Couple et entrepreneuriat, c’est une combinaison que beaucoup d’entrepreneures ambitieuses trouvent plus difficile à gérer qu’un lancement. Dans cet épisode, j’accueille Brenda Boukris, coach, conférencière et experte en relations hommes-femmes depuis près de 10 ans, qui a accompagné plus d’un million de femmes à travers son travail sur YouTube, Instagram et son podcast. On parle franchement de ce qui se passe quand tu passes ta journée à exécuter dans ton masculin et que tu rentres à la maison sans savoir comment décrocher.
Couple et entrepreneuriat: est-ce vraiment plus difficile pour nous?
La question revient souvent dans ma communauté: est-ce que l’ambition fait peur? Est-ce que le fait d’être dans le « faire » en permanence crée un fossé dans une relation?
Brenda ne répond pas avec un simple oui ou non.
> « C’est souvent plus difficile parce qu’on se met beaucoup de barrières à l’entrée. Quand on a la rage, ou même la rage au sens je veux réussir, notre vie est souvent un petit peu conditionnée par cette volonté de reconnaissance aussi. »
Ce qu’elle pointe, c’est pas tant l’ambition en elle-même qui cause problème. C’est la manière dont cette ambition devient un mécanisme de protection qui continue de fonctionner bien après qu’on a fermé l’ordinateur.
Les femmes entrepreneurs sont souvent tellement dans leur masculin au quotidien, dans le faire, dans l’action, dans le « je suis capable de tout gérer seule », que cette posture se prolonge dans la relation amoureuse. Et là, il n’y a plus d’espace pour que l’autre partenaire prenne sa place.
> « Si on prend la place de tout le lead, de toute la force, de toute la puissance, en fait, l’autre ne peut pas se positionner. Et ce n’est pas que tu l’impressionnes trop. C’est simplement qu’il ne va pas se trouver. »
L’énergie féminine dans un couple d’entrepreneurs ambitieux
Un des sujets les plus riches de cette conversation, c’est la question du féminin. Pas le féminin comme stéréotype de genre, mais comme capacité à recevoir, à s’exposer, à être vue dans sa vulnérabilité.
Brenda l’explique clairement: dans le couple et l’entrepreneuriat, le problème n’est pas d’être une femme forte. C’est de ne laisser aucune place à l’autre partie de soi.
> « Je pense très honnêtement que être faible, c’est attirant. Et c’est beau et c’est aimable. Quand on est dans notre force, dans notre puissance masculine, on est vachement admiré. Mais on est aimé et on est touchante quand on s’exprime et quand on apparaît. »
Recevoir, c’est une compétence que beaucoup d’entrepreneures ont désappris. On donne. On produit. On livre. Mais recevoir, être prise en charge, s’effacer dans certains moments, ça déclenche une espèce de signal d’alarme interne qui ressemble à de la faiblesse.
Et ce signal-là, il ne vient pas de nulle part.
> « On s’est tellement mis en tête que l’action nous permet dans le réel de nous sentir légitimes. Et dans beaucoup de cas, on se sent illégitime à vivre, à exister pour qui on est. Et donc on va se transformer, on va montrer autre chose de soi et gommer complètement cette sensibilité. »
Ce que Brenda nomme ici, c’est quelque chose que j’entends souvent dans ma communauté, jamais dit aussi clairement.
Couple et entrepreneuriat: quand faut-il travailler la relation ou partir?
La question que tout le monde évite de poser à haute voix. Dans un couple et entrepreneuriat, quand l’un.e avance, se développe, se transforme, et que l’autre reste au même endroit, qu’est-ce qu’on fait?
Brenda fait une distinction importante entre « il ne me soutient pas » et « il ne réalise pas. »
> « Ce n’est pas qu’il ne nous supporte pas le problème. C’est qu’il ne réalise pas, c’est qu’il ne nous reconnaît pas dans notre volonté d’accomplir quelque chose. Parce qu’en soi, les mecs, la plupart, on leur dit j’ai fait ça, j’ai fait ça, ils vont dire, super, cool, bon, on va manger. »
Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est une différence de canal. Ton partenaire n’est pas ton directeur opérationnel. Il ne peut pas être ton bras droit, ton associé, et ton amoureux en même temps.
Et si tu attends de lui qu’il soit tout ça, la déception est garantie.
> « La bonne personne à la bonne place. Dans la business, ta graphiste n’est pas community manager. Dans le love, ton mec n’est pas ton bras droit. Et donc, tu le mets à sa place de mec, et tu n’attends pas de lui qu’il ait les réactions d’un directeur opérationnel. »
Pour les situations où un partenaire est activement contre les projets de l’autre: « La question à se poser, c’est de quoi tu as peur? Le pessimisme cache la peur, toujours. Quand une personne s’énerve ou dit non, mais pourquoi tu fais ça? Elle parle d’elle. »
Couple et entrepreneuriat: instaurer une dynamique saine au quotidien
La communication dans un couple d’entrepreneurs, ça se gère pas dans les crises. Brenda insiste là-dessus.
> « C’est comme les contrats, ça se négocie pas pendant qu’on est dans la crise. »
Sa recommandation concrète: créer des plages dédiées à la relation. Pas nécessairement pour « parler des problèmes », mais pour réinjecter de la présence dans le couple avant que l’absence crée un fossé.
> « Si tu te dis, ok, le dimanche soir, c’est notre soirée, on invite personne, on se fait un resto tous les deux, et le jeudi après-midi, on se fait une sortie quelque part. Ces plages-là sont déjà définies, ça peut nous faire du bien parce qu’on sait qu’à ce moment-là, on est dédié au couple. »
L’avantage de cette structure: tu n’es plus en attente constante que l’autre « soit là » à des moments aléatoires. Tu sais quand vous vous retrouvez, et le reste du temps peut être dédié à ton travail sans culpabilité.
Trois non-négociables selon Brenda pour les entrepreneures qui ne veulent rien sacrifier:
1. Clarifier sa priorité. Ambition ou couple, lequel vient en premier? Les deux peuvent coexister, mais quand c’est flou, les attentes sont irréalistes dans les deux sens. 2. Investir du temps dans la relation, consciemment. Une plante qu’on n’arrose pas se fane. C’est pas poétique, c’est juste mécanique. 3. Arrêter d’attendre de son partenaire qu’il soit son directeur opérationnel. La reconnaissance de l’ambition, ça se cherche dans les masterminds, les communautés, les entrepreneures qui comprennent ce que tu vis. Ton partenaire, lui, peut t’aimer pour qui tu es. C’est différent.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Est-ce que l’énergie masculine et féminine dans un couple, ça s’inverse parfois?
Oui, tout à fait. Brenda insiste là-dessus: il ne s’agit pas d’être tout le temps dans son féminin si on est une femme et tout le temps dans son masculin si on est un homme. Ces énergies s’inversent naturellement selon les contextes et les besoins du moment. Ce qui est important, c’est que les deux partenaires aient l’espace pour habiter les deux pôles sans que l’un prenne systématiquement toute la place.
Comment savoir si un couple mérite qu’on le travaille ou si c’est le signal de partir?
Brenda pose une première question: est-ce que les deux partenaires ont encore la volonté que ça marche? Si oui, un accompagnement thérapeutique de couple peut ouvrir un dialogue qui ne se fait pas naturellement. Si non, ou si un seul des deux embarque dans le travail, la réponse est souvent déjà là. Ce n’est pas un jugement sur la relation, c’est une réalité.
Pourquoi est-ce qu’on se sent « paresseuses » quand on n’est pas dans l’action?
Parce que pour beaucoup d’entrepreneures, l’action est devenue le seul espace de légitimité. Quand tu fais, tu existes. Quand tu ne fais rien, tu n’es plus sûre de ta valeur. Brenda nomme ça clairement: ce n’est pas de la paresse. C’est une incapacité à exister pour ce qu’on est plutôt que pour ce qu’on produit. Et c’est un travail à faire, qui commence par apprivoiser l’ennui sans en faire une urgence.
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Pour continuer sur le thème couple et entrepreneuriat, écoute l’épisode 49 sur parentalité, couple, soi et entrepreneuriat: comment ne rien sacrifier.
Show notes
Format: Entrevue avec Brenda Boukris Durée: 60 min
Sujets abordés:
- Pourquoi le couple et l’entrepreneuriat est souvent plus compliqué pour les femmes ambitieuses
- L’énergie masculine vs féminine dans la vie de couple et au travail
- La différence entre « ne pas être supportée » et « ne pas être reconnue »
- Comment instaurer une dynamique saine dans son couple sans sacrifier ses projets
- La vulnérabilité comme compétence relationnelle, pas comme faiblesse
- Les 3 non-négociables pour un couple qui tient malgré les grandes ambitions
- Le sixième love language: « feeling known »
Liens & ressources:
- Instagram de Brenda: @brendaboukris
- YouTube de Brenda: youtube.com/@brendaboukris
- Podcast de Brenda: C’est Pour Une Copine
- Site de Brenda: linktr.ee/brendaboukris
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 61. Aujourd’hui, on parle de la vie de couple d’une entrepreneure ambitieuse. Balancer son masculin et son féminin avec Brenda Boukris. Si tu connais pas Brenda, ma flamboyante invitée du jour, laisse-moi te la présenter. Brenda est coach, conférencière et experte en relations hommes-femmes depuis près de 10 ans. Grâce à son travail disponible sur YouTube, Instagram et TikTok, elle a accompagné plus de 1 million de femmes à en finir avec leur schéma toxique, avec les hommes et à se rapprocher de l’amour.
Écoute, si t’es ambitieuse puis que tu veux pas faire de compromis, puis que tu veux tout en même temps, you know, faut que t’écoutes cet épisode-là. Bonne écoute.
C’est pas compliqué. T’es amie de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables puis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand. Travailler cinq heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Il y a où le problème? Voyager de temps plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Je suis présentement avec la belle et délicieuse Brenda Boukris. Comment ça va? Oh, ça va bien. Écoute, je me devais de faire une intro comme sensual, sexy, into your power because it’s you. Bien, je me dis, ça va être effrontée, effrontée. Je ne suis même plus capable de dire mon nom. Comment ça va? Ça va, écoute, je suis trop contente d’être là avec toi Geneviève aujourd’hui.
Ça va être un bonheur de faire cette interview et de parler ensemble de tous ces petits sujets croustillants. Ah, absolument. Parce que ça va être croustillant. Puis effectivement, j’ai l’habitude de parler à des experts de l’entrepreneuriat, pour qu’on se donne les outils pour prendre de l’expansion. Mais c’est sans surprise qu’un des gros facteurs de réussite, c’est aussi notre entourage, nos amis, notre famille. Puis si applicable, parce que ce n’est pas quelque chose qu’on doit avoir dans la vie, notre couple.
Et je voulais parler avec toi en tant qu’experte de la confiance en soi, des relations, d’un sujet qui est comme super pointu: les relations de couple en tant qu’entrepreneur avec de grandes ambitions. Déjà, comment est-ce que tu sais quoi tes émotions par rapport à ce sujet-là? Bien, c’est un sujet que je connais très bien déjà parce que je l’ai connu aussi. Tu vois, je suis passée par tout ça et je vois aussi comment ça se passe autant chez les femmes qui ont un compagnon et qui ne savent pas comment lui faire comprendre et lui exprimer sa volonté de changer le monde alors que lui est habitué à un 10h-18h. Et également les couples qui travaillent ensemble et qui eux aussi ont des challenges. Comment on fait quand on vit avec son compagnon et qu’en plus de ça, on arrive à avoir une collaboration professionnelle.
Tu sais ce qui, en tout cas, moi, ça fait… Là, c’est plus le cas, mais pendant des années, j’étais justement en couple avec le même gars, mais on travaillait aussi ensemble dans la même entreprise. L’entreprise s’appelait N&G Media Inc. Genre, vraiment, c’était très fusionnel dans le sens où à partir du moment où on a commencé à sortir ensemble, après 6 mois, on habitait ensemble. Puis après, pas très longtemps, finalement, 3 ans, on avait une entreprise ensemble. Fait que là, on vivait 24-7 ensemble.
Il y a vraiment comme une espèce de dynamique de… Moi, je trouve ça intéressant parce que tu apprends à connaître d’autres facettes de ton partenaire, mais aussi, c’est challengeant, là. Tu sais, tu n’as jamais un peu ton moment à toi. Il faut que tu l’écris, ces moments-là. Mais il y a beaucoup de femmes, justement, qui sont dans l’ambition de « je veux faire gros », qui doivent énormément être dans leur énergie masculine durant le jour pour arriver à exécuter, disons, leur grand plan. Puis ça peut être difficile de trouver ou d’entretenir, finalement, une relation avec un ou une partenaire qui va vraiment balancer cette énergie-là.
Écoute, avant d’aller déguer là-dedans, est-ce qu’on peut revenir un petit peu en arrière puis que tu me parles un peu de comment, toi, tu es tombée dans le sujet de la confiance en soi puis des relations? Ouais. Bien, écoute, sacré sujet parce que moi, au contraire, j’étais tout de la femme qui n’avait pas confiance en elle. Tu vois, j’ai été harcelée pendant mon adolescence, pendant mon enfance aussi. Ça a été principalement moral, mais j’ai eu aussi des coups. J’étais en surpoids, donc tous les garçons disaient que j’étais grosse, la plupart.
J’ai même des mecs qui m’ont dit… tu sais, qui poussaient ma chaise en cours et qui me disaient « putain, elle est tellement grosse qu’on n’arrive même pas à pousser sa chaise. » Voilà, ça a été très, très dur pour moi. Très dur parce qu’en plus de ça, j’ai été formée aussi vite. J’ai eu mes règles à 9 ans. Il y avait toute ma féminité qui, d’un côté, était mon corps d’enfant qui devenait un corps de femme. Et de l’autre, aussi, le côté où on a envie de le repousser, ça, parce que tu vois que les gens se dégoûtent de toi.
Et donc, j’ai eu un problème avec ma féminité et encore plus avec les relations hommes-femmes jusqu’à mes 18 ans. Et en fait, je pensais que j’étais condamnée à rester comme ça toute ma vie. Je pensais qu’il y avait les losers et les winners et que le mieux que je pouvais atteindre, c’était être une personne moyenne.
Et du coup, ce qui s’est passé, c’est que j’ai continué dans cette vie-là jusqu’à rencontrer mon premier copain, entre guillemets, en étant sur Adopte un mec le jour de mes 17 ans. Pour te dire à quel point c’était drôle. Ici au Québec, Adopte un mec, on ne sait pas c’est quoi. Ah, c’est un site de rencontre. C’est un peu comme Tinder à l’époque. Et en fait, le jour de mes 17 ans, le 19 juillet, je me dis, mais Brenda, tu n’as jamais eu de copain, tu n’as jamais embrassé personne. Il faut que tu prennes ta vie en main. Et en fait, à ce moment-là, je regarde la télé et je vois une publicité sur Adopte et je me dis, OK, c’est là que je dois aller. Et en fait, je me mets de manière totalement illégale puisque je n’avais pas 18 ans sur le site.
Bref, c’était tellement drôle. Je fais des rencontres, etc. Heureusement, au final, je fais la bonne rencontre à 18 ans. Je rencontre un mec. Je tombe évidemment folle amoureuse en deux heures de temps. Évidemment, au bout de deux jours, je lui dis que c’est l’homme de ma vie. Et au bout de trois semaines, il me quitte puisqu’il me dit, écoute, Brenda, je suis désolée, mais en fait, ça va trop vite pour moi.
Et évidemment, j’ai pleuré en me disant qu’il fallait que je le reconquérisse, etc. Et il m’a dit, Brenda, arrête de pleurer, arrête de te plaindre et trouve un sens à ta vie. Et en fait, au moment où il me dit ça, j’avais peut-être besoin de ça parce qu’au final, j’ai dit, OK, je dois le reconquérir. Donc, il faut que je trouve un sens à ma vie. Et comme j’avais 18 ans, je me suis dit, la meilleure chose que je puisse faire, c’est de trouver un stage parce que j’étais dans une école de cinéma. Donc, je me suis dit, je vais trouver un stage en montage.
Du coup, je fais des recherches et je tombe sur un stage de montage dans une entreprise de coaching en séduction. Et c’est comme ça, en fait, que je découvre cet univers et surtout cette phrase qui est « la confiance en soi s’apprend » qui a changé ma vie. Parce qu’en fait, à ce moment-là, je me mets à comprendre tout un tas de choses que je n’avais pas comprises avant.
Et je passe à 18 ans de la fille que personne ne regardait en soirée à la fille qui est remarquée. Je perds 17 kilos en six mois. Tout le monde me remarque. Et en fait, à ce moment-là, je me dis, mais si j’avais appris ça plus tôt, ma vie m’aurait sûrement fait gagner des années. Du coup, je commence en faisant une petite vidéo sur YouTube. Et nous voilà quasiment dix ans plus tard avec une grosse chaîne YouTube, un compte Instagram et une école dans laquelle j’accompagne les femmes à travers l’école Femmes d’Exception à se rapprocher de l’amour par l’amour quand elles ont tout et qu’elles ne comprennent pas pourquoi elles sont seules.
Bien, cheers à tes succès, déjà. Écoute, c’est une belle courbe. Est-ce que toi, tu te considères comme une femme entrepreneur très ambitieuse? Alors, je me suis considérée comme une très grosse entrepreneuse. Je voulais taper les 10, 15, 20 millions. Je voulais aller très, très loin. Je dirais honnêtement, de mes 18 à mes 26 ans, je voulais, j’en voulais, j’arrachais. Je voulais taper très, très fort et très, très cher dans la vie, quitte à perdre ma vie sociale aussi.
Et en fait, ce que je me suis rendue compte depuis à peu près deux ans, c’est qu’aujourd’hui, au vu de mes projets, au vu de ma vie privée, au vu de ce que j’ai envie d’avoir aussi dans ma vie personnelle, que ma boîte me rend fière, mais elle ne me rend pas heureuse. Et ça, c’est un point hyper important. C’est que je suis fière de ce que j’ai fait. Mais la fierté, ça reste des actes. C’est de l’admiration, c’est conditionnel. Et même si j’adore et que j’impacte, aujourd’hui, ce qui compte le plus pour moi, c’est l’amour. C’est la relation de couple. C’est le projet d’avoir des enfants plus tard. C’est d’avoir une jolie maison en Côte d’Azur avec ma famille. C’est de voir mes amis. C’est de profiter avec les gens que j’aime.
Et du coup, aujourd’hui, je me considère comme une entrepreneur qui continue d’avoir envie de réussir, qui continue d’avoir envie de faire ce qu’elle aime, qui apprécie évidemment le succès. Mais je ne veux plus faire ça au prix de ma santé, au prix de mon temps de qualité. J’ai envie que mon métier reste à la place de mon métier. Et que le reste, ma vie personnelle, prenne le dessus.
Ben, tu sais, je te dirais qu’il est différent dans mon univers, après avoir rencontré tellement de personnes qui ont des différentes visions du succès, je te dirais que pour moi, être ambitieuse, c’est pas une question de juste hustle. Ça, je pense que c’est pas sain, on va se le dire. C’est une forme d’ambition, mais c’est pas la seule façon d’être ambitieuse. Il y a une façon de balancer les choses, puis on peut vouloir et le succès et le temps.
Est-ce que tu penses que c’est plus difficile pour les entrepreneurs qui sont ambitieuses de trouver un ou une partenaire? C’est souvent plus difficile, ouais. C’est souvent plus difficile parce qu’on se met beaucoup de barrières à l’entrée. Justement, quand on a la rage, ou même la rage au sens je veux réussir, notre vie est souvent un petit peu conditionnée par cette volonté de reconnaissance aussi.
En fait, c’est très compliqué parce qu’il y a l’ambition saine et il y a l’ambition qui l’est moins. Ce que j’ai remarqué par rapport aux femmes que j’accompagne, aux cadres, aux entrepreneurs aussi, RE, entrepreneurs femmes, je dirais que ce qui revient beaucoup, c’est qu’on est tellement dans notre masculin au quotidien, dans notre business, qu’en fait, c’est devenu un mécanisme de protection qui continue de durer après le travail. C’est-à-dire que dans leur relation amoureuse, ces femmes-là vont souvent voir ça dans le prisme du « vu la gueule que j’ai, vu le discours que j’ai, vu la confiance en moi que j’ai, j’impressionne trop les hommes. »
Mais est-ce que ça fait encore peur aux hommes, selon toi, une femme avec du succès, de l’ambition, de l’argent? Alors, ça peut faire peur, mais souvent, moi, là où je mets plutôt du conscient, c’est que j’en dis, OK, imaginons, ça, c’est le point sur lequel, au final, tu n’as rien à te reprocher. Maintenant, si on veut travailler sur soi, qu’est-ce qu’on peut faire? Moi, ce que j’invite à voir, c’est, OK, quand tu dis que tu impressionnes trop les hommes, est-ce que tu ne te mets pas toi-même dans une posture où tu ne leur laisses pas leur place?
C’est-à-dire que ça parle, ça parle, ça parle. Qui est une place où l’homme peut aussi s’exprimer, où l’homme peut aussi lider. OK, être une femme en 2024, ce n’est pas facile du tout. Mais il y a aussi un homme qui a besoin de se positionner et de se trouver. Et si on prend la place de tout le lead, de toute la force, de toute la puissance, en fait, l’autre ne peut pas se positionner. Et ce n’est pas que tu l’impressionnes trop ou pas, en vérité. C’est simplement qu’il ne va pas se trouver et donc, il ne peut pas t’apporter la sécurité qu’il a envie d’apporter à une femme si tu ne lui donnes pas l’espace pour qu’il puisse le faire.
Et ça, là où tu peux, toi, travailler dessus, c’est dans ta manière de t’incarner, dans ton féminin, dans ta manière de savoir aussi recevoir. C’est quelque chose que je retrouve beaucoup chez les femmes entrepreneurs, cette incapacité à recevoir. On s’est tellement mis en tête qu’on donne, on donne, et du coup, on est remerciée pour ça. On est vue, on est reçue. Mais souvent, quand il s’agit de recevoir, de recevoir énormément, tu vois, d’ouvrir pleine porte sur son cœur, là, ça devient tout de suite plus délicat.
Quand les gens nous disent merci pour ce que tu fais, on va juste répondre « ah, de rien, c’est super, je suis hyper émue. » Mais est-ce qu’on le ressent vraiment au fond de soi? Il y a comme un pilote automatique qui se met en place. Et souvent, on déconnecte un peu du cœur malgré soi. On a l’impression d’être dans le cœur, mais au final, le cœur, les émotions, c’est quelque chose d’assez lent. Et souvent, on se protège de ça en tant que femme entrepreneur.
Et pour recevoir, il faut être vulnérable. En fait, il faut accepter d’ouvrir les portes de son cœur qui sont souvent bien blindées par toute la tristesse et tous les regrets qu’on a eus dans le passé. Et dans les relations amoureuses, c’est très visible parce que du coup, on n’accède pas à l’autre et on ne laisse pas l’autre accéder à nous. On va rester dans notre tête. Parfois même, en tant qu’entrepreneur, on va avoir ce que j’appelle une déformation professionnelle, c’est-à-dire que on va transformer l’homme en produit et pour avoir ce produit, il y a une forme de plan d’action à suivre.
C’est un jeu d’échec. Et en fait, c’est qui va péchoquer le premier. Et le truc, c’est que quand on est là-dedans, on a l’impression de maîtriser la partie. Mais en vérité, ce qu’on veut, au final, c’est l’amour d’une personne pour être en sécurité affective. On est aimé et on est touchante quand on s’exprime et quand on apparaît.
Waouh! Premièrement, c’est très beau. Puis j’aime beaucoup comment tu l’as expliqué avec des blessures du passé puis comment t’as amené le fait que l’entrepreneuriat l’est aussi. Mais vrai? Oui, tellement. Mais ça, c’est vraiment dans la recherche aussi, tu sais, pour les femmes qui sont déjà en couple puis qui sentent que leur partenaire n’est pas réceptif ou prête à supporter cette ambition-là. Dans quelle situation est-ce qu’on passe au prochain numéro ou est-ce qu’on décide de travailler sur la relation selon toi?
Alors, il y a plusieurs choses. je pense que dans tous les cas, la plupart du temps, quand c’est un problème de reconnaissance, la relation, elle peut être sauvée. Et reconnaissance, c’est le mot clé. Voilà. Quand l’autre ne nous supporte pas, c’est pas qu’il ne nous supporte pas le problème, c’est qu’il ne réalise pas, c’est qu’il ne nous reconnaît pas dans notre volonté d’accomplir quelque chose.
Parce qu’en soi, les mecs, la plupart, on leur dit, j’ai fait ça, j’ai fait ça, ils vont dire, waouh, super, cool, bon, on va manger. Donc, si tu veux, ils te donnent les mots, mais c’est juste qu’ils ne réalisent pas combien on travaille dur, combien on se donne à fond et combien on a besoin que les gens nous disent bravo, t’es incroyable. Et en fait, je pense que c’est chercher à se droguer de la mauvaise manière que d’attendre constamment la reconnaissance de notre chéri.
Je pense que la place de notre chéri, c’est comme en business, il faut la bonne personne à la bonne place. Et notre chéri n’est pas notre directeur opérationnel dans la plupart des cas. C’est-à-dire que sa place de chéri, c’est une forme d’encouragement, évidemment, j’entends et je comprends qu’on ait envie d’être reconnus et d’en discuter. Mais que l’autre ne réalise pas ce qu’on veut qu’il réalise, c’est là souvent où ça pose souci.
Je pense que déjà, il y a un travail sur soi personnel à faire, de pourquoi c’est si important pour moi que l’autre réalise ou que de manière générale les gens réalisent ce que je fais. Et c’est ensuite se réaliser qu’en fait, l’autre ne nous aimera jamais pour ça. On attend de l’autre qu’il nous aime aussi pour ça, mais notre chéri ne peut pas nous aimer pour notre ambition. Il peut nous admirer, mais il ne peut pas nous aimer pour notre ambition. Il va nous aimer pour qui on est dans notre vie intime, entre tous les deux.
Et je pense que si on veut être reconnu ou si on veut parler business tout le temps à quelqu’un, on peut avoir d’autres groupes d’amis ou de proches avec qui on peut dialoguer tout ça, comme des masterminds, des communautés. Mais je pense que quand on a la chance d’avoir une personne qui t’accueille dans tout ce que tu es, dans tes vulnérabilités, dans tes forces, qui t’aime avec tout ce que tu as d’insupportable chez toi et toi inversement, il ne faut pas chercher à s’en séparer juste pour ça.
J’allais dire, il y a quand même aussi, je pense que dans une relation où ton partenaire est vraiment contre. Genre, je trouve que vraiment, il est contre. Genre, tu sais, il dit « je trouve que tu travailles trop, c’est tout le temps des critiques. » Comment qu’on vit avec ça? Ça, c’est intéressant aussi parce que, alors ça dépend, si c’est une relation qui a deux semaines, next. Mais si on parle d’une relation solide, avec un mec avec qui il y a déjà une histoire, la question à se poser c’est toujours la même: de quoi tu peurs? De quoi est-ce que tu as peur? Parce que le pessimisme cache la peur, toujours. Quand une personne s’énerve ou quand une personne se dit « mais non, mais pourquoi tu fais ça? » En fait, elle parle d’elle.
Oui. J’allais te dire, c’était comme mon espèce de follow-up. Dans les derniers mois, moi, j’ai eu des grosses discussions sérieuses avec mon chum, notamment sur notre croissance individuelle et le fait que d’un commun accord, j’avais évolué beaucoup plus vite que lui sur le plan personnel, ma confiance en moi, la gestion de mes propres traumas, mes boundaries. Est-ce que c’est quelque chose que tu vois souvent dans les couples avec des femmes justement entrepreneurs où un des partenaires avance plus vite que l’autre puis là, il y a un fossé qui se creuse avec le temps?
Oui, tellement. Il y a tellement, malheureusement, de couples aussi où, en fait, on n’en parle pas parce qu’on a peur, justement, de nommer l’éléphant dans la pièce ou parfois même, on n’a même pas idée que l’éléphant est là et du coup, les choses se meurent juste petit à petit. Et c’est là où il faut faire attention au réel, à la manière dont notre réalité change.
Parce que la plupart des hommes, au départ, ne vont pas oser en parler. C’est extrêmement dévirilisant, c’est extrêmement émasculant pour les hommes aux yeux des hommes de parler de leur faiblesse. Et du coup, si en plus de ça, on leur rajoute des faiblesses et des peurs, t’imagines? C’est très délicat pour eux.
Ouais, c’est toute une recette. Donc, c’est pour ça que c’est important de relaisser aussi ces places-là, de continuer à lui exprimer qu’il a sa place dans l’énergie masculine du couple. Il a sa place. Justement, comment est-ce qu’on fait pour s’assurer d’être avec un partenaire qui continue d’évoluer à peu près à notre rythme?
Alors, je vais donner une réponse générale. Qu’est-ce que ça dit de toi, en fait, si toi, justement, tu avances et que tu dis, mon mec, il a pas fait son travail sur lui-même. Pourquoi c’est si important et pourquoi ça a encore autant d’importance pour toi si tu l’aimes déjà comme il est? Je pense que quand on aime quelqu’un, le projet, c’est qu’on évolue ensemble. Mais c’est pas un investissement sur l’avenir de se mettre avec quelqu’un. On le prend comme il est et ensuite, on voit comment la vie va se passer.
Et il y a des couples qui sont faits pour durer de telle à telle période et ensuite, qui sont amenés à se séparer pour construire autre chose. Ça ne veut pas dire que c’est la fin de soi. Il y a des gens qui disent « si j’arrête, c’est comme si j’étais passée à côté de 8 ans, 10 ans, 20 ans de ma vie et que ça n’avait servi à rien. » Alors qu’au contraire, c’est grâce à cette relation déjà, en grande partie, qu’on est qui on est.
Le plus dur, souvent dans la séparation, c’est le fait de se dire je vais être toute seule et je ne vais plus être aimée. Alors qu’évidemment, ce n’est pas le cas. Il y a des ruptures avec beaucoup d’amour. On n’est pas obligé d’en arriver là, mais parfois, c’est nécessaire.
Excuse-moi, je ris parce que quand tu as parlé de genre, peut-être que le travail ne fonctionne pas, ma première pensée, c’est après combien de temps est-ce qu’on doit avec les gens, c’est quoi le deadline? La plupart des femmes qui performent énormément en affaires sont extrêmement dans leur énergie masculin, on l’a dit, parce que dans le faire, dans l’action, dans le provide. Tu le savais, moi j’étais Brandon. J’imagine bien. J’étais Brandon. Écoute, mais c’est seulement dans l’idée de provide puis de sécuriser elle-même aussi au final.
Puis je pense qu’il n’y a rien de mal là-dedans. Après tout, entreprendre, c’est un verbe d’action. Mais la situation se corse quand cette même femme aimerait justement laisser cette énergie-là masculine à the door, mais que ce n’est pas possible. Et une des raisons pourquoi, je pense, je suis beaucoup dans mon masculin à la maison encore puis que c’est un processus de laisser aller, c’est beaucoup parce que j’ai besoin d’un partenaire qui l’ait plus que moi, qui aide, qui protège, parce que je me suis fait puis l’idée de seulement vouloir ça, je me juge, moi-même, parce que je me suis fait dire toute ma vie d’être indépendante, d’être forte, de ne pas dépendre de personne, surtout pas d’un homme. Le contraire, it feels weak.
Est-ce qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs qui sont en fait dans leur masculin à la maison en étant tout simplement dans le rejet de leur féminin? Oui, tellement. Je pense même que c’est le principal axe de travail avec lequel je bosse, avec les femmes entrepreneurs qui veulent trouver l’amour ou qui veulent le garder. C’est, OK, comment je remets mon féminin?
Comme tu l’as dit, être triste, être sensible, c’est un élan de faiblesse et la faiblesse, on la massacre. Et en fait, je pense que cette déformation, elle vient du fait qu’on a fait semblant pendant trop longtemps d’être seulement des femmes fortes. Et en fait, je pense très honnêtement que être faible, c’est attirant. C’est beau et c’est aimable. Je pense que quand on est dans notre force, dans notre puissance masculine, on est vachement admiré. Mais on est aimé et on est touchante quand on s’exprime et quand on apparaît.
Moi, souvent, mes clientes me disent « mais regarde, je suis comme sage, on m’aime, les mecs m’aiment pas » et elles pleurent. Je leur dis, mais est-ce que t’as pas l’impression que là, on t’aime? Et je dis aux autres filles, vous avez pas l’impression que là, on commence à l’aimer, cette fille, qui nous montrait que ça force jusqu’à présent?
T’as peut-être même toi des souvenirs, des moments où quand une personne se met à craquer, c’est là que votre relation se solidifie. Parce qu’en fait, l’autre nous fait la déclaration d’amour de se montrer vulnérable devant nous. Il y a une confiance qui s’établit tout de suite, genre, wow, ok, tu me fais assez confiance que tu fais ça devant moi.
Et c’est là où toute la magie, justement, du couple, où l’autre peut reprendre son masculin, nous, on est dans notre féminin, et d’un coup, il y a cette symbiose qui se crée dans le couple à cet instant-là. Ça veut pas dire qu’on doit être tout le temps dans notre féminin et l’autre tout le temps dans notre masculin, parfois ça s’inverse. Mais quand on a besoin d’être dans notre féminin, naturellement, l’autre va avoir les mots pour nous rassurer aussi, pour nous câliner.
Il y a aussi beaucoup de jugements sur l’idée de faire moins. Puis pour moi, ça s’est traduit par un sentiment de paresse. Genre, j’ai l’impression que je suis paresseuse et pourtant, c’est juste comme dans le recevoir. Je fais rien, je suis pas dans l’action, je reçois, puis je suis comme… D’où est-ce que ça vient?
Je pense que ça vient de cette surenchère, en fait, du « il faut que je fasse pour être aimée. » L’amour conditionnel. Je fais, je fais, je fais, et en fait, quand je fais rien, je sais plus quoi faire et donc je m’ennuie parce que j’ai l’impression que je suis pas légitime à exister. L’action nous permet dans le réel de nous sentir légitimes. Et dans beaucoup de cas, on se sent illégitime à vivre, à exister pour qui on est. Et donc on va se transformer, on va montrer autre chose de soi et gommer complètement cette sensibilité.
Moi, je me rappelle qu’il y a une période de ma vie où j’avais ma boîte, j’étais étudiante, je faisais du babysitting, je travaillais à côté dans du montage aussi. Bref, j’avais genre 5 jobs. Et genre, je ne m’arrêtais pas. Et un jour, j’ai ma mère qui est venue et qui m’a dit « mais Brenda, arrête, il faut que tu te reposes » et je lui dis « non. Si je me repose, je ne sais pas quoi faire et quand je m’ennuie, c’est horrible parce que je me sens toute seule. »
Alors que déjà, l’amour de soi se trouve aussi beaucoup dans la joie de l’ennui. C’est-à-dire que quand tu ne fais rien, tu es bien avec toi-même. Quand tu t’emmerdes, tu n’es pas en conflit.
Comment est-ce qu’on fait pour instaurer des changements de dynamique dans son couple pour que les deux partenaires se sentent respectés, se sentent supportés, puis qu’ils sentent aussi qu’ils sont tout le temps à peu près dans la bonne énergie? Alors, il y a plusieurs manières de faire. Soit on en parle et on improvise un peu chaque semaine, soit ce qui peut être aussi un sujet, et moi je suis plus pour ça quand on est dans une dynamique entrepreneuriale, c’est de se faire des plages en fait. Des plages où on sait qu’à ce moment-là, l’un et l’autre est dédié à la relation.
Alors, c’est du conscient, c’est pas quelque chose qui peut durer toute sa vie en général, mais en tout cas, ça peut aider à instaurer une dynamique parce que sinon, si on le fait pas, on peut constamment attendre de l’autre d’être présent pour nous. Et ça, parfois l’autre, il a pas envie ou il fait autre chose ou il est dans une dynamique d’être tout seul. Alors que quand on se dit, ok, par exemple, le dimanche soir, c’est notre soirée, on invite personne, on se fait un resto tous les deux, le jeudi après-midi, on se fait une sortie quelque part, et une fois par mois, on se fait un week-end, et que ces plages-là sont déjà définies, ça peut nous faire du bien parce qu’on sait qu’à ce moment-là, on est dédié au couple.
Est-ce que tu vois ça plus comme des date night où c’est vraiment des moments où on décortique, on communique? Ouais, ça peut être les deux. En vrai. je pense pas qu’il faille trop de… Ça dépend du couple, mais je pense qu’il faut pas chercher des problèmes là où il n’y en a pas. Si ça se passe bien, n’allons pas décortiquer pourquoi ça pourrait mal se passer. Mais par exemple, dans le cas où tu es dans une relation avec quelqu’un et que, bon, voilà, c’est pas fluide complètement, on peut très bien se faire un date, tous les deux, se faire quelque chose pour nous faire du bien. Et pendant le date ou après le date, quand on rentre et qu’on est enfin en confiance, qu’on retrouve de l’amour et de la confiance en l’autre, parler de ça. En sécurité.
Tandis que si on arrive avec nos gros sabots dès le départ et qu’on se dit, bon, ce soir, on va pas manger japonais, on va pas se faire pizza, on va juste parler de nos problèmes, ça donne pas envie. Ça crée un setup de confiance, de bonheur à la limite, puis on améliore dans l’esprit de, tu sais, d’optimiser, de mettre en place un plan. Et surtout, c’est se rappeler parce que c’est quelque chose que les gens oublient beaucoup dans le couple: souvent, on a envie tous les deux que ça marche.
Écoute, j’ai le temps pour une dernière question. Allez, vas-y. S’il y avait trois choses, trois concepts non négociables pour que les femmes qui ne veulent absolument pas mettre sur pause leur ambition soient dans une relation qui est saine et qui ajoute du plus à leur vie, ça serait quoi ces trois concepts non négociables-là?
Alors, la première, c’est de prioriser finalement ce qui est le plus important, l’ambition ou le couple. Parce que si c’est l’ambition et que le couple le passe après, on ne peut pas avoir des attentes aussi importantes que pour son ambition. Donc, qu’est-ce qui est le plus important? Ma réussite, mon ambition ou mon couple, ma vie de famille? C’est OK. Ensuite, si c’est le couple, par exemple, ça ne veut pas dire qu’on doit broyer l’ambition, mais ça veut dire qu’il y a des temps qu’il faut se donner, qui sont nécessaires pour cultiver le couple.
Donc, trouver sa bonne routine, sa bonne communication, son travail, sa discussion, son dialogue avec son partenaire, comment est-ce qu’on fait pour que notre couple continue de vivre dans le quotidien? Et enfin, troisième point, je dirais qu’il y a l’ambition, mais de ne pas attendre que son mec soit son directeur opérationnel. La bonne personne à la bonne place. Dans la business, ta graphiste n’est pas community manager. Dans le love, ton mec n’est pas ton bras droit, ton mec n’est pas ton associé. Et donc, tu le mets à sa place de mec, et tu n’attends pas de lui qu’il ait les réactions d’un directeur opérationnel.
Smart as fuck, on aime ça! J’espère que toutes les femmes très ambitieuses, parce qu’on aime ça avoir l’ambition, on aime ça faire des grandes choses, en tant que, de façon très égocentrique, on aime ça être reconnue et vue pour ça. D’ailleurs, en fait, savais-tu qu’ils ont rajouté un sixième love language en 2023? Allez, vas-y, on va voir si on aime. Écoute, on s’entend, les love language ne sont pas, c’est un livre, ce n’est pas backé par des tonnes d’études. Mais il y a beaucoup de personnes qui sont retrouvées là-dedans. Les cinq langages de l’amour de Gary Chapman. Et le sixième, finalement, « feeling known », dans le sens où se sentir connu, se sentir que les gens autour de nous nous connaissent dans tous les petits détails, qu’ils vont anticiper des trucs parce qu’ils savent que toi, tu aimes ça avoir une raison vraiment obscure.
Moi, moi, je me reconnais beaucoup là-dedans. Oui. En fait, c’est pour moi la première chose. Parce qu’on me dit tout le temps, qu’est-ce qu’une femme recherche avant tout dans une relation? Et je dis toujours la même chose. La première chose qu’on recherche, c’est se sentir comprise par quelqu’un. C’est que quelqu’un ressente qui on est. Et c’est très dur parce que parfois, on fuit aussi tellement on veut qu’ils prennent tout. Mais en tout cas, c’est ça. Je trouve ça tellement beau d’avoir quelqu’un qui nous donne le sentiment d’exister. En fait, on est différente et cette personne a reconnu notre différence par rapport aux autres êtres humains sur Terre.
Ouh! I love it! C’est bon! J’espère que ça donne de l’espoir aussi à toutes nos personnes qui écoutent. Il y a moyen d’être ambitieuse, il y a moyen de vouloir faire, de vouloir littéralement changer le monde et d’avoir quelqu’un qui est là. Il y a moyen de mettre en place des processus, des channels de communication pour être capable de grandir ensemble. Puis aussi que c’est correct de laisser ton masculin à deux doigts quand tu as fini la journée.
Brenda, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet? Ben écoute, merci encore Geneviève pour tout ça. Trop cool! Alors, vous pouvez me retrouver sur Instagram. D’ailleurs, n’hésitez pas à m’envoyer un petit MP une fois que vous aurez vu l’interview pour me donner vos retours parce que c’est trop cool, j’adore les lire. Donc, vous pouvez me retrouver sur Instagram, sur Brenda Boukris, et également sur YouTube puisque je fais beaucoup de vidéos, de réflexions, de conseils, de partage. Et sur mon podcast qui s’appelle C’est pour une copine qui sont pour la plupart les vidéos YouTube que j’ai faites qui sont à présent en podcast. Et pour les vaillantes françaises, vous avez mon livre également qui est sorti aux éditions Le Duc parce qu’il n’est pas encore disponible au Canada. Qui s’appelle « Pourquoi les hommes préfèrent-ils ta meilleure amie? » Donc, un titre très fun.
Écoute, je vous invite tous à aller voir Brenda. Toi qui écoutes, si tu veux revisiter du contenu partagé durant l’entrevue ou cliquer sur un lien qu’on vient tout juste de mentionner, tu vas retrouver tout ça dans les show notes de l’épisode au genevievegauvin.com/effrontee-61. Puis si tu as aimé l’entrevue, bien partage ça dans tes stories sur Instagram, tague mon compte @_genevievegauvin et celui de Brenda comme elle vient tout juste de mentionner @brendaboukris, pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens dans notre discussion.
Moi aussi, je veux des messages privés, s’il vous plaît. J’ai hâte de savoir qu’est-ce que tu en as pensé. Brenda, un énorme merci d’être passée sur Effrontée pour venir discuter de ce sujet spicy croustillant. Toujours. Puis guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye là!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis. » Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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