Effrontée

Fondatrice de startup tech dans un monde au masculin: Marilou Éthier

16/05/2023

Être fondatrice de startup tech quand tu es une femme, ça veut dire quoi concrètement? Marilou Éthier, créatrice de contenu, animatrice télé et fondatrice de la plateforme d’éducation sexuelle Olie, répond à cette question sans détour. Dans cet épisode, on plonge dans sa réalité: les crypto boys, les incubateurs ultra-masculins, l’assumation de son titre d’influenceuse, et sa vision décomplexée du travail qui refuse le hustle.

Fondatrice de startup avec un horaire anti-hustle: c’est possible?

Dans un univers où les fondateurs de startup se vantent de travailler 100 heures par semaine, Marilou prend une position radicalement différente.

> « Moi, là, j’ai l’ambition de bâtir une start-up qui va avoir beaucoup de succès en dépassant, en dépassant jamais les 40 heures par semaine. »

Et elle ne fait pas semblant. Au moment de l’enregistrement, elle travaille environ 5 heures par jour, jamais le matin, et prend du temps pour elle quand elle ne file pas. Ce qui la distingue, c’est sa capacité à déléguer sans être control freak.

> « Je pense qu’une de mes forces, c’est de déléguer. C’est super important. Je suis pas une control freak. J’ai pas besoin de tout savoir ce qui se passe non-stop. J’ai mes sexuels qui travaillent, j’ai mon développeur qui travaille, le projet avance, moi, j’ai pas besoin d’être là. »

Ce n’est pas de la naïveté, c’est de la rigueur. Elle comprend que la clé du succès d’une entreprise, c’est de bâtir un système qui tourne sans toi, pas de t’y enterrer dedans. Ce qui finance le tout en attendant que la startup soit rentable? Ses revenus d’influenceuse, construits sur 8 ans de constance sur les médias sociaux.

La réalité de fondatrice de startup tech dans un milieu à 90% masculin

Marilou est directe là-dessus: le milieu des startups tech, c’est « à 90%, sinon plus, des hommes, beaucoup d’hommes blancs. »

Et ce n’est pas qu’une question de représentation. C’est une culture entière qui s’est bâtie autour d’un certain type de personnalité.

> « C’est vraiment une culture où on est orienté vers, bon, combien de buzzwords que tu es capable de dire à la minute. Tu veux réussir, tu veux devenir millionnaire. Puis je trouve ça lourd parce que moi, c’est pas du tout la façon dont je veux vivre ma vie. »

Elle a aussi observé un pattern dans les candidatures d’autres femmes aux incubateurs: elles minimisent leurs projections financières. Elles veulent être honnêtes, ne pas « gonfler » pour rien. Mais les hommes, eux, projettent à 5 ans avec des chiffres de millions sans hésiter. Marilou coachait justement une femme qui sous-estimait ses projections par peur de paraître menteuse.

> « Tous les autres fondateurs qui sont avec toi dans ce compétition-là vont le faire. S’ils peuvent pas gonfler leur projection financière du mois prochain, ils vont le mettre sur 5 ans juste pour dire un gros chiffre. »

La solution, selon elle: des outils et des accompagnements qui « fit mieux avec la personnalité d’une femme. » Un incubateur tech pensé pour les entrepreneures. Elle est encore « bébé tech, » mais elle espère devenir l’exemple qui inspire d’autres femmes à y entrer.

Son idole dans l’industrie? Whitney Wolfe Herd, fondatrice de Bumble, qui a quitté Tinder sans un sou et bâti un concurrent direct, en mettant la femme de l’avant. La plus jeune femme à amener sa compagnie en bourse. Une histoire qui prouve que le modèle ultra-hustle n’est pas l’unique chemin.

Assumer le titre d’influenceuse: la fondatrice de startup qui ne s’excuse pas

Marilou est influenceuse depuis 8 ans. Elle l’assume pleinement, et elle défend ce titre avec une logique implacable.

Quand des gens glissent vers « créatrice de contenu » pour éviter la connotation négative, elle comprend mais n’en est pas.

> « Je pense que c’est normal de vouloir essayer d’éviter un titre qui n’est pas très bien perçu. Donc, je vois beaucoup de gens qui s’en vont vers le créateur de contenu. Mais on devrait quand même être fière de ce qu’on fait. »

Sa critique du narratif ambiant est précise: on essaie de séparer le côté marketing de l’influenceur, comme si se faire payer était une trahison de la valeur du contenu. Mais si 100 000 personnes te suivent, c’est pour une raison. Et les compagnies qui veulent s’associer à toi, elles le font parce que cette communauté-là a de la valeur.

Ce qui a permis à Marilou de jongler entre créatrice de contenu, animatrice télé, podcaster et fondatrice de startup sans s’effondrer? Avoir investi tôt dans ses médias sociaux. Aujourd’hui, son compte Instagram génère des revenus qui financent sa vie et sa startup pendant qu’elle bâtit Olie. C’est son « roule en background » pendant qu’elle met du temps dans un projet qui ne la paie pas encore.

Bâtir la startup Olie: financement, lancement et modèle d’affaires

Olie est une plateforme d’éducation à la sexualité pour les parents et intervenants qui accompagnent les 3-12 ans. Le principe: aider les parents à parler de sexe avec leurs enfants, à quel âge, comment réagir, comment ouvrir la conversation.

Pour financer le développement de l’application, Marilou a fait appel à La Ruche, la plateforme de sociofinancement québécoise. Résultat: 50 000 $ récoltés, avec le fonds doublé par Desjardins si l’objectif était atteint. Et elle a développé l’application en no-code pour réduire drastiquement les coûts.

> « J’ai développé mon application sans code, donc ça me coûte drastiquement moins cher. »

Pour le modèle d’affaires, elle choisit le freemium: version gratuite avec du contenu accessible, et version payante qui est une recommandation personnalisée basée sur le profil de l’enfant (âge, genre, particularités, religion, stade de développement). Un algorithme qui envoie des notifications personnalisées au parent: « Hey, Alexandre a 5 ans aujourd’hui, voici une conversation que tu pourrais avoir. »

Elle pense aussi aux licences scolaires, aux packages d’assurance employeurs, aux partenariats avec des professionnels de la santé. Diversifier les sources de revenus, ne jamais dépendre d’un seul modèle.

> « Si tu es pogné avec juste un modèle d’affaires puis tu n’es même pas prêt à pivoter puis à aller explorer autre chose, tu augmentes tes chances de failure. »

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment entrer dans un incubateur quand on est une femme en tech?

Comprendre les codes du milieu avant d’y entrer fait une vraie différence. Marilou a travaillé dans un incubateur avant de se lancer, ce qui lui a permis de comprendre le vocabulaire, les critères, ce qu’on cherche. Se projeter avec confiance, parler de son projet comme si c’était « the next best thing, » ne pas minimiser ses projections pour paraître honnête. Et, si possible, trouver un accompagnement qui correspond mieux au style entrepreneurial féminin.

Est-ce que le titre d’influenceuse nuit à la crédibilité d’une fondatrice de startup?

Pour Marilou, c’est l’inverse: son audience Instagram finance sa startup pendant qu’elle bâtit. La crédibilité que lui donne son contenu, ses années de constance, sa communauté engagée, c’est exactement ce qui lui permet de lever des fonds, d’avoir des relations publiques, de faire du bruit au lancement. Un compte Instagram solide, c’est un actif d’affaires, pas une distraction.

Comment équilibrer plusieurs projets sans se brûler?

La réponse de Marilou tient en un mot: passion. Tout ce qu’elle fait est connecté à ses intérêts profonds. Le podcast avec sa meilleure amie, la télé, la startup. Rien ne « file » comme du vrai travail. Mais la condition pour que ça fonctionne, c’est de déléguer et de ne pas avoir besoin de tout contrôler. Sans cette capacité-là, les 5 projets deviennent 500 heures par semaine.

Mes prochaines étapes

Rejoins la communauté VIP par courriel le Speakeasy pour du contenu uncensored chaque mardi matin: genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour aller plus loin sur la réalité de l’entrepreneuriat féminin et de la présence en ligne, écoute l’épisode 16 avec Safia Gourari sur conjuguer timidité et un podcast à 1 million de téléchargements, l’épisode 49 sur parentalité, couple et entrepreneuriat sans rien sacrifier, et l’épisode 72 sur les 10 difficultés des médias sociaux dont on ne parle pas assez.

Un peu plus sur Marilou Ethier

Marilou Ethier est créatrice de contenu, animatrice télé et entrepreneur. C’est à la croisée de ses passions pour les startups innovantes et la sexualité sans tabous qu’elle a lancé son entreprise Olie, une plateforme d’éducation à la sexualité.

Show notes

Format: Entrevue avec Marilou Éthier Durée: 53 min

Sujets abordés:

  • La réalité de fondatrice de startup tech dans un milieu à 90% masculin
  • Hustle culture vs. horaire minimaliste: comment concilier ambition et équilibre
  • Assumer le titre d’influenceuse et le lien entre médias sociaux et financement de startup
  • La campagne de sociofinancement sur La Ruche (50 000 $)
  • Le développement no-code de l’application Olie et le modèle freemium
  • L’importance de diversifier les sources de revenus d’une startup
  • Le podcast Femmes à Marier et l’évolution personnelle par le contenu
  • Devenir animatrice d’une série télé (Sexe+Techno, Unis.TV): comment ça arrive et c’est quoi le vrai impact?
  • La représentation féminine en tech et comment on inspire la prochaine génération

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 22. Aujourd’hui, on parle d’être fondatrice de Startup Tech dans un monde au masculin avec Marilou Ethier. Écoute, si tu la connais pas déjà pour son podcast Femme à marier, sa business d’influenceuse, sa présence comme animatrice sur UNITV, laisse-moi te la présenter. Marilou Ethier est créatrice de contenu animatrice télé et entrepreneur. C’est à la croisée de ses passions pour les startups innovantes et la sexualité sans tabou qu’elle a lancé son entreprise Oli, une plateforme d’éducation à la sexualité. Un épisode où on démonte le hustle dans un milieu qui peut être assez hostile pour les femmes et on parle d’un parcours avec plusieurs titres, plusieurs chapeaux avec lesquels elle jongle avec brio.

Donc, sans plus attendre, je te laisse écouter ça. Put your hands together. Let’s make some noise! C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place.

C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions aussi. Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables qui fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand.

Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils qu’une stratégie pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspire à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves.

Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100 % effrontée. Je suis présentement avec Marilou Ethier. Marilou, comment ça va? Ça va trop bien. Je suis vraiment contente de te parler. Pareillement. Écoute, c’est rare que j’ai des discussions avec des gens qui sont plus en orbite autour de mon univers d’infoprenariat, de business en ligne où on vend de l’éducation. Quoique, t’es pas loin non plus, mais on a différentes façons de faire.

Je suis contente qu’on jase ensemble aujourd’hui de différents modèles d’affaires, de différents défis aussi d’être une femme en affaires, dans une niche que je suis moins familière. Déjà, merci d’avoir accepté l’invitation. Merci à toi de m’inviter. On a définitivement des atomes crochus. Je pense que ça va être intéressant. D’ailleurs, mon invitation qui est venue suite à ton kind of pitch en novembre 2022, où tu m’as contactée pour être sur mon podcast Les vraies affaires, ne sachant pas que le show était terminé, parce que t’étais pas en jeu là. Mais non, je suis en retard. 200 épisodes.

Quand je commence un peu de piastres, c’est première épisode, tu veux avoir le contexte. Je comprends ça, et c’est pour ça qu’Effrontée, pour moi, c’était tellement important pour le niveau show de vraiment bien travailler les premiers épisodes, parce que je suis comme toi aussi. Je veux avoir l’évolution, l’historique. Tu manques des bouts, sinon. Absolument. Finalement, ça va venir pareil. Oui, effectivement.

Mais bref, après quelques messages échangés avec toi, j’ai voulu en savoir plus justement parce que, honnêtement, la liste de tes titres aussi commence à être pas mal longue. Créatrice de contenu, podcasters, animatrice télé, entrepreneur, fondatrice de startups techno. Y a-tu des titres que t’as pas ou que tu veux pas? Honnêtement, pas que je veux pas. Ça, c’est mon problème dans la vie. Je veux trop faire de choses. C’est toi. Je bâtis une startup en ce moment. J’ai trois, quatre autres idées dans le fond de ma tête. Puis je suis comme, je peux pas tout faire en même temps.

Comment tu fais pour choisir? C’est sur quoi tu travailles maintenant? Honnêtement, une chose à la fois. On y va en ordre d’idée. Mais tu sais, en ce moment, mon projet, il me prend tellement de temps. Je sais que c’est pour the long run. Fait qu’au moins quelques années. Puis le reste, j’essaie de convaincre mon conjoint d’apprendre à coder comme ça, il peut faire toutes mes autres applications dans le background. Ça va te coûter moins cher. Oui, c’est ça. C’est fantastique.

Mais plus sérieusement, il y a vraiment une ligne directrice entre tous tes projets. Mais comment tu fais pour jongler entre chaque? Comment changer de chapeau entre chaque? Puis aussi prendre soin de toi? Parce qu’il y a toi comme l’humain aussi derrière. Fait que, comment tu fais pour jongler avec tous ces titres-là? Hé, honnêtement, ça se fait quand même naturellement. Je pense que je suis chanceuse parce que tout ce que je fais dans la vie est relié à mes simples passions. Puis moi, je me suis toujours dit, j’étais toute jeune, puis j’avais vu comme, ah, si tu veux être heureuse dans la vie, arrange-toi pour jamais avoir l’impression de travailler. Right. Aime ce que tu fais dans la vie, t’auras jamais l’impression de travailler.

Quelque chose comme ça. Ça a vraiment stiqué avec moi. Fait que, tu sais, pour moi, jongler, aller record du podcast, avec ma meilleure amie, puis travailler avec des business que j’aime sur mon Instagram. Puis après ça, je pars en tournage pour la télé. Puis après ça, mon entreprise qui m’obsède 24-7. Il n’y a rien là-dedans qui file comme étant du vrai travail. J’ai juste du pomme. Right. Puis j’aime ça être stimulée. Fait que ça se fait naturellement.

Puis je pense que d’avoir investi dans mes médias sociaux tôt, ça me permet de pouvoir, de pas travailler, oui, mais sur peu d’heures pour beaucoup de résultats, si ça fait du sens. Qu’est-ce que t’as fait spécifiquement sur tes médias sociaux pour te permettre d’avoir cette espèce de résultat exponentiel-là? Ouais, bien, moi, ça fait huit ans que je suis sur les médias sociaux. J’ai commencé Youtubers. Marie-Lou, putain, je partageais mon quotidien que j’offre garde aujourd’hui. Puis je me dis, mon Dieu, qui trouvait ça intéressant? Si tu gringes pas ton premier contenu, c’est parce que t’as commencé trop tard. So that’s good.

Ah oui, c’est bon, j’aime ça. Mais c’est ça, honnêtement, je pense que c’est juste la constance. Puis c’est juste d’y aller, puis de prendre mes chances. Fait que tu sais, j’ai parti progressivement une communauté autour de moi, de ma personnalité, de ce qui m’habite, de ce qui me passionne. Puis même si ça évolue au fil du temps, les gens sont encore au rendez-vous, puis ça, ça permet que j’ai parti une communauté et donc je peux la monétiser aujourd’hui. Je peux avoir des opportunités qui sont payantes pour moins d’heures de travail. Puis là, ça, ça roule dans le background.

Puis moi, je peux me concentrer sur ma business qui ne me paye pas, on s’entend. Je mets énormément d’heures dans ma startup en espérant que ça paye un jour. Mais les médias sociaux, c’est ça qui me garde. C’est ça qui finance la startup. C’est ça qui finance mon mode de vie, mettons, minimum. Il y a bien d’autres choses qui financent la startup, mais moi qui vis et mon loyer, ça, c’est financé par les médias sociaux. Fait qu’on rajoute aussi influenceuse. Je suis influenceuse, 100%. Oui, oui. Puis moi, je l’assume. J’assume ce titre-là. Je l’aime beaucoup.

Fait que oui, influenceuse. Oui. J’aime que tu parles de ça. Est-ce que, selon toi, il y a trop de personnes qui ne l’assument pas assez? C’est quoi le bad rap? Bien, tu sais, la mauvaise réputation, je pense que c’est un mélange de gens qui ne représentent pas bien le métier. Mais ça, c’est dans n’importe quel métier. On a eu des histoires d’ingénieurs qui ne savent pas super bien. Oui! Oui, c’est ça. Mais tu sais, il n’y a pas personne qui hate sur le métier des ingénieurs parce qu’il y a un ingénieur qui est fuck up. Bref, ça, c’est d’une part. Et de l’autre, je pense que c’est juste qu’il y a beaucoup de gens qui ne le comprennent pas.

C’est un nouveau métier qui n’ont pas évolué. Tu sais, c’est peut-être une génération un peu plus vieille qui n’a pas grandi avec les médias sociaux. Et il y a une part de jalousie. 100%. Fait que tout ce beau mélange-là fait que ça fait peut-être une mauvaise réputation, mais ce n’est pas que les influenceurs, on ne l’assume pas. C’est juste que c’est normal de vouloir essayer d’éviter un titre qui n’est pas très bien perçu. Donc, je vois beaucoup de gens qui s’en vont vers le créateur de contenu, ce qui est correct. Oui, on crée du contenu, mais je ne pense pas que ça devrait nous enlever. On devrait quand même être fière de ce qu’on fait.

Même si ce n’est pas un terme qu’on aime particulièrement, on n’est pas obligé de le changer. On peut juste l’assumer et en être fière. Puis tu sais, à la base, c’est sûr que… Moi, je suis quelqu’un très positif dans la vie puis j’assume que tout le monde a des bonnes intentions. Puis tu sais, tu en as comme trois, quatre de pommes pourries, mais genre les autres ont des bonnes intentions d’influencer les gens avec des bons messages.

Tu sais, puis dans mon… J’ai fait un rebranding en 2022, tu sais, puis je parlais avec ma designer et tout, puis on était comme… Puis je disais, je pense que je veux comme être un influencer business, mais better, tu sais. Puis je me disais, j’avais la même réflexion. Je disais comme, non, moi, je ne suis pas une influencer, mais je veux influencer. Je veux amener les gens à penser, à repenser leur entreprise pour justement travailler moins, générer plus.

Tu sais, amener certains messages, pousser des messages. Puis c’est pas mal ça d’être influenceur à la base. Tu sais, je voyais l’entrevue avec… L’entrevue avec Richard Martineau et Zozo Duval sur les influenceurs. Puis je suis take off. Mais ça me s’est creux comme point. En tout cas, bref. Ça, pour dire… Oui, non, je suis vraiment d’accord, mais tu vois, moi, j’en ai parlé beaucoup de cette entrevue-là qui a été médiatisée. Oui. Puis moi, je comprends.

Puis oui, il y a des influenceurs qui partagent. Puis Zozo, il a super bien répondu, qui partagent des messages importants, qui parlent de santé mentale, etc. Mais si ton contenu, il est juste esthétique puis que les gens qui le suivent, ils te suivent pour ça, c’est tellement correct. On dirait qu’on essaie de séparer le côté marketing de l’influenceur, de dire, bien non, non, non, non, on s’éloigne le plus possible. On fait tellement du bon contenu, peu. Une fois de temps en temps, on se fait payer, mais on fait tellement du contenu, peu. Au pire, c’est une bonne stratégie marketing. Au pire, tu as bâti une communauté pendant des années.

S’il y a 100 000 personnes qui te suivent, c’est bien pour une raison. Puis même si ce n’est pas la raison qui te rend fantastique, bien c’est bien correct. Les gens sont mobilisés autour de toi. Puis à partir de là, les compagnies veulent s’associer, veulent travailler avec toi. Puis moi, je peux faire mille fois me faire recommander un produit par quelqu’un que je connais, quelqu’un que je suis, quelqu’un que je sais que son style de vie me ressemble, puis de voir une pub à télé. Je suis bien d’accord. C’est une pub qui peut être faite pour toi, tandis que là, tu prends, tu as le choix de suivre cette personne-là. Puis la valeur que quelqu’un amène n’est pas limitée à t’es-tu mère Thérésa ou pas.

Est-ce que tu endoses des causes? Dans le sens où tu peux, littéralement, la seule valeur que tu peux amener, c’est faire rire le monde. Puis tu rajoutes du bonheur dans la vie des gens. Ça ne fait pas en sorte que ce n’est pas du bon contenu. Ben oui. Je pense que ça, ça fait partie de tous les trucs qui font que je dérange. Parce que moi, je suis comme, non, non, influenceur, let’s go, marketing, c’est correct. Mais c’est un peu du style de faire comprendre les gens. Tranquillement. Tranquillement, ça va rendre.

Écoute, durant notre premier échange, tu m’as parlé de ta réalité de femme fondatrice de startups techno entourées de, et je cite, « D’hommes passionnés de crypto qui ont Elon Musk comme idole et qui se définissent seulement par l’argent, c’est extrêmement difficile comme milieu pour une femme. » C’est bon. Je t’ai oublié, j’avais dit ça. Ben, ben, c’est vrai. Peux-tu me parler un peu de cette réalité-là puis de comment tu peux garder la motivation de continuer?

Je trouve ça tellement drôle que j’écris ça comme ça, mais honnêtement, c’est ça que c’est. C’est un peu généralisé. C’est généralisé, on s’entend. On pointe personne du doigt, mais… Non, il y a plein de monde qui va écouter ça, ils vont dire, « Ah, je me reconnais un peu. » Avec Alice. Non, mais oui, honnêtement, c’est difficile puis c’est très… C’est un environnement qui est particulier puis on entend souvent le terme « startup. » C’est une startup, ça peut être une entreprise qui démarre puis qui peut être une PME au final, qui peut ne pas avoir de composantes technologiques ou innovantes.

Ce qui est, les composantes qui sont vraies, comme qui sont de base dans mon milieu, fait que si tu veux être dans un incubateur, par exemple, des organismes qui aident à démarrer ton entreprise, il faut que ton entreprise soit technologique, innovante. Ça, c’est les composantes qu’on recherche beaucoup. Mais nous, les femmes, puis tu sais, encore là, c’est une généralisation, mais on n’a pas un penchant naturel vers la technologie en général, juste parce que, bien, on n’est pas élevés autour des jeux vidéo, on n’est pas élevés autour de problèmes mathématiques et autour d’analyses, on est plus dans le caring, on met des robes aux femmes, des animaux, on apprend à être créative, on apprend à être bon en français, mais ce n’est pas des compétences qui sont très exploitées en tech.

Fait que c’est sûr que, honnêtement, tu vas dans ce milieu-là et c’est à 90%, sinon plus, des hommes, beaucoup d’hommes blancs. Surprise! Surprise, surprise! Et c’est vraiment une culture, c’est le hustle culture, c’est vraiment une culture où est-ce qu’on est orienté, c’est vraiment orienté vers, bon, combien de buzzwords que tu es capable de dire à la minute, tu sais, c’est quoi la tech dans ton entreprise, mais que dans le fond, c’est super vide, tu travailles 100 heures par semaine, tu sais, tu veux réussir, tu sais, il faut devenir millionnaire, c’est vraiment une culture comme ça puis je trouve ça lourd parce que moi, c’est pas du tout la façon dont je veux vivre ma vie, tu sais.

Puis je les écoute parler puis je suis comme, mais ils sont valorisés par ça. C’est dommage parce que c’est ça qu’on veut des hommes pour qu’ils soient valorisés, c’est qu’il faut qu’ils fassent de l’argent, il faut qu’ils aient du succès. C’est comme ça qu’ils mesurent leur succès. Mais c’est qui toi d’abord, ton idole? Comment est-ce que tu définis si c’est pas par Ellen Musk puis l’argent? Ah, j’ai totalement une idole, c’est mon rêve de lui parler, je te jure que le jour je vais la rencontrer, c’est Whitney Wolfhard. Je sais pas si c’est qui.

Non, mais on va en découvrir, on va en parler. Fondatrice de Bumble. Oui. Qu’on connaît très bien l’application de rencontres Bumble. Cette femme-là, elle est fantastique, elle a créé Tinder à la base. Quand elle était à l’université, je pense qu’elle avait comme début vingtaine, 19, 20, 21, dans ses tranches d’âge. Elle a fondé Tinder avec son conjoint à l’époque, conjoint qu’elle a fini par apporter en cours pour violences conjugales. Ah, nice! et il y a eu, là, vraiment beaucoup de salissage de réputation de son côté par rapport à ça. Elle se faisait traiter de menteuse, etc.

Donc, elle a fini par quitter Tinder sans aucune équité. Elle a juste partie de Tinder, elle a laissé ça à son ex-conjoint et elle a décidé de fonder Bumble, qui est une application de rencontres qui est un concurrent direct, mais qui était un safe space pour les femmes. Donc, eux, leur priorité, c’est de mettre la femme de l’avant. Donc, la femme doit faire les premiers pas sur l’application quand il y a un match. C’est super sécurisé. C’est fait en sorte pour que ce soit un climat beaucoup plus sécurisant, beaucoup plus fun, dynamique. Donc, moi, j’ai trouvé ça vraiment de vraiment avoir les cotes de juste partir comme concurrent direct.

Je pense que c’était la plus jeune femme à apporter sa compagnie publique. Donc, vraiment, a une super belle histoire puis elle est super jeune, elle est comme début trentaine, elle a son enfant puis tout est mon parent. On aime ça. Mon idole. Mon idole. Charlotte. Est-ce que, parce que l’on parlait de, tu sais, bon, les femmes à la base au niveau de l’éducation peut-être, sont moins poussées vers les maths, vers la tech, par exemple, des jeux vidéo, entre autres. Y a-t-il une solution à ça? Est-ce que c’est une solution long terme puis on rêve?

Qu’est-ce qu’on fait pour faire en sorte que, parce que tu me disais aussi que t’es la seule femme sur 45 startups incubées, tu sais? Est-ce que les gens évitent le projet ou est-ce qu’il y a des biais sexistes? Tu t’es réponds ou comment est-ce qu’on règle le problème? Moi, je pense qu’il y a des biais sexistes puis il y a une part qui est juste de donner un peu plus de pouvoir aux femmes ou que les femmes vont prendre un peu plus, on prenne un peu plus confiance en nous. Moi, je suis chanceuse parce que j’ai baigné dans le milieu donc j’ai travaillé en incubateur avant de me lancer en affaire. J’ai compris comment ça fonctionnait, j’ai compris les mots qu’il faut utiliser, j’ai compris c’est quoi là-dessus qu’il faut que j’aille puis je pense que je suis quelqu’un d’assez fonceuse puis je prends ma place puis je m’exprime bien puis tu sais, confiance en soi, je pense que je l’ai de ce côté-là ou en tout cas, je le fais bien.

Mais il y a beaucoup de femmes qui se présentent avec un projet d’affaires et soit qu’elles vont le minimiser, elles vont être très humbles de ce côté-là ou elles vont pas se projeter, elles vont pas parler de leur projet comme si c’était the next best thing. J’en ai vu beaucoup des femmes comme ça appliquer en incubateur qui poussaient pas assez les composantes, c’est quoi l’innovation, c’est quoi la technologie. Juste de dire, bon, je pars un produit, comment je le rends innovant, comment que je me différencie des autres, je le voyais moins.

Ça fait en sorte que c’est des commentaires de quand, mais là, elle a pas vraiment ce qu’il faut. Elle a pas la personnalité d’un entrepreneur. Mais dans le fond, on se base sur quoi? On se base sur un homme qui est plus à crypto pis qui est fan d’Ellen Musk comme je viens de dire. Mais je pense que la représentation, c’est la base de tout. Pis je pense que c’est de développer justement plus d’outils, plus d’accompagnement qui fit mieux avec la personnalité d’une femme, de dire que t’as pas besoin, t’as pas besoin d’être tous ces modèles-là un peu toxiques pour réussir en affaires en tech. Pis moi, j’espère en inspirer.

Honnêtement, je suis encore bébé tech, mais j’espère me rendre assez loin pour pouvoir inspirer d’autres femmes à changer un peu leur mentalité de ce côté-là. Pis je coachais pour un pitch récemment avec une femme qui est en incubateur avec moi. Pis elle minimisait ses chips, ses projections financières. Pis elle les mettait un peu plus bas. Pis là, j’ai dit, mais faut que tu mettes ça plus haut, là. Elle me disait, je veux pas que comme un investisseur pense que je mente, je veux être safe, je veux pas mentir, je veux pas gonfler pour rien. Je suis comme tous les autres fondateurs qui sont avec toi dans ce compétition-là vont le faire.

S’ils peuvent pas gonfler leur projection financière du mois prochain, ils vont le mettre sur 5 ans juste pour dire un gros chiffre. Alors que personne sait que s’ils vont vraiment réussir, eux, ils ont pas peur de nous dire que dans 3 ans, ça va valoir des millions et des millions. Fait que jusqu’à finir. Ils ont regardé ça dans leur boule de cristal. Non, mais tu sais, tu sais, c’est quoi, il y a un taux d’échec monumental de start-up. Fait qu’au pire, tu fieles. C’est pas grave, tout le monde fiel. Fait que juste tant qu’ailleurs, ils te mettent des bons chiffres.

Mais il y a deux façons de voir ça dans le sens où ça nous prend dessus des incubateurs on est réaliste, on pense à nos émotions pis genre, on est comme fuck le hustle ou est-ce que vraiment la solution est dans les gens qui vont juger, tu sais, les pitchs? Ouais. Je pense que c’est dans tout ça. Je pense que c’est dans tout ça. Ce serait cool de voir des initiatives qui sont plus off-inertées vers les femmes, tu sais, un incubateur family mais un incubateur de tech. Ça, ça serait vraiment cool.

Fait que, mais tu sais, je pense que comme en attendant que ça le soit, on n’a pas le choix de se rouler les manches et de Harper fake it till you make it parce que, parce que c’est ça, c’est un peu hostile pour notre style de vie, je trouve, pour, ben pas notre style de vie mais, ben oui, notre style de vie parce qu’on pense juste aux hormones pis, en tout cas, ça, je peux partir dans un sujet. Ben, pis d’où? Parce que, écoute, ça, c’est le truc que j’aime le plus d’elle et qui me fait capoter, c’est la féministe en moi qui sort mais, tu sais, le cycle de travail habituel est fait en fonction du cycle hormonal de l’homme.

Fait qu’une journée 9 à 5, là, c’est que le cycle hormonal de l’homme, il est sur 24 heures. Donc, lui, il va y avoir des hausses d’énergie, des basses d’énergie au sein d’une même journée. Nous, notre cycle hormonal, il est sur 28 jours. Right. Tu sais, on voit pas, on voit pas les entreprises mettre des horaires sur un 28 jours qu’il y a une semaine qu’on a moins d’énergie pis qu’il y a une semaine parce qu’on pète le feu. Sauf en Espagne. Sauf en Espagne. Pour vrai, en l’instant, il faut… Ben, c’est pas eux autres qui viennent d’inclure le… Il y a un congé menstruel. C’est ça, c’est ça que je veux dire. Ben là, c’est comme, t’as le droit de prendre une journée si t’es en train de bleed out.

Ça, c’est comme de base. Ça, c’est genre… J’ai rien lu, je pensais qu’il était hot, hot, hot, mais ok, fine. Ben, non, est-ce que je voulais pas péter ta balle? Non, c’est vraiment une bonne nouvelle, c’est déjà un super bon pas, mais c’est ça, il y a encore… Il y a vraiment beaucoup à rattraper. Ben, c’est sûr, on s’entend là-dessus. Écoute, au moment où on enregistre, t’as pas encore lancé l’application, mais au moment où l’épisode est live, l’application Oli, soit l’application sur laquelle tu travailles dans ta start-up, vient juste d’être lancée. Est-ce que tu peux me parler un petit peu du plan de lancement?

C’était quoi les… Parce que… On en parle pendant longtemps, le produit est pas encore disponible. C’est quoi l’objectif de l’attente? Puis c’est comment… C’est quoi les résultats que tu veux que ça amène au moment où ça lance? Ça, c’est quoi les objectifs de l’attente de qu’elle soit créée? OK, tout simplement. Il n’y a pas de momentum, c’est genre la seconde que c’est prêt, ça sort. Non, mais en fait, j’ai commencé à m’en parler tôt parce que je voulais faire une campagne de sociofinancement pour financer l’application, le développement de l’application.

Donc ça, c’était comme ma grosse stratégie de financement qui a super bien fonctionné. Donc, j’ai commencé à en parler tôt pour annoncer la campagne, pour que les gens viennent contribuer à la campagne puis que là, après ça, on commence le développement puis… Mais ça va vite, ça va vite puis… Ouais, là, en mars, on devrait commencer à pouvoir tester la plateforme puis en mai, c’est sûr, c’est sorti. Ou en tout cas, si ça ne l’est pas, bien, venez me taper ses doigts parce que c’est quelque chose que j’ai fait de mal. mais c’est ça, on la crée, on la développe, on la teste puis on s’en va au marché direct.

C’est quoi ton plan pour faire le plus de bruit possible au moment où ça va lancer puis qu’il y a vraiment le plus de personnes qui s’inscrivent? C’est vraiment un débat que j’ai, en fait. Sorry. Non, mais c’est ça, c’est vrai. Puis j’ai fait, j’ai essayé de faire du bruit pour ma campagne de social financement. Puis dans le fond, comment que ça a fonctionné, c’était sur la plateforme La Ruche qui est, c’est une plateforme québécoise, c’est comme un Kickstarter québécois. Puis c’est vraiment une bonne façon d’aller chercher du love money, fait que tout ce qui est famille, amis, tes early adopters, les gens qui vont embarquer dans ton projet direct en partant.

Et ce qui est vraiment cool, c’est que Desjardins donnent des fonds si t’atteins l’objectif. Fait qu’ils viennent doubler le fonds si tu l’atteins. Donc, honnêtement, ça vaut vraiment la peine, même si au pire, tu t’organises des donneurs d’avance, c’est que tu sais qu’eux vont mettre des gros montants pour être sûr d’atteindre. Mais tu sais, j’en suis sortie de là avec 50 000. Fait que ça, c’était vraiment un objectif super important. C’est gros, c’est petit, genre dans 50 000. 50 000? Je connais. C’est un gros chiffre, mais je veux dire, en termes de la tech et de la construction d’applications.

Oui, c’est gros. Honnêtement, il y a tellement de fondateurs qui ont zéro dollar. C’est vraiment comme, je dis genre, j’ai une équipe de genre de six personnes. Ils sont comme, quand tu fais pour les payer, je suis allée chercher du financement, mais c’est dur de se faire. Mais c’est une vraie question, par exemple, parce que 50 000 personnes, six personnes, ça fait pas un salaire annuel. Non, non, non. C’est 50 000 dollars, mais c’est des sous-traitants. Dans le fond, c’est pas des employés à temps plein, mais c’est d’aller avec des petits twists comme ça.

Moi, j’ai développé mon application sans code, donc ça me coûte drastiquement moins cher. T’as dit, d’aller chercher du financement, d’aller chercher des subventions, ça permet de te faire un petit fonds, mais j’avoue que ça dépend vraiment de la perception, mais 50 000. 50 000, alors que moi, j’ai pas investi. C’est zéro dollar d’investi de 50 000, juste comme ça, que tu peux partir ta plateforme avec, c’est vraiment cool. Donc bref, pour abonner à la question, c’était vraiment un gros step pour nous. Fait qu’il y a eu, j’ai essayé de faire du bruit là-dedans. Fait que t’sais, partie des médias sociaux, j’ai eu un article dans le journal, des entrevues à la radio, donc beaucoup de relations publiques pour commencer à faire du bruit. Ça, je pense que c’est la meilleure façon de le faire. parce que comme les gens sont tellement excités quand t’as un article dans le journal, c’est tough à avoir. Fait que, c’est stratégique de relations publiques au max.

Puis après ça, c’est le débat de, est-ce que je fais full de bruit en lançant ou je la teste le plus longtemps possible? Puis genre, t’sais, j’y vais en soft launch parce que, t’sais, ça sert à rien de faire full de bruit si t’es pas à 100% certain que ton application, elle est sacoche. Je veux pas, je veux pas avoir des gens qui s’inscrivent finalement sont déçus, ils reviendront pas. Ils reviendront pas, oui, c’est ça. Ouais, fait que honnêtement, je suis dans ce gros débat-là, on va la tester pendant un petit bout. Puis après ça, je vais voir si je vais comme pas juste inclure progressivement ma communauté sur Instagram, les personnes qui sont inspirées à mon infolettre.

Puis après ça, t’sais, t’as quand même des audiences sur lesquelles tu peux banquer aussi déjà, là, t’sais, tu parles pas de « from scratch » dans l’inconnu. Non, c’est vrai, c’est vrai, je parle pas « from scratch. » T’sais, ça va être d’intégrer des influenceurs et d’aller directement voir des employeurs, des écoles, t’sais, avoir plus du B2B pour comme essayer d’upgrade tranquillement. Puis pour moi, t’sais, je me donne jusqu’à comme septembre pour le faire progressivement puis c’est face-à-dire petit à petit. Puis on verra là-dedans s’il y a des gros succès que là, ça vaut la peine de genre, du coup, on fait un communiqué de presse puis on en parle puis…

Ouais. Mais sinon, ça va juste être de la présence en ligne. Puis comment est-ce qu’on rentabilise ça une application une fois que c’est lancé? On se croise les doigts pour que les gens l’achètent. Parce que c’est ça, il y a différents modèles d’affaires, free, puis ensuite avoir différents programmes ou l’application est payante puis ainsi de suite. Fait que c’est quelle route que tu veux prendre? Et on a un modèle premium, donc une version gratuite avec une version payante. Dans le fond, Olie, je peux l’expliquer dans le fond? Oui, oui. Ah, bien parce que tu m’as introduit, fait que tu l’expliques un peu… Je l’ai dit un petit peu, oui, selon ta bio, mais tu peux parler en plus…

Mais dans le fond, c’est une plateforme d’éducation à la sexualité et on accompagne les parents puis les intervenants dans le développement psychosexuel des 3 à 12 ans. Donc, on facilite la conversation, comment un parent peut parler de sexe avec son enfant sans malaise. Nous, on les accompagne là-dedans, on leur dit à quel âge un enfant est supposé savoir tel ou tel concept, comment ouvrir la conversation, comment réagir à des questions embarrassantes, comment réagir à des problématiques. Puis, on les accompagne là-dedans.

Donc, c’est vraiment juste une approche que je veux absolument que ce soit gratuit parce que c’est super important, l’éducation à la sexualité. Donc, version gratuite, ça, c’est certain, avec du contenu. Puis après ça, la version payante, c’est la commune personnalisée. Donc, tu connais ton enfant, on prend en compte son âge, son genre, est-ce qu’il a des particularités, est-ce qu’il vit avec un handicap, par exemple, est-ce qu’il a une religion en particulier chez vous, il est rendu où dans son développement, est-ce qu’il a déjà vécu des problématiques auparavant. Puis, il va y avoir un algorithme qui va aller analyser tous ces éléments-là pour te référer du contenu spécifique pour ton enfant.

Oui, donc, puis là, tu vas recevoir une notification sur ton téléphone. « Hey, Alexandre, 5 ans aujourd’hui, voici une conversation que tu pourrais avoir avec lui. Hey, tu sais, dans le bain aujourd’hui, tu pourrais… » « Fête, Alexandre, parlons sexe. » Yes, ça, c’est comment que moi, je vais élever mes enfants. Tu parles le cadeau. Oui, exactement. Je cherchais des livres. Tous les enfants dans mon entourage ont comme des livres sur l’identité de genre. C’est vraiment mon truc. Je suis comme la matante sexo, c’est pour ça. Mais, mais tu sais, ça va vraiment être personnalisé et tu vas avoir accès à des professionnels de la santé et des accompagnants du côté psychosocial aussi.

Donc, tu peux poser tes questions en live, dans un chat avec des accompagnants. Ça, ça va être payant. Puis, c’est ça. Fait que ça va être comme de convertir un peu les clients. On a une bonne base de parents qui sont déjà en mode prévention, qui veulent faire des sexualités puis qui sont excités pour la plateforme. Ça, c’est super le fun. Puis, pour le reste, ça va peut-être être des parents qui vont être un peu plus inquiets ou réactifs. Ils vont attendre qu’il y ait une situation pour en parler, mais ça va être de bon, OK, on t’embarque sur la plateforme puis on te montre à quel point c’est important de parler de sexualité jeune avec ton enfant, à quel point ça peut être facile puis à quel point ça peut avoir des répercussions positives sur sa santé mentale, physique, puis que là, tu embarques dans le train puis tu dis OK, oui, moi, j’adhère à ça.

Donc, la version payante est super bonne pour la rentabiliser. Puis ça, il y a plein d’autres modèles d’affaires qu’on va pouvoir tester, qu’on va pouvoir analyser. Mais encore. Est-ce qu’on fait du référencement pour des consultations? Est-ce qu’on sponsor les capsules? Est-ce qu’on s’associe avec des grandes entreprises, un genre coutu de ce monde qui voudrait sponsoriser les capsules sur la contraception? Tu sais, quelque chose comme ça. Est-ce qu’on s’inclut à des packages d’assurance pour les employeurs? De plus en plus, il y a des packages d’assurance que tu peux faire pour tes employés qui sont un peu à la carte puis qui incluent, par exemple, la télémédecine.

Non. Tu sais, on voit beaucoup d’applications se joindre à des programmes d’assurance. C’est super intéressant comme modèle d’affaires. Donc, ça pourrait être quelque chose qu’on va explorer. Mais c’est ça, tu sais, des licences dans les écoles, vraiment de plein de façons. Je pense que c’est important. De varier, beaucoup. Oui. On va juste se baser sur les packages payants dans la même application. Mais moi, je pense que c’est vraiment important de le faire parce que, surtout quand tu démarres une entreprise que tu as investi beaucoup d’argent dedans, si tu es pogné avec juste un modèle d’affaires puis tu n’es même pas prêt à pivoter puis à aller explorer autre chose, tu sais, tu augmentes tes chances de failure.

Ça fait que, oui, ça vaut la peine de se garder un peu du lousse pour avoir ce qui fonctionne. Si personne l’achète, on va se virer de bord. Écoute, parlant de sexe, tu es co-animatrice aussi du podcast, tu parlais avec ta best, Femmes à Marier co-animé avec Laura-Gabriel Peyramaure, où vous abordez avec une approche féministe et moderne du sujet relié aux relations amoureuses et à la liberté sexuelle d’une femme dans sa vingtaine. Outre le sujet qui ne semble pas du tout être une sortie de zone de confort dans ton cas. Comment est-ce que le podcast, lui, dans ta liste de tous les titres, t’a amené à te dépasser?

Le podcast, c’est Vaste Question, elle m’a dépassée. Définitivement que je me dépasse, mais c’est en même temps le médium le plus confortable que j’ai jamais eu. C’est tellement fun et je suis sûre que tu peux relier. Regarde ce qu’on fait en ce moment. C’est tellement naturel, c’est tellement plaisant. C’est même pas de l’effort de jaser avec du monde comme super intéressant ou que ce soit juste moi et Laura. On est deux meilleurs amis, on a vécu tellement de trucs ensemble. Le podcast, c’est vraiment comme du divertissement.

Puis là-dedans, on invite de temps en temps des experts pour mieux expliquer des concepts que nous, on n’est pas capable d’expliquer. Mais c’est un projet que ça fait deux ans qu’on fait déjà et qui a des super résultats. On est vraiment satisfaits de comment ça se passe. Puis ça nous pousse vraiment dans nos limites de tous les sujets. Ça nous pousse à apprendre, ça nous pousse à se livrer. Honnêtement, moi j’embarque sur le podcast puis c’est une thérapie, la moitié du temps. C’est pas pour vous autres, c’est pas pour les autres.

Honnêtement, il y a des épisodes que je me dis que c’est ça. C’est juste moi puis Laurent puis on a un heart to heart puis on analyse de fond en comble puis c’est quoi nos blessures les plus profondes. Le monde, il trouve ça cool puis le voir évoluer, mais la Marie-Lou qui a commencé le jour 1 du podcast et qui je suis aujourd’hui, ce n’est pas du tout la même personne. Qu’est-ce qui a changé? Eh bien, tu sais, nous, on a commencé saison 1 puis c’était vraiment là, on est dans notre best dating life.

On raconte toutes nos conneries d’université, toutes nos aventures avec tel boy, tel girl. Tu sais, on est vraiment dans du gros storytelling mais je pense que c’est ça qu’on voulait. On voulait faire un show un peu puis on était vraiment, on se identifiait à notre dating life. Puis là, deux ans plus tard, les deux, on est bien casées, solides. On est avec nos conjoints littéralement. Puis, tu sais, on parle vraiment plus de développement personnel, de comment améliorer nos relations, comment être bien dans notre couple, être bien avec nous-mêmes.

Oui. Oui, je suis définitivement plus développée personnellement que… Par toi-même. Par moi-même. C’est toi-même développée personnellement. Bien, tu te rends compte que quand tu passes des heures à juste parler de, tu sais, comme tu parles de tous les aspects de toi puis tu sais, pour se réinventer constamment puis les gens, ils aiment vraiment ça quand tu es… Ils aiment ça quand tu es naturel, ils aiment ça quand tu parles de tes problèmes de vie parce qu’on a tous les mêmes problèmes. Donc, ça permet d’aller en profondeur dans certains sujets puis je pense que je me suis beaucoup, beaucoup développée personnellement.

T’es-tu devenue une femme à marier? Ah, mais… T’as-tu toujours été une femme à marier? On a toujours été des femmes à marier. Voilà! C’est ça le concept. Puis tu sais, on se fait poser beaucoup de questions sur le titre, mais c’est vraiment pour se réapproprier le terme qu’on se l’a mis en titre parce que… Oui, j’ai fait la même chose avec mon podcast avec Effrontée. There you go! Tu sais, mais là, tu sais, des fois, une fois de temps en temps, il y a des hommes un peu frustrés de ça qui viennent puis qui nous font des rants dans les commentaires que, en tout cas, on n’a pas d’allure de représenter la future génération de femmes qui vont se marier parce que c’est bien utile.

Sure. Mais c’est bien utile. Mais c’est ça qu’on dit, on est comme, peu importe comment tu veux vivre ta sexualité, peu importe comment tu fais tes relations, ça n’a aucun… T’es digne d’une relation significative, ça n’affecte pas… Cheers to that! Écoute, sachant que, justement, la sexualité des femmes est encore trop gatekeepée, cachée, est-ce que le podcast qui est, on va se dire, full frontal, a déjà amené des défis dans ton rôle de fondatrice startup?

Parce qu’il y a comme un saut entre la belle idée d’éducation sexuelle pour les enfants, c’est propre d’avoir accès à des professionnels, tu sais, puis des discussions complètement ouvertes, subjectives aussi, c’est des histoires, des anecdotes en lien avec la réalité sur le terrain d’adultes, legit, genre dans les culottes du monde, fait, est-ce que ça a déjà été trop pour du monde autour de toi? C’est une bonne question. Est-ce que ça a été trop pour les gens autour de moi? C’est sûr que je pense qu’il y a du monde qui… Ils connaissent déjà, c’était comme… Non, ben, ça oui, mais je pense que, tu sais, tu demandes à mes parents, tu demandes à mon père s’il est bien à l’aise que je parle ouvertement de ma sexualité et que je recommande des jouets dans mon podcast, je sais pas, je sais pas, c’est pas ce qui va être…

T’a, je pense qu’il serait un peu balaisie avec ça. Genre, tu penses pas qu’il écoute le show, là? Non, non, non, c’est sûr que je ne veux pas qu’il écoute le show, non, genre, non, on n’est pas assez proches, pas assez ouvertes dans ma famille pour ça. Ma mère, elle écoute, mais elle n’a pas le droit de m’en parler, ça c’est la règle. C’est, ah, ok, cool. Ouais, quand j’ai parti le podcast, elle m’avait taguée dans un meme sur Facebook de comme un lave-vaisselle avec plein de jouets dans la vaisselle, ha, ha, Marie-Lou, c’est toi, j’étais comme maman, plus jamais. T’es là, tu n’as. Je veux même pas savoir que t’écoutes le podcast.

C’est bon, oui, mais non, il n’y a pas eu de répercussions, il n’y a pas eu, t’sais, honnêtement, je ne peux pas plus m’en foutre de ce que le monde y pense, de ce que je fais ou quoi que ce soit, je pense que ça apporte une belle visibilité puis je pense que si, si ça affecte ma réputation de parler ouvertement d’un sujet comme ça, d’un sujet tabou, t’sais, je me, I don’t care. Ça en dit plus long finalement sur les autres. Ça, c’est ça, ça en dit long puis il n’y a rien qui est trash, il n’y a rien qui est déplacé puis c’est tout, je ne suis pas une professionnelle.

Mais c’est dans l’oeil de la personne qui regarde, remarque là, mais ouais. Ouais, mais t’sais, concrètement là, je suis 100% à l’aise de tout ce que je dis sur le podcast, même si c’est très, très ouvert et franc puis comme je, j’explique ma sexualité, je ne suis pas une professionnelle et dans Olie, c’est pas moi qui fais les capsules, c’est pas moi qui crée le contenu. J’ai une équipe de sexologues, membres de l’ordre professionnel des sexologues du Québec avec un panel de révision, le contenu qui est sur le lit est 100% validé par les professionnels de la santé. C’est super important pour moi puis sur le podcast, sur le podcast, c’est du divertissement puis on le dit très ouvertement puis c’est ça que c’est. That’s it.

Le show est produit par Girl Crush. Peux-tu m’expliquer qu’est-ce que ça signifie pour un podcast d’être produit par une compagnie? C’est quoi les avantages pour ça? Ouais, dans le fond, Girl Crush Gang, c’est une boutique de vêtements en ligne. C’est nos bonnes amies et cofondatrices, c’est Lucie Réome et c’est Nicole Noyer qui ont ça et elles ont un studio de podcast à même leur bureau. Donc, c’est là qu’on enregistre. Donc, on ne paye pas pour l’enregistrement puisque c’est elles qui nous produisent.

Ça veut dire qu’eux, ils ont décidé d’intégrer le show à leur portfolio de production pour donner une visibilité pour non seulement promouvoir les services du studio de podcast mais aussi de leur entreprise au complet, de leurs vêtements. Donc, on porte leurs vêtements dans certains de nos podcasts, on a un code promo qu’on réfère. C’est un échange de visibilité puis eux, ce n’est pas d’argent qui sortent de leur poche, c’est de l’allocation du studio. Donc, je pense que c’est un win-win pour tout le monde.

C’est juste pour le studio ou c’est pour le montage, la création, vraiment la prod au complet parce que produit par, ce n’est pas juste comme l’endroit où ça a été enregistré? Où est-ce que c’est ça? Oui, bien, c’est le studio et notre technicienne au son, Clémentine. Donc, ça, c’est tout payé. Nous, on paye Clémentine indirectement pour du montage. OK. Mais c’est parce que c’est notre décision, on pourrait le monter de l’win, ça fait qu’on paye ce côté-là. Mais, tu sais, ça revient un peu à la valeur de ce que nous, on charge pour une publicité sur le podcast.

Y a-tu des désavantages genre au niveau des droits du nom du show ou de, tu sais, à qui appartient le show? Je ne sais pas. Ça pourrait l’être, mais je ne me suis jamais posé la question juste parce que c’est nos très bonnes amies. Fait que, tu sais, c’était comme vraiment un partenariat normal. Mais oui, en effet, s’il y a quelqu’un qui nous laisse partir d’un podcast et le faire produire par une entreprise ou par un studio, ce serait des trucs à vérifier. Oui, à qui est la propriété intellectuelle, quels sont les droits, est-ce qu’il y a des revenus qui reviennent à la compagnie? 100%. Un bon contrat. Oui, je recommande.

Écoute, je veux aussi qu’on parle de ton rôle de co-animatrice de la série Sexe plus Techno sur Unis.TV. Déjà, comment c’est arrivé? Comment est-ce qu’on devient animatrice d’une série télé? Dans mon cas, je me suis faite recruter pour l’animer. Donc, c’était parce que je faisais des vidéos sur YouTube. Moi, je me suis faite plus connaître sur YouTube parce que j’ai commencé à parler de mon coming out. Donc, c’est ça qui m’a donné un peu un petit pouce de possibilité et je pense que c’est ça qui leur va animer une petite lumière pour animer Sexe et Techno.

C’est l’équipe qui m’ont reach out, qui m’ont proposé. À ce moment-là, c’était même pas un embryon de cité. C’était comme on aimerait peut-être faire tel show télé. Veux-tu juste nous faire une petite lettre comme quoi t’es intéressée à l’animer? C’était vraiment vraiment de base. Puis, au départ, je me suis dit est-ce qu’il va falloir que je fasse du sexe? Est-ce que c’est un porn sur Uni.tv? Ben, t’sais, c’est comme « Hey, salut, je connaissais pas Uni.tv. » Premièrement, c’était quand « Salut, veux-tu animer une émission sur la sexualité ou la technologie? Moi, je suis pas animatrice, pourquoi tu m’écris? »

Finalement, ça a bien tourné, mais j’ai dit oui, puis ça a pris comme trois ans avant que la première saison soit tournée, mais oui, c’était une super belle opportunité, puis c’est ça qui m’a motivée à travailler, t’sais, à partir sur Olie. Le podcast, on l’aurait fait de toute façon, mais Olie, c’est à cause de rencontrer des intervenants sur l’émission. T’sais, j’ai rencontré une cinquantaine d’intervenants à ce jour, sinon plus, puis c’est tellement sur une multitude de sujets super intéressants, des intervenants pertinents, mais que tu vois à quel point c’est à vous, à quel point qu’on sait rien, t’sais, on commence à en apprendre sur la sexualité, ça commence à être plus ouvert, puis il y a vraiment beaucoup de défis dans plusieurs milieux de la sexualité, donc moi, je me suis dit que ça valait la peine d’éduquer un peu plus puis d’ouvrir un peu plus la conversation.

On a comme l’impression que quelqu’un qui passe à la télé étant un média tellement mainstream vient vraiment d’entrer dans le fin, est-ce que c’est ton expérience ou ta vie d’influenceuse était déjà famous enough? Mais, c’est triste, mais ouais, là, ça vient vraiment avec la, t’sais, ça paraît big, là, j’suis, ouais, je suis animatrice télé, c’est le… Pas besoin du Blue Check, je peux rajouter ça dans ma bio. T’sais, c’est comme, oh wow, you made it, mais ça, c’est parce que nous, on a grandi… t’sais, nos parents, c’est les consommateurs de la télévision, nos parents, c’est les consommateurs des journaux, c’est les consommateurs de la radio, nous, on, on les consomme pas, je suis pas pour toi, mais moi, j’ai pas le cas. T’as vraiment… Netflix, genre…

T’sais, j’ai pas le cas, j’écoute pas la radio, je lis pas le journal, t’sais, je vois des articles passer sur Facebook, t’sais, fait, c’est comme si, pour nous, c’est important, pis c’est big, parce que nos parents nous approuvent, t’sais, t’sais, eux autres sont comme, wow, ma fille est dans le journal, ma fille est à la télé, t’sais, c’est vraiment hot, mais je suis pas mal sûre que les gens de notre génération s’en contrefoutent qu’on est à la télé, t’sais, fait que, mais oui, ça vient avec le petit côté de validation, alors que je te garantis qu’il y a même plus de monde qui écoute mon podcast qu’Unis.TV, là, ou en tout cas, peut-être que je pourrais être surprise.

Là, t’sais, mon émission, ben je sais, bon, on a des bonnes écoutes, mais t’sais, c’est pas, c’est des, sont plus vieux, les auditeurs de Sexe et Techno, là, sont dans la cinquantaine, eux. Ils sont curieux, là. Oui, c’est ça, c’est genre, un monsieur, madame, tout le monde qui écoute ça, ben, à 11h le soir, pis ils sont comme, ah, mon Dieu, le Seigneur, qu’est-ce que c’était ça? As-tu vu ça, Robert? As-tu vu ça, les robots sexuels? Il y a du monde, t’sais, c’est comme un peu, c’est plus cette vision-là, fait que, t’sais, je trouve ça vraiment fun, c’est une super belle opportunité, je tripe à le faire, mais en tant que telle, pour moi, le fait d’être à la télé, t’sais, si c’était pas avec ce que ça apporte, t’sais, ça changerait pas grand chose dans ma carrière, là.

Ben, qu’est-ce qui a changé, là, tu parlais que t’as été inspirée par les intervenants sur l’émission pour créer Olie, mais y a-tu un avant-après de la série pour toi autre que ça? Euh, ben, c’est sûr, c’est sûr que je me trouve beaucoup plus pertinente aujourd’hui, euh, ça m’a apporté beaucoup de connaissances, ça m’a apporté beaucoup de, t’sais, j’aurais pas autant explorer ce milieu-là si c’était pas de la série. Right. Professionnellement parlant, c’est un très beau défi aussi, c’est difficile, vraiment plus difficile que je pensais de faire la télé, c’est des longues heures, c’est beaucoup de responsabilité.

Est-ce que c’est toi qui fais la recherche ou il y a une team de recherchistes puis au final, tu présentes puis… Ouais, moi, je le présente, ça semble facile, mais c’est très énergivore de gérer les plateaux de tournage, c’est vraiment quelque chose, c’est tellement long, c’est long, tout est long, tout est vraiment, ouais, c’est compliqué, fait que, mais c’est le fun, c’est le fun de voir comment que ça se passe, mais, ouais, moi, je suis vraiment une fille de médias sociaux, là, j’ai, c’est bien mieux, c’est vraiment plus facile de percer qu’à la télé.

Je ne sais pas si tu as le droit d’en parler à cause de contrat puis tout, mais y a-tu une retombée financière qui est intéressante ou c’est juste vraiment comme genre, je me suis poussée puis comme, et toutes les autres affaires de fame, pas fame, whatever. Oui, bien, c’est sûr que c’est intéressant au niveau du salaire, c’est très payant, très payant. C’est vraiment payant, c’est bien, en tout cas, malgré que toi, toi, tu es super bien, moi, je suis comme une petite baignoire avec des vagues, mais c’est, tu sais, c’est comme minimum 1000 piastres la journée. OK. C’est sur des…

C’est 13 épisodes quand même, mais c’est pas une journée et un épisode. Non, non, non, non, c’est comme un 4 mois non-stop de tournage. Fait que, ouais, au niveau de la paie à la journée, moi, je trouve ça vraiment intéressant, en tout cas, de mon âme de la vie. Par contre, c’est vraiment postable, c’est un milieu, moi, je fais ça pendant 4 mois, puis après ça, il y a une saison 3 ou pas, on sait pas. Tu sais, c’est quand… C’est pas dans tes mains, là, oui. C’est pas rien que je peux me fier demain pour avoir un loyer, là, fait que c’est intéressant, c’est un bon coup d’argent, je trouve, mais c’est pas quelque chose de durable.

Disons quoi, animateur Jean-Michel, ça fait des années qu’il fait ça, puis ça fait des années qu’il a son émission à Explorer, mais année après année, il faut qu’il… Est-ce que c’est renouvelé? Ça fait 10 ans, là, mais il sait jamais si la saison d’après… Hein? C’est stressant, t’es comme pas en contrôle, finalement, c’est pas toi qui décides si t’as une carrière qui suit, à moins que t’aies d’autres choses, d’autres revenus en parallèle, tu sais. Ben, c’est ça, fait que, t’sais, comme là, il était vraiment content parce que pour la première fois qu’il voulait, genre, ça avait renouvelé pour 2 ans. J’étais comme, t’sais, c’est le fun, ta grosse passion, là. Oui, oui, oui, non, ben, c’est ça, pis c’est pour que tu travailles fort pis faut que tu te dises que… Faut que tu planifies tes finances pour te dire que du jour au lendemain, ça se peut que t’aies absolument plus de job, là. Nice! Nice!

Avec tous ces titres-là, est-ce que tu dors la nuit? Ah, tellement bien. Ah, ça! Moi, là, j’ai l’ambition de bâtir une start-up qui va avoir beaucoup de succès en dépassant, en dépassant jamais les 40 heures par semaine. Cheers to that! Moi, là, en tout cas, je sais pas, je sais pas comment les autres, peut-être qu’un moment donné, je vais dire, hey, Geneviève, never mind, quand je disais ça, I was a fool, t’sais, c’était comme, je savais pas ce qui m’attendait, mais, t’sais, ça fait un an que je travaille là-dessus, je pense que ça avance super bien, pis je vois d’autres entrepreneurs au même stade que moi, pis ils sont comme, je travaille 100 heures par semaine, je n’arrête pas, etc.

Moi, je suis comme, moi, je travaille à peu près 5 heures par jour, je travaille jamais le matin, t’sais, comme, je fais mes horaires, je prends, si je ne file pas, je prends le temps pour moi, je crois que c’est juste de vraiment, de pas travailler beaucoup, mais de travailler bien, je pense qu’une de mes forces, c’est de déléguer, c’est super important, je suis pas une control freak, j’ai pas besoin de tout savoir ce qui se passe non-stop, moi, j’étais en formation toute la journée, mon entreprise, ça a continué à rouler, j’ai mes sexuels qui travaillent, j’ai mon développeur qui travaille, le projet avance, moi, j’ai pas besoin d’être là.

Je pense que ça, c’est la clé du succès d’une entreprise, fait que, t’sais, je serais pas du genre à me brûler, là, c’est vraiment pas quelque chose qui m’intéresse, pis j’essaie vraiment de faire attention à mon équilibre de vie pis à ma santé mentale, fait que, ouais, je suis capable d’avoir succès tout en me disant, hey, dans le fond, c’est possible, j’ai pas obligé d’être sur le bord du burn-out pour réussir en affaire, je pense que je vais être bien contente. Ben, surtout, surtout dans un univers, en plus, où le hustle est comme la base, c’est comme le core de qu’est-ce que ça devrait être, je me dis que, t’sais, si tu t’influses ça dans la culture d’entreprise, pis si tu dis qu’il y a une autre option, tu vas trouver les moyens que ça arrive, dans le sens où, si tu focuses juste sur le hustle, ben, c’est juste ça la réalité, t’sais, you get what you focus on, basically.

Ben, c’est ça, pis je me demande, ton hustle, c’est quoi que tu fais dans ta journée? T’sais, je me dis, il y a des semaines que je travaille 25 heures, pis quand j’imagine que j’en aurais fait 40, t’sais, ça avait comme, t’sais, j’aurais pu débloquer ben des affaires, mais au final, c’est juste que, comme, je pouvais pas mentalement faire plus que ça dans ma semaine, pis je suis ben correcte avec ça, mais, mais t’sais, je me dis, genre, comment tu peux faire si tu mets 100 heures, je dis, quoi que tu fais pendant tes 100 heures-là? Mais non, c’est pas grave, du checkage de cause, c’est juste, genre, je fais bien des affaires, j’ai l’impression que je suis productive, je fais comme, ouais, mais finalement, finalement, c’est quoi que t’as à la fin de la journée, c’est bien mieux, t’sais, moi, j’ai bien plus de fierté à dire que je délègue mes trucs, pis que, pis qu’il y a du monde qui travaille mieux que moi, pis qu’ils font même plus vite que moi, pis que, t’sais, c’est ça qui va apporter du succès, pis, t’sais, je paye ces personnes-là en me poignant des twists de financement sur la bonne voie.

Ouais, j’encourage les potes qui arrangent, slow down un peu, le slowpreneur, il y a, là, c’est vraiment mon vibe, ouais, vraiment mon vibe. Écoute, après ta start-up, ton application, ton podcast, le show de télé, qu’est-ce qu’il y a de plus? T’es à la recherche de quel genre de plus dans ta vie? De temps, I guess? Ben non, parce que j’ai tout le temps pour ça. Non, ben, honnêtement, honnêtement, c’est pour la première fois de ma vie que je pense que je vais m’arrêter un peu sur un projet.

Pis je vais travailler vraiment fort parce que j’ai tout le temps fait un peu de tout, comme que tu peux voir faire mes nombreux projets, mais c’est la première fois de ma vie où est-ce que je passe un an déjà à la base de travailler 100% sur ma start-up pis quand je suis 100%, c’est que comme la majorité de ma tête va à ce projet-là. Fait que je pense que le reste va peut-être un peu, ben le podcast va continuer à rouler, mais Olie, c’est ma priorité, c’est vraiment, c’est mon bébé-lue, je me vois pendant cinq ans faire ça. Pis l’année plus loin possible. Ouais.

Ben pour moi, c’est ça le défi. Parce que si tu peux me demander comme, tu sais quoi, les mille autres projets que j’ai dans ma tête, j’en ai plein, mais de rester focus, d’amener un projet à terme, ou en tout cas de le croître assez, c’est ça mon défi pis c’est ça que je me donne, ouais, c’est ça que je me donne comme objectif pour les prochaines années. Satisfaisant! Écoute, c’est tout le temps que j’avais pour cette entrevue-là. Déjà, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet?

Ouais, donc, vous pouvez me suivre sur mes médias sociaux, c’est @marilouethier qui est pas mal partout. Mon podcast, c’est Femmes à Marier et mon entreprise, c’est Olie Education, donc c’est web olie-education.com pis, ben, allez vous la procurer! C’est ça! C’est ça! Allez vous procurer là, pis si jamais ça vous a parlé aujourd’hui, ça fait vraiment cool, donnez-moi votre feedback, surtout!

Ouais, ben écoute, si toi qui écoutes, tu veux revisiter du contenu que Marie-Lou a partagé ou des liens justement qu’elle a mentionnés, tu peux retrouver tout ça sur les notes de l’épisode aujourd’hui au genevievegauvin.com/effrontée-22 pis si t’as aimé notre discussion, ben partage ça dans tes stories sur Instagram pis tagge-nous, on veut voir qu’est-ce que t’en as pensé, comment ça, les émotions que ça t’a fait vivre, tu peux me taguer @_genevievegauvin et taguer le compte de Marie-Lou @marilouethier pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de l’entrevue? Fait que j’ai super hâte de voir qu’est-ce que les gens en ont pensé. Marie-Lou, un énorme merci d’être venue jaser de tous les millions de titres de Crypto Boys pis de la réalité. Fait qu’écoute, un gros merci encore. Ben merci à toi, c’était vraiment une belle discussion. Absolument. Bye là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici, merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, ben la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Pis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast pis tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur s’abonner pis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Pis à partir de là, ben c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast pis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast pis comment est-ce que ça a un impact sur ta business pis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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