Tu es multipotentielle et tu veux tout faire en même temps? Choisir te semble impossible parce que chaque passion compte. Dans cet épisode, j’accueille Solène Feig, entrepreneuse multipassionnée depuis 5 ans, podcaster et coach business pour entrepreneurs multis. On démystifie ensemble la multipotentialité, on distingue passion et potentiel, et on parle concrètement de comment bâtir un message clair et une business cohérente quand tu as mille idées qui se bousculent.
Multipotentielle vs multipassionnée: la distinction qui change tout
Avant de construire quoi que ce soit, il faut comprendre de quoi on parle. Solène fait une distinction que peu de gens font: multipassionnée et multipotentielle, c’est pas la même chose.
La multipassion, c’est avoir plusieurs choses qu’on aime profondément. La danse, le marketing, la photo, la tech. Ça peut coexister sans connexion entre elles. La multipotentialité, elle, c’est avoir du potentiel dans des domaines variés, une facilité naturelle qui n’est pas nécessairement accompagnée d’une passion.
> « Le potentiel, c’est une ressource qu’on a, mais qui n’est pas encore tout à fait exprimée. Ça sous-entend qu’il y a une marge de progression. »
Ce que ça change concrètement: une multipotentielle peut avoir du potentiel dans quelque chose qu’elle aime pas nécessairement. Et inversement, avoir des dizaines de passions ne veut pas dire avoir le potentiel pour exceller dans chacune. La zone d’excellence pour Solène, c’est l’intersection des deux: passion ET potentiel dans le même domaine.
Ce profil-là, ça se reconnaît souvent depuis l’enfance. Des gens qui s’ennuient vite, qui testent beaucoup, qui font des ponts entre des idées rapidement, qui ont un cerveau qui va vite. C’est pas du TDAH par défaut, c’est pas du haut potentiel non plus, même si les trois peuvent se superposer. C’est un mode de fonctionnement.
> « Pour moi, quand c’est un boulet, c’est justement que tu ne sais pas encore t’en servir. Ça veut dire que tu vas vite et que tu n’arrives pas à passer à l’action. »
Le personal branding d’une multipotentielle: trouver son fil rouge
La grande question quand on est multipotentielle: comment bâtir une marque personnelle cohérente? Quel message donner quand on veut parler de dix sujets en même temps?
Solène distingue deux situations. Soit tu as un fil rouge, soit tu n’en as pas.
Un fil rouge, c’est un fil conducteur qui relie tes passions, tes activités, tes centres d’intérêt. Quand il existe, il simplifie tout: tu peux parler de plusieurs sujets sous un même parapluie de valeurs et de mission. Quand il n’existe pas, et c’est le cas pour plusieurs multis, la bonne décision c’est de ne pas forcer. Séparer les sujets sur des comptes différents plutôt que de tout mélanger et perdre ton audience.
> « Certains entrepreneurs s’évertuent à essayer de trouver à tout prix ce fil rouge alors que parfois, il est inexistant. »
Ce qui fonctionne dans les deux cas: travailler sur ses valeurs. Même si les activités sont très différentes, il y a souvent des valeurs communes qui peuvent servir de message cohérent. Ces valeurs-là deviennent le coeur du branding, pas les activités en tant que telles.
Autre enjeu réel pour une multipotentielle: ses centres d’intérêt changent. Ça demande de se remettre à jour plus souvent que quelqu’un avec une niche unique et stable. Le message, les visuels, la promesse principale, ça évolue avec toi.
Pour moi, l’autre apprentissage important dans tout ça: tout n’a pas besoin d’être monétisé. J’ai eu cette phase aussi, à vouloir trouver comment faire de l’argent avec chaque passion. Solène aime la danse, mais elle n’a pas envie d’en faire un produit. La danse lui vide le cerveau, c’est son espace de décompression. Le marketing, lui, stimule son côté créatif et analytique. La différence entre les deux: l’une nourrit, l’autre récupère.
Comment une multipotentielle choisit ses projets et garde le focus
C’est là que ça devient concret. Solène travaille par cycles de focus, des saisons de 60 à 90 jours. Elle a toujours un projet dominant et des sous-projets.
Elle distingue 3 types de focus:
Le focus intensif: c’est la clarté. Planification à long terme, alignment des priorités, élimination des distractions. C’est le lundi de Solène. On aligne la vision, on sait pourquoi on est là, on sait ce qu’on construit.
Le focus actif: c’est le faire. Créer du contenu, animer des coachings, tourner une formation. C’est là que le momentum se construit. Ça ne peut pas bien fonctionner sans être passée par le focus intensif d’abord.
Le focus passif: c’est maintenir l’élan sans s’épuiser. Écouter des podcasts, prendre du recul. Un moment intentionnel qui nourrit sans vider.
> « Avant que je découvre ce mode de fonctionnement, je me perdais avec juste une phase de focus et c’est comme ça que je me submergeais et je n’y arrivais plus. »
C’est ce qu’elle appelle la procrastination active: plein d’idées, plein d’énergie, mais rien qui se matérialise. Parce que la structure manque.
Pour les nouvelles idées qui arrivent en plein milieu d’un projet: c’est un oui, mais plus tard. Pas un non. La multipotentielle n’a pas besoin qu’on lui dise non. Elle a besoin d’un système qui lui permet de dire: ça attend la prochaine saison.
La règle des deux degrés de Solène: chaque projet actif doit être à deux phases de distance de l’autre. Si un projet est en création, l’autre est en maintien. Si un projet est en lancement, l’autre est en automatisation. Ça permet de jongler sans se perdre.
Multipotentielle et opportunités: comment décider quand ça tombe au mauvais moment
Ce sujet-là, je l’adore parce qu’il est rarement nommé. Les opportunités ne tombent pas quand c’est pratique. Elles tombent quand elles tombent.
Solène a eu l’opportunité d’être chroniqueuse sur une chaîne télé française, dans la section astrologie. Elle a aimé l’idée. Mais elle sortait à peine d’une naissance, elle construisait son académie, elle rédigeait un livre. Elle a dit non.
> « C’est un vrai non. C’est un non parce que là, je ne peux pas. Peut-être que ça se représentera, peut-être pas. Mais je ne suis pas frustrée parce que je sais pourquoi. »
C’est ça le muscle à développer: pas juste dire non, mais choisir de façon consciente. Mesurer son énergie réelle, pas l’énergie qu’on aimerait avoir. Se demander ce qui perd sa valeur si on se disperse, ce qui gagne de la valeur si on reste focus.
Solène a une grille de questions pour prioriser entre projets: quel projet a le plus grand potentiel de bénéfice à long terme? Lequel me passionne le plus en ce moment? Lequel s’aligne le mieux avec mes compétences actuelles? Lequel peut apporter une valeur immédiate, maintenant?
Ces questions ne donnent pas une réponse mathématique. Elles clarifient.
Et le grand conseil final de Solène pour toute multipotentielle: se connaître profondément. Pas pour s’excuser avec ses schémas de personnalité. Pour les dépasser.
> « Moins on se connaît, plus ça va se refléter dans nos décisions au sein du business. On est un peu le miroir de notre business quand on est entrepreneur. »
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Est-ce que tout le monde est multipotentielle?
Pas tout à fait. Tout le monde a des passions variées, mais la multipotentialité au sens de Solène, c’est un mode de fonctionnement spécifique: un cerveau qui fait des ponts rapidement, qui s’ennuie vite, qui a du mal à passer à l’action à cause de la dispersion. Si c’est un pattern qui remonte à l’enfance et pas juste une phase de questionnement, c’est un indice.
Comment savoir si la multipotentialité est un trait de personnalité ou une excuse pour ne pas choisir?
Il faut être honnête avec soi-même. Est-ce que c’est un vrai problème de structure et de priorisation depuis toujours, ou est-ce que c’est une peur de s’engager déguisée en complexité? Les deux peuvent coexister. Les vraies multipotentielles ont un problème de passage à l’action, pas de passion.
Par où commencer quand on veut bâtir son message clair en tant que multipotentielle?
Commencer par les valeurs, pas les activités. Quelles valeurs tu portes peu importe ce que tu fais? Là se trouve le fil rouge possible. Si les activités sont trop différentes pour être unifiées, sépare-les sur des plateformes distinctes. Et travaille par cycles de 60 à 90 jours sur un seul projet dominant.
Mes prochaines étapes
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Pour aller plus loin sur le branding et le message clair, écoute l’épisode 14 avec Aimée Desrosiers sur créer une marque indéfinie et l’épisode 99 avec Marion Girard Ruiz sur comment raffiner sa stratégie de marque après plusieurs années en affaires.
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Un peu plus sur Solène Feig
Solène Feig est une entrepreneuse multipassionnée depuis 5 ans. Elle est podcaster, coach business pour entrepreneurs multis, auteure d’un oracle de cartes et prochainement d’un livre en 2024, « Et maman ».
Show notes
Format: Entrevue avec Solène Feig Durée: 58 min
Sujets abordés:
- La différence entre multipassionnée et multipotentielle
- Comment identifier son potentiel quand on ne ressent pas de passion pour une chose
- Le personal branding des entrepreneurs multis: trouver son fil rouge
- Distinguer les passions à monétiser de celles à garder pour soi
- Les 3 types de focus: intensif, actif, passif
- Les cycles de focus de 60 à 90 jours
- La règle des deux degrés entre projets
- Comment dire oui ou non aux opportunités selon son énergie
- Se connaître comme outil de performance business
Liens & ressources:
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- Instagram de Solène: @solenefeig
- Livre Pourquoi choisir quand on veut tout faire par Solène Feig:
– Amazon CA: Pourquoi choisir quand on veut tout faire (lien affilié) – Amazon FR: Pourquoi choisir quand on veut tout faire (lien affilié)
- @_genevievegauvin sur Instagram
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 50. Aujourd’hui, on parle de faire des choix et bâtir un message clair en tant que multipotentiel avec Solène Feig. Évidemment, si tu la connais pas, un peu plus sur Solène avant de commencer. C’est une entrepreneure qui est multipassionnée depuis 5 ans. Elle est podcaster, coach business pour entrepreneurs multis, auteure d’un oracle de cartes et prochainement d’un livre en 2024, « Et maman ». Elle a beaucoup de choses à dire sur la multipotentialité, la multipassion aujourd’hui.
Aujourd’hui, on va disséquer finalement ces deux différents concepts, les caractériser aussi, savoir qu’est-ce qui est quoi et comment aussi bâtir justement une entreprise qui fait du sens pour tout le monde, autant pour soi que pour son audience. Ça va être une discussion qui est vraiment intéressante et qui va probablement vous faire réaliser une couple de choses sur vous parce qu’on est potentiellement tous multipotentiels. Bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es à mine de marcher sur des oeufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler cinq heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Il y a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Je suis présentement avec Solène Feig. Solène, comment ça va? Ça va et toi? Ça va? Super bien. Un énorme bienvenue sur Effrontée parce que je trouve que tu y as vraiment ta place. Donc, je suis contente qu’on puisse le discuter aujourd’hui et ça pour la première fois. Donc, bien, en vrai, en voix, disons, parce qu’on a eu quelques échanges en DM qui nous ont amenés à aujourd’hui, finalement. Et aujourd’hui, on va discuter de multipotentialité, ce qui est pas mal dans ton move signature, dans les sujets piliers, disons, que tu abordes beaucoup.
Et c’est un sujet que j’ai pas, en fait, que j’ai jamais abordé, point. Je pense qu’en fait, même que je dirais que des fois, je l’ai pris avec une autre approche de genre, « Bien, est-ce que t’as de la misère à choisir quelque chose? » Puis j’aimerais ça qu’on en parle aussi un petit peu plus tard. Mais c’est ça, j’ai souvent entendu parler du concept de multipassionné versus multipotentialité que, comme toi, je crois, j’ai découvert au travers justement de Marie Forleo.
Puis pour faire une description rapide et très simplifiée, puis tu me corrigeras dès que je suis pas à la bonne place. Mais c’est basically les gens qui ont des multiples passions, mais qui ont pas nécessairement toujours des liens entre elles. Puis on parle vraiment de passion. Donc j’aime des choses. Donc ça peut être la danse, la photo, le marketing, la cuisine, le riz, vraiment, etc.
Puis au début, vraiment, de mon parcours entrepreneurial, je me reconnaissais beaucoup dans le concept, dans l’idée que j’étais une personne qui pouvait pas vraiment rentrer dans une case spécifique. Puis on dirait que ça me rassurait aussi de pas être seule, d’avoir de la difficulté à choisir une niche aussi. Toi, tu te définis non seulement comme multipassionné, mais aussi comme multipotentiel. Donc avant toute chose, on va établir les bases, on va établir les bons concepts. Peux-tu m’expliquer c’est quoi la différence entre les deux?
Alors, déjà, merci, merci pour l’invitation. Je suis ravie d’être ici et ravie de parler de ce concept-là qui commence un petit peu à se démystifier malgré tout. Donc c’est chouette. Moi, je fais une distinction entre les deux que pas tout le monde ne fait. Donc honnêtement, je ne suis pas sûre que ce soit une erreur de la part des autres et que je sois forcément dans le juste. Mais pour moi, je distingue vraiment la multipassion de la multipotentialité.
Parce que si tu prends les mots à leurs racines, finalement, à leurs sources, pour moi, une passion… Bon, alors je ne vais même pas aller à la source du mot passion parce que passion, c’est pathos en Grèce, ça veut dire souffrance. Donc là, ça ne veut plus rien dire du tout. Donc ça voudrait dire que… Oh, mon Dieu, on voit les effluves de ton cerveau ici, mais autrement ça… Ah oui, passion veut dire souffrance. Oui, c’est ça. Wow, c’est lourd, ça devient lourd d’un coup.
En tout cas, la passion comme on l’entend aujourd’hui, c’est vraiment quelque chose qui, pour moi, nous anime. C’est quelque chose qu’on aime profondément. Et je dis quelque chose, mais du coup, ça pourrait être multiple, multitude de choses. On peut avoir plusieurs passions. Donc comme tu l’as dit très bien, ça peut très bien être autant des passions artistiques, telles que la danse, le chant, le dessin, etc. Tout comme d’autres passions qu’on peut un peu plus relier au business, si je puis dire, comme le marketing, la communication, ce genre de choses.
Et la multipotentialité, pour moi, si tu prends le mot potentiel, je le compare souvent à… Tu sais, quand tu vas visiter un condo ou peu importe, et tu rentres dedans et tu dis, wow, cet appartement, cette villa, elle a du potentiel. Donc pour moi, ça sous-entend qu’un potentiel, c’est une ressource qu’on a, mais qui n’est pas encore tout à fait exprimée. Tu vois, ça sous-entend que ça a du potentiel. Donc je pourrais aller le travailler plus pour l’amener finalement à son meilleur, à en tout cas quelque chose de mieux. On entend qu’il y a une marge de progression quand on entend potentiel.
Donc c’est pour ça que moi, personnellement, j’aime bien distinguer un petit peu les deux. Je pense qu’il n’y en a pas un qui est meilleur que l’autre. Petit disclaimer par rapport à ça. Le but, ce n’est pas de se dire, je suis multipassionnée, il faut que je sois multipotentiel, ou inversement. Mais c’est de comprendre que pour moi, quand on est multipassionné, ça ne veut pas forcément dire qu’on est multipotentiel, dans le sens où on peut avoir plein de passions et on n’a pas forcément les potentiels pour réussir dans ces passions-là.
Moi, c’est ma zone d’excellence à moi. Je sais que dans l’ikigai, il l’appelle autrement. C’est pour ça que je démonte un petit peu l’ikigai, honnêtement. Je trouve ça chouette. L’ikigai qui est le concept japonais, entre les passions, c’est quoi, les talents. C’est ça, ce pourquoi vous êtes doué, ce pourquoi vous pouvez être payé, ce que vous aimez. Et le quatrième cercle, ce que vous offrez au monde, je crois. À un moment donné, dans cette ikigai, il y a justement deux cercles qui se croisent où ça dit les passions avec quelque part votre potentiel. Et moi, ce n’est pas tout à fait juste parce que ce n’est pas la même chose.
Puis comment est-ce qu’on fait pour déterminer qu’on est une personne multipotentielle si on n’a pas nécessairement de passion ou d’émotion positive qui est associée avec ces choses-là? On a une facilité. Tu parlais tantôt du français, même des maths. Effectivement, c’est quelque chose qu’on va voir peut-être dans le cadre de l’école où, ah oui, tu es vraiment bonne en maths, tu comprends très bien, mais ça ne veut pas dire que ça vient m’allumer vraiment. Donc, comment est-ce qu’on fait pour déterminer qu’on a du potentiel dans ces choses-là?
Ça, c’est une excellente question. Honnêtement, je pense qu’on se réfère beaucoup aux autres et à la fois, je ne sais pas si c’est une solution. Disons que le problème est dans la solution. Je pense que le potentiel, c’est beaucoup les autres qui vont venir le voir chez nous plus que nous, on va le voir en nous-mêmes. Tu vois? Donc, c’est pour ça que, bon, moi, je mêle la notion de multipotentialité, multipassion volontairement. Je ne les distingue pas tant que ça sur mon compte parce que c’est encore tellement peu démystifié que du coup, dans la tête des gens, c’est un peu la même chose et c’est assez volontaire.
Je pense qu’on peut peut-être profondément les trouver si on fait un gros travail d’introspection, etc. Mais comme tu le dis, c’est toujours assez difficile quand du coup, on ne sait pas où chercher parce que, comme je l’ai dit tout à l’heure, selon ma définition, le potentiel, ce n’est pas nécessairement quelque chose qu’on aime. Donc du coup, où chercher quand on n’a pas spécialement la passion pour la chose?
Est-ce que c’est là où on a, en général, des facilités? Oui, ce serait plus ça. C’est vraiment comme une espèce de, je suis capable de faire ces choses-là. Il n’y a aucune résistance, vraiment. C’est ça. C’est juste comme ça vient tout seul. Oui, c’est exactement ça. En fait, c’est un petit peu, ce serait un peu nos dons, nos facilités. C’est exactement comme ça que je le vois, mais qui ne sont pas nécessairement des choses qu’on adore. Ça ne veut pas dire que ce sont des choses qu’on déteste non plus. Je pense qu’il y a une certaine neutralité quand même, tu vois.
Je suis assez sûre que tout le monde qui écoute a du potentiel en général. Oui, bien sûr. Tu sais, je veux dire, on a tous quelque chose de différent. Est-ce qu’on n’est pas tous un petit peu multipotentiel? Je ne veux pas minimiser ça, mais en même temps, je veux dire, on n’a pas juste une chose. Il n’y a pas juste un truc qui est facile pour nous. Donc, qu’est-ce qui fait que quelqu’un est multipotentiel et que d’autres ne le sont pas?
Oui, c’est vrai. J’ai fait un post un peu comme ça justement où je disais, on est tous multipotentiels finalement et ça s’est venu réveiller pas mal de personnes parce qu’en réalité, la multipotentialité, ce n’est pas quelque chose qui se diagnostique parce que ce n’est ni une maladie ni un syndrome. On ne parle pas du tout de haut potentiel. D’ailleurs, c’est très, très souvent confondu les deux parce qu’on entend le mot potentiel. Donc, je ne sais pas, le cerveau du coup se met à directement confondre les deux.
Il y a des hauts potentiels parmi les multipotentiels, tout comme il y a aussi des troubles de l’attention, les TDAH, avec ou sans hyperactivité. Il y en a, mais les deux sont largement distinguables. Donc, du coup, la multipotentialité en tant que telle, tu sais, de base, il n’y a pas beaucoup d’études là-dessus. Moi, je me suis renseignée un peu sur les recherches qu’il y a. Bon, des recherches en francophonie, il y en a très peu, voire pas du tout.
Je pense qu’on est tous multipassionnés, mais je ne pense pas qu’on est multipotentiels dans le sens où, oui, on a tous des potentiels, etc., mais ça ne veut pas dire qu’on va tous les exploiter. Il y a vraiment un type de profil. Je ne sais pas comment expliquer. Moi, c’est vraiment les personnes que j’accompagne au quotidien, mais tu vois, je le vois direct si c’est des personnes qui se dispersent, si c’est des personnes qui ont le syndrome de l’objet brillant ou si c’est vraiment des personnes pour qui ça va vite.
Et pour moi, c’est là aussi où la multipotentialité, on va dire, fait la différence. Ce sont des personnes qui résonnent très vite. Et quand je dis très vite, ça n’a rien à voir avec un QI supérieur ou quoi que ce soit. C’est vraiment des modes de fonctionnement qui font sans cesse des ponts d’idées entre les choses et qui pensent de façon très rapide. Ça, tout le monde ne pense pas de façon très rapide et c’est OK. Encore une fois, ce n’est pas une supériorité, mais tout le monde a divers centres d’intérêt et divers potentiels.
Donc, c’est pour ça que c’est là où les vraies multipotentielles, je ne sais même pas si on peut dire ça comme ça, mais en tout cas, les personnes qui vraiment… Pour qui c’est un boulet, en fait, c’est un peu ça. Parce que, pour moi, quand tu considères que c’est un boulet, quand tu n’as pas encore vu toute la lumière que ça pouvait apporter dans ta vie, c’est justement que tu ne sais pas encore t’en servir et que tu vas vite et que tu n’arrives pas à passer à l’action, etc. Tu vois? Parce que moi, c’est typiquement… C’est ce qui m’est arrivé avant et c’est typiquement les personnes que j’accompagne.
En fait, c’est des personnes qui… Les idées, ce n’est pas ce qui leur manque, clairement. Par contre, arriver à les canaliser, les structurer, les mettre dans le concret, prioriser, etc., ça, c’est extrêmement difficile et c’est un vrai boulet, leur multipotentialité pour eux. Donc, c’est là que, pour moi, on distingue ceux qui… Donc, on n’est pas tous multipotentiels, finalement. Tu vois? Right, right.
Puis, tu sais, au niveau de la multipotentialité, de la multipassion, dans ma propre expérience, comme je te disais tantôt, j’ai été vraiment attirée par ce concept-là initialement par plusieurs choses, notamment ne pas assez me connaître, tant qu’à moi, ma peur de choisir le mauvais sujet pour mon entreprise puis éventuellement, j’ai fini par accumuler de l’expérience, avoir confiance en moi, en mon message puis accepter aussi que toute chose n’a pas besoin d’être monétisée.
Parce que pendant très longtemps, on parlait de Marie Forleo, qui parlait beaucoup de sa passion pour le marketing, sa passion pour la danse, notamment, l’esthétisme et tout. Et puis, ben, finalement, elle a fini par choisir, tu sais, mais elle a intégré ces trucs-là puis dans son message, c’est beaucoup, ben, tu peux monétiser un truc, mais intégrer les trucs pour les autres passions, disons, pour te différencier. Penses-tu que la multipotentialité slash multipassion, disons, plus étant un trait de personnalité ou est-ce que parfois, c’est une excuse qu’on se donne par peur de choisir?
Alors, je pense, c’est là, je reviens à ce que je te disais tout à l’heure, je pense que chez certains, c’est aussi un gros syndrome de l’objet brillant, mais pas chez tout le monde. C’est là que je mets un grand disclaimer. Selon les personnes qui connaissent pas du tout la multipotentialité et typiquement les spécialistes qui ont jamais entendu parler de ça, VS les généralistes, pour eux, beaucoup en tout cas, moi, c’est souvent ce que j’ai entendu ces cinq dernières années, c’est, t’as juste le syndrome de l’objet brillant, ça va passer, c’est une phase.
Je pense que ça nous arrive à tous à un moment donné d’avoir un peu ça, sauf que là, il s’agit pas, en fait, c’est pas une phase, ça fait pas cinq ans que je vis ça. Si je remonte au plus loin et c’est là que pour moi il faut aller voir, c’est depuis tout jeune. Et c’est là que pour moi, il faut aller voir, c’est remonter même dans vos schémas quand vous étiez plus jeune, qu’est-ce qu’on disait de vous, quels étaient vos centres d’intérêt, comment vous vous sentiez par rapport à ça, est-ce qu’il y avait une notion d’ennui qui venait vous trouver.
Moi typiquement, c’était le cas. J’ai testé plein de choses, plein de sports, j’ai fait énormément de choses et je m’ennuyais très, très rapidement. Il y a même des choses dont je ne me souvenais pas mais j’ai dû aller demander à ma mère, et c’est même elle qui me confirmait, qui me disait, ben ouais, toi, t’avais besoin de bouger tout le temps, tu t’ennuyais, tu te dispersais, même à l’école, etc. Bon, après, il y a des petits troubles TDAH qui traînaient aussi dans l’eau mais au-delà de ça, je pense que, effectivement, il y a des personnes chez qui ça peut être le cas mais pour moi, ça peut être une excuse mais il faut être honnête avec soi-même.
Il faut savoir être un peu honnête avec soi-même et plonger profondément en soi et se dire, est-ce que là, je suis en train de repousser quelque chose qui me fait peur parce que j’ai des peurs, est-ce que je résiste à quelque chose ou est-ce que c’est vraiment que j’arrive pas à me canaliser, j’arrive pas à structurer? Donc, je saurais pas trop dire parce que je pense qu’il y a un mélange des deux pour moi mais chez les personnes qui vraiment se considèrent multipotentielles et qui ont vraiment ce problème de structure, de dispersion, de manque de planification, etc., en général, c’est vraiment pas des excuses pour le coup.
Ben, en fait, c’est pas d’accuser ces gens-là d’excuses, c’est que moi, ce que tu me racontes de ton parcours puis de qu’est-ce qu’on disait de toi quand t’étais petite, ça ressemble en rien au mien. Puis, malgré tout, j’ai quand même eu un attrait pour le concept d’être multipassionnée parce que je me suis dit, c’est vrai, j’aime aussi beaucoup la danse, j’aime tout ce qui est design graphique, j’aime aussi beaucoup le marketing, tu sais, j’aime la scène puis là, j’étais comme, j’aime toutes ces choses-là puis comment est-ce que je peux mettre ça tout dans une affaire?
Ben, est-ce que j’ai besoin de choisir? Je vais essayer de monétiser de trucs, puis je dis, ah non, c’est pas la bonne affaire, mais il y avait beaucoup, il y avait une peur de choisir puis de vraiment faire le mauvais choix. Il y avait trop de choses puis je voulais pas me décrire non plus comme quelqu’un qui rentrait dans une case non plus.
Puis il y a une peur de choisir parce que c’est un engagement envers soi-même. Donc, on dirait que ça fait un beau filet de sécurité de dire, ah, mais en fait, je choisis pas parce qu’il y a ce filet-là. La question de la marque personnelle et du personal branding, franchement, c’est une grande question chez les entrepreneurs multi parce que, en fait, déjà pour moi, tout dépend de ton fil rouge s’il est existant ou pas. C’est-à-dire que, moi, je distingue vraiment plusieurs archétypes d’entrepreneurs potentiels, multipassionnés et il y a des archétypes qui n’ont pas de fil rouge et c’est OK.
Un fil rouge, pour moi, c’est un fil conducteur qui va relier un peu toutes tes activités, tes passions, tes centres d’intérêt entre eux. Et parfois, je le vois en tout cas, certains entrepreneurs s’évertuent à essayer de trouver à tout prix ce fil rouge alors que parfois, il est inexistant. Typiquement, si j’aime le jardinage, la boxe, le marketing et la tech, il y a peut-être, alors, marketing et la tech, on peut peut-être faire quelque chose, le jardinage et la boxe, je ne suis pas sûre, tu vois.
Donc, moi, j’ai envie de casser un peu cette idée-là où il y en a qui, je te jure, passent des mois à essayer de trouver ce fameux fil rouge et parfois viennent me voir en me disant, mais je ne trouve pas le fil rouge et je suis là, peut-être qu’il n’y en a pas. Et donc, dans ce cas, là, je parle vraiment, en tout cas, sur les réseaux sociaux, pour moi, dans ce cas-là, c’est très bon de distinguer. Il ne faut pas tout mettre sur un même compte. Si tu aimes le jardinage, la couture, le yoga et le marketing, il serait peut-être bon de faire plusieurs comptes pour ne pas perdre ton audience.
Je sais que c’est souvent embêtant mais, en tout cas, l’idée, c’est d’avoir un personal branding qui est cohérent. Et ça, quand on est multipassionnée, ce n’est justement pas évident et ça demande à le travailler beaucoup plus souvent, je trouve, en tout cas, de remettre un petit peu à jour assez souvent parce qu’il y a des passions qui arrivent, parfois, il y en a d’autres qui repartent, etc., dépendamment de son profil.
Moi, typiquement, c’est vraiment ce que je fais. C’est que forcément, ces dernières années, il y a eu plusieurs centres d’intérêt qui sont arrivés, qui sont repartis et donc, ça m’a demandé de me remettre un peu à jour au niveau de mon personal branding de savoir qu’est-ce que j’avais envie de transmettre, quelle valeur j’avais envie de donner et quel était mon message que j’avais envie de porter. Moi, j’ai un fil rouge. Donc, du coup, je dirais que ça simplifie un peu les choses parce que j’arrive quand même à travers mes passions, mes intérêts à donner un message.
Mais la question du personal branding, c’est vraiment une grosse question pour les multipassionnées et pour moi, je te dirais déjà de commencer par faire ce tri-là, de savoir s’il y a des choses qui peuvent être mises en commun et de faire vraiment un travail de valeur aussi. Quelles sont nos valeurs, quelles sont les valeurs qu’on a envie de transmettre quitte à faire les valeurs par projet et de voir qu’est-ce qui peut se relier et ça, ça peut du coup se dégager de notre personne même si, imaginons, il y a des activités qui ne sont pas forcément reliées les unes entre elles, il y a peut-être des valeurs communes et c’est surtout ces valeurs-là communes pour moi qu’il va falloir faire ressortir plus peut-être que les activités en tant que telles si c’est trop différent.
Tu as mentionné tantôt que tu avais des fois des passions qui arrivaient, qui partaient, appelons-les les passions temporaires. Comment est-ce qu’on fait pour distinguer vraiment ces passions-là temporaires, des passions qui sont comme oui, je dois miser là-dessus pour créer mon entreprise tandis que les autres, c’est peut-être pas aussi des piliers qui sont aussi fermes?
Oui. Et bah franchement, j’ai pas de réponse à te donner parce que moi, je fais pas le tri de ça. Voilà. Très honnêtement, moi, en tout cas, ma façon de faire, c’est que je prends, alors, je me pose toujours avec les idées ou les centres d’intérêt éventuels qui pourraient arriver parce qu’il y a ce fameux truc de priorisation. Et ça, je sais que c’est un gros mot pour les multipotentiels, mais en tout cas, moi, je sais que ça fait partie de mes enseignements. On est obligé de prioriser. À un moment donné, vouloir faire 10 projets en même temps sur la même période, ça n’a aucun sens. Mais ça aboutit à rien au final. Tu as tout un maximum d’énergie et d’heures dans la journée.
Donc, du coup, moi, je me crée ce que j’appelle des cycles de focus, des saisons de focus, entre guillemets. Donc, je me crée des cycles de 60, 90 jours, dépendamment des projets. En général, je pars sur 90 jours et je priorise comme ça un petit peu. Et quand j’ai des passions, des nouvelles idées, je vais mettre un peu les passions, idées, projets dans le même lot. Mais quand j’ai des choses qui débarquent, je prends toujours le temps de me poser un peu avec pour ne pas foncer et me retrouver à me dire ah, c’était peut-être pas une si bonne idée.
Moi, j’ai appris à me connaître aussi, à comprendre un peu mon fonctionnement et ma structure, comment je fonctionne. Est-ce que j’ai besoin de quelques heures? Est-ce que je peux prendre ma capacité décisionnelle, je la connais plutôt bien? Je pense que ça vient de là aussi, d’aller regarder déjà comment vous, vous prenez vos décisions. Est-ce que vous avez besoin de temps? Est-ce que quand on vous dit quelque chose, vous pouvez répondre direct parce que vous sentez directement dans votre corps si c’est oui ou non?
Moi, je parle un peu de human design, mais moi, dans mon autorité, j’ai une autorité émotionnelle et du coup, il ne faut surtout pas que je sois sur des vagues. C’est-à-dire que je peux, même si je suis très excitée ou alors si je suis vraiment dans des phases down, ce n’est pas du tout là que je vais prendre mes décisions. Donc, je vais toujours attendre, même si on m’annonce une super bonne nouvelle, je ne vais pas répondre tout de suite. Je vais dire, attends, j’attends et c’est pareil pour mes idées.
Est-ce que c’est un problème que tu rencontres souvent, le fait de ne pas vouloir tout monétiser? Je te vois dire oui, puis oui, puis oui. Comment est-ce qu’on gère ça? Comment est-ce qu’on décide qu’est-ce qu’on va laisser pour la fin de semaine puis les soirs puis qu’est-ce qui va aller dans la journée?
Moi, je suis complètement d’accord avec ce discours-là. C’est typiquement le discours que je tiens aussi. Pour moi, tout n’a pas besoin d’être monétisé. Je pense que, je n’aurais pas une recette miracle à te donner pour savoir exactement comment, qu’est-ce qu’on garde comme passion, mais moi, encore une fois, je rentre en introspection. Moi, j’aime la danse. Voilà, je vais prendre mon exemple. Moi, j’aime la danse. J’ai dansé pendant des années, je me suis arrêtée aussi pendant des années, mais là, bon, je me remets un petit peu tranquillement.
Et tu vois, la danse, je n’ai pas envie de la monétiser. J’ai vraiment envie de garder comme passion, comme quelque chose qui va, une activité un peu vide cerveau, si je puis dire. Je pense que c’est plutôt de cet ordre-là qu’il faudrait choisir un peu les activités qu’on a envie de monétiser ou non. C’est-à-dire, quelles sont les activités qui me font du bien et qui, à la fois, me vident le cerveau.
Typiquement, une des passions que j’ai, c’est les outils de connaissance de soi, c’est l’astrologie, ça ne me vide pas le cerveau. Ça ne veut pas dire que ça me submerge, mais ça me stimule. La danse, ça ne me stimule pas de la même façon. Ça stimule mon corps, je suis dans le mouvement. Par contre, au niveau de mon mental, je suis partie. Je suis beaucoup plus claire et je ne pense pas du tout à la campagne que je vais faire le lendemain ou je ne sais pas quoi, tu vois.
Donc, moi, je dirais de partir plutôt dans ce sens-là, d’aller voir un petit peu qu’est-ce qui va nous aider à aller déposer un peu plus notre charge mentale, si je puis dire, ou à vider un peu notre cerveau, voilà. Qu’est-ce qui va être vide cerveau?
Comment est-ce qu’on fait pour garder le focus sur nos projets en cas de multipassion? Comment est-ce qu’on fait pour ne pas tomber en tout temps, justement, dans le syndrome de l’objet brillant? Est-ce que tu as des trucs?
Oui. Moi, pour moi, je distingue plusieurs types de focus. Il y a ce que j’appelle le focus intensif, le focus actif et le focus passif. En gros, moi, c’est vraiment les trois types de focus dont je me sers dans mon business, dans mes différents projets et je jongle un petit peu entre tout ça.
Typiquement, le focus intensif, c’est vraiment le style de focus que je vais utiliser pour la planification à long terme, pour aligner un petit peu mes priorités. C’est un focus qui va me servir à éliminer les distractions. Je vais vraiment utiliser ce temps-là pour avoir plus de clarté, finalement. C’est un focus qui va me servir à avoir plus de clarté sur mes priorités et la clarté, c’est un gros point chez les multis, c’est un point énorme. Et c’est un focus qui va me servir à aller même approfondir mon pourquoi, ma mission.
Donc, je vais avoir toujours une partie de focus intensif, je vais avoir une partie de focus actif. Donc ça, c’est quand je suis dans le travail, quand je suis dans le faire, c’est quand je produis quelque chose. Donc, quand je crée du contenu, quand je fais des appels de vente, quand je tourne une formation, peu importe, c’est un focus qui va construire un momentum quelque part. Donc, c’est pour ça qu’avant ça, il faut que je sois passée par le focus intensif parce que la phase de clarté, elle est super importante.
Et il y a ce focus passif qui, pour moi, est aussi important. Le focus passif, ça sera plutôt quand, par exemple, en tout cas, pour moi, quand j’écoute des podcasts, typiquement. Le focus passif, pour moi, c’est un moment qui est conçu pour construire un peu un momentum mais sans s’épuiser. Donc, c’est un peu une manière intentionnelle, finalement, de prendre du recul et sans perdre ce momentum-là, tu vois.
Et moi, ces trois types de focus, ils m’aident énormément, justement, à ne pas perdre le fil et à savoir où est-ce que j’en suis. C’est comme des phases, en fait. Avant que je découvre, entre guillemets, ça, que je découvre vraiment ce mode de fonctionnement-là qui fonctionne bien pour moi, je me perdais avec juste une phase de focus et c’est comme ça que je me submergeais et ensuite, ben, j’y arrivais plus et je revenais et en fait, finalement, tu ne fais rien.
Et c’est un peu ce que j’appelle la procrastination active que beaucoup de multipotentiels connaissent, c’est qu’ils ont plein, plein d’idées, ils ont plein de choses, ils essaient, ils essaient, mais en fait, finalement, ils ne font rien parce qu’ils n’arrivent pas à les mettre dans le concret, ils n’arrivent pas à les faire rentrer dans la matière, quoi.
Moi, typiquement, si tu veux, comme je t’ai dit, mon lundi, je m’en sers comme focus intensif. Et puis après, le mardi, ça sera plus dans le travail. Donc, le mardi, ça va être là où je vais faire des appels de vente. Je vais faire des interviews de podcast, ce genre de choses, des coachings, tout ça. Et le vendredi, ça sera encore un petit peu plus calme.
Après, pour moi, c’est, alors, le focus, on peut le lier aussi un peu à, quelque part, la motivation. Et ça, c’est un grand sujet. On n’est pas motivé tout le temps. Ça, pour moi, c’est un leurre de penser ça. Par contre, on peut développer son autodiscipline. Et ça, je sais que c’est quelque chose qui est, beaucoup l’ont déjà dit et redit, mais c’est très valable pour les multipotentiels aussi. Le tout, ce n’est pas d’aller chercher de la motivation tout le temps parce qu’on n’en a pas tout le temps.
Honnêtement, après presque 11 ans d’entrepreneuriat maintenant, 12, je veux dire, je n’ai pas eu un streak de journée comme ça tous les jours. Je veux dire, non, non, ça n’existe pas. Bien sûr. Ça n’existe pas dans mon monde à moi. C’est comme une espèce de mythe d’aller chercher finalement une journée parfaite tous les jours.
Moi, j’aime bien parler de six phases de projet. Pour moi, ça passe par d’abord, tu as l’idée, donc tu as l’élaboration d’idées. En général, pour les multis, ça, ce n’est pas un souci, ils en ont des idées. Ensuite, tu as cette phase de création, ça, c’est un petit peu plus compliqué puisque il faut les mettre dans la matière. Ensuite, tu as la phase de marketing, quelque part, comme par exemple un pré-lancement, peu importe. Tu as la phase de lancement, de vente. Tu as la phase de maintien, comme je disais tout à l’heure, la livraison. Et puis la phase d’automatisation et de réajustement.
Et moi, je fais toujours en sorte d’essayer de rester à deux degrés, à deux phases l’une de l’autre. C’est-à-dire que si j’ai un projet qui est en phase création, j’ai un autre projet qui sera deux phases plus loin, donc en phase maintien. Par exemple, si j’ai mon académie qui est en phase de création, j’ai un autre programme qui est en phase maintien, qui est déjà tourné et qui tourne déjà tout seul.
Moi, pour moi, ce n’est pas un non. C’est un oui, mais plus tard, tu vois. Donc, suivant le projet sur lequel je suis, je n’ai pas envie de laisser ce projet ou de me défocaliser. Donc, je m’autodiscipline et soit je trouve un peu de temps pour commencer le projet qui arrive, soit je le reporte vraiment. Je ne les fais pas tout en même temps, je ne fais pas 50-50. Moi, pour moi, en tout cas, ça, ça ne fonctionne pas.
Qu’est-ce qui, selon toi, aide les gens qui sont multipotentiels à mieux performer, mieux avancer, avoir plus de succès et thrive, finalement, dans cette définition-là?
Ben, je vais revenir à ce que je disais, mais pour moi, c’est profondément se connaître. Alors, quand je dis profondément se connaître, je pense pas qu’on se connaisse profondément à 100% jusqu’à la fin de notre vie. C’est une question d’ordre philosophique. Mais mieux se connaître, mieux comprendre ses schémas, mieux comprendre son fonctionnement, sa capacité décisionnelle, ce genre de choses, pour moi, ça va nous aider à appréhender mieux nos comportements, nos décisions au sein de notre business.
Moi, je considère très souvent qu’on est un peu le miroir de notre business quand on est entrepreneur. Et que, moins on se connaît, plus ça va se refléter quelque part dans nos décisions au sein du business. Davantage aussi si on est solopreneur parce que, du coup, on est un petit peu le seul ou la seule à prendre des décisions.
Moi, je sais que je suis une fan des outils de connaissance de soi, mais de trouver des outils qui peuvent nous aider à mieux nous connaître, que ce soit l’énéagramme, l’astrologie, le human design, le MBTI, ce genre de choses. Et à la fois, l’idée, ce n’est pas de se remettre dans une case, tu vois. L’humain est plein de paradoxes, mais on n’essaie pas de sortir d’une case pour s’en remettre dans une autre. Moi, comme je dis toujours, le but, en essayant de mieux se connaître, ce n’est pas d’excuser nos comportements ou nos non-actions, tu vois.
Moi, pour moi, ça ne sert pas à ça, ça sert au contraire à faire péter ces limites. Ça sert à débloquer des choses et pas à nous limiter encore plus que ce qu’on se limite déjà parce que je pense qu’on a besoin de personne pour se limiter. On est très fort pour le faire soi-même. Donc, l’idée, c’est vraiment d’aller plutôt déployer son potentiel, d’aller regarder quels sont les dons quelque part, les facultés, quelles sont les ressources un peu cachées ou les choses qui ont besoin d’être mises en avant à travers des outils comme ça.
Moi, c’est typiquement ce que je conseille parce que c’est le chemin par lequel je suis passée. Donc, encore une fois, ça ne veut pas dire que c’est la voie de Dieu, mais en tout cas, c’est un chemin qui, moi, me parle et qui m’aide au quotidien parce qu’encore, aujourd’hui, je pense que, comme je te disais, on n’a jamais fini de se connaître. On se découvre au fur et à mesure, tu vois. Mais je me connais mieux, ce qui fait que je prends de meilleures décisions et même dans mon mode de fonctionnement et dans l’énergie aussi que j’ai à donner dans mon business, je vais beaucoup m’adapter à ça, en fait, à ce que je connais de moi.
Écoute, c’est tout le temps que j’avais pour cette entrevue-là. Avant toute chose, où est-ce que les gens peuvent te retrouver sur Internet pour aller un petit peu plus loin dans ces concepts-là, finalement, de multipotentialité, et de multipassion? Ben, écoute, je te dirais Instagram et podcast. C’est vraiment les deux plateformes sur lesquelles je suis la plus active. Et c’est la plateforme que je préfère, oui et non. Je pense que la plateforme que je préfère, c’est le podcast. Pour être très sincère, Instagram, j’y suis, mais c’est juste que ça fait très longtemps que j’y suis.
Écoute, pour les gens qui écoutent, on va mettre les liens pour retrouver Solène directement dans les notes de l’épisode et évidemment, si tu as aimé notre discussion aujourd’hui, si peut-être que tu t’es reconnue dans ces profils-là, ben, partage l’épisode dans tes stories sur Instagram, tag mon compte @_genevievegauvin et celui de Solène @solenefeig, pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion et peut-être que tu t’es découvert un nouveau profil dans la vie.
Solène, un énorme merci d’être passée sur Effrontée. Ça a été un grand plaisir et puis, j’ai très hâte qu’on se reparle une prochaine fois parce que je suis sûre qu’on va se recroiser. Merci à toi Geneviève et j’aurais pu parler encore pendant des heures et merci. À bientôt. Bye là.

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