Effrontée

Sponsorship podcast: bâtir des relations durables et rentables avec Caroline Mignaux

17/10/2023

Le sponsorship podcast, c’est souvent présenté comme le Graal de la monétisation de contenu. Mais comment on se lance concrètement sans brader son audience ni compromettre sa crédibilité? Dans cet épisode, j’accueille Caroline Mignaux, créatrice de contenu, conférencière et fondatrice du podcast Marketing Square et de l’entreprise Reachmaker. Elle partage sans filtre sa stratégie de sponsorship podcast, son approche du pricing basé sur des données réelles, et comment la vidéo verticale a propulsé sa croissance Instagram de 25 000 abonnés en trois mois.

Sponsorship podcast: pourquoi le CPM n’est pas la seule voie

Quand on pense sponsorship podcast, le réflexe naturel, c’est de regarder ce qui se fait aux États-Unis et de copier le modèle CPM (coût pour mille écoutes). Mais Caroline a fait le choix opposé dès le départ.

> « Je ne peux pas piffer le CPM. Je me dis que je vais vendre mille fois un truc et après, en fait, le partenaire, il n’a pas existé et tu vas bosser avec quelqu’un d’autre et basta. »

Sa logique: les podcasteurs francophones qui suivent le modèle CPM à l’aveugle se retrouvent à vendre des chiffres qui ne garantissent aucune conversion réelle pour leurs sponsors. Le vrai potentiel du podcast, selon elle, c’est le référencement. Google indexe de plus en plus les contenus audio, et un bon épisode avec un sponsor pertinent peut générer du trafic des mois, voire des années après sa publication.

Son modèle à elle: le pack multi-plateforme. Elle vend un post LinkedIn, une story Instagram, une newsletter, et l’épisode podcast dans une seule offre. La newsletter est venue s’ajouter spécifiquement parce que ses sponsors avaient besoin de traçabilité des leads. Avec un lien unique dans la newsletter, l’attribution devient possible, le sponsor peut mesurer concrètement le retour sur son investissement.

Ce modèle a évolué avec ses clients: elle a co-construit son offre avec son premier sponsor Iconosquare, trois mois seulement après le lancement de son podcast.

Comment fixer son prix de sponsorship podcast

L’une des questions les plus fréquentes en sponsorship podcast, c’est: comment on met un chiffre là-dessus sans arriver au « doigt mouillé »?

Caroline a développé un calculateur gratuit, le Rich Calculator sur reachmaker.com, pour donner un point de départ concret. La base: les indices publicitaires appelés Earned Media Value, qui évaluent le coût d’une impression par réseau social (LinkedIn, Instagram, TikTok, etc.) à partir des tarifs des régies publicitaires comme Google et Facebook. L’algorithme pondère ensuite par le taux d’engagement pour donner un prix par publication.

> « Vous arrivez avec vos chiffres en vous basant sur l’Earned Media Value. Vous dites: basé sur l’Earned Media Value, un post sur mon audience, ça vaut ça. Ça vous donne une base de discussion. »

Ce qu’elle recommande aussi: arriver avec une vulnérabilité assumée. À son premier partenariat avec un nouveau sponsor, elle dit franchement que c’est sa première collaboration avec cette marque, et elle demande ce qui semble raisonnable pour l’autre côté. Non pas par manque de confiance, mais parce que co-construire le prix avec le client crée une relation de partenariat dès le départ.

> « Même s’il y a plein de gens qui disent il ne faut pas faire ça. Moi, j’adore demander à mon client comme si c’était un partenaire parce que c’est toujours mon approche. »

Une fois l’offre rodée avec un premier client, elle standardise et tous ceux qui arrivent après reçoivent un package fixe. Le pricing monte à mesure que la séniorité et la preuve sociale s’accumulent.

La valeur d’une audience de sponsorship podcast: la rareté avant le volume

Un point central de la conversation: la valeur d’une audience, ce n’est pas son volume, c’est sa rareté.

> « 100 personnes sur une chaîne de sexologie sur YouTube, ça coûte plus que 10 000 personnes qui suivent du fitness sur Instagram parce qu’une audience sur la sexologie, c’est rare. »

Cette logique change tout pour les créateurs qui démarrent avec de petites communautés et hésitent à approcher des sponsors. La niche n’est pas un désavantage, c’est exactement ce qui rend l’audience précieuse. Un annonceur qui cherche à rejoindre des profils très spécifiques paie bien plus pour une audience ciblée que pour un large public généraliste.

Cette conviction a guidé sa décision de signer son premier sponsor trois mois après son lancement, bien avant d’atteindre des chiffres impressionnants. Quelqu’un a cru en elle et elle a dit oui, sans syndrome de l’imposteur.

Sponsorship podcast: co-créer les épisodes avec les partenaires

Ce qui distingue vraiment l’approche de Caroline, c’est la co-création. Elle ne vend pas juste une mention dans un épisode. Elle construit l’épisode avec le sponsor pour que le contenu parle exactement à l’audience que le partenaire veut rejoindre.

> « Si je fais un épisode sur le syndrome de l’imposteur, je ne veux pas que les gens arrivent sur mon podcast et que, bam, je leur parle d’un outil de prospection. »

En pratique: quand elle travaille avec HubSpot, elle s’assure de faire un épisode sur un sujet qui touche les entrepreneurs qui font de la prospection, soit exactement les clients potentiels d’HubSpot. Ce n’est pas seulement bon pour la conversion, c’est aussi une question d’intégrité envers son audience.

Le résultat de cette approche: presque 100% de renouvellement chez ses sponsors. Elle n’a pas à aller démarcher constamment de nouveaux partenaires. Ceux qu’elle a resignent parce qu’ils convertissent.

Les bénéfices du sponsorship bien fait vont aussi bien au-delà des revenus directs: il apporte une crédibilité qui génère des opportunités cachées. Des conférences, par exemple, qui ont représenté un demi-million d’euros en revenus en un an, sans page de vente, uniquement grâce à l’effet de la marque personnelle renforcée par des partenariats visibles avec Adobe et HubSpot.

Sponsorship podcast et vidéo verticale: le combo croissance de Caroline

La deuxième grande partie de la conversation porte sur le format qui a changé la donne pour Caroline: la vidéo verticale sur Instagram.

De son propre aveu, elle avait un blocage majeur avec la vidéo. Grande timide, mal à l’aise devant la caméra, elle n’arrivait qu’à faire des lives parce que la présence humaine en face la déclenchait. La vidéo seule, elle n’y arrivait pas.

La transformation est venue par hasard quand un réalisateur, Clément SSB, lui a envoyé un message sur LinkedIn proposant de filmer gratuitement. Il est venu dans son appartement alors « pas beau du tout » et a commencé à l’interviewer. Le contenu a explosé. Résultat: 25 000 abonnés en trois mois sur un compte qui en avait 4 400, une vidéo à 20 millions de vues sur Instagram.

De cette expérience est née l’agence personnelle, une offre conjointe permettant aux entrepreneurs de créer un mois de contenu vidéo en deux heures de tournage, à partir de 150 euros la vidéo montée.

Sa recommandation principale: commencer par expérimenter seul avant d’investir dans une agence ou du matériel coûteux. Si ton offre ne se vend pas encore toute seule, du contenu produit ne va pas régler le problème. La vidéo amplifie ce qui existe déjà, elle ne crée pas l’attraction de zéro.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment fixer son premier tarif de sponsorship podcast sans référence?

Utilise l’Earned Media Value comme base de calcul. Le Rich Calculator sur le site de Caroline Mignaux calcule un prix par publication en fonction de tes chiffres d’audience et de ton taux d’engagement. Arrive avec ce chiffre à ta première réunion. Ensuite, co-construis l’offre avec ce premier sponsor: qu’est-ce qui a de la valeur pour lui, qu’est-ce que tu peux livrer? Le pricing va évoluer avec l’expérience et les résultats.

Faut-il attendre un certain nombre d’écoutes pour se lancer dans le sponsorship podcast?

Non. Ce qui compte, c’est la rareté de ton audience, pas son volume. Une audience de 500 personnes hyper ciblées sur un sujet niche vaut plus pour un annonceur pertinent que 10 000 auditeurs génériques. Si tu as une communauté engagée sur un sujet précis, tu as une offre de sponsorship podcast viable. La preuve: Caroline a signé son premier sponsor trois mois après le lancement de son podcast.

La vidéo verticale est-elle indispensable pour faire croître un podcast aujourd’hui?

D’après Caroline, les podcasts qui restent uniquement audio vont avoir de plus en plus de difficulté à distribuer leur contenu. La vidéo sert à aller chercher de nouveaux auditeurs sur Instagram ou TikTok et les ramener vers l’épisode. Mais elle conseille un canal à la fois: maîtrise ce que tu fais déjà avant d’ajouter la vidéo. Et si tu démarres, expérimente seul avant d’investir dans de la production.

Mes prochaines étapes

Si tu veux du contenu uncensored chaque semaine, rejoins ma communauté VIP par courriel le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour aller plus loin sur la stratégie de croissance de podcast, écoute l’épisode 80 sur 5 trucs pour lancer ton podcast et faire le plus de bruit possible, l’épisode 16 avec Safia Gourari sur conjuguer timidité et un podcast à 1 million de téléchargements et l’épisode 90 sur la collaboration podcast comme stratégie de croissance.

Show notes

Format: Entrevue avec Caroline Mignaux Durée: 80 min

Sujets abordés:

  • Lancement et croissance du podcast Marketing Square (de 0 à top 20 Apple Podcasts France)
  • Stratégie de contenu et croissance organique: partir du besoin de l’audience
  • Monétisation de podcast: le modèle CPM vs. le partenariat de long terme
  • Pricing du sponsorship podcast basé sur l’Earned Media Value
  • Co-création d’épisodes avec les sponsors pour maximiser la conversion
  • Les bénéfices cachés du sponsorship bien fait (conférences, crédibilité, opportunités)
  • La vidéo verticale sur Instagram: de la timidité à 25 000 abonnés en 3 mois
  • Comment lancer sa stratégie vidéo sans matos coûteux
  • Recycler son contenu et gérer le volume de publication
  • Convertir une nouvelle audience en clients avec un profil qui vend

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 44. Aujourd’hui, on parle de bâtir des relations de sponsorship durables et profitables et le pouvoir de la vidéo verticale avec Caroline Mignaux. Si tu ne la connais pas, évidemment, laisse-moi te la présenter comme à mon habitude. Donc, Caroline est créatrice de contenu et conférencière et elle se définit comme une « serial entrepreneur » et « growth marketer ». Avec son podcast Marketing Square et son entreprise Reachmaker, on peut dire qu’elle s’y connaît quand elle parle de tech et de marketing. Sa véritable passion, c’est de chasser les meilleures opportunités de croissance pour vos business sans exploser votre budget. Elle te partage ses secrets marketing les mieux gardés ou que toi aussi tu puisses en profiter. Et laisse-moi dire que dans cette entrevue, elle en donne pour ton argent. Ou pour ton temps, pour ton écoute. En tout cas, écoute-moi ça, c’est du bonbon.

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Il y a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Je suis présentement avec Caroline Mignaux. Caroline, comment ça va? Salut Geneviève, ravie d’être ici. On est à la fin d’une journée un peu marathonienne. Et du coup, j’ai trop hâte d’échanger avec toi, c’est ma récré. Ben écoute, c’est la récré. J’aime ça. On rajoute un petit peu de plaisir dans cette journée qu’effectivement, quand on suit tes stories, on dirait que chaque jour est une course. Ça se peut dessus. Je me sens que tu fais beaucoup de choses. Là, tu me flattes.

En fait, j’ai pris trois mois de vacances. Moi, complètement? Ouais, ouais, pratiquement. En fait, j’ai un livre à écrire que je repose depuis un an. Et du coup, je n’arrivais pas à écrire avec, tu vois, juste le quotidien à côté. Donc, je suis partie là pendant trois mois. Et quand je dis du coup de vacances, c’est pas de conférences qui sont aujourd’hui une grosse partie de mon activité. Pas de nouveaux tournages de podcast. Tu connais le podcast, c’est quand même hyper chronophage. Et du coup, ma règle, c’était écriture de mon livre, accompagner le début de mon nouveau projet, l’agence personnelle et pouvoir épauler un peu mon associé sans être complètement dans l’opérationnel. Et du coup, écrire quand j’en avais envie.

Ce qui m’a quand même fait faire un post LinkedIn par jour. Mais tu vois, en fait, là, c’est juste la liberté de créer. Pas de rythme, pas de livrable pendant trois mois. Et là, effectivement, j’ai fait une story ce matin sur le retour du marathon de la famille recomposée et plusieurs business à gérer. Mais j’avais pris une bonne pause.

Ouais, bien écoute, tu sembles être génial pour jongler. Fait qu’on va te donner ça comme skills. C’est génial. Puis comme t’as mentionné, effectivement, il y a le podcast qui est très chronophage. Mais on te connaît d’abord et avant tout pour ton podcast Marketing Square, les secrets du marketing, qui se situe présentement, au moment où j’ai préparé l’épisode, on va se dire, en 20e position de tous les podcasts français sur Apple Podcasts. Merci. Et toujours en date d’aujourd’hui, t’es rendue à 310 épisodes, 567 notes extra positives sur Apple Podcasts, 412 sur Spotify. Fait que là, ton podcast qui a été lancé seulement en 2021, je dois le souligner quand même, il a eu une croissance phénoménale, mine de rien.

Il y a pas mal de secrets en marketing, pour faire des beaux jeux de mots. Mais toi, c’est quoi ton secret pour avoir lancé un podcast qui est autant apprécié puis écouté que le tien? Alors déjà, on connaît toutes les deux Safia, donc on va lui faire une belle dédicace. Safia est le secret, voilà. Bah ouais, Safia Gourhari. En fait, le premier secret, c’est d’apprendre de ceux qui savent. Moi, j’ai fait un bundle un peu comme le tien, Ka-Ching, mais moins cool, parce que je venais de débuter. Et la créatrice, du coup, a mis Safia dans le bundle aussi. Et je ne connaissais pas Safia, mais par contre, j’étais hyper fan de podcasts. Et en fait, comme je faisais partie de la formation, je faisais une formation sur Clubhouse, donc ça va te faire rigoler. Si vous avez connu Clubhouse, peut-être vous voyez de quoi je parle. C’est un réseau social. C’est un réseau social qui a disparu très vite.

Et pourtant, je sais que moi, il m’a apporté des choses phénoménales et une belle bande de potes. Donc, c’est clairement mon réseau social préféré encore aujourd’hui. Mais du coup, je rencontre Safia à ce moment-là. Et je fais sa formation un peu par hasard, Geneviève. Et tu sais ce qui m’est arrivé? Je me suis dit, tiens, et signe, je passais à l’action après la formation. Bah, c’est ce qu’il faut faire. Eh bien, ça a donné Marketing Square. Bah, c’est ce que je dis à tout le monde maintenant. Est-ce que tu es coachable ou pas? Moi, je suis hyper coachable. Et en fait, j’ai appliqué à la lettre les conseils de Safia. Et du coup, je suis arrivée avec Marketing Square. Alors, j’ai appliqué à la lettre et je me suis aussi mis beaucoup la pression. Parce que si tu veux des résultats extraordinaires, il faut mettre des efforts extraordinaires.

Donc, je suis arrivée en septembre avec un épisode par jour de Marketing Square. Donc, j’ai passé tout le mois d’août. Mais vraiment en mode moine. J’ai fait que ça. Ça explique les 310 épisodes. Mon Dieu. Ouais. J’en ai fait 60 d’affilée. Alors, par contre, ça, c’est pas… Je ne recommande pas d’en faire jusqu’à 60 d’affilée. Moi, c’est juste que je me suis laissée griser par la croissance. Parce qu’en fait, très vite, au bout de deux mois, j’ai été coup de cœur Apple Podcast. Donc, ils m’ont mis en page d’accueil. J’ai atteint les 50 000 écoutes alors que mon podcast venait de démarrer. Et en fait, là, le truc a explosé.

Et on va peut-être en parler aussi aujourd’hui parce qu’on va parler de croissance sur les réseaux sociaux. Il faut aussi se préparer. Et il faut se faire accompagner par des gens qui peuvent t’aider, déléguer le plus vite possible. Parce qu’en fait, le problème quand ça prend, c’est que tu as une croissance folle. Tu as une traction folle. Tu n’as pas envie de lâcher. Et en fait, c’est exactement dans ce contexte-là que tu peux te griller le cerveau. Donc, moi, j’ai fait 60 épisodes d’affilée. Et je pense que j’en ai fait 10 de trop. J’en faisais aussi les week-ends. Et en fait, à ce moment-là, j’avais déjà mes boîtes.

Donc, le podcast, ça a tellement bien pris sur mon mois d’essai. Qu’après, je voyais qu’en fait, j’étais top 3 de Apple Podcast. Invité à toutes les conférences. Je me retrouve parachutée avec des gens qui, avant, ne me donnaient pas l’heure. Tu vois? Et là, je me dis, il ne faut pas que je lâche. Parce que ce qui fait que tu as de la traction sur les réseaux sociaux, c’est le volume. Mais il faut savoir gérer ce volume-là.

C’est qu’aujourd’hui, il faut faire du mass content. Mais il faut réussir à s’organiser pour que créer du contenu en masse, ça ne te fasse pas baisser ni la qualité de tes contenus, ni la qualité de ton attention. Qu’est-ce que tu as mis en place, justement, pour gérer la création de ce contenu-là et gérer aussi le feedback que tu recevais? Alors, là où j’ai été aidée des formations professionnelles, moi, de base, ma vie, c’est que je suis partie à 21 ans, à la fin de mon master, aux États-Unis. J’ai appris le growth marketing, ce qui n’existait pas à ce moment-là en France. Et le growth marketing, en gros, c’est une approche qui dit que tu vas essayer de faire le plus avec le moins.

En gros, l’idée, c’est de réduire au maximum ton budget pour amplifier ton impact. Donc, c’est aussi connu sous le nom de growth hacking, qui parfois nuit un peu à la profession, parce que l’idée, c’est que tu entends souvent le petit hack pour faire ci, le petit hack pour faire ça. Le growth marketing, l’idée, c’est mettre en place un système qui va te permettre d’aller chercher plus de croissance, plus vite, en s’appuyant en général sur des canaux organiques. C’est-à-dire le plus possible, le plus… Les canaux qui t’appartiennent à toi. Par exemple, la base email, mais aussi les réseaux sociaux, même si on est un peu plus dépendant des algorithmes.

Donc, en fait, rapidement, j’ai appliqué ce que je faisais pour les boîtes pendant presque neuf ans aux États-Unis. Je me suis appliqué à moi-même. C’était le début du personal branding. Donc, en fait, je me suis transformée en produit et ce que je vendais aux autres pendant neuf ans aux États-Unis, je me suis dit, je vais le faire pour moi et surtout, je vais documenter en le faisant. C’est-à-dire que je vais faire croquer les autres. Dès que mon podcast a commencé à décoller, j’ai dit, voilà comment j’ai fait.

J’ai été interrogée par d’autres podcasts, dont celui de Safia, sur comment monétiser son podcast, comment lancer son podcast. Et en fait, dans un moment où le podcast était un peu nébuleux, où on disait, en fait, il n’y a que les gros devant, c’est un média difficile. Moi, je suis arrivée en disant, j’habite en rez-de-chaussée, à Paris. Je n’ai pas un beau studio d’enregistrement. Je n’ai pas des conditions d’enregistrement optimales. J’ai un micro Amazon à 100 balles. Je n’ai pas des invités prestigieux autour de moi parce que je ne fais pas partie des top entrepreneurs. Je viens de me lancer. Mais par contre, tous les gens autour de moi sont des grands généreux. Et mon podcast, la stratégie, dès le début, ça a été, ben, c’est pas un podcast en grande pompe avec des invités multimillionnaires, mais c’est le podcast de tous ceux qui ont craqué au moins un truc qui peut vous être utile à vous pour mieux performer.

C’est de se poser aussi la question, qu’est-ce que j’ai? Tu sais, je veux dire, dans le sens où, si les autres ont un gros réseau, si les autres ont beaucoup de revenus, qu’est-ce que moi, j’ai? Et des fois, la réponse, c’est du temps. Et des fois, je veux dire, il faut faire… Tu sais, en fait, pas des fois. La plupart du temps, je pense qu’au début, c’est toujours là le crunch, c’est toujours là… Mais il faut être capable de mettre la limite parce qu’après ça, comme tu dis, on finit par se brûler.

C’est quoi les autres stratégies peut-être plus spécifiques que t’as appliquées pour en arriver à cette croissance-là au niveau du podcast? Est-ce que tu dois ça à quelque chose spécifiquement? Alors, le plus important, c’est que je suis partie du besoin des autres et pas du mien. Souvent, l’erreur que font les créateurs de contenu, c’est qu’ils se disent, moi, je suis passionnée par le xylophone et du coup, je vais lancer une newsletter sur le xylophone, un podcast sur le xylophone. J’ai commencé par le xylophone. Quand je suis arrivée dans l’univers du podcast, mon premier podcast, celui sur lequel est né Marketing Square, c’est les rendez-vous du co-marketing. J’étais passionnée par les collabs. Et qui, en France, est passionnée par les collabs au point d’écouter un podcast par semaine sur les plus belles histoires de collabs? Il y a moi, mais pas beaucoup. Donc j’ai pivoté.

Ce que j’ai fait, c’est que je suis allée m’inspirer de ce qui fonctionnait. En termes de tonalité, en termes de format, je me suis dit, là, il y a un trou dans la raquette en France. Il n’y a que des podcasts qui sont longs. Tous les podcasts marketing, ils font 45 minutes. Et moi, j’avais une obsession de l’actionnable. Je me disais, mais pourquoi ils ne l’ont pas dit en 10 minutes, les gars? Donc, je suis arrivée avec un format court, là où tout le monde fait du format long, 30 minutes, 45 minutes. Format court, hyper actionnable et pas de stratégie des gros invités, stratégie des grands généreux. C’est-à-dire, tout le monde est le bienvenu s’il a quelque chose à partager qui peut être utile à tout le monde.

Moi, c’est le challenge. C’est comme un jeu vidéo. Et en fait, ça a hyper bien marché parce que c’était hyper nouveau. Et ça revient à dire: vous n’êtes pas seulement du temps. Vous avez une personnalité. À l’ère de l’IA, c’est le truc qui va valoir le plus d’argent. Donc, cultivez votre personnalité. On dit tous la même chose, mais on le dit tous différemment avec des émotions, des énergies qui sont différentes.

Pour moi, ce qui fait que ça a pris feu, c’est d’abord l’offre. Tout part d’une bonne offre. Le meilleur marketing, c’est le produit. Donc, comme je te dis, pour moi, le truc qui a le plus marché, c’est que je suis arrivée avec un truc nouveau. Un format qui répondait à un besoin. C’est-à-dire que les gens qui écoutent des podcasts marketing, en général, ils n’ont pas le temps. Et aujourd’hui, ce qu’on leur servait, c’était que des formats longs, peu actionnables. Donc, déjà, je suis partie de mon client idéal pour proposer une offre nouvelle avec un format un petit peu original.

Et après, le bouche à oreille est important. Et le bouche à oreille, comment est-ce que tu l’obtiens? Si tu veux cartonner sur les réseaux sociaux, il faut commencer par toi aimer les gens. Je suis convaincue qu’il y a plein de créateurs qui sont hyper brillants. Mais ce qui dure vraiment, c’est ceux qui savent transformer une audience en communauté. C’est-à-dire qu’il ne faut pas seulement que tu donnes ton message aux autres comme si c’était une monnaie, tu vois. Il faut que tu te dises, en fait, comment est-ce que moi, je fais exister les autres dans mon contenu?

Moi, c’est important pour moi. Tu vois, aujourd’hui, tu m’as invité chez toi. C’est important pour moi de dire, je passe dans le podcast de Geneviève. Je veux toujours, en fait, que les gens qui m’accordent du temps, de l’énergie, trouver un moyen de les faire exister. Et ça, c’est en ayant vraiment le goût des gens, en ne te dégoûtant jamais de la connexion. Si tu n’as pas profondément le goût des gens et l’amour des autres, c’est un boulot, la création de contenu, dans lequel tu vas vite t’essouffler. Parce qu’il faut toujours trouver l’amour en toi de se dire, OK, même si on m’a posé 300 fois la même question, il faut que je continue à avoir la même gentillesse, la même bienveillance, la même écoute envers les autres.

Et je pense que du coup, c’est ça pour craquer le jeu du bouche à oreille. C’est vraiment être une people person, toujours faire exister les autres dans ton contenu, les autres créateurs, ceux qui ont des abonnés et ceux qui n’en ont pas. Et aussi, les auditeurs, ceux qui lisent ta newsletter, continuer en fait à les servir. Ils nous donnent leur attention et l’attention, ça coûte hyper cher aujourd’hui.

De toute façon, c’est assez connu, disons-le comme ça, qu’on donne avant de recevoir. Fait que plus tu donnes, ça crée cette espèce de débalancement-là dans la tête des gens, pas nécessairement de façon stratégique, je veux les manipuler, mais c’est ça que ça crée de toute façon.

Puis, ben, tu sais, un autre truc assez connu, c’est que, ben, au niveau des statistiques d’affiliation, parce que, tu sais, quand on parle d’affiliation, on pense souvent de partenariat avec des entrepreneurs, mais on peut faire l’affiliation avec nos clients, nécessairement. Et, ben, c’est encore extrêmement puissant, justement, le bouche à oreille. On fait confiance de façon presque aveugle, finalement, à nos amis, à nos collègues, à notre famille.

Comment est-ce que tu t’es lancé dans le sponsorship podcast? Est-ce que c’était dès le début ou après un certain milestone de downloads? Alors, déjà, quand je me suis lancée, il y avait très peu de contenu sur la monétisation de podcasts. Il y avait tellement encore très peu. Moi, j’en profite aujourd’hui pour te poser mes questions personnelles. Parce qu’il n’y a pas longtemps, il y a une nana en hotline, j’ai une hotline marketing pour qu’on me pose des questions, et il y a une nana qui me dit, je ne trouve pas d’experts en monétisation de podcasts, en sponsoring, tout ça. Et je dis, mais c’est normal, c’est un métier qui est très jeune.

L’économie des créateurs, tout le monde est encore en train de découvrir. Et si tu as la meilleure école, c’est quand tu es créateur, c’est aller demander aux potes autour de toi parce qu’en fait, il n’y a pas d’experts en monétisation. Pour l’instant, la monétisation de podcasts, c’est trop jeune. Donc en fait, les seuls qui peuvent en parler, ce n’est pas des consultants, c’est ceux qui sont sur le terrain et qui ont réussi à le faire.

Moi, je vais te dire, c’est hyper important de voir ce qui se fait ailleurs. Franchement, mais le plus important, c’est d’être à l’aise avec toi-même. Moi, je ne suis pas à l’aise avec le fait de vendre 1000 écoutes de mon podcast parce que je ne suis pas sûre que derrière, ça déclenche des conversions. Moi, je suis à l’aise avec le fait de faire des partenariats parce que j’ai toujours travaillé comme ça et que les marques que je kiffe, je peux les recommander sans argent.

Et c’est ce que je dis aux gens même dans leur métier quand ils développent leur marque personnelle: mon métier, je le presse sans être payé. C’est pour ça que je l’ai choisi. Et c’est pour ça que je peux aussi bosser jour et nuit en n’ayant pas l’impression d’être à ma place. Donc voilà, pour moi, j’ai eu ce réflexe quand je suis arrivée. Je me suis dit ça se fait aux US comme ça. J’ai écouté des gens qui disaient on ne peut pas monétiser son podcast avant trois ans. Moi, ma religion là-dessus, c’est que la valeur d’une audience, ce n’est pas le nombre de personnes, c’est la rareté de ton audience.

Si tu as 100 personnes sur une chaîne de sexologie sur YouTube, ça coûte plus que 10 000 personnes qui suivent du fitness sur Instagram parce qu’une audience sur la sexologie, c’est rare. Donc en fait, c’est plutôt à quel point ta communauté, elle est rare. Donc plus c’est niche, plus en fait, bah potentiellement, ton audience, elle a de la valeur aussi. Il ne faut pas te dire qu’il ne compte que le chiffre, c’est la rareté de l’audience.

Donc voilà, ça c’est un petit peu ma religion là-dessus et dès que j’ai eu une marque qui m’a contactée, c’était Iconosquare, la première marque en janvier, donc trois mois après le lancement de mon podcast. Ils m’ont contactée, ils m’ont dit qu’on aimerait être sponsor et en fait, au lieu d’avoir le syndrome de l’imposteur, de me dire ah, ça vient de commencer, je vais peut-être disparaître bientôt, je me suis dit il y a quelqu’un qui me dit je suis prêt, j’ai envie de te faire confiance.

J’ai co-créé l’offre avec mon client. J’ai dit ok, qu’est-ce qui est important pour vous? Mon client, il m’a dit moi en fait, je voudrais aussi grimper sur LinkedIn. J’ai dit ok, on ne va pas faire que du sponsoring podcast, on va voir comment vous mettre en avant sur LinkedIn. Et puis au fur et à mesure, j’ai continué à construire mon offre. Et c’est là où l’humilité c’est aussi important. Un pricing, vous le savez si vous vendez des produits ou services, ça se fait tous les jours, c’est jamais fini. Une stratégie de pricing, ça évolue avec votre produit, votre clientèle, votre séniorité.

Donc mon offre sponsorship podcast, elle est née avec un post LinkedIn, un podcast. Et maintenant, c’est un master pack où tu achètes un post LinkedIn, une story sur Instagram, une newsletter parce que la newsletter fait beaucoup cliquer et je me suis rendu compte que c’était un vrai pain chez mes clients, les sponsors. Ils voulaient absolument pouvoir traquer les leads. C’est-à-dire toutes les personnes qui vont voir, par exemple, je fais la publicité pour Agorapulse, pour HubSpot. Et bien derrière, comment savoir quand ça arrive dans le trafic global que ça vient du podcast? Donc derrière, la newsletter vient faciliter ce qu’on appelle l’attribution en marketing, ce qui est le fait qu’on puisse en fait traquer votre parcours et que le sponsor soit rassuré.

La première réponse et ce sera vraiment le cœur de ma réponse: écoutez vos clients et vos clients, c’est vos sponsors, aussi vos auditeurs.

Est-ce que tu as toujours fonctionné par pack comme ça? Alors, je n’ai jamais voulu travailler à la commission parce que, là encore, n’oubliez pas que tout ce que je vous dis là, c’est hyper personnel et je ne me considère pas comme une experte, donc c’est mon expérience à moi. J’ai toujours eu du mal avec ce système de rémunération à la performance parce que le métier de créateur est tellement chronophage que toutes les marques qui sont venues me voir en me disant en fait, on veut sponsoriser le podcast et on te rémunère sur tes résultats, je me dis en fait, c’est comme si tu allais à la boulangerie et que tu achetais un petit déj pour tout le monde et que tu disais en fait, je paye le petit déj seulement si tout le monde finit tout.

Autant, j’adore l’affiliation et je trouve que c’est un modèle très vertueux de quelqu’un te recommande donc te redistribue. Donc, il y a quelqu’un qui crée ta distribution. Si par exemple, moi demain, je vais recommander la masterclass de Geneviève, j’ai une partie de ma réputation. Donc, c’est normal que j’ai un salaire parce que j’ai travaillé. Je trouve que par contre, quand une marque vous dit, bah, c’est un post sur moi ou crée un podcast sur moi et derrière, si je fais des ventes, je te rémunère, je trouve que ce n’est pas un bon système pour les créateurs que ça vous fait travailler et derrière un, vous rapporter de la notoriété qui ne vous est jamais rétribuée.

Pour moi, donc du coup, ce n’est pas un système vertueux parce que quand tu achètes du sponsoring, tu n’achètes pas que des ventes à un podcaster, tu lui achètes un positionnement, tu lui achètes aussi son image. Donc, voilà, pour toutes ces raisons-là, je n’ai jamais vendu à la commission. J’ai toujours vendu à l’épisode, entre guillemets, on co-construit l’épisode ensemble aussi parce que je veux que mon sponsor y convertisse et du coup, je ne veux pas, par exemple, que Agorapulse ou HubSpot achètent un épisode qui ne les met pas en face de leur audience.

Donc, quand je travaille avec HubSpot, par exemple, je sais que, eux, l’audience qui peut avoir besoin d’HubSpot, c’est des entrepreneurs, des gens qui font de la prospection. Donc, c’est hyper important pour moi de faire un épisode qui parle à cet univers. Si je fais un épisode sur le syndrome de l’imposteur, je ne veux pas que les gens aient, même pour eux, je ne veux pas que tu arrives sur mon podcast, que tu écoutes un épisode sur le syndrome de l’imposteur et te foutre, bam, tu veux prospecter sur les réseaux sociaux. Non, si je fais un épisode sur le syndrome de l’imposteur, je vais plutôt dire tu veux être plus à l’aise en face de la caméra, rejoins l’agence personnelle.

Je veux vraiment co-créer avec mon sponsor à la fois pour mes clients, les auditeurs, et à la fois pour mon deuxième client, les sponsors pour les mettre pile en face des gens auxquels ils veulent parler. C’est sûr que ça peut effectivement augmenter les conversions là-dedans, ça fait énormément plus de liens.

À la limite, ça te rajoute beaucoup de travail, le nombre d’épisodes de podcasts que je vais écouter où tu vas avoir une pub en plein milieu. Ça me fait penser à Jenna Kutcher, tu écoutes et tu as une pub en plein milieu, puis c’est une pub de crème solaire. Puis tu fais comme, well, ça ne fait aucun lien, mais en même temps, elle est là, les gens ont payé et tout. C’est sûr que d’aller créer des sponsors qui sont en lien avec ton podcast, pour moi, ça fait énormément de sens, mais d’aller au-delà puis d’aller créer le contenu avec eux, ça rajoute énormément de valeur.

Donc, comment est-ce que tu as fait pour analyser la valeur de ton audience, de tes épisodes et même de tout ce travail-là? Parce que oui, on en a parlé, on a parlé des audiences nichées, les audiences qui ont beaucoup d’engagement, mais comment est-ce que tu mets un chiffre là-dessus?

Alors, pour calculer la valeur des audiences, c’est marrant que tu en parles parce que ma première boîte que j’ai créée s’appelle Reachmaker. C’est une boîte de partenariat et l’idée, c’est que je voulais mettre les influenceurs, et pour moi, le terme influenceur, c’est au sens très général, c’est des mecs qui vont avoir une newsletter sur le growth marketing, une nana qui va avoir un podcast sur l’endométriose. Pour moi, tout ça, c’est des influenceurs parce que la valeur d’une audience, c’est vraiment à quel point elle est rare, à quel point elle est difficile à réunir.

Donc, je me suis dit, je vais mettre en relation des créateurs avec des marques et des projets qui ont besoin d’ambassadeurs. Donc, j’ai créé une place de marché qui s’appelait Reachmaker et très tôt, 95% des inscrits, côté marque comme côté influenceur, venaient me dire, Caro, comment je price? Comment je sais la valeur d’un poste sur LinkedIn? Et en fait, moi, j’ai bossé là-dessus. Surtout quand tu ne calcules pas en CPM, tu fais comme, ben là, je sais pas, tu mets des chiffres au hasard. Tu sais?

Donc, pour éviter le pifomètre, on est un peu obligé de partir du CPM comme référentiel. Je vais t’expliquer ce que j’ai mis en place. Déjà, c’est un outil gratuit que vous allez avoir sur le site richmaker.com slash Rich Calculator. C’est un outil gratuit où vous allez mettre vos chiffres d’audience et votre score d’engagement. Et en fonction de ça, je vais vous donner un prix par poste.

Comment est-ce que j’ai mis ça en place? Mon premier réflexe, c’est de me dire le référentiel, il y en a un. C’est les prix de la publicité qui, pour l’instant, vend des audiences. Les publicitaires, la régie Google, la régie Facebook. Donc, je me suis appuyée sur les prix des indices publicitaires. La Earned Media Value, c’est par réseau social, le coût d’une impression, donc une vue sur votre contenu, ça coûte tant.

Et donc, j’ai acheté ces Earned Media Values. Ce sont des rapports qui ont lieu chaque année qui disent, par exemple, une vue sur TikTok, je te dis une bêtise, ça coûte un centime. Une vue sur LinkedIn, ça vaut un euro. D’accord? Donc, en fonction de ça, moi, j’ai pris ces chiffres, j’ai créé un algo dans mon calculateur pour pouvoir vous donner, pondérer avec votre engagement. C’est-à-dire, Geneviève, elle va faire 10 000 vues sur son post LinkedIn. Elle a 30 000 abonnés. Pour moi, ça, ça a de la valeur parce que c’est de la preuve sociale. Et elle fait en moyenne 110 likes, machin. Donc ça, ça donne un prix moyen.

Et pour moi, ça, c’est la base d’un partenariat. C’est que vous arrivez en vous basant sur l’Earned Media Value. Vous ne dites pas l’outil Rich Calculator. Vous dites, basé sur l’Earned Media Value, un poste sur mon audience, ça vaut ça. Donc déjà, vous pouvez arriver avec un prix. Moi, ce que je fais derrière, ce que je fais tout le temps, c’est que j’arrive toujours quand je débute avec beaucoup d’honnêteté vis-à-vis de mon partenaire. Je vais lui dire, c’est là, tu es la première personne avec qui je fais ça.

Et je trouve que ça ne fait pas du tout junior. Ça, c’est un truc en France, on te dit la vulnérabilité, ça n’existe pas. Ça, c’est dans notre tête. Donc, moi, j’arrive toujours avec ma vulnérabilité. Là, je fais mon deuxième voyage presse avec HubSpot. Hier, ils m’ont demandé un prix. Je leur ai dit, mon référentiel, c’est le dernier voyage presse que j’ai fait, c’était ça. Et je dis, maintenant, c’est un de mes premiers, donc je suis à votre écoute. Qu’est-ce qui vous semble raisonnable? Et alors, même s’il y a plein de gens qui disent, il ne faut pas faire ça. Moi, j’adore demander à mon client comme si c’était un partenaire parce que c’est toujours mon approche.

Je lance une offre YouTube. Ah bah tiens, Pierre de Agorapulse, il me dit, bah moi, ça pourrait m’intéresser. Caro, ok, quel prix te semble raisonnable pour une vidéo? Mon premier client, je vais co-construire l’offre avec lui. Et une fois que je l’ai éclatée sur cette première offre, il va me dire, ah Caro, je t’en prends trois autres. Paf, je crée un pack. Et ceux qui arrivent après, ils ont une offre standardisée. Moi, c’est comme ça que je fonctionne.

Ça commence tout le temps comme ça, de toute façon. Il faut se mettre les mains là-dedans initialement. Puis même si on part à la limite trop bas, bien on va partir de là puis ensuite, on va construire sur les résultats qu’on a eus à partir de là. Exactement. Je suis de la team, t’es mieux de pricer trop bas initialement puis de t’ajuster plus tard que d’essayer un peu n’importe quoi ou d’aller trop élever. Puis là, t’es triste parce que t’as pas été capable de vendre ou tu bases ça sur des chiffres random.

À quoi est-ce qu’on doit penser finalement, outre le pricing, avant d’aller faire son pitch à une marque? C’est tellement une bonne question, Geneviève. Et je pense que tu fais partie des 1% qui se préparent. Alors, sache que j’ai beaucoup de questions sur la monétisation. Et souvent, on me raconte des premiers entretiens de vente qui ne sont pas préparés. Et je pense que c’est aussi le track du créateur de se dire, ben en fait, je fais un rendez-vous découverte et moins tu arrives préparé, plus tu te plombes.

Ben justement, en fait, je pense que c’est important de montrer à ton sponsor que tu as bien ton audience en tête et tu as bien compris leurs problématiques. Typiquement, je fais toujours un petit audit de marque. Quand je vais avoir un rendez-vous, je rencontre une prochaine marque. Faites vos devoirs. C’est hyper important, vous avez vos chiffres, c’est bien. Déjà, si vous avez un press kit, c’est-à-dire un endroit où vous avez vos chiffres d’audience, si vous êtes sur les réseaux sociaux, vous n’avez aucune excuse pour dire que vous ne connaissez pas vos audiences. Allez mettre le nez dans vos chiffres sur LinkedIn, vous faites des screenshots. Mon audience, c’est ça.

Si vous avez déjà fait un partenariat, mettez-le en avant. Même si vous avez fait un partenariat gratuit, ça vaut le coup d’avoir un truc à montrer. Il faut mieux faire du gratuit une fois pour arriver avec une offre géniale et bien pricée au deuxième client plutôt que de faire des petits clients cinq, six fois et d’avoir du mal à monter parce que votre offre ne tient pas la route.

Et puis, je pense que la troisième chose, c’est d’être allé regarder chez eux. D’accord? Donc là, c’est avoir un peu fait vos devoirs, pas seulement vous, moi ce que je peux apporter, mais ok, essayez de comprendre leurs problématiques. Et déjà, si vous arrivez en ayant l’amour de la marque, la sincérité, ça se voit toujours. Tout le monde est capable de détecter ça.

Quand tu vois quelqu’un que tu as envie de sponsoriser qui a fait le extra mile, qui a déjà testé ton service et en plus, qui a acheté. Mais combien font cet effort-là, tu vois? Et ben, voilà, donc la préparation pour moi, c’est costaud, mais c’est à la hauteur de l’enjeu, vous ne pouvez pas vous dire que j’attends que ça tombe. Si tu ne demandes pas, tu n’as pas. Donc si tu veux ce sponsor, fais bien tes devoirs et commence par aimer et tu verras, on va t’aimer en retour. Et il n’y a pas un seul sponsor que je n’ai pas signé aujourd’hui. Ça fait un peu ventarde de dire ça, mais c’est parce qu’en fait, je me donne à fond.

Écoute, on est allé en long et en large dans ton podcast et c’est sûr qu’on a, écoute, tu as ouvert les conférences et tu es comme, ah, je ne peux même pas aller là, je n’ai pas le temps. Mais j’aimerais qu’on parle d’une autre stratégie que j’aimerais explorer avec toi, celle que tu utilises depuis le 10 mars dernier seulement. Les vidéos verticales de type entrevues sur Instagram. C’est devenu ultra populaire dans la dernière année, voire les six derniers mois peut-être. Pourquoi selon toi, qu’est-ce qu’il y a d’intéressant pour l’audience et pour les créateurs d’utiliser ce format-là pour notre contenu?

Alors, en fait, très tôt, je me suis dit qu’il fallait que je fasse de la vidéo. À partir du moment où mon podcast a commencé à marcher, j’ai gardé mes œillères grandes ouvertes et je me suis dit, tiens, aux États-Unis, le podcast, c’est déjà ringard, les mecs, ils font de la vidéo. Attention, ça risque de débarquer très vite en France. Bon, on a toujours un an pour se préparer, ça c’est bien.

Mais, j’ai commencé à me dire qu’il faudrait que je fasse de la vidéo. Et je vais te dire, pour moi, qui suis de base une grande timide, du mal avec mon image. J’avais un blocage sur l’image. Quand on m’a demandé de faire de la vidéo, j’ai vraiment galéré, Geneviève, parce que les lives, ça a été ma première expérience vidéo et c’était facile parce que quand j’appuyais sur Go Live, il y avait des gens en face. C’était facile. Quand on m’a demandé de faire des vidéos toute seule, je n’arrivais pas. Je n’arrivais pas à être toute seule dans une pièce et à parler comme s’il y avait quelqu’un en face.

Et je pense que toi, tu es une extravertie. Non, c’est plutôt un personnage. C’est moi, je t’écoute parler et je suis comme, oui, je comprends, je fais, je ne sais pas. Oui, d’accord. Alors, tu as l’air extravertie. En tout cas, tu t’animes beaucoup au contact des autres et moi, j’ai besoin du contact pour m’animer. C’est-à-dire que si je suis seule, je n’arrive pas face à un écran comme ça à partager des choses.

Et du coup, je suis restée coincée de la vidéo pendant un an. Je n’arrivais qu’à faire des lives. J’ai fait quelques vidéos mais franchement, j’étais hyper awkward. Je regardais le truc, j’étais là, c’est impubliable. Et puis, je n’aimais pas comment j’étais. Tout ça, ce n’était pas naturel. Et donc, je n’ai jamais publié ces trucs-là et je me suis dit la vidéo, ce n’est pas pour moi, je n’y arrive pas.

Et un jour, je reçois un message d’un mec en janvier, Clément SSB, il m’envoie un message sur LinkedIn, il me dit « Hello Caro! En faveur du gratuit, tu vois, comme quoi ça marche. Il m’envoie un message, il me dit je voudrais venir chez toi faire gratuitement des vidéos pour toi que tu pourras diffuser sur tes réseaux sociaux et si ça te plaît, parle-en. » Trop bizarre. À ce moment-là, je suis dans un appart de transition avec mon copain et les enfants. Ambiance horrible, vraiment, pire appart de ma vie.

Et je dis à Clément: « Écoute, là, je ne suis pas dans des bonnes conditions, mais viens, si tu penses qu’on peut en sortir des choses, moi, je suis hyper mal à l’aise devant la caméra, mais viens. » Et en fait, il est venu, il m’a interviewée, on a commencé à diffuser les vidéos et là, bam, c’est parti tout de suite parce que je passais mon temps à le conseiller aux autres, donc je savais que la vidéo allait exploser, je savais que c’était le nouveau canal, je savais que sur LinkedIn, tout le monde fait des posts, maintenant, c’est bon, les posts, on a compris comment faire. Par contre, le truc que les gens n’ont pas craqué, c’est faire des bonnes vidéos et pour faire des bonnes vidéos, il faut aussi le matos, il y a une barrière à l’entrée.

Et donc, je rencontre Clément, le truc explose parce qu’il me décoince et là, je me dis, écoute Clément, j’ai un studio qui est équipé comme France Télévisions et je m’en sers que pour mes formats, moi, le reste du temps, il est vide. Toi, tu as un talent de malade parce que comme c’est un mec qui vient du monde de l’image, qui passe son temps sur TikTok, sur Instagram Reels, c’est un réalisateur, il a un truc que moi, je n’ai pas. Moi, je sais raconter des histoires, je sais faire de l’éditorial mais je n’ai pas compris comment faire bien du montage, la post-prod, les couleurs, la colorimétrie, je ne comprenais pas.

Donc, je lui ai dit, viens, on fait une offre, on casse les prix parce qu’on va se mettre dans mon studio, je vais m’associer à toi comme ça, tu ne payes pas le studio, tu ne payes pas le matos. En fait, ce qu’on fait, c’est qu’on va permettre aux entrepreneurs via un format standardisé de s’asseoir sur cette chaise, on a un fond qui sort derrière, et en fait, on personnalise tout, on crée les contenus pour toi, on te pose les questions et en fait, on va créer ta stratégie de contenu en deux heures.

Et on s’est dit, aujourd’hui, un post sur les réseaux sociaux à faire écrire, ça coûte 300 à 500 euros un post LinkedIn. On va arriver avec une offre à partir de 150 euros, ta vidéo montée avec le post à diffuser sur tous tes canaux. Et du coup, c’est l’histoire de l’agence personnelle. J’ai été la première cliente. J’ai gagné 50 000 abonnés sur tous mes réseaux, j’ai fait une vidéo à 20 millions de vues sur Instagram. Je me suis dit, il faut qu’on le mette à la portée de tout le monde parce que je n’ai rien dit de spécial. Le seul truc à craquer, c’est la barrière à l’entrée de la vidéo, c’est dur parce que c’est dur à faire seul et ça demande beaucoup de matos et ça coûte potentiellement beaucoup d’argent.

C’est quand même une stratégie qui est très locale dans le sens où, ben, tu sais, moi, tu me dis ça puis je suis genre, ça a l’air cool, mais je suis un peu loin. Fait qu’au final, tu sais, je suis d’accord avec toi que la vidéo, on l’entend partout justement, tu sais, c’est la suite, c’est le futur, c’est tout. Tu en fais plus du temps. Oui, absolument. Mais au final, tu sais, il faut qu’on se mette dedans. OK, génial, tu parles du matériel pour filmer, fine, mais après ça, au niveau du tournage, soit tu engages quelqu’un, soit tu te mets les mains, c’est tout le temps ça.

Tu parlais du talent de réalisateur, c’est vraiment un talent qui est spécifique d’être capable de faire le montage au bon moment, de trouver la bonne ligne pour le contenu qui a été fait. Est-ce que tu vois ça? Comment est-ce que tu vois ce contenu-là? Est-ce que tu vois ça pour un objectif que ça devienne à la limite viral? Tu me parlais d’une vidéo qui a eu 20 millions de views sur Instagram, t’as eu 25 000 followers en trois mois. Tu sais, je veux dire, c’est la majorité de ton compte actuel.

Oui, je veux dire, oui, on veut faire du contenu, c’est génial, mais est-ce que, c’est quoi la stratégie derrière? Est-ce que c’est d’aller viser 20 millions de vues? Est-ce que, qu’est-ce qu’on essaye de faire avec ça qui est tellement différent pour nous? Et en même temps, c’est très risqué. Je veux dire, on ne va pas mettre tous ses œufs dans ce panier-là quand ça demande énormément de ressources puis qu’au final, est-ce que c’est du gamble?

C’est là où il faut être très clair par rapport à ton objectif. Aujourd’hui, faire de la vidéo, c’est bien, mais ce n’est pas une finalité en soi. Nous, on se markete jamais comme une agence de production vidéo. Encore une fois, comme toujours, il faut savoir dire non. C’est hyper important. Dire non, ça montre en fait qui tu es. Tous les gens qui viennent nous voir pour faire de la prod vidéo, on leur dit non. Nous, on fait de la marque personnelle. C’est hyper différent.

Nous, ce qu’on travaille, c’est quel est ton objectif? Et l’objectif d’une marque personnelle, ça peut être je suis consultant, je veux vendre plus de coaching. J’ai un logiciel que je veux faire connaître, je suis entrepreneur. J’ai sorti un bouquin, mais aujourd’hui, j’ai du mal avec la distribution de mon bouquin parce que c’est la galère de vendre un bouquin. Je veux utiliser le pouvoir de la vidéo pour faire de la découvrabilité parce qu’aujourd’hui, c’est ça le pouvoir de la vidéo, c’est que ça permet la viralité.

Est-ce que les posts ne permettent plus aujourd’hui? Est-ce que les écrits ne permettent plus à eux seuls? Je pense que si tu as une startup qui roule, mais je suis une fondatrice avec un combat derrière. En fait, ce n’est pas que faire des ventes, c’est aussi devenir un leader d’opinion, une figure d’autorité, c’est inspiré, c’est tout plein de choses. Donc, nous, on regarde ton objectif et on t’aide à créer des vidéos qui servent cet objectif.

Parce que souvent, un des points de douleur les principaux chez les entrepreneurs, c’est, je ne comprends pas pourquoi mon contenu ne vend pas. Je regarde leurs trucs et je dis, mais si tu veux faire des ventes, demande. Là, pourquoi tu fais des vidéos de tips? Pourquoi là, tu parles de tel outil marketing à utiliser alors que tu veux vendre un consulting? Enfin, je ne comprends pas.

Aujourd’hui, soit tu as une stratégie de je veux avoir des abonnés et à la fin de chaque post, tu vas dire, abonne-toi. Soit tu as une stratégie de je veux déclencher des rendez-vous et à la fin de chaque post, prends rendez-vous ici. Il faut que tu demandes aux gens. Les gens ne vont pas deviner sur tout. Et le temps d’attention est tellement rare. Aujourd’hui, on parle de l’économie de l’attention. C’est qu’en fait, quand on t’accorde de l’attention, on te donne déjà de l’argent. Donc, il faut en être digne et il faut que tu dises aux gens ok, c’est quoi l’étape d’après?

Donc, nous, c’est là où aujourd’hui, je pense, c’est ça qui a de la valeur. La stratégie de contenu, si tu n’as pas déjà une stratégie tout court qui repose sur ton offre, marque personnelle ou marque tout court, ça ne sert à rien. Et derrière, c’est important de le dire, il y a en effet waouh avec des vidéos produites parce qu’évidemment, il y a beaucoup plus de traction parce que qui aujourd’hui peut avoir des vidéos avec différents angles de vue qui sont bien produites? Les 1%. Donc forcément, tu vas rafler plus d’acquisitions. Mais c’est important de le dire, il faut commencer par expérimenter seul.

Moi, je n’ai pas tout de suite mis 5000 balles par mois dans ma stratégie de contenu. Pour ceux qui en sont au stade où en fait, ils ne savent pas trop si leur offre tient la route, tout ça, n’investissez pas dans du contenu si votre offre, elle n’est pas déjà, elle ne se vend pas toute seule. Et d’ailleurs, nous, on ne les prend pas ces gens-là. C’est hyper important. Nous, on a un truc de on ne vend pas une deuxième chaussure à quelqu’un qui a qu’un pied.

Donc aujourd’hui, la vidéo produite, c’est important si vous avez déjà de l’attraction, si vous savez que ça fonctionne, si vous êtes déjà, vous avez repéré que moi sur TikTok, par exemple, j’avais déjà atteint 1000 abonnés. Sur Instagram, j’en avais déjà 5000. Et j’avais déjà des produits à vendre. Et c’est là où ça vaut le coup d’investir, mais c’est l’étape d’après.

Est-ce que c’est un ou l’autre? Parce que toi, tu as les deux. Tu as le podcast, tu as aussi la vidéo, clairement, qui a été rajoutée par la suite. Quelqu’un qui choisit, en ce moment, on commence par quoi? Est-ce que, tu sais, qui hésite entre les deux?

Alors, une chose à la fois et je sais, ça ne va peut-être pas faire l’unanimité ce que je dis, mais pour moi, tous ceux qui vont rester que du podcast sont bientôt morts. Je pense que le podcast va avoir besoin de la vidéo pour continuer à distribuer. Le problème du podcast, c’est la découvrabilité. C’est très difficile aujourd’hui de distribuer un podcast, c’est-à-dire d’aller chercher des auditeurs. La vraie grosse difficulté du podcast, c’est la distribution. On a besoin d’autres canaux pour avoir de la distribution sur son podcast.

Et le fait d’avoir des canaux qui vous permettent d’avoir des écoutes sur votre podcast, ça va envoyer un signal gling, gling, gling, alerte chez Apple Podcast sur Spotify. Ah bah tiens, son truc a de l’attraction, je mets en avant son podcast. Mais on ne va pas vous faire de cadeaux. Si votre podcast n’a pas de traction, vous ne pensez pas que Apple Podcast va vous écrire en disant on t’a trouvé, ton contenu est quali. S’il n’y a pas un premier signal d’audience, personne ne va venir vous chercher.

Donc ce qui est hyper important, c’est une chose à la fois. Moi je pense qu’aujourd’hui, si vous avez un podcast et si vos écoutes elles plafonnent, faites de la vidéo pour accélérer la diffusion de votre podcast parce que c’est toujours 20% de création, 80% de diffusion. D’accord? Si vous aimez bien la vidéo, si vous avez déjà senti qu’il y a un truc chez vous, si vous avez une aura, c’est que vous avez de la traction, ok? Donc là, ça vaut le coup de partir déjà sur la vidéo parce qu’aujourd’hui, la vidéo c’est tellement dur que ceux qui se lancent, ils ont une prime d’accès qui est bien plus importante que les autres. Donc ça vaut le coup d’y aller. Mais un canal à la fois. Voilà, ça c’est vraiment mon message aujourd’hui.

Allez vers ce sur quoi vous êtes le plus à l’aise. Moi, c’était la voix. D’accord? Moi, je n’étais pas à l’aise devant la caméra. On me disait quand tu parles, c’est didactique. Donc j’ai commencé sur Clubhouse, après j’ai fait du live, quand j’ai fait du live au bout de 100 lives, on m’a dit hé, tu es plus à l’aise en vidéo, essaye de faire de la vidéo seule. Et après, j’ai eu besoin de Clément, mon associé qui est réalisateur qui t’aide à, c’est du média training, tu vois, il t’aide à, voilà comment, parler synthétiquement et rentrer dans un format 30 secondes.

C’est quoi la vérité au niveau de la création de contenu, des contenus qui captivent? La vérité, elle est toujours chez vos clients. Toujours. C’est quoi les douleurs de vos clients? C’est quoi les challenges de vos clients? Allez regarder sur Google, ça commence, c’est un outil simple en 0 euro, vous allez sur Google, vous tapez votre mot-clé, imaginons, c’est partenariat. Je vais taper partenariat, je vais avoir stratégie de partenariat, exemple de partenariat. Je vais avoir partenariat marque-influenceur. C’est bon, mes idées de ce sujet, ils sont là.

Et après, le hack de la vidéo, c’est effectivement le Reels sur Instagram, TikTok, ça marche très bien. Si vous n’êtes pas à l’aise avec votre image, vous avez la possibilité de faire des voice-over, ça marche très bien aussi, de mettre des images de banques d’images. L’important, c’est que même si vous n’avez pas de la belle qualité, tout ça, pour aller de 0 à 10, vous n’avez pas besoin d’avoir un studio. Vraiment. Est-ce qu’il y a un aspect de quantité aussi? Oui, définitivement.

Ah oui, moi, pour avoir cette croissance-là sur Instagram, oui, là, sur 29 000 followers, j’en ai eu 25 000 en quatre mois. Mais c’est, en fait, c’est vraiment le fait d’arriver avec, le mois d’août, je me suis mis off, mais je suis arrivée avec une vidéo par jour de la semaine, donc cinq vidéos. Et alors, je n’ai pas, vous ne mettez pas trop la pression non plus, ce n’est pas grave s’il y a des semaines où vous en avez trois. Moi, quand j’en ai marre, j’arrête.

Alors, n’écoutez pas ceux qui vous disent oui, oui, l’algorithme, machin. Si vous faites une pause de hors mois, évidemment, ça va être la galère. Mais si pendant une semaine, vous avez vos enfants, votre offre qui cartonne sur un autre truc, il ne faut pas. L’important, c’est je crée du contenu régulièrement, mes audiences ne m’oublient pas. Si pendant une semaine, vous ne faites pas cinq vidéos, vous en faites trois, c’est déjà largement à la hauteur.

Mais en tout cas, il faut faire du quanti dans le sens où si tu me dis là demain tu veux te lancer dans la vidéo, si tu fais une vidéo par mois, Geneviève, ton compte, il ne va pas exploser. Il faut vraiment que tu arrives fort, tu vois. Quitte à après faire une pause, mais avoir un back catalogue, c’est-à-dire tu vas mettre, moi, ce que je te dirais là, si demain, tu me demandes conseil, je te dirais c’est bien, tu fais une vidéo par jour pendant un mois, tu as 30 vidéos, c’est ce qu’on appelle le back catalogue.

Au niveau d’un lancement de podcast, c’est à peu près la même affaire. Tu te lances avec plusieurs épisodes. On en avait parlé sur Instagram d’ailleurs, où tu arrives avec plusieurs épisodes au lancement et les gens peuvent écouter plein d’un coup, ils vont binger, ils vont créer du download. Donc, c’est à peu près la même chose. Exactement. Vous avez fait votre réserve. Et si jamais vous avez un pépin de santé, les vacances scolaires, à ce moment-là, la stratégie que je vous recommande, c’est absolument, vous mettez une publicité sur votre meilleur contenu.

Moi, c’est la vidéo des gentils, d’accord? J’ai ma vidéo un peu top funnel, c’est-à-dire qui s’adresse à plein de monde, que les gens adorent, qui est facile à commenter, c’est votre offre d’appel, d’accord? Vous mettez votre meilleure vidéo avec une enveloppe publicitaire et derrière, le back catalogue, il fonctionne pour vous parce que les gens arrivent par cette vidéo, ils vont regarder vos vidéos d’avant et vous continuez à avoir de la croissance. Donc, moi, j’ai mis mon compte off, tout le mois d’août et tout va bien, tu vois.

Vous pouvez aussi reposter vos vieilles vidéos, pourquoi pas. Si vous avez des vidéos qui datent d’il y a six mois, qui va vous en vouloir? Pas vrai. Donc, voilà. On en parlait aussi, sur les podcasts, là, j’ai fait une pause d’un mois sur les podcasts aussi, j’en avais besoin et du coup, j’ai mis des rediffusions. Mais, en fait, les gens le remarquent, mais les gens disent, en fait, c’est positif parce que c’est cool, au bout de 300 épisodes, ils me disent, tiens, je l’avais oublié celui-là. Donc, voilà, soit vous l’indiquez rediffusion, soit vous répondez aux gens gentiment et personne vous en voudra.

Comment est-ce qu’on fait pour efficacement convertir toutes ces nouvelles paires de yeux, idéalement même ces nouveaux abonnés dans ton cas aussi, en client? Ça va te faire plaisir. La page, votre profil, c’est votre page de vente. C’est hyper important de se dire aujourd’hui si vous créez du contenu et que vous n’avez pas un profil ou une page de vente, c’est comme si vous étiez en train de remplir un panier percé.

Donc aujourd’hui, c’est bien de créer du contenu. Mais si vous êtes un entrepreneur, si vous êtes un consultant, vous avez déjà quelque chose à vendre, la première chose à faire, c’est sur mon profil, on comprend exactement la transformation que je permets d’obtenir. Pas votre titre de job. D’accord? Toi, si tu mettais Geneviève Gauvin, formatrice, tu aurais beaucoup moins d’achat que si tu disais j’aide les solopreneurs à doubler leur chiffre d’affaires. Mais pourquoi on fait tout ça encore? C’est notre premier réflexe.

Si on arrive à une réunion networking, moi je suis formatrice. Non, la transformation. Comme à un repas de famille. Au repas de famille, si tu dis moi je suis partnership manager, tu ne vas pas avoir de succès. Si tu dis j’aide les marques à faire des partenariats et à doubler leurs résultats en profitant de l’audience d’autres marques, là en fait, on comprend beaucoup plus. Faites pareil sur votre profil. D’accord? Donc arrêtez de dire je suis consultant, arrêtez de dire je suis même coach, arrêtez de dire je suis formatrice. Parlez de votre transformation.

Et si vous parlez de votre transformation avec la transformation apportée, le bénéfice, le client cible et si possible le chiffre magique du genre Alex Martel vous dirait voilà doublez votre chiffre d’affaires. Clément SSB mon associé dirait en 24 heures on vous crée un mois de contenu. Tu vois? En fait, il faut avoir le chiffre magique. C’est très concret, c’est très packagé. Il y a de la confiance, on sait exactement pourquoi venir vous voir la transformation que vous apportez. Donc ça, c’est vraiment mon gros conseil si vous n’arrivez pas à vendre, si vous avez une stratégie de contenu, vous créez des choses et vous ne voyez pas de lead, vous ne voyez pas de vente, c’est qu’il y a un problème de profil.

Merci pour ces trucs très applicables parce que de toute façon, c’est ta signature, on va se le dire. J’ai le temps pour une dernière question pour toi parce que ça fait déjà un moment quand même qu’on discute. Tu partageais dans l’entrevue de Safia que j’ai mentionnée tantôt sur Parlons Podcast que ta stratégie de croissance à toi, c’était de peser sur tous les boutons ou en gros d’essayer tout plein de choses, d’essayer qu’est-ce qui fonctionne. C’est quoi les prochains boutons sur lesquels tu as envie de peser en ce moment?

Là, je suis à fond sur la vidéo, sur le lancement de mon studio, on va faire du podcast vidéo aussi parce qu’on a beaucoup de demandes en fait. Même en étant à Paris, il y a plein de gens qui disent j’ai besoin d’un studio pour faire mes podcasts. Donc ça, c’est ma prochaine aventure et tu vois, les boutons sur lesquels j’ai envie d’appuyer, moi, il y a une grosse partie d’inconnus dans ce que je fais.

Souvent, quand on vient me voir en me disant oui, je veux faire ma stratégie, je veux faire ma stratégie et en fait, je dis toujours aux gens la meilleure stratégie c’est de faire. Vous allez vous planter et moi, je peux dire que je me suis plantée un bon nombre de fois. J’ai fait des postes moisis, j’ai fait des produits qui ne marchaient pas. Reachmaker, je l’ai pivoté tellement de fois, ça fait trois ans que j’ai cette boîte. Et donnez-vous toujours la marge d’échouer en fait. Et dans tous les cas, ça ne se verra pas. Qui se souvient aujourd’hui que Kim Kardashian, elle a fait une sextape?

Aujourd’hui, en fait, vous ne dites pas que ce que vous faites ne va pas se voir. La vraie chance qu’on a en tant que créateur, c’est quand on fait un truc qui ne marche pas, ça ne se voit pas puisqu’on fait un bide. Donc voilà, je pense pour ceux qui se disent « J’ai envie de tester des choses, je ne sais pas trop sur quoi aller », les nouvelles tendances, ça va être la vidéo verticale, ça, ça cartonne, et l’IA, ça, c’est clair. Donc moi, je mets l’IA dans un de mes softwares que je développe. C’est un outil qui permet d’aider à prospecter et prospecter via son réseau.

L’idée de référol, c’est de dire maintenant, si tu veux avoir un gros compte, qui peut vraiment t’aider à travailler avec lui. Je veux un outil qui me dise « Si tu veux bosser avec tel gros joueur, regarde, le meilleur point de contact, c’est Geneviève parce qu’en fait, elle le connaît vraiment. » Donc sur ce logiciel-là, on est en train de mettre de l’IA parce que pour tous ceux qui sont entrepreneurs et qui m’écoutent, on va être obligés d’injecter de l’IA dans tout ce qu’on fait, je pense, pour aider nos clients à les servir encore davantage, plus vite.

Et après, sur le côté stratégique, moi j’appuie sur les boutons quand ils viennent, quand je vois une nouvelle fonctionnalité sur LinkedIn, j’appuie dessus, quitte à me casser la figure, c’est « Build in public, fail in public ». Il faut aimer le chemin, sinon tu es mort. Oui, c’est pour ça. C’est une question de chemin et si peu de destination au final parce que dès qu’on l’atteint, finalement, il y a un nouveau chemin à prendre de toute façon.

So, Caroline, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet? Où est-ce que les gens peuvent aller voir ton contenu, tes vidéos et évidemment écouter ton podcast? Alors, déjà, ça me ferait extrêmement plaisir d’avoir des retours sur ce podcast parce que quand on fait un podcast, c’est hyper… On a vraiment le track pour le groupe parce qu’autant les réseaux sociaux, on poste et on a des retours, autant le podcast, on se dit, on ne sait jamais si ça plaît ou pas. Donc, effectivement, le podcast vous a plu ou pas plu. Et n’hésitez pas à venir m’envoyer un petit message. Instagram, LinkedIn. J’essaie vraiment de répondre au maximum et puis, si vous avez aimé ce podcast, la croquette du podcaster, la Golden Nugget, c’est d’aller sur Apple Podcast et mettre un petit avis à Geneviève en disant, ben voilà, j’ai adoré cet épisode et ça l’aidera pour son référencement naturel.

De toute façon, tous ceux qui écoutent savent qu’à la fin de tous les épisodes, en outro, j’ai tout le temps le mode d’emploi pour laisser les témoignages de toute façon. Et je veux m’adresser aussi justement à ceux qui écoutent. J’ai un petit message à toute cette gang-là. En novembre, on ouvre la vente des billets pour le party de clôture de Ka-Ching qui va se dérouler le 23 février prochain à Paris. L’événement a été baptisé le Gala Elevate Fancy.

C’est le moment pour signer en bold, underline, avec des brillantes, la persistance a toujours t’élevé plus haut. On va y avoir des panels avec les collaborateurs de la cinquième édition de Ka-Ching pour te donner évidemment encore plus de stratégies pour booster ta business parce que c’est jamais assez. Une ambiance de party, la chance de rencontrer les collaborateurs puis évidemment d’autres entrepreneurs comme toi qui n’ont pas peur de voir grand puis de se donner les moyens de leurs ambitions.

Comme Caroline l’a dit, si tu veux revisiter du contenu qu’on a partagé durant l’entrevue, tous les liens qu’elle a mentionnés pour la retrouver, tu peux retrouver ça dans les show notes au genevievegauvin.com/effrontee-44. Puis, on veut savoir ton feedback. Je veux toujours savoir ce que les gens en ont pensé. À chaque fois que je vois des gens qui me taguent, que ça leur a donné un aha moment, une petite bulle, un changement de perspective. C’est les meilleurs moments de ma journée.

Évidemment, tag nous sur Instagram si tu as de ces moments-là, mon compte Geneviève Gauvin et celui de Caroline caroline.mignaux pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion. J’ai super hâte de savoir qu’est-ce que tu en as pensé. Caroline, un énorme merci pour ta généreuse présence sur le podcast aujourd’hui. J’ai hâte qu’on puisse se rediscuter parce qu’il y a tellement de choses que j’aurais aimé discuter de plus, mais ça sera pour une autre fois. Merci, à vous tous. Ciao, ciao.

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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