Effrontée

Critères de collaboration: 13 questions pour trier les opportunités et dire non facilement

01/10/2024

Les opportunités de collaboration se multiplient à mesure que tu grandis. Sommet en ligne, bundle de formations, partenariat one-on-one, invitation sur un podcast, conférence en personne. Et la tentation d’accepter sans trop réfléchir, juste parce que quelqu’un te considère comme une référence, c’est réelle. Mais les critères de collaboration que tu appliques à chaque offre font toute la différence entre une opportunité qui te sert et une qui te vide.

Dans cet épisode solo, je te partage ma liste de 13 critères de collaboration que je passe en revue chaque fois que je reçois une demande, peu importe le type. C’est pas un processus rigide. C’est une façon de prendre des décisions alignées plutôt que des décisions émotionnelles. Applique ces critères de collaboration systématiquement et tu vas éliminer le bruit pour garder seulement ce qui te fait vraiment avancer.

Les 7 critères de collaboration fondamentaux: ce que l’événement t’offre

Avant d’aller dans les nuances, les 7 premiers critères de collaboration regardent le core de l’opportunité: ce qu’elle est, ce qu’elle offre, à qui elle s’adresse.

1. Tes objectifs business actuels

La raison pour laquelle on dit oui et qu’on le regrette, c’est le syndrome de l’objet brillant. Pour l’éviter, commence par énoncer clairement ce dont tu as besoin en ce moment. Visibilité? Revenus? Confiance de ton marché? Si quelqu’un te pitch une place dans un sommet pour te donner de la visibilité juste après Ka-Ching, où tu viens d’en avoir une tonne, c’est pas un argument convaincant pour toi. Savoir ce dont tu as besoin t’évite de sauter dans un bateau qui ne va pas t’amener là où tu veux aller.

2. Les conditions financières

Est-ce qu’il y a une compensation? Je préfère être directe là-dessus, ça fait rapidement le tri entre les gens qui veulent utiliser mon nom et ceux qui veulent créer un partenariat win-win. La rémunération peut être un prix fixe ou de l’affiliation, les deux sont légitimes. Si ni l’un ni l’autre, les bénéfices non financiers (visibilité, networking) doivent compenser ET être alignés avec tes objectifs actuels.

3. L’engagement en temps et en ressources

C’est quoi le niveau d’engagement réel, pas juste le temps de l’événement? Une entrevue d’une heure demande peu d’efforts. Une conférence que tu dois créer de zéro, c’est une autre histoire. Est-ce que tu as l’espace mental pour ça? Est-ce qu’il y a des exigences marketing en amont? Si tu acceptes pour l’affiliation, est-ce que tu as assez de temps pour créer une promo solide, sinon tu feras l’entrevue sans atteindre ton objectif.

4. La logistique et la disponibilité

Les dates, le lieu, les modalités. Est-ce que c’est trop tôt? Est-ce que c’est en personne ou virtuel? Si c’est en personne, il y a des frais de déplacement à considérer. Puis, encore une fois, la rémunération potentielle change le calcul. Si on te propose 15 000$ pour une conférence dans 3 semaines, tu vas peut-être te démerde.

5. La compatibilité avec ton audience cible

Est-ce que l’événement te permet de rejoindre des gens qui correspondent à ton marché? Si l’audience n’est pas du tout compatible mais que le partenariat est rémunéré et peu exigeant, ça peut quand même valoir la peine selon tes objectifs du moment. Si l’audience est compatible, là tu peux générer un retour sur investissement indirect via les ventes futures.

6. L’audience attendue

Taille et qualité. Un sommet à 10 000 personnes peut valoir l’effort pour la visibilité même sans rémunération. Un speech dans un mastermind de 20 personnes peut valoir la petite taille si les participants sont exactement les gens avec qui tu veux connecter.

7. Les résultats passés et les objectifs actuels

Septième critère de collaboration avant de passer aux impacts à long terme. Pour un événement à sa 2e édition ou plus, tu peux demander le nombre de participants, les ventes générées, les commissions moyennes aux affiliés. Ces données déterminent ce à quoi tu peux t’attendre. Pour une première édition, tu n’as pas ces repères, alors tu peux choisir d’attendre la prochaine édition pour avoir plus de données avant de t’engager.

Les critères de collaboration pour évaluer les impacts à long terme

Les 6 critères suivants regardent les impacts possibles et le retour sur investissement à plus long terme.

8. La réputation et la crédibilité du partenaire

Huitième des critères de collaboration, et pas le moins important. L’image de marque de la personne est-elle compatible avec la tienne? Son éthique de travail la précède-t-elle de façon positive? Est-ce qu’elle est connue pour tout donner en promo ou pour faire le minimum? T’as intérêt à aller à la pêche auprès de collègues si tu ne la connais pas directement.

9. La crédibilité de l’événement

Qui a participé dans le passé et qui y participe maintenant? Avec quels noms est-ce que tu vas être associée? Un événement à sa 3e ou 4e édition a déjà une crédibilité établie. Si l’événement a réussi à attirer de gros noms, ça vaut quelque chose. La crédibilité de l’événement va teindre sur toi, en bien ou en mal.

10. Les opportunités futures

Est-ce que cette collaboration peut ouvrir la porte à autre chose? Un pied dans une pièce dans laquelle tu veux entrer, un accès aux sponsors, des connexions avec d’autres invités. C’est une raison légitime de dire oui à une opportunité non rémunérée, une fois. Juste t’assurer que tu ne te fais pas utiliser de façon répétée.

11. La compatibilité des valeurs et de la culture

Est-ce qu’il y a des risques de conflit éthique? En épluchant le contenu de la personne, les épisodes de podcast qu’elle a faits, est-ce qu’il y a des deal breakers? Commentaires racistes, homophobes, transphobes, sexistes. Si tu dis oui, les gens vont assumer que tu partages ses opinions, même si c’est pas le cas. Les red flags sont des red flags.

12. L’exclusivité ou les restrictions contractuelles

S’il y a un contrat, est-ce qu’il y a des clauses d’exclusivité? Est-ce que tu cèdes les droits d’auteur sur ton contenu? Quelles sont les pénalités? S’il n’y a pas de contrat du tout, c’est un red flag. L’objectif n’est pas d’anticiper que tu vas mal te comporter, c’est de comprendre exactement dans quoi tu t’embarques.

Le 13e critère de collaboration: ton intuition personnelle

Parmi tous les critères de collaboration présentés ici, celui-là est le plus difficile à quantifier et le plus important à ne pas ignorer. Ton ressenti est aussi important que tout ce que j’ai listé.

Est-ce que tu es enthousiaste à l’idée de cette collaboration? Est-ce que tu as des hésitations et, si oui, est-ce que ces hésitations viennent de toi (peur, syndrome de l’imposteur) ou est-ce qu’elles pointent vers de vrais red flags dans l’opportunité?

Si tu te sens négative au départ, c’est souvent la fin du questionnaire, point. Et si tu te sens excitée, c’est un très bon point de départ, même si ça ne garantit pas que la collaboration est bonne. L’analyse suit. Mais commencer par ton gut feeling, c’est commencer par l’honnêteté.

Comment utiliser ces critères de collaboration pour dire non facilement

Passer au travers des 13 critères de collaboration mène parfois à un non. Et dire non à quelqu’un qui t’a approchée avec enthousiasme, c’est pas toujours confortable.

Quelques principes pour le faire avec respect:

Remercie sincèrement. La personne t’a choisie, toi spécifiquement. C’est agréable, puis ça mérite d’être reconnu.

Sois claire et directe. Si tu n’es pas claire, la personne va interpréter ton non comme un « peut-être plus tard » et revenir à l’assaut. Elle a aussi un projet à organiser, avec un calendrier, et faire languir quelqu’un nuit à son projet.

Fournis une raison concise si tu le veux. Tu n’es pas obligée de te justifier, surtout si la raison est personnelle. Un white lie est acceptable s’il est crédible et ne laisse pas croire que c’est juste une question de timing.

Propose une alternative si c’est approprié. Réfère quelqu’un d’autre ou exprime ton intérêt pour de futures collaborations si c’est sincère. Ça laisse la porte ouverte sans te forcer à dire oui maintenant.

Termine sur une note positive. La relation professionnelle vaut la peine d’être préservée. Un non poli et chaleureux fait souvent plus pour ta réputation qu’un oui hésitant.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Par où commencer quand une demande de collaboration arrive en DM?

Transfère la conversation au courriel avant d’analyser quoi que ce soit. Les DM sont rarement l’endroit pour être détaillé, et comme tu as besoin d’informations pour appliquer tes critères de collaboration (taille d’audience, résultats passés, rémunération prévue), l’email te donne l’espace pour tout avoir. Ça a aussi l’avantage de filtrer les gens sérieux.

Est-ce que tous les critères de collaboration ont le même poids?

Non. Ton contexte actuel détermine lesquels comptent le plus. Si ton objectif du moment est la visibilité, la taille de l’audience et la compatibilité de marché prennent plus de poids que la rémunération. Si tu as besoin de revenus, la compensation et le retour potentiel d’affiliation passent en premier. Les 13 critères de collaboration sont un cadre, pas une formule. Tu ne peux pas les évaluer hors contexte.

Et si c’est une première édition et qu’il n’y a pas de données passées?

Tu peux attendre. C’est une réponse valide et c’est même l’un des critères de collaboration les plus solides à invoquer. Si le projet se concrétise bien et que la deuxième édition arrive, tu auras des données réelles pour décider. Ce n’est pas un refus définitif, c’est juste choisir d’évaluer avec plus d’information.

Mes prochaines étapes

Si tu veux plus de contenu uncensored sur les décisions business qui comptent vraiment, viens rejoindre mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel, gratuite, qui reçoit chaque mardi matin du contenu encore plus direct. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour creuser plus loin sur les collaborations, va écouter l’épisode 68 sur les 15 erreurs à éviter en collaboration, édition organisateur, l’épisode 70 sur les erreurs côté collaborateur, et l’épisode 90 sur pourquoi la collaboration podcast devrait faire partie de ta stratégie de croissance.

Show notes

Format: Solo Durée: 23 min

Sujets abordés:

  • Comment transférer une demande de collaboration des DM au courriel avant d’analyser
  • Les 7 critères fondamentaux liés au contenu de l’événement
  • Les 6 critères pour évaluer les impacts à long terme
  • L’intuition personnelle comme 13e critère non négociable
  • Comment dire non de façon respectueuse tout en préservant la relation

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 92. Aujourd’hui, je te donne 13 critères importants pour déterminer quelles collaborations accepter et comment dire non facilement.

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Plus il y a de coachs, de formateurs, d’entrepreneurs web, pis plus les gens comprennent qu’en collaborant, on s’élève plus vite. Plus les opportunités de collaboration vont se multiplier aussi. Que ce soit pour participer à un sommet en ligne, un bundle de formation, organiser un partenariat en one-on-one avec un autre coach, te faire inviter sur un podcast, être conférencière dans un événement en personne, être experte invitée dans un mastermind en personne.

Quand les gens t’approchent avec leur projet, ça peut être tentant d’accepter sans trop y penser parce qu’on est juste excité, que quelqu’un nous considère comme une référence. Mais c’est pas toutes les opportunités qui sont bonnes pour toi ou qui sont bonnes pour toi maintenant. Quand je reçois une demande de collaboration, peu importe le type, je la passe à travers une liste de critères pour voir si c’est un bon fit pour moi.

Mais avant de me rendre à l’analyser, je transfère la conversation des DM au courriel. Si quelqu’un m’approche en message privé, c’est rarement l’endroit pour être extrêmement détaillé. Puis comme j’ai besoin de détails pour analyser l’offre, je préfère largement le courriel. Je vais aussi rediriger les gens vers mon service à la clientèle en demandant à la personne de me présenter son projet, son audience en termes de taille, de cible, ses résultats passés, puis si c’est applicable, la forme de rémunération prévue aussi pour les experts ou invités.

Transférer la conversation par courriel, ça a aussi l’avantage de déterminer qui est réellement sérieux puis qui a vraiment fait le travail de bâtir quelque chose de vraiment win-win-win. À partir de là, j’analyse avec les critères suivants. Les sept premiers sont la base, en lien avec vraiment le core de l’événement.

Premier critère: quels sont mes objectifs business actuels? La raison pour laquelle on dit souvent oui puis qu’on le regrette, c’est qu’on a eu le syndrome de l’objet brillant. Pour éviter ça, déjà c’est important de pas répondre du tac au tac et de prendre un temps de réflexion. Ensuite, la première étape de l’analyse, c’est de commencer par énoncer clairement nos besoins et objectifs professionnels actuels. Est-ce que tu as besoin de plus de visibilité? As-tu besoin que les gens te fassent plus confiance? As-tu besoin de plus de revenus?

Souvent, les gens vont m’approcher juste après Ka-Ching parce que je viens d’avoir une grosse passe de visibilité. Obvi, c’est le temps pour eux d’en profiter, puis je comprends ça. Mais ensuite, ils me pitchent un événement, une place dans un sommet en me disant que je vais profiter de leur visibilité. Ce n’est pas un besoin pour moi à ce moment-là. Ce ne serait pas un argument convaincant. Savoir ce dont j’ai besoin, ça m’évite de sauter dans un bateau qui ne va pas m’amener là où j’ai besoin d’aller.

Deuxième critère: les conditions financières. Est-ce qu’il y a une compensation financière? Je préfère toujours être assez directe là-dessus, ça fait rapidement le tri entre les personnes qui souhaitent utiliser mon nom puis celles qui souhaitent créer un partenariat. La différence est cruciale. Une collaboration n’est pas seulement rentable si tu es payée un prix fixe. L’affiliation, ça peut être avantageux aussi si tu as du temps devant toi pour préparer une promotion qui est solide. S’il n’y a ni l’un ni l’autre, est-ce que les avantages non financiers, comme la visibilité ou le networking, compensent l’absence de rémunération et sont alignés avec mes objectifs actuels?

Troisième critère: l’engagement en temps et en ressources. C’est quoi le niveau d’engagement requis de ma part? Est-ce que le temps qui va être investi est proportionnel aux bénéfices promis? Une entrevue, c’est peu d’efforts. Une conférence, ça peut demander beaucoup si tu n’en as pas déjà créé une. Est-ce que j’ai l’espace mental pour créer quelque chose de nouveau? Est-ce qu’il y a des exigences en termes de marketing aussi qui vont me demander plus de temps en amont? Parce que si je veux être rémunérée via l’affiliation, il faut que j’aie assez de temps devant moi pour créer une bonne promo. Sinon, je vais faire l’entrevue, profiter un peu de visibilité, mais je n’aurai pas atteint mon objectif.

Quatrième critère: la logistique et la disponibilité. Est-ce que les dates, le lieu, les modalités de l’événement sont compatibles avec mon emploi du temps? Est-ce que c’est trop tôt? Au niveau du lieu, est-ce que c’est en personne ou en virtuel? Si c’est en personne, c’est quoi la distance? Est-ce que tu dois prévoir des frais de déplacement, un temps de déplacement? Si on te dit que tu vas être payée 15 000$ pour venir faire une conférence dans trois semaines, ça se peut que tu te démerde. Ça dépend vraiment de tes objectifs et de ce qui est demandé.

Cinquième critère: la compatibilité avec ton audience cible. Est-ce que l’événement va me permettre de toucher une audience qui correspond à mon marché? Si l’audience est incompatible, mais que le partenariat ne me demande pas beaucoup d’efforts et est rémunéré à prix fixe, j’aurais tendance à accepter. Si l’audience est compatible, là j’ai l’opportunité de leur faire découvrir mon univers puis peut-être acheter d’autres choses plus tard. Mais ça, c’est seulement si c’est compatible. Si ça ne l’est pas, si ce n’est pas les bonnes personnes pour moi, il va falloir que j’en retire quelque chose d’autre.

Sixième critère: l’audience attendue. C’est quoi la taille et la qualité de l’audience prévue? Un sommet où 10 000 personnes sont attendues, ça vaut peut-être l’effort pour ma visibilité même si le partenariat n’est pas rémunéré. Une invitation à faire un speech dans un mastermind de 20 personnes, ça vaut peut-être la petite taille de l’audience si les participants sont des personnes avec qui tu souhaites connecter. C’est vraiment de se demander de quoi tu as besoin: visibilité, rémunération, ou networking?

Septième critère: les résultats obtenus dans le passé et les objectifs actuels. Les résultats passés pour un même événement, c’est pas à négliger. C’est au minimum ce à quoi tu peux t’attendre de façon safe pour une deuxième, troisième, quatrième édition. Tu peux demander le nombre de participants dans le dernier événement, le nombre de ventes générées, les commissions moyennes aux affiliés. Ça te donne une idée de ce que tu peux générer. Pour les objectifs actuels, ils te servent à déterminer s’ils sont réalistes par rapport aux résultats antécédents. Si c’est une première édition, tu n’as pas assez d’informations pour déterminer le succès potentiel. Tu peux vouloir attendre une prochaine édition pour t’assurer que ton investissement de temps va en valoir la peine.

Ensuite, on tombe dans les critères un peu plus pointus, ceux qui regardent les impacts possibles et le retour sur investissement à long terme.

Huitième critère: la réputation et la crédibilité du partenaire. C’est quoi la réputation de la personne ou de l’organisation? Est-ce que leur image de marque est compatible avec la tienne? Est-ce que son éthique de travail précède la personne de façon positive ou négative? Est-ce qu’elle a une réputation de tout donner en promo ou de faire le minimum? Est-ce que ses clients ont de mauvaises expériences ou de bons résultats? Des fois, tu connais ces informations-là, des fois, il va falloir que tu demandes à des collègues leur avis ou que tu fasses de la recherche en ligne.

Neuvième critère: la crédibilité de l’événement. Qui a participé dans le passé et qui y participe actuellement? Avec quels noms est-ce que tu vas être associée? Qui est-ce que tu peux contacter pour savoir si sa participation en a valu la peine? Un événement qui en est à sa 3e ou 4e édition a déjà beaucoup plus de crédibilité. Un événement qui a réussi à convaincre de gros noms peut prétendre à plus de crédibilité dans l’industrie. La crédibilité du partenaire et de l’événement va déteindre sur toi, dans un sens comme dans l’autre.

Dixième critère: les opportunités futures. Est-ce que cette collaboration peut ouvrir la porte à d’autres opportunités professionnelles plus tard? Est-ce que c’est un tremplin vers des partenariats plus importants, soit avec les autres invités, avec l’organisateur, ou avec les sponsors de l’événement? Si c’est un pied dans la porte d’un univers dans lequel tu veux entrer et qu’il n’y a pas de rémunération, peut-être que c’est une opportunité à prendre quand même. Mais il faut garder en tête de ne pas se faire utiliser de façon répétée.

Onzième critère: la compatibilité des valeurs et de la culture. Est-ce que les valeurs et la culture de l’autre entreprise sont en accord avec les tiennes? En épluchant le contenu de la personne, ses podcasts, ses posts, est-ce qu’il y a des choses qui sont des deal breakers pour toi? Des commentaires racistes, homophobes, transphobes, violents, sexistes, âgistes. Garde en tête qu’en participant à la collaboration, les gens vont assumer que tu as les mêmes opinions même si c’est pas le cas.

Douzième critère: l’exclusivité ou les restrictions contractuelles. Est-ce qu’il y a des clauses d’exclusivité ou de restriction? Est-ce que le contenu que tu vas offrir doit être exclusif et que tu ne pourras pas l’utiliser plus tard? Est-ce que tu cèdes les droits d’auteur dessus? Quelles sont les pénalités au contrat? S’il n’y a pas de contrat, c’est un red flag. L’objectif, c’est pas d’anticiper que tu vas mal faire les choses, c’est de bien comprendre dans quoi tu t’embarques.

Treizième et dernier critère: l’intuition personnelle. Ton ressenti personnel est autant important que tout ce que j’ai dit. Est-ce que tu es enthousiaste à l’idée de cette collaboration ou est-ce que tu as des hésitations? Est-ce que c’est des peurs qui proviennent de toi ou c’est des red flags par rapport au partenariat? Si tu te sens excitée, c’est probablement un très bon point de départ. Ça ne veut pas dire que le partenariat est correct pour autant, peut-être qu’il y a des red flags ailleurs, mais le premier point, c’est: est-ce que tu te sens excitée?

À partir du moment où tu te sens négative, au final, ça devrait être la fin, point.

Je voulais terminer en te parlant de comment dire non facilement. Parce qu’évidemment, on a passé au travers de mes 13 critères et parfois, la réponse est non. Quelques points importants pour que ce non soit respectueux.

Remercie sincèrement. La personne a pris le temps de te choisir, toi spécifiquement. C’est agréable de se sentir considérée et montrer ce sentiment, c’est super important.

Sois claire et directe. Indique poliment que tu ne peux pas accepter l’offre sans tourner autour du pot. Si tu n’es pas claire, la personne pourrait revenir à l’assaut plus tard, considérer que tu es en réflexion ou se sentir jouée. Quand les gens t’approchent, ils ont un agenda, un calendrier, un projet à organiser. Si tu les fais languir et que tu n’es pas capable de prendre une décision, ça leur nuit fortement.

Fournis une raison concise si tu le souhaites. Tu n’es pas obligée d’entrer dans les détails, surtout si la raison est personnelle. Un white lie peut être acceptable s’il est crédible et qu’il n’amène pas à une mauvaise conclusion. Ne dis pas « je n’ai pas le temps en ce moment » si tu veux dire non définitivement, parce que la personne va comprendre ça comme un « plus tard » et revenir.

Propose une alternative si c’est approprié. Tu peux suggérer une autre personne qui pourrait convenir ou exprimer ton intérêt pour des collaborations futures si c’est sincère. Ça laisse la porte ouverte sans te forcer à dire oui maintenant.

Termine sur une note positive pour vraiment préserver la relation professionnelle. En ce moment, ça ne fonctionne pas, mais j’aimerais qu’on reste en contact. Peut-être après ton lancement, ça serait le fun d’aller prendre un café.

Et je voulais terminer en rappelant que si tu as une équipe ou même une personne de confiance avec qui valider ces décisions, utilise-la. Parfois, l’objet brillant nous aveugle et avoir un autre regard sur les critères de collaboration qu’on vient d’appliquer, ça peut faire toute la différence.

Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver des liens, tu peux te rendre au genevievegauvin.com slash effrontée-92 pour lire les notes de l’épisode. Ensuite, viens me rejoindre sur Instagram au @_genevievegauvin. Partage ça dans tes stories et n’oublie pas de me taguer pour me dire comment toi tu vas utiliser ces critères-là.

Si tu veux plus de Gen uncensored, inscris-toi à mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin encore plus de contenu effronté. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com slash speakeasy.

La semaine prochaine sur Effrontée, je reçois Alice Cathelineau et on parle d’intelligence relationnelle, c’est-à-dire la compétence d’être au bon endroit au bon moment devant les bonnes personnes qui vont faire croître ta carrière et ta business. Sexy et tellement aligné avec le sujet de cette semaine.

Sur ce, on se reparle la semaine prochaine. Bye là!

T’as aimé l’épisode? Merci beaucoup pour ton écoute. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast, tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur S’abonner et descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu et laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast et comment ça a un impact sur ta business et ta vie. Un énorme merci d’avance. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine!

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