Faire un achat de parts dans une entreprise existante, c’est une façon de diversifier ses revenus qu’on entend de plus en plus. Mais le processus concret, les chiffres, les surprises, les tensions, c’est rarement ce qu’on partage. Dans cet épisode, Patricia Filiatrault, fondatrice de PF Communications et chargée de cours à l’UQAM, vient raconter exactement comment elle a acheté un tiers des parts de Maman en affaires, ce que ça lui a coûté pour vrai, et ce que personne ne lui avait dit avant de signer.
Ce qui déclenche un achat de parts: le coup de coeur avant le calcul
Patricia ne cherchait pas à investir dans une autre entreprise. Elle courait déjà à fond entre son agence de web et SEO, ses cours à l’UQAM, et ses 2 enfants en bas âge. L’idée a germé après qu’elle soit allée donner une formation dans la communauté Maman en affaires et qu’elle ait eu un coup de coeur pour l’équipe et les membres.
> « J’ai un coup de coeur pour les filles, les membres. J’ai un coup de coeur pour Marie-Ève et Caroline. Je fais comme, wow, ces filles-là, ce qu’elles ont bâti. J’adore ça. Ça vient chercher un côté girly que je n’ai pas dans PF Communication. »
Ce qui l’a attirée, c’est ce que sa propre agence ne lui donnait pas: la scène, les événements, le côté communauté féminine avec de la merch et des photos. Elle n’était pas en mode « retour sur investissement passif », elle voulait être dans le game. Ça change tout à la façon dont l’achat de parts s’est structuré.
L’achat de parts a été initié par Patricia elle-même. Elle a approché Caroline Villeneuve en premier, elles ont brunché, les conversations ont mené à une proposition formelle.
Comment se calcule un achat de parts quand il n’y a pas de méthode scientifique
La question que tout le monde se pose: comment est-ce qu’on fixe le prix lors d’un achat de parts? La réponse de Patricia est brutalement honnête.
> « C’est basé sur rien. Ce que tu peux payer. »
Elle est arrivée avec un chiffre en tête, 10 000 $, pour un tiers des parts. Son comptable a parlé avec le comptable des deux autres associées. Le comptable des vendeuses a dit que c’était trop bas. On s’entend, ça l’était. Mais tout le monde a quand même signé parce que la valeur perçue n’était pas que financière.
Au final, l’achat de parts a totalisé 20 000 $: 10 000 $ en argent comptant et 10 000 $ en temps de son équipe (refonte de site, image de marque, automatisations). Il y a eu en plus les frais notariaux pour la convention d’actionnaire, environ 5 000 à 7 000 $.
Un détail important sur la structure: l’achat de parts a été fait par Patricia Filiatrault comme individu, pas par son entreprise PF Communications. Pourquoi? Parce que PF Communications lui appartient à 50% avec son mari depuis leur mariage en 2018. Pour éviter d’impliquer des conjoints dans une convention d’actionnaire avec des personnes qu’elle connaissait à peine, tout le monde a préféré garder les individus comme actionnaires directs.
Ce qui implique que Patricia a dû sortir les 10 000 $ de son entreprise en salaire, donc payer des impôts dessus avant de les investir. Le montant réel sorti de PF pour remettre 10 000 $ à Patricia l’individu: beaucoup plus que 10 000 $.
L’achat de parts demande une intégration dans la communauté, pas juste une signature
Un aspect rarement discuté lors d’un achat de parts dans une entreprise de contenu et de communauté: comment est-ce qu’on prend sa place publiquement? Patricia ne voulait pas être une actionnaire de l’ombre.
> « Moi, je serais pas backbencher. Je veux que mon visage soit vu. C’est pas parce que je veux que je m’aime tant, mais c’est parce que je pense que j’ai quelque chose à apporter. »
Le plan d’intégration a été progressif: arriver doucement, sentir l’espace, puis occuper la place naturellement. Les co-fondatrices n’avaient pas d’ego territorial là-dessus, ce qui a facilité les choses. Pour un premier événement présentiel organisé peu après son arrivée, Patricia était sur scène, visible, présente.
Le défi a davantage été dans la prise de décision collégiale. Quelqu’un qui vient d’une structure de solopreneur où elle décide tout elle-même apprend à fonctionner différemment dans un trio.
> « Moi, je décède de tout. C’est toi qui prends les décisions. Ben oui. Fait que de nature, je suis quand même, j’aime ça quand ça va, comme moi, je le fais. »
Il y a eu des projets où elle était la seule à y croire. Elle a appris à ne pas ramer seule à contre-courant.
L’achat de parts a-t-il livré le retour sur investissement espéré?
Patricia avait un objectif clair: se rembourser dans la première année. Ce qui a été fait. Elle avait aussi un objectif plus ambitieux: que Maman en affaires devienne sa principale source de revenu pour alléger le payroll de PF Communications. Ça, ce n’est pas arrivé dans la première année et demie.
> « Le retour financier a été moins important que ce que je pensais aussi. »
Pourquoi? Parce que les premières années d’un tel achat de parts dans une PME qui veut scaler, c’est beaucoup d’investissement avant les dividendes. Refonte de site, image de marque, automatisations, événement présentiel, convention d’actionnaire, tout ça se paye avant de se rentabiliser.
> « On a vraiment, vraiment investi. »
Son conseil de fond: savoir dans quoi on s’en va. L’objectif de remboursement de la première année était « un souhait basé sur rien », ses mots. Si l’entreprise cible est saine (elle avait environ 200 membres actifs quand Patricia est entrée), le risque de tout perdre est minimal. Mais de là à penser que les dividendes vont remplacer un salaire rapidement, c’est une autre histoire.
L’achat de parts quand l’horaire est déjà plein à craquer
Ce qui est fascinant dans la conversation avec Patricia, c’est la question de la capacité. Elle flirte avec le burnout depuis la pandémie. Elle le dit sans filtre.
> « Je flirte avec le burn-out à chaque jour, à chaque jour que je me lève. Ça fait trois ans. »
Ajouter Maman en affaires dans un horaire qui comprenait déjà PF Communications à temps plein et l’enseignement à l’UQAM n’a pas rendu les choses plus légères. Ce que ça lui a forcé à faire: déléguer encore plus dans PF, dire non à de nouveaux projets, reconnaître ses limites.
L’achat de parts a fonctionné comme accélérateur de maturité entrepreneuriale. On apprend vite à prioriser quand on a 3 casquettes.
Pour répondre à la question existentielle soulevée en cours d’épisode: est-ce que t’as besoin d’une passion dans la vie? Patricia n’a pas de hobby passion. Sa seule passion, c’est optimiser sa propre vie. Et elle a dit quelque chose que je trouve tellement juste:
> « Ma seule passion, c’est genre juste d’optimiser ma propre vie. Je fais juste faire des affaires pour moi, parler de qu’est-ce que je fais, et j’aide plus personne. Je fais juste le montrer. Je le documente, je le montre, j’anime au lieu d’enseigner. »
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment évaluer si une entreprise vaut le prix demandé lors d’un achat de parts?
Commence par impliquer ton comptable dès la première conversation sérieuse. C’est lui qui va regarder les états financiers, les marges, les dettes, le potentiel de croissance. Pour Patricia, l’évaluation n’a pas été très scientifique, mais son comptable a quand même dit « vas-y » après avoir vu les chiffres. À cette échelle, c’est souvent plus une décision de confiance mutuelle qu’une analyse financière rigoureuse. Ce qui ne veut pas dire qu’on saute sans regarder.
Faut-il faire l’achat de parts comme individu ou comme entreprise?
Les deux options ont des implications fiscales très différentes. Si tu incorpores l’achat dans ton entreprise, les profits et dividendes peuvent être distribués différemment. Mais si ta compagnie appartient en partie à ton conjoint ou à des investisseurs, ça peut créer des complications relationnelles dans la nouvelle convention d’actionnaire. Le cas de Patricia illustre exactement ce piège: son entreprise lui appartenant à 50% avec son mari, elle a préféré faire l’achat comme individu. Consulte ton comptable ET un notaire avant de décider.
C’est quoi un délai réaliste pour voir un retour sur investissement après un achat de parts?
Dans une petite PME de communauté qui va réinvestir ses revenus pour croître, compte entre 2 et 3 ans avant de voir des dividendes significatifs. La première année, tu investis souvent plus que tu reçois. Patricia s’est remboursée son investissement initial dans la première année, ce qu’elle considère comme un succès. Mais son objectif ambitieux de se payer via Maman en affaires n’était pas atteint après 18 mois.
Mes prochaines étapes
Si tu veux du contenu uncensored chaque semaine, rejoins ma communauté VIP par courriel le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour aller plus loin sur la diversification des revenus et l’achat d’entreprises, écoute l’épisode 109 avec Delphine Pinon sur les revenus passifs et l’achat d’entreprises. Si l’angle équilibre, famille et partenaire dans la business résonne avec toi, l’épisode 49 sur être parent et partenaire en entrepreneuriat est aussi un bon follow-up.
Un peu plus sur Patricia Filiatrault
Patricia a découvert une passion pour le Web en 2012 lorsqu’elle a créé son premier site internet. À l’époque, son père faisait face à des difficultés financières et la seule solution pour sauver son entreprise était de créer un site Web bien référencé.
Depuis, elle a fondé son agence (PF communications), acheté des parts dans une 2e entreprise (Maman en affaires), en plus d’enseigner la création éditoriale en ligne à l’UQAM et de faire une maîtrise en administration des affaires.
Tout ça a été accompli tout en fondant sa propre famille! Sa passion pour le numérique et l’enseignement ne cesse de croître et elle se sent privilégiée de pouvoir concilier ces deux passions pour avoir un impact positif dans la vie de nombreuses personnes motivées.
Show notes
Format: Entrevue avec Patricia Filiatrault Durée: 48 min
Sujets abordés:
- Comment une formation donnée dans une communauté peut mener à un achat de parts
- La valeur (peu scientifique) d’un tiers des parts dans une PME de communauté
- Structure légale: achat comme individu vs comme entreprise
- L’intégration publique dans une communauté existante quand t’es la nouvelle associée
- Le retour sur investissement réel après 18 mois
- Balancer 3 rôles (agence + associée + chargée de cours) sans exploser
- La passion comme moteur, ou pas: ce que Patricia pense vraiment
Liens & ressources:
- Site de Patricia: patriciafiliatrault.com
- Instagram de Patricia: @patfiliatrault
- Maman en affaires: mamanenaffaires.com
- Tatiana St-Louis (mentionnée): @tatiana.stlouis
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 32. Aujourd’hui, on parle d’acheter des parts dans une autre entreprise et y prendre sa place avec Patricia Filiatro. Puis si tu la connais pas, bien un peu plus sur elle, évidemment, avant de commencer. Patricia a découvert une passion pour le web en 2012, lorsqu’elle a créé son premier site Internet. À l’époque, son père faisait face à des difficultés financières, puis la seule option, la seule solution pour sauver son entreprise, c’était de créer un site web bien référencé.
Depuis, elle a fondé son agence, PF Communication, acheté des parts dans une deuxième entreprise, Maman d’affaires, dont évidemment on va parler. En plus, d’enseigner la création éditoriale en ligne à l’UQAM, l’Université du Québec à Montréal, et de faire une maîtrise en administration des affaires. Tout ça, ça a été accompli en fondant sa propre famille, sa passion pour le numérique, puis l’enseignement ne cesse de croire, puis elle se sent privilégiée de pouvoir concilier ses deux passions pour avoir un impact positif dans la vie de nombreuses personnes motivées.
Évidemment, on va voir dans l’entrevue que Patricia accumule les titres, les chapeaux et les entreprises. On va discuter avec elle des impacts que ça a sur sa vie. Bonne écoute.
C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables puis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles puis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein puis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rênes. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100 % effrontée.
Je suis présentement avec Patricia Filiatro. Patricia, comment ça va? Ça va super bien, toi? Ça va très, très bien. Très contente de te recevoir sur Effrontée aujourd’hui.
Aujourd’hui, on va parler ensemble d’acquisition d’entreprise, ce qui est un sujet qui m’intéresse énormément dans l’optique de non seulement diversifier mes revenus, les revenus en général, mais aussi possiblement générer un retour sur investissement relativement passif aussi, selon l’entente qui est effectuée, tout dépend de ce que tu fais. Puis c’est dans les choses que moi, c’est dans mon futur, tu sais, d’aider les gens aussi de cette façon-là, d’investir dans certaines entreprises. Évidemment, c’est pas exactement la façon dont toi, tu l’as fait dans ton cas. Tu as choisi d’avoir un rôle très actif dans l’entreprise dans laquelle tu as choisi d’acheter des parts, malgré que tu as déjà une autre entreprise. Ça fait qu’on va commencer par le début.
Oui. Peux-tu te parler rapidement de ta première entreprise? C’est quoi la forme qu’elle prend? Puis quel genre de produits ou services que tu offres actuellement ou avant, en général? Mon entreprise actuelle existe depuis 2015. Je me suis incorporée en 2020. Donc, ça va faire huit ans que j’ai PF Communication. Et à la base, j’étais travailleur autonome, je faisais tout. Puis un petit peu, par petit peu, j’ai eu des pigistes. Puis là, aujourd’hui, c’est rendu une agence. Donc, on est vraiment une équipe. J’ai un payroll. Oui? Oui. Et ça, ça a été vraiment un step, quand même.
Je pense que toi aussi, tu es là-dedans. Oui, je suis exactement dans la 3C, tu es engagée. J’espère qu’au moment où on enregistre, c’est déjà terminé. Oui, c’est ça. Ça serait vraiment long. Mais oui, c’est tout un rodeo de définir la culture d’entreprise, les bénéfices, je ne sais pas jusqu’où tu es allée, mais ce genre de truc-là. Puis de faire passer les gens de charger TPS TVQ à les mettre sur un payroll, puis payer pour leur régie des rentes, puis leur retraite. Puis c’est juste comme… C’est vraiment spécial.
Puis juste, penser à l’augmentation du salaire, moi, ça va faire un an et demi. Au début, c’était moitié payroll, moitié. En tout cas, c’était un petit peu plus compliqué. Mais là, j’étais en ce moment à l’augmentation du salaire. Ça fait que là, de comment… Parce que moi, c’est sûr, il va y avoir une augmentation à chaque année. Oui, oui. Même si… Non, idem, oui. La situation économique n’a pas rapport, là. Je veux dire, ces gens-là sont tellement précieux pour moi. 100 % de chez vous, c’est d’ad. Oui, absolument.
Mais, tu sais, combien… Comment qu’on calcule ça? Est-ce qu’on calcule ça au coût de la vie? Est-ce qu’on calcule ça à la performance? Ah, c’est… Je n’étais pas prête à ça. Mais ça a bien été. Je suis correct. Ben, tu sais, tu vois, moi, puis là, on s’en va un petit peu à côté de la plaque au niveau du sujet de l’entrevue, mais j’ai commencé à penser à ça avant. Tu sais, là, en ce moment, le moment en real time, tu sais, mes contrats sont partis en rédaction. Puis, pour moi, c’était important de savoir ça d’avance. De genre où la personne sait que s’il y a un pourcentage annuel, puis s’il y a un bonus de pourcentage, c’est basé sur quels critères de performance. Genre, c’est quoi une bonne entrevue, tu sais, une bonne évaluation, tout ça.
Je voulais pas, puis j’étais un peu de même dans la vie au niveau des contrats, où, tu sais, je veux savoir d’avance, c’est quoi les pénalités, là, quand on a des contrats de partenariat. Ben là, c’était le contraire. C’est genre, je veux savoir d’avance sur quoi est-ce qu’on va baser les choses pour pas que ça soit complètement subjectif puis de dire, ah, ben, tu sais, finalement, je t’aime pas. Quoi que si je t’aime pas, au final, peut-être qu’on devrait pas travailler ensemble. On ne travaillera plus ensemble, non, c’est ça. Mais non, mais t’es bonne, tu pensais d’avance, parce que, tu sais, ça n’a pas créé aucun conflit.
Au contraire, tout le monde, tout le monde est content, mais c’était pas prévu. Puis en plus, je me l’étais noté dans mon agenda. Je dis, faut pas que je passe tout droit puis que la personne revienne vers moi. Puis on avait pas parlé d’une augmentation de salaire. Tu sais, jusqu’à un bar. Ah oui, juste comme encore. Oui, vraiment, vraiment. Tu fais un bar. OK, je l’ai échappé.
Donc, bref, c’est ça pour fermer la parenthèse, PF Communication, et on offre des services de création de site web et de mandat de référencement naturel, donc de SEO. C’est les deux principaux, les principales sphères dans lesquelles on évolue dans PF Communication.
Et la deuxième entreprise est arrivée. Oui, un peu plus tard, mais juste avant d’aller là, à quoi ressemble ton horaire pour la gestion de cette entreprise-là spécifiquement? Ah, mon Dieu. Bien, c’est un temps plein, dans le fond, PF Communication, déjà. Déjà, c’est un temps plein. Et j’enseigne à l’UQAM aussi depuis 11 ans, 12 ans. Est-ce que tu dors? Est-ce que ça va? Oui, je dors et je suis extrêmement bien entourée.
C’est tellement cliché de dire ça, mais tu sais, mon mari, c’est comme… C’est de l’or en bord. Mais c’est cliché ou c’est ça qu’on veut dans la vie? Bien, c’est ça qu’on veut dans la vie. Exactement. Tu sais, mon chum… Attends, attends, attends, je vais en te prendre un tête. Pas un mari, mais un partenaire, si on en veut un. Exact. Absolument. Non, non, le mariage, on s’en fout. C’est ça, je vais m’aiderloir. Oui, oui, vraiment, vraiment.
Mais c’est ça, tu sais, mon chum, il fait des sacrifices dans sa job pour que moi, il accepte, il pourrait avoir des postes plus importants puis il les refuse parce que c’est moi qui est comme la carriériste, si on veut. Puis ça, c’est en ce moment, tu sais, dans 5 ans, dans 10 ans, ça va peut-être être autre chose. C’est sûr que moi, au travers de tout ça, j’ai aussi eu deux enfants, donc des congènes de maternité que c’est lui qui a pris de paternité, on s’entend, moi, j’ai pris mon 16 semaines qu’il y avait juste moi qui pouvais prendre, mais, tu sais, lui a arrêté pendant 8 mois aux deux enfants, donc ça, c’est la principale raison. Et je suis, comme ça, je suis workaholic, moi, je suis extrême dans tout, donc ça, ça n’en fait pas exception.
Tu vis extrême, c’est fantastique, t’es comme, c’est quoi, Geneviève Ball? C’est-tu la vie et t’es un sport dangereux? Oui, c’est ça.
Mais t’as mentionné, t’as mentionné justement ta deuxième entreprise, donc qui est maman en affaires, comment ça s’est présenté, cette opportunité-là d’investir dans cette entreprise-là? Est-ce que, est-ce que tu cherchais activement à acheter des parts dans ton entreprise ou est-ce que, on t’a fait une offre? J’ai fait une offre, en fait. Je ne cherchais pas du tout à investir, au contraire, comme je t’ai dit, je suis déjà à côté en termes de travail. Bien, c’est ça. C’est pour ça que je t’ai posé la question, je t’ai comme, bon, on va regarder comment on divise cet horaire-là parce que ça fait beaucoup.
C’est ça. Bien, tu sais, c’est aussi là que l’équipe de PF Communication est devenue encore plus importante parce que j’ai laissé beaucoup de choses, pas laissé, j’ai délégué beaucoup de choses, tu sais. Mais comment ça s’est présenté, ça fait à peu près Maman en affaires, c’est, bien, il y a Caroline Villeneuve et Marie-Ève, puis je suis qui est maman qui a filmé.
Et c’est une fille de Saint-Jean, sur Richelieu, je suis à Saint-Jean, je ne viens pas de Saint-Jean, mais ça fait six ans que j’habite à Saint-Jean et on s’était croisés dans des événements puis à un moment donné, avec mes Facebook Live, j’avais envie de l’interviewer justement pour, puis tu sais, elle en parle beaucoup des haters et tout ça, puis comment on vit avec ça, comment on vit avec les mauvais commentaires et tout. Et on a aussi parlé de Maman en affaires, évidemment, parce que ça faisait partie aussi déjà de son quotidien à ce moment-là. Et à la fin de l’échange, on s’est dit, ah, ce serait vraiment cool que je vienne, moi, donner une formation dans Maman en affaires sur le S.A.
Quelques semaines plus tard, on fait ça. Quelques mois plus tard, je viens faire une formation et j’ai un coup de cœur pour les filles, les membres. J’ai un coup de cœur pour Marie-Ève et Caroline. Je fais comme, wow, ces filles-là, ce qu’elles ont bâti. J’adore ça. Ça vient chercher, ça paraît être un peu niaiseux parce que ça vient chercher un côté girly que je n’ai pas dans PF Communication. Un côté, genre, on fait des belles photos. Un côté, comme, tu sais, genre, on fait faire des T-shirts puis des tasses. Puis, tu sais, on a de la merch. C’est vraiment niaiseux. C’était vraiment une petite fille qui veut s’allier. Mais, j’ai regardé la livre et j’étais comme, attends un peu, là, il y a-tu de la place? Je ne voulais pas être la troisième roue, la cinquième roue. Une troisième roue. Une carrosse, oui. Dans ce cas-là, la troisième. Ça devrait être la cinquième parce qu’un carrosse a deux roues. En tout cas. En tout cas. En tout cas. On fera une recherche dans ça.
Mais, mais c’est ça. Fait que j’ai commencé par approcher Caroline parce qu’on avait commencé à échanger parce qu’au niveau de la logistique, c’était plus celle, tu sais, la date de la formation et tout ça. On est allées bruncher ensemble et c’est drôle, on a parlé de toi à ce moment-là. Oh, my lord! Ben oui, ben tu sais, on a parlé beaucoup d’entrepreneurs qui nous inspirent, d’infopreneurs et tout ça, tu sais. On a passé un bon deux heures ensemble à venir d’accoucher. Elle avait son petit Noah qui avait, je pense, un mois, deux mois.
Puis, ouais, puis tu sais, c’était ça, c’était vraiment maman d’affaires, tu sais, c’est comme, on vient d’accoucher puis la business est encore dans notre tête, tu sais, tu peux pas l’évacuer parce que t’es en congé de maternité, ce qui existe plus ou moins quand on est dans notre compte. Et j’ai commencé à dire que je t’ai intéressée puis elle a comme, tu sais, j’ai vu dans ses yeux qu’elle avait, wow, OK, pour vrai, tu sais.
Puis, je dis pas que, oui, je voyais quand même la valeur que je pouvais apporter. Tu sais, ben justement, pourquoi toi? Genre, je dis pas ça, parce qu’est-ce que t’allais amener à leur équipe qui leur manquait? Euh, ça, ça, je pourrais peut-être pas répondre. Je sais pas. Mais, mais tu sais, c’est sûr, mais d’avoir fait plusieurs lancements dans les deux années qui avaient précédé. Le, le, le, le, l’audience que j’avais, on s’entend, ma petite audience, là, c’était pas, j’arrivais pas non plus avec, mais quand même des gens qui me suivent pour ce que je fais, la création de site web, le SEO, puis tout ça. Et, ma force de travail aussi, tu sais, ça, elle, elle le savait pas, mais c’est ça, tu sais, je, je, je fais rien à moitié, là, tu sais, c’est, c’est, comme, all in tout le temps.
Ce qui est des fois un peu intense pour les autres et pour moi aussi. Puis cette année, je me suis vraiment donné comme, là, je dis plus, oui à rien. En fait, à moins que ça soit vraiment une méga, méga belle, ouais, méga belle opportunité, mais sinon, c’est terminé, là, pour la fin de 2023, là, on est, on est dans, au moment où que les gens écoutent, ça, on est à l’été, là, fait qu’il y a à peu près la moitié de l’année qui reste, puis je peux plus, là, c’est sûr, je peux plus, non, il n’y a plus de place.
Déjà, j’ai peine à croire qu’il y a de la place dans ton horaire. Comment est-ce que tu fais pour dealer avec les deux parce que tu m’as dit que PF prend déjà 100 % de l’horaire, fait que, oui, on vit de façon extrême, mais au final, il y a la vie, vivre la vie. Comment est-ce que tu fais pour balancer tout ça? Là, ça commence à bien se balancer, mais c’est ça, c’est en acceptant que je vais dire non maintenant, comme que je vais refuser des opportunités. Mais ça a déjà débordé. Oui, mais tu sais, moi, je flirte avec le burn-out à chaque jour, à chaque jour que je me lève. Ah oui, oui, oui, tu sais, puis ça fait trois ans, trois ans, quand la pandémie a commencé, tu sais, comme bien des infopreneurs, ça a explosé, puis ça n’a jamais arrêté.
Puis tu sais, quand je regarde mon horaire des trois dernières années, tu sais, j’ai moi comme mon calendrier, évidemment, dans ma boîte courriel, puis tu sais, ça n’a pas rapport, là, ça n’a pas rapport d’avoir autant de trucs, puis je ne me prends pas pour une autre, je ne dis pas que je suis plus important que quelqu’un d’autre, vraiment pas, c’est que ça a vraiment explosé, puis j’ai eu des opportunités, puis j’ai eu des partenariats possibles, et j’en ai créé un, qui a été celui-là, Maman en affaires, tu sais, tu sais. Et, en me lançant dans Maman en affaires comme ça, honnêtement, je ne pensais pas que ça me prendrait autant de temps. Mais ça, c’est pas mal mon problème dans la vie, je sous-estime tout le temps.
Mais c’était quoi tes expectations, justement, par rapport à ce partenariat? Ben, tu sais, c’était d’être actionnaire, de oui, être un peu dans les opérations, veux, veux pas, parce qu’on n’a pas, c’est pas comme si on avait une équipe de 20 personnes, tu sais, il y avait à ce moment-là deux coordonnatrices, tu sais, fait qu’il y avait Marie-Ève, Caro et deux coordonnatrices qui faisaient un peu de gestion réseaux sociaux, de la rédaction, qui géraient aussi la facturation, ces choses-là. Donc, c’est ça, je savais que j’allais me mettre dans les opérations quand même, mais pas autant.
Pour être honnête, là, ça a été… Par choix ou pas… C’est juste ça qui était nécessaire? Je pense que j’avais… Bon, c’était par obligation, ben, pas par obligation, je l’ai fait avec… Puis je le fais encore de manière ultra engagée et je suis contente, mais c’est ça, c’est ça, plus de travail que ce que je pensais. Puis un retour financier moins important que ce que je pensais aussi.
Tu m’amènes à ma prochaine question! Justement, comment est-ce qu’on achète des parts dans une compagnie, honnêtement? Comment est-ce qu’on fait pour déterminer un prix d’achat, tout d’abord? Ben, écoute, aucune idée. Je l’ai faite puis je pourrais même pas te le dire. genre, tu sais, c’est vraiment… OK, mais t’as fait quoi? Ben, quand… Bon, d’un, j’ai appelé mon comptable. C’est la première affaire. Première étape. Carreau, Carreau et Marielle vont appeler leur comptable, nos comptables se sont parlés et moi, j’avais en tête un prix qui est 10 000. Donc, un tiers des parts. C’est vraiment pas beaucoup. Mais c’est basé sur quoi? C’est juste comme un… Non, c’est basé sur rien. Ce que tu peux payer. Ce que je peux payer, exactement. Puis, ce que je pense être capable d’apporter. Et voilà. tu sais, c’est ça.
Vous n’avez pas 10 000 $. Oui, c’est ça. Exactement. Pour un tiers. Un tiers des parts. Finalement, ça a été 20 000. OK. Parce que j’ai donné 10 000 en cash, en argent et j’ai donné 10 000 en temps de l’équipe de PF Communication pour… Parce qu’on a fait… Puis tu sais, quand je dis que le retour… J’ai fait moins d’argent au final, qu’est-ce que je pensais dans cette première année et demie-là? C’est qu’on a investi énormément. OK. On a vraiment, vraiment investi. On a refait le site web. On a retravaillé sur l’image de marque. On a… On a fait un événement présentiel pour consolider notre team, les membres. On a, tu sais, on a refait tout le processus d’automatisation. On a… Tu sais, ça a été… Puis juste l’actionnariat, le… Comment on appelle ça? La convention d’actionnaire. Tu sais, c’est juste ça. Je pense que c’était comme 7 000, 5, 6 000, quelque chose comme ça.
Fait que tu sais, au final… C’est un nouveau du notariat, puis toutes les… Oui, c’est ça. Exactement. Notarié, tout ça. On a vraiment fait le processus officiel. Tu sais, il n’y avait pas… C’est… Parce que je ne connaissais pas ces filles-là non plus. Elles ne me connaissaient pas non plus. On a… Tu sais, on a bien beau s’être appréciée au premier regard. Après, tu sais, on ne sait pas qu’est-ce qui peut arriver. Donc, c’est ça. Fait que non, la valeur n’a pas été basée sur quelque chose de très scientifique, mettons.
Mais, ça a quand même… Tu sais, OK. Tu sais, évidemment, leur comptable leur a dit que ce n’est pas assez. Tu sais, évidemment, lui, il prenait pour elle puis il a dit que ce n’est pas assez, tu sais, 20 000 pour… Genre la valeur au niveau annuel de ce qu’ils peuvent produire, ce genre de truc-là. Exact. Ils ont basically accepté parce qu’ils t’aimaient bien puis ils ont signé ça sur papier, mais ce n’était pas basé sur la vraie valeur de revente de nos parts. Non, ça, c’est sûr. Absolument. Puis, tu sais, j’en étais consciente moi aussi, mais c’était pour… Je ne vais pas donner un second souffle à l’entreprise parce qu’elles étaient très bien capables, mais c’était de rajouter une autre force, de venir… d’amener ça à un autre niveau.
T’avais-tu un plan quelconque ou au moins des objectifs de retour sur investissement? Tu dis, on a beaucoup dépensé, fait que finalement, ce n’était pas exactement ce que tu voulais, mais t’avais-tu eu un plan, des objectifs? Moi, mon objectif, c’était de me rembourser dans la première année. Ce qui a été fait. Ça a été fait. Je me suis remboursée. Ça, c’est bon. Parce que ça revient en dividendes? Comment est-ce que tu l’as calculé?
Bien, ça a été en salaire. Ce qui arrive, c’est que moi, en fait, c’est Patricia Filiatro qui a acheté des parts dans ma main en affaires. Ce n’est pas PF communication. Oh, bien! OK. Ça fait que, il fallait que moi, je me sorte un 10 000, que je paye des impôts sur le 10 000 puis que je le donne, tu sais. Ça fait que c’était plus que 10 000 finalement.
Mais c’est quand même pas astronomique non plus. Mais ce qui arrive, moi, c’est que… Attends, non, non, non. Ce que tu viens de me dire, c’est que tu as sorti de PF 10 000. Donc, pour verser 10 000, il faut que tu sortes 20 000. Tout dépendant de ce que tu fais. Oui, c’est ça, c’est ça. Exact. Là, après, il faut tout calculer en fonction du salaire, en fonction de tout ça.
Mais oui, c’est ça. Moi, je me suis… Mais ça veut dire que c’est toi comme individu qui a acheté les parts. Oui, c’est moi comme individu qui a acheté. Oui, parce que c’était ça. Les deux filles ont chacune une ink de leur bar. Oui. Donc, Caroline, elle a sa ink, maman Marie-Ève aussi et moi aussi. Donc, on avait chacune notre propre entreprise et on ne voulait pas…
Ce qui arrive, c’est que Caroline, son ink, elle l’a avec son chum. Puis moi, ma ink, je l’ai faite après mon mariage. Donc, mon entreprise appartient à 50 % à mon mari. Donc, c’était… On ne voulait pas… Oui. Oui, je vois ta face. Puis c’est tout ça. Ça va tout être écrit quelque part. Mais en même temps, honnêtement, la moitié de mon entreprise, elle appartient déjà à mon mari parce qu’elle n’existerait pas s’il n’était pas là. Mais on va tout arranger ça.
T’inquiète, je vais tout… Je me suis rendue compte de ça dans ce processus-là que ma ink, vu qu’on s’est mariés avant, mon entreprise existe depuis 2015, mais je l’ai incorporée en 2020, on s’est mariés en 2018. Donc, on voulait que ce soit l’individu Patrice Piliatro comme c’était Caroline Villeneuve et Marie-Ève Piché parce que c’était trop… Il y allait avoir trop d’autres acteurs impliqués. Puis je comprends, moi… Déjà, Kékarou, je ne la connaissais pas beaucoup. Son chum, il a l’air bien fin, mais moi, je ne le connais pas du tout. En fait, je ne l’ai jamais rencontré de ma vie. Même après tout ce temps-là. Oui, c’est ça. Je ne vais pas m’associer avec cette personne-là sans aucun jugement. Mais déjà, trois personnes, c’est quand même… On ne se le cachera pas. Tout le monde a ses opinions, tout le monde a sa façon de voir les choses. Il faut se rencontrer au milieu.
C’est ça. Donc, oui, il a fallu que je sorte cet argent-là de PF pour me le verser. PF, quand je dis que c’est PF Communication, c’est ça. Oui, oui, oui. Ce n’est pas très original comme nom d’entreprise. Écoute, moi, c’est Jen Gauvin Inc. Puis l’autre, c’est NG pour Nick & Jen. Oui, c’est ça. You know. Je n’ai jamais été belle. Ah oui. Non, c’est ça. Puis regarde, au final, ça. Mais c’est ça.
Oui, donc, il y a eu cette portion-là. Mais, tu sais, ça a bien été. Et donc, pour répondre à la question de base, c’est que mon retour sur investissement s’est fait dans la première année. Je me suis remboursé ça et même un petit peu plus. Mais, moi, dans ma tête, mon objectif de, oui, la première année, je voulais me rembourser, mais ce que je souhaitais, c’est qu’une bonne partie de mon salaire provienne de ma main en affaires pour que PF Communication, je vienne vraiment alléger le flux de trésorerie parce que je m’enlève quasiment du payroll. Right. Pour que, tu sais, l’entreprise, ça va bien PF, mais on a tous les mêmes enjeux, là, quand on a une entreprise, tu sais, le flux de trésorerie, il faut protéger ça. on ne sait jamais à quoi on peut faire face. Donc, c’était un petit peu ça. C’était ça, mon objectif. Et ça n’a pas été possible. Je n’ai pas pu, ce n’est pas ma main en affaires qui avait payé la majorité de mon salaire. C’est PF Communication et Lucan comme chargé de cours.
Mais ça, c’était la première année et demie, tu sais, quand il reste plusieurs à venir, là, donc, c’est ce qui s’en vient. Je suis encore super optimiste. et en fait, tu sais, cet objectif-là, il n’était basé sur rien, un peu comme mon achat, tu sais. C’était des souhaits. Tu sais, c’était un souhait de se dire et je savais que, je savais que j’allais, c’était pratiquement impossible de perdre. Tu sais, c’était une entreprise qui roulait, bien, c’est parce que c’était une entreprise qui roulait. Il y avait déjà des membres, on avait à peu près 200 membres. Il y avait déjà de l’argent qui rentrait même.
Mais tu avais-tu une idée de la santé financière d’entreprise, par exemple? Oui, oui, oui, oui, oui, oui, quand même, j’ai eu accès à tous les chiffres, mon comptable a passé au travers puis ça, mon comptable, il a dit, bien oui, 20 000, vas-y, ça a plus que ça. Donc, vas-y. Mais, mais c’est ça, tu sais, j’avais pas, j’avais pas aucune, c’est ça, il n’y avait rien de scientifique, il n’y avait rien de calculé là-dedans. Je suis pas mal sûre, c’est pas mal dans la majorité des cas, à cette petite échelle-là de ma petite personne, tu sais, d’individu à individu, mais, mais ouais, c’est ça.
Oui. Bien, tu disais justement, tu sais, en rejoignant une entreprise qui est déjà existante, comme tu dis, qui fonctionne déjà, bien, tu rejoins aussi ses systèmes, ses processus et la communauté. Est-ce que vous aviez prévu une stratégie en particulier pour t’intégrer publiquement dans l’équipe parce que c’est pas mal ça qui a été fait, tu sais, pour faire en sorte que la communauté t’apprivoise? Oui, tout à fait. Bien, c’est ça. Puis, tu sais, étant quand même, tu sais, on est trois filles de web, donc on savait, tu sais, on avait pas de, c’était pas une surprise pour nous, de ce qu’il fallait faire, donc de, tu sais, commencer à m’intégrer tranquillement, pas vite, puis de, de, de, que je lui mette ma couleur aussi, parce que moi, c’était important, quand je suis arrivée avec les filles, je dis, tu sais, moi, je serais pas backbencher, je veux, je veux que mon visage soit, soit vu, tu sais, puis c’est pas parce que je veux que je m’aime tant, mais c’est parce que je pense que j’ai quelque chose à apporter, tu sais, je ferais pas ça juste pour être dans les coulisses, finalement, j’ai vraiment pas été juste dans la cour.
Non, c’est ça. C’est vraiment juste par rapport à ce que tu veux dans la vie, quelqu’un qui veut juste être en arrière puis être investisseur, genre, angel, puis à la limite, bien pas anonyme, mais anonyme de la communauté, why not, tu sais, c’est comme n’importe quel membre de l’équipe, c’est super important, mais c’est juste pas nécessairement la personne qui est la face de l’entreprise, ça, fait que justement, en fait, toi, c’était important d’avoir ce spotlight-là. Oui, oui, je l’avais avec PF Communications que j’étais en train de bâtir puis j’avais, oui, je voulais que ça, que ça en fasse partie aussi.
Donc, puis ça, les filles étaient super ouvertes, c’était clair, déjà dans leur esprit, en fait, il y avait même pas de questions, je disais, bien oui, tu vas, tu vas, justement, tu sais, puis un peu comme je le disais, tu sais, shooting photo, puis un verre de champagne, tu sais, d’être un peu le côté que j’ai dans ma personnalité puis que j’exploite pas dans PF Communications du tout, tu sais, PF Communications, puis c’est plus, tu sais, on est dans la programmation, on fait des sites web, tu sais, c’est pas plus masculin, mais j’exploite pas ce côté girly ou, tu sais, même monter sur scène, je peux pas le faire, là, dans PF Communications, bien je pourrais, je pourrais faire des événements, mais c’est pas vraiment la mission, alors que dans, dans mon affaire, si moi, après que je sois arrivée, on faisait notre premier événement en présentiel, en personne, donc, on, et là, il y a d’autres choses qui s’en viennent aussi, on a d’autres événements, des retraites avec notre gang ou, c’est ça, je peux mettre aussi de l’avant ce côté-là que j’ai de, extrovertie puis qui, tu sais, qui prend de la place, qui prend ma place, mais qui prend quand même la place, oui.
Bien, justement, tu parlais de Marie-Ève, puis je sais tantôt qu’elle est, oui, connue sur le nom de Maman Caféine, qui a quand même une communauté de 90 000 abonnés, potentiellement, si je ne me trompe pas, la plus grosse de vous trois, en individuel. Oui, oui, bien, elle a 200 000 sur Facebook, donc oui, oui, de loin. Bon, OK, j’ai juste regardé Instagram. Instagram, c’est 90 000, mais elle, quand elle a commencé, il y a peu près 7 ans, c’était, oui, oui, mais tu sais, c’était plus Facebook, même à ce moment-là, puis c’est encore beaucoup Facebook pour elle. Donc, oui, oui, complètement, puis elle, c’est son métier, tu sais, c’est ça, elle est créatrice de contenu, influenceuse, donc c’est ce qu’elle fait.
Fait que oui, il y avait, je n’arrivais pas avec une communauté extraordinairement, mais j’arrivais avec ma communauté à moi. Mais comment est-ce que tu bâtis ton propre nom, que tu prends finalement ta place dans cette équipe-là, quand la majorité des gens, finalement, probablement connaissent spécifiquement une seule personne? Oui. Comment est-ce que vous balancez le spotlight? Est-ce que c’est vraiment, genre, on est tous égaux, puis comment est-ce que tu prends ta place comme, tu sais, comme individu dans l’équipe?
Bien, c’est sûr que dans l’équipe, en arrivant, je l’ai joué plus low profile. Tu sais, oui, j’avais mes opinions et tout ça, mais tu sais, je tentais quand même la température de l’autre, tu sais, comment qu’elles vont, comment qu’elles réagissent à telle situation. Mais, c’est pas des filles, elles ont pas, il n’y avait pas de notion de, on était là avant, on prend plus de place, on a plus de, parce que, tu sais, Camarone, nous, elle a quand même une communauté, elle était dans le, dans le milieu des, des, de l’événementiel et tout ça avant. Donc, il y avait fait, elles avaient fait des choses, puis moi aussi, mais, c’est, ma place, ça s’est fait très, très naturellement. Honnêtement, ça n’a pas, il y a pas eu, ça n’a pas été overthink, là, tu sais, c’était, je suis allée doucement, puis une fois que j’ai vu c’était quoi la place qui me revenait, je l’ai pris, puis c’est ça, ça allait là.
Est-ce que, en termes de, de compatibilité de travail, est-ce que vous avez relevé certains défis, ensemble? Ben oui, c’est sûr, tu sais, moi, je suis tout seul dans PF, je ne suis pas tout seul, j’ai une équipe, mais je décède de tout. C’est toi qui prends les décisions. Ben oui, tu sais, fait que moi, puis tu sais, de nature, je suis quand même, je peux gérer, là, tu sais, non, mais tu sais, j’aime ça quand ça va, comme moi, je le fais, là. Donc oui, c’est sûr. C’est une entreprise, à la limite, moi, quand on me dit quoi faire, aussi, ça m’énerve. Ben c’est sûr, exactement, tu sais. Donc oui, il y a eu, il n’y a pas eu de truc majeur, mais c’est sûr, c’est d’apprendre à travailler d’une autre façon, puis d’apprendre aussi à, ben c’est sûr, à des fois, gagner des combats, des fois en perdre, puis c’était pas des gros combats très sanglants, mais c’était des fois, OK, bon, mais regarde, on n’ira pas là où je me suis rendu compte que tel projet, il y avait juste moi qui tenais, finalement, les deux autres bof, pas tant, ben tu sais, je ne vais pas ramener tout seul à contre-courant, ça va être contre-productif pour tout le monde.
Donc, donc ça, mais je pense que je suis quand même une bonne joueuse d’équipe. Je pense que je suis capable de faire, de prendre, c’est sûr, la place qui me revient, de faire châner les autres, mais quand c’est mon tour de châner, d’être capable de prendre le micro, tu sais, donc, ça s’est bien fait, là, tu sais, ouais, quand même, ouais.
Écoute, un début de partenariat qui commence bien, on aime ça, c’est quoi ta plus grande fierté dans tout ce processus-là? Oh, ben d’être allée jusqu’au bout, en fait, tu sais, je vais avoir 37 ans, ben j’ai 37 ans au moment que l’épisode passe, et, tu sais, j’ai acheté une entreprise, je suis quand même, tu sais, je suis fière, là, tu sais, c’était même pas sur ma bucket list, mais, c’est arrivé un Monday puis je l’ai fait, tu sais, c’est pas comme, moi, en fait, l’entrepreneuriat, c’était pas supposé, là, c’était pas du tout supposé dans ma vie, ah non, vraiment pas.
Et moi, quand je suis sortie de l’université, là, je travaillais pour un centre de transfert de connaissances dans le domaine psychosocial, là, c’était un OSBL, là. OK. mes anciens boss vont me dire, non, mais, tu sais, c’était genre, on travaillait, mais, tu sais, à 4 heures, la journée était finie, là, puis, il y avait pas d’overtime, là, là, tu sais, c’était, c’est ça, c’était pas, et j’étais, moi, ma job, c’était loin d’être ma priorité, là. Right. Réalement, à ce moment-là, mon Dieu, je travaillais, j’aimais ça, mais quand il était 4 heures, OK, on s’en va où? On s’en va, on a un 5 à 7, on s’en va, là, on fait quoi? Tu sais, ma job, j’y passais plus le soir ou la fin de semaine ou presque pas.
Et quand j’ai décidé de me lancer en 2015, c’était un petit peu, mais comme bien des gens, c’est un, c’est les circonstances, j’ai lâché ma job, j’ai commencé une maîtrise, puis il fallait que j’aie un petit revenu, fait, je me suis dit, je vais prendre des contrats à gauche, à droite, puis finalement, ça s’est jamais arrêté, puis c’est devenu, c’est devenu une entreprise. Mais c’était pas, c’était pas du tout dans les plans. Vraiment pas.
Vraiment pas. C’est quoi la… Excuse, continue. Non, bien c’est parce qu’en fait, moi, je suis trop, je suis vraiment anxieuse, là, tu sais, moi, de pas savoir de quoi sera fait demain, ma paye, de pas savoir mes quatre semaines de vacances, ça, c’était quelque chose qui me stressait beaucoup aujourd’hui, tu sais, 7 ans plus tard, ça va, mais au départ, ceux que je voyais qui se lancent en affaires, je connaissais une fille, elle se lançait en affaires, pis j’étais comme, mon Dieu, c’est une superwoman, genre, je comprends pas, elle avait mon âge, mettons, on sortait de l’université 3-4 ans après, mettons, elle avait 25 ans, elle s’est lancée en affaires, j’étais comme, c’est qui cette fille-là? Genre, elle était incroyable, tu sais, genre, je pouvais pas croire que c’était possible, pis finalement, ça allait…
Pis est-ce que ton horaire maintenant est rempli par ambition ou par anxiété? Ah, ah, mon Dieu. Ah, les deux, mais c’est ça, l’anxiété, moi, tu sais, c’est un moteur, l’anxiété, c’est un moteur pour performer, pour justement réduire l’anxiété, mais plus tu t’en mets sur les épaules, plus il y a d’anxiété, c’est qu’il s’ajoute, et plus tu travailles fort pour la descente, cette anxiété-là, mais tu sais, ça fait partie de ma personnalité, là, je suis anxieuse, pis je vais le rester, ça se contrôle, ça se gère, mais l’ambition ou l’anxiété, je te dirais un mélange des deux, oui.
Est-ce que, parce que tu te dis, c’est dans ma personnalité, est-ce que, parce qu’il y a aussi de l’ambition, est-ce que c’est quelque chose que tu veux parce que t’apprécies, dans le sens où, tu sais, moi, tu parles à la fille qui veut travailler 15-20 heures semaine, pis qui est comme, c’est, il faut que je le travaille plus parce que je suis en lancement, parce que j’ai du loup, je suis dans cette saison-là, that’s it, tu sais. Mais moi, je suis le genre de personne qui arrête à 4h30, pis je suis comme, bah, bye-bye. Oui, mais tu sais, tu ne peux pas sortir ton entreprise de ton cerveau, mais tu arrives à mettre la switch out. Oui? Oui. Non, peu, j’arrive peu à mettre. OK, OK. Non, j’y pense, j’y pense pis tout, mais moi, à partir de 4h30, de toute façon, je sais, ben là, il n’y a plus vraiment de productivité, il ne reste plus de jus.
L’essai, l’affaire que je pourrais faire, ce serait des petites affaires, tu sais, de répétitives, que tu sais, de l’admin, mais je ne peux plus faire de la créativité, fait que j’arrête. C’est juste, j’arrête. Pis dans mon calendrier, c’est vraiment limité, pis tout, t’sais. Fait que je me dis, est-ce que c’est le genre de choses que toi, tu veux ou voilà, on t’est juste comme, you know what? Non, mais j’aimerais ça continuer à avoir un horaire bien plein. Ah non, moi, quand, quand, j’y pense tellement souvent que tu fais ça 15-20 heures semaine, pis que t’es pas la seule, il y en a d’autres, tu sais, je pense à Tatiana St-Louis aussi, ou qui prend des pauses, elle prend des semaines aussi en lien, je pense qu’elle disait, avec son cycle menstruel et tout, parce qu’elle sait qu’elle n’est pas performante, elle sait qu’elle est fatiguée, fait qu’elle s’accorde des pauses. Oh mon Dieu, que je vous envies, en fait, j’aurais juste à le faire, tu vas me dire.
Mais quand je fais ça, je me tape sur la tête, pis je dis, ben non, mais tu vas pas atteindre ton objectif, tu vas pas, t’es supposé travailler, il faut que tu travailles, tu sais, travailler, comme disait Lucie Bouchard, tu sais, faudrait que, que, que je, je peux pas prendre une pause, tu sais, mais pourtant, ça n’a aucun sens. Il y en a quoi? C’est, ben parce que je vais, je serais pas aussi performante. Je sais que ça n’a aucun sens. Oui. Je sais que ça n’a aucun sens. Tu sais, travailler le soir, tout le temps, je suis fatiguée, tu sais, j’ai deux jeunes enfants, ma fille avait 4 ans, ma fille, elle a encore une couche, tu sais.
Tu sais, je suis encore dans la, avant, à la garderie, pis mon fils vient de rentrer à l’école, c’est encore très prenant, là, tu sais, le soir, je suis brûlée, il se l’a pas encore tout seul. T’as pas encore corrigé les devoirs de Lucanne, toi, là? Oh, c’est rien. Non, non. Ok, je pensais que tu as les devoirs non, non, là, c’est pas tout seul. Maternelle première année, il n’y a pas de devoirs, mais éventuellement. Pas toi que je corrige ça, anyway. Non, pas les corriger, mais l’aider. Non, non, c’est ça, Lucam, pis là, il y a ça aussi, tu sais, Lucam, c’était un des rôles les plus importants dans ma vie à un certain moment. Là, celui-là, un peu moins, c’est hyper important, j’adore enseigner, mais là, je donne juste un cours par année, là. Je ne peux plus, je ne peux plus n’en prendre plus. Right. Parce que, ben, c’est ça, c’est trop. Pis c’est des horaires fixes, tu sais, c’est pas moi qui décide, là, c’est le cours, il est de 9 à midi, le lundi, c’est ça, là, pis les étudiants t’attendent, là, fait que si t’es pas dedans, tant pis pour toi, faut que tu y aies de pareil, tu sais. Fait que, ouais.
Comment est-ce que tu vois la transition vers travailler moins? Juste dire non plus? Oui, dire non, absolument. Absolument. Pis, tu sais, je le dis à mon chum, parce que c’est sûr, mon chum, c’est le premier à me le dire, qu’il faut que je dise non, parce que, veux, veux pas, tous les oui que je dis ont un impact sur lui, direct. Et, j’ai dit, pis je vais le faire, là, je me suis acheté des gros post-it, là, tu sais, les gros, gros post-it jaunes, là, qui vendent chez Bureau en gros, whatever. Bureau en gros, là, oui. N’importe quelle papeterie, pis je vais écrire, tu sais, ne plus accepter aucun projet d’ici 2023.
Pas des projets de création de site web pour mon équipe d’ampérialisation, mais aucun projet qui va nécessiter que ça soit moi, que personne d’autre peut le faire, parce que, tu sais, je veux dire, je peux pas accepter d’aller donner une conférence pis dernière minute, hé, ça va être, ça va être, quoi, une chose qui me remplace, tu sais, ben non, ça n’a pas de sens, tu sais, c’est moi qu’il faut qu’il y a, mais là, ça, il faut que j’arrête, il faut que j’arrête, je, je, je, je te dis, je flirte avec le burnout, je pense pas, là, mais je m’épuise quand même, tu sais, pis ça, ça peut pas durer, là, c’est pas possible.
Mon problème, moi, c’est que j’ai pas de passion dans lui, pis je cherche encore ma passion, ma seule passion, c’est ma job. Fait qu’il faut que je me trouve, je sais pas, t’aurais-tu une idée de passion à me trouver? C’est pas? Les escape games, non, mais, non, mais tu n’as, mais ça, ça me fait, ça me fait drôle que tu dises ça, parce que j’ai jamais entendu quelqu’un dire ça, sauf moi.
Pour vrai? Genre, oui, j’ai, c’est quelque chose qui m’a vraiment, vraiment gossée pendant sept ans, pis il y a un moment donné, j’ai juste fait comme, ben, je veux juste faire les affaires sans que ça soit l’affaire qui me fait lever le matin. Genre, tu sais, j’attendais que ça soit ça, genre, je vais trouver l’idée que ça va être, tu sais, de voir les gens sur Instagram pis les autres entrepreneurs qui sont comme, c’est ma passion, c’est ma mission de vie, pis là, j’impacte toutes les gens, j’étais comme, oh, j’ai rien de ça, mais, pis turns out, récemment, je pense que ma seule passion, c’est genre, c’est genre juste d’optimiser ma propre vie, pis c’est ironique parce que tu fais une business parce que tu veux aider les gens, parce qu’en fait, l’espèce de définition d’une entreprise, c’est d’aider les gens à faire X, Y, Z, tu sais, de leur offrir un service ou un produit qui règle un problème, pis bon, l’affaire, c’est que là, mon plus gros impact, je pense, que je peux avoir, c’est juste de continuer d’optimiser pis de focuser sur moi pour inspirer les gens à faire pareil.
Meeting, que genre, basically, je focus pas sur les autres. Je fais juste faire des affaires pour moi, parler de qu’est-ce que je fais, pis j’aide plus personne. C’est une des raisons pourquoi j’ai plus de formation aussi, là. J’ai juste fait genre, non, non, c’est juste moi qui est important. Il y a juste moi. En focussant là-dessus aussi, je pense, tu deviens la meilleure version de toi-même, pis ça a un impact positif sur les autres. T’sais, t’es plus heureuse, t’es plus légère, t’es plus, t’sais, moins aigri. Je dis pas que t’es une personne aigrie, mais t’sais, des fois, on a des bouts dans la vie, tu fais comme, pourquoi j’ai dit oui à ça, t’sais?
Oui, c’est pour ça. Tu dis oui, tu dis oui, tu dis oui, je vais faire ça, je vais faire ça, pis finalement, c’est quoi la raison? C’était quoi mon why? justement de regarder ça. Mon why, ma passion, honnêtement, c’est juste d’upgrader ma vie non-stop. Pis ça a pas rapport avec les autres. Mais c’est ça pareil, fait que je fais juste le montrer. Je le documente, je le montre, j’anime au lieu d’enseigner qu’est-ce que je fais parce que ma passion, c’est juste de focusser sur moi, t’sais. Pis c’est pas une mauvaise chose au final.
C’est comme, on cherche à avoir une passion qui est extérieure, mais honnêtement, je pense que ma passion est intérieure. Ouais, ben tant mieux. Ben ça veut dire que tu l’as trouvé. Moi, je sais pas. Je sais pas. Moi, c’est que, ben t’as raison. Parce que je pense, on grandit aussi dans un monde où justement, la passion est extérieure. T’sais, soit tu fais du sport, soit t’es un talent artistique, tu dessines, tu peines, tu fais de la danse, t’as une passion pour les animaux ou n’importe quoi, t’ouvres un zoo, je sais pas quoi. Mais pourquoi? T’sais, pourquoi c’est ça? Faudrait absolument que ça soit extérieur, parce que c’est nous, c’est comme si c’était vu comme égocentrique. Parce que c’est égocentrique. On est centré sur notre nom.
Mais la meilleure chose que je peux faire, tous les commentaires que je reçois, c’est tout le temps à cause de ça. À cause des messages que je dis, à cause de genre, tu m’inspirer par ta boldness, parce que tu fais. Puis honnêtement, c’est juste, c’est ça qui me fait triper. Puis comme tu dis, ben c’est intérieur. Fait que t’sais, puis j’en ai, j’en parlais récemment, puis j’étais comme, ah ouais, c’est égocentrique de juste parler de moi. Non, en fait, honnêtement, parce qu’au final, t’sais, les gens sont contents, je suis heureuse. Fait que, c’est loin d’être égocentrique au final, puis de focuser là-dessus, c’est ça.
Est-ce que j’ai des affaires que j’aime faire? Ben oui, j’aime ça faire des escape games, puis j’aime ça, t’sais, j’aime ça aller faire des zones, des zones, mais est-ce que c’est ma passion? Tu fais ça, t’sais, 24-7, non. Non, non, non, mais est-ce que je focuserais sur, justement, le prochain voyage, sur essayer de, à ce moment, je tripe parce que je rencontre un gestionnaire de patrimoine, puis que là, je vois les opportunités d’être filthy rich, puis je suis comme, oh my God, ma vie va tellement être encore meilleure. Puis c’est juste, puis ça, ça me met dans une zone où j’ai envie de parler de ça, j’ai envie de partager cette espèce d’aura, de genre d’abondance, puis de filthiness, je trouve, je trouve, je trouve, je trouve, je trouve, mon Dieu, c’est dégueulasse, c’est ce que je viens de dire, mais tu vois ce que je veux dire? Où genre, les gens vont juste comme toucher à cette énergie-là puis en prendre un petit peu. Puis c’est juste ça, mon impact puis mon apport dans la vie des autres.
Puis je suis comme, t’as marmack, tu n’as-tu bonne passion? Ben oui, tellement. Puis moi, tu sais, je te suis depuis une couple d’années puis tu me confrontes sur tellement de choses puis c’est ça que je veux être, tu sais, je veux m’améliorer puis il faut qu’il y ait des gens autour de moi qui ne font pas juste penser la même chose que moi ou qui disent, il faut se faire un peu bousculer gentiment, mais dire, au moins, vraiment, c’est-tu ça? T’sais, c’est-tu vraiment ça qui va te rendre heureuse? C’est-tu de dire oui à tout? T’sais, moi, je le dis, je vais te le faire dire à chaque jour, ton 15-20 heures, moi, si je pouvais, là, je peux, tu vas me dire, je peux. Ça s’en vient, mais…
Je rire. C’est ça, je te gueule de super. Super! Super! Mais, ça me challenge, ça me confronte, t’sais, je me discrime, elle est capable, elle a tout bien. dissocier, j’ai dissocier honnêtement la performance avec le nombre d’heures de travail. Je suis comme… Genre, c’est sûr que quand j’ai besoin de mettre le travail, je vais le mettre le travail. Je ne le mets pas à moitié, je vais être là. Travailler les soirs, les fins de semaine, allons-mêmes, je vais être là. Mais le reste de l’année, c’est-tu vraiment nécessaire? Non. Surtout pas nécessaire pour me définir moi.
Fait que je suis comme, well, you know, je vais trouver d’autres façons, justement, que ce soit exponentiel, d’où mon message assez commun de travailler moins, générer plus, tu sais. Mais de dissocier, justement, cette nécessité-là d’être performant, de travailler plus, d’être productif versus, tu sais, juste comme, oui, mais la vie, tu sais, juste, la vie, c’est ça qui définit moi, tu sais. Ben oui, totalement.
En tout cas, je disais à une bonne amie, à un moment donné, comme, puis, elle travaille beaucoup, je travaille beaucoup, puis on se disait, tu sais, c’est qui qui va être, c’est un peu morbide, là, mais tu sais, qui va être sur ton, sur ta tombe, là, tu sais, qui va être à ton enterrement, tu sais, ça va être ta famille, tes amis, ça sera pas tes clients, ça sera pas. Non, 100%. Tu sais, je veux dire, c’est le monde proche que tu dois, que tu dois faire attention, que tu dois, tu sais, rendre heureux. Fait qu’il faut que tu le sois, toi, en premier. Je suis tellement philosophe.
Hey, justement, sur cette discussion très philosophique et deep, mais que c’est tant nécessaire, je suis pas mal sûre qu’il y a beaucoup de personnes, justement, qui vont résonner avec tout ce qu’on a dit. J’ai comme pas d’autre temps pour l’entrevue, mais j’aimerais ça que les gens aillent te retrouver, j’aime y retrouver maman en affaires, puis leur communication, puis, je sais pas, s’inscrire à Lucas, ma guest, je sais pas. Où est-ce qu’on trouve sur internet? Oui, vous voulez faire un bac comme marketing? Why not? Tu sais. Ben, écoute, c’est assez facile, tu sais, maman en affaires, sur les réseaux sociaux, je te donnerai les liens, tu sais, Instagram, Facebook, puis PF Communication. Ben, PF Communication, c’est plus Patrick Affiliato, en fait, donc, c’est plus moi que l’entreprise qui prend la parole et tout, j’ai mon infolettre, j’ai, j’ai, je mets en place toutes les belles petites stratégies de marketing numérique.
On aime ça. Ben, écoute, toi qui écoutes, si tu veux revisiter du contenu qu’on a partagé, finalement, ben, cliquez sur des liens aussi qu’on a mentionnés. Tu peux retrouver tout ça, oh, j’ai mué, tu peux retrouver tout ça dans les notes de l’épisode au genèvegauvain.com slash effronté-32, puis, si tu as aimé l’entrevue avec Patricia, ben, je vais partager ça dans tes stories sur Instagram, puis, ben, t’as que nous, moi, ben, je suis en bas, Geneviève Gauvin, puis le compte de Pat, Pat Filiatro, pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion. Évidemment, on veut savoir, on veut en jaser avec toi en DM, on veut partager tout ça.
Merci d’être venu partager. Le processus, d’être transparent aussi, justement, dans les chiffres, c’est quoi les retours sur l’investissement, tout ça, parce que je pense pas que c’est très connu non plus comme procédure. On commence par travailler sur notre business, puis après ça, il faut que ça, c’est le business des autres, c’est toujours un peu comme, ouf, on verra plus tard. Donc, d’être venu un peu démystifier puis clarifier tout ça. Un gros merci. Ça me fait plaisir. Merci, Gene.
Bon, ben, guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye, là! T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci, Bull, pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter et affronter, ben, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis, vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, ben, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Ahhh je te feel tellement Geneviève!!! Optimiser TA vie pis le reste on s’en fou!!! Avoir une entreprise qui est »ta passion » c’est tellement le pitch qu’on a comme femme… Pis la réalité c’est que l’entrepreneuriat c’est merveilleux pis ça permet XYZ mais t’es pas obligée d’avoir une entreprise qui te passionne. C’est ben correct aussi si ton why c’est pas une affaire pour impacter le monde… Tu veux peut-être juste enjoyer ta vie pis c’est totalement correct!! J’avais une cliente qui boggait à trouver son why parce qu’on lui avait dit que c’était BEN important (on te ramène tellement ce concept souvent niveau féminin!) et je lui ai dit… à la limite on s’en fou de ton why! T’as pas besoin d’avoir une grande »mission de vie » pour être en affaire. Tu as besoin d’argent pour vivre et tu veux une bonne vie! Good enough, let’s move on to the real stuff… How do we make it happen! Ça me fait penser à Cody Sanchez qui parle de divers modèle d’affaires… Personne va tripper sa vie avec des machines distributrices ou des lave-autos ou buanderies mais ça se peut que ces revenus te permette LE lifestyle dont tu rêves! Who cares?!
Oui je suis passionnée par ce que je fais et j’en mange… Lucky me! Mais j’ai aussi plein de choses qui me font triper! Je veux juste une vie freaking extraordinaire pis l’entrepreneuriat me permet la flexibilité de vivre plein de choses extraordinaires! Le sujet d’aujourd’hui est super intéressant parce que je pense que diversifier ses revenus et aller chercher ce qui nous comble dans divers projets c’est une bonne idée. Que se soit d’investir dans plus d’une entreprise, avoir plus d’une business, la bourse, la crypto, l’immobilier, d’avoir des revenus d’affiliation, d’un job temps partiel, etc. L’idée c’est de te créer une vie sur mesure et à la hauteur de tes ambitions!
Y’a quelqu’un qui demandait dernièrement, ben coudonc elle fait quoi Gen Gauvin au juste?! Oui kaching mais encore… Ben tu vies une vie différente et freaking nice et that’s enough. Tu montres à la gang de francos qui sont tannés de vivre pour un petit pain que y’a d’autres façons de vivre sa vie, d’avoir des revenus diversifiés et intéressant et que faire un pied de nez aux standards et aux attentes ben carrés de la société ça peut te donner la liberté de vivre la vie que tu veux réellement.
Je suis entrepreneure, expats, on voyage, nous faisons l’école maison à nos 2 kids, mon mari n’a pas travaillé depuis 2020, on a 1001 projets, on a fait des bons moves dans notre vie et on vie bien… On vient de familles très ordinaires mais on a décidé de faire autrement!
Toujours le fun d’écouter ton podcast… Feels like home to me en terme de mindset, no BS, sans filtre où on parle des vraies affaires.