Si tu produis du contenu qu’on peut entendre (un podcast, des reels, une chaîne YouTube ou même une formation en ligne), tu as déjà tout ce qu’il faut pour travailler ton audio branding. Et c’est exactement ce qui peut rendre ton contenu inoubliable au lieu de le faire fondre dans le scroll. Dans cet épisode, je reçois Emily Laliberté, sound designer professionnelle et la créatrice de mon intro et outro de podcast. On parle de comment créer une signature sonore qui te ressemble, comment l’utiliser sans podcast, et pourquoi 99% des gens passent à côté de cette opportunité.
C’est quoi l’audio branding (et pourquoi c’est différent de l’audio design)
L’audio design, selon Emily, c’est un grand playground de possibilités. C’est l’art de faire vivre quelque chose qui n’existe pas réellement, ou de le faire vivre différemment.
> « C’est comme un artiste qui va regarder une palette de couleurs, il ne va pas juste voir une palette de couleurs, il va voir toutes les possibilités qui s’offrent à lui. »
L’audio branding, c’est l’application de cette palette à ta marque. C’est la signature sonore que les gens vont reconnaître, peu importe où ils t’entendent. Comme un logo, mais pour les oreilles.
Pour qu’un audio branding fonctionne, il faut une fondation solide: une image de marque claire, des valeurs assumées, une vibe que tu veux véhiculer. Sans ça, n’importe quel son sonne juste random. Avec ça, chaque son devient une extension de ce que tu construis.
> « C’est bien beau que tu aimes ça, la musique classique, mais ça va peut-être pas fiter dans ton audio branding. Fait que first, c’est quoi qu’on veut véhiculer comme message? »
L’audio branding fonctionne aussi sans podcast: reels, YouTube, freebies
L’erreur la plus fréquente: penser que l’audio branding est réservé aux podcasteuses. Faux. Si tu produis du contenu sur Instagram, YouTube, dans un membership ou même dans tes pubs Facebook, tu as une opportunité de construire ta mémorabilité.
Quelques idées concrètes qu’Emily applique avec ses clientes:
- Une signature sonore au début ou à la fin de tes reels (pas pendant, à la fin pour ne pas couper le flow)
- Un son associé à une rubrique récurrente sur ta chaîne YouTube (le « what the fuck de la semaine », le « win de la semaine », etc.)
- Un soundboard custom dans Discord pour tes membres VIP
- Une trame sonore de méditation ou d’introduction pour un programme de formation en ligne
- Un son spécifique pour annoncer une mid-roll dans ton podcast
> « Faut que tu apprennes aux gens comment se souvenir de toi. Ça ne se fait pas juste avec le visuel. »
L’idée, c’est de parsemer ta signature comme des épices dans un plat. Si tu utilises ton son une fois sur deux, ça ne marche pas. Tu dois l’utiliser tellement souvent que ton audience commence à l’attendre, et finit par sentir qu’elle appartient à ta famille en ligne.
Comment construire un audio branding qui te ressemble vraiment
Le processus d’Emily n’a rien d’aléatoire. Avant même de toucher à un son, elle plonge dans ta marque: tes valeurs, ton visuel, ta façon de t’exprimer publiquement. Pour un audio branding de 10 secondes, ça peut représenter 15 heures de travail, dont 10 heures de recherche, de discussion et de mood board.
Sa méthode en gros:
1. Cerner l’identité visuelle et la posture publique: couleurs, fonts, vibe générale, ce que la cliente partage sur ses réseaux. Plus elle a de matériel, plus c’est facile. 2. Définir les émotions à transmettre: énergisé, enveloppé, léger, etc. Pas une, mais souvent une dominante avec une secondaire en dessous. 3. Faire des exercices avec la cliente: un mood board visuel, des champs lexicaux, et la fameuse question « si ton audio branding était un son, ça serait quoi? ». 4. Construire un mood board sonore: Emily fouille dans ses banques sonores personnelles, ses instruments virtuels, parfois enregistre live au piano pour tester des textures. 5. Itérer avec la cliente: la cliente écoute, dit oui, non, peut-être, j’haïs ça. Emily ajuste jusqu’à ce que la cliente trippe vraiment sur le résultat.
Cette dernière étape est non-négociable. Si la cliente ne tripe pas sur sa signature, elle va faire un cringe chaque fois qu’elle l’utilise. Et cette énergie-là se translate dans son contenu. C’est ce que tu veux éviter.
> « Il faut que la personne, elle trippe sur son produit final, sinon, à chaque fois qu’elle va mettre son intro au début de son podcast, elle va faire un petit cringe. »
L’audio branding qu’on garde, on le supporte avec un guide d’utilisation
Une fois ton audio branding livré, le travail n’est pas fini. Emily fournit à ses clientes un guide d’utilisation, comme un graphic designer fournit une charte graphique. Le but: t’expliquer dans quel contexte utiliser quel son, pour que ta signature reste cohérente sur toutes tes plateformes.
Pour une cliente psychologue qui offre des labs audio en ligne, Emily a même créé une banque complète associée à des intentions précises. Un son pour signaler à l’auditrice de poser son téléphone et journaler. Un autre comme trigger warning avant une situation émotionnellement difficile. Tout est documenté.
L’autre élément clé qu’Emily inclut souvent: du coaching technique. Parce que recevoir 600 dollars de banque sonore sans savoir comment l’utiliser, ça ne sert à rien. Elle prend le temps de montrer le minimum de montage à celles qui débutent, ou répond aux questions plus avancées (GarageBand, Logic Pro, plugins de réduction de bruit, etc.) pour les autres.
> « Tu ne m’as pas juste payé pour avoir un résultat, je suis avec toi alors profites-en pour me poser toutes les crisses de questions que tu peux pendant qu’on est ensemble. »
Les pièges techniques de l’audio branding maison à éviter
Si tu fais ton propre montage (ce qui est parfaitement valide pour démarrer), Emily a quelques principes à connaître pour éviter d’avoir un fini de patate:
Sépare tes pistes audio. Minimum une piste par voix, plus une piste par effet sonore. Si tu enregistres avec Riverside et que tes deux voix sont collées sur la même track, tu ne peux plus rien ajuster individuellement. Big no-no.
Utilise des fades à chaque coupure. Quand tu coupes un mot, un toussotement ou un « um » en plein milieu d’un son qui n’est pas à zéro sur la waveform, tu crées un clic audible. Un fade de 0.01 seconde règle le problème en deux clics. Personne ne devrait avoir à entendre une voyelle coupée brutalement dans tes oreilles d’auto.
Crée-toi des templates. Si tes trois pistes (intro, voix, outro) sont toujours les mêmes, sauve-toi du temps en ouvrant un fichier template à chaque épisode au lieu de tout redrag-and-droper.
Écoute ton fini sur plusieurs paires d’écouteurs. La majorité de ton audience t’écoute dans son char ou avec ses earbuds. Si tu mixes juste sur tes belles oreilles de studio, tu vas être surprise du décalage. Fais le test une fois pour calibrer tes niveaux, et reproduis tes paramètres après.
Coupe ce qui n’est pas essentiel. Le temps de tes auditrices est précieux. Si tu te raclas la gorge, retire-le. Si tu ouvres une parenthèse de 2 minutes qui n’apporte rien, coupe. Investir dans un message clair, c’est aussi investir dans la rétention de ton audience.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Est-ce que je dois avoir un podcast pour investir dans un audio branding?
Non. Si tu produis n’importe quel contenu audio (reels, YouTube, formations, méditations, freebies, pubs Facebook), un audio branding peut amplifier la mémorabilité de ta marque. La signature sonore travaille pour toi à chaque exposition, exactement comme ton logo visuel.
Combien de temps ça prend de créer un audio branding professionnel?
Pour 10 secondes de signature finale, compte environ 15 heures de travail côté sound designer, dont 10 heures de recherche, d’échanges avec toi, de mood board et de directions sonores. Le résultat est court, le processus pour y arriver est dense parce que chaque marque est unique.
Comment je travaille avec quelqu’un en audio quand je crée déjà des vidéos avec une vidéaste?
Inclus la personne audio le plus tôt possible dans le processus créatif. La vidéo va d’habitude passer en premier (parce que le concept naît visuellement), mais la personne audio doit pouvoir voir une version proche de la finale pour placer ses blocs. Travailler avec un time lock (un moment où la vidéo ne change plus) rend la vie de tout le monde plus facile.
Mes prochaines étapes
Si tu veux du contenu uncensored chaque semaine, rejoins ma communauté VIP par courriel le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour continuer sur le thème du contenu et de la visibilité, écoute l’épisode 80 sur les 5 trucs pour lancer ton podcast et faire le plus de bruit possible, l’épisode 90 sur la collaboration podcast comme stratégie de croissance et l’épisode 94 sur les 3 types de contenu qui créent du lien sur Instagram.
Show notes
Format: Entrevue avec Emily Laliberté Durée: 63 minutes
Sujets abordés:
- La différence entre audio design et audio branding
- Pourquoi un audio branding doit s’ancrer dans une fondation de marque solide
- Comment utiliser ton audio branding au-delà du podcast (reels, YouTube, Discord, formations)
- Le processus créatif d’Emily: mood board visuel, champs lexicaux, itérations
- Pourquoi la cliente doit tripper sur son produit final
- Les guides d’utilisation pour rester cohérente avec ta signature
- Les pièges techniques à éviter quand tu montes ton propre audio
- L’importance des fades, des pistes séparées et des templates
- Comment collaborer avec une équipe vidéo et audio en même temps
Liens & ressources:
- Site d’Emily: emilylaliberte.my.canva.site/liens
- Audiolettre d’Emily: subscribepage.io/emilylaliberteaudio
- Instagram d’Emily: @emilyc.laliberte
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- @_genevievegauvin sur Instagram
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 95. Aujourd’hui, on parle de comment devenir mémorable dans tes reels, vidéos et podcasts avec Emily Laliberté. Et si tu la connais pas, laisse-moi te la présenter. Passionnée de la vie, Emily adore tout ce qui est audio et en a même fait son métier. Une femme intense, intense, mais hyper sensible et fière de l’être, elle n’a pas la langue dans sa poche et son parcours professionnel a été assez atypique pour réussir à bâtir la réalité qu’elle visait de travailler comme sound designer professionnelle.
Elle baigne dans l’univers de l’audio depuis l’âge de 19 ans et son chemin a débuté avec des études en électro-acoustique à Concordia où elle a découvert son amour du audio design. Emily a travaillé 7 ans dans l’univers des jeux vidéo AAA comme conceptrice sonore, mais a quitté son métier de rêve en janvier 2023 suite à un burn-out et c’est suite à ce majeur changement de vie qu’elle a décidé de faire le grand saut comme solopreneur à temps plein dans son entreprise d’audio branding.
Si tu as un podcast, si tu fais de la vidéo, que ce soit des reels, une chaîne YouTube, tu veux absolument écouter cet épisode-là pour créer un audio branding qui te ressemble et créer vraiment un univers qui est immersif et homogène. Donc sur ce, bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es à mieux de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager à temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants pis discuter en paire pour t’inspirer toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Bonjour, bonjour! Dans cette nouvelle entrevue pour Effrontée, je suis présentement avec Emily Laliberté. Emily, comment ça va? Ça va bien, toi? Est-ce que j’ai bien dit ton nom? Parce que j’ai vu qu’il fallait qu’on disait « Merle »? Oh my God, you read that! I’m embarrassed, je m’en vais. Non, c’est pas vrai. Bon, bye! Bye, là! That was brief.
Non, t’es pas obligée de dire « Émilie », surtout quand tu parles en français. C’est « Émilie », c’est correct, mais c’est juste parce que des fois, les gens vont faire comme « Émilie », « I-E » ou « Émilie », comme ça. Pis là, je suis comme « Non, mon nom, c’est pas pareil comme la fille de Evanescence. That’s not my name, man! » C’est tellement spécifique comme référence. Oh my God! Ouais, c’est vraiment… Fait que non, tu l’as bien dit, bravo, bravo.
Emily, dis-moi, pourquoi Emily? Est-ce que t’as un background anglophone? Ouais, ben, c’est ma langue maternelle. Ah, mais mon Dieu! Je savais pas. C’est quelque chose, wow! À 100%! Ben, le pire, c’est que considérant le nombre d’anglais… d’anglais partout dans comment tu parles, et les gens vont le découvrir au travers de cette entrevue-là, c’était comme compréhensible, ou en tout cas anticipable, mais je savais pas.
Ben oui, ma mère est anglophone, pis mon papa, il est francophone, donc Emily Laliberté. Ben, c’est un beau mix. C’est ça, mais mon middle name, c’est Christine. Fait que tu peux dire Émilie Christine ou Emily Christine. Fait que dépendamment de quel parent était piste après moi, ben, ça sortait pas pareil. Mais c’est cool parce que c’était des noms qui se disaient dans les deux langues. C’est intéressant. J’ai fait ça avec Elliot aussi, c’était bien important parce que Geneviève Gauvin, j’ai été massacrée partout. Oui, c’est ça.
Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui, on parle pas du tout de ta langue maternelle, malgré cette parenthèse. On parle d’audio branding, d’audio design, d’audio en général. C’est pas mal ton expertise. T’es aussi, si les gens ne le savent pas, la personne, la chef d’orchestre, l’artiste derrière mon intro et outro de podcast. Intro qu’on vient juste d’entendre. Outro que vous allez entendre à la fin.
Écoute, comme je te disais en off, le nombre de commentaires que je reçois par rapport à cette intro-là est assez impressionnant. Moi, je savais que quand j’ai lancé Effrontée, donc moi, c’était mon troisième podcast en fait, j’avais toujours créé mes propres intros moi-même avec le peu de savoir-faire finalement en audio que j’avais. J’ai appris, écoute, j’étais allée au cégep, puis j’avais peut-être utilisé un peu Audition à ce moment-là. Puis c’est comme à peu près la dernière affaire que j’avais.
Après, j’ai appris sur Audacity, puis une couple de trucs après pour comment faire du montage. Mais tu sais, OK, c’est des blocs Lego, un truc à la fois, améliorer le son un petit peu, puis c’est pas mal tout. Par contre, je voulais quelque chose qui était plus travaillé, qui avait une identité plus claire. Puis c’est là où finalement, on a collaboré à ce moment-là.
Puis clairement, pour moi, tu as vraiment été capable de prendre l’essence de qui je suis à la limite, puis mettre ça en audio. Puis j’aimerais ça qu’on explore un petit peu ce processus-là ensemble aujourd’hui. Déjà, c’est quoi le processus, comment ça marche? Pourquoi est-ce que les gens qui écoutent devraient s’en soucier s’ils n’ont pas de podcast? Parce que l’audio, la vidéo, on en voit partout. Sur les médias sociaux, ça devient presque le médium le plus populaire. Mais ce qu’on oublie avec la vidéo, c’est qu’il y a aussi de l’audio qui vient avec. Sinon, c’est pas un film muet.
Fait qu’en commençant, c’est quoi l’audio design, puis c’est quoi la différence avec l’audio branding? Wow! That’s a good question. OK. L’audio design, c’est très vaste. C’est vraiment d’aller faire vivre quelque chose. Puis là, c’est ma définition à moi, parce que je pourrais te lire sur Wikipédia qu’est-ce que ça veut dire. L’audio design, selon moi, c’est d’aller faire vivre quelque chose qui n’existe pas réellement, ou qu’en image, ça pourrait être interprété d’une façon X, parce que quand c’est quelque chose de vrai, de tangible, on a l’impression qu’on va entendre X son parce que ça appartient à cette chose-là.
Mais l’audio design, c’est une opportunité de faire vivre cette chose-là différemment, ou juste de la faire vivre en tant que telle si c’est un objet inanimé. Donc, moi, l’audio design, ça a toujours été un grand, grand playground de possibilités. C’est comme un artiste qui va regarder une palette de couleurs, il ne va pas juste voir une palette de couleurs, il va voir toutes les possibilités qui s’offrent à lui pour pouvoir créer. Puis ça, c’est insane. Puis pour moi, c’est ça, l’audio design.
C’est pour ça que j’ai décidé de faire ça et non du producing d’albums de musique, par exemple. Parce qu’il y a beaucoup de gens dans mon programme à l’université qui voulaient faire ça, puis moi, ça ne m’intéressait pas. Quand je regardais des films d’animation de Disney ou de Pixar, par exemple, c’était mon rêve de faire ça au début, de travailler en animation. Mais c’est fou, tu as la possibilité de faire la voix d’un chien. Un chien, ça ne parle pas dans la vraie vie. Pas dans notre 3D world à nous.
Fait que d’avoir la possibilité de faire n’importe quelle voix que ça te tente, c’est incroyable. Ou de faire en sorte que, quand Mickey Mouse, il fait ça à terre, il peut faire… ou sinon, il peut faire… Là, je suis comme, oh my God, you can just paint any picture you want. Puis ça change tout. Ça change l’émotion que la personne a vécue en regardant la chose. Fait que c’est une possibilité de créer une expérience pour la personne qui écoute. Puis c’est une possibilité pour toi de t’exprimer.
Comment est-ce que ça change l’émotion, selon toi? Il y a plein de façons. Les tonalités que tu vas utiliser, les instruments. Puis c’est subjectif, encore une fois. Un violon, ça va peut-être m’amener une émotion vraiment deep où je vais me sentir triste si j’entends une note de violon. Mais il y a quelqu’un qui va peut-être entendre juste des ongles sur un chalkboard. Le son, c’est très subjectif. Fait que c’est tough d’aller faire vivre une émotion pareille à tout le monde. Mais quand t’as l’image associée avec, c’est vraiment plus facile.
Admettons que je veux faire vivre une scène triste avec un bonhomme qui est triste, ça va être beaucoup plus facile d’aller utiliser des tonalités vraiment dans les mineurs qu’on appelle. C’est pas mon main expertise de composer, mais j’en ai étudié un petit peu là-dedans. Puis c’est sûr que d’avoir certaines notes qui sont plus tristes, qu’on considère mineures, ça va vraiment venir chercher l’émotion qui est plus associée à ça. Quelque chose qui va être plus long, plus étiré, ça peut faire vivre une émotion triste versus quelque chose qui est plus rapide, plus saccadé, plus dynamique, ça va faire vivre plus soit de l’excitation, de l’anxiété ou whatever you want.
C’est vrai qu’au-delà des bruits, au niveau de la musique qui est choisie, je suis allée voir Deadpool 3, la semaine passée. Bon, la scène du début avec la toune des NSYNC, je pense pas que je vais révéler du spoiler à personne parce que ça a été partagé partout sur les médias sociaux. C’est une scène qui est extrêmement gore, mais comme Deadpool, et la toune qui est choisie, c’est Bye Bye Bye des NSYNC, puis ils dansent, puis c’est drôle. Mais ça aurait pu être une toune de métal ou une toune avec vraiment très rock, puis ça aurait complètement changé la vibe.
Donc, quand on tombe dans l’audio branding où t’as pas nécessairement l’aspect visuel, comment tu fais finalement pour créer quelque chose qui va résonner à peu près égal pour tout le monde, puis qui est homogène à chaque fois que tu l’utilises? Pour créer un audio branding, il faut qu’il y ait une base. Quand je travaille avec les gens, je vais aller analyser beaucoup de choses qui sont derrière. Quelqu’un qui vient me voir qui n’a pas d’image de marque établie, qui n’a pas de présence en ligne, ça va être super difficile de venir dire « Hey, c’est quoi tes valeurs principales dans ton entreprise? C’est quoi que tu projettes? »
Il faut qu’il y ait une fondation. C’est comme quand tu construis une maison, il faut qu’il y ait une fondation, c’est obligatoire. Puis l’affaire, c’est que moi, c’est tout ce qu’il y a autour que je vais regarder avant même de poser des questions sur l’audio. Apparemment, c’est something I’m excellent at de vraiment viber puis de catcher l’essence de la personne juste en regardant ses réseaux sociaux. Quand je rencontre quelqu’un, je suis capable de savoir, la personne, elle a-tu confiance en elle? C’est-tu une bonne ou une mauvaise personne pour moi? Je suis comme capable de savoir ces choses-là.
C’est bien beau que tu aimes ça, la musique classique, mais ça va peut-être pas fiter dans ton audio branding. First, c’est quoi qu’on veut véhiculer comme message? C’est quoi la vibe qu’on veut émettre dans le monde? Tu veux que les gens se sentent comment quand ils absorbent l’énergie de ce qu’ils vont entendre? Si on veut que la personne se sente triste, on n’ira pas chercher de la toune style rave. Voici mon podcast sur le deuil, je vais te mettre du rock en commençant. Exact.
Tout dépendant de ce que la personne veut projeter, est-ce que je suis en train de faire un audio branding pour un podcast ou est-ce que c’est une image sonore pour un programme de formation en ligne ou simplement une image sonore pour la personne en général? Parce que là, c’est toutes des choses différentes. Avec Effrontée, c’était plus facile parce qu’il y a toi, il y a tes cheveux roses, il y a la façon que tu te mets out there, puis le art pour ton podcast qui a été conçu, il est incroyable. C’est facile de faire des associations visuelles.
Outre être capable de cerner l’identité, ça vient aussi à l’histoire de moi, j’adore le rock, mais ce que tu véhicules dans ton message puis ton identité publique, ta business, ça n’a aucun rapport avec ça. Il va falloir que tu fasses le ménage dans qui est-ce que tu es, puis il faut que tu saches c’est quoi publiquement, les messages, puis après ça, il y a le travail de comment est-ce que tu fais pour associer les valeurs avec des sons.
T’as-tu comme une banque, une charte, c’est niaiseux à dire, mais tu comprends ce que je veux dire, ah oui, quand on veut la colère, ça va être ce genre de musique-là? C’est vraiment subjectif. C’est full individuel, c’est pour ça que c’est long. Quand quelqu’un rentre dans une collaboration avec moi, puis que la personne, elle me dit « ouais, mais c’est juste 30 secondes, pourquoi ça coûte tant », je suis comme moi, c’est que t’as pas compris, there’s a lot of freaking work derrière. Faire un audio branding de 10 secondes, ça peut me prendre 15 heures, parce qu’il y a 10 heures là-dedans qui sont de la recherche, de l’échange avec la personne, un meeting, des notes, un mood board de direction sonore, des recherches initiales.
Non, je n’ai pas de tableau, parce que chaque personne est unique. C’est pas parce que toi, tu veux véhiculer le empowerment féminin que ça va être associé à la même émotion que l’autre personne à côté qui véhicule la même chose. Parce que parfois, il va avoir une émotion dominante, après ça, il va avoir une autre émotion en dessous, puis aussi, des fois, on fait le reverse engineering. Émilie, je veux pas ça, ça, ça, OK, qu’est-ce que tu peux faire avec ça, challenge accepted.
Mon expérience en jeu vidéo, ça m’a vraiment beaucoup aidée avec ça, parce que souvent, tu fais face à un directeur qui te demande quelque chose, puis lui-même, il sait même pas qu’est-ce qu’il veut. Il faut que tu fasses comme, OK, let me extract this, je vais tout prendre tes tripes, regarder une à une. La personne finit par te dire, ouais, je veux un son qui sonne un peu brillant, puis je voudrais que ça sonne rose. Comme en design visuel, make it pop, fuck off, qu’est-ce que ça veut dire, ça?
Au niveau de l’audio branding, c’est quoi les différents piliers? Qu’est-ce que tu fais quand tu fais de l’audio branding? Comme je t’ai dit, je vais regarder qu’est-ce qu’on veut mettre de l’avant. Je vais m’aider beaucoup en posant des questions à la personne. J’ai fait faire des exercices, je lui demande de me faire un petit mood board visuel parce que ça m’aide à entrer dans sa tête. Après ça, les champs lexicaux, je trouve que c’est full important parce que les imageries qui ressortent des mots, ça me donne des idées aussi.
Quand la personne est capable de me donner un topo en termes de mots, comment qu’elle veut qu’on se sente, énergisée, envelopper, mettons compris. Compris, c’est vaste, on va l’enlever de la pile. Mettons qu’on parle d’un branding qui a un font ou des lettres assez rondes, qui ont l’air un petit peu de rebondir. On va dire énergisée, envelopper, et léger. Qu’est-ce qu’on fait avec ça? Il y a plein de sons qui sont beaucoup plus associés avec la rondeur, le fait d’être plus léger, des ballons ou des sons qui vont faire boing, boing.
Je le demande à mes clientes: si ton audio branding, c’était un son, si tu pouvais juste décrire ton entreprise avec un ou trois sons, ça serait quoi? Pis là, ils ont de la misère. Moi, je me rappelle la playlist que je t’ai faite, par exemple, j’étais comme ça, ça. Mais ça, c’est tough, parce que c’est une playlist, c’est subjectif, encore une fois, il faut vraiment je me mette dans ta peau quand j’analyse tes choses. De poser ces questions-là, ça aide, ça lui donne des idées aussi.
Moi, je vais regarder tous les instruments virtuels que j’ai accumulés avec le temps, toutes les banques sonores personnelles que j’ai, puis je vais commencer à faire une pré-recherche, et c’est là que je vais créer un mood board. Soit si on est dans une intro de podcast, ça va être des styles musicaux, des suggestions de concepts sonores au début du podcast. Si j’ai rien de visuel pour la personne, et que c’est vraiment une identité sonore que je crée par rapport au brand, mon mood board de direction sonore va exister, mais ça va être plus des effets sonores ou des textures dans mes instruments virtuels, que je vais aller enregistrer avec mon piano.
Au final, le branding, ça reste une signature qu’on est capable de reconnaître, peu importe de quel type de branding on parle. Ta signature audio va passer par ta propre voix à toi en tant qu’individu, mais aussi par les chansons que tu utilises. Si on pense juste à une chaîne YouTube, c’est pas juste l’intro, parce que l’intro, c’est figé. Outre ça, c’est les sons qui sont utilisés quand il y a quelque chose qui parle. C’est peut-être le son qui est ting, ou whatever. C’est la petite musique de background aussi.
Cette signature audio fait en sorte que, même si t’étais pour être en train de faire la vaisselle, tu reconnais. Mon fils écoute des chaînes YouTube de dudes qui font des affaires sur Minecraft, c’est comme Milo and Chip. À part la voix de Milo qui est extrêmement désagréable, il y a aussi tous les sons. Si j’étais pour pas regarder, je serais qu’il serait en train d’écouter ça pendant qu’ils construisent. Cette signature-là, c’est pas quelque chose qui est juste dans le figé, ça peut être dans le actif.
C’est quoi les différentes autres applications du audio branding? Il y en a plein. You can get creative. Les intros de YouTube, c’est un vraiment bon exemple. Il y a aussi le fait qu’il y a beaucoup de gens qui vont investir dans du motion design pour leur logo. Tu peux le faire toi-même. Moi, j’ai déconstruit mon branding visuel pour pouvoir le faire bouger, je l’ai fait dans Canva. Je suis un cordonnier malchaussé, j’ai pas mon audio branding encore parce que ça me prend du temps. Je l’ai dans mon audiolettre.
Beaucoup de créateurs YouTube utilisent les mêmes banques de sons. À un moment donné, tu reconnais les sons. Quand j’écoute un film, des fois, je reconnais les sons des animaux qui ont été utilisés dans telle banque sonore parce que je les ai tellement utilisés dans mon ancien travail. Je sais exactement c’est quoi le son qu’on vient d’entendre puis ça me tape sur les nerfs puis ça m’enlève de l’expérience. Je suis comme, fais un peu d’effort, va le modifier un peu, le son.
Si tu sais que t’as un channel et que tu sors une vidéo par semaine et que dans chaque vidéo, t’as des thématiques, comme dans un podcast, mettons que t’as la capsule de « what the fuck de la semaine ». S’il y a un son particulier associé à toi, à ton channel, sans que ça soit quelque chose de full générique, genre « pop! » le son de la semaine. Moi, ça me tape sur les nerfs, entendre tout le temps les mêmes sons. On peut-tu être original un peu?
Quand on tombe dans la vidéo, que ce soit sur YouTube, que ce soit tes reels, on a tendance à utiliser les audio trendings sur Instagram, mais c’est juste comme l’espèce de background music. Si tu veux vraiment faire quelque chose de plus monté, tu peux aller rajouter des sons et avoir ta banque de données. En toute transparence, j’utilise la banque de CapCut en ce moment. Quand tu as le complete package avec l’audio, tu as le feeling intense comme dans un film. Je pense souvent à des sons de science-fiction, à Star Wars avec le « dou-dou-dou-dou » des sabres. Ces sons-là, c’est ça qui rend reconnaissable Star Wars.
Les reels, avant de commencer ta reel, mettre ta signature sonore soit pour ton service que tu es en train de présenter ou la mettre à la fin ou les deux, ça fait en sorte que tu jogues la mémorabilité de ton brand. Les gens vont l’entendre, puis ils vont le réentendre, et ils vont faire « qu’est-ce que je viens d’entendre? J’ai entendu ça quelque part. » Ton nom va popper dans leur brain. Two weeks later, ils réentendent le son et ils sont comme « hey, cool! » Ils sentent qu’ils appartiennent un peu à ta famille en ligne. Ça crée vraiment une confiance, une mémorabilité, un sentiment d’appartenance.
Faut que tu apprennes aux gens comment se souvenir de toi. Ça ne se fait pas juste avec le visuel. Les reels, YouTube, les épisodes de podcast, tu peux avoir les mêmes sons que dans ta chaîne YouTube. Mettons que tu es une compagnie qui parle d’éducation canine, peut-être que ça pourrait être un son de jappements? Ouf, j’en ai long à dire là-dessus, parce que j’ai deux chiens. À chaque fois que j’entends des jappements à la radio, ça fait japper mes chiens. On évite!
Mettons que c’est un chien qui fait… puis t’entends comme s’il allait jouer avec la balle, ou les croquettes qui tombent dans le bol. Pourquoi est-ce qu’il faut tout le temps mettre des jappements? That’s my forte, c’est de réfléchir plus loin que qu’est-ce qu’on voit. Une canne de soupe, c’est une canne de soupe, mais c’est bien plus que ça. Ça peut être un snack, ça peut être un craving, ça peut être la chose qui te fait sentir super bien après une longue journée de merde, ou ta canne de soupe au tomate, c’est un souvenir avec ta mère quand t’étais jeune parce qu’elle te faisait des grilled cheese.
Faut que tu crées un sens d’appartenance. T’as pas besoin de juste utiliser un podcast, c’est tellement plus vaste que ça. T’as pas besoin d’être une multi-nationale pour utiliser de l’audio branding, c’est le contraire, c’est plus à ton avantage de te démarquer quand t’es petit, parce que c’est comme ça que tu viens gros dans l’esprit des gens. C’est de démontrer ta passion avec des sons, c’est important parce que c’est contagieux, la passion. Je veux que t’aies le goût d’embarquer dans le bateau avec moi.
J’ai une cliente avec qui j’ai fait ça, c’est vraiment hot. C’est un service que j’ai appelé co-création où on passe du temps ensemble, je crée pis je lui fais écouter live qu’est-ce que je suis en train de faire pour qu’elle me dise OK c’est beau, ça on l’a fini. Pis elle part avec ça à la fin de la session. Elle a un membership dans Discord, et il y a un soundboard dans Discord. Elle a changé tous les sons. Quand on a une célébration, on pèse sur le bouton qui fait des confettis. J’ai fait un son pour ça, c’est unique à elle. Elle peut l’utiliser quand elle parle de son membership dans ses reels. « Hey, notre wind de la semaine! » Et le son arrive.
J’ai des clientes qui sont venues me voir pour que je leur compose. La seule chose que je compose, c’est de la musique de méditation, c’est mon dada and I’m really good at it. Une cliente avait besoin d’une musique spécifique pour ses soins Reiki. J’ai composé une musique de 7 minutes selon vraiment qu’est-ce qu’elle voulait mettre de l’avant, comment elle voulait que ses patientes se sentent pendant leurs soins. Quand elle l’a écoutée, elle a dit « J’ai tellement pleuré, c’était tellement ça que je voulais. » Mais ça a pris du temps, j’y ai fait écouter chaque instrument individuel.
Comment elle peut le mettre de l’avant? Dans son groupe Facebook gratuit, chaque fois qu’elle commence une méditation, elle peut mettre un snippet. Si elle parle de son service Reiki en ligne dans ses reels, elle met ça. Dans ses pubs Facebook, elle met son son. Il faut juste que les gens y réfléchissent à comment ils peuvent l’utiliser, comme des épices dans un plat. Tu parsèmes ça un petit peu partout puis tu t’assures qu’il y en a assez. C’est ça, en fait, qui fait que le mets est mémorable au final. Faut que t’apprennes aux gens comment s’en souvenir. Si tu l’utilises juste une fois sur deux, that’s not very effective. C’est pareil comme quand tu te fais faire un logo: si tu l’utilises pas, personne va savoir qu’il est à toi.
Maintenant, par rapport à YouTube, comment est-ce que tu travailles avec quelqu’un qui fait du vidéo pour ta chaîne et la personne audio? Ça va dépendre de chaque personne. Moi, je me suis lancée à mon compte justement parce que j’avais beaucoup de misère avec les deadlines. I’m a really good team player, mais en jeu vidéo, t’es tout le temps at the end of the line. Tout le monde fait ses affaires, après ça, toi t’arrives, tu te ramasses avec plein de choses qui ont changé. C’est de trouver quelqu’un qui est willing de travailler en équipe.
J’ai une cliente qui a une femme incroyable qui fait ses vidéos de pub. On a créé plusieurs choses ensemble, elle m’envoie un petit peu le start, et après ça, je viens faire l’audio branding spécifique. Là, on vient de faire un court-métrage pour ses réseaux sociaux. Une vidéo de trois minutes, elle m’a dit « OK, work your magic. » J’ai mixé la voix, j’ai mis le dynamisme entre la voix et la musique, on a choisi tout ça, les effets sonores, où ils vont.
C’est de vraiment être patiente, parce que la personne, peut-être qu’elle connaît pas ton métier, et toi, tu connais pas le sien. C’est d’avoir de l’ouverture d’esprit et de s’assurer que, même si ça a l’air anodin pour toi d’inclure l’autre personne dans ton processus, ça peut être vraiment helpful. D’essayer d’être là dès le début pour expliquer à la personne que si tu changes 12 secondes ici, là, tout le reste de mon son va être décalé. Y’a du monde qui pense pas à ça.
Inclure la personne audio le plus rapidement possible dans le processus, parce qu’habituellement, ça va être la vidéo qui va toujours passer en premier. La personne audio peut dire voici comment je travaille, assure-toi que tu m’avertis quand c’est presque fini puis moi je vais pouvoir commencer à travailler et placer mes blocs. D’avoir ce qu’on appelle un time lock où le timing va plus changer de la vidéo, comme ça, en tant que personne audio, tu peux faire ton travail.
Je pense aux gens qui écoutent en ce moment qui vont dire « ben écoute, ça m’intéresse d’avoir cette signature audio dans mon podcast, dans mon intro, outro podcast, même dans les bruits que je vais utiliser, mais je peux pas me permettre, moi je vais juste partir avec ma banque puis je vais faire ». En tant qu’experte, tu vas fournir cette banque de sons et tu vas laisser les gens aller, ensuite c’est quoi la suite?
Je fournis un brand guide. Comment utiliser ton identité visuelle, les graphic designers, en tout cas s’ils sont moyennement bons, vont te dire comment utiliser tes chiffres, ta charte graphique. C’est sûr que j’ai pas eu à le faire souvent avec les podcasts, mais plus mes services se développaient, j’ai dû commencer à le faire. Je pense à une cliente en particulier qui est venue me voir pour que je lui crée des banques sonores pour deux choses différentes, mais on partait de la même racine pour sa business. Elle a des labs audio qu’elle offre en ligne, elle est psychologue, elle travaille avec tout ce qui est en lien avec comment faire vivre une émotion via quelque chose audio, l’hypnose, la thérapie.
Je suis vraiment allée créer des sons pour créer une émotion spécifique. À chaque fois que la personne entend ce son-là, elle va savoir que c’est le temps de déposer son téléphone, de sortir son papier crayon et de journaler. Mais ça, ça a été appris d’avance. J’ai fait un gros tableau: ce son, tu l’utilises dans tel contexte, tu peux l’utiliser comme ça. C’est ce que j’offre, je vais pas juste te laisser partir, à moins que toi, tu te sentes à l’aise de partir avec et que tu n’aies pas besoin d’instructions.
L’autre affaire que j’ai faite pour cette cliente, c’est une banque sonore pour son podcast. Même chose: dans telle situation, quand tu parles d’une situation difficile, voici les deux sons que tu peux mettre, qui sont vraiment faits pour ça, qu’on a designés pour qu’ils fassent que la personne va entamer. Ça va être comme un trigger warning, des fois, pour que la personne sache qu’on rentre dans une explication d’une situation plus difficile émotionnellement. Est-ce qu’elle veut skipper? Est-ce que non?
Elle, elle avait besoin d’un guide comme ça, ça l’a vraiment aidée. Il y a d’autres gens qui vont peut-être pas en avoir besoin parce qu’ils savent exactement où ils vont les utiliser. S’ils me posent des questions pendant notre collaboration, je vais répondre. Émilie, tu penses quoi de ça? J’ai fait ci avec le brouillon que tu m’as donné, je voulais juste voir si ça marchait. Est-ce que t’aimes ça? C’est une bonne idée? Ça va dépendre de la personne et son besoin ultime.
Au final, elle va se ramasser avec cette banque de sons. La plupart d’entre nous ne sont pas des experts en édition. Tout ça étant dit, quelqu’un qui veut enrichir cet audio, ça serait quoi tes top conseils pour les beginners pour avoir un fini qui est semi-pro? Si t’es pour collaborer avec quelqu’un pour avoir des sons, demande-lui si elle peut te montrer comment faire de l’édition, dépasser le minimum de qu’est-ce que tu connais. Moi, je l’offre à mes clientes. Il n’y a pas quelqu’un qui va venir me voir pour s’équiper avec 600 piastres d’équipement et je vais le laisser partir, et il sait pas comment l’utiliser. C’est important.
Je m’assure que t’as tous les outils qu’il te faut. Si tu viens me voir pour des sons, je vais te demander, t’as-tu déjà utilisé Audacity? C’est avec quoi tu vas monter tes affaires? La personne dans notre collaboration, on a un échange vocal, je travaillais avec Voxer avant mais là, j’ai Telegram. C’est important pour moi de parler à la personne. Si la personne a une question ou un frein sur comment faire telle affaire, je vais lui faire une vidéo, je vais lui donner et elle va l’avoir pour toujours. Soit qu’elle prend un coaching dans son accompagnement, soit je vais lui montrer le minimum de montage si elle n’a jamais fait de sa vie.
J’ai des clientes qui étaient plus avancées qui m’ont demandé des coachings plus avancés. Comment je peux faire telle affaire dans GarageBand? Y a-t-il une limitation? Je devrais-tu utiliser Audacity? GarageBand, c’est gratuit et c’est un minimum. Moi, j’utilise Logic Pro mais quand je travaillais en jeu vidéo, on utilisait Nuendo qui est beaucoup plus avancé. En film, on utilise Pro Tools. C’est des gros logiciels. Tu peux pas tout savoir mais il faut que tu aies une façon de faire la chose qui te convient. Tu m’as pas juste payée pour avoir un résultat, je suis avec toi, profites-en pour me poser toutes les crisses de questions que tu peux pendant qu’on est ensemble.
Quand on parle vraiment de faire l’édition par soi-même, c’est quoi les affaires que les gens devraient regarder? Est-ce qu’on les enlève les silences? Est-ce qu’on les enlève les hums? First of all, toujours t’assurer que tu as minimum une piste séparée pour chaque affaire que tu veux faire. Les gens qui vont utiliser Riverside, ce qu’on utilise en ce moment pour enregistrer, mais gratuitement, tu as tes deux pistes collées ensemble. Si tu veux être capable d’ajuster ton son et le mien, ou si moi, j’ai un noise récurrent en arrière, tu peux pas l’enlever parce que c’est pogné en pin avec ton enregistrement. Big no-no.
Deux pistes séparées, minimum, si tu as de la voix. Si c’est ta voix 50 fois parce que tu es en train de recorder une pub, c’est correct si tu as ta voix plein de fois sur la même piste parce que tes effets, si tu appliques du reverb, si tu accentues certaines fréquences avec un equalizer, assure-toi que ça fit pour tout qu’est-ce qui est sur cette piste. Sinon, tu crées ce qu’on appelle un bus.
De vraiment comprendre comment ça fonctionne. Quand tu mets un effet sur une piste, ça s’applique sur tout qu’est-ce qui est sur la piste. C’est important de le savoir. Quelqu’un qui a eu ce problème-là l’autre jour m’a écrit en panique pour me dire « Hey, je veux juste te partager mon fail, j’ai enregistré, il y a du reverb partout sur ce que j’ai enregistré. » Je suis comme « Ouais, mais t’as juste à aller le décocher ton reverb. » Elle était flabbergastée. Elle pensait que c’était imbibé dans son enregistrement. Ta voix, elle est rentrée dans ton micro et il n’y avait rien sur ta voix. It can be saved. Elle ne savait pas que c’était juste une roulette qu’il fallait tourner. De vraiment séparer tout qu’est-ce que tu veux faire sur des pistes, c’est super important.
Est-ce que là, j’irais jusqu’à couper toutes les « um »? J’édite les épisodes de certaines de mes clientes. C’est un service que j’offre, je l’écris pas sur tous les toits parce que je ne veux pas devenir exécutante pour tout le monde. Pour certaines clientes qui s’enfargent, I will also coach them and tell them en termes de voix, parce que si je vois qu’elles ont trop de struggle quand elles parlent, je vais être comme « Toi, le flow, ça ne marche pas. Il faut que tu notes exactement ce que tu vas dire. » J’ai des clientes qui écrivent au complet leur épisode et ça ne paraît pas qu’elles lisent because it helps them. Je l’ai fait pendant longtemps. Je le fais plus, mais ça m’aidait énormément à avoir des idées concises.
J’ouvre des parenthèses, je passe sur une chiffre, je suis comme « Ah, merde! » Je me mets dans la place des gens qui écoutent qui disent « Elle est rendue, là! » C’est quoi la valeur que je vais retirer de cet épisode? Ça m’a longtemps aidée et bonus, ça me faisait que mes show notes étaient super plus faciles à faire parce que j’avais tout ce script anyway. Au final, d’investir dans comment est-ce que ton message va, va te faire sauver du cash d’édition quelque part aussi.
Un autre truc que je peux donner aux gens, c’est que moi, même si je suis dans l’audio, je suis très visuelle. Ça n’a pas l’air aussi épeurant que ça l’air un logiciel d’édition d’audio. Tu peux, même avec un minimum, des trucs gratuits comme GarageBand et Audacity, mettre des couleurs sur tes pistes, sur tes régions, et les nommer. Ça aide ton cerveau à focuser. D’apprendre à faire un topo visuel de qu’est-ce que t’as dans ta face. Si t’as une idée de comment tu voudrais que ton reel sonne, fais-toi un dessin avec une timeline.
Le truc ultime: les fades. C’est super important. Quand tu coupes un audio, si tu vas couper un « um » ou quelqu’un qui tousse en plein milieu d’une phrase, et que ce bout d’audio est actif, ça veut dire que si tu zoom in sur le waveform et que c’est au-dessus de la ligne zéro, tu vas couper un moment où tu risques d’avoir un clic très audible dans ton audio. Les gens font pas attention à ça. Quand ils raboutent leur piste audio ensemble, ils mettent pas de fade, ils essaient pas de trouver le silence ou le bas de la wave.
T’es pas obligée de le faire à la perfection. Je le fais parce que ça fait longtemps que je fais ça, ça me prend littéralement 0.01 secondes. Un truc que je peux donner aux gens, c’est de séparer leurs audios en mini-régions et de juste faire des fades de début et de fin. Ça va faire en sorte que la personne va finir son mot, et si elle se met à tousser, t’as coupé juste avant, mets une petite fondue, ça va aider à se mouder. Des affaires de même dans un enregistrement, c’est vraiment gossant, surtout si t’es dans ton auto et c’est fort, ou t’es dans tes écouteurs et c’est quelque chose de super aigu que t’as coupé en plein milieu d’une voyelle.
J’allais te poser comme dernière question, qu’est-ce que tu peux plus jamais entendre après cet épisode? Coupez au bon endroit! C’est pas facile à faire. Là, c’est facile pour moi parce que ça fait 15 ans que je fais ça. C’est pas juste ça qui me dérange. C’est la structure et de vraiment faire attention de ne pas vous racler la gorge quand vous enregistrez, de ne pas tousser dans le micro. Je comprends que les gens veulent que ça soit authentique, mais s’il vous plaît, il y a des limites. Quand je fais mon audiolettre, je fais pas ça. Mes clientes, leur temps est précieux, ils vont vouloir get straight to the point. Je structure mon texte, je coupe tout qu’est-ce qui n’est pas nécessaire, si je me mets à tousser, je vais l’enlever.
Utiliser des marqueurs aussi. Si pour toi, c’est de l’écrire sur un papier qu’à une minute trois, tu t’es trompée, ou apprends à faire un silence comme ça, tu vois ton erreur. Je fais ça aussi beaucoup. Y a du monde qui disent de faire ça sur le micro, je suis comme, fais jamais ça, c’est vraiment une mauvaise idée. Si tu veux, tu peux te tasser et faire un pic dans ton son, mais jamais devant ton micro parce que ton micro, il est super sensible. C’est un être gentil et doux, tu dois y faire attention.
Apprendre à écouter sur plus qu’une paire d’écouteurs, c’est super important aussi. Les gens, ils écoutent dans leur char. Avant de mettre ton épisode sur ta plateforme d’hébergement, va donc l’écouter dans ton auto, voir si c’est assez fort. Est-ce qu’il faut que tu craques le volume dans le tapis? As-tu compris c’était quoi tes niveaux qui sont best pour toi? T’as pas besoin de le faire à chaque épisode. Si tu le fais une fois à peu près, tu sais c’est quoi tes chiffres. Tu peux te créer un template aussi. Ça, c’est quelque chose que t’ouvres à chaque fois et tes trois pistes sont déjà là. Mon intro est là. J’ai pas besoin de tout le temps aller la glisser. My God, tu vas te sauver du temps.
J’ai fait ça pour une cliente récemment. Je lui ai créé un template. Pour elle, c’était plus complexe, c’était pour s’enregistrer en train de chanter pour pouvoir donner à son producer des bonnes tracks faites de la maison. J’ai fait un template où elle pouvait avoir sa chanson sur une track. Ça lui a sauvé du temps. Elle était comme « my God, j’en reviens pas, j’ai juste à l’ouvrir, je le save as, et à chaque fois que je vais enregistrer une nouvelle toune, je vais avoir le même template. » C’est hot.
En plus, on a fini avec des trucs d’optimisation, c’est génial. Pour moi, ce qui était important dans cet épisode, c’était surtout de rendre plus facile, accessible finalement, l’audio qu’on voit beaucoup comme genre, ah c’est réservé au podcast. De réaliser à quel point on consomme de l’audio énormément tous les jours, que ce soit sur nos chaînes YouTube, nos podcasts ou même les reels, et d’être capable de créer, d’aller plus loin dans ton identité. C’est pour quelqu’un qui voit grand, qui veut écrire quelque chose qui est très homogène, c’est pas à laisser de côté.
Pour toutes les personnes qui vont vouloir aller un peu plus loin et qui potentiellement travaillent avec toi aussi, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet? Sur Instagram, fait que @emilyc.laliberte. Tu peux aussi écrire Emily Audio Branding et tu vas me trouver. Sinon, il y a toujours mon courriel info at emilylaliberte.com. Les gens peuvent m’écrire. J’ai une page Facebook Pro aussi. Si tu veux les infos, ma bio Instagram a tout ce qu’il faut. Sinon, j’aime ça jaser avec les gens. Viens me jaser si tu cherches de quoi au lieu de te fâcher parce que tu trouves pas. Je vais te donner la réponse, et you can probably be sure que je vais t’envoyer un message vocal aussi. Parce que moi, je suis comme blablabla, et toute la personne, elle sait si elle m’aime ou pas parce qu’elle m’entend. Elle est comme « hey, je suis pas capable, je vais laisser faire ». Bien, c’est correct.
Maintenant, tout le monde a été averti. Il y a deux façons que tu parles, en audio ou en caps, et c’est pas mal ça. En audio ou en caps. Si tu veux revisiter le contenu qu’on a partagé pendant l’entrevue, cliquer sur un lien ou aller retrouver Emily quelque part sur Internet, tu vas retrouver tout ça dans les show notes de l’épisode au genevievegauvin.com/95-episode-effrontee-emily-laliberte-audio-branding. Si tu veux partager le contenu dans tes stories, tagge-nous parce qu’on veut savoir ce que tu en as pensé. Tu peux tagger mon compte @_genevievegauvin, et je le répète, celui d’Emily, @emilyc.laliberte, pour nous dire c’est quoi la chose que tu as retenue de l’épisode.
J’ai super hâte de savoir qu’est-ce que t’en as pensé. Merci, j’ai eu full de fun. Pareillement, et guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye, là!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast et tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » et descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». À partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast et laisse-moi un témoignage. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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