C’était mon premier voyage vraiment en dehors de l’Europe aussi.
Donc ça a été une manière aussi de sortir pour la première fois de mon cocon et de sortir de ma zone de confort un petit peu qui commençait vraiment à m’étouffer. J’en avais marre en fait de me priver de vivre. Je pense que c’est pour ça que j’ai un peu entre guillemets pété les plombs et que je me suis dit, il faut faire quelque chose parce que là, c’est trop.
Right. Mais en fait, j’allais te poser la question, qu’est-ce que t’as fait pour être capable d’avoir ce courage-là? Parce que souvent, c’est cette espèce de peur-là d’être qui on est, créer de l’inertie. On ne prend pas action, on reste là. Quand tu arrives à prendre ces bonnes actions-là puis que tu les accumules autant que tu l’as faites, c’est parce que tu arrives à quelque chose. Est-ce que ce quelque chose-là, c’est souvent ce sentiment d’étouffement-là où il n’y a plus d’autres options?
Je ne peux pas faire de généralité, mais je pense vraiment que ça dépend des personnes. Je pense que ça a été vraiment ce processus-là de me dire, je m’empêche de vivre pleinement ma vie. J’ai qu’une seule vie. Et là, je suis en train de me bouffer les doigts. À pas oser. À ne pas profiter de chaque instant. Il y a cette petite voix dans ma tête qui fait que j’arrive pas à profiter, j’arrive pas à être pleinement présente avec les autres.
J’arrive pas à me mêler aux autres non plus parce que vu que j’étais pas à l’aise dans mon enveloppe corporelle, j’avais du mal à aller vers les autres. Et ça me frustrait beaucoup de me dire, il y a d’autres personnes, là, j’aimerais bien être amie avec eux, faire connaissance, échanger. Mais parce que je me sens pas bien dans mon corps, en fait, je me prive, je me permets pas d’y aller.
Et ça a été vraiment, pour moi, un ras-le-bol. Je pense que sur le long terme, quand au bout d’un moment, tu te rends compte qu’année après année, t’as toujours ces petites pensées en arrière-plan dans ta tête qui font que tu vas à la plage et t’es conscient de ton corps et tu fais attention à ceci et à cela. Et du coup, t’es pas autant présente avec les autres. Tu restes sur ta serviette alors que tu crèves d’envie d’aller jouer au ballon sur la plage. C’est là que tu te dis: j’ai envie d’aller jouer au ballon, mais juste parce que je suis pas bien dans mon corps, j’y vais pas.
Genre, tu mérites ces choses-là aussi. Peu importe le corps dans lequel ton âme est finalement. Exact.
T’as commencé ton entreprise en enseignant aux femmes à avoir confiance en elles à travers les retraites, à travers des programmes. Est-ce qu’à ce moment-là, t’étais en pleine confiance de toi-même? Et sinon, est-ce que c’était un peu l’analogie de la cordonnière malchaussée?
C’est exactement ça. J’ai commencé à proposer des cercles de femmes en ligne. Quand je suis rentrée, j’ai commencé en donnant des cours de yoga et puis il y a eu le Covid, donc j’ai migré toute mon activité en ligne. Je donnais des cours de yoga en ligne. Je faisais des rituels de lune depuis des années. Je me suis dit, les gens ne vont pas bien mentalement en ce moment à cause du confinement. Proposons.
Et ouais, voilà. J’ai commencé à proposer des cercles de femmes en ligne pour les aider à revenir vers elles et être à l’écoute d’elles parce que pour moi, c’est toujours ça le premier step. Donc, par rapport à ça, je ne dirais pas que j’étais, enfin, je me sentais alignée parce que c’est quelque chose que je faisais moi déjà.
Et je dirais que c’est venu graduellement que j’ai commencé à proposer des pratiques différentes à l’intérieur de ces cercles. Donc, j’ai commencé à proposer, par exemple, de la danse intuitive. Et je peux te dire qu’au début, j’étais en train de trembler à l’idée de danser devant la caméra face à ces autres femmes. Donc, c’était aussi une sortie de confort pour moi.
Et c’est pour ça que je disais toujours à la fin des cercles de femmes, je les remerciais toujours parce qu’elle venait dans ces espaces-là pour grandir, pour se faire du bien. Mais moi, je grandissais, je construisais ma confiance en soi avec elle parce que tu l’as dit au début de notre discussion, il n’y a que comme ça que tu peux construire de la confiance en toi, c’est en passant à l’action.
Qu’est-ce que tu disais dans ta tête à ce moment-là pour être capable de le faire, puis d’ouvrir la caméra, puis de peser sur le record?
Bonne question parce que je pense qu’il y a beaucoup de choses qui se passaient dans ma tête. Je me souviens juste que déjà, j’étais en train de trembler, j’avais un petit peu d’appréhension, mais à la fois, je me faisais confiance parce que, en fait, je n’avais pas confiance en moi, mais j’avais confiance en les outils que je possédais pour faire du bien aux femmes que j’allais accompagner. Donc, je me servais un petit peu de ça, de me dire, j’ai mon script.
Je proposais de la méditation et du breathwork. Je proposais une guidance de tarot. C’est des outils que je maîtrise. Mes scripts de méditation, je les rédigeais à l’avance. Comme ça, j’étais un petit peu préparée. Ça me permettait d’arriver avec un stress en moins, de me dire, voilà, j’ai mon script. Je sais ce que j’ai à dire. Je vais le dire bien.
Je pense que le fait de me préparer, de me dire, je suis préparée, je sais ce que j’ai à dire. Je sais comment fonctionne le rituel. J’ai tout de bien timé au niveau de mes horaires. J’ai ma playlist. Je sais qu’elle est bien timée sur chaque activité. Donc ça, ça m’aidait vraiment à arriver et à être ancrée dans le cercle.
Mais de manière générale, avant de lancer les lives, j’étais hyper stressée. Et un truc qui m’aidait, c’était de mettre de la musique avant et de danser dans mon coin pour relâcher un petit peu la pression. Et j’arrivais, en fait, et je ne me laissais pas le temps de réfléchir.
Et je pense que c’est ça souvent. Souvent, on se dit, quelle pensée est-ce que je dois avoir, quel discours est-ce que je dois avoir pour avoir le courage de passer à l’action? Et justement, c’est quand on essaie de trop contrôler ce discours, à vouloir se dire, c’est bon, tu en es capable, ça va bien aller, on se met plus la pression qu’autre chose. Et ce qui fonctionne, c’est de ne pas me laisser le temps de réfléchir.
C’est comme une espèce de médaille à double tranchant, la préparation d’avance. Dans le sens où si je sais que toutes mes affaires, je les ai déjà réfléchies, ça va bien. Mais ça peut aussi être over, over, over préparé. Puis là, tu n’arrêtes jamais de te préparer, puis tu ne pèses jamais sur record.
Est-ce que tu vois ça souvent dans ta pratique? Puis qu’est-ce que tu fais pour aider les gens, finalement, à laisser de côté cette espèce de peur du perfectionnisme?
Ce n’est pas une peur du perfectionnisme, c’est du perfectionnisme. Ou même, ça peut être une peur de se tromper, tout simplement. Au-delà d’une peur de vouloir être parfaite, c’est une peur de dire une bêtise, de se tromper et de ne pas paraître légitime. Et de ne pas paraître légitime, ça revient au manque de confiance en soi. C’est un petit peu un cercle vicieux.
Mais je faisais la même chose que toi au début quand j’ai lancé le podcast. Et il y a les épisodes qui sont toujours disponibles. Je n’ai même pas eu le courage d’aller les écouter. Dans mes premiers podcasts, je suis essoufflée. Je pense que je le dis. En plus, je suis comme, oh, c’est pas facile.
Mais je pense qu’il y en a beaucoup qui se retrouvent dans ce cas de figure-là. Et ce que je conseillerais, c’est que ce n’est pas une mauvaise chose de se préparer. Mais plutôt, si tu veux te préparer et commencer en faisant un script, c’est qu’au début, je commençais, j’avais mes scripts tout bien rédigés. Et ensuite, je rédigeais mes scripts mais je ne les lisais pas.
C’est-à-dire que je rédigeais mes scripts, je m’entraînais. Et ensuite, à partir de mon script, je me faisais des bullet points. Et du coup, je n’avais plus la possibilité de lire. Et au fur et à mesure, j’ai réduit mes bullet points et j’ai fait ma transition comme ça. Parce qu’aussi, mes proches me faisaient le retour en me disant que les épisodes de podcast, ce n’était pas du tout naturel, ma façon dont je parlais, qu’ils ne me reconnaissaient pas. Et ça a été vraiment le feedback de mes proches qui m’a fait prendre conscience que je n’arrivais pas à être moi-même du fait que je lisais un script.
Tu m’as partagé qu’en l’espace de quatre ans, tu es passée d’une femme mal dans sa peau, ayant zéro confiance en elle, avec peur bleue de prendre parole en public, à leader de ton industrie. Comment est-ce que tous les changements que tu as apportés dans ta vie ont non seulement impacté ta confiance personnelle, mais aussi ta carrière?
Je dirais que, déjà, la confiance en soi, elle est intimement liée avec le business, puisque surtout quand tu es entrepreneur, que tu es chef de ton entreprise, ton business, c’est un peu toi. Donc, si toi, tu n’as pas confiance en toi, ça va se ressentir dans ton business. Et ça va se ressentir comment? Ça va se ressentir dans ta difficulté à parler de tes offres. Quand tu fais une story face cam, ou quand tu t’exprimes pour faire un réel en vidéo, on sent la gêne un petit peu, le mal-être, l’envie de bien dire. Et du coup, ça perd complètement de son authenticité, de son unicité.
On ne voit pas la personnalité de la personne, parce qu’elle essaie trop d’être lisse et d’être parfaite, pour que justement, on se dise, ah tiens, elle est légitime, alors qu’en fait, ça enlève de l’humain. Et il y a ce truc-là, du coup, quand tu manques de confiance en toi, ça t’empêche de ramener de l’humain dans ton business, et c’est hyper important.
Au-delà de ça, si tu as des clients, ça t’empêche de communiquer de manière assertive, de te faire respecter, de poser tes limites, de prendre ta place, de te montrer, tout un tas de choses. En fait, quand tu y penses, chaque décision même que tu prends dans ton business, c’est intimement lié avec la confiance que tu as en toi.
Parce que si tu manques de confiance en toi, si tu manques d’estime de toi, peut-être que tu ne vas pas oser aller contacter le podcast sur lequel tu rêves de te faire inviter. Peut-être que tu ne vas pas oser sortir un programme que tu as en tête depuis des années, parce que tu vas te dire, ah oui, mais je ne suis pas trop légitime, et te comparer aux autres, et te dire, ah ben elle, elle fait ça déjà super bien, pourquoi est-ce que moi je le ferais aussi? Et en fait, c’est ce discours intérieur qui vient te pourrir et te bloquer dans ta prise d’action.
Et si tu veux que ton business fonctionne, ça passe par là, ça passe par la prise d’action. Tu es la seule personne qui peut faire ces actions-là. Des fois, on commence en partnership avec d’autres personnes, mais règle générale, on commence pas mal tous solopreneure avec une idée. Tu es la seule personne qui peut prendre ces risques-là, puis pour prendre des risques, il faut que t’aies un minimum de confiance en toi.
Tu as parlé, ça m’a fait penser, à l’épisode 77 avec Rosalie Côté, on parlait du concept d’être experte, de se présenter comme experte finalement, avant de l’être, puis de prendre des risques, puis de choisir des stratégies qui sont seulement réservées pour l’élite des entrepreneurs, et je mets des gros guillemets ici.
Mais tu sais, quand tu regardes quelqu’un de l’extérieur qui va prendre ces risques-là en débutant, les gens te regardent, ils disent, wow, c’est bold, c’est risqué. Mais tu regardes ça, puis ça impressionne les gens. Tu t’impressionnes toi, tu impressionnes les autres, puis là, tu as la validation externe en plus, ça fait que c’est un cercle vertueux aussi.
Est-ce que la validation externe, toi, t’a aidé aussi dans ton processus? Ouais, carrément, carrément. Et tu vois, il y a beaucoup de gens qui voient ça comme quelque chose de négatif, le fait d’attendre un petit peu après la validation des autres, mais je trouve que des fois, ça passe par là aussi. Et ça te rebooste et ça t’aide à prendre conscience de certaines choses aussi, donc je trouve que c’est hyper positif.
Je pense que c’est une question de feedback, tu sais, dans le sens où tu prends une action parce que tu le fais pour toi-même, il y a toi qui as décidé en premier, c’est tout en ça parce que c’est pas ton audience qui va le faire pour toi en premier, c’est toi. Tu le fais en premier, t’as la validation externe de l’audience qui te dit, hey, c’est vraiment cool ce que tu fais. Ça veut pas dire que tu le fais juste pour eux autres. Mais à partir de là, ça te donne un petit pourcentage de plus sur lequel t’as accroché. Tu fais de l’escalade, c’est comme une prise de plus. Puis tu continues.
T’as aussi créé ta méthode unique de manifestation. Est-ce que tu peux m’en parler?
Oui. Ça passe par sept étapes et en fait, ça revient à ce que je t’explique depuis le début, c’est-à-dire qu’il n’y a rien qui peut se passer tant que toi, t’es pas bien dans tes baskets. Et donc, la première étape de cette méthode de manifestation, c’est de venir déconstruire tes croyances limitantes. Si tu veux manifester, il va falloir que tu construises une vision. Sauf que si t’as des croyances limitantes, si t’as des blocages, si t’as des peurs, si t’as des doutes, si tu manques de confiance en toi, cette vision que tu vas vouloir te construire, elle va être biaisée.
Parce qu’à chaque fois que tu vas te dire j’aimerais bien manifester ce truc-là, s’il y a une petite voix dans ta tête qui te dit ah ouais, mais est-ce que je vais en être capable, tu vas te dire bon ben finalement, je l’enlève de ma vision. Et du coup, en fait, la vision que tu vas construire, elle va être un peu diminuée par ton manque de confiance en toi.
Ensuite, on va venir définir la vision, on va venir travailler sur la confiance en soi, sur le fait aussi d’être proactive parce qu’il y a souvent cette croyance que la manifestation, c’est la loi de l’attraction. Attendre sur son canapé que ça te tombe tout cuit dans les mains, mais non, pas du tout.
La manifestation, si tu veux, c’est comme si c’était un terme parapluie qui englobe plusieurs choses. La loi d’attraction, c’est quoi? C’est j’attire à moi l’énergie que j’émets. Sauf que la manifestation, tu vas te servir de l’attraction en te disant: pour manifester à moi la vision que j’ai envie de manifester, il va falloir que je change ma vibration. Comment est-ce qu’on change notre vibration? C’est une pratique qui permet d’augmenter sa vibration, tout comme la visualisation, tout comme le breathwork, tout comme la gratitude.
Ça ne veut pas dire que tu dois tout le temps vibrer haut. Dans ton quotidien, tu vas avoir des bas, tu vas avoir des hauts, mais tu vas avoir les outils qui vont te permettre de passer du bas, de prendre conscience pourquoi est-ce que tu étais dans une période de bas, qu’est-ce qui s’est passé, quelles étaient tes pensées à ce moment-là, et de te dire, j’ai les outils qui vont pouvoir me ramener un petit peu vers des vibrations plus hautes.
Il y a aussi quelque chose à prendre en considération, c’est que les affaires qu’on met dans notre vision, ce ne sont pas les affaires nécessairement que tu es encore la personne pour les réaliser. Quand je pense à une grande vision 10 ans, 15 ans dans ma vie, les très grands projets, pour moi, j’ai l’impression que c’est une à deux évolutions de plus de moi, dans le sens où il m’en manque encore pour être nécessairement cette personne-là.
Est-ce que c’est ça la stratégie? Je pense que oui. Je dirais même que oui. Ce qui se passe souvent, c’est qu’elles essaient de définir leur vision en restant dans la peau de la version d’elles-mêmes qu’elles sont aujourd’hui. Sauf que si tu te projettes vraiment sur le long terme, la personne, la version de toi-même qui vit dans cette vision, ce n’est pas ta version d’aujourd’hui. Donc c’est arriver à prendre du recul et à se mettre dans les baskets de cette version de toi-même qui a déjà concrétisé ces choses et se permettre de rêver grand.
Pour arriver à faire ce switch, ce qui aide beaucoup, c’est de commencer par la visualisation. Donc d’arriver à te visualiser vraiment concrètement en train de vivre la vie de cette version de toi-même du futur. Et de te demander: si je devais faire un plan d’action en prenant des tout petits steps, qu’est-ce que je peux mettre en place aujourd’hui qui va me permettre de me rapprocher un tout petit peu de cette version de moi-même que j’ai besoin d’incarner si j’ai envie de manifester ces choses?
C’est comme de la planification qui nous aide à prendre des actions, tu sais, dans le sens où si je me dis, je vais casser ça en petits morceaux, en petites bouchées qui font du sens, mais en même temps, c’est un plan, il y a différentes étapes.
Est-ce qu’il y a aussi quelque chose à creuser dans lequel il faut que tu vives dans la déillusion totale, où tu réfléchis plus trop, parce qu’on l’a dit tantôt, quand on se met à rationaliser ces choses-là, on se dit, bien là, en ce moment, je ne suis pas capable?
Oui, oui. Bien oui, c’est hyper important d’être délusionnel, d’être, de se permettre de rêver grand, de se dire, ben voilà, ça me paraît complètement fou, mais allons-y, on ne sait jamais, en fait.
Et tu vois ce que tu disais tout à l’heure, que tu avais du mal à définir ta vision dans 10 ans parce que tu te laisses la possibilité que ça change, c’est hyper important, mais même en définissant ce plan, cette vision, même s’il y a des choses qui dans un ou deux ans ne vont plus résonner, ta vision, elle est quand même liée par un fil rouge. Parce que ça vient, c’est nourri quelque part par tes valeurs personnelles, par des choses qui sont importantes pour toi.
Écoute, ton podcast « Pouvoirs Cachés » est présentement quatrième sur les charts podcast, dans la catégorie spiritualité. Avec 690 527 téléchargements au moment qu’on parlait. Tes retraites se vendent en 72 heures. Maintenant, c’est quoi les actions concrètes qui t’ont amené à ce succès-là?
Je dirais, honnêtement, ça a été la suite logique du fait de retrouver confiance en moi. Ça a été de ramener davantage de ma personnalité dans ma manière de communiquer, dans ma manière de me montrer au monde et d’oser faire des choses un petit peu plus audacieuses, d’oser me montrer davantage dans des situations qui me paraissaient être complètement inconfortables avant. Parce que ce qui s’est passé, en fait, c’est que ça m’a permis de créer un lien super fort avec ma communauté. Et de la faire grandir comme ça.
Écoute, la réponse est simple dans ce cas-ci, mais c’est vrai, dans le sens où si tu te présentes puis tu crées cette relation-là et que tu es tout le temps dans la vie de ces gens-là parce que tu te permets d’être dans la vie de ces gens-là aussi. Les gens s’attachent, les gens veulent acheter les retraites, les gens veulent écouter ce que tu as à dire, mais ça passe par toi de te permettre de partager tes messages, d’être visible.
Si je devais rebondir sur ce que tu as dit: pourquoi est-ce que tes clients achèteraient chez toi si tu n’as pas confiance en toi? Pourquoi est-ce que eux, ils auraient confiance en toi si toi, tu n’as pas confiance en toi? Et je trouve que vraiment, l’image que tu renvoies, même pas l’image, juste l’énergie qui émane de toi, elle est hyper importante.
Et je pense que ce qui m’a bloquée avant, c’est le fait d’avoir peur d’être polarisante, le fait d’avoir peur de dire ce que j’ai envie de dire et c’est comme ça aussi que tu tisses un lien hyper fort avec ta communauté.
La peur d’être polarisante, c’est un peu mon cas aussi, malgré le fait qu’il y a des affaires que je dis comme, tu sais, je parle beaucoup d’argent puis ça polarise quand même. Mais il y a des sujets avec lesquels on n’est pas très confortable, puis est-ce que ça vient d’une peur du conflit qu’on doit absolument adresser?
Oui. Il y a la peur du conflit, mais derrière la peur du conflit, ça va nous ramener aussi à peut-être des blessures de l’âme qu’on va avoir eues dans ta jeunesse, la blessure de l’humiliation, peut-être que tu vas avoir la blessure du rejet, la blessure de l’abandon et le fait de rentrer en conflit avec les gens, peut-être que ça va venir réveiller certaines de ces blessures.
Et je pense que c’est vraiment aller se poser la question derrière et faire ce travail en amont sur soi de se dire, pourquoi est-ce que je me retiens d’être polarisante, ok, parce que j’ai peur qu’il y ait un conflit, mais derrière le fait que j’ai peur que ces gens ne soient pas d’accord avec moi, il y a quoi vraiment derrière?
Et c’est vraiment aller creuser en soi pour comprendre. Et après, il y a quelque chose qui est assez primitif aussi. C’est quand on était des hommes préhistoriques, que tu rentrais en conflit, tu ne pouvais pas être tout seul, tu avais besoin des autres pour vivre. Mais il y a quelque chose qui est beau quand tu rentres en conflit parce que tu es polarisante: il y a des gens à qui tu ne vas pas plaire, mais au contraire, il y a des gens à qui tu vas plaire très fort, qui vont résonner avec ce que tu es en train de dire.
Donc, il faut accepter aussi à partir de là que tu ne peux pas plaire à tout le monde, mais qu’en étant polarisante, tu vas attirer les bonnes personnes à toi, les personnes alignées, des prospects qualifiés, et puis potentiellement derrière des clients avec qui ça va être un pur plaisir de travailler parce qu’ils vont être sur la même longueur d’onde que toi.
Il s’est passé un truc il n’y a pas longtemps. Je me suis mise à la danse il y a un an et je partage souvent les chorégraphies que je fais, ça me permet de montrer tout le processus d’apprentissage aussi et de montrer que des fois, je fais de la merde et ben c’est ok, c’est comme ça qu’on apprend. J’ai commencé un style de danse qui s’appelle le sensual flower, donc on danse de manière sensuelle au sol. C’est vraiment une safe space là où tu peux venir danser de manière sexy.
La dernière fois, j’ai posté une vidéo sur laquelle je danse et je suis en string avec des baskets et un t-shirt un peu loose. J’ai eu un commentaire, une personne qui a répondu à la story en mode: est-ce que je peux savoir pourquoi est-ce que tu te sens obligée de nous montrer ton cul en gros plan. Et à contrario, il y a une fille de ma communauté qui m’a répondu « let’s go girl, c’est trop inspirant de te voir danser comme ça. »
Et je me suis dit: j’aurais très bien pu rester bloquée sur la première réaction et me dire, il faudrait peut-être que j’enlève cette vidéo, c’est pas très pro, ça choque les gens. Et derrière, il y a cette fille qui m’envoie ce message-là et je me suis dit: c’est de ce genre de personnes-là que j’ai envie d’être entourée, c’est ces gens-là que j’ai envie d’avoir dans ma communauté. Donc, si ça te choque que je danse en string, désabonne-toi, je veux pas de toi ici.
Parle-moi de communication assertive, finalement. Qu’est-ce que c’est, d’abord?
La communication assertive, c’est, sans l’associer au business, le fait de s’exprimer, d’assumer ses opinions, de stand up for yourself, tout en acceptant l’opinion des autres, d’accepter les limites que les autres vont poser. Donc, en gros, c’est comprendre que toi, t’as le droit de poser tes limites, de t’affirmer, de dire ce que t’as envie de dire, d’affirmer tes opinions, mais que c’est important aussi d’accepter que les autres, ils auront peut-être pas les mêmes opinions que toi, mais que ça veut pas dire que leur parole n’est pas vraie.
Donc, ça rapporte une forme d’empathie, de bienveillance, d’écoute de l’autre. Ça aide vraiment à améliorer les relations interpersonnelles en te positionnant en tant que personne qui a le droit de prendre sa place, d’affirmer ses opinions, de dire ce qu’elle pense tout en écoutant l’autre et arriver à avoir un dialogue qui soit fluide, là où il n’y a pas de conflit.
Par exemple, dans le cadre d’un conflit, si j’ai envie de te reprocher quelque chose dans le cadre du travail, mettons que t’arrives en retard tous les jours au boulot et que moi, ça m’énerve. Au lieu de te pointer du doigt, de t’accuser, de te faire te sentir mal et de rentrer dans un échange un peu agressif, ça va être de surtout pas te mettre la faute dessus, mais arriver à me responsabiliser moi, sur le fait que le fait que toi tu arrives en retard, ça me déclenche, ça me trigger. Donc, c’est aussi arriver à comprendre pourquoi est-ce que moi, ça me trigger. C’est juste expliquer que le fait que t’arrives en retard, moi, ça me fait me ressentir peut-être pas respectée. J’ai l’impression que tu respectes pas mon temps. Donc je vais te demander très gentiment d’essayer de faire un effort.
Comment est-ce que tu t’en sers personnellement en affaires?
Je m’en sers. Si t’as un client qui te fait une remarque parce que ton tarif est trop élevé, ça te permet vraiment de poser tes limites et de rester ancrée par rapport à ce qui est OK pour toi. Le business, en fait, au-delà du business, c’est de la relation entre êtres humains.
Je l’utilise quand je m’adresse à mes clients, ça m’a beaucoup aidée aussi, dans les retraites, d’arriver à trouver cet équilibre entre la leader qui est là pour accompagner la retraite et la femme qui est accessible, qui va pouvoir être au contact de ses élèves. Je suis là, j’organise la retraite, je suis au contact de toi, je passe du moment avec toi, mais je ne suis pas là pour être ton amie.
Et ça, c’est quelque chose que j’ai eu beaucoup de mal à faire au début et en me servant de la communication assertive, ça m’a permis aussi de retravailler mon discours, ma manière de me présenter, ma manière de me positionner, mon langage corporel aussi.
Les premières retraites que j’ai organisées, j’avais tendance à vouloir être là dans toutes les conversations, et souvent, ce qui se passait, c’est que les filles pensaient qu’elles allaient pouvoir devenir amies avec moi et qu’il y allait avoir un lien émotionnel qui allait pouvoir se créer. Et ça m’a porté préjudice à certaines fois parce que du coup, elles s’attendaient à ce qu’on puisse échanger tous les jours un message, s’appeler, se voir. Alors que moi, c’est pas mon rôle. Et donc, j’ai dû apprendre grâce à la communication assertive à me repositionner.
Ça, ça fait partie aussi de ma méthode, de ma manière d’accompagner les entrepreneurs aujourd’hui à construire un business qui soit rentable et à s’incarner en tant que leader dans leur industrie. C’est arriver à trouver l’équilibre entre la polarité féminine et la polarité masculine. Donc, la polarité masculine, c’est tout ce qui va toucher aux stratégies que tu vas mettre en place dans ton business et la polarité féminine, ça va plus toucher à toi: qui tu es, ton mindset, ta manière de t’incarner, de te montrer au monde.
Et c’est ce qui m’a permis à moi aujourd’hui d’avoir construit un business qui fonctionne, dans lequel je me sens bien, dans lequel je n’ai pas peur de me montrer, dans lequel je ne travaille pas 40 heures par semaine parce que je sais que je suis de nature cyclique, que je n’ai pas la même énergie au fil du mois et donc arriver à organiser mon emploi du temps en conséquence.
Le confident marketing. C’est quoi la différence finalement entre le confident marketing et n’importe quelle autre sorte de marketing efficace?
C’est vraiment arriver à communiquer tout en étant la plus authentique possible et pour moi, si tu es authentique, c’est que tu as confiance en toi. C’est comment est-ce que je peux communiquer en étant plus authentique, donc en étant plus polarisante, en faisant passer davantage ma personnalité. C’est arriver à communiquer tout en faisant en sorte que ta communauté te reconnaisse par rapport à des choses qui te caractérisent.
Au tout début, quand j’ai commencé, j’ai un accent, je viens du sud de la France. Et en fait, ce que je faisais, c’est que je camouflais mon accent parce que l’accent du sud, souvent, il est vu un petit peu comme un accent de bof, c’est un peu ringard. Et du coup, je me disais, pour être plus professionnelle, je vais enlever mon accent, je vais arrêter de dire des expressions, je vais arrêter de dire des gros mots alors que je dis tout le temps des gros mots. Et en fait, comme ça, tu lises ta personnalité et c’est pas ça que les gens veulent. Les gens, ils veulent du vrai, ils veulent de l’humain.
Right. Mais tu sais, je pense qu’il va y avoir tout le temps un moment où quand tu as décidé de te lancer en affaires, ta business a déjà commencé, tu n’as pas encore cette confiance-là. Tu n’as pas le choix de passer par du unconfident marketing. Genre, le confident marketing arrive quand tu vas prendre action même si tu n’es pas confiante. Oui.
On pense tellement à ça, tu sais, les Québécois aussi qui vont en France puis qui vont arrêter de dire leurs expressions. Ils essaient de dire Wi-Fi et ça ne marche pas. Puis là, ils sont comme, OK, le Wi-Fi, puis là, ils changent tout leur vocabulaire. Mon chum, il parle plus lentement. Ces choses-là, c’est ce qui rend humains les gens. Tu ne veux pas te fondre dans la masse.
Donc d’essayer d’embrace ces choses-là, même si les gens te disent quelque chose. Parce qu’à chaque fois que quelqu’un te pointe du doigt puis te reflète la décision que tu as prise d’être toi-même, la première fois, ça va être tellement challengeant. Ça te fait spinner. Mais tu n’auras pas le choix de faire ça au début.
Ah oui. Tu es obligé, même si au début, ça te challenge. De toute façon, il n’y a que comme ça que ça marche. Tu vas commencer à prendre des actions pour commencer à t’affirmer, commencer à montrer davantage ta personnalité. Ça va être inconfortable. Peut-être qu’il y a des gens qui vont te dire « Ah, t’as changé ces derniers temps. » Au début, ça va te déranger. Mais tu vas continuer parce que tu sais qu’il n’y a que comme ça, en passant à l’action, que ça va continuer jusqu’à ce qu’au bout d’un moment, ça devienne juste normal.
Qu’est-ce qu’on doit absolument éviter pour que notre marketing soit « confident »?
Je le vois souvent au langage corporel, la manière dont la personne va parler sur les stories, sur les réels. C’est un discours qui va être trop lisse. La personne, peut-être, elle va avoir préparé ce qu’elle avait envie de dire. Tu sens qu’il y a de la gêne dans l’énergie vraiment qui émane de cette personne. La posture, le langage corporel, les mimiques avec les mains. Quand quelqu’un a confiance en lui, il va parler avec les mains ouvertes, il va faire des grands gestes. Quand tu n’as pas confiance en toi, souvent, tu vas avoir les mains au niveau de la bouche, tu vas peut-être avoir des tics, faire toucher des choses à côté de toi, te recroqueviller sur toi-même, le visage un peu fermé, tu n’oses pas rigoler, tu n’oses pas avoir des expressions très fortes du visage.
Souvent aussi, ce que je remarque, c’est que le tempo reste le même pendant toute la durée du discours de la personne. Alors que quand tu me parles, tu as des hauts, tu as des bas, tu changes de rythme quand tu parles. La personne va être monotone. Et puis au-delà de ça, il y a les mots que la personne va employer. Elle va essayer que tout soit trop parfait, que les mots employés soient des jolis mots, des mots qui te font paraître légitimes. Alors que ce ne sont pas du tout des mots que la personne emploie au quotidien. Et c’est ça, c’est quand le contenu, la communication est trop lisse en fait.
Même au niveau marketing. Quand je vais regarder des gens puis qu’ils ne veulent pas pitcher, toute l’espèce de la peur de la vente là, pour moi, je rentre ça dans cette table-là. Si tu sais que ce que tu as à offrir a énormément de valeur puis va changer la vie des gens, tu vas le pitcher de façon aberrante. Tu vas en parler partout. Et j’ai entendu parler du « women spreading » récemment, qui est comme un peu l’équivalent du men spreading dans le métro. C’est basically de prendre toute la place disponible en tant que femme quand tu fais ton marketing, quand tu es en lancement, quand tu es en promotion, et de le faire de façon très consciente parce que tu sais que ce que tu as amené a énormément de valeur.
C’est quoi les pratiques que tu as mis en place pour toi ou que tu enseignes à tes clients pour non seulement avoir assez de confiance pour prendre la première action, mais surtout ensuite de continuer à l’entretenir au quotidien?
Plusieurs choses. Je dirais la première chose déjà, c’est d’être bien entourée de personnes que tu sais qui vont être là. Vraiment, entoure-toi bien. Ça, déjà, c’est la première chose parce que tu sais que le retour de ces personnes-là, c’est les retours qui t’importent. Ce ne sont pas les retours de gens que tu ne connais pas qui n’ont pas construit ce que tu as envie de construire et qui ne t’ont jamais vue dans ta vie non plus. Ces personnes-là, pour moi, ça rentre dans une oreille et ça ressort par l’autre. J’écoute même plus.
Et c’est vraiment, c’est choisir les personnes avec qui tu t’entoures, les personnes que tu écoutes au quotidien. Ça, et ensuite, autre chose, c’est de faire des activités au quotidien qui te donnent confiance en toi. Moi, j’ai trouvé la danse qui me donne confiance en moi quotidiennement. Ça peut être quelque chose complètement différent pour toi. Ça peut être, je ne sais pas, tester la boxe, te mettre au champ. Peu importe, en fait. C’est de trouver une activité qui va te permettre de mettre ton corps en mouvement parce que quelque part, ça va te permettre aussi de te reconnecter à ton corps et ton corps, c’est le véhicule que les autres voient. Donc, c’est important d’être à l’aise avec l’image que tu reflètes.
Et un autre outil que moi, j’utilise et que je conseille beaucoup, c’est la pratique du journaling parce que ça te permet de prendre du recul sur une situation qui peut-être, une remarque qui va t’avoir trigger dans la journée. Tu vas prendre un temps écrire dans ton journal. Voilà, cette personne aujourd’hui m’a dit ça. En effet, ça m’a déclenché, ça m’a fait douter de moi. Et à partir de là, tu vas tellement prendre du recul que tu vas commencer à analyser avec l’écriture pourquoi est-ce que ça t’a déclenché mais à la fois, est-ce que la parole de cette personne, ça t’importe quelque chose.
Peut-être que tu vas te rendre compte que ça va te renvoyer à une blessure qui remonte à ton enfance et du coup, tu vas te rendre compte que la partie que ça a blessé, c’est la toi de 9 ans qui a vécu ce truc traumatisant mais qu’aujourd’hui, t’es plus du tout cette version-là de toi-même. T’es plus la petite fille d’il y a 9 ans donc ça va te permettre de donner de l’amour à cette petite fille-là et de te repositionner dans ta vie d’aujourd’hui, dans la personne que t’es aujourd’hui.
Et je trouve que c’est un outil qui est juste génial pour prendre du recul, te repositionner et te poser les bonnes questions et pas rester dans ta tête parce que plus tu restes dans ta tête, plus tu rumines, plus tu te montes le bourrichon toute seule. Alors quand c’est à l’écrit, tu le vois, tu prends du recul et ça te permet de let it go.
Est-ce que t’étais team papier ou t’as une application?
Je suis team papier.
Écoute, tout le temps que j’avais pour cette entrevue-là. J’aimerais ça que les gens puissent aller te découvrir. Déjà, si ce n’est qu’il faut regarder tes vidéos délicieuses, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet?
On peut me retrouver sur Instagram à Noélie Salgueira et sur le podcast Pouvoirs Cachés qui est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.
Écoute, toi qui écoutes, si tu veux revisiter du contenu qu’on a partagé ou cliquer sur les liens qu’on vient tout juste de mentionner, tu vas retrouver tout ça dans les show notes de l’épisode au genevievegauvin.com/effrontée-87. Évidemment, partage en stories sur Instagram. Noélie, tu viens de donner ton ID. Noélie avec deux L, Salgueira. Évidemment, tagge-moi aussi au bas en bas, Geneviève Gauvin, pour nous dire qu’est-ce que tu retiens de cette discussion-là, si ça va t’aider à être plus dans ta confiance puis de prendre le premier pas, les premiers pas idéalement vers plus d’action. On a super hâte de savoir qu’est-ce que t’en as pensé.
Noélie, un énorme merci d’être passée sur Effrontée et d’avoir partagé tout ton savoir balinois.
Bonne nuit. Et puis, on se reparle la semaine prochaine. Bye. Bisous.
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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