Effrontée

Audace en affaires: repousser constamment les limites avec Killian Talin

05/09/2023

L’audace en affaires, pour la plupart d’entre nous, ça ressemble à quelque chose de grand, de lointain, de réservé aux autres. Mon invité dans cet épisode, Killian Talin, pense le contraire: l’audace en affaires est une compétence qui se pratique, qui grandit avec chaque action posée, et dont le ROI est presque toujours positif. On parle de Seth Godin, d’un projet à 850 000€, de 300 000€ levés en 10 jours auprès d’une communauté, et d’un tour de France pour vendre 1000 livres. Une conversation pour celles qui veulent voir plus grand, sans perdre leur sens du réel.

L’audace en affaires, c’est une compétence qui se pratique

Killian est fondateur d’Inspiration Créative, co-créateur du Défi Brique et co-auteur du livre Publier de la merde avec style avec Valentin Decker. Sa conviction centrale: l’audace en affaires n’est pas un trait de personnalité inné. C’est une compétence, au sens le plus concret du terme.

> « Être audacieux, c’est avant tout se dire comment, à mon niveau, dans ma sphère d’audace, je peux aller explorer les extrêmes pour les élargir et faire que demain, j’aille faire quelque chose de beaucoup plus poussé. »

L’image qu’il utilise, c’est celle des ailes qui s’ouvrent progressivement. Au début, on est une petite mouette. On essaie quelque chose de légèrement inconfortable. Ça marche. Et la fois suivante, le même niveau de risque semble banal, alors on monte d’un cran.

Ce qui rend l’audace en affaires accessible, selon lui, c’est que chaque action posée devient une preuve historique. Un précédent. Plus tu accumules ces précédents dans ta tête, plus tu sais, au fond de toi, que tu es capable. Et cette confiance-là, elle rend les prochaines décisions audacieuses moins terrifiantes.

C’est une logique qui me rejoint beaucoup. On parle souvent de confiance en soi comme d’un état. Lui, il en parle comme d’une banque de preuves. Tu la construis action après action, pas en attendant de te sentir prête.

> « C’est plus facile d’être audacieux, étrangement, que de ne pas l’être. Parce que quand je suis audacieux, I’m excited. J’ai envie de manger le monde. »

Construire la Maison des Créateurs: l’audace en affaires face aux banques

Le projet le plus parlant de l’audace en affaires version Killian, c’est la Maison des Créateurs: un lieu physique en France de trois hectares, conçu pour accueillir des entrepreneurs, freelances et créateurs de contenu dans un cadre nature. Un endroit pour travailler, se ressourcer et se connecter.

Le terrain et les structures existantes: 850 000€. Le tout financé en 3 phases.

La phase 1, c’est lui et Laetitia (sa femme et partenaire), plus les banques. Et sur ce point, « les banques » sous-estime la réalité: 15 institutions contactées, 15 refus sur papier. Deux ont finalement dit oui après que Killian et Laetitia soient passés « par la fenêtre ».

> « Sur des moments comme ça, il faut que le total soit à 100%. C’est-à-dire que si moi, je suis à 20% pendant la période du Tour de France parce que je ne peux pas être présent, elle, Laetitia, il faut qu’elle soit prête à être à 70%. »

Ce calcul à 100% entre partenaires de vie, c’est quelque chose de rarement nommé aussi clairement dans les conversations sur l’entrepreneuriat. L’audace en affaires ne se passe pas en vase clos. Elle implique les gens autour de toi.

Financer 300k€ en 10 jours: l’audace en affaires avec sa communauté

La phase 2 de la Maison des Créateurs, c’est la rénovation d’une grange de 140m² sur 2 étages: 300 000€. Les banques épuisées, Killian et Laetitia se tournent vers leur communauté avec un mécanisme de financement en royalties, un mix entre levée de fonds et crowdfunding. Les investisseurs reçoivent un retour sur investissement chaque trimestre pendant 5 ans.

Résultat: 300 000€ levés en 10 jours, avec 92 investisseurs.

Ce qui est fascinant là-dedans, c’est pas juste le chiffre. C’est que cette audace en affaires n’aurait pas été possible sans des années à construire une communauté engagée. Le financement participatif de ce calibre, ça ne tombe pas du ciel: c’est le fruit d’une relation.

> « Internet est magique parfois et bref, c’est génial. »

Killian est le premier à nommer que ça l’a dépassé. Mais ce « dépassement », il n’arrive pas par hasard. Il arrive parce que pendant des années, il a bâti quelque chose de réel avec les gens qui le suivent.

La phase 3, c’est les 3 prochaines années: chiffre d’affaires des locations, subventions potentielles, et une stratégie de contenu ambitieuse (chaîne YouTube, web-série documentaire sur la construction du lieu). Il s’inspire d’une chaîne YouTube, Project Camp, qui documente la construction d’un terrain au Portugal par des hippies. Ce genre de modèle, il l’a ramené dans son univers et en a fait quelque chose d’unique.

Le Bric Tour et les autres industries: copier intelligemment pour pratiquer l’audace en affaires

L’autre grand projet dont Killian parle dans cet épisode: le Bric Tour, réalisé avec Valentin Decker pour lancer leur livre en commun. L’objectif: vendre 1000 exemplaires en 10 jours lors d’un tour de France de 10 villes.

L’idée vient d’un documentaire qu’il a regardé sur le musicien Lomepal, qui avait organisé des concerts sauvages à travers la France pour lancer son premier album. Killian a pris ce modèle hors de l’industrie musicale, l’a combiné avec le Défi Brique (qu’il co-organisait déjà) et en a fait quelque chose d’entièrement nouveau dans l’univers des infoproduits francophones.

Le budget: 45 000€, financé par 3 commanditaires à 15 000€ chacun. Killian leur a pitché le projet avec une conviction assumée: « On était 1 200 l’année dernière au Défi Brique, cette année on sera 5 000. » La réalité: 5 800 inscrits.

> « L’audace est force de conviction. Quand tu arrives avec un projet audacieux et que tu le pitches, que tu sais que c’est un peu fou mais qu’il y a quelque chose de cohérent derrière, en fait, c’est l’énergie des fous. Et donc, une marque peut se laisser convaincre. »

Le livre Publier de la merde avec style de Killian Talin et Valentin Decker est disponible sur le site d’Inspiration Créative.

Ce que j’ai retenu de cette conversation sur l’audace en affaires et les autres industries: regarder ce que les autres font dans des domaines qui ne sont pas les nôtres, c’est une des façons les plus efficaces de se démarquer dans son propre univers. Tu ne copies pas, tu t’inspires, puis tu remixes selon ton propre contexte.

L’audace en affaires demande de bien s’entourer

Un fil conducteur de cette conversation, c’est l’entourage. Killian y revient constamment, sous différentes formes.

Pour les projets immobiliers: aller chercher un avocat spécialisé, un ex-directeur de banque, des gens qui connaissent le terrain. Personne ne maîtrise tout. L’audace en affaires ne demande pas d’être experte en tout: elle demande de savoir qui appeler.

Pour les projets à haute pression, comme le Bric Tour ou le financement bancaire: ne pas rester seul.e dans sa tête. Que ce soit avec un co-auteur, avec un partenaire de vie, avec des business buddies. L’image qu’il utilise: marcher sur la glace, on se couche, on répartit le poids.

Et sur le sujet des Seth Godin de ce monde: les livres We are all weird de Seth Godin (aussi disponible sur Amazon FR) et Tribes de Seth Godin (aussi disponible sur Amazon FR) sont mentionnés dans l’épisode. Killian en est grand fan depuis des années et s’en est directement inspiré pour sa conception de la construction de communauté.

C’est d’ailleurs en partie à cause de cette admiration qu’il a tenté d’interviewer Seth Godin directement. Résultat: en 15 minutes, Seth Godin répondait oui. Pas de porte défoncée, pas de grand spectacle. Un courriel sincère envoyé depuis un avion, et une réponse qui a illustré exactement le principe qu’il enseigne: quand tu oses demander avec clarté, tu obtiens parfois beaucoup plus facilement que tu ne le croyais.

Faire son audit d’audace: l’exercice pratique

À la fin de l’entrevue, Killian partage un exercice concret qu’il utilise avec les personnes qu’il accompagne: l’audit d’audace.

Principe simple: lister par colonne les différents secteurs de ta business (marketing, expérience client, contenu, etc.) et face à chacun, identifier le prochain geste légèrement audacieux que tu pourrais poser.

Pas un grand saut. Un geste. Un truc un peu nawak, à ton niveau, dans ta sphère actuelle. Peut-être envoyer quelque chose par la poste à tes clients. Peut-être pitcher une collaboration que tu n’as pas encore osé demander. Peut-être proposer une nouvelle offre qui sort de ta zone de confort.

L’idée: chaque geste un peu audacieux ouvre la porte au geste suivant. Et c’est là que l’audace en affaires devient une dynamique plutôt qu’un événement isolé.

> « À chaque fois que je franchis un petit peu un cap d’audace, je me sens bien, je me sens content. Je sais que ça apporte au monde. »

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

L’audace en affaires est-elle accessible à tout le monde ou seulement aux profils très extravertis?

C’est exactement la question que j’ai posée à Killian et sa réponse était nuancée: tout le monde peut devenir plus audacieux, mais pas au même niveau. C’est une compétence comme les autres. Un profil introverti qui ose contacter un mentor pour la première fois fait un geste aussi audacieux qu’un autre qui lance un tour de France. Ce qui compte, c’est l’écart entre où tu es aujourd’hui et où tu oses aller, pas le chiffre absolu.

Comment gérer la pression quand on s’est engagé publiquement sur un projet audacieux?

En nommer la réalité et ne pas rester seule. Killian raconte les moments de découragement pendant 6 à 8 mois de refus bancaires. La flamme ne s’éteint pas toute seule, mais elle a besoin d’être soufflée par des gens autour de toi. Business buddies, partenaire de vie, co-fondateur: trouver qui dans ton entourage peut être à 80% quand toi tu es à 20%.

Comment financer un projet ambitieux quand les sources traditionnelles disent non?

Le financement en royalties utilisé par Killian pour la Maison des Créateurs est une option à explorer, mais ça présuppose une communauté déjà engagée. Avant d’en arriver là, l’autre leçon: ne pas abandonner après un premier refus. Les 15 banques contactées. Les 2 qui ont dit oui. Il y a souvent plus de portes que ce que le premier « non » laisse croire.

Mes prochaines étapes

Si tu veux voir ce que c’est que d’être dans un univers construit avec intention et pas juste pour vendre, inscris-toi à mon Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel, gratuite, où j’envoie chaque mardi matin du contenu encore plus uncensored. Tu t’inscris au genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’ambition et des projets qui font peur, écoute aussi l’épisode 8 avec Alexe Martel sur les plateaux d’ambition et les business imprévisibles et l’épisode 9 sur les 4 changements dans ma business depuis que j’ai atteint les 7 chiffres.

Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.

Un peu plus sur Killian Talin

Killian construit et développe un réseau pour aider les créateurs de contenus à être super audacieux pour leur permettre de produire, promouvoir et monétiser leurs créations. C’est le co-créateur du Défi Brique et le cofondateur de la Maison des Créateurs qui verra le jour sous peu!

Show notes

Format: Entrevue avec Killian Talin Durée: 48 min

Sujets abordés:

  • Comment Killian et Thomas Burbidge ont interviewé Seth Godin depuis la Gaspésie
  • L’audace comme compétence qui grandit avec chaque action posée
  • La Maison des Créateurs: un lieu physique pour créateurs en France
  • Le financement de 300k€ en 10 jours via une communauté d’investisseurs
  • Le Bric Tour: 10 jours, 10 villes, 1000 livres à vendre
  • Comment s’inspirer des autres industries pour être unique dans la sienne
  • L’audit d’audace: un exercice concret pour muscler son audace

Liens & ressources:

– Amazon CA: We are all weird de Seth Godin (lien affilié) – Amazon FR: We are all weird de Seth Godin (lien affilié)

  • Livre Tribes de Seth Godin:

– Amazon CA: Tribes de Seth Godin (lien affilié) – Amazon FR: Tribes de Seth Godin (lien affilié)

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes effrontée épisode 38. Aujourd’hui, on parle de financer 300 000 euros en 10 jours avec sa communauté et repousser constamment les limites de l’audace avec Killian Talin. Killian Talin, c’est le fondateur d’Inspiration Créative et c’est aussi celui qui construit et développe un réseau pour aider les créateurs de contenu à être super audacieux pour leur permettre de produire, promouvoir et monétiser leur création.

Durant l’entrevue, on va vraiment sortir des sentiers battus. On va explorer comment Killian est capable d’être bold, audacieux, effrontée à sa manière pour toujours continuer de s’élever avec des projets qui sont nouveaux dans son industrie. Vraiment, une entrevue, une discussion qui est super intéressante si toi aussi, tu veux aller t’inspirer de ce que les autres font pour devenir unique, créer quelque chose de différent, qui sort de l’ordinaire et qui fait beaucoup de vagues dans ta propre industrie. Sans plus attendre, je te laisse écouter ça. Bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps d’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Je suis présentement avec Killian. Killian, comment ça va? Ça va extrêmement bien. Je suis très, très content de faire cette interview avec toi et très excité aussi parce que j’ai beaucoup d’estime pour ton podcast et ça me fait très plaisir de pouvoir essayer d’apporter des bonnes idées, des bonnes graines dans la tête de tes auditeurs. Donc, I’m happy.

Pis on sait que tu vas en apporter. Aucun doute là-dessus. Écoute, on se connaît, on s’est rencontrés en personne à l’automne 2021. Pas ton est le faire d’enflègue, mais un super privilège que tu m’as offert d’ailleurs justement parce que j’ai eu, j’ai tellement peu la chance de voir en personne mes collègues de l’autre côté de l’océan, honnêtement. Donc, tu m’as vraiment offert ce privilège-là.

Pis à ce moment-là, t’étais venu enregistrer une série de podcasts vidéo ici à Montréal en compagnie de Thomas Burbidge qui faisait la même chose à ce moment-là. À peu près, au même moment, vous avez aussi enregistré une entrevue avec ni plus ni moins que Seth Godin lui-même. The one and only Seth. The one and only. Écoute, avant d’aller plus loin, comment ça s’est passé ça?

Wow. C’était une des deux raisons qui nous ont fait venir en terre nord-américaine. Donc, il y avait vraiment cette idée d’enregistrer une série du podcast et d’aller taper à la porte de Seth Godin. Vraiment, l’idée initiale, c’était d’aller frapper à la porte de son bureau en mode « Hello Seth, we’ve been long fans, let’s chat! » Et en fait, c’est une histoire qui est assez cool. Avec Thomas, on a une estime énorme pour Seth Godin depuis des années. Je trouve que c’est quelqu’un qui incarne parfaitement ce marketing généreux. Ça parle de création de communauté. C’est quelqu’un qui est beaucoup dans les idées.

Et qui, à chaque page que tu lis de ses livres, je pourrais t’en recommander quelques-uns et capable de vraiment… Ah non, mais j’en ai quelques-uns. Moi, j’ai commencé par « We are all weird ». Je regardais du côté de ma bibliothèque, j’étais comme « qui sait lequel que je veux noter ». Ah bah, tu vois, regarde. Je suis aussi très, très fan. J’en ai encore un à côté de moi. J’ai « tribes, tribus ». Absolument. Seth Godin, c’est un peu le pape de ces sujets-là.

Et donc, moi, j’avais beaucoup d’estime. Et je trouve qu’il n’y a rien de mieux pour ouvrir un petit peu ces possibilités que d’essayer d’aller côtoyer le plus possible ses mentors. Et donc, j’ai dit à Thomas « Écoute, Thomas, je vais aller aux Etats-Unis. On va aller taper à la fenêtre de Seth Godin et on va lui parler. On va l’interviewer pour le podcast. » Et il m’a dit « Ok, faisons-le ensemble. » Et donc, on est partis dans cette aventure-là.

On a pris l’avion pour venir d’abord à Montréal. Et dans l’avion, on a préparé un mail qu’on lui a écrit en mode genre « Seth, nous sommes dans l’avion. Nous arrivons. On a un podcast qui est vraiment cool, qui a telle taille d’audience, etc. On a aimé être interviewé. On a imaginé un truc qui s’appelle The Street Question Adventure. En gros, il lui disait « On sait que ton temps est précieux. On va te poser trois questions. Bien pensé à l’avance. C’est parti. »

Et en fait, moi, je me suis dit « Ouais, on va faire une super vidéo très storytelling. Ça va être genre le défi ultime de le convaincre d’accepter. S’il faut, on ira frapper à sa porte, etc. » Et en fait, en 15 minutes, il nous répond en mode « Hello, guys! Avec plaisir. Faisons-le. Mon seul truc, c’est qu’avec le Covid, je ne vous accueillerai pas chez moi. Donc, on le fera à distance. » Nous, on est en mode genre « Oh bah, ok. » Donc, il a détruit le storytelling. Mais par contre, on a eu la chance de l’interviewer. Et on était au fin fond de la Gaspésie, pour ceux qui connaissent le Québec, avec un peu de réseau.

Et on a interviewé sur une vingtaine de minutes. C’était très court, finalement. Très intéressant aussi de voir l’image que tu as de tes menteurs, de tes idoles, versus ensuite la réalité quand tu le côtoies. C’était aussi une belle source d’apprentissage. Comme quoi, des fois, des grandes idées comme ça, il faut juste y aller. Puis peut-être que ça va être plus facile qu’on le pense.

C’est vrai, il y a un truc là-dessus, je pense, qui peut être intéressant pour les gens. C’est aussi de voir que l’audace, et je pense que c’est un acte audacieux de… Cette interview était un acte audacieux pour moi. Ça marche toujours par chander possible. C’est-à-dire qu’à chaque fois que tu vas mettre un truc bold dans la réalité, la prochaine fois, ce sera encore plus facile d’être encore plus audacieux. C’est-à-dire que quand j’interview Seth Godin, certes, je fais l’interview, mais surtout, j’ouvre la possibilité à mon audace d’être encore plus puissante la prochaine fois.

Et ça, ça n’existe que parce que peut-être six mois avant l’interview avec Seth Godin, j’ai interviewé quelqu’un de moins connu. Et six mois avant, j’ai décidé de faire ma première vidéo YouTube. Et six mois avant, la première fois que j’ai publié sur Internet. Et donc, tout ça fait que ton audace grandit de fois en fois à travers ses actes un peu audacieux et différents.

Bien, écoute, on va parler justement d’audace. On va parler d’être bold parce qu’écoute, tu accumules ce genre de projet-là. Tu co-organises aussi, si je ne me trompe pas, le défi Brique, un événement qui est annuel, qui a un grand succès. Tu viens aussi de lancer un nouveau projet particulièrement massif, La maison des créateurs. Bref, tu as tendance à faire les choses de façon bold, de façon audacieuse. Mais justement, c’est un concept qui est particulièrement important pour toi. Avant de se lancer dans les différents projets que j’ai nommés, c’est quoi pour toi être bold puis audacieux en affaires? C’est quoi ta définition?

Je pense que c’est quelque chose qui doit être très personnel. L’audace, elle ne doit pas être source de pression. C’est-à-dire que tu ne peux pas arriver day one et interviewer Seth Godin. Tu peux. Of course, tu peux. Tu peux essayer. Tu peux. Mais c’est très dur parce que l’audace, c’est aussi une forme de leadership, tu vois, par certains côtés. Le leadership, c’est quelque chose qui grandit dans le temps. Tu as une carrure qui évolue un petit peu.

Je ne sais pas comment tu le sens, toi, dans ton business. Non, ce n’est pas pour ça. J’ai l’impression que d’année en année, j’ai un peu mes ailes qui s’ouvrent de plus en plus. Au début, j’étais une petite mouette. Et maintenant, je commence à être un oiseau qui plane un peu. Et peut-être que demain, je serai un héron ou un albatros avec des grandes ailes.

Donc, l’audace, elle y va progressivement. Mais donc, elle est très personnelle. Et ça, c’est quelque chose qui doit être respecté. Et donc, je pense qu’être audacieux, c’est avant tout se dire comment à mon niveau, dans ma sphère d’audace, je peux aller genre explorer les extrêmes pour leur donner plus de place, les élargir et faire que demain, j’aille faire quelque chose de beaucoup plus poussé. Qu’aujourd’hui, je ne peux pas envisager parce que j’ai encore les ailes un peu repliées. Tu vois ce que je veux dire?

Oui. Qu’est-ce que ça t’amène? Qu’est-ce que tu penses que ça va t’amener d’avoir les ailes complètement ouvertes? Écoute, je pense que pour moi, c’est une quête un peu d’épanouissement. Je pense que c’est relatif à nos business aussi, à nos activités. C’est une quête de connaissance de soi. Et je ne pense pas qu’il y aura une fin à l’audace. Je ne pense pas me dire à un moment, ça y est, j’ai mes ailes qui sont totalement déployées.

Ça va progressivement. Par contre, je sais que chaque fois que je déploie un peu plus mes ailes, j’apprends, je progresse, je m’amuse. Très important. Je prends un plaisir fou. Et donc, c’est dans ces moments d’audace aussi que moi, dans mon cas, je ne sais pas comment toi, tu le vis. Mais c’est dans ces moments-là aussi que c’est le plus facile pour moi. C’est plus facile d’être audacieux, étrangement, que de ne pas l’être.

Parce que quand je suis audacieux, I’m excited. J’ai envie de manger le monde. Je m’autorise à rêver. Je m’autorise à faire des choses que je ne me pensais pas capable de faire. Et c’est très épanouissant aussi de se voir ouvrir ces ailes-là. Donc, c’est une vraie quête infinie de vie, presque. Par contre, je sais qu’à chaque fois que je franchis un petit peu un cap d’audace, une sphère d’audace, je me sens bien, je me sens content. Je sais que ça apporte au monde, souvent, si c’est bien aligné avec les valeurs que j’ai envie de porter, la mission que j’ai envie de porter avec ma boîte.

Souvent, on associe l’audace, être bold à ces grands projets-là. Évidemment, tu l’as mentionné tantôt, l’audace, quand on commence, c’est les petites zones de confort, les petites sorties de zones de confort, à la limite, qui éventuellement s’accumulent des grands disques. Mais on a toutes les différentes personnalités aussi. Par contre, toi, tu me disais dans un courriel précédemment que tu crois que tous les entrepreneurs devraient être plus bold, devraient être plus audacieux. Est-ce que vraiment, c’est donné à tous ou est-ce qu’il y a un certain moment où il y a certaines personnes qui vont juste topper et c’est correct comme ça?

Écoute, c’est une vraie question que je me pose profondément. Mais pour moi, c’est une compétence. Comme tu pourrais apprendre à écrire des bons emails de vente, tu vois. Être audacieux, c’est une compétence, c’est une compétence humaine. C’est sûrement dans la catégorie beaucoup plus soft skills. Par contre, c’est une compétence et comme toute compétence, elle se pratique.

Donc, est-ce que tout le monde peut aller devenir président des Etats-Unis? Je ne pense pas. Tout le monde n’aura pas ce niveau d’audace. Par contre, est-ce que tout le monde peut devenir audacieux? Sans doute. Et je pense que dans nos métiers qui requièrent de la créativité, des idées, de sortir du lot, de se démarquer, plus on est capable à notre niveau de muscler cette compétence, de la pratiquer et d’en faire quelque chose qui n’est pas anormal, mais quelque chose qui est banal, plus on peut se distinguer et donc avoir toutes les conséquences que l’on cherche, que ce soit trouver des clients, que ce soit construire son audience, que ce soit construire des projets qui nous font kiffer.

Mais ça se pratique. Et plus tôt on s’y mène, plus tôt on progresse et plus tôt derrière, on peut avoir les retombées qu’on attend de cette compétence-là. Donc oui, je pense que tout le monde peut devenir plus audacieux. Maintenant, tout le monde n’aura jamais le même niveau d’audace. Il y a plein de choses qui sont naturelles dans nos personnalités. On a un spectre de compétences. Mais bien sûr, on peut tous devenir plus audacieux. Et je pense qu’on y gagnerait tous à le faire.

Mais c’est intéressant, par exemple, parce que tu parlais, mettons, de devenir président des États-Unis. Déjà, bon, il y a peu d’élus. Il y a quand même relativement beaucoup d’appelés, mais en même temps peu. Parce que, comme tu disais, je pense qu’il y a certains moments où les gens, c’est comme… Comment je te dirais ça? Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas être plus audacieux, mais il y a un certain moment où l’audace devient vraiment… Ça donne le vertige parce que c’est grand, c’est gros, il y a beaucoup de risques finalement. C’est quoi l’ingrédient crucial? Puis là, on ne parle pas de devenir président. Mais en général, pour arriver à réaliser des projets à grande échelle, puis vraiment comme être devant cette espèce de vertige-là, ce risque-là, puis se dire je vais y aller pareil.

Je vais te faire une réponse que d’autres t’auront peut-être déjà fait, mais je vais essayer d’y apporter une explication un peu différente. L’ingrédient, c’est clairement l’action. D’accord? C’est-à-dire que… Non, mais tout le monde, plein de gens t’ont dit ça. La nuance que je vais y apporter, c’est pourquoi l’action? Parce que chaque action que tu vas mettre dans ta réalité du monde, dans ta compréhension, peut-être dans ton mindset, dans ton état d’esprit d’entrepreneur, de créateur, chaque action va être comme une preuve historique de ta capacité à faire.

Et ce truc-là, plus ça va s’accumuler dans ta tête, plus ça va devenir quelque chose de fort, qui va être constitué comme un historique, comme dans des procès américains. Il y a déjà eu un précédent. Là, tu vas avoir des précédents. Plus tu accumules ces précédents, plus en fait, quand tu vas être au bord de la falaise et que tu vas te dire, ok, est-ce que je saute ou pas dans ce mouvement d’audace? Bah oui, en fait, parce que je sais qu’il y a une corde qui me rattrape, parce que je sais que quand je l’ai fait la dernière fois, c’était ouf.

Parce que je sais que quand j’ose être audacieux, tel client me dit oui, plus tu vas sauter. Et donc, ce truc-là, il y a de l’action, tout le monde le dit, mais parfois, on dit oui, il faut agir, parce que bien sûr qu’il faut agir, ça paraît évident. Mais derrière, c’est pourquoi? C’est parce que c’est ta preuve, c’est cette preuve que tu as la capacité d’en être capable. Et donc, tu construis cette confiance en soi qui te permet ensuite d’être plus audacieux et donc de faire preuve d’actions, d’idées qui te permettent de distinguer.

Puis je pense qu’au final aussi, c’est que tu te le prouves à toi-même parce que tu es la seule personne à qui ça vaut la peine de se le prouver. Puis une fois que tu le sais, puis que tu te l’es prouvé à toi-même, puis que tu as cet historique-là, tu n’as plus besoin de le prouver à personne d’autre. Tu fais juste genre, ouais non, je le sais. Je le sais parce que je l’ai déjà faite plusieurs fois d’avance, tu sais.

C’est clair. Puis d’ailleurs, j’ai l’impression que tu m’amènes, pour moi, ça m’amène à la maison des créateurs aussi. Probablement, écoute, d’où est-ce que ça t’est venu cette idée-là à toi et ta femme Laetitia? Parce que c’est un projet commun. Complètement. C’est 100% un projet de couple. Et d’ailleurs, à plein d’égards, Laetitia est… Tu vois, moi, je continue aussi l’inspiration créative à fond et donc Laetitia est super impliquée là-dessus. C’est un vrai projet de couple.

Je vais te dire un truc, Gen. Le sujet, moi, qui m’a le plus passionné depuis 5 ans, c’est la construction de communautés. C’est comment est-ce qu’on fait pour bien s’entourer et pour faire que cet entourage-là puisse t’amener à faire des choses plus grandes, plus effrontées, plus boldes. Et d’avancer dans tes projets avec plus de soutien. Et quand j’ai commencé sur ça, j’ai fait plusieurs choses. J’ai géré une énorme communauté d’entrepreneurs chez LiveMentor, que tu connais peut-être, qui est une boîte de formation d’entrepreneurs en France.

C’est super cool, une bonne première expérience. Et ensuite, j’ai lancé un truc qui s’appelait Le Cercle, qui est un réseau d’entraide, principalement en France, mais aussi francophone. On a des Québécois aussi, pour s’entraider, se soutenir. Donc ça, c’était un petit peu l’étape 2 de comment est-ce qu’on peut aller plus loin dans la partie construction de communautés.

Et c’était cool, mais je me suis toujours posé la question de comment est-ce que je peux aller plus loin que quiconque en France. J’essaie de me dire comment est-ce que je peux ne pas jouer petits bras et aller vraiment repousser les limites de qu’est-ce que c’est qu’une vraie communauté, une vraie construction de communauté, pour que derrière, ça puisse apporter un maximum aux gens.

L’étape qui me paraissait la suite, c’est vraiment cette idée d’une belle communauté, c’est une communauté qui a un lieu physique, qui peut aller se rassembler et se rassembler dans un certain cadre. Le cadre fait aussi la rencontre. Et donc, je me suis dit, comment est-ce qu’on peut repousser les limites et y aller de manière audacieuse dans la construction de communauté. Et donc, c’est comme ça que l’idée est née il y a trois ans maintenant.

Ah, quand même, hein? Oui, ça a mis du temps, mais tu sais, c’est tellement un gros projet aussi que ça n’arrive pas du jour au lendemain. Oui, complètement. On y pensait il y a trois ans. Il y a deux ans, on commençait à chercher les lieux. Il y a un an, on trouve l’endroit. Après une vingtaine de visites, on avait pas mal de critères, etc. Ça a été compliqué. Super chouette. Et puis, il y a six mois, on a réussi à convaincre les banques de nous soutenir. Et on a pu acheter ce lieu qui nous a coûté 850 000 euros au total.

Et donc là, au moment où je te parle, on est au jour un un peu de tout ça. Il y a plein de choses à faire, mais avec vraiment l’idée d’en faire un endroit atypique pour rassembler tous les entrepreneurs, tous les créateurs de contenu, tous les indés, les freelancers qui ont envie de se serrer les coudes, de se soutenir pour progresser dans leur propre chemin de vie, quel qu’il soit et quelle que soit leur profession.

Venant d’un background de business en ligne, évidemment, tu as fait de la formation chez Live Mentor, mais d’une expérience de business en ligne, du moins, qu’est-ce que ce projet représentait comme défi pour toi? Écoute, c’est un tout autre défi dans le sens où c’est vraiment quelque chose dans le monde physique. Et à l’heure, c’est marrant d’ailleurs, moi je me rencontre encore chaque jour, à l’heure où Internet se développe de plus en plus, où les IA se développent et évoluent à vitesse grand V, il y a plein de choses intéressantes là-dedans, le monde réel, il a encore de la valeur.

Et donc nous, on a dû y aller avec une toute autre approche. Moi, je n’ai pas d’expérience d’immobilier, je suis assez débutant là-dessus. Je ne sais pas ce que c’est que, je ne connais pas les statuts juridiques liés à ça, les montages qu’il y a derrière, les banques, ce n’est pas spécialement mes copains. Et puis derrière, il y a toute une logique aussi logistique de se dire, comment tu gères ça, qu’est-ce que tu mets en place comme business model, comment tu crées de la portée.

Et je pense que tout ce que je fais aujourd’hui m’aide aussi là-dedans. C’est-à-dire qu’on va créer une super belle communauté aussi autour de ce lieu. Les logiques de construction d’audience, ben, je profite de ce que je sais faire déjà aussi pour développer l’endroit. Mais je viens y appliquer à quelque chose où on a une vraie valeur ajoutée. Et tu vois, c’est aussi un endroit où on se distingue peut-être de tous les autres trucs qui pourraient exister de ce genre en France, des gens qui font de la location, dans le sens où nous, on sait construire une communauté, nous, on sait construire une audience, nous, on a des outils de communication que la plupart, si on rentre dans une catégorie comme des gîtes ou des maisons d’hôtes, que tous ces gens-là n’ont pas.

Tu sais, c’est ça, on ne parle pas d’un petit projet. Tu parlais avec le terrain lui-même, si je ne me trompe pas, à coûter 850, c’est ça que tu disais? Yes. Alors, il y avait d’autres choses déjà dessus, tu vois, mais oui. En gros, le total de ce qu’on a dépensé. Oui, la grange, la rénovation de la grange, justement, la construction de chalets et ou différentes zones sur le terrain qui vont s’en venir dans les prochaines années.

Tu mentionnais, tu n’as pas particulièrement d’expérience au niveau de l’immobilier, gérer avec les banques ou ça. Avant de te lancer officiellement là-dedans, de faire le premier move, le premier contact avec la banque, d’aller commencer à magasiner, faire le shopping pour les terrains et tout, tu avais-tu le vertige de la liste d’étapes et de défis que tu allais inévitablement rencontrer? Yes, forcément. Je pense que c’est inévitable.

Je pense qu’on a tous eu déjà ce genre de vertige face à un gros truc qu’on avait envie de lancer. Moi, l’atout compétence qui m’a le plus servi là-dedans, c’est quelque chose qui est au cœur de ma vie depuis 3, 4, 5 ans, mais peut-être même plus longtemps, c’est vraiment de se dire comment est-ce que je peux bien m’entourer là-dedans. Ok, je n’ai pas les compétences. Je pense que c’est notre… En tant qu’entrepreneur, on a 10, 20, 30 casquettes. Et donc, bien sûr que je ne m’attends pas à devenir expert immobilier du jour au lendemain.

Par contre, je suis capable de trouver quelqu’un qui l’est. Je suis capable de trouver quelqu’un qui va être un super avocat et qui va m’aider à monter les bons statuts et le bon modèle, le bon montage juridique pour le faire. Je suis capable de trouver des gens qui vont peut-être m’aider à trouver le bon endroit parce qu’on a eu du mal à trouver le lieu. Je suis capable de trouver des gens qui ont été peut-être directeurs d’agences de banques et qui savent parler aux banquiers.

Et tout ça, c’est des compétences. Parce que je sais que ça a été tout un processus aussi, justement, avoir le prêt, si je ne me trompe pas. Oui, ça a été costaud. Comment tu fais pour ne pas te décourager quand ça fait, je ne sais pas quoi, 5, 10 fois que vous avez des noms?

Pour le coup, ça a été une vraie plaie. Pour te dire, on a contacté 15 banques. Et les 15 banques qu’on a contactées, sur le papier, elles nous ont toutes dit non. Et finalement, on a réussi à en retourner deux parmi les 15 qui ont accepté de nous suivre. Quand la porte était fermée, on est genre passés par la fenêtre et elles ont dit, OK, let’s go. C’est une sacrée histoire.

Je pense que c’est aussi notre propre d’être entrepreneur, dans notre substance d’entrepreneur, de se dire, OK, si la mission que tu portes est assez importante, en fait, ton rôle, c’est d’être un challenger permanent. J’aime bien le terme américain underdog. C’est vraiment celui qui se bat et sur lequel personne parie. Par contre, il est là et lui, il y croit, il se bat.

Donc, ça ne veut pas dire que j’ai une persévérance à toute épreuve. Il y a plein de moments dans ces 6 à 8 mois de négociations avec les banques, je suis au fond du trou aussi et où je suis dégoûté et je l’en parle ouvertement et ça m’énerve. Par contre, je sais qu’au fond de moi, cette flamme, elle est trop importante pour être éteinte par un premier nom ou par un dixième nom.

Et tu vois, le 20 décembre dernier, on reçoit un oui le même jour des deux banques en question qui nous disent oui. Joyeux Noël! Je suis hyper content. En plus, ma fille est née deux semaines après, tu vois, donc j’avais hâte que ça se termine avant qu’elle arrive. Les émotions! Donc, c’était genre, il fallait que ce soit un oui maintenant. Par contre, je me rappelle très bien la veille comment j’étais. J’espérais qu’ils allaient nous dire oui.

Par contre, j’étais en train d’activer plan B, plan C, plan D pour les faire financer par la communauté, pour me dire est-ce qu’on ne peut pas trouver un autre courtier qui va être beaucoup plus fort pour nous permettre d’aller chercher d’autres plans. Si il avait fallu encore y aller, ce projet est trop important pour moi pour que je le laisse tomber. Et je pense que c’est un truc qu’on doit tous ressentir aussi dans nos activités. Ça ne va pas être facile. Bien sûr qu’il va falloir se secouer parfois.

Bien sûr qu’il y a des moments où on va avoir envie de tout lâcher. Par contre, c’est OK. Est-ce qu’on va trouver l’énergie? Est-ce qu’on peut s’entourer? Moi, j’en parlais beaucoup avec Laetitia ou avec des amis à moi, entrepreneurs en mode genre. On discutait beaucoup de ça. Et ça fait du bien dans ces moments-là de trouver aussi cette énergie-là et de gens qui soufflent sur ta flamme quand on a tendance à l’adménuiser. Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit envoyer tout balancer parce que c’est dur.

De toute façon, écoute, en général, de bien s’entourer, c’est encore mieux. Mais quand on t’en va faire des gros projets bold et audacieux, d’aller chercher l’expertise ailleurs, je trouve ça vraiment cool. On dirait que c’est simple, mais en même temps, c’est comme, non, c’est évident qu’on ne connaît pas tout.

Ça, c’est comme un film Avengers, tu vois. Les Avengers, c’est le moment où ils doivent genre battre le grand méchant, ils forment une équipe, tu vois, ils se disent OK, qui est-ce qu’on va recruter? C’est un peu la même chose, je pense, de notre aventure entrepreneuriale, c’est se dire comment est-ce qu’on peut soit par notre réseau, soit travailler dessus, aller chercher, monter cette petite team d’Avengers qui va vous permettre ensemble de vous soutenir, de vous épauler, d’avancer ensemble et de faire en sorte qu’il y ait une émulation, une inspiration mutuelle et un soutien.

Tu sais, le terrain, on en revenait, il coûtait 850, mais il n’y a pas que ça, il y a justement les rénovations et les trucs. Combien est-ce que tu estimais les dépenses pour la mise en oeuvre du projet ou en tout cas la première phase? On a trois phases de développement, avec trois logiques financières aussi derrière.

La première phase, c’est l’acquisition de l’existant. Donc là, c’est vraiment nous, notre rapport, plus les banques. On achète le terrain et ce qu’il y a dessus, à savoir une maison pour moi et ma famille, Laetitia et notre fille qui vient de naître. On vit sur place. Il y avait déjà trois chalets en bois magnifiques. Notre idée, c’est vraiment de faire un truc, le havre, pour venir travailler dans la nature, te reposer, te choyer. Ça, c’est la première étape, 850 000 euros avec les banques.

Deuxième étape, il y a ce qu’on a envie que ça devienne. Et pour que ça devienne quelque chose de vraiment unique en France, on a besoin d’un lieu commun, à savoir une grande pièce pour que les gens puissent travailler, que les gens puissent se rencontrer. Cette deuxième phase, c’est la rénovation d’une grange qu’on a là et c’est 300 000 euros, en gros, dans les grandes lignes. C’est 140 mètres carrés, deux étages, il y a de quoi faire.

Et ça, on a épuisé les banques, on a épuisé notre rapport personnel. Qu’est-ce qu’on fait comme troisième levier? La communauté. Donc, on a mis en place ce qu’on appelle un financement en royalties. C’est le terme utilisé qui est un peu un mix entre la levée de fonds et le crowdfunding qui nous permet aux gens d’investir et de recevoir chaque trimestre pendant cinq ans un retour sur leur investissement. Donc ça, c’est cool. Avec 92 investisseurs, 300 000 euros en 10 jours, notamment. Exactement. Quand même, félicitations pour ça.

Ça nous a dépassé. Internet est magique parfois. On voulait 290, on en a eu 300 et on a stoppé à 300 pour ne pas faire plus pour l’instant. C’était parfait. Et donc, ça, c’est la deuxième étape. Très content. Vraiment très, très heureux. Et puis après, la troisième phase, c’est les trois prochaines années et tout ce qu’on va y construire.

Et là, ça te demande d’aller chercher d’autres logiques de financement. Donc, il va y avoir bien sûr le chiffre d’affaires qu’on va développer. Il va y avoir des subventions. Et il va y avoir toutes les lignes de revenus complémentaires qu’on peut développer. C’est-à-dire que ta première ligne de revenus sur un business model comme ça, c’est des locations. C’est cool, c’est bien, mais quand c’est quand même capé, tu vois, ça ne scale pas ce truc-là. Tu as un nombre de chambres, tu as un nombre de jours.

Et nous, l’idée, c’est aussi de se dire, en fait, ce projet, c’est aussi, et c’est fascinant d’en faire une audience aussi. C’est-à-dire qu’il y a un game contenu à faire qui est absolument fabuleux. C’est genre, on retape un parc de trois hectares dans la nature. Ça intrigue, ça pose questions, qu’est-ce qu’ils vont faire, est-ce que ça va marcher. Chaque projet peut être une vidéo, peut être intéressant, peut créer vraiment de l’engouement. Et donc ça, c’est vraiment le truc qu’on est en train d’initier pour en faire vraiment une vraie audience. Demain, une chaîne YouTube. Une web série, à la limite.

Je sais que c’est un truc qui est intéressant sur ça. Je pense que ça peut faire réfléchir beaucoup. Tu sais, dans nos métiers, on est énormément confrontés à l’incertitude. Moi, je suis sans cesse en train de me dire, OK, qu’est-ce que je fais maintenant? J’essaie de voir un petit peu plus loin que les nuages, etc. Mais on navigue dans la brume tout le temps.

Je pense qu’on n’est pas assez bon en tant qu’entrepreneur, en tant qu’indépendant à chercher nos modèles. Si tu es capable de trouver un bon modèle ou des bons modèles, c’est directement des tas d’idées que tu reçois au quotidien qui te sont bombardées pour arriver à trouver ta route et trouver ta stratégie.

Je te prends l’exemple de la Maison des Créateurs. Ce game de contenu dont je te parle, en mode on va faire une chaîne YouTube, machin, etc. Je suis tombé il y a trois mois sur une chaîne YouTube qui s’appelle Project Camp. C’est des hippies au Portugal qui ont acheté un terrain. Et ils expliquent « Hey, we bought a land in Portugal and we are building some toilets and stuff. » Et moi, j’étais là en mode genre « Oh, c’est trop cool. »

Et je me suis dit « Mais en fait, c’est exactement ce qu’on doit faire. On va faire une saison 1 où on va annoncer ce qu’on va faire dans une grande vidéo sur toute la première année. Puis chaque vidéo, ce sera un projet en mode genre ‘Ouais, on a installé un sauna, on a installé la grange, on a installé un…’ Voilà. Et à la fin de ça, tu fais un bilan. » Et autour de ça, tu crées une super communauté. Tu trouves des sponsors, tu trouves des gens qui vont aider ton truc à te développer. Tu crées éventuellement un Patreon. Et là, les lignes de revenus, elles tombent.

Et on sous-estime ce truc-là, je pense, dans l’entrepreneuriat. Ça et d’aller regarder qu’est-ce que les autres font dans les autres industries. Honnêtement, moi, ça a été aussi quelque chose que j’ai fait dans les derniers mois aussi d’aller regarder comment… Notamment, je suis allée chez Safia Gourari. Puis là, Safia aimait beaucoup YouTube. Elle m’a montré un événement qui s’était passé. Le truc du GP Explorer avec Squeezie. Le documentaire sur le GP Explorer avec Squeezie, m’a donné tellement d’idées parce que c’est pas des choses que je voyais dans mon industrie généralement au niveau des infoproduits, comment est-ce qu’on lance, à quelle grande échelle est-ce qu’on fait les choses avec les sponsors? Comment est-ce qu’on prend les sponsors pour créer des expériences au lieu de le voir comme des sources de revenus?

J’étais comme, hop! Ça a comme explosé les possibilités, honnêtement. Puis depuis ça, on dirait que je vois tellement plus grand. Ça fait que je pense que justement, d’aller regarder de qu’est-ce que les autres font puis de pas juste regarder qu’est-ce que nous, dans notre petite niche, on fait, ça permet de voir encore plus grand et de faire différent, de se différencier. Tellement d’accord avec ça. C’est assez ambitieux. Génial. Je suis tellement aligné avec ça.

Écoute, un autre projet assez ambitieux que t’as réalisé en 2023, c’est votre tour de France. À toi, puis Valentin. Le Bric Tour. T’as eu, oui, le Bric Tour dans le cadre du défi Bric pour non seulement donner des conférences un petit peu partout, mais aussi vendre 1000 exemplaires de votre nouveau livre Publier de la merde avec style, ce titre, en 10 jours.

OK. Ils sont déjà wow, écrire un livre parce que moi, ça fait partie de ma bucket list. Trop bien. Puis deux, décider de vous lancer le défi de vendre 1000 livres en personne en 10 jours? Pourquoi décider de le lancer en ligne comme on aurait finalement tout fait?

L’un n’empêche pas l’autre, mais l’audace m’amène à l’autre. En fait, c’est génial parce que la transition est parfaite dans ce que tu as dit. Tu m’as dit, il faut aller chercher dans d’autres industries et le ramener à son industrie. En France, on a un chanteur, un musicien qui s’appelle Lomepal qui fait du… C’est genre vraiment superstar, victoires de la musique, il remplit des zéniths, c’est genre un des mecs les plus en vogue en termes de musique, rap en France.

Lomepal, il y a 2 ans, 3 ans, il fait un documentaire sur YouTube où il explique sa première année de tourner et comment il a mis en place son premier album et il l’a promu. Le documentaire « Regarde-moi » de Lomepal sur YouTube, je mate ça pendant une heure sur YouTube et je me dis waouh, j’adore l’histoire, c’est ouf. Donc il explique notamment un truc, il explique le truc qu’il a fait qui s’appelle le Flip Tour, son album s’appelait Flip et en gros, il a convaincu genre Coca, Jagermeister et je ne sais pas quelle marque, etc. de soutenir et genre, ils sont partis pendant 10 jours à travers la France faire des concerts sauvages dans les plus grandes villes de France.

Ils arrivent sur les places avec des skates parce qu’ils adorent le skate et genre, ils sont là et dans les skateparks, ils rassemblent tout le monde et tout le monde fait ouais, et puis ils font leurs concerts sauvages, ils filment ça, ils racontent ça, ils font des vlogs quotidiens, etc. et genre, ça pète. Et ça, ça lance la carrière de Lomepal.

Moi, je vois ça en tant que Killian et je me dis, je trouve ça dingue. Et à un moment avec Valentin, on me dit, trop bien, on a ce livre qui va sortir, on a fait le Défi Bric l’année dernière, c’était super chouette. Qu’est-ce qu’on fait de plus grand? Et je dis à Valentin, qu’est-ce qu’on fait si on combine ces trois ingrédients? Un truc hors de notre industrie, le Flip Tour de Lomepal, un truc qui est dans notre industrie qui est le Défibric qu’on a déjà fait l’année dernière, donc on est dans notre zone de confort un petit peu plus et un truc pour la promo du livre.

Sort le Brick Tour de notre tête qui est vraiment une association d’idées, on n’a rien inventé et en mode, je dis à Valentin, on va faire dix jours, dix villes, on prend les dix plus grosses villes de France et dans chaque ville, on va donner une conférence et on essaie de rassembler 200 personnes dans chaque soirée. Et on va chercher des sponsors parce que clairement un truc comme ça, c’est 50 000 euros, et clairement je ne les ai pas à ce moment-là et c’est un gros investissement sans savoir ce que ça va donner.

C’est ça que j’allais dire, vous aviez une van avec votre identité visuelle dessus, le projet a été promu comme un documentaire avec presque des épisodes pour expliquer les aventures dans chaque ville, les moments où vous essayez de vendre à n’importe qui sur les places, genre toi, tu veux un livre? Je regardais ça, je suis comme, ah, ça me prend tellement comme du courage aussi, tout ça, ça coûte beaucoup d’argent up front, c’est quoi ta mentalité par rapport à dépenser pour être bold ne sachant pas si ça va rapporter?

Pour moi, l’audace, c’est genre toujours un investissement rentable, genre le ROI de l’audace, il est genre immense, tout ce que tu fais qui sort de l’ordinaire, je suis prêt à parier que ça va toujours revenir positivement pour toi. Donc, ça, j’y crois à fond. Sur le livre, sur ce tour de France, sur ce Bric Tour avec Valentin, on se dit, ok, on sort un livre, qu’est-ce que serait le nombre, le chiffre audacieux qui nous paraît être un objectif difficile à atteindre, mais en même temps, possible. Et donc, arbitrairement, c’est totalement arbitraire, on se dit, 1000 livres en 10 jours, 100 livres par jour, on veut voir 2000 personnes, une personne sur deux achète le livre, ça peut le faire.

Et donc, on se lance là-dedans. Je pense aussi que l’audace, l’audace est force de conviction. Dans le sens où, quand tu arrives avec un projet audacieux et que tu le pitches et que tu sais que c’est un peu fou, un peu fou, mais qu’il y a quelque chose de cohérent derrière, en fait, c’est l’énergie des fous. Et donc, une marque peut se laisser convaincre, les gens peuvent se laisser convaincre, tout le monde peut se laisser convaincre, parce qu’en fait, tu y crois tellement dur et tu es tellement différent que ça suit.

Donc, nous, on va voir plusieurs marques, on en contact une dizaine qu’on aime bien et qui sont les milieux entrepreneuriaux, freelance, etc. Et on leur dit, ben voilà, le budget, c’est 45 000 euros. On a besoin de ça. On propose d’associer trois marques qui mettront toutes 15 000 euros. Est-ce que vous êtes partant? Et donc, on discute pendant quelques semaines, quelques mois. Et il y en a trois qui se chauffent avec nous et qui décident d’y aller. Wow!

Pourquoi 15 000? Est-ce que vous aviez estimé une sorte de trafic quelconque? Alors, on l’a fait dans le sens inverse, dans le sens, qu’est-ce que ça va nous coûter? Donc ça, on estime le prix que ça va nous venir. Et ensuite, on explique, genre, qu’est-ce que ça va leur apporter pour ces 15 000 euros. Et on leur dit, le défi Brique, tant de personnes, on a déjà fait un pilote l’année dernière, voilà ce que ça a donné. Cette semaine, cette année, ça va être cinq fois plus gros. OK, let’s go.

Comment tu savais que ça allait être cinq fois plus gros? Parce que j’y crois. Parce que t’es l’énergie fou? C’est exactement ça. Moi, ce sont les actes de ma confiance. Je dois leur dire, on était 1 200 l’année dernière, cette année, on va être 5 000, let’s go, ça va le faire. Et on a été 5 800 ou 5 900, un truc comme ça, donc c’était cool.

Et après, on leur dit, voilà, le Bric Tour, on ne l’a jamais fait. Par contre, on y croit dur comme fer parce qu’on va avoir 6 000 personnes en ligne. On pense qu’on peut en arriver en année 1 500, 2 000 en présentiel parce que quand les gens vont s’inscrire, on va savoir dans quelle ville ils sont inscrits. Du coup, on va pouvoir leur dire on arrive à Bordeaux et on leur dit personne ne peut organiser un tour de France aussi bien que nous parce qu’on va savoir tous les gens où ils sont et on va pouvoir leur dire venez, ça va être ouf et ça va être génial.

Et regardez Lomepal ce qu’il a fait avec le flip tour et franchement, on y croit. Et eux, ils nous disent, bon, ok, ça se sente, d’après les chiffres que tu nous vends, après, c’est à moi de délivrer, mais j’y crois et à cet instant de ma vie, mes ailes sont comme ça et je suis prêt à porter cette pression-là.

Donc, les gens ne le voient pas ça mais derrière toute audace et derrière tout leadership, il y a une pression. Moi, le défi brique et le Tour de France, il y a la pression des partenaires, la pression que je me mets, la pression que les gens ont par rapport aux attentes qu’ils ont de ce que ça doit être, la pression de délivrer. Si je le fais et que j’arrive à le délivrer même à 80% ou 90%, wow, derrière, mes ailes s’ouvrent un petit peu plus et je peux appréhender la suite avec encore plus de sérénité.

Effectivement, on en revient au début de l’entrevue finalement où, maintenant, tu as les précédents. Comment est-ce que tu fais pour gérer ces émotions-là, cette pression-là où il faut que tu continues, il faut que tu te lances, tu n’as pas le choix de reculer ou est-ce que tu donnes l’option de reculer?

Mais je pense que tu vis la même chose, un Ka-Ching, je n’ose pas imaginer la source de stress que c’est. On les a tous, ces moments de rush et ces moments de pression. C’est dur à dire. Le premier truc, un truc, moi, en tout cas, qui me sert, c’est de ne pas rester tout seul, encore une fois. Parfois, quand c’est trop bold, ça peut être intéressant d’être co-effronté. C’est-à-dire, Valentin, il est avec moi et on le fait à deux, on l’organise à deux. On est co-effronté, on est co-bold ensemble.

Non, mais j’aime ça, j’aime l’idée parce qu’effectivement, de partager ensemble le stress, la pression, parce qu’on ne va pas se le cacher, il va en avoir, il y en a, comme tout est inconnu. Mais ça fait, c’est comme marcher sur la glace, on ne met pas debout, on se couche, on répartit le poids. Puis pour moi, c’est la même idée. Et tu vois, c’est un peu dans la même logique des ailes qui se déploient. On a deux ailes, tu vois, donc on est quatre ailes même, du coup, deux chacun.

Je ne dis pas que c’est obligatoire, moi, je ne suis pas du tout pour des collaborations qui ne sont pas utiles ou pas pertinentes. Il ne faut mieux pas collaborer que collaborer pour rien. Mais par contre, parfois, ça peut être intéressant. Donc en parler, c’est aussi trouver tes racines autour de toi.

Moi, quand il y a la période du Tour de France et du Défibric et de la préparation de tout ça, avant de le faire et d’aller vers cet acte audacieux, j’en parle avec Laetitia, je lui dis, on a la petite fille qui arrive, est-ce que je le fais, est-ce que je ne le fais pas, comment on le fait?

Un truc qui est très intéressant que j’aime bien, c’est sur des moments comme ça, il faut que le total soit à 100%. C’est-à-dire que si moi, par exemple, dans ma vie de couple, je suis à 20% ou 30% pendant la période du Tour de France parce que je ne peux pas être présent, ben, elle, Laetitia, il faut qu’elle soit prête à être à 70%. 70%, si le total de nous deux ça fait 100%, on va tenir la baraque, ça va être cool.

Par contre, si elle est en postpartum après la naissance et qu’elle est à 20% et que moi, je suis à 20%, ça va foutre le camp. Donc, les gens, ils me disent, mais comment tu fais pour faire le Bric Tour trois mois après la naissance de ta fille? Ben, on est à 100% à deux avec Laetitia et il y a d’autres moments où elle, elle va avoir des temps dans son quotidien où moi, je vais être à 90% et elle, elle va être à 10% et on va s’épaider comme ça.

Et je pense que si on part de ça et qu’on fait un truc plus large pour tout le monde ici qui nous écoute, c’est se dire, quand vous avez envie d’être bold, est-ce que vous, plus vos Avengers, votre entourage, vous pouvez mener à 100% tous ensemble? Vous êtes peut-être deux, trois, vous avez peut-être tes business buddies, des gens qui vont être tes best friends, etc. Est-ce que tous les trois, vous pouvez vous épauler pour que quand toi, tu es à 20% parce que tu es stressé, parce que tu dois délivrer un tour de France ou n’importe quel autre projet ambitieux? Ben, eux, ils s’êtes là et tu peux leur dire, ben voilà, là, je vais avoir besoin de vous, est-ce qu’on peut se prendre un temps pour parler régulièrement?

Je sens que ça a bien d’être de vider mon sac et d’avoir besoin d’aide et après, moi, je peux être là pour vous épauler quand vous avez besoin et ça, je pense que c’est une excellente manière de gérer la pression.

Écoute, j’ai temps pour une dernière question puis je pense que pour les gens qui sont vraiment inspirés puis qui veulent aller faire plus de projets beaux, de projets audacieux mais qu’ils ne sont pas encore rendus au président des États-Unis, c’est quoi les questions qu’on peut se poser? C’est quoi les actions aussi? Comment est-ce qu’on fait pour déterminer ou choisir quelle action audacieuse? Comment est-ce qu’on fait pour ajouter plus de bold dans notre quotidien?

Un exercice que j’aime bien faire pour les gens que j’accompagne et je trouve ça super chouette, c’est une sorte de bold audit. Tu vas faire un audit de ton audace. Tu prends ton… Genre, tu vas lister tous les secteurs de ton entreprise, de ton activité ou même de ta vie où tu as envie d’être audacieux. Tu les mets dans une première colonne et tu vas te mettre dans une colonne à côté. OK, sur ce créneau-là, quel est le truc, le prochain truc audacieux que tu peux faire pour pousser ta sphère d’audace?

OK, marketing. D’un point de vue marketing, comment est-ce que dans mon prochain lancement, je peux faire un truc nawak? OK, très bien, c’est parti, on y va et là, je suis audacieux. Expérience client. OK, qu’est-ce que je peux faire de ouf en termes d’expérience client dans le mois qui vient ou dans les deux mois qui viennent? Et en gros, tu vas te prompter par secteur d’audace dans lequel tu peux performer pour te dire OK, où est-ce que j’en suis aujourd’hui? Et qu’est-ce que je peux faire pour aller plus loin?

À mon niveau, encore une fois, on ne va pas être tous présidents des Etats-Unis, mais à mon niveau, comment est-ce que je peux faire? Ça peut être de se dire toute personne qui s’inscrira à mon prochain programme ou qui deviendra mon client, je vais lui envoyer un truc par la poste. Ça, c’est hyper audacieux déjà. OK, fine, tu le fais. Et une fois que tu as fait ça, la prochaine fois, tu ne les enverras pas un truc par la poste. Peut-être tu les inviteras à une journée en présentiel dans la maison des créateurs pour organiser un moment pour soigner tes clients.

Tu vois l’idée? Ça va vraiment bouger comme ça. Oui. Donc, l’audit de l’audace. J’aime beaucoup. C’est tellement structuré, c’est tellement une stratégie genre, tu sais, comme claire, mesurable. J’aime beaucoup.

Écoute, Killian, merci d’être venu jaser audace, d’être venu nous partager les behind the scenes aussi de cette audace-là qui peut être shaking, je veux dire, ça nous brasse à l’intérieur, mais qui est en fait motivé par un feu qu’on ne peut pas vraiment éteindre. Donc, merci beaucoup de ta générosité d’avoir partagé tout ça. Où est-ce que les gens qui écoutent peuvent te retrouver sur Internet et potentiellement bientôt aller réserver leur espace à la Maison des créateurs?

Écoute, Gen, juste avant que je te réponde, merci. C’est les moments les plus importants, ces moments-là. Si nos business s’écroulent, en vrai, on a partagé un moment humain ensemble et merci de m’avoir donné la parole. C’était vraiment extrêmement chouette. Where can people find me? On mon site inspirationcreative.co ou sur Instagram pour Inspiration Créative. C’est super. Et puis, si vous avez envie de découvrir le livre qu’on a écrit avec Valentin, n’hésitez pas. On essaie de mettre plein de graines dedans pour alimenter vos têtes.

Je vais mettre tous les liens que tu as mentionnés dans les show notes de l’entrevue au genevievegauvin.com slash effrontée-38. Si toi qui écoutes t’as aimé l’entrevue d’aujourd’hui, partage l’épisode dans tes stories sur Instagram. Tag mon compte @_genevievegauvin et celui de Killian @_inspirationcreative pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens à notre discussion et pour aller souhaiter bonne fête en retard à Killian. On est le 5 septembre aujourd’hui, mais hier, c’était sa fête bon 29e. Envoyez lui un message. Allez lui dire bonne fête là.

Kylian, encore une fois, un énorme merci pour ta générosité, pour ton temps et d’être venu nous partager tous tes conseils extraordinaires. Merci Gen. Guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ».

Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

0 commentaires

Plus de contenu à binger

Pause podcast: pourquoi j’arrête Effrontée (pour l’instant)

Il faut qu'on jase. Cet épisode-là, c'est le dernier de la saison 3, et potentiellement le dernier point. J'ai décidé de prendre une pause podcast pour Effrontée, pour une durée indéterminée. C'est une décision qui m'a pris du temps à prendre, mais qui m'apporte...

Relation à l’argent: quand l’héritage familial décide pour toi

Relation à l’argent: quand l’héritage familial décide pour toi

Ta relation à l'argent, c'est rarement juste une question de budget. C'est une question de famille, de loyauté et de traumas qu'on traîne sans même le savoir. Fabrice Florent, fondateur du média féminin MadmoiZelle.com (7 millions de visites mensuelles à son apogée),...

Pause podcast: pourquoi j’arrête Effrontée (pour l’instant)

Il faut qu'on jase. Cet épisode-là, c'est le dernier de la saison 3, et potentiellement le dernier point. J'ai décidé de prendre une pause podcast pour Effrontée, pour une durée indéterminée. C'est une décision qui m'a pris du temps à prendre, mais qui m'apporte...

Relation à l’argent: quand l’héritage familial décide pour toi

Relation à l’argent: quand l’héritage familial décide pour toi

Ta relation à l'argent, c'est rarement juste une question de budget. C'est une question de famille, de loyauté et de traumas qu'on traîne sans même le savoir. Fabrice Florent, fondateur du média féminin MadmoiZelle.com (7 millions de visites mensuelles à son apogée),...

Tu veux la vraie expérience

“Gen uncensored”?

Rejoins Self-ish, mon Substack, où je détruis une par une les règles que j'ai jamais choisies sur l'abondance, la liberté et être une femme puissante.

Un texte par mardi, gratuitement, sur ma progression vers une vie toujours plus grandiose.

Je deviens
Self-ish