La confiance en soi, c’est un drôle de sujet. Soit t’en as déjà, soit t’en as pas. Pis pour t’en bâtir, ça t’en prend justement. Cercle vicieux. Je suis pas née solide, pis je peux pas dire que je suis 100% confiante aujourd’hui non plus. Mais il y a 8 habitudes que j’ai adoptées au fil du temps qui m’ont rendue beaucoup plus stable sur mes pattes. Voici lesquelles.
1. Confiance en soi #1: dire merci au lieu de jouer l’humilité
Première habitude qui change la donne: arrêter de te rapetisser quand tu reçois un compliment. On apprend aux femmes à être humbles, à minimiser. Quelqu’un te dit que tes cheveux sont beaux, pis tu réponds » ah, ça fait longtemps que je les ai pas refaits « .
Tu viens de te faire petite pour rendre l’autre personne confortable. Sauf que la personne, elle est pas intimidée. Elle t’a fait un compliment de son plein gré.
L’habitude que j’ai prise, c’est de dire merci. Juste merci. Rien rajouter après. Au début, c’est inconfortable. Ça m’est arrivé de commencer une phrase pis de me reprendre: » non, juste merci « . Avec le temps, c’est devenu un réflexe. Pis chaque fois que tu prends ta place comme ça, ta posture intérieure monte d’un cran.
2. Confiance en soi #2: ne pas montrer mes blessures à n’importe qui
Amy Porterfield a une analogie que je radote depuis des années: y’a une différence entre une cicatrice (scar) et une blessure vive (gale). Quand t’es encore en pleine guérison, c’est pas le bon moment de partager publiquement.
Quand tu parles à travers tes blessures vives, tu parles à travers la colère, la haine, la peur. Tes conclusions sont biaisées. Une fois cicatrisée, t’arrives pas à la même leçon.
Tes blessures, montre-les aux gens choisis: ton chum, des amis proches, ta thérapeute, des collègues en qui t’as vraiment confiance. Pas à n’importe qui. Pis attention au piège: on montre parfois ses blessures sans s’en rendre compte. Quand tu pitches sur un podcast pis tu rajoutes » je suis pas certaine que tu vas aimer ça « , tu viens de montrer ta blessure. C’est un turn-off complet pour la personne en face. Cette habitude protège ta posture pis la perception que les autres ont de toi.
3. Confiance en soi #3: ne jamais répondre à vif
Conflit, courriel agressif, attaque personnelle: ma règle, c’est de prendre un pas de recul avant de répondre. Toujours.
Répondre à vif, c’est rarement le moment où tu donnes ta meilleure réponse. C’est rarement le moment où tu vas régler quoi que ce soit. Tu parles sous la colère, à travers tes blessures.
Quand tu prends le temps de digérer, tu peux regarder la situation sous différents angles. Des fois, la personne voulait pas t’attaquer pantoute. C’est ton interprétation, à travers tes propres lunettes, qui a fait mal. Pis quand t’es vraiment cicatrisée, tu te sens rarement attaquée parce que tu sais c’est quoi ta valeur. Cette habitude te donne une stabilité intérieure plus solide parce que tu gères tes conflits avec posture professionnelle, pas avec adrénaline.
4. Arrêter de m’excuser, commencer à remercier
Les Canadiens ont un problème: on s’excuse pour rien. Quelqu’un nous bombe, c’est nous qui dit » sorry « . Au lieu de prendre toute la responsabilité quand c’est pas 100% ma faute, j’ai shifté mon vocabulaire vers la gratitude.
Exemple classique: je suis en retard. Peut-être que c’est ma faute, peut-être que c’est le trafic. Au lieu de dire » excuse-moi « , je dis » merci de ta patience « .
Récemment, ma mère est allée chercher un colis Purolator pour moi à Montréal. Ça a été l’enfer bureaucratique, des confirmations back and forth sans fin. Au lieu de lui dire » maman, je m’excuse, c’était chiant « , je lui ai dit » merci de ta patience « . Parce que j’avais aucun moyen de prévoir le bordel. Cette petite habitude rajoute du positif dans ta vie pis dans tes relations. Tu te sens moins comme un problème ambulant. Ton estime s’en porte mieux.
5. Confiance en soi #5: lire fréquemment mes témoignages
C’est l’habitude la plus simple à implémenter pis pourtant celle qu’on néglige le plus. Lire ses témoignages régulièrement, surtout quand le syndrome de l’imposteur cogne à la porte.
Mon équipe me génère un dossier de témoignages reçus par courriel. Je vais aussi lire les reviews du podcast sur Spotify, Apple Podcasts. Je relis les bons feedbacks de mes anciennes formations.
Pis surtout: je les demande. Si tu demandes pas, tu reçois pas. À chaque épisode d’Effrontée, je demande à mon audience de me laisser un témoignage. C’est pas 100% des gens qui le font, mais ceux qui le font, c’est toujours sincère. Lire ces commentaires-là, ça remet les choses en perspective. Ça prouve qu’il y a des vraies personnes qui croient en toi. Pis quand d’autres croient en toi, c’est tellement plus facile de croire en toi-même. C’est un boost direct pour ta confiance en soi durable.
6. M’entourer de personnes positives et confiantes
Difficile de bâtir une posture solide quand t’es entourée de gens qui manquent d’assurance. Les personnes insécures ou négatives vont chercher à normaliser leurs comportements: » tout le monde a de la difficulté avec ça, on est tous pareils « . Ça tire le groupe vers le bas.
Les gens confiants, c’est pas des personnes sans bobos, sans traumas. On a tous nos petites bébites. Mais ces personnes-là sont pas des victimes de leurs bébites. Elles prennent action.
Elles te montrent que c’est possible: » check, si tu fais ça, tu vas pas mourir, ça va bien aller « . C’est ces gens-là qui te tirent vers le haut. Mais soyons honnêtes: si t’es la personne insécure pis négative, c’est quoi leur intérêt à toi? Tu dois initier le mouvement. Adopter les habitudes que je nomme dans cet épisode, te solidifier. Une fois que tu bouges, les bonnes personnes vont vouloir t’avoir dans leur cercle. Ça vient pas par magie.
7. Entreprendre des choses difficiles volontairement
Confondre » simple » et » facile « , c’est la pire trappe. Simple = pas complexe, peu d’étapes. Facile = pas difficile à exécuter. Dire merci au lieu de jouer l’humble, c’est simple. C’est pas facile pantoute.
Ma règle: aller volontairement vers le difficile pour stretcher ma zone de confort. Comme un muscle qu’on étire. Au début, ça fait mal. Plus tu maintiens l’étirement, plus le muscle se détend.
En 2019, j’ai fait mon premier shooting photo professionnel. J’avais acheté une culotte menstruelle (ironiquement) que je trouvais belle, pis un crop top. Dans ma tête, je les portais jamais ensemble parce que je ne voulais pas montrer autant de corps. Le jour du shoot, l’équipe a décidé que je porterais le crop top avec la culotte. J’avais 2 choix: dire non, ou stretcher. J’ai mis le combo. Les photos ont complètement transformé ma vision de qui je peux être. Depuis, les shootings où je vais plus loin sont devenus une norme. Ton estime grandit chaque fois que tu fais une chose difficile pis que tu survis.
8. Verbaliser mes besoins et mes limites rapidement
La dernière habitude, pis peut-être la plus puissante de toutes: dire ce dont t’as besoin pis ce que t’es pas prête à faire. Vite. Sans long sermon explicatif.
Récemment, je partais 16 jours à Londres. Quelqu’un m’offre un Zoom call que j’avais hâte de faire. Si j’écoute pas mes besoins, je dis oui pour pendant le voyage, en mode rush.
La réalité: j’avais besoin d’espace pendant Londres pis dans la semaine de retour à Montréal (décalage horaire, retour à la maison, énergie de la famille). J’ai dit: » j’ai vraiment envie, mais c’est pas le bon moment, on peut-tu repousser ça à début juillet? » La personne a accepté sans drame. Si elle avait imposé une urgence, ça aurait été un red flag. Verbaliser tes limites, ça peut être triggering pour les gens qui en ont pas. Tant pis. La confiance en soi, au fond, c’est te respecter, respecter tes besoins, respecter ton temps. Pis ça veut dire apprendre à dire non.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Par où commencer si je manque vraiment de confiance en soi?
Commence par l’habitude #1: dire merci sans rien rajouter. C’est la plus simple à implémenter immédiatement, dans n’importe quelle interaction. Une fois que c’est devenu un réflexe (compte 2 à 3 mois), passe à l’habitude #4 (remercier au lieu de t’excuser). Ces 2 changements de vocabulaire vont déjà te transformer.
Est-ce que je peux développer mon assurance seule, sans coach ni thérapeute?
Oui. Les 8 habitudes ne nécessitent aucune intervention extérieure. Cela dit, si tu portes des blessures profondes (habitude #2), travailler avec une thérapeute aide à accélérer la cicatrisation. C’est pas obligatoire, mais c’est un raccourci.
Combien de temps avant de voir des résultats?
Les premiers shifts se sentent en 30 jours, juste à pratiquer 1 ou 2 habitudes de façon volontaire. Mais une posture vraiment solide se construit sur 1 à 3 ans. C’est un travail continu, pas un sprint. Une chose difficile à la fois, un stretch à la fois.
Mes prochaines étapes
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Pour creuser plus loin sur le mindset et la posture, va écouter l’épisode 45 sur l’alter ego et la confiance inébranlable, l’épisode 88 sur le courage de ne pas être aimée et l’épisode 100 sur être fragile, résiliente ou anti-fragile.
Show notes
Format: Solo Durée: 34 minutes
Sujets abordés:
- Dire merci au lieu de jouer l’humble
- Choisir à qui montrer ses blessures
- Ne jamais répondre à vif en cas de conflit
- Remplacer les excuses par de la gratitude
- Lire ses témoignages régulièrement
- S’entourer de personnes positives et confiantes
- Entreprendre des choses difficiles volontairement
- Verbaliser ses besoins et ses limites rapidement
Liens & ressources:
- Société secrète Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 31. Aujourd’hui, je te parle de 8 habitudes que j’ai adoptées pour augmenter ma confiance en moi. C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop.
Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps, t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand.
Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils qu’une stratégie va faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même atteindre les sommets dont toi, tu rênes. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
La confiance en soi, je trouve que c’est un sujet qui est drôle à aborder. Parce que soit t’as de la confiance en toi déjà, ou t’en as pas, pis pour en avoir, ça te prendrait de la confiance en toi. T’sais, de faire des actions qui sont difficiles pour avoir de la confiance en toi, c’est un peu un cercle vicieux qui est difficile à commencer, finalement, quand tu sens que tu en manques, au final.
Pis je comprends ça, parce qu’honnêtement, je suis pas née avec la confiance en moi. Je peux pas dire non plus que je suis en tout point quelqu’un qui est confiante en moi non plus, mais il y a des choses que je fais, il y a des habitudes que j’ai prises au fil du temps pour augmenter cette confiance-là, pour faire en sorte que je sois plus solide sur mes pattes quand je fais différentes actions. Pis au final, toutes ces actions-là, compilées, ont augmenté ma confiance en moi.
Pis je sais que, pour plusieurs personnes qui écoutent, c’est un travail qui est difficile. C’est, tu sais, le mindset de se sortir des fois de certaines croyances limitantes, de cercles vicieux de pensée comme ça, ça peut être difficile. Donc, d’avoir quelques actions concrètes, peut-être que ça peut t’aider, toi aussi, finalement, à bâtir un petit peu là ce mindset-là, un petit peu plus de feu, ce mindset-là un petit peu plus défronté, ou le maintenir, ou faire des améliorations aussi. Tu sais, des fois, c’est juste des petites affaires, hein? Des petites affaires qui, comme je disais, qui s’accumulent, pis que ça devient exponentiel avec le temps.
Donc, je vais te partager ce que moi, j’ai fait en espérant que ça puisse t’aider. La première chose que j’ai… Ben, c’est pas en ordre, hein? C’est une liste potentiellement même non exhaustive. Mais un truc que j’ai… La première chose que j’ai commencé à faire, je te dirais, c’est de… Commencer à dire merci quand je reçois un compliment au lieu d’être humble.
On se fait dire depuis, surtout en tant que femme, on se fait dire qu’il faut être humble, qu’hote de pas trop montrer. On est plus confortable, en fait, avec les gens qui sont humbles. Avez-vous remarqué? Quand on a quelqu’un qui fait beaucoup… Il y a beaucoup de succès, pis la personne, elle le montre pas vraiment. Elle fait beaucoup d’argent, mais elle le montre pas vraiment. Pis on est plus confortable avec ces personnes-là parce qu’elles sont comme… Ah, mais regarde comme c’est une personne qui est humaine.
Je pense qu’on peut être quelqu’un d’humain et montrer ces choses-là. Je pense qu’on peut être quelqu’un qui est sain, qui est gentil, qui a les… Appelons-les comme ça, les valeurs à la bonne place, sans être humble, sans essayer de contredire, t’sais. Pis c’est ce qu’on fait souvent, quand on reçoit des compliments. » Hey, vraiment, tes cheveux sont super beaux. » Pis au lieu de dire » Merci « , tout simplement, ben, on va dire » Ah, ben, ouais, non, mes cheveux, ça fait longtemps que je les ai pas refaits. » Pis on va essayer de trouver… On va essayer de trouver quelque chose pour mettre l’autre plus confortable au final, souvent.
T’sais, pour essayer de se rendre moins big, de se rendre moins intimidant. Mais la personne n’est pas intimidée, elle t’a déjà dit que t’as trouvé nice, elle t’a trouvé belle, elle t’a trouvé intelligente, elle t’a trouvé anything, elle t’a donné un compliment. Mais on essaye de se faire plus petit, pour pas déranger. Une des choses que j’ai vraiment commencé à faire de façon très intentionnelle, c’est de dire » Merci » et de rien rajouter après.
De rien rajouter pour me rendre plus petite, pour rendre les autres plus confortables par rapport à ça. Si les autres veulent me faire un compliment, ça vient d’eux. Je l’ai pas demandé, je l’ai pas imposé. Je fais juste dire merci et je passe au prochain numéro. Puis de ne pas me rapetisser comme ça, quand je reçois ces compliments-là, ça fait en sorte que ça m’a permis plus facilement de prendre cette place-là.
Puis au début, je te dirais, c’est assez… C’est inconfortable. C’est inconfortable de s’arrêter. Puis il y a même des fois où j’ai commencé à dire quelque chose, puis après ça, je me suis arrêtée. Non, bien merci en fait, juste merci. Puis c’est correct, au début d’être un petit peu… Bien, t’as pas beaucoup d’expérience avec ça. Donc d’être un petit peu plus chambrelant quand t’essaies de juste dire merci, ne rien rajouter. Mais c’est quelque chose que je te dirais qu’avec le temps, pour moi, c’est devenu un réflexe. Et je t’encourage à faire pareil pour prendre ta place.
Une autre chose que j’ai… Une autre habitude que j’ai prise, c’est de pas montrer mes blessures à n’importe qui. Il y a eu une analogie de Amy Porterfield qui m’a vraiment restée en tête depuis des années. C’est de ne pas montrer… Appelons-les des gals. C’est encore pire quand c’est des blessures vives. Mettons que tu viens juste de te faire faire mal. OK? Puis quand je te parle… Je parle pas vraiment de bobos physiques, là.
Tiens, je te parle de… Il y a eu un conflit. Il y a quelqu’un qui t’a insulté. Quelqu’un qui… T’as eu des haters. Il y a une blessure à vif. OK? C’est pas nécessairement le bon moment d’en parler jusqu’à ce que ça soit une cicatrice. Jusqu’à ce que tu sois passé à autre chose. Puis même dans le stade Gall, c’est là la partie un petit peu grosse.
Puis je me rappelle justement que quand Amy Porterfield parlait de ça, je pense que c’était dans un épisode de podcast. Je sais même plus lequel. Ça fait des années que je radote la même chose. Mais même à cette époque-là, quand tu penses que t’es en guérison, t’es pas encore guéri, puis quand tu partages tes bobos, quand ils sont encore au stade vif, quand ils sont encore au stade de Gall et pas cicatrisés, bien peut-être que t’arrives pas aux bonnes conclusions. Peut-être que tu partages à travers des lunettes de colère, de haine, puis que finalement, une fois quand tu t’es calmé, bien t’arrives pas aux mêmes leçons. T’arrives pas à la même conclusion par rapport aux situations.
Puis outre ça, c’est que t’as le droit d’avoir des blessures. On est des humains. J’en ai. Ça m’arrive d’être en colère par rapport à une situation, d’avoir besoin de la vivre finalement. Mais c’est dur de vivre ça, tout ça. Donc à qui est-ce que je montre ces blessures-là? Ces blessures-là, je les montre à des personnes en qui j’ai confiance, que ce soit mon chum, mes amis, des collègues en qui j’ai vraiment, vraiment confiance.
Donc finalement, ça revient à des amis. Mais c’est des gens choisis, en thérapie à la limite, c’est des gens qui sont choisis, c’est des gens qui sont là pour me supporter. C’est pas n’importe qui. Puis montrer ses blessures, c’est pas nécessairement juste comme, tu sais, en partager dans ta communauté. Des fois, on montre nos blessures.
Comment je dirais ça? Des fois, on montre nos blessures sans le vouloir. Par exemple, quand tu arrives pour te pitcher, par exemple sur un podcast, puis tu lances l’idée comme ça, tu dis, ouais, j’aimerais ça aller sur ton podcast, et là tu rajoutes, mais tu sais, je suis pas certaine que tu vas aimer ça. Là, tu viens de me montrer ta blessure. Tu viens de me montrer que t’es pas guéri.
Tu viens de me montrer que t’es encore blessé par rapport peut-être à un commentaire, que t’es pas encore solide sur tes pattes par rapport à ça. T’as pas besoin de montrer tes blessures à n’importe qui, tu peux choisir. Puis c’est pas parce que t’es pas authentique, right? Tu peux les vivre ailleurs tes blessures. Tu peux même en parler dans ta communauté, dans un cadre en particulier, mais tu sais, ta communauté veut pas être juste là pour t’entendre chialer.
Ils veulent entendre des solutions. Ils veulent savoir comment est-ce que t’as fait pour passer, pour guérir, right? Pas pendant que t’es en train de guérir. C’est le fun de la médication, mais on sait pas c’est quoi la conclusion, tu sais. Donc, de faire attention à qui tu montes tes blessures, ça fait en sorte que les gens te font, te voient comme quelqu’un qui est activement en train de te guérir et ou que tu t’es guéri finalement.
Puis là, bien, on fait confiance à ces gens-là parce qu’ils ont pris action, ils ont tiré des leçons de ces choses-là. Donc, de vraiment choisir avec, appelons-le de diligence, ça fait en sorte que, bien, tu as le bon support quand t’as besoin de partager, right? Puis que quand tu veux te pitcher puis sortir un peu de ta zone de confort, tu montres ton meilleur jour, puis c’est rassurant pour l’autre personne. Parce qu’honnêtement, il y a quelqu’un qui me dit, » Ah, mais tu sais, je suis pas sûre que ça va t’intéresser. » C’est un turn-off complet, complet.
J’ai pas envie de creuser, j’ai pas le temps de creuser. Puis tu viens de me dire que probablement que je vais pas être intéressée. Déjà, la vibe est off. Genre, il y a des moments, il y a des moments, vraiment, pour montrer ces blessures-là. Puis il y a des moments où c’est pas le moment du tout. Donc, de bien choisir, ça fait en sorte qu’on se sent un petit peu plus solide aussi et bien entouré.
Autre habitude, jamais répondre à vif. Ça revient, c’est un petit peu dans la même vibe que le point précédent, mais quand il y a conflit, en général, une habitude que j’ai prise, c’est que dès que je reçois une information, que ce soit un courriel, que ce soit même dans une discussion, on est littéralement en conflit, en chicane, puis là, une personne va me dire quelque chose, va m’affirmer quelque chose qui m’attaque, qui m’attaque, qui me fait mal, je vais le plus possible prendre un pas de recul et juste avoir le temps de digérer l’information. Parce que répondre à vif, c’est rarement, ça revient un petit peu au point précédent, c’est rarement à ce moment-là que tu vas donner les meilleures réponses. C’est rarement à ce moment-là que ça va amener à une conversation ou à un règlement de conflit qui fait du sens, parce qu’on parle sous la colère, on parle dans cette optique-là.
Donc vraiment, pour prendre un peu plus de confiance en moi aussi, dans comment est-ce que je vais régler la situation, dans comment est-ce que je vais régler la situation, dans de quelle façon posée est-ce que je vais régler ce conflit-là, quand cette information-là fâcheuse arrive vers moi, je prends le temps de prendre le temps, je prends le temps de réfléchir à ce que je vais dire, de regarder ce qui a été dit sous différents angles, parce que des fois même, c’est une question d’interprétation aussi, des fois la personne ne voulait absolument pas nous attaquer, mais c’est nous qui l’a vu à travers nos propres lunettes, à travers nos propres blessures aussi, parce que répondre à vif, c’est aussi répondre à travers ses blessures. Parce que quand tu es cicatrisé, tu ne te sens pas nécessairement attaqué par n’importe quoi. En fait, tu te sens rarement attaqué parce que tu sais c’est quoi ta valeur.
Donc, de prendre un peu de recul, de regarder, OK, ça, ça, c’est venu toucher une blessure à moi, est-ce que c’était vraiment ça que la personne voulait dire? Peut-être que oui, mais si oui, il y a des façons de bien répondre, il y a des façons aussi de prendre son temps puis de répondre de façon professionnelle, surtout dans un cadre business qui ne va pas mettre de l’huile sur le feu, mais que toi qui vas te positionner comme quelqu’un qui est comme, regarde, je sais de quoi je parle, je n’ai pas envie de continuer à la limite cette relation-là même, mais de prendre ce pas de recul-là, ça fait en sorte que tu gères mieux tes conflits.
Autre habitude, j’ai arrêté de m’excuser puis j’ai commencé à remercier à la place. On s’entend, je m’excuse encore dans la vie, mais je m’excuse pour les choses qui sont vraiment causées par moi et à la limite qui n’est pas nécessairement volontaire, je ne pense pas que je suis quelqu’un de méchant dans la vie, mais tu sais vraiment quelque chose qui était dans mon contrôle, je vais m’excuser. Mais quelque chose qui est hors de mon contrôle, puis ça, à tous mes amis canadiens ici, on a tous ce problème-là de s’excuser pour rien. Il y a quelqu’un qui nous bombe, c’est nous qui s’excuses. Tu sais, c’est un classique, mais c’est vrai, on s’excuse pour rien.
Puis pour essayer de vraiment shifter l’espèce d’énergie dans ma vie, puis ça, je n’ai pas inventé ça, j’ai pris ça de d’autres personnes, mais c’est vraiment un comportement qui a eu un bel impact, où au lieu, par exemple, puis ça, c’est un classique, c’est un facile, par exemple, je suis en retard. Peut-être que c’était causé par ma paresse, par n’importe quelle décision que j’ai prise, mais peut-être aussi que c’était causé par le trafic, par plein de choses qui étaient hors de mon contrôle. Donc, au lieu de prendre toute la responsabilité de me pointer du doigt, quand ce n’est pas nécessairement 100 % de ma faute, je vais remercier l’autre.
Mais non, on remercie pourquoi? Bien, on remercie pour la patience. Hé, merci beaucoup de ta patience dans ce dossier-là, ou de ta patience, il y avait du trafic. Merci. Au lieu de juste dire merci. Ça m’est arrivé récemment, ma mère est allée chercher un colis au Purolator à Montréal, à ma place, considérant que je n’étais pas présente.
Et la pauvre s’est rendue sur place. Ça a été l’enfer de bureaucratie. Il fallait que j’envoie back and forth, plein de confirmations. Je rajoute, écoute, c’était du gros n’importe quoi. Puis au lieu de dire, hé, ma, je m’excuse, hé, c’était vraiment chiant, comme si c’était de ma faute, parce que ce n’est pas de ma faute. Je ne savais pas qu’est-ce qui allait arriver. Oui, c’est moi qui lui ai fait une demande, mais je ne pouvais pas savoir que ça allait être difficile.
J’ai dit, ma, merci de ta patience. Tout ça, ça fait en sorte que ma vie est plus positive. Aussi, je remercie, j’ai plus de gratitude au lieu de me pointer du doigt et d’être la cause des problèmes des gens. Right? Donc, ça fait en sorte que ça rajoute du positif et je me sens moins comme un problème.
Un autre habitude, de lire fréquemment des témoignages, que ce soit des témoignages, avant ça, c’était pour mes formations en ligne, de les lire, de lire des témoignages sur le podcast, différentes plateformes, que ce soit sur Spotify, que ce soit sur iTunes, de lire ce feedback-là, d’avoir accès à ça, de lire aussi les bons feedbacks que je reçois par courriel, d’avoir accès à ça, que ce soit dans un dossier de témoignages que ma team va générer pour moi à travers les e-mails, que ce soit justement en allant vers les plateformes de podcast pour aller lire ces choses-là, de lire fréquemment mes témoignages puis d’en demander aussi.
Des fois, souvent, ça passe par là. Pour les avoir les témoignages, de les demander fréquemment. D’ailleurs, si tu as écouté un épisode de podcast d’Effrontée ou n’importe quel, même les vraies affaires jusqu’à la fin, tu sais que je demande tout le temps des témoignages à la fin. Ce n’est pas 100 % des gens qui le font, mais ceux qui le font, à chaque fois, le font que ça vient du cœur. Et de lire ça, ça rajoute tellement un bone sur mon âme.
Écoute, on va rendre ça aussi big que c’est parce que c’est des commentaires positifs de d’autres personnes qui n’ont pas été forcées. Ces gens-là sont venus, ils avaient envie, ils avaient besoin de me partager ces informations-là, de me partager à moi, mais même aux autres à travers ma plateforme qui est publique. Et ça, ça fait du bien. Right? Puis si on ne le demande pas, on n’a probablement pas de témoignages qui vont popper de nulle part. Ça arrive, le hasard.
Donc, ça commence par les demander, mais ensuite de les revisiter. Surtout quand ça file moins bien, quand on n’est pas sûr, quand on a du syndrome de l’imposteur qui vient nous chercher parce que, oui, on en a probablement toute la vie. Je pense qu’avec l’expérience, c’est une question juste d’apprendre à le gérer et de passer au travers de ces émotions-là plus rapidement. Mais d’aller revoir ces témoignages-là, ça fait du bien. Ça montre qu’il y a des vraies personnes qui existent, qui croient en nous. Puis quand d’autres personnes croient en nous, c’est beaucoup plus facile de croire en nous-mêmes.
Autre habitude, me distancer des gens qui sont insécures ou négatifs pour m’entourer de personnes confiantes et positives. C’est difficile de booster notre propre confiance en nous quand on est entouré de personnes qui n’ont pas confiance en eux parce qu’on n’a pas d’exemple, parce que les autres personnes vont chercher, ils vont à la limite chercher à se normaliser. Right? Ils vont chercher à normaliser leur comportement, leur choix, leur, pas nécessairement leur valeur, mais surtout leur choix, oui, où vraiment, ça va être comme, bien, moi, j’ai de la difficulté à faire ça. J’espère que tout le monde a de la difficulté à faire ça parce que ça fait en sorte qu’on est tous dans la même gang, on est tous pareils puis comme ça, je ne suis pas tout seul à avoir cette problématique-là.
Mais le problème, c’est que ça tire les gens vers le bas. Right? Quelqu’un qui est insécure, qui manque de confiance en soi, ce n’est pas quelqu’un que tu vas avoir dans ton réseau, honnêtement, parce que pour en avoir, tu as besoin des gens qui sont positifs, qui croient en toi, qui sont ambitieux aussi puis qui se sortent eux-mêmes de leur zone de confort, qui ont ces idées des habitudes-là déjà que j’ai déjà nommées, ceux que je vais nommer ensuite, qui ont déjà ces habitudes-là puis qui sont des guides pour toi, qui te montrent que, hey, check, si tu fais ça, tu ne vas pas mourir. Ça va bien aller.
Donc, de t’entourer de ces personnes-là qui sont solides, ce n’est pas des gens qui n’ont aucun bobo, aucun trauma, ce sont des gens qui n’ont aucun défaut. Au contraire, on a tous nos petites bébites, honnêtement. On les gère tous de différentes façons, mais on a tous nos petites bébites, mais ces gens-là ne sont pas des victimes de leurs bébites puis ils prennent des actions puis ils choisissent, tu sais, ils choisissent d’être positifs, ils choisissent d’aller plus loin puis ils choisissent de ne pas être des victimes aussi. Et c’est ces gens-là qui vont t’amener à t’améliorer, honnêtement.
Ça passe par toi parce qu’honnêtement, des gens qui ont confiance en eux, probablement. Dans la situation, c’est eux qui ont confiance en eux puis que toi, tu ne l’as pas, toi, tu es la personne insécure puis potentiellement négative. Donc, c’est quoi leur intérêt à eux d’être avec toi? Tu as besoin de te transformer en personne qui prend ses habitudes-là, qui se solidifie, qui fait attention au choix de mots, au choix de comportement pour que ces gens-là, à la limite, te prennent avec eux puis te donnent la main.
Parce que si tu restes dans ta marde puis que tu ne veux pas bouger de là parce que tu es confortable, on va se dire, les gens qui sont solides, confiants et positifs ne voudront pas traîner avec toi non plus. Tu as besoin d’initier le mouvement pour t’entourer des bonnes personnes. Ça ne vient pas par magie.
Autre habitude, entreprendre plus de choses difficiles et me pousser volontairement hors de ma zone de confort. Les choses difficiles, difficiles, j’entends souvent, malheureusement, quelqu’un, mettons, par exemple, je propose une solution puis là, la personne va me dire, ah, mais c’est difficile. Puis je fais comme, oui, et. L’entrepreneuriat, personne n’a jamais dit que c’était simple. Il y a des stratégies qui sont, excuse-moi, je referai ma phrase. L’entrepreneuriat, personne n’a dit que c’était facile. Facile, pas simple. Puis il y a une différence entre les deux.
Les choses qui sont simples, c’est le contraire de complexe. Il y a beaucoup d’étapes. Il faut comprendre différents morceaux. Quand c’est simple, bien, on s’entend, la logique est simple, il n’y a pas beaucoup de morceaux, quelques étapes, ça va bien. Mais même si quelque chose est simple, ça ne veut pas dire qu’elle est facile à faire. Par exemple, bien, commence à dire merci quand tu reçois un commentaire ou un compliment au lieu d’être humble. C’est simple. C’est une chose. Le concept n’est pas compliqué. Ça ne prend pas un doctorat pour comprendre ça. Est-ce que c’est facile? Non.
Fait que toutes les choses que je te nomme depuis le début, c’est des choses qui sont difficiles, difficiles psychologiquement. Mais par exemple, dans mon cas, moi, bien, c’est d’entreprendre des choses comme des gros lancements. Des gros lancements qui font peur, on s’entend, parce qu’il y a des downsides à faire des gros lancements. Qui dit gros lancements dit gros risques parce qu’il y a des grosses dépenses qui viennent en amont. Tu sais? Parce qu’il y a plein de choses à prendre en considération. Puis même qu’un gros lancement, je te dirais même que c’est dans le complexe. Ce n’est pas juste dans le simple. Mais ça fait peur.
Puis il y a d’autres choses aussi comme par exemple partir un an, voyager comme je l’ai faite en 2022-2023. C’est tout un processus. On s’entend, ça va être difficile. À chaque destination, il faut qu’on se réhabitue. Il y a tout le temps, on a un enfant qui est avec nous. Comment est-ce qu’il va vivre ça? Mais de faire des choses difficiles, ça me pousse volontairement hors de ma zone de confort.
Et de commencer à apprécier le difficile, même si c’est challengeant, même si ça stretch, comme je disais, la zone de confort puis qu’on se sent inconfortable puis qu’on est comme » Ah, pourquoi j’ai fait ce choix-là? Quand on… » Comment je dirais ça? Quand on fait des étirements, au début, quand on est vraiment, vraiment ben, ben, ben barré puis que les muscles sont presque gelés tellement ça fait longtemps qu’on ne les a pas étirés, bien, c’est dur. Ça fait mal. Mais plus on maintient cet étirement-là, plus c’est comme si le muscle il se détend.
Puis là, on est capable d’aller juste un petit peu plus loin. C’est exactement la même chose avec la zone de confort. Plus tu la stretches où initialement, c’est comme » Oh, ça fait mal! » Mais à un moment donné, tu finis par te détendre dans ce stretch-là puis tu dis » Ah, interesting! » Maintenant, ben, c’est ça la nouvelle réalité. Right? Donc, de vouloir entreprendre ces choses difficiles-là, d’arrêter de dire » Oui, mais c’est difficile » pour justifier de ne pas entreprendre ces gros projets-là, ça va tellement t’aider parce qu’au final, quand tu passes au travers de ces défis-là, qu’est-ce qui arrive? Ben là, tu sais que t’es capable de faire des choses difficiles.
Puis une chose difficile à la fois en amène une autre puis éventuellement, tu commences à faire des choses encore plus difficiles. Puis on s’entend, une chose difficile aujourd’hui, peut-être justement que c’est de commencer à dire merci quand tu reçois un compliment puis c’est pas de changer un système politique. Tu sais, on s’entend? Il y a comme une chose à la fois qu’il faut faire puis un truc difficile en amène un autre, mais il faut commencer à améliorer ta relation avec le concept de choses difficiles et de te pousser volontairement hors de ta zone de confort.
Puis je vais te donner un exemple qui mixe aussi l’idée des blessures, de montrer, de ne pas montrer mes blessures à n’importe qui. En 2019, j’ai fait mon premier shooting, ouais c’est en 2019, j’ai fait mon premier shooting photo, ok, professionnel, donc avec photographe, make-up, cheveux, j’avais des outfits et ce photoshoot-là a profondément transformé, je te dirais, ma confiance en moi parce qu’il y a un moment en particulier où en fait, je les ai achetés ces vêtements-là. Je suis allée acheter, j’ai amené de façon volontaire une espèce de, en fait c’est une culotte menstruelle, ironiquement, mais elle est super belle avec l’espèce de comme transparence sur les côtés un petit peu, une Toyota, je l’aime encore, je l’aime full cette culotte-là noire et j’avais acheté, puis je me rappelle je l’ai acheté à New York avec Catherine Cormier, j’avais acheté une espèce de old crop top que je ne mets jamais parce que je ne suis pas une fan de montrer mon ventre en général, mais je l’ai acheté pour le photoshow parce que je me suis dit je vais mettre des choses qui me sortent de ma zone de confort, qui me font sentir forte, tu sais, ce genre de truc-là.
Mais au moment où on était le jour du shooting, ce qui est arrivé, c’est que là, la photographe, l’assistante aussi photographe qui était là cette journée-là, la make-up, artiste qui était là, ils ont pris, puis moi, dans ma tête, je n’allais pas les mettre ensemble le crop top puis la culotte parce que ça montrait énormément de corps puis je n’étais pas foule à l’aise avec ça. J’avais décidé d’un autre outfit, genre le crop top allait avec des pantalons qui étaient taille haute, la culotte allait avec un chandail qui couvrait pas mal d’affaires.
Puis là, eux autres, ils ont décidé, non, là, tu vas mettre le crop top avec la culotte. Écoute, là, je me sentais, j’étais genre, oh non, non, non, non, qu’est-ce que vous avez choisi? À ce moment-là, premièrement, j’ai pris les morceaux de vêtements, je suis allée dans la cabine, je les ai mis, puis là, j’avais deux choix. Soit que je sors puis que je dis, sais-tu quoi? Non, je ne suis vraiment pas à l’aise avec ça, je ne veux pas, je ne suis pas rendue là.
Puis là, c’est sûr que les personnes auraient toutes fait genre, OK, ce n’est pas grave, on passe au prochain numéro. Il n’y a personne là-dedans qui allait me forcer à faire quoi que ce soit. Right? Il y avait ce choix-là où je décide que non. Ou l’autre choix, c’était comme, check. Là, j’ai une blessure. J’ai une blessure de confiance en moi par rapport à mon corps, comment je ne l’aime pas, par rapport à comment est-ce que je me sens en montrant tout ça.
Puis là, est-ce que je choisis de la montrer aujourd’hui ou est-ce que mon objectif c’était de montrer la femme forte? Puis c’était de me pousser hors de cette zone de confort-là parce que sinon, je vais continuer d’être… Sinon, je ne serai pas la personne que je veux être. Donc, à ce moment-là, j’ai mis exactement ce qu’eux ont vu pour moi qui trouvaient nice, by the way, parce que je suis la personne qui critiquait là. J’ai mis les vêtements qu’eux ont vu pour moi qui trouvaient génial. Je suis sortie, les gens étaient comme, wow, c’est extraordinaire et j’ai fait les photos.
Après ça, j’ai reçu les photos parce que je les ai montrés tant que ça, semi, parce que j’avais mes propres bobos. J’ai choisi quels que je voulais. On s’entend, mais je l’ai fait. Ça m’a sorti de ma zone de confort et ce photoshoot-là, comme je disais, a complètement transformé un petit peu ma vision de qui est-ce que je peux être.
Puis à partir de ce moment-là, les photoshoots où ça va beaucoup plus loin que ce que je me permets, qu’est-ce que je suis à l’aise de faire, sont devenus presque une norme pour moi parce que c’est comme, c’est comme ça que je vais voir, c’est comme ça que je vais être capable d’étirer le muscle du confort. Right? Donc, mixer un petit peu les bobos puis la zone de confort ici.
Et le dernier point, la dernière habitude que j’ai prise pour augmenter ma confiance au fil du temps, c’est de verbaliser mes besoins puis mes limites rapidement. Écoute, ça, c’est que ce soit au niveau personnel, que ce soit au niveau business, j’ai moins… Au fur et à mesure qu’on fait ça, qu’on verbalise de quoi qu’on a besoin, qu’est-ce qu’on n’est pas prête à faire, ça devient de plus en plus simple de le faire puis rapidement, bien, tu vas peut-être avoir une… pas une réputation parce qu’on s’entend, ça dépend avec qui tu le fais, mais les gens vont peut-être te percevoir comme quelqu’un qui est bossy, les gens vont peut-être te percevoir comme quelqu’un qui…
Comment je dirais ça? La confiance en soi, ça peut être triggering pour ceux qui n’en ont pas, right? Ou ceux qui en manquent. Ça peut… Ça peut… Ça peut presque les fâcher parce que quand on dit je veux ça, ça va faire une espèce de miroir aux autres puis ils vont se dire OK, mais peut-être que moi aussi je veux ça, pourquoi je ne me permets pas ça, pourquoi elle, elle se donne le droit de vouloir ça, idem pour les limites. Donc, il y a quelque chose de triggering là-dedans, donc d’imposer ses besoins puis ses limites, c’est très difficile, honnêtement, mais ça devient de plus en plus facile avec la pratique.
Puis, tu sais, quand je parle de besoin, ça peut être… Check, je vais donner un exemple très récent. là, au moment où j’enregistre, on est le 6 juin, OK? Puis, dans quelques jours, je pars à Londres. Je pars à Londres pour 16 jours et ensuite, je retourne à Montréal le 27 juin. Le 1er juillet, je retourne, qui est un samedi, je retourne dans mon appartement.
Donc, on peut prendre en considération, on sait, sachant que Londres, pour moi, je veux que ça soit plus, ou 50-50 de, disons, vacances, tourisme et travail et que le retour à Montréal, le retour dans l’appartement, toutes ces choses-là, le décalage horaire, on s’entend que ça va prendre beaucoup d’énergie pour tout le monde, pour moi, mon chum, pour mon fils, pour tout le monde.
Et j’ai eu une… Il y a quelqu’un qui m’a offert avec qui j’ai vraiment envie de parler, justement, qu’on se fasse un Zoom call. On ne se connaît pas vraiment, mais c’était vraiment une espèce de introduction call pour, bien, justement, apprendre à se connaître, voir des opportunités qu’on peut faire ensemble, ce genre de truc-là.
J’ai vraiment hâte de faire cet appel-là. La personne me propose de faire un appel et si je n’écoute pas mes besoins puis mes limites, je leur ai dit, tu sais-tu quoi, on va faire l’appel pendant que je suis à Londres. On va faire ça rapidement. On va faire ça crunch. On va faire ça rapide. Mais la réalité, c’est que ce n’est pas ça. J’ai besoin de beaucoup plus d’espace dans ces 16 jours-là.
Et dans la semaine qui va suivre après, parce que j’ai besoin d’espace pour revenir à la maison, pour prendre le temps de se reposer post-décalage horaire. Et donc, la seule chose que j’ai fait, c’est, bon, je veux faire cet appel-là, oui, donc, mon besoin, je veux le faire, mais ma limite, c’est pas tout de suite. Donc, la première chose que j’ai dit à cette personne-là, je dis, écoute, j’ai vraiment, vraiment envie, mais en ce moment, et que c’est rexed, c’est pas le bon moment.
J’ai pas besoin de m’expliquer en long puis en large, by the way. C’est pas le bon moment, est-ce qu’on peut repousser ça à début juillet? Ça serait beaucoup mieux pour moi. Et la personne a accepté, pas de problème? Ben oui, c’est pas un problème, c’est pas une urgence, il n’y a pas d’urgence. Et si la personne m’avait imposé une urgence, ben là, franchement, j’aurais un petit peu, pour moi, ça aurait été un red flag, ben j’étais comme, ben, pourquoi c’est une urgence?
Est-ce qu’il y a quelque chose, est-ce qu’il y a un événement qui arrive proche? Et s’il y avait eu un événement, par exemple, plus importante que ma business, que ton agenda aussi, right? Donc, de vraiment verbaliser mes besoins, mes limites rapidement aussi, ça fait en sorte que j’ai pas, entre guillemets, de regrets pour avoir accepté des choses que finalement, j’avais pas envie d’accepter. Ça me confirme que je suis capable de me respecter.
Puis la confiance en soi, c’est surtout ça. C’est d’être capable de se respecter, de respecter ses besoins, ses envies, ses désirs, mais aussi de respecter, de les protéger justement, donc avec ses limites-là, de respecter le temps qu’on a envie de vivre. Puis ça veut dire qu’il faut apprendre à dire non, obviously. C’est ça, mettre ses limites, tu sais. Mais de vraiment verbaliser rapidement, ça fait en sorte que j’ai moins de situations où après ça, je me dis, oh mon Dieu, j’aurais donc dû, ou des situations qui me stretchent beaucoup trop, beaucoup plus loin que la zone de confort.
Il y en a moins de ça. Parce que je sais que je suis en contrôle de mon temps puis de mon horaire. Puis de ce que j’ai envie de vivre finalement. Donc je vais te faire un petit recap en terminant des différentes habitudes que j’ai prises au fil du temps pour augmenter ma confiance en moi. Dire merci quand je reçois un compliment au lieu d’être humble, parce que humble, c’est juste pour rendre les autres plus confortables. 2. Ne pas montrer mes blessures à n’importe qui. 3. Ne jamais répondre à vif. 4. Arrêter de m’excuser et commencer à remercier. 5. Lire fréquemment mes témoignages. 6. Me distancer des gens insécures ou négatifs pour m’entourer de personnes confiantes et positives. 7. Entreprendre plus de choses difficiles et me pousser volontairement hors de ma zone de confort. et 8. Verbaliser mes besoins et mes limites rapidement.
J’espère qu’il y a quelque chose là-dedans qui est venu chercher quelque chose, qui est venu te challenger, qui est venu étirer ta zone de confort. Puis oui, même si c’est difficile à… Comment je dirais ça? Ça va être difficile à implanter dans ta vie. Donc, une chose à la fois, un stretch à la fois, un inconfort à la fois, mais commence à apprendre à aimer ces choses-là difficiles pour vraiment gagner en confiance en toi au fur et à mesure que le temps file.
La semaine prochaine, sur Affronté, je reçois Patricia Filiatro puis on va disséquer ensemble le processus par lequel elle est passée pour acheter des parts dans une autre compagnie, donc mère en affaires dans ce cas-ci, puis les impacts de son ambition sur sa vie personnelle aussi parce que, en certain temps, des fois, il y a des downsides à tout ça.
Donc, si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver des liens peut-être que j’ai mentionnés, tu peux te rendre au geneviève-gauvin.com slash effronté-31 pour lire les notes de l’épisode. Viens me rejoindre ensuite sur Instagram, bord en bas, Geneviève Gauvin. Si tu as envie de partager le podcast dans tes stories, bien, oublie pas de me taguer puis aussi, dis-moi s’il y a une de ces habitudes-là qui t’intéresse par laquelle tu veux commencer ou si tu en as d’autres, est-ce que tu as des suggestions aussi pour améliorer ta confiance en toi? J’aimerais vraiment savoir.
Si tu veux plus de Gen Uncensored, bien, tu peux t’inscrire à ma société secrète. Je l’appelle mon Spick Easy. C’est ma communauté via bi par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin encore plus de contenu effronté. Tu peux t’inscrire au jeunevièvegauvin.com slash société secrète. C’est tout pour aujourd’hui et sur ce, on se reparle la semaine prochaine. Bye là!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, bien, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis, vraiment, c’est super simple à faire.
Va sur l’application Apple Podcast puis tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur s’abonner puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. Puis à partir de là, bien, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Bonjour,
C’est trop bien, merci !
Je suis positive en moi mais j’ai pas encore réussi à passer à l’action.
On se ressemble beaucoup Geneviève.
Ce que tu as dit a beaucoup trouvé en moi sa place.
Je te souhaite que du bonheur !
Merci pour tout
Martine