Effrontée

Petits produits, grande stratégie: générer 30k€/mois avec YouTube et l’email marketing

08/08/2023

Tu penses que les petits produits, c’est bon pour les gens qui n’osent pas charger leur vraie valeur? Léa Vercellotti pense autrement. Avec 200 000 abonnés YouTube, une liste de 400 000 contacts et une poignée de formations à moins de 100 euros, elle génère jusqu’à 30 000 euros par mois. Et elle travaille deux matinées par semaine. Dans cet épisode, on dissèque son modèle d’affaires de A à Z.

C’est quoi exactement un petit produit (low ticket)?

Léa définit le low ticket comme un prix en dessous de 100 euros, où les gens n’ont pas besoin d’un webinaire, d’un call de vente ou d’un long processus de nurturing pour acheter. C’est une décision rapide, presque instinctive.

> « C’est un prix où les gens se disent, c’est une offre irrésistible, c’est vraiment pas cher pour ce que c’est. »

Ses best-sellers sont à 47 et 87 euros. Le 87 euros est son sweet spot: en dessous de 100, les gens achètent sans trop réfléchir. À côté de ça, elle a deux formations plus élevées autour de 500 euros avec options VIP. Quatre produits au total, pas plus.

Elle prévient ceux qui voudraient copier son modèle sans avoir son contexte:

> « Si tu pars là-dedans parce que tu vois que ça marche chez les autres, mais que ton audience n’est pas assez grosse, c’est du sabotage. »

Les petits produits ont besoin d’un volume. Léa peut se le permettre parce qu’elle a bâti une audience massive. Si tu n’as pas encore ce volume, mieux vaut partir sur du coaching ou du high ticket en attendant.

Pourquoi YouTube booste la vente de petits produits

Léa a rapidement abandonné Instagram pour YouTube. Sa raison: la prédictibilité.

YouTube est le deuxième moteur de recherche au monde après Google. Avec une bonne stratégie SEO, tes vidéos restent visibles pour des années. Instagram, c’est de la loterie algorithmique. YouTube, c’est de l’infrastructure.

Sa méthode: une vidéo par semaine, orientée sur une question précise que son avatar se pose. Pas de vlogs, pas de lives improvisés. Du contenu SEO pur, ciblé sur les mots-clés que son client potentiel tape réellement dans la barre de recherche.

> « En moyenne, il faut entre 20 et 30 vidéos si tu prends vraiment les moquets de tes thématiques pour commencer à avoir de l’attraction. »

Résultat: 100 000 abonnés en 18 mois. Et surtout, un taux de conversion de 63% sur ses freebies parce que les gens arrivent déjà en confiance, après avoir passé des heures à la regarder.

Ce point-là, c’est critique pour comprendre pourquoi ses petits produits se vendent si bien sans beaucoup de nurturing. YouTube fait ce travail à sa place. Quand quelqu’un rejoint sa liste, il la connaît déjà. Il n’est pas cold.

L’email marketing qui vend les petits produits sans effort quotidien

Le combo de Léa, c’est YouTube + email marketing. Les deux sont indissociables dans son modèle.

Sa stratégie courriel est directe: chaque email a un seul call to action de vente. Pas de longs nurturing séquences avant d’oser pitcher. Parce que ses abonnés viennent de YouTube, ils sont déjà chauds.

Elle a deux mécanismes principaux:

1. La séquence de bienvenue: entre 5 et 10 mails qui apportent de la valeur, avec à chaque fois un appel à l’action vers un petit produit. Une fois en place, ça tourne en automatique.

2. La newsletter hebdomadaire: du contenu éducatif + un call to action de vente en PS. Pas besoin de tout changer chaque semaine. Ses newsletters, elle les réutilise, les repurpose, les fait travailler dans le temps.

Mais ce qui a vraiment changé ses revenus passifs, c’est une petite astuce qu’elle a mise en place dans Système.io: quand quelqu’un consulte la page d’un produit sans acheter, un courriel automatique se déclenche avec une réduction de 10%.

> « Comme ce mail est automatique, moi j’ai rien à faire et je fais des ventes tous les jours avec cette petite promotion. »

C’est ça, l’écosystème de vente des petits produits. Chaque point de contact, des pages de remerciement aux séquences post-achat, parle d’un produit. Léa n’a pas à être présente tous les jours. Le système travaille à sa place.

Les erreurs à éviter avec les petits produits

Léa est claire sur ce qui ne fonctionne pas.

Première erreur: se lancer sans audience suffisante. Un e-book à 17 euros sur ton site ne se vendra pas tout seul. Il faut un volume de trafic. Sans audience, le low ticket est une stratégie qui ne décolle pas.

Deuxième erreur: créer des produits sans système de vente derrière. Le fait qu’un produit soit peu cher ne signifie pas qu’il se vend facilement. Il faut en parler, mettre en place des séquences, des freebies qui mènent vers l’offre.

Troisième erreur: avoir trop de petits produits. Elle l’a vécu. À un moment, elle avait tellement d’offres que ses abonnés les plus fidèles rachetaient des bundles qu’ils possédaient déjà. Elle a simplifié: deux petits produits, deux formations. Quatre au total.

> « Tu ne peux pas faire la promotion de 10 produits en même temps. Si tu en as plein et que tu commences à changer tous tes mails de produits, ça devient confus. »

Et pour ceux qui résistent au low ticket parce que ça « dévalorise leur image de marque »: les livres coûtent 15 euros et peuvent changer une vie. Le prix n’est pas une mesure de valeur. C’est une question de stratégie et de contexte d’audience.

Batch, consistance et zone de génie: la méthode de Léa

Léa travaille deux matinées par semaine maximum. Elle a bâti ce résultat grâce à deux principes qu’elle applique avec rigueur.

La loi de Parkinson: les tâches prennent le temps qu’on leur alloue. Elle se donne deux jours pour filmer 20 vidéos YouTube. Ça lui donne quatre mois de contenu. La veille, une journée de préparation: recherche de mots-clés, scripts en bullet points (pas de scripts complets, juste les grandes lignes).

La délégation stratégique: la recherche de mots-clés et les scripts, c’est sa zone de génie. Le tournage et le montage, elle a délégué depuis le début. Une personne vient filmer et monte. Sans ça, une vidéo lui prenait une journée. Avec cette structure, elle batch 20 vidéos en deux jours.

Sa newsletter, pareil. Elle ne la prépare pas une semaine à l’avance. La deadline arrive, elle écrit. Et elle réutilise: 350 newsletters envoyées depuis le début. Les meilleures, elles ressortent. Le contenu qui a déjà fonctionné, ça ne vieillit pas.

> « Je suis assez consistante sur mes trucs non négociables: une vidéo YouTube par semaine, une newsletter par semaine. Le reste, je m’autorise à avoir la flemme. »

C’est ça, le business minimaliste: identifier les deux ou trois actions qui font vraiment avancer les chiffres, et ne rien lâcher là-dessus. Le reste, c’est du bruit.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Est-ce que les petits produits peuvent coexister avec du high ticket?

Absolument. Léa a les deux. Elle vend des produits à 87 euros ET des formations à 500 euros avec accompagnement VIP. L’erreur, c’est de croire que les petits produits plafonnent la valeur perçue. Ce n’est pas le cas si le positionnement est clair. Les petits produits servent souvent d’entrée dans l’écosystème, et les clients prêts à aller plus loin achètent ensuite les offres premium.

Faut-il absolument YouTube pour vendre des petits produits?

Non. YouTube fonctionne pour Léa parce qu’elle a une stratégie SEO précise et une niche où l’audience cherche activement des réponses. D’autres modèles peuvent fonctionner (Instagram, Pinterest, blog). Ce qui est non-négociable, c’est d’avoir une source de trafic organique prédictible ET une liste email pour convertir. Le canal peut varier, la logique de base reste la même.

Combien de temps avant que les petits produits génèrent des revenus significatifs?

Léa avait déjà une audience de 20 000 personnes en liste quand elle a commencé à vendre. Sur YouTube, elle dit qu’avec la bonne stratégie, les premières vidéos commencent à attirer du trafic après 20 à 30 publications. Mais le modèle low ticket demande du volume. Pendant la phase de construction d’audience, du high ticket ou des services permettent de maintenir les revenus.

Mes prochaines étapes

Si tu veux du contenu uncensored chaque semaine, rejoins ma communauté VIP par courriel, le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour creuser la stratégie de vente automatisée, écoute l’épisode 86 sur les 6 campagnes de courriels automatisés à mettre en place pour ta liste et l’épisode 79 avec Larissa Lorenzoni sur comment vendre en stories en toute authenticité.

Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.

Un peu plus sur Léa Vercellotti

Léa Vercellotti est entrepreneure depuis 2018. Ancienne sportive de haut niveau, elle est devenue prof puis coach d’anglais. À travers la vente de formations et d’accompagnements en ligne, elle aide les francophones à prendre confiance en eux en anglais et à parler couramment. Sa chaîne YouTube compte actuellement plus de 200 000 abonnés. Elle est l’auteure du livre « Osez enfin parler anglais » (édition Vuibert).

Elle transmet également les secrets de YouTube aux entrepreneurs qui veulent utiliser la puissance de cette plateforme pour attirer des leads qualifiés en organique.

Avec sa soeur Capucine, entrepreneure dans le domaine de la santé, elle organise des bootcamps pour aider les entrepreneurs à scaler leur activité en 5 jours chrono avec du done for you.

Show notes

Format: Entrevue avec Léa Vercellotti Durée: 49 min

Sujets abordés:

  • Définition du low ticket et pourquoi c’est une question d’audience, pas de valeur
  • Le parcours de Léa: de prof d’anglais à 30k€/mois en ligne
  • Comment elle a bâti 100 000 abonnés YouTube en 18 mois avec le SEO
  • La stratégie email marketing directe: un mail, un call to action de vente
  • Le batch de contenu: 20 vidéos en 2 jours, 4 mois de contenu d’avance
  • Les erreurs classiques avec les petits produits
  • Les systèmes automatiques qui vendent sans intervention quotidienne
  • La loi de Parkinson appliquée au business minimaliste

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 34. Aujourd’hui, on parle de générer 30 000 euros par mois avec des petits produits et YouTube avec Léa Vercellotti. Si tu ne connais pas Léa, laisse-moi te la présenter un petit peu avant de commencer. Léa est entrepreneur depuis 2018, ancienne sportive de haut niveau, elle est devenue prof puis coach d’anglais. À travers la vente de formations puis accompagnements en ligne, elle aide les francophones à prendre confiance en eux en anglais et à parler couramment. Sa chaîne YouTube compte actuellement plus de 200 000 abonnés et c’est l’auteure du livre « Oser enfin parler anglais » publié par les éditions Viber. Elle transmet également les secrets de YouTube aux entrepreneurs qui veulent utiliser la puissance de cette plateforme pour attirer des leads qualifiés en organique. Puis avec sa sœur Capucine, entrepreneur dans le domaine de la santé, elle organise des bootcamps pour aider les entrepreneurs à scaler leur activité en 5 jours chrono avec du Done For You.

Donc aujourd’hui, on va vraiment disséquer son modèle d’affaires, voir comment être capable de générer vraiment des bons profits avec des petits produits YouTube et le email marketing. Et franchement, on est dans une discussion très stratégique, marketing, vente théorique du yum yum yum. Je vous laisse écouter ça, ça va être délicieux. Put your hands together, let’s make some noise!

C’est pas compliqué. T’es à mieux de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Je suis présentement avec Léa Vercellotti. Comment ça va, Léa?

Super. Je suis ravie d’avoir cette conversation avec toi aujourd’hui. Merci d’avoir été.

Ah oui, ben je suis contente qu’on amène un petit peu d’anglais aujourd’hui. Écoute, t’es le plus proche d’un interviewé, invité, appelons-le comme ça, anglaise, appelons-le, que j’ai eu sur le podcast parce que toi, tu fais l’enseignement de l’anglais en général. J’en ai parlé un petit peu dans l’intro. Pis aujourd’hui, on va discuter un petit peu de ton modèle d’affaires qui est un peu différent de qu’est-ce qu’on voit beaucoup dans l’infoprenariat ou même au niveau du marketing de contenu sur Instagram où il y a beaucoup, beaucoup de contenu qui est géré. Toi, au contraire, ben tu crées du contenu, mais pas sur Instagram. Tu travailles pas autant que ça. T’es moins prolifique en termes de contenu, si je comprends bien. Fait qu’on va explorer comment tu fais ça et générer 30 000 par mois quand même mensuellement. Fait qu’écoute, plein de questions. Je veux qu’on dégue la dent. Comment est-ce que ça fonctionne?

Mais avant tout, je veux aller au début. Pourquoi est-ce que t’as choisi de pivoter dans l’enseignement de l’anglais quand initialement, en fait, ta carrière tournait autour du sport? C’est quoi l’opportunité que tu voyais à cet endroit-là?

Donc au final, moi, j’ai fait 15 ans de sport de haut niveau. J’étais en équipe de France de cours d’entation. J’ai fait beaucoup de sport, mais c’était pas mon métier. Mais bon, j’avais des bourses, des choses. Donc j’étais payée plus ou moins, si on fait un raccourci quand même, pour faire du sport. Alors, c’était pas non plus un revenu suffisant pour continuer pendant longtemps. Mais tant que j’étais étudiante et célibataire, ça allait très bien. Donc pendant 15 ans, ça m’a largement suffi pendant que je faisais mes études. Donc j’ai eu la chance de faire de summer jobs ou des choses comme ça, parce que le sport payait toutes mes dépenses. Et après, j’ai quand même fallu que je trouve quelque chose à faire. Donc j’ai fait un master en langue étrangère, donc anglais, espagnol. Et après, avec ça, pareil, je me suis retrouvée avec mon diplôme en poche. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie? Qu’est-ce que je vais gagner ma vie? Tout ça. Et naturellement, je suis partie dans l’enseignement de l’anglais, parce que ça me semblait être le plus simple. Et le moins, moi, je voulais pas me retrouver en entreprise, dans toutes mes copines qui avaient fait le même master que moi, se sont retrouvées dans des grosses boîtes internationales avec de l’anglais, avec plein de hiérarchies. Ça me semblait hyper abstrait. C’était pas du tout ce que je voulais faire. Donc, prof d’anglais, je me dis pourquoi pas, je suis partie là-dedans.

J’ai été prof pendant trois ans. J’ai vraiment tout testé. J’ai tout fait. École de commerce, école d’ingénieur. Je suis allée à la fac, j’ai même fait collège, lycée, en entreprise. Enfin, vraiment, j’ai tout testé. J’étais toujours à mon compte. J’ai démarré directement. J’étais auto-entrepreneur parce que je voulais avoir cette liberté de pouvoir partir si ça me plaisait pas. Et au bout de trois ans, j’ai rien de fouet qui me plaisait vraiment, au final. Et j’étais pas assez bien payée. Enfin, voilà, je voulais avoir plus de contrôle sur mon emploi du temps, géographiquement où je me trouvais, puis mon revenu aussi. Donc, l’entrepreneuriat, ça arrivait un petit peu comme ça, en me disant, ben mince, en fait, ce que je pensais faire pendant toute ma carrière, ça me convient pas assez. Donc, il faut trouver autre chose, quoi.

Et pourquoi sur le web, spécifiquement? Parce que est-ce qu’il y a des opportunités, en façon plus présentielle, qui auraient pu être une alternative? Pourquoi t’as choisi le web?

Le web, c’était vraiment pour pouvoir dissocier mon temps de l’argent que je gagne. Enfin, je voulais plus être payée à l’heure. Et je voulais pouvoir être géographiquement mobile, quoi. Pouvoir travailler pour tout et toucher plus de monde, avoir plus d’impact. C’était vraiment, pour moi, Internet, c’est le meilleur moyen pour pouvoir scaler son activité. Puis pouvoir… Je suis partie, par exemple, l’an dernier, pendant quatre mois en Suède, avec mes enfants au camping-car. Et donc là, j’ai pu continuer de bosser, continuer de générer de l’argent, travailler un petit peu tout en voyageant. Et ça, tu peux pas le faire autrement. Enfin, peut-être qu’il y a d’autres façons de faire, mais en tout cas, un business en ligne, c’est vraiment idéal pour pouvoir être géographiquement libre.

Puis là, on se replace dans quelle année, à peu près? Parce que j’aimerais que… D’habitude, quand j’interview les gens sur leur passé, on dirait que ça fait des années et des années. Mais là, tu me parles d’être location independent. Tu me parles de bouger avec Internet. On dirait que ça fait pas si longtemps que ça.

Ben non, c’est pas si vieux, en fait. J’ai tout switché quand mon fils est né. Il a trois ans et demi. Donc, ça te donne à peu près mon business à peu près à trois ans. En janvier 2020, c’est là où j’ai commencé à prendre les choses au sérieux. Avant, j’ai fait comme certains fonds. J’ai procrastiné longtemps. J’avais des réseaux sociaux, un site Instagram, YouTube, et je vendais rien. Donc, on va dire, j’ai réellement démarré à vendre et à avoir un vrai business en janvier 2020.

Écoute, ça a quand même pas mal explosé. Mais avant de parler un peu plus de comment ta business est maintenant aujourd’hui, je veux qu’on parle d’une définition. C’est quoi pour toi du low ticket? C’est quoi pourquoi une offre d’entrée comme ça? Ça a quel format? Parce que j’ai l’impression que ça dépend vraiment à qui tu demandes.

Alors, low ticket, moi, je dirais que c’est par défaut en dessous de 100 euros. Mais surtout, low ticket, j’irais plus loin, je dirais c’est un prix. Par rapport à ce que tu proposes, où les gens ne se posent pas de questions et l’achètent assez facilement, sans avoir besoin d’un webinaire, d’un call, etc. Donc, j’irais plus large, low ticket, oui, c’est globalement des prix en dessous de 50, 100 euros. Au-delà de 50 euros, on commence à être du middle ticket, si on peut. Mais vraiment à l’opposé du high ticket, où il faut plus de nurturing, il faut connaître la personne, ça va être plus long, il faut un webinaire, des calls, etc. J’ai d’autres formations qui sont avec des coûts plus élevés, mais j’ai pas mal de produits à 47 euros, 87 euros. Et le 87 marche très bien pour moi, c’est juste en dessous de 100 euros. Et c’est quand même un prix où les gens ne se posent pas trop de questions et achètent assez facilement.

Est-ce que tu as toujours fait du low ticket, ou c’est quelque chose que tu as décidé plus tard?

Oui, bonne question. Je n’ai pas démarré par ça. J’ai démarré par des formations sur 600 euros, avec un accompagnement, etc. Mais j’ai fait rapidement le choix de low ticket parce que j’avais une grosse audience. Et je mettrais vraiment en garde des gens qui nous écoutent parce que quand on voit un business model qui marche, on dit, ouais, ça cartonne, elle fait tant par mois, je veux la même chose. Et des fois, on va répliquer le même business model, sauf qu’on n’a pas la même audience, pas la même taille, pas les mêmes offres, etc. Donc moi, ça fonctionne parce que j’ai une grosse, grosse audience. J’ai 200 000 personnes sur YouTube qui me suivent. J’ai une mailing list à 400 000 personnes. Donc je peux me permettre de faire du low ticket aussi pour ça. Donc ça, le choix s’est fait aussi parce que, tout simplement, j’avais suffisamment de personnes pour pouvoir vendre du low ticket, mais quand même, j’ai beaucoup d’argent.

OK. Mais là, il faut qu’on investisse dans ce mystère qui est là, comment tu as fait pour bâtir cette audience-là. Par quoi est-ce que tu as commencé déjà? Parce que tu me parlais, pré-entrevue, que tu as gagné 100 000 abonnés en un an sur YouTube. How? Je veux dire, il y a des gens que ça fait 10 ans qui sont en ligne et qui sont encore à 500 abonnés sur Instagram.

Clairement. En fait, déjà, pour moi, Instagram, c’est un algorithme qui change énormément. Il y a eu la viralité des Reels qui, après, c’est un petit peu estompé. Ensuite, on sait que les posts, en ce moment, n’ont plus beaucoup de reach. Même les Reels, c’est un peu aléatoire. Ça m’a semblé la loterie pour moi, Instagram. Et c’est dur de grossir une audience. Et ça change tellement qu’il faut vraiment être consistant et c’est du contenu presque quotidien avec les stories, etc.

À l’inverse de YouTube, où il y a la partie SEO comme Google, où là, c’est un petit peu plus prédictible. Tu as vraiment plus de contrôle, en fait, une fois que tu as compris l’algorithme. YouTube, c’est le deuxième moteur de recherche après Google. Donc, tu as quand même un truc plus prédictible avec YouTube. Quand tu fais un site internet, tu vas miser sur tous les mots-clés SEO. Donc, YouTube, c’est vraiment ça. Tu sais que les gens vont taper ces mots-clés. Donc, c’est beaucoup plus prédictible.

Dès le début, j’ai pas publié des vlogs, des trucs qui servent à rien. J’ai pas fait des lives comme ça, qu’après, c’est impossible. J’ai vraiment misé sur du contenu de qualité, mais surtout très, très réfléchi. J’ai eu une stratégie SEO friendly avec des mots-clés ciblés très précis. Et j’ai fait ça pendant un an et demi de façon très consistante, à raison d’une vidéo par semaine. Et je pense que la différence entre moi et certaines personnes qui mettent des années et qui n’arrivent jamais à ce résultat, c’est juste que j’ai été stratégique. Et je me suis formée sur YouTube, j’ai passé six mois à regarder toutes les vidéos que je pouvais sur YouTube.

Ça fait que ça a été un choix très conscient, stratégique, analytique même, littéralement, de choisir YouTube, que t’as suivi à la lettre. J’imagine que ton passé de sportive avec la rigueur a vraiment beaucoup aidé à garder justement cette rigueur-là.

C’est quoi les trucs les plus importants au niveau YouTube pour bâtir cette audience-là?

Donc, ce qu’il faut par rapport à une stratégie SEO: dès le début, il faut vraiment miser sur qu’est-ce que les gens se demandent, qu’est-ce que mon potentiel client va poser comme question à YouTube, et j’y réponds. Je réponds à raison d’une vidéo par question, en fait. Donc, pour faire une chaîne YouTube qui va t’apporter du monde jour après jour, il faut vraiment miser sur les questions que les gens se posent et y répondre de façon ciblée. Il y a aussi les shorts qui ont une réalité assez importante en ce moment, avec une stratégie mixte possible. Mais le SEO, c’est la stratégie la plus stable et long terme.

Puis, en termes de résultats, il faut être patient. Le SEO se bâtit sur le long terme, mais YouTube, c’est le sweet spot entre Google où c’est long, et des plateformes comme TikTok ou Instagram où on n’a pas trop de prédictivité.

Qu’est-ce qui fait que les gens s’abonnent au final?

Alors moi, j’ai deux choses à dire là-dessus. C’est que déjà, un, s’abonner, ce n’est pas ma priorité, presque. Moi, ce que je veux, ma priorité, c’est vraiment qu’ils aillent dans ma base mail. La priorité pour moi, je ne dis jamais dans mes vidéos « abonnez-vous ». Le call to action principal de mes vidéos, c’est dans la première minute, c’est de leur dire, allez regarder dans la description, j’ai un freebie pour vous, un petit cadeau, quelque chose de gratuit. Et là, tu fais un truc irrésistible que ton avatar potentiel a envie d’avoir absolument. Moi, j’ai un programme sur un mois, un e-book, un test de langue. Tu vois, le truc où tu dis, ton avatar, il faut absolument qu’il le prenne, c’est un no-brainer.

Et donc ça, c’est la priorité. Après, les gens s’abonnent parce que YouTube, c’est plus facile de créer du lien avec YouTube qu’avec un site internet parce qu’il y a de la vidéo. Les gens vont pouvoir passer du temps avec toi, faire des playlists, tu vas pas faire un effet binge-watch, les gens vont passer du temps avec toi à te regarder, interagir et c’est ça qui fait que tu vas créer la confiance. Ensuite, tu as créé la confiance, donc dans tes mails, après, quand tu fais des appels à l’action de vente, c’est plus facile de vendre parce que les gens te font confiance, ils t’ont vu en vidéo.

Quel genre de contenu est-ce que t’offres dans ton email marketing? C’est quoi ta stratégie?

Alors moi, ma stratégie, déjà, pour être straight to the point, c’est un mail, un call to action, quasiment tout le temps de vente. Je ne fais jamais de longue séquence de nurturing avant d’oser vendre mon produit. Surtout que c’est du low ticket. Puis il y a potentiellement une connexion qui a déjà été faite à travers la vidéo versus, je ne sais pas, à travers une pub. Donc c’est moins cold que d’autres sources de trafic.

Moi, ma stratégie, elle est double. Un, ma première grosse stratégie qui marche, c’est d’avoir une séquence mail de bienvenue. Moi, j’ai entre 5 à 10 mails où j’apporte de la valeur, la prise de conscience. Et à chaque fois, mon call to action, c’est un petit produit en fait. Et ensuite, les gens passent dans ma newsletter que j’envoie toutes les semaines et là, c’est de nouveau du contenu intéressant, éducatif. Et là, à chaque fois, souvent, c’est un call to action quand même de vente. Je vends un produit à la fin, un PS, j’ai ce petit truc à te proposer ou alors je fais des webinaires.

Combien t’as de produits au total?

J’étais partie un petit peu trop loin, j’ai commencé à avoir plein de produits dans tous les sens et je sentais que ça devenait confus. Il y a des gens qui sont là depuis deux ans, trois ans, etc. et qui ont un petit peu tout acheté et ça m’arrivait de faire des bundles où les gens avaient déjà acheté avant. Ça devenait compliqué. Donc, j’ai simplifié. Maintenant, j’ai quatre produits. J’ai deux formations, deux petits produits et c’est à peu près tout. Deux low ticket offers à 87 euros et deux formations un peu plus chères à 500 euros et quelques avec une possibilité d’offre VIP.

Ce qui est important pour moi, c’est d’obséler les anciens clients avec une offre une fois par mois, je fais un webinar où je propose un produit plus cher autour de 500 euros. Comme ça, les gens qui sont prêts à aller plus loin, ils ont cette solution-là aussi.

Qu’est-ce qui fait, selon toi, que tu peux générer autant avec le marketing par courriel et qu’il y a d’autres entrepreneurs qui ont tellement de difficultés?

Moi, je pense qu’il y a deux choses. Il y a un, consistency. Quand je compte mes newsletters, j’en ai envoyé plus de 350 depuis le début. Ça fait trois ans que j’ai démarré. J’étais consistante like crazy. J’ai 200 articles sur mon blog en publiant un par semaine. Ensuite, c’était YouTube, une vidéo par semaine depuis trois ans et demi. J’ai à peu près 200 vidéos sur ma chaîne. Et les mails, c’est pareil. C’est presque la plateforme où j’étais le plus consistante. Je n’ai pas arrêté depuis trois ans et demi. J’ai envoyé au moins un mail par semaine.

Puis, mon conseil, c’est vraiment de créer le lien et de dire ce que tu dis pas ailleurs. Moi, c’est comme ça que je le vois. C’est un mail, un call to action, une idée et quelque chose de vraiment personnel. Ça peut pas être juste un article de blog. Je vais raconter une histoire, je vais raconter quand moi-même j’étais quelque part et que je me suis rendu compte de quelque chose. Cette histoire-là, tu vois. Et vraiment, je crée du lien, je dis des choses qui ne rentrent pas dans une vidéo YouTube parce que c’est pas clickbait, c’est pas sexy, mais ça touche les gens. Je parle de mes échecs aussi. Donc, c’est là où je crée le plus de liens.

Et tu te pousses quand ça te tente pas?

En fait, moi, j’ai réussi à identifier ce que sont les actions non négociables, que j’ai envie ou que j’ai pas envie, c’est ça qu’il y a, you do it. Je sais que YouTube, il faut filmer. Je sais que la newsletter, une par semaine, c’est non négociable. Et ça peut être après être malin et faire du repurposing. J’ai un sans mail, donc je peux les réutiliser sans problème. On peut aussi être stratégique. Pas forcément travailler plus, juste être malin.

Mais pour moi, c’est newsletters, ça, c’est non négociable. Vidéo YouTube, il faut qu’il y ait une vidéo qui sorte par semaine. Sinon, le business, il arrête de tourner. En fait, j’ai arrêté pendant un ou deux mois quelques fois YouTube. Justement, comme j’ai construit un business avec du contenu organique, c’est pas parce que j’arrête pendant quelques mois que tout plombe. Mais je sais que les deux, trois trucs non négociables, je les fais, peu importe.

Tu as dit que tu batchais du contenu. Comment est-ce que tu fais pour créer 4 mois de contenu YouTube en 2 jours?

Alors, ce que je fais, c’est que pour YouTube, le contenu ça part de YouTube. Ma stratégie, c’est de filmer du contenu long, 10, 15 minutes max. Une vidéo par semaine. Et après, il y a les shorts, un peu le même processus.

La première partie, ça va être de trouver tes idées, trouver tes thèmes. Je repars toujours de ma chaîne YouTube d’abord, voir qu’est-ce qu’il y a plu, qu’est-ce qu’il y a performé. Les vidéos qui ont trois ans et qui performent encore, je pourrais les refaire. C’est le plus rapide. Ensuite, je me pose des questions, je fais parfois des sondages à ma liste. Je leur dis « si on prenait un café ensemble, vous me demanderiez quoi? » Et là, boum, t’as toute une liste de questions hyper pertinentes. Après, je regarde ce que font les concurrents. Et en fait, avec le temps, j’ai toujours une note avec toutes mes idées, une cinquantaine d’idées qui sont là en attente, que je remplis au fur et à mesure.

Et le jour où je m’installe la veille pour filmer, en vrai, j’ai déjà toute une liste d’idées. Je m’assoie et je fais deux, trois bullet points. Je ne fais pas de script complet. Puis le lendemain, je filme les 20 vidéos.

Tu as quelqu’un qui vient filmer et monter?

Jusqu’à présent, c’était moi qui faisais tout ce qui est recherche de mots-clés, script, etc., parce qu’à force, ça fait trois ans que je le fais, donc je le fais plutôt bien. J’ai quelqu’un, une personne qui est filmmaker, elle vient filmer et ensuite, elle fait tout le montage. Ça, c’est pour moi indispensable. La première année et demie sur YouTube, j’ai tout fait moi-même, ça me prenait une journée pour chaque vidéo. Donc forcément, c’est plus facile quand le montage n’est pas de toi. Tout ce qui est pas dans ta zone de génie, ça vaut la peine de déléguer.

C’est quoi, selon toi, le plus gros mythe par rapport à la vente de petits produits?

Alors, moi, je dirais que c’est pas forcément un mythe, mais il y a plein de gens qui vont se lancer là-dedans parce qu’ils voient que ça marche chez les autres, sauf qu’ils vont partir là-dedans alors qu’ils ont une petite audience. Ils pourraient faire du coaching ou du high ticket et avoir un bon revenu. Mais ils partent peut-être par peur de vendre plus cher là-dedans. Si c’est du low ticket parce que tu copies les autres, parce que tu dis c’est une bonne idée pour eux, mais que ton business n’a pas du tout l’audience que la personne que tu regardes a, c’est du sabotage.

Et dans l’autre sens, c’est pas un mythe, mais il y a plein de gens qui disent, ah, low ticket offer, non, je veux pas faire parce que c’est trop bas de gamme et ça colle pas avec mon image de marque. J’ai entendu des gens dire ça. Et je me suis dit, mais les livres, ça coûte combien? Un livre, ça coûte 10, 15, 20 euros et pour autant, ça peut te changer la vie. C’est pas parce que c’est un petit produit que ça va dévaloriser ce qu’on fait. Et tu peux tout à fait avoir des petits produits, du milieu de gamme, du high ticket. Tu peux vendre à 10 000 euros ensuite derrière.

Écoute, j’ai le temps pour une dernière question. Une fois qu’on a ces produits-là, c’est quoi la grosse erreur à ne surtout pas faire si on veut vraiment être profitable avec des low tickets?

Je dirais, déjà, première erreur, si tu es une petite audience, ça ne marchera pas. Et deuxième erreur, si tu es une grosse séance mais que tu n’en parles pas, ça ne se vendra pas non plus. Un e-book à 17 euros sur ton site ne se vendra pas tout seul. C’est-à-dire qu’il faut en parler. Ce n’est pas parce que c’est peu cher qu’il faut moins de marketing. Il faut en parler, mettre en place un système.

Je dirais que la meilleure parade à ça, c’est une séquence mail qui vend tes petits produits. Soit tu en parles dans chaque newsletter, soit c’est une séquence mail de bienvenue où tu parles de tes produits. Et tu peux aussi avoir des stratégies de pages de remerciements. Quand la personne s’inscrit à un freebie, sur la page de remerciements, je commence déjà à parler de mon petit produit. Et puis, je suis sur Système.io et j’ai une campagne qui est déclenchée quand les gens vont regarder ma page de produit sans acheter. Ça déclenche un mail avec une réduction de 10% et boum, les gens achètent. Et comme ce mail est automatique, moi, j’ai rien à faire et je fais des ventes tous les jours avec cette petite promotion.

Si tu es stratégique dans ton business avec les outils qu’on a entre les séquences mail, les pages de remerciements, etc., tu peux mettre un petit peu partout ton produit sans en parler activement tous les jours. Et ça, c’est le mieux pour pouvoir faire la promotion de ton offre sans en parler tout le temps.

Écoute, c’est la preuve que tu es capable de faire ça et de ne pas remplir ta journée de toi qui vend. Tu travailles deux matinées par semaine. Donc écoute, un énorme merci d’être venue vraiment séquer comment est-ce que tu fonctionnes, je trouve ça vraiment fascinant.

Léa, où est-ce que les gens peuvent te retrouver sur Internet et surtout sur YouTube?

Alors les gens peuvent me retrouver sur YouTube et Instagram, c’est Lea English, donc Léa plus le mot anglais en anglais. YouTube, site Internet et Instagram, trois réseaux où je suis principalement.

Super, ben écoute, toi qui écoutes, si tu veux revisiter du contenu qui a été partagé durant l’entrevue, tu vas retrouver tout ça dans les notes de l’épisode d’aujourd’hui. Léa, un énorme merci d’être passée, d’être venue nous partager avec autant de transparence ton modèle d’affaires. J’ai eu une super entrevue, j’espère que tout le monde qui va écouter va en profiter au maximum.

Merci beaucoup. C’était un plaisir d’échanger avec toi.

Pareillement, non mais guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye, là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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