T’as entendu parler d’un intégrateur en affaires? Si t’es une visionnaire qui gère encore tout toute seule, cet épisode d’Effrontée risque de t’ouvrir les yeux. J’ai invité Romain Collignon, fondateur de Squared et des Mastermind 67 et 78, pour clarifier ce que ce rôle mange en hiver, comment ça diffère d’une OBM ou d’une assistante, et à quel moment t’es prête à en engager un.
C’est quoi un intégrateur en affaires, exactement?
Tout part d’une prémisse simple: en tant qu’entrepreneur, t’as naturellement 2 casquettes à porter. Il y a la casquette visionnaire, axée sur la créativité, les idées, la direction. Et il y a la casquette intégrateur, axée sur les process, la structure, l’implémentation.
Le problème, c’est que la majorité des entrepreneurs sont des visionnaires. Ils adorent créer, imaginer, projeter. Mais quand vient le temps de mettre les mains dans le cambouis, de processer, d’implémenter? Plus personne.
Romain l’explique clairement:
> « Un entrepreneur visionnaire se heurte à un plafond de verre parce que faire plus de chiffres implique d’intégrer encore plus, et on a tendance à répulser ça. Donc on va limiter sa vision de croissance parce qu’inconsciemment, on se dit: il faudrait que j’implémente tout ça, c’est pas ma cam. »
C’est là qu’un intégrateur en affaires entre en jeu. Ce n’est pas juste quelqu’un qui exécute tes tâches. C’est quelqu’un qui prend les décisions opérationnelles à ta place, qui pilote la boîte en interne et qui libère la visionnaire pour qu’elle fasse ce qu’elle fait le mieux: voir loin, inspirer, créer.
Le concept est issu du livre Rocket Fuel par Gino Wickman et Mark C. Winters (aussi disponible sur Amazon FR), une lecture que Romain a recommandée et que j’ai faite à la suite d’un séjour dans son Mastermind 67.
Les 3 niveaux de délégation qui définissent un intégrateur en affaires
Voici ce qui est souvent mal compris: il y a 3 niveaux de délégation distincts, et un intégrateur en affaires opère au 3e.
Niveau 1: déléguer les tâches. C’est ce que fait une assistante virtuelle. Tu lui dis quoi faire, étape par étape. Le visionnaire reste toujours impliqué pour expliquer.
Niveau 2: déléguer les responsabilités. C’est le territoire des OBM et des bras droits. Tu donnes un projet avec des critères de succès, et la personne a de l’autonomie pour le mener à terme. Tu t’en fous du comment, tant que ça arrive.
Niveau 3: déléguer les décisions. C’est le niveau de l’intégrateur. Il est au board. Il pilote des projets sans que tu sois impliquée. Il prend les décisions que toi, en tant que visionnaire, tu n’aurais même pas à voir. C’est quelqu’un qui est en mesure de faire tourner la boîte en interne, mais qui a besoin de ta vision pour savoir où aller.
Romain le dit bien:
> « Un intégrateur, c’est quelqu’un qui pilote la boîte en interne, mais qui ne l’a jamais fait seul parce qu’il a besoin de la vision. Il a besoin d’être en partenariat avec un visionnaire pour lui dire où on va. »
C’est ça qui différencie l’intégrateur en affaires d’une OBM ou d’une assistante. Ce n’est pas la même séniorité, ce n’est pas le même niveau d’autonomie.
Comment trouver un intégrateur en affaires et ce qu’il faut lui vendre
Trouver un intégrateur en affaires, ça ne se fait pas avec une annonce. Ce sont des profils hautement qualifiés, souvent déjà en poste, qui ne vont pas répondre à une offre d’emploi classique. Romain compare ça à la stratégie de Steve Jobs qui a recruté le PDG de Pepsi en lui disant: « Est-ce que tu veux passer ta vie à vendre de l’eau avec des bulles, ou venir changer le monde avec nous? »
La bonne approche, c’est le recrutement proactif. Et le meilleur endroit pour commencer? Ta propre audience.
Romain explique:
> « On conseille toujours de commencer par recruter au sein de son audience. Ces gens qui nous suivent adhèrent à nos valeurs, et les valeurs, c’est clé dans un recrutement, encore plus pour le numéro 2. »
Parce que dans ton audience, il y a des gens qui ne sont pas des visionnaires. Il y a des profils plus structurants, plus intégrateurs, qui t’admirent justement parce qu’ils n’ont pas ce côté-là eux-mêmes. Et si l’un d’eux cherche un changement de carrière, un sens nouveau dans son travail… t’as peut-être ton intégrateur en affaires devant toi sans le savoir.
L’autre avenue: les anciens collègues, les amis d’école, le mari ou la femme de quelqu’un dans ton réseau. Romain a lui-même trouvé son intégrateur Romuald via un ami d’école d’ingénieur qu’il a mis 9 à 12 mois à « débaucher ».
Le red flag à surveiller lors du processus d’entrevue? Quelqu’un qui attend qu’on lui dise quoi faire. Un intégrateur en affaires arrive pair à pair, prend du leadership naturellement et libère ton temps dès le départ. Si tu sens que c’est toi qui dois encore tout expliquer, c’est pas le bon profil.
Quand est-ce qu’on est vraiment prête à engager un intégrateur en affaires?
Romain répond de façon pragmatique: la prédictibilité des revenus prime sur le chiffre absolu. Pas besoin d’être à 1M$ avant de penser à ça.
> « Ce qui est important, c’est une prédictibilité dans les revenus. Entre 250 000 et 500 000 annuels, si la rentabilité est là, on peut commencer à travailler avec un intégrateur, même à temps fractionné. »
L’important, c’est de comprendre sur quoi on investit. Engager un intégrateur en affaires, c’est pas un investissement pour faire croître les ventes directement. C’est un investissement pour récupérer du temps et de la charge mentale, pour que toi, en tant que visionnaire, tu puisses te concentrer sur ce qui va réellement faire croître la business.
Romain ajoute une nuance importante: avant d’engager un intégrateur à temps plein, il faut souvent avoir une structure en dessous. Si l’intégrateur est obligé d’aussi implémenter les tâches lui-même, c’est une mauvaise utilisation de ce rôle-là. Le bon modèle, c’est un trio: visionnaire, intégrateur, et une personne ou une équipe pour l’implémentation en dessous.
L’erreur numéro 1 que Romain voit chez les clients des Mastermind? Penser qu’on a un intégrateur alors qu’on n’a qu’une personne à qui on délègue des responsabilités. Ce n’est pas la même chose. Et ça explique pourquoi tant de tentatives de recrutement ne fonctionnent pas.
Comment maintenir l’intégrateur aligné sur ta vision au quotidien
Une fois l’intégrateur en affaires trouvé et à bord, le défi suivant, c’est la synchronisation. Comment fait-il pour toujours savoir où tu veux aller sans que tu sois obligée de tout lui expliquer en continu?
Romain et son équipe de Squared s’appuient sur 2 outils complémentaires. D’abord les concepts de l’EOS (Entrepreneurial Operating System) tiré du livre Traction (aussi de Gino Wickman), avec des points hebdomadaires entre visionnaire et intégrateur, des synchros trimestrielles et des planifications annuelles.
Ensuite, le concept de Vivid Vision de Cameron Herold dans le livre Vivid Vision par Cameron Herold (aussi disponible sur Amazon FR). C’est une vision à 3 ans écrite en détail, qui décrit l’entreprise comme si elle était déjà là. Romain et Romuald s’appuient sur ce document pour rester synchronisés sur le long terme.
> « Le visionnaire est quasiment responsable à 90% de la vision. Mais plus il est clair sur où il veut aller, idéalement à 3 ans, plus l’intégrateur peut déployer cette vision auprès des équipes au quotidien. »
C’est ce niveau de clarté qui permet à la visionnaire de déléguer les décisions en toute confiance, sans microgérer.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
La différence entre un intégrateur en affaires et un directeur des opérations?
C’est quasi la même chose selon les marchés. En France, on dit souvent « directeur des opérations » ou « manager de transition ». Au Québec, on dit aussi « directeur des opérations ». L’important, c’est le niveau de séniorité et d’autonomie décisionnelle, pas le titre. Un intégrateur en affaires au sens de Gino Wickman, c’est quelqu’un qui prend des décisions et pilote la boîte, pas juste quelqu’un qui coordonne.
Est-ce qu’un intégrateur en affaires est forcément à temps plein?
Non, pas au départ. Romain lui-même a commencé avec Derek, un « Fractional COO » à temps partagé. Si ta business n’est pas encore rendue à nécessiter quelqu’un 5 jours semaine, tu peux commencer par quelques jours par mois. Juste être consciente que la vitesse de progression sera proportionnelle à l’investissement.
Qu’est-ce qui arrive si l’intégrateur part?
Bonne question. La réponse de Romain: un bon intégrateur en affaires construit la structure dans laquelle il évolue. Donc si la personne part, la boîte tourne quand même parce que les systèmes, les process et les équipes existent. C’est pour ça qu’il faut entrer dans cette relation avec une vision à long terme, pas juste à court terme.
Mes prochaines étapes
Si tu veux continuer à explorer la question de l’équipe et de la délégation, va écouter l’épisode 66 sur comment faire le ménage dans son équipe et l’épisode 35 sur comment embaucher et bâtir une équipe.
Et si tu veux plus de contenu uncensored sur le business en mode visionnaire, rejoins mon Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.
Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.
Un peu plus sur Romain Collignon
Romain est le fondateur de Squared, un accélérateur d’entrepreneurs à destination des entrepreneurs évoluant sur le web. Pour Romain, la croissance nécessite un plan. Il s’agit d’une intention qui doit être structurée pour être pérennisée. Accompagné d’une équipe expérimentée, il a conçu et pilote le Mastermind 67 et 78, des programmes d’accompagnement personnalisé qui visent à accélérer la croissance durable de l’entreprise comme de l’entrepreneur via la structuration et l’échange entre pairs. Son esprit visionnaire et ses idées out of the box transforment depuis plusieurs années le paysage de l’infoprenariat et de l’entrepreneuriat francophone.
Show notes
Format: Entrevue avec Romain Collignon Durée: 46 min
Sujets abordés:
- Ce qui différencie les Mastermind de Squared des autres
- C’est quoi un intégrateur en affaires vs une OBM ou une assistante virtuelle
- Les 3 niveaux de délégation: tâches, responsabilités, décisions
- Comment trouver et engager un intégrateur en affaires
- L’erreur la plus commune en tentant d’engager un intégrateur
- Green et red flags dans le processus d’entrevue
- Comment maintenir l’intégrateur aligné sur la vision (points hebdo, trimestriels, Vivid Vision)
- À quel moment est-on prête à engager un intégrateur
- Pourquoi il faut un trio, pas juste un duo
Liens & ressources:
- genevievegauvin.com/speakeasy
- Livre Rocket Fuel par Gino Wickman et Mark C. Winters:
– Amazon CA: Rocket Fuel (lien affilié) – Amazon FR: Rocket Fuel (lien affilié)
- Livre Vivid Vision par Cameron Herold:
– Amazon CA: Vivid Vision (lien affilié) – Amazon FR: Vivid Vision (lien affilié)
- Le mastermind 67 et le mastermind 78 (site de Squared)
- Le site web de Squared
- Instagram de Squared
- Le podcast Structure
- Instagram de Romain Collignon: @romaincoll
- Instagram de Gen: @_genevievegauvin
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 69. Aujourd’hui, on parle d’engager un intégrateur pour fleurir dans ton rôle de visionnaire avec Romain Collignon. Évidemment, je te le présente un petit peu avant de commencer l’entrevue. Donc, Romain, c’est le fondateur de Squared, un accélérateur d’entrepreneurs à destination des entrepreneurs évoluants sur le web. Pour Romain, la croissance nécessite un plan. Il s’agit d’une intention qui doit être structurée pour être pérennisée. Accompagné d’une équipe expérimentée, il a conçu et pilote le Mastermind 67 et 78, des programmes d’accompagnement personnalisé qui visent à accélérer la croissance durable de l’entreprise comme de l’entrepreneur via la structuration et l’échange entre pairs. Son esprit visionnaire et ses idées out of the box transforment depuis plusieurs années le paysage de l’infoprenariat et de l’entrepreneuriat francophone. Bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions. Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’être.
Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rênes. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Je suis présentement avec Romain Cognon. Romain, comment ça va? Ça va très, très bien Geneviève. Écoute, je suis contente qu’on se passe sur mon podcast parce que, écoute, probablement j’ai jamais parlé de mastermind, je pense, sur effrontée jamais, sur les vraies affaires, très, très peu. Le concept d’intégrateur, c’est nouveau dans ma vie, fait qu’on va l’explorer. Il y a plein de nouveautés ensemble aujourd’hui.
Je suis contente qu’on explore ça ensemble. Puis comme notre relation est comme tout fraîche, on va se le dire. Ça ne fait pas très longtemps qu’on se connaît, toi et moi personnellement. Puis en général, quand on entend parler de toi, Romain, c’est en lien avec les masterminds justement. Le mastermind 67, le mastermind 78, deux programmes de coaching de groupe, puis de networking pour entrepreneurs. La plupart des entrepreneurs français que je connais en ont entendu parler ont été dedans, sont encore dedans. On dirait que ceux qui entrent en sortent jamais. Est-ce que c’est un culte?
La première question Geneviève. Si c’est un culte, tu y as participé parce qu’il y a quelques mois, tu étais notre invitée d’honneur. Absolument. Non, non, ce n’est pas un culte. Ce qui est sûr, c’est que nous, on a remarqué, et c’est la mission de Squared et de nos masterminds, c’est que la solitude et l’isolement de l’entrepreneur est un vrai sujet et qu’à travers ce que l’on fait et nos masterminds, on essaye justement d’éradiquer cette solitude. C’est notre mission.
Et donc, bon, parler de culte, non, mais parler de famille, oui. Définitivement. Écoute, il y a des familles, je trouve que les concepts se perdent un petit peu entre culte et famille, mais effectivement, comme tu as mentionné, j’ai été là, j’ai été présente dans une des rangs de compte, quand on s’entend, je ne peux pas témoigner de l’entièreté de la patente. Effectivement, il y a un feeling de famille là-dedans. Mais pourquoi les gens, justement, restent dans tes masterminds, selon toi? Qu’est-ce qui les différencie? Qu’est-ce qui différencie ce que tu offres de la compétition? Est-ce que c’est vraiment juste le feeling de famille?
Je ne suis pas mal sûr qu’on peut retrouver ça ailleurs. Je crois qu’effectivement, les masterminds, en fait, c’est avant tout un groupe de personnes qui partagent les mêmes valeurs. Donc, je pense que chez Squared, on a des valeurs bien spécifiques, d’énergie positive, de bienveillance, au service de la performance. Et je pourrais t’en citer d’autres. Donc déjà, le fait de se retrouver dans un environnement où on se sent entre pairs et en plus d’entre pairs, entre personnes qui se comprennent, ça joue. Et aussi, on est entre entrepreneurs qui ont une vision de croissance personnelle, autant personnelle que professionnelle.
Donc, quand on parlait de 6 à 7, 7 à 8, c’est les 6 to 7 figures, 7 to 8 figures, c’est très business, c’est très chiffre. Mais au final, derrière aussi, nous, on veille à ce que l’être humain, le fondateur, le CEO à la tête de la boîte se sentent bien, ne soient pas en burn-out. Et tu as parlé du concept d’intégrateur tout à l’heure, ça y contribue énormément, de pouvoir être à la fois un entrepreneur qui fait de la croissance, mais aussi un entrepreneur qui est libre.
C’est vrai que je pense qu’au niveau des valeurs, au niveau du concept de base, parce que c’est là où les différents masterminds vont changer. T’en as qu’ils vont être très… J’ai été dans des masterminds qui sont seulement pour les femmes, donc c’est vraiment une espèce de safe space, ce genre de truc-là. Tu as des masterminds qui vont être très, genre, shift business, genre growth, mais vraiment, vraiment, vraiment business. T’en as d’autres qui vont être plus, justement, au niveau de la croissance. Tu as comme quelque chose de balancé, je te dirais. C’est pas mal l’offre que tu fais.
Pourquoi est-ce que tu as décidé d’organiser des masterminds à la base? Pourquoi c’est autant devenu un produit fort dans ta business? Alors, c’est même pas devenu un produit fort, c’est le cœur du business. C’est-à-dire qu’il n’y en a pas d’autres. On ne fait pas de formation. Alors oui, il y a de la formation au sein des masterminds. On ne fait pas de coaching, mais il y a du coaching dans les masterminds.
Peut-être pour la petite anecdote, c’est que rassembler des gens autour, des gens passionnants autour d’une table, généralement une bonne table, pour avoir des discussions passionnantes, je fais ça depuis que je suis gamin. Donc, je pense qu’ils sont aussi très connectés. Oui, alors à l’époque, ce n’était pas avec des entrepreneurs, c’était avec mes copains du football. Dans ma première carrière, avant d’être entrepreneur, je rassemblais des chercheurs dans les nanotechnologies, la physique. Donc, ça n’avait rien à voir.
Oui, on n’a pas discuté de ça. On n’a pas discuté de ça. Mais je faisais déjà ça il y a une quinzaine d’années. Et en fait, c’est mon fil rouge de vie, c’est de passer des moments de qualité. C’est mon langage de l’amour principal. Et en plus, on peut le passer dans des beaux endroits avec des entrepreneurs hyper inspirants. C’est le summum.
Absolument. Mais qu’est-ce que tu faisais à la table avec tes amis de foot? Je veux savoir. C’était quoi? Il y avait un consensus? Est-ce que c’était pour les plans? C’était pour quoi faire? Non, c’était juste naturellement. Voilà, on faisait le match et puis après, on se retrouvait à la maison pour le goûter. Je te parle, j’étais petit. Mais juste rassembler les gens autour de toi, c’est quelque chose qui fait chanter ton cœur, clairement.
Tu l’as mentionné tantôt. En octobre dernier, tu m’as invité à venir faire un tour dans une de tes retraites du Mastermind 67 pour venir disséquer le modèle d’affaires, de Ka-Ching, parler aussi de collaboration comme moyen pour sécuriser puis solidifier sa business aussi. Fait que j’ai non seulement passé un super temps avec ta gang, mais tu m’as aussi introduit au concept d’intégrateur en affaires. Puis je dois dire, malgré mes 11 ans en affaires en ligne, c’est un rôle que je n’ai jamais entendu parler ever. Mais tout le monde sur place parlait de vouloir un intégrateur, de travailler avec un intégrateur. Bref, le mot intégrateur a été utilisé à peu près aux 30 minutes tout le long du séjour.
C’est avec beaucoup d’humilité que j’ai fini par dire à tout le monde, j’ai aucune idée, c’est quoi? Pouvez-vous m’expliquer? Suite à ta recommandation, j’ai lu le livre Rocket Fuel qui explique le concept. Ça m’a pas mal ouvert les yeux sur la place que je devrais avoir finalement dans mon entreprise puis celle que j’avais à combler finalement pour vraiment avoir la croissance que je voulais aussi. Puis avoir aussi la business qui comblait mon lifestyle aussi. Bref, il faut faire une histoire courte.
Les auteurs, Gino Wickman et Mark C. Winters parlent de visionnaire puis d’intégrateur. Peux-tu m’expliquer tout d’abord c’est courant un intégrateur puis qu’est-ce que ça mange en hiver? Qu’est-ce que ça mange en hiver? Je sais que je ne connais pas cette expression, mais… Tu es très québécois. Qu’est-ce que ça mange en hiver? Qu’est-ce que c’est? Décriz-moi l’animal. Qu’est-ce que c’est?
Je te décris l’animal. OK, je vais essayer de dézoomer pour zoomer après sur l’intégrateur, mais il faut se dire que quand on est entrepreneur, il y a deux types d’entrepreneurs. Il y a les entrepreneurs qu’on peut qualifier de visionnaire et des entrepreneurs qu’on peut qualifier d’intégrateur. Et quand on démarre son business, généralement, on est seul pour la plupart du temps, sauf si on va s’associer. C’est aussi des business models où on va s’associer.
Et on est obligé, parce qu’un business demande à la fois de la vision, visionnaire, des idées, de la créativité, mais aussi à un moment donné de mettre les mains dans le cambouis, processer, implémenter l’intégrateur, on est obligé d’avoir les deux casquettes. Mais il faut savoir qu’en tant qu’être humain, on pense plus d’un côté visionnaire que de l’autre. Et souvent, d’ailleurs, les entrepreneurs sont plus visionnaires. Ils sont plus dans la vision, dans se projeter, dans le temps, d’imaginer les choses, etc. Puis dès qu’il faut mettre les mains dans le cambouis, il n’y a plus personne.
Et donc, ça génère beaucoup, beaucoup de frustration à tel point qu’à un moment donné, quand on développe l’activité, on ne peut plus faire les choses tout seul. C’est impossible. Et c’est comme ça que les entrepreneurs, du coup, divisionnaires, se heurtent à un plafond de verre. À la fois, plafond de verre, parce qu’en gros, faire plus de chiffres, ça implique d’intégrer encore plus et on a tendance à répulser ça. Donc, on va limiter sa vision de croissance parce qu’inconsciemment, on se dit, ah ok, il faudrait que j’implémente tout ça, ce n’est pas ma cam. Ou c’est juste trop, je n’ai pas le temps pour ça.
C’est trop. Il n’y a plus d’espace. Oui, il y a ça. Il y a une question aussi de ressources, effectivement. et il y a aussi le côté, j’ai perdu le fil de ma pensée. Je vais peut-être revenir dessus, ce n’est pas si grave, mais c’est le côté, se libérer du temps. Voilà, c’est ça. C’est qu’à un moment donné, on arrive sur ce burn-out parce qu’on doit tout faire. Et notamment, des décisions qu’on doit prendre sur lesquelles on n’est pas compétent.
Je vais te donner un exemple. Alors peut-être que tu vas me dire, Romain, moi je suis hyper forte là-dedans. Les chiffres, les data, les finances, ce genre de choses. Souvent, ça ne colle pas de paire avec les visionnaires. Et souvent, l’intégrateur, c’est une de ses compétences vraiment fondamentales et structurantes. Donc voilà, pour répondre à ta question de manière short, c’est qu’un entrepreneur a deux casquettes et généralement, on pense plus vers le côté visionnaire ou le côté intégrateur. Et à un moment donné, dans la croissance du business, c’est important de pouvoir s’entourer et d’avoir deux personnes distinctes.
Comment est-ce que le concept d’intégrateur a eu un impact sur toi et ta business? Es-tu capable de m’expliquer un peu le avant-après-intégrateur chez Squared? Oui. Alors, petit aparté, je suis ingénieur de formation, donc j’ai ce côté intégrateur très présent aussi chez moi. Donc, tu parlais du fil, du bouquet en Rocket Fuel. quand on va sur le site web, on peut faire un test à savoir si est-ce qu’on penche plus visionnaire ou plus intégrateur. Donc, chez nos membres de Mastermind, souvent, ils ont genre 90% de visionnaire et puis 30-40% d’intégrateur. Le choix est vite fait, ils savent qu’ils doivent recruter.
En l’occurrence, moi, je suis quasiment à 85% ou 88% d’intégrateur. C’est-à-dire que j’aurais pu avoir mon carrière que j’étais intégrateur pour un autre visionnaire. C’est pour ça aussi que chez Squared, déjà c’est Squared, c’est carré, c’est la structure. Derrière moi, il y a des Legos. En gros, le truc structurant, ça me parle aussi. Donc, j’ai mis du temps à m’entourer de quelqu’un qui était meilleur que moi en intégration. Et effectivement, de nature très curieuse, je suis tombé sur ces ouvrages de Rocket Fuel.
J’ai commencé, tu parlais de Gino Wickman, ce concept d’EOS, de système opérationnel pour entreprises. Il y a un livre aussi qui s’appelle Traction sur le sujet qui est très intéressant. Donc, je lui ai dit, ok, je dois avoir un intégrateur. Il faut savoir que, notamment, en France, ce concept n’était pas du tout démocratisé. Donc, je suis tombé sur le livre et je crois que j’ai fait une rencontre assez unique en son genre en 2019. Donc, ça va faire maintenant cinq ans. C’est que je suis tombé nez à nez avec un intégrateur. Un vrai.
In the wild. In the wild. Pour la petite histoire, il s’appelle Derek. On était ensemble dans le même co-working, l’un en face de l’autre, chez WeWork d’ailleurs. Et quand je voyais sa façon de travailler, ma façon de travailler, je lui ai dit, attends, mais on est un peu similaire. Et sur sa table, le livre Traction. C’est ce que tu fais, un signe. Un signe. Exactement. Et donc, j’ai juste, donc Derek est américain, on a initié la conversation, on a développé une grande amitié.
Et puis en fait, c’était un moment où il offrait aussi ses services que l’on appelle Fractional COO, Fractional Intégrateur. Donc, c’est intégrateur à temps partagé. Moi, j’en avais besoin pour Squared parce que je voyais que j’étais limité. Et on a commencé cette relation qui a énormément apporté de choses pour Squared et à titre personnel. C’était le même moment où je devenais papa. Et donc, c’était impossible pour moi de travailler comme je travaillais avant, le soir, le week-end, même si j’aimais beaucoup ça. Je voulais aussi avoir une casquette de père présent, etc.
Et donc, le fait d’avoir ce bras droit dans un premier temps à temps fractionné a apporté beaucoup de choses et au fur et à mesure de la relation, finalement, on a continué à développer cette relation ensemble. Et puis, à un moment, le chemin avec Derek s’est terminé, non pas parce que je voulais que ça se termine, c’est juste qu’on avait pour Squared besoin de quelqu’un à plein temps. Et c’est là où on a notre deuxième intégrateur qui est toujours là aujourd’hui et qui est un ami de longue date, Romuald, qui aujourd’hui a le rôle d’intégrateur à temps plein chez Squared.
Ça serait quoi la différence, selon toi, entre quelqu’un qui va être une assistante virtuelle et un intégrateur? Parce qu’il y a plein de personnes qui disent « j’ai déjà un bras droit, il y a déjà quelqu’un qui m’aide au côté administratif et organisation. C’est quoi la différence? » Il y a trois types. Il y a trois types d’intégrateurs. En vrai, il y en a un seul, mais des fois, on confond les rôles. Quand on parle d’assistant virtuel, généralement, c’est quelqu’un à qui on va pouvoir déléguer les tâches.
Il faut savoir que ce qu’on délègue, parce qu’un intégrateur prend ce que le visionnaire a dans l’assiette pour juste qu’il n’y ait plus à y penser, soit on peut déléguer les tâches, soit on peut déléguer les responsabilités, soit on peut déléguer les décisions. Et c’est des niveaux de délégation qui ne sont pas du tout les mêmes et qui requièrent de la part de son collaborateur, on va dire, bras droit, un niveau d’expertise, de séniorité, de structure aussi qui n’est pas du tout le même.
Et c’est vrai que déléguer les tâches à un ou une assistante virtuelle, c’est simplement, il y a cette tâche-là, voici les différentes étapes pour l’accomplir. Et c’est toujours le visionnaire qui lui dit, l’entrepreneur visionnaire, ce qu’il doit faire. Donc, l’entrepreneur visionnaire, il a quand même du temps à passer, à expliquer, etc. Donc, si on regarde un bras droit comme quelqu’un qui va permettre de récupérer des ressources pour le CEO visionnaire, que ce soit des ressources de temps, de charge mentale, etc., déléguer les tâches, c’est le minimum de délégation.
On arrive au niveau du dessus et c’est là où on entend parler des OBM, des bras droits et ce genre de choses. C’est là où on délègue les responsabilités. Déléguer une responsabilité, c’est toujours au visionnaire de dire, écoute, on va là, voici le projet, voici les critères de succès, je te donne ce projet, tu as autant d’autonomie pour que ça se réalise, je m’en fous un petit peu de comment ça se passe de ton côté tant que ça arrive au bout. Donc là, on a un niveau de séniorité plus important et puis il y a le stade ultime justement d’intégrateur où là, on délègue les décisions.
C’est-à-dire que c’est quelqu’un qui est au board, c’est quelqu’un qui va juste prendre un projet et le visionnaire n’est pas du tout impliqué dedans et donc on est vraiment en mode bras droit, on est limite en mode associé même si ce n’est pas forcément quelqu’un qui est au capital mais c’est ce genre de personne qui serait en mesure de pouvoir piloter, qui est en mesure de piloter une boîte, un intégrateur, c’est quelqu’un qui pilote la boîte en interne mais qui ne l’a jamais fait seul parce qu’il a besoin de la vision, il a besoin d’être en partenariat avec un visionnaire pour lui dire où est-ce qu’on va.
En fait, ma prochaine question c’était est-ce que tous les propriétaires d’entreprise sont des visionnaires mais tu nous as dit tantôt, tu nous as révélé que ton profil était beaucoup plus intégrateur et je trouve ça intéressant parce que je voyais souvent plus l’intégrateur après avoir lu le livre même, je voyais plus l’intégrateur comme ça pourrait être un associé ou un employé mais pas nécessairement la personne qui le lead justement mais toi tu le leads. Est-ce qu’on aime croire qu’on est des visionnaires mais que ce n’est pas le cas pour tout le monde?
Non, je pense que encore une fois je pense que je vais dire ça c’est abusé sur un podcast je suis une exception mais c’est que je pouvais jouer les deux rôles mais c’est-à-dire que si je jouais vraiment le rôle d’un intégrateur auprès d’un autre visionnaire à l’époque d’ailleurs je me voyais beaucoup en numéro 2 avant je n’aurais pas été autant épanoui que visionnaire c’est-à-dire que je suis quand même un peu plus visionnaire qu’intégrateur j’ai peut-être la chance d’avoir les deux profils ou pas parce que ça m’a demandé énormément de temps de recruter quelqu’un de laisser aller etc mais en général un CEO visionnaire il nage dans l’intégration dans les process la structure les équipes donc en vrai quand on a ce duo il y a le CEO visionnaire qui est là pour inspirer les équipes pour donner la vision c’est un peu le capitaine du bateau qui dit on va là et puis après il y a l’intégrateur c’est celui qui est dans le bateau et qui fait en sorte que les équipes travaillent l’intégrateur est plus tourné vers l’entreprise à l’intérieur de l’entreprise et le CEO visionnaire il est plus tourné vers l’extérieur vers l’image de l’entreprise.
Je caricature un peu mais peut-être que le visionnaire va être un peu plus extraverti et l’intégrateur va être un petit peu plus sur lui-même mais il va s’épanouir en tant que leader de l’équipe. Clairement je veux dire il n’y a pas de meilleur profil c’est un combo c’est complémentaire pour les personnes qui écoutent je me retrouve plus là-dedans on dirait que c’est inférieur en termes de rôle il y a comme le leader qui prend l’édition ce ne l’est tellement pas c’est tellement un rôle qui est crucial pourquoi je pense c’est juste les médias qui survalorisent les CEO visionnaires qui les mettent sur les spotlights la télé qui sont interviewés sur les podcasts etc et que de part nature un CEO intégrateur il est peut-être plus réservé il est plus en interne et il a moins cette figure de proue de médias donc après c’est juste une association.
On se dit j’ai donné un exemple je crois que je t’en avais déjà parlé quand on s’était vu à la rencontre du Mastermind 67 c’est l’exemple de Walt Disney Walt Disney c’est le visionnaire c’est Walt et personne ne sait d’ailleurs je pense qu’on l’apprend dans le livre Rocket Fuel qu’ils étaient deux à la tête de la boîte il y avait son frère Roy qui lui il était l’intégrateur le financier et Walt Disney ne serait jamais devenu cette marque-là et cet empire s’ils n’avaient pas été deux un qui imaginait et un autre qui de cette imagination créait la réalité.
Absolument c’est ça il n’y a pas de supériorité dans les rôles mais c’est super de découvrir qu’on a en tant que visionnaire qu’on a besoin d’un intégrateur c’est comme presque libérateur c’est comme une envie de déléguer une autre belle expression que je vais sortir aujourd’hui déléguer la poutine déléguer toute l’espèce de toutes les tâches même pas juste les tâches du quotidien mais tu sais faire le faire pour être à la place de déléguer ça à quelqu’un d’autre pour se concentrer sur les grandes idées sur les grandes décisions.
Mais la première étape c’est de trouver la personne c’est un profil hyper spécifique d’humain quand même comment est-ce qu’on fait pour dénicher un intégrateur pour son entreprise à part le trouver in the wild déjà je pense qu’il faut avoir pris la décision soi-même de se dire ok parce que ce genre de profil en vrai ce sont des gens tellement capés qui sont en poste et que malheureusement c’est pas une annonce qui va les faire venir mais c’est un démarchage proactif de dire il y a ce projet là moi je vais te raconter à toi puis à tes auditeurs comment Romuald est arrivé dans la boîte mais c’est c’est quelqu’un qui est déjà sur sollicité pour ses compétences donc il faut être en tant que CEO visionnaire et c’est bien parce qu’on a la vision la personne qui va lui vendre l’idée de venir dans la boîte va lui vendre le projet et c’est pas qu’une histoire de finance bien sûr c’est des salaires qui sont certainement les plus conséquents d’une entreprise mais c’est lui dire pourquoi tu dois venir avec moi et où est-ce qu’on va et qu’est-ce qu’on va créer ensemble.
Un des meilleurs exemples historiques c’est celui de Steve Jobs et alors j’ai plus le nom du PDG de chez Pepsi qu’il avait ramené chez Apple à l’époque peut-être que tu le retrouveras à ma place tu l’as pas mais l’histoire dit que Steve Jobs avait besoin d’un CEO justement il avait identifié ce CEO de Pepsi à l’époque il lui a dit écoute je résume est-ce que tu veux passer toute ta vie à vendre de l’eau avec des bulles ou est-ce que tu veniras avec nous et changer le monde c’est ce que raconte l’histoire l’histoire est toujours racontée par les vainqueurs mais c’est ça c’est-à-dire que ce genre de profil il faut qu’il y ait un vrai projet derrière il faut qu’il y ait une vision long terme il faut qu’il y ait de l’impact pour juste voilà donc peut-être la petite histoire par rapport à Romuald.
Une des chances que j’ai c’est d’avoir fait une école d’ingénieur c’est d’avoir identifié à l’époque Romuald comme quelqu’un donc on se connait depuis l’école d’ingénieur donc on se connait depuis 15 ans maintenant d’avoir identifié que c’était parfaitement quelqu’un qui pouvait venir bosser ses squads et je lui ai vendu l’idée et j’ai mis du coeur j’ai le débauché ça s’est pas fait en 3 mois 6 mois ça a dû mettre 9 mois 1 an donc par rapport à ta question là attention c’est un profil on va dire c’est un profil long terme c’est un profil temps plein vision sur beaucoup d’années encore une fois on peut démarrer comme je l’ai fait à l’époque avec Derek avec des fractional CEOs et ce métier il existe alors beaucoup plus sur le marché américain en France j’espère que nous on va réussir à contribuer à ça à faire que les intégrateurs soient quelque chose de beaucoup plus connu et surtout que ça soit un vrai métier.
Parce qu’en France on parle de directeur des opérations on peut parler de manager de transition je dis en France ou au Québec je sais pas si vous avez d’autres expressions directeur des opérations ouais beaucoup ouais mais ouais encore une fois je sais pas si je reprends ta question mais comment trouver c’est déjà on décide et après on en parle partout autour de soi. Ok mais mettons là parce qu’on est les premiers dans notre réseau on est entouré d’entrepreneurs qui n’ont tous pas d’intégrateur personne ne sait quoi on en parle autour de nous mais si eux ils en ont pas comment est-ce qu’ils vont nous aider nécessairement peut-être qu’autour d’eux par hasard il y a quelqu’un mais y a-tu comme des endroits qu’on peut aller chercher spécifiquement selon toi?
Ouais bien sûr après là ça peut être spécifique à intégrateur ou tout autre membre de l’équipe qu’on soit très recruté enfin toute nouvelle personne qu’on soit très recrutée dans l’équipe nous c’est ce qu’on fait dans nos masterminds et le profil d’intégrateur on voit vraiment tous ceux qui ont réussi à bien s’entourer la vitesse à laquelle c’est parti derrière c’est que on conseille toujours de commencer par recruter au sein de son audience alors je sais pas qui nous écoute c’est vrai que nous dans notre domaine on a des gens qui nous suivent on a une communauté etc et ces gens qui nous suivent généralement ils nous suivent parce qu’ils adhèrent à nos valeurs ça c’est clé dans un recrutement et encore plus dans le numéro 2 ou le bras droit c’est qu’il faut que les valeurs elles soient bel et bien spécifiques donc lancer ce recrutement là en vendant le projet mais vraiment en disant voilà vendant le poste.
Mais il y a certainement des profils intégrateurs qui sont déjà en poste peut-être qu’ils se disent tiens j’ai envie de changer de carrière et c’est vrai que quand on a fait souvent l’intégrateur il a fait je sais pas 15, 20 ans des fois même 30 ans dans le corporate hyper habitué à la structure il a envie peut-être de remettre un petit peu plus de sens dans ce qu’il fait il a envie d’une nouvelle aventure un peu plus de fraîcheur et si en plus il suit quelqu’un dont il adore les contenus dont il adore un petit peu la philosophie les valeurs et il se dit il y a ce poste qui se libère mais c’est moi peut-être que ça va le faire considérer de prendre contact avec le CEO visionnaire.
Mais ce que je vois et pourquoi ça marche pas c’est souvent que le CEO visionnaire il arrive pas à vendre l’idée il arrive pas à vendre qu’est-ce qu’on a envie de créer de plus grand à vendre une vision fois 10 etc à ce genre de profil il faut vraiment que ça soit hyper excitant il faut que ça clique et que ça claque. Ouais complètement ouais mais je me dis puis ça je pense qu’il y a plein de personnes qui vont écouter que c’est pas leur situation et que d’autres oui des gens comme moi puis toi où on a des communautés d’entrepreneurs littéralement il y en a beaucoup qui vont écouter c’est pas le cas pour tout le monde mais moi quand je me dis si je suis pour aller chercher un rôle de visionnaire je veux pas aller chercher parmi d’autres entrepreneurs parce que je veux qu’ils viennent dans mon projet est-ce que c’est le bon mindset est-ce que c’est pas le bon mindset?
Ouais bien sûr il faut qu’ils viennent dans ton projet mais il faut que ça devienne son projet ben c’est ça c’est un entrepreneur je m’imagine qu’il y a ses projets ses trucs sa vision ouais alors encore une fois un entrepreneur il a ses deux casquettes il faut savoir que par exemple dans l’audience effrontée il y a des visionnaires comme toi et toi t’es très visionnaire donc je pense que t’en attire beaucoup mais il y a certainement aussi des gens qui sont à l’opposé qui sont plus structurants et qui du coup te suivent par rapport à à ce truc qu’ils n’ont pas eux donc en vrai ok j’aime la vision en vrai ça se tente ça se tente vraiment et ça n’empêchera pas aussi de se dire dans mon passé est-ce qu’il y a des gens potentiellement on en a vu dans nos membres ce sont des amis des gens avec qui on a été en école ou c’est le mari ou la femme d’un tel parce que là tu peux parler à ton audience mais en fait ça peut être le mari ou la femme d’une personne qui suit on a déjà eu ça donc en vrai il faut tenter.
Est-ce que t’as un processus d’entrevue pour s’assurer que c’est un bon fit si oui c’est quoi les étapes pour l’intégrateur? Ouais ouais exactement une fois qu’on a trouvé cette personne-là il y a comme un clic et la claque aussi on se dit ok on veut voir si c’est un bon fit puis que ça clique mais pour le long terme est-ce que t’as un processus d’entrevue? J’avais envie de te dire depuis que j’ai un intégrateur je ne connais plus nos processus dans la boîte c’est vrai que mais c’est j’espère que c’est inspirant quand je dis ça mais dans tous les cas je sais que ce qui est important pour parce qu’on conseille énormément de CEO visionnaire là-dessus c’est que un truc à regarder c’est la prise de leadership.
S’il y a quelqu’un qu’on va tester par exemple et même dans la conversation on sent que le CEO visionnaire c’est lui qui doit dire ce que la personne doit faire en face et on l’a vu et beaucoup de fois là en fait on ne délègue pas des décisions on est en train de déléguer des responsabilités donc ce n’est pas le profil intégrateur. Par contre s’il y a quelqu’un qui arrive et dans un échange même premier contact qui arrive de pair à pair qui arrive et on sent que l’énergie monte chez le visionnaire on sent aussi qu’en fait il connait son truc il y a une confiance qui s’installe mais en même temps il y a un vrai leadership c’est dans tous les cas ce qu’on va rechercher chez un intégrateur c’est quelqu’un qui nous soulage parce qu’il nous libère du temps juste on le sait en fait.
C’est plus se dire le premier red flag c’est la personne qui va être dépendante du CEO visionnaire on a quelqu’un de très très très autonome et qui est là pour soulager le visionnaire donc ça c’est un premier red flag sur lequel il faut faire attention je le vois très très souvent mais après comme tout processus il y a des étapes à suivre il y a un onboarding on peut avoir des missions sur les 30 premiers jours sur les 3 premiers mois avec des objectifs clairs et moi je peux confirmer que s’il y a un doute au démarrage il n’y a pas de doute au final s’il y a bien un des rôles sur lequel on n’a pas envie d’avoir une marge de progression ou de manœuvre là on est sur un poste senior on est là pour que ce soit la personne qui nous implémente les choses et qui prenne le leadership et pas l’inverse.
Surtout sur un rôle que bien souvent le CEO visionnaire ne connait pas il n’a pas la compétence pour et ça change quelque chose mais en tout cas la première fois où c’est arrivé j’ai fait ah ouais c’est ça de bosser avec quelqu’un qui est meilleur que nous que moi sur l’intégration on le sait directement mais de toute façon je pense que ça fait partie des leçons qu’on apprend avec le temps il faut s’entourer justement de ces personnes-là qui sont meilleures que nous on a tendance à dire oui mais je connais mon entreprise je suis la personne qui fait tout depuis le début je la connais in and out ben oui puis peut-être que oui tu connais très bien ton audience mais il y a tout le temps des gens qui sont mieux qualifiés puis surtout en tant que visionnaire je veux dire c’est pas à toi d’aller faire toute la poutine again.
Puis j’aime beaucoup justement l’idée du sentiment de soulagement je trouve que je pense que c’est quelque chose que tout le monde peut reconnaître assez facilement une fois l’intégrateur choisi comment est-ce qu’on fait pour que la personne soit 100% alignée à notre vision pas mal en tout temps il y a vendre la vision au démarrage il y a il faut pas qu’on l’intégrateur est là il faut pas qu’il apprenne c’est quoi la vision donc il y a vraiment ce filtre au démarrage après c’est plus dans la relation entre visionnaire et intégrateur ils en parlent d’ailleurs dans les Rocket Fuel ou Traction il y a des façons de fonctionner qui sont des points de connexion un peu comme dans un couple où on se synchronise.
Je sais que sur Traction il parle de c’est en anglais il parle de monthly donc c’est un meeting mensuel où justement il y a une connexion entre le visionnaire et l’intégrateur où le visionnaire balance tout ce qu’il a l’intégrateur récupère tout et puis après dispatch aux équipes organise nous on fonctionne plus sur un weekly donc sur un point toutes les semaines donc il y a ce sujet là après il y a les synchronisations trimestrielles sur la productivité des trois mois et puis après il y a l’annuel sur l’année qui arrive et puis à trois ans on fonctionne sur un schéma aussi à trois ans donc par exemple Romuald tous les deux on est très au clair sur où est-ce qu’on sera dans trois ans.
Donc on a fait c’est ce qu’on appelle la vision vivide qui est aussi un concept hyper intéressant alors c’est pas un concept de Gino Wickman c’est un concept de Cameron Herold qui a d’ailleurs écrit un livre qui s’appelle Vivid Vision donc ce qui est hyper important c’est que le visionnaire qui est quasiment responsable avec 90% de la vision soit synchronisé avec l’intégrateur sur le long terme mais pouvoir ramener cette vision justement sur une productivité quasiment hebdomadaire donc c’est vrai que j’ai commencé cette explication en parlant de l’hebdo et puis en montant mensuel etc mais d’où l’importance plus le visionnaire il a s’éclair d’où est-ce qu’il souhaite aller un idéal c’est trois ans mais en vrai dans la réalité si c’est un an c’est déjà énorme et que tout le monde soit au courant parce qu’après qui est-ce qui déploie cette vision auprès des équipes c’est l’intégrateur.
Puis basé sur l’espèce de vision slash mission de qu’est-ce qu’on s’en va faire ensemble une fois qu’on dit bien je vais donner un exemple je veux organiser un gala ça va être cette date-là ça va être ça go for it parce que tu connais déjà pas mal ça va être quoi les valeurs ça va être quoi évidemment on peut discuter ensemble de c’est quoi qu’est-ce que j’aimerais avoir dedans puis qu’est-ce que ça va porter comme message puis comment est-ce que ça va s’intégrer avec le reste mais après ça c’est tout on laisse aller la personne faire. Puis on se croise les bras puis on se met vers en arrière les deux jambes par en haut. Alors non non non mais encore une fois non non mais quand on est visionnaire je pense et tu l’as un petit peu dit entre les lignes il y a des choses sur lesquelles en fait il n’y a que nous genre sentir le pouls du marché les offres peut-être qu’on a plus de finesse parce qu’on a contact avec les clients etc.
C’est vrai qu’un intégrateur il est beaucoup plus sur la structure interne de la boîte il est plus sur les finances il est plus peut-être sur l’administratif etc mais par exemple sur ces projets là on fonctionne toujours effectivement sur où est-ce que l’on va donc le pourquoi on fait les choses en tant que visionnaire on va définir les critères de succès aussi mais parfois ça dépend vraiment des projets donc pour un gars là si j’étais à ta place c’est sûr que je serais à l’initiative le fuel l’étincelle qui va expliquer à quoi ça doit ressembler mais après dans l’implémentation quotidienne avec ça un intégrateur il te déroule tout et puis juste venir te solliciter s’il y a un point de blocage mais qui va nécessiter ta créativité notamment.
Comment est-ce qu’on fait pour passer par-dessus la peur de laisser le contrôle de l’entreprise à quelqu’un d’autre d’un certain sens? Ouais il y a une recette magique? Non il n’y a pas de recette magique je pense que d’une part c’est ce que je vais dire c’est affreux mais une fois que tu l’as testé que ça fonctionnait après ce truc de contrôle ça n’existe plus mais je l’entends quand on n’a jamais eu l’occasion de laisser cette place à quelqu’un d’avoir la main sur des choses par exemple sur les finances d’avoir la main sur des choses qui ont été toujours très intimes finalement pour le CEO visionnaire ça peut se faire petit à petit je pense.
Mais en tout cas moi le fait d’avoir vécu sur des sujets je pense vraiment en finance parce que c’est pas pourtant les chiffres c’est quelque chose qui me parle mais les tableaux Excel c’est quelque chose qui me parle beaucoup moins le fait d’avoir quelqu’un qui s’éclatait dedans et qui me faisait les reporting et avec qui on a des discussions etc ça a beaucoup joué aussi sur la confiance que j’ai accordée après qui dit perdre de contrôle non pas forcément on donne l’autonomie après rien n’empêche d’être là et de regarder ce qui se passe et de voir ce qui se fait après ça reste très personnel effectivement en termes de mindset.
Je sais pas si tu parles pour toi ou pas ou si c’est juste de manière globale écoute je pense que oui entre autres mais aussi pour les autres je te dirais je pense que c’est pas quelque chose qui est unique à moi ou à toi parce que clairement ça a été un processus aussi ouais alors peut-être avec la rétrospective ce qui m’a aidé parce qu’en vrai je pense que j’ai eu beaucoup de chance le premier shoot boum bingo ça a hyper bien fonctionné ce qui m’a aidé à l’époque c’est quand j’ai pris la décision donc il y avait le fee mensuel etc j’ai jamais payé ça de ma vie à l’époque et il y avait un engagement de 6 mois et au pire je me suis dit au pire c’est un investissement qui n’a pas marché.
Moi j’ai cette philosophie où on se dit toujours soit on gagne soit on apprend soit ça marche c’est trop bien bon bah let’s go on continue soit ça ne marche pas j’aurais appris et c’est vrai que j’ai cette philosophie là qui me permet justement de perdre de contrôle c’est qu’il n’y a aucune expérience que je fais que ce soit dans les recrutements ou peu importe sur lesquelles je n’ai pas toujours ce filtre là alors l’idéal c’est quand on gagne et on apprend en même temps ça c’est ultime mais ça a été mon premier point c’est se dire ça et puis la chance a été que dès le premier jour j’ai fait ah ok on en a démarré je comprends pourquoi ah c’est ça très bien j’aime beaucoup j’aime beaucoup.
Au bout d’une semaine tu te dis waouh au bout d’un mois tu te dis mais comment j’ai fait non au bout d’une semaine tu te dis comment j’ai fait pour ne pas avoir cette aide avant et au bout d’un mois tu te dis mais attends si cette personne par là c’est chaud je veux plus revenir à mon ancienne vie. Ben c’est un risque effectivement rendu là qu’est-ce qui arrive si la personne part je veux dire faut que tu trouves quelqu’un d’autre rapidement? Ouais et puis après encore une fois un intégrateur c’est comme les légos c’est à dire que c’est quelqu’un qui au-delà de faire le run de l’entreprise donc les choses récurrentes ça en fait c’est plus du délègue des responsabilités et pas des décisions mais il va de trimestre en trimestre voire même de semaine en semaine construire la structure de boîte dans laquelle finalement il devient alors c’est pas obsolète mais ça peut tourner aussi sans lui.
Donc c’est vrai que moi j’avais toujours en tant que là je mets vraiment un casquette de CEO visionnaire ce truc cette appréhension je disais mais attends mais si dans une semaine je redeviens tout seul ben j’aurais déjà capitalisé énormément sur les semaines les mois et les années donc il y a vraiment cette notion aussi et c’est pour ça qu’il faut avoir pour avoir l’intégrateur il faut vraiment être dans une vision on veut construire quelque chose de solide quelque chose de grand quelque chose voilà on veut vraiment étendre et quand c’est la bonne personne et quand on le sent oui peut-être qu’un jour et d’ailleurs c’est ce qui s’est passé au bout de deux ans on arrêtait avec Derek non pas parce qu’on voulait arrêter c’est genre il pouvait pas être à plein temps chez nous on a pendant six mois travaillé sur cette transition où Romuald est arrivé et peut-être qu’un jour Romuald il partira je le souhaite pas et puis c’est pas du tout le sujet mais en même temps tout ce qu’on aura pu construire là avec Romuald sur les années c’est juste incroyable pour l’entreprise.
J’entends les gens qui écoutent puis qui se disent ok mais attends un peu oui j’ai des grands rêves j’ai des grands trucs mais est-ce que je suis vraiment rendu là à engager quelqu’un déjà qui a un salaire senior autant que moi il y a une peur de laisser aller c’est sûr il y a une peur de payer beaucoup mais y a-tu vraiment un moment où est-ce qu’on est rendu à engager quelqu’un ou est-ce que ça devrait être plus tôt dans le parcours à quel moment est-ce qu’on sait?
Ce qui va être important c’est une prédictibilité dans les revenus peu importe les revenus et est-ce qu’on est en mesure de pouvoir investir dedans il faut savoir que quand on investit dans l’intégrateur on n’investit pas en premier lieu sur la croissance de la boîte pour amener plus de chiffres mais on investit sur comment moi en tant que CEO visionnaire je récupère du temps je récupère de la ressource qui est évidemment si je veux faire croître la boîte je vais réinvestir dans des projets de croissance donc c’est ça le jeu même encore maintenant pour nous continuellement.
Alors c’est pas que l’intégrateur après c’est les équipes sous les intégrateurs et les process qui se disent ok comment on peut libérer Romain pour que lui il puisse faire un podcast pour qu’il puisse faire des choses qui vont faire croître l’audience la visibilité les nouvelles offres etc et donc pour répondre à ta question plus de manière pragmatique je crois qu’à l’époque on devait faire 500 000 de chiffres annuels quand il y a eu ce premier recrutement mais je pense que c’est plus une question de renta nous aujourd’hui on voit dans les personnes qui s’entournent à l’intégrateur surtout s’il attend de fractionner entre 250 000 et 500 000 annuels encore une fois tout dépend de la renta ce qu’on peut investir on peut commencer à travailler avec un intégrateur simplement si c’est quelques jours par mois ça ira peut-être moins vite que si c’est à trois quarts de temps par mois donc c’est juste d’être conscient qu’en fonction de l’investissement que l’on met il y a une certaine rapidité.
C’est là la frustration des fois que je vois c’est que on a l’impression qu’en ayant je sais pas quelqu’un trois jours ou quatre jours par mois ou un jour semaine on s’attend à ce que du jour au lendemain ça change non c’est pas le cas je dis toujours qu’il n’y a pas d’objectif trop ambitieux il y a souvent des deadlines trop ambitieuses mais voilà pour créer quelque chose de solide et pérenne pour le futur il faut y aller briques par briques.
C’est quoi la plus grosse erreur que les gens qui vont engager un intégrateur vont faire qu’est-ce que tu veux que les gens qui écoutent sachent avant de se lancer dans ce processus-là? Le pire on l’a un peu souligné tout à l’heure c’est de se dire j’ai un intégrateur alors que je n’ai qu’une personne à qui on peut déléguer les responsabilités et les tâches et c’est limite de surpayer quelqu’un parce que même certaines personnes se pensent intégrateurs ou directeurs des opérations etc mais en vrai tu les mets face à une situation où ils doivent prendre des décisions c’est le lapin dans les phares donc je pense que c’est ça l’erreur d’une part c’est de penser qu’on est un intégrateur alors qu’on n’a pas un intégrateur et on ne comprend pas pourquoi parce que au final on se dit Romain m’a dit ou Geneviève m’a dit il me faut un intégrateur mais en fait ça ne marche pas c’est juste que finalement tu as quelqu’un qui n’a pas la même séniorité pour le faire.
Ça c’est la première erreur et puis la deuxième erreur c’est que là depuis le démarrage on parle d’un duo visionnaire-intégrateur en fait en vrai c’est un trio c’est à dire qu’à un moment donné l’intégrateur je te vois sourire mais l’intégrateur si on le paye pour effectuer des tâches pour gérer les projets etc on risque de le surpayer par rapport à quelqu’un à qui on pourrait déléguer les responsabilités dont le salaire ou le on va dire le fil mensuel est moins important et donc on a plus intérêt à avoir deux personnes fractionnées quelqu’un à qui on peut déléguer les décisions et qui va superviser tout ça et quelqu’un qui va implémenter pour le visionnaire et l’intégrateur.
Donc ça c’est vraiment un sujet aussi généralement chez nos membres il y avait déjà quelqu’un on peut parler d’OBM on peut parler même d’assistant couteau suisse etc qui est là pour implémenter et donc l’intégrateur vient s’inscrire dedans mais des fois si on cherche juste l’intégrateur mais on n’a pas la personne en interne pour implémenter ça ne fonctionne pas non plus il y a de la frustration il faut avoir ce trio.
Ce n’est pas sa job il ne devrait pas faire ça justement ce n’est pas la meilleure utilisation de ce rôle-là finalement non c’est là où l’investissement du visionnaire s’est dit attends je paye beaucoup ben oui mais en vrai ce n’est pas si bien investi que ça il faut juste remanier un petit peu les trucs avoir les bonnes personnes en place puis ça explique aussi pourquoi ça prend un certain pour avoir quelqu’un en temps plein un certain niveau de récurrence de rentabilité comme tu as mentionné aussi parce que mine de rien si c’est toi l’intégrateur et l’équipe en dessous ça fait quand même pas mal de personnes sur le payroll aussi à prendre en considération.
Écoute c’était tout le temps que j’avais pour parler pour parler d’intégrateur mais je pense que ça a été écoute même moi ça répond à des questions je suis comme ok cool j’ai hâte d’aller encore plus creuser là-dedans avant de terminer je sais qu’il y a un événement qui s’en vient bientôt de ton côté en juin plus précisément du 24 au 28 juin la Mastermind Week est-ce que tu pourrais nous en parler un petit peu?
Oui je peux je peux t’en parler c’est un événement qu’on organise pour la deuxième fois alors ça n’a pas la même ampleur que le bundle Ka-Ching mais c’est une expérience qu’on fait non mais c’est vrai attends d’un point de vue marketing je pense que tu détruis tout dans tes éclipses médiatiques on ne parle que de toi j’appelle ça les olympiques du marketing les olympiques du marketing mais tu sais quand t’as piqué non moi j’adore utiliser le mot d’éclipse médiatique oui aussi.
Vous en avez parlé en octobre dernier donc nous la Mastermind Week c’est une de nos éclipses médiatiques que l’on organise pour permettre à tous ceux et celles qui souhaitent goûter à une expérience Mastermind alors de manière accessible notamment en ligne on leur permet de faire vivre cette expérience justement fin juin où on a des thématiques hyper sexy et hyper on va dire dans l’air du temps avec des parrains des marraines etc et puis on se connecte on est là une heure et demie ensemble on apprend beaucoup de choses on échange entre pairs et généralement on ressort avec une très très très grande énergie.
Est-ce que c’est comme une espèce de porte ouverte sur tes Mastermind? C’est un peu ça c’est juste on a remarqué que le Mastermind déjà c’est un mot on comprend pas au démarrage on comprend pas la valeur et on comprend la valeur une fois qu’on a participé à ce genre d’événement évidemment quand on le fait en ligne ou quand on le fait après pendant une année avec les mêmes personnes en présentiel etc c’est décuplé en fois 10 mais ça permet effectivement de mettre un pied dedans pour comprendre exactement ce que c’est puis découvrir l’environnement aussi de Square de valeur comme on a parlé tout à l’heure.
Le concept du Mastermind c’est quelque chose qui est comme tu sais pas ce que tu sais pas tant que tu l’as pas vécu une fois tu vois que les gens sont vraiment comme wow je veux être dans un Mastermind puis t’es comme pourquoi? pourquoi? ça a l’air d’un culte mais non ce n’est pas un culte. Est-ce que les gens peuvent déjà s’inscrire quelque part ou est-ce que ça va être pour un petit peu plus tard? Je pense que la meilleure façon c’est d’aller checker l’Instagram de Squared dans squared.eu puisqu’on communique dessus quelques semaines avant donc à la sortie du podcast ça va être dans quelques semaines et là vous pourrez nous laisser un petit message sur Instagram on saura vous donner toutes les informations.
Où est-ce qu’on peut te retrouver ailleurs sur Internet que sur Instagram? Instagram squared.eu pour voir un petit peu ce qu’on fait dans nos Mastermind puis après on a aussi un podcast qui s’appelle Structure et sur lequel on a l’occasion justement de discuter de tous ces sujets qui libèrent l’entrepreneur on est persuadé que la libération de la croissance de l’entreprise c’est avant tout la libération de l’entrepreneur donc à travers des échanges avec les membres de l’équipe de Squared mais aussi avec des membres des Mastermind on visite tous ces sujets-là qu’on a aussi l’occasion de discuter dans les Mastermind mais on permet à toutes les oreilles curieuses de venir écouter et voir ce qui se passe là-dedans.
Les oreilles curieuses j’aime ça écoute de toute façon libérer l’entrepreneur je trouve que c’est un concept qui est délicieux toi qui écoutes si tu veux revisiter du contenu partagé durant l’entrevue cliquez sur un lien qu’on a mentionné ben tu peux retrouver tout ça dans les notes de l’épisode d’aujourd’hui au GenevièveGauvin.com slash effronté 69 puis si tu as aimé l’entrevue ben partage ça dans l’épisode partage ça dans des stories sur Instagram tag mon compte baramba GenevièveGauvin et celui de Romain Romain Coll C-O-L-L ou celui de Squared I guess pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion j’ai super hâte et Romain aussi de savoir qu’est-ce que tu en as pensé.
Romain un énorme merci d’être passé sur effrontée jaser des concepts d’intégrateur je pense qu’il y a plein de personnes qui vont après avoir écouté cet épisode-là se dire je suis rendu là laissez-moi être visionnaire j’ai besoin de ma moitié ou de mon tiers le tiers de mon tiers ça marche aussi. Ça marche aussi Romain un énorme merci guys on se reparle la semaine prochaine bye là salut.
T’as aimé l’épisode? Évidemment vu que t’es rendu jusqu’ici merci vous pour ton écoute en passant si tu veux supporter et affronter ben la meilleure façon de le faire c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast pis vraiment c’est super simple à faire va sur l’application Apple Podcast pis tape effrontée dans la barre de recherche une fois que tu m’as trouvé clique sur s’abonner pis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section évaluation et appy pis à partir de là ben c’est à toi de jouer laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast pis laisse-moi un témoignage dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast pis comment est-ce que ça a un impact sur ta business pis ta vie un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps c’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue à la semaine prochaine là.

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