Le mindset entrepreneur, c’est pas juste un buzzword. C’est la fondation sur laquelle tout le reste repose. Tu peux avoir la meilleure stratégie du monde, le meilleur produit, le meilleur réseau. Si tes croyances te placent en dessous de ta vision, tu vas plafonner. Dans cet épisode, j’accueille Raphaël Taurel, coach mindset et entrepreneuriat basé en Espagne, pour décortiquer comment devenir la personne capable de soutenir une vision qui est plus grande que nature.
Ce que tu labellises crée ton réalité: la base du mindset entrepreneur
Raphaël pose le pilier fondamental du travail sur le mindset entrepreneur dès les premières minutes: ce que tu labellises devient ta réalité.
> « Tout ce qui nous arrive, on l’interprète avec le prisme de ces expériences-là qui nous font voir le monde d’une certaine façon. »
L’analogie des lunettes de couleur dit tout. Si toi, tu portes des lunettes roses et quelqu’un d’autre des lunettes bleues, vous voyez tous les deux la même scène avec des couleurs complètement différentes. Aucun des deux n’a tort. Mais vos croyances respectives, formées par vos expériences de vie, filtrent la réalité d’une façon qui influence directement vos actions.
Pour le mindset entrepreneur, ça signifie concrètement: si tu crois que l’argent est nocif, tu vas inconsciemment te saboter dans tes ventes. Si tu crois que tu déranges quand tu contactes des prospects, tu vas prospecter deux fois moins. Et si tu crois que tu n’es pas intéressante, tu vas éviter les scènes, les médias, les collaborations.
> « Si tu as une croyance qui est ‘je ne suis pas intéressant’, tu vas volontairement essayer de ne pas te mettre dans des situations qui risquent de challenger cette croyance. »
Le biais de confirmation fait le reste: ton cerveau ne retient que les preuves qui confirment ce qu’il croit déjà. Le vrai travail, c’est pas de se répéter des affirmations positives. C’est d’aller identifier l’expérience de vie qui a créé la croyance, la revisiter, et la remplacer par quelque chose qui te sert mieux.
Peur de l’échec ou peur de réussir: ce que le mindset entrepreneur cache vraiment
La conversation avec Raphaël sur la peur est l’une des plus intéressantes de l’épisode. Parce qu’il retourne complètement la question.
> « La vraie question qui bloque les gens habituellement, c’est pas qu’ils ont peur de l’échec, c’est qu’ils ont peur de ce que réussir va vouloir dire d’eux et de l’histoire qu’ils vont devoir lâcher à propos d’eux-mêmes pour réussir. »
Ça, ça change tout. On passe notre temps à parler de peur de l’échec dans les conversations sur l’entrepreneuriat. Et si le vrai blocage, c’est que réussir veut dire se voir autrement? Que la visibilité expose une version de toi que tu n’as pas encore appris à habiter?
Le mindset entrepreneur, dans ce sens-là, c’est pas juste « positive thinking ». C’est un travail d’identité qui demande du temps. Raphaël le dit clairement:
> « Notre cerveau est une ‘meaning-making machine’. On est des machines à créer du sens et à interpréter ce qui nous arrive. »
Pour bâtir son courage et prendre plus de risques, Raphaël propose deux choses pratiques. D’abord, y aller par étapes: commencer par des petites prises de risques au quotidien, augmenter graduellement. Et se poser la question: c’est quoi le scénario catastrophe? Puis, si ça arrive, quelles ressources tu as pour redresser la barre? La plupart du temps, soit les conséquences sont minimes, soit on a plus de ressources qu’on ne le croit.
Le regard des autres et le mindset entrepreneur: pourquoi les critiques ne te concernent pas
Un des moments les plus forts de l’épisode: Raphaël sur la peur du regard des autres.
> « Tu ne peux être affecté par une critique qu’on te fait que si toi-même tu y crois un peu. »
Ce qui veut dire que travailler sur sa résistance aux critiques, c’est en réalité retourner la caméra vers soi. Quelle partie de toi est-ce que tu n’as pas encore appris à aimer? C’est là que loge la vulnérabilité aux attaques.
Et il va plus loin avec quelque chose de libérateur pour le mindset entrepreneur: les critiques ne sont jamais à propos de toi. Elles sont à propos de ce que tu représentes pour la personne qui critique. Ce que tu représentes triggered quelque chose en elle qu’elle n’a pas encore accepté chez elle-même.
Raphaël partage une anecdote personnelle: lors d’une immersion de coaching, une participante l’accuse d’être « un monstre de haine et d’humiliation ». Sa réponse? Aller lui parler avec curiosité. Il découvre que ses interruptions en tant que superviseur ont déclenché en elle le souvenir de figures d’autorité masculines qui l’ont rabaissée. Ce n’était pas lui. C’était ses lunettes.
Pour les femmes en particulier, le terrain est encore plus chargé. Les associations négatives entre ambition féminine et argent sont systémiques:
> « Un mec qui va te dire ouvertement qu’il est ambitieux, tout le monde va te dire ‘ah ouais, c’est un go-getter’. La nana, tout de suite, elle va être taxée de vénale. »
Le travail de mindset entrepreneur, ici, c’est de comprendre que prendre ta place va inévitablement déranger. Et que c’est correct. Les gens qui te critiquent expriment leur propre inconfort, pas ta limite.
Mindset entrepreneur et vision alignée: les 3 clés de Raphaël
Pour soutenir une vision bold, Raphaël identifie trois choses essentielles.
Première clé: s’assurer que ta vision est vraiment la tienne.
> « Assure-toi que ta vision, c’est vraiment ta vision. Et si tu sens que c’est celle de quelqu’un d’autre, retravaille-la. »
On avale trop souvent des modèles de succès qui ne nous correspondent pas. Plus gros n’est pas automatiquement mieux. Si ta vision, quand tu la lis, ne génère pas un mélange de fierté et de peur saine, soit elle n’est pas assez ambitieuse, soit elle n’est pas la tienne.
Deuxième clé: commencer à te comporter comme ton toi futur, maintenant.
C’est pas mystérieux. Si la version de toi dans trois ans est bold, visible, prend des risques: commence à incarner ça avec de petites actions aujourd’hui. C’est là qu’un alter ego devient utile, pas comme identité permanente, mais comme béquille temporaire pour accéder à une version de toi que tu n’habites pas encore naturellement. Gen le confirme dans l’épisode: elle a utilisé un alter ego (Sacha) pendant des années pour ses stories, ses entrevues, ses apparitions publiques. Le but, c’est de merger avec cette version-là jusqu’à ce que l’alter ego devienne inutile.
Troisième clé: s’entourer de personnes pour qui une vision bold est la norme.
> « On est tous le produit de notre environnement. Si tu t’entoures de personnes pour qui avoir une vision grande est normal, tu vas t’imprégner de ces valeurs-là. »
Les masterminds, les groupes d’entrepreneurs, les communautés: c’est pas du luxe. C’est de la calibration. Consommer du contenu qui challenge tes croyances et voir des gens réaliser ce que tu veux réaliser, ça normalise ce qui semble impossible.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Comment savoir si c’est une vraie intuition ou juste une idée folle?
Raphaël identifie plusieurs signaux. D’abord, les pensées récurrentes: une idée qui revient encore et encore, c’est rarement du bruit. Ensuite, la sagesse du corps: est-ce que tu ressens une expansion, un relâchement, quelque chose qui s’ouvre quand tu y penses? Ou est-ce que ça se contracte, se tend? Le corps répond avant le mental. Et enfin, la convergence de signes: quand plusieurs chemins différents envoient le même message en même temps, c’est difficile d’ignorer.
Comment changer une croyance limitante sans juste « penser positif »?
C’est pas de la répétition d’affirmations. C’est un travail en deux étapes. D’abord, identifier l’expérience de vie qui a créé la croyance: à quel moment, à cause de qui, ça t’a fait croire ça sur toi? Ensuite, revisiter cet événement non plus comme une plaie, mais comme quelque chose qui t’a formée. En voyant ce que ça t’a apporté, tu te libères du fantasme que ça aurait été mieux si ça ne s’était pas passé. Et tu remplaces la croyance par quelque chose qui te sert mieux, en la pratiquant au quotidien.
Quel est le premier pas concret pour un mindset entrepreneur plus solide?
Rédige ta vision. Pas un objectif chiffré, une vision. Qui tu es dans trois ans, comment tu travailles, ce que tu as construit, comment tu te sens. Quand tu lis ce que tu as écrit, est-ce que ça te donne un mélange de fierté et de vertige? C’est le sweet spot. Une vision trop confortable ne motive pas. Une vision irréaliste paralyse. Si ton corps confirme que c’est bien la tienne, tu as ta boussole.
Mes prochaines étapes
Si tu veux du contenu uncensored sur le mindset et l’entrepreneuriat chaque semaine, rejoins le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour continuer sur le thème du mindset entrepreneur, va écouter l’épisode 45 sur l’alter ego et la confiance inébranlable et l’épisode 88 sur avoir le courage de ne pas être aimée.
Show notes
Format: Entrevue avec Raphaël Taurel Durée: 72 min
Sujets abordés:
- Quitter une carrière corporate à New York pour suivre son intuition et devenir coach
- Le concept « ce que tu labellises crée ta réalité »: les croyances, les biais cognitifs et les lunettes de couleur
- Peur de l’échec vs peur de réussir: ce qui bloque vraiment le mindset entrepreneur
- Comment bâtir son courage et prendre des risques par étapes
- Le regard des autres et la critique: pourquoi les attaques ne te concernent jamais
- Ambition féminine et argent: les associations négatives systémiques
- Les 3 clés pour soutenir une vision bold: vision alignée, comportements du toi futur, entourage calibré
- L’alter ego comme béquille temporaire et comment merger avec ta version la plus bold
Liens & ressources:
- Site web de Raphaël Taurel: raphaeltaurel.com
- Instagram de Raphaël: @raphael.taurel
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
- @_genevievegauvin sur Instagram
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes effrontée épisode 57. Aujourd’hui, on parle de comment devenir la leader que ta vision plus grande que nature nécessite avec Raphaël Taurel. Si tu connais pas Raphaël, laisse-moi te le présenter. Raph, c’est l’homme qui murmurait à l’oreille des entrepreneurs. Rien de moins. Après une carrière corporate et des années à diriger une agence de pub à New York, sa passion pour l’humain, la psychologie et les neurosciences l’ont amené à vouloir comprendre pourquoi on fait ce qu’on fait et comment mener une vie bold, impactante et alignée à travers l’entrepreneuriat.
Depuis cinq ans, il a coaché des centaines d’entrepreneurs et de dirigeants dans son business à lui et dans certains des programmes les plus reconnus du marché comme la BSB Academy de The BBoost ou le Mastermind 67 de Squared. Coach, conférencier et pianiste à ses heures perdues, sa mission de vie est de mettre le mindset au cœur du quotidien de tous les entrepreneurs et de faire péter les tabous et les idées reçues qui y sont associées pour enfin oser exprimer toutes les parties de soi puis rayonner dans sa vie et son travail. Puis, pour l’heure que si t’écoutes effrontée, bien, c’est parce que c’est exactement ce que t’as besoin.
C’est pas compliqué. T’es tanné de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’être. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travaillant moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Je suis présentement avec Raphaël Taurel. Raphaël, comment ça va? Ça va tellement bien de te voir et d’être avec toi. Je suis juste trop heureux. Tellement bien. On aime ça quand ça va bien. Écoute, notre amitié, parce qu’on va le dire comme ça, notre amitié est tout fraîche encore, mais ça a été un coup de cœur. En tout cas, moi, c’est pour moi. Est-ce que c’est dans les deux sens? Hopefully. Ah non, normal. Vraiment, rien d’autre. Je casse déjà le mythe. Non, mais bien sûr que ça a été réciproque. Vraiment, oui. Vraiment une flèche amicale.
Écoute, pis comme je disais, ça fait pas longtemps. Je veux dire, ça débute de… Je pense que c’était début octobre, finalement, 2023. Et puis, on s’est revus encore sur la scène, mais pas que sur la scène, mais au Bichot en novembre dernier. Pis là, honnêtement, je me suis dit, OK, OK, il faut que je l’aie sur mon podcast, honnêtement. Parce que je pense qu’il y a quelque chose qui est fou, l’important.
Tu sais, je veux dire, quand on parle de croître, pis l’ambition, pis de faire plus, pis tout le temps ça, faut être cette personne-là qui est capable de se permettre ça, t’sais. Pis c’est pas évident, t’sais, on est juste là comme, ben oui, mais on a juste besoin de travailler plus, on a juste besoin de mettre plus d’or, on a juste là, ben, peut-être que ça va t’aider jusqu’à un certain point, mais je pense qu’à un moment donné, tu vas finir par avoir un plateau.
Pis toi, vraiment, t’sais, le mindset, c’est au cœur de ce que tu fais. Pis justement, au Bichot, j’ai pu non seulement assister à ta conférence, mais voir à quel point tu pouvais amener de valeur aux gens qui écoutaient. Parce que, justement, c’est le mindset à être affronté, c’est la résilience, c’est notre attitude, c’est les choix, c’est les comportements qu’on a qui font en sorte qu’on dérange, mais qui font en sorte qu’ils nous amènent là où les autres personnes ne vont pas.
On a beau avoir une vision qui est genre plus grande que nature, si t’as pas la confiance pour mettre tout ça en place, de faire ces choix-là qui sont risqués, ça va pas vraiment arriver, right? So, je voulais avoir sur le podcast spécifiquement pour ce début d’année 2024, parce que quel bon moment, de toute façon, pour tout recommencer, pis se dire, let’s go, on a toute la conviction du monde qu’on va tout déchirer.
Pis là, avant toute chose, on va parler de toi, pis d’où est-ce que ça part aussi, ton effronterie, parce que t’es quelqu’un d’effronté aussi, on va s’en parler. Are you? Ouais, je prends ça comme un compliment, donc je prends, merci. En tout cas, c’est quelqu’un qui aime prendre des risques. Dans mon univers, effrontée, c’est vraiment pas une insulte, même si d’autres personnes le voient.
Mais, justement, t’as fait des bold moves dans ta vie. T’as déménagé à New York, t’as travaillé pendant sept ans, by the way, New York, je suis désolée, mais en tout cas. New York City! Right! Où t’as finalement été à la tête d’une agence de médias aussi, en tant qu’expat, en tant qu’étranger aussi. T’as décidé de réévaluer éventuellement ta définition de succès, laisser tomber toutes ces belles affaires-là que t’avais bâties, partir en espace. Peux-tu te parler de tout ça? Genre, qu’est-ce qui a changé dans ta tête à ce moment-là pour faire ces gros pivots-là?
Ouais, écoute, ça a été une longue et belle aventure. Mais dans les moments de transition, en fait, à la fois quand je suis parti m’installer à New York, là, pour le coup, c’était de la pure intuition. Tu vois, c’était juste un rêve de gosse. Depuis que je suis petit, je vois New York dans les séries, dans les chansons, dans les films. Et j’avais ce rêve. Et donc, quand l’opportunité est apparue, enfin, quand j’ai créé cette opportunité, je me suis dit, allez, il n’y a pas 36 questions à se poser. On y va et on le verra bien.
Et après, dans le deuxième gros move géographique qui a été en 2018, donc de quitter tout ce que j’avais construit à New York, la boîte à la tête de laquelle j’étais sur place, l’équipe, etc., pour venir suivre mon cœur, étudier le coaching et vivre en Espagne, en mode un peu what the fuck. Là, c’était, encore une fois, tu vois, c’était une intuition. C’était en fait un mélange de deux choses. Un mélange d’une insatisfaction qui grandissait au quotidien et dans l’intuition vraiment très forte qu’il y avait quelque chose qui m’appelait, non seulement en Espagne, mais aussi une sorte de préscience, d’intuition dans mes tripes, qui me disaient, t’es fait pour être coach.
J’ai aucune idée d’à quoi ça va ressembler. J’ai aucune idée de qui je vais aider. Mais il y a un truc tellement fort qui me dit que c’est fait pour moi que je décide de suivre cette intuition et que je fais confiance dans le fait que le chemin, il se construira avec le temps, même si je ne sais pas à quoi il ressemble.
Et donc, en fait, c’était ça qui m’a guidé. Et je pense que c’est aussi ça, être effrontée. Tu vois, c’est se dire, tu sais quoi, genre, fuck ce que disent les gens. Moi, je sais là où j’ai envie d’aller. J’ai aucune idée de comment j’y vais, mais j’y vais et je fais confiance.
L’intuition. C’est une drôle de babette, l’intuition, parce que c’est comme une idée… Comment je te dirais bien ça? Comment est-ce que tu sais que c’est l’intuition et que c’est la bonne chose, finalement, et que ce n’est pas juste comme une idée folle un petit peu qui va l’aider complètement nulle part, quelque chose de temporaire, d’éphémère? Comment tu savais que c’était shit, c’est vraiment ça que j’ai besoin de faire?
Par plusieurs choses en même temps. La première, c’est que certes, c’est une intuition, mais c’est une intuition qui génère des pensées. Et donc, quand tu as des pensées récurrentes qui reviennent encore et encore et encore sur le même sujet, tu te dis, OK, peut-être que c’est… je suis en train de recevoir un message qu’il est temps que j’accepte. Tu vois? À travers le travail, à travers les gens qui te connaissent, à travers tes relations, etc. Quand tu as tous ces chemins qui convergent et qui t’envoient le même message, tu te dis, mais… Combien de temps je vais faire l’autruche?
Et ensuite, moi, il y a un truc, j’étais pas très connecté à ça à l’époque, mais maintenant, de plus en plus, qui est la sagesse de ton corps. Et ça, maintenant, j’utilise beaucoup quand je m’apprête à prendre des décisions. Ton corps a toujours les réponses avant ton mental qui est très bon pour se raconter des histoires et trouver des justifications. Et donc, quand je m’apprête à prendre une décision, j’essaye de voir d’abord ce qui se passe dans mon corps. Je me dis, est-ce que je sens un relâchement, une expansion, une détente, quelque chose qui s’ouvre ou au contraire, quelque chose qui se tend, quelque chose qui se contracte, une espèce de nervosité.
Parce que souvent, ça me dit, ok, là, t’es clairement dans le juste. Là, t’es en train d’essayer d’aller à l’encontre de quelque chose qui en fait ne te correspond pas. Donc, c’était un mélange de mon corps qui m’envoyait de plus en plus de signaux quand je réfléchissais à bouger et quand je réfléchissais à rester. Et aussi de pensées, et tu sais, de signes que tu vois partout. Genre, des livres que tu commences à voir quand tu te balades pour acheter un bouquin qui parle de coaching ou une annonce que tu vois de manière complètement random pour un séminaire de développement personnel. Enfin, tu vois, tous ces signes-là, ils se mettent en place petit à petit.
Est-ce que t’étais déjà sensible à tous ces signes-là puis cette intuition-là avant ou c’est quelque chose que tu as bâti avec le temps? Parce qu’honnêtement, moi, ça a été long, dans le sens où d’accepter que j’avais des réponses à l’intérieur, que je savais où est-ce que, qu’il y avait quelqu’un, quelque chose, une partie de moi qui savait où est-ce qu’il s’en allait puis que c’était pas, tu sais, c’est comme, ben, c’est juste un livre sur une tablette, tu sais, ça veut rien dire. Est-ce que t’étais déjà sensible à ces choses-là?
Non, moi, ça a été comme toi. J’ai eu un long chemin par rapport à ça, j’ai toujours été, depuis mon enfance, quelqu’un de très analytique, rationnel, qui a besoin d’avoir toutes les informations pour prendre une décision, qui a besoin de savoir toutes les étapes du chemin avant de commencer le chemin, etc. Jusqu’à ce que je comprenne les limites de ça et que je vois que ça aussi, ça réduisait forcément le champ des possibles parce que dans la vie, ben, il y a plein de projets qu’on a envie de lancer et dont on sait pas comment ils vont se passer.
Donc, petit à petit, j’ai exploré plein de voies différentes de développement personnel, d’introspection, de coaching, de thérapie, etc. pour apprendre à faire confiance à une voie qui n’était pas juste la voie rationnelle et analytique. Et petit à petit, en cultivant ça, je me suis rendu compte que cette voie, elle me faisait prendre des décisions à chaque fois meilleures et donc je me suis dit, shit, genre, je peux pas continuer à l’ignorer cette voie. Elle est en moi, elle est en tous, on a tous et toutes une sagesse intérieure qui a la réponse, c’est juste une question d’enlever tous les filtres qui nous empêchent de vraiment l’écouter.
Donc ça a été un chemin comme pour toi. Je pense que c’est un chemin pour beaucoup de personnes qui écoutent aussi. Genre, tu sais, je pense que, sans surprise, j’attire aussi des femmes qui ne sont pas nécessairement très dans le spirituel puis dans, tu sais, which is fine, on a le droit à tout, mais comme, mais il y a comme une espèce de recherche aussi très, justement, dans le cérébral de comment sont les choses, comment on doit avancer, c’est quoi la meilleure solution, mais pas nécessairement dans l’écoute de soi. Fait que je pense que ça va résonner aussi de, c’est correct, ça prend du temps, tu sais.
Il y a deux… Parce que ça rassure… Vas-y, vas-y. Pardon, excuse-moi, t’interromps, mais c’est parce que ça… En fait, ça rassure de s’accrocher à l’illusion qu’en étant non rationnel, on garde le contrôle sur ce qui nous arrive. L’être humain a toujours peur de ne pas avoir le contrôle. Or, la réalité, c’est qu’on n’a pas le contrôle sur une très, très grande majorité de ce qui se passe dans nos vies. Et plus on apprend à se connecter à cette intuition, plus on apprend à se dire j’ai pas toutes les réponses, j’ai pas le contrôle, en revanche, je sais exactement dans quelle direction je rêve d’aller, donc je me fais confiance pour trouver les réponses au fur et à mesure. Et je lâche l’illusion de contrôle que me donne le mental.
Et ça, pour moi, ça a été une libération incroyable. De passer de genre j’ai besoin de tout contrôler pour pouvoir être heureux, à j’accepte qu’il y a plein de choses qui sont hors de mon contrôle et c’est merveilleux comme ça parce que ça m’enlève un poids des épaules. Donc je vais me concentrer sur le peu de choses que je peux contrôler qui sont mes pensées, ce que j’en fais, mes actions, mes comportements. Et je suis mille fois plus heureux depuis.
Amen. Je suis. Écoute, il y a deux concepts que tu as abordés pendant le Bishow que j’aimerais qu’on dissèque ensemble ici aujourd’hui. Tout d’abord, le concept de ce que tu labellises devient ta réalité. Est-ce que tu peux m’expliquer ce que ça veut dire avant toute chose?
Oui, bien sûr. Ça, c’est vraiment le pilier, la base, la fondation de n’importe quel travail sur le mindset. C’est de voir que on grandit tous en créant des croyances, des expériences de vie qui nous font croire certaines choses à propos de nous, des autres et du monde. Ces croyances, elles peuvent te servir ou elles peuvent te desservir. Ce que tu labellises crée ta réalité, ça veut dire que tout ce qui nous arrive, on l’interprète avec le prisme de ces expériences-là qui nous font voir le monde d’une certaine façon. J’aime bien l’analogie des lunettes de couleur, c’est-à-dire que si je te donne à toi des lunettes roses pour aller avec les cheveux et à moi des lunettes bleues, toi, tu vas tout voir en rose et moi, je vais tout voir en bleu. Est-ce que ça veut dire que les choses sont objectivement de cette couleur ou de cette autre? Non.
Mais simplement, parce qu’on voit les choses différemment, on va les voir d’une couleur différente. Donc, cette analogie des lunettes, c’est en fait toutes les expériences de vie, tous, parfois, les traumatismes, toutes les insécurités, toutes les histoires qu’on se raconte sur nous-mêmes qui nous font interpréter les choses d’une certaine façon. Typiquement, si toi et moi, on voit un chien dans la rue, si pour toi, chien égale câlin, tu vas vouloir te jeter sur lui et je vais lui faire des câlins, si pour moi, chien égale danger, je vais faire un pas de recul parce que je vais le voir comme un danger. Est-ce qu’objectivement, ce chien est un donneur de câlins ou un danger? Non, on n’en sait rien. Mais c’est comme ça qu’on le voit parce que c’est ça notre réalité.
Et donc ça, ça vaut pour tout. C’est-à-dire que les choses qu’on labellise, en particulier quand on est entrepreneur, mais dans la vie aussi en général, comme un échec, comme une réussite, comme une opportunité, comme un apprentissage, etc., fait qu’on va volontairement les labelliser positivement et essayer de s’en échapper si on les labellise négativement. Et donc, on voit comme les croyances et la façon dont on labellise les choses ont un impact direct sur nos actions et du coup, sur nos résultats dans la vie et en business. Parce que forcément, nos actions, elles vont être le fruit des croyances qui sont à l’origine de ça.
Si tu as une croyance qui est je ne suis pas intéressant, forcément, tu vas volontairement essayer de ne pas te mettre dans des situations qui risquent de challenger cette croyance. Et par exemple, t’éviter de te montrer, t’éviter de monter sur scène, même si tu en rêves, tu vois, t’auras beau lutter et y aller et faire du forcing et y aller dans la douleur, il y a toujours un moment où ça va craquer ou ce sera trop inconfortable. Et donc, le vrai travail et le plus important, c’est d’aller à la racine de ce qui t’a fait croire un jour que tu n’étais pas intéressant pour réinterpréter cette histoire-là, déraciner cette croyance, rempoter une croyance qui te sert beaucoup plus et pouvoir ensuite avoir les actions qui en découlent.
Et c’est comme ça qu’on devient un badass, qu’on devient effrontée et qu’on fait des bold moves. Déjà, en acquérant la croyance, on peut les faire, ces bold moves et qu’on a sa place. Ça, c’est dans nos actions, mais aussi, comme tu dis, les concepts en général, le plus obvious qui sort de ça, c’est la relation avec l’argent. Est-ce que l’argent, c’est quelque chose qui est nocif, qui est toxique, qui est détenu par des gens mauvais ou est-ce que l’argent, ça nous aide à avoir des expériences, des souvenirs, et tout de suite.
Puis tu sais, l’argent, c’est un concept, mais après ça, je pense que c’est dans la façon dont on se décrit aussi comme personne, mais pas juste comme on se décrit. Tu sais, quelqu’un qui vient te voir et tu dis, excuse-moi de te déranger, t’assumes que tu me déranges right away, t’assumes que t’es dérangeante. Puis au final, bien, ça peut nous nuire en business parce que justement, quand tu fais ces contacts-là, ce networking-là aussi, quand tu veux croire, tu fais un pas devant, mais t’en fais deux derrière.
Bien, évidemment. Et c’est très juste ce que tu dis par rapport au fait des dérangeants, ça c’est quelque chose qui est malheureusement encore très très très répandu et une des raisons pour lesquelles les gens ne prennent pas suffisamment la parole parce qu’ils ont peur de déranger ou ne prospectent pas assez ou ne vont pas assez vendre ou ne vendent pas assez cher. Enfin, c’est toujours pareil. Mais tu vois, en allant à l’origine de quelle expérience de vie t’as fait penser ou quelle injonction de la société te fait penser que tu déranges par défaut, si tu vas remplacer ça par j’ai quelque chose à apporter, tu n’aborderas plus aucune conversation de la même façon.
Comment est-ce qu’on… Tu sais, juste une idée de se dire ben ok, je vais commencer à dire je suis belle, je suis bonne, je suis capable. Je vais commencer à dire que je ne dérange personne et que j’ai même de la valeur. Je vais commencer à me voir… Dire, c’est une chose. Penser, c’en est un autre. Qu’est-ce qui fait et as-tu eu une explication scientifique qu’éventuellement, tu finis par switcher et le croire?
Alors, ouf, ça en va, c’est un sujet, ça. Open that box, man! Ouais, avec plaisir. On est entre nous, peut-être. La façon dont le cerveau fonctionne, c’est que le cerveau, et c’est le prix de centaines de milliers et millions d’années d’évolution, il cherche la familiarité. Il cherche ce qu’il connaît. Ce qui est familier, parce qu’il a l’impression que ce qui est familier, ça le protège. Familiarité égale pas de danger. À l’époque où on était des hommes des cavernes et qu’on se faisait poursuivre par des prédateurs, si une fois, tu avais vu ton pote se faire bouffer par un tigre, pour toi, tigre égale danger. probablement. Donc, ça conditionne ton cerveau pour faire attention à ne pas croiser un tigre dans le futur.
Donc, ce cerveau, il a continué à fonctionner de la même façon, c’est-à-dire que on est des… J’ai lu ce truc en anglais un jour que j’ai adoré. Our brain is a meaning-making machine. On est des machines à créer du sens et à interpréter ce qui nous arrive. Parce que ça a été un mécanisme de survie pendant très longtemps. Sauf que le problème avec ça, c’est que notre cerveau, en fait, on a tellement de décisions à prendre tous les jours et d’actions à mettre en place petites et grandes, des milliers, on s’en rend même pas compte, mais notre cerveau, pour pouvoir prendre ses décisions et avancer, il est obligé de prendre des raccourcis. C’est ce qu’on appelle les biais cognitifs. C’est-à-dire des raccourcis basés sur des expériences passées où on a une quantité incomplète d’informations et du coup, on saute à une conclusion.
Et on le fait tous, jour et nuit, petits et grands, parce que c’est que comme ça qu’on peut avancer. Le problème avec ça, c’est que certains de ces biais renforcent des croyances qui sont ancrées en nous. Typiquement, un de mes favoris et que je trouve fascinant à étudier, c’est le biais de confirmation. C’est-à-dire que une fois que tu as quelque chose qui est ancré en toi, tu vas écarter inconsciemment tout ce qui vient challenger cette croyance-là et tu ne vas faire attention que à ce qui vient selon toi la renforcer.
Un exemple de ça, c’est imagine que en toi, tu t’es convaincu que tu n’es pas intéressant. Tu vas être dans une conversation avec quelqu’un. Cette personne peut t’envoyer 10 000 messages que tu l’intéresses, c’est-à-dire te regarder dans les yeux, rebondir sur ce que tu as à dire, être engagé. En fait, tu ne vas même pas y faire gaffe. En revanche, à la seconde où cette personne sort son téléphone pour regarder l’heure, tu vas tout de suite te dire « Ah ben putain, je le savais. Je le savais, en fait, elle n’aura rien à foutre de ce que je suis en train de lui dire. Eh ben voilà, je ne suis pas intéressante. » Et du coup, confirmer ça, alors que si ça se trouve, ça n’avait absolument rien à voir.
Donc, la clé, ce n’est pas juste de se dire « Ouais, je suis génial, j’intéresse tout le monde, etc. » La clé, c’est à travers un travail de connaissance de toi, d’aller déjà identifier quels sont les événements et les expériences de vie qui ont fait naître tes croyances. Les croyances qui te desserrent. Et ensuite, d’aller revisiter ces événements, non seulement pour voir comment en fait ils t’ont servi à devenir la personne que tu es aujourd’hui, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas juste négatifs, même les événements que tu as catégorisés comme humiliants, comme difficiles, comme tristes, ils t’ont servi à devenir la personne que tu es aujourd’hui. Et surtout à te libérer de l’idée et du fantasme que ça aurait été mieux si ce truc-là ne s’était pas passé.
En voyant justement tous les bénéfices que ça t’apporte. Et c’est ça qui te permet de comprendre qu’en fait, tu te racontes des histoires. On se raconte tous des histoires sur nous et sur les autres depuis qu’on est petit. Et en décidant de changer l’histoire, c’est comme ça et pas juste en te disant « je suis génial », c’est comme ça que tu vas ancrer en pratiquant ces nouvelles croyances et finir par y croire parce que tu les pratiques au quotidien et que tu vois que ça t’aide plus que ça ne te dessert.
Pardon, je suis très bavard, mais c’est un sujet qui m’intéresse tellement. C’est une entrevue sur toi. So we good. Non, mais qu’est-ce qui… Dans le fond, qu’est-ce qui… Tu sais, il y a des gens qui ont beaucoup de succès. On prend Beyoncé, mettons. On assume qu’on sait ce qu’elle parle. Qu’est-ce que tu penses qu’elle se dit elle-même ou qu’elle ne se dit pas justement pour avoir le succès et pour porter ce succès-là?
J’aimerais tellement être dans l’esprit de Beyoncé. Je suis déjà dans l’esprit, le corps de Beyoncé dans ma tête quand je danse en boîte. Mais malheureusement, je ne sais pas ce que Beyoncé pense. En revanche, je peux te dire que les personnes que j’observe avoir du succès autour de moi, habituellement, elles savent déjà que la plupart des tracas qui leur arrivent ne sont en fait pas personnels. Tu vois? Un truc que je vois beaucoup chez les personnes qui au contraire galèrent à avancer ou stagnent ou ont des difficultés à passer à l’action, c’est parce qu’ils ont tendance à prendre personnellement tout ce qui leur arrive.
Life doesn’t happen to you. Life just happens. C’est tout. Après, c’est toi et notre cerveau singe qui décide de mettre une interprétation là-dessus. Donc déjà, ne pas prendre les choses personnellement. On parlera certainement de la critique tout à l’heure qui est à mon avis le gros sujet qui empêche la plupart des gens de se rendre vraiment visibles.
Et là, il y a aussi une flexibilité dans leur identité. C’est-à-dire, on a tous une identité qu’on se construit à travers le temps. Si je te dis aujourd’hui c’est qui, Gen? Tu vas me répondre une quantité de choses qui te décrivent selon toi. Il est probable que si je t’avais posé la question il y a 10 ans, tu m’aurais dit des trucs très différents, non?
Écoute, tiens, Gen, il y a 10 ans, c’est pas tout à fait la même personne pour être un peu plus précise. C’est ça. Et ce sera probablement pas la même personne dans 10 ans. Pourquoi? Parce que, même si tu es déjà incroyable, il y aura encore d’autres choses à découvrir. Parce que tu as eu le courage de faire ce travail de connaissance de toi qui te fait actualiser les croyances que tu as sur toi-même. Et du coup, l’image que tu projettes et du coup, comment tu te rends visible et du coup, les résultats que tu as dans ton business.
Et donc, en fait, ça, c’est ce que je vois beaucoup chez les entrepreneurs qui cartonnent, c’est qu’ils remettent régulièrement en question le sens de l’identité qu’ils avaient créé jusque-là. Et ils voient, en fait, que les croyances qui les ont portées jusqu’à un certain niveau vont être aussi leur plafond de verre s’ils ne les font pas péter et ils ne les remplacent pas par d’autres. Notamment en termes de visibilité et de succès et de croyances par rapport au rapport à l’argent, comme tu disais tout à l’heure. Et donc, savoir qui tu es, c’est hyper important.
Tout ce que tu peux faire de développement personnel, de lecture, de coaching, de thérapie, qui t’apprend qui tu es, pour moi, c’est le plus gros travail d’une vie. Et être au clair sur le fait que ça va constamment changer. Et que plus tu remets ça en question, plus tu te donnes des opportunités de devenir vraiment qui tu es dans toutes les facettes. Pas juste celles que tu acceptes ou qui sont jolies ou qui sont reluisantes. Mais aussi d’aller voir les facettes que tu n’as pas trop envie de voir parce que tu imagines qu’elles te freinent pour apprendre à les aimer et à en faire une force pour avancer.
Tu parles d’opportunités, justement, de se donner ces opportunités-là. Je pense aux personnes qui savent qu’ils sont meant to be more, qui veulent plus, tu sais, vraiment, mais qui partent de situations vraiment difficiles. Comment est-ce qu’on fait pour garder cette attitude-là positive puis se dire « you know what, tout ce qui m’est arrivé, in fact, it was a blessing? »
Absolument. C’est pas, d’abord, c’est un travail, c’est pas un travail qui se fait en un claquement de doigts. Je sais que les gens aiment les quick wins et les tips et les punchlines, etc. Ça, c’est un travail identitaire qui prend du temps. Je pense qu’en mindset, en général, des quick wins, c’est le ventre du rêve.
Mais là, en particulier, tu vois, moi, justement, j’ai souvent en coaching des personnes qui se sentent freinées par des expériences dont ils se disent « ouais, mais c’est le monde qui m’a roulé dessus ». La clé, c’est de voir, même quand c’est contre-intuitif, en quoi ces expériences-là, les préjugés dont tu as été victimes, les histoires de vie dont tu estimes avoir été victime, même si être victime, c’est une histoire aussi qu’on se raconte, en quoi est-ce que ça a servi ton développement et en quoi ça te rend une personne plus forte, plus résiliente, plus courageuse.
Moi, je suis persuadé que des personnes qui subissent de la discrimination pour quoi que ce soit, elles ont toujours le choix de soit se laisser définir par ces attaques, soit dire, ok, qu’est-ce que j’en fais, en quoi est-ce que je les alchimise pour servir ma croissance ensuite? Et ça souvent, ça passe par, me défaire encore une fois, du fantasme que ça aurait été mieux si j’étais… trois petits points. J’en suis pas sûr, tu vois. J’en suis pas sûr parce que tout dépend de ta perspective. Si tu décides de te laisser définir par des circonstances qui ne dépendent pas de toi, tu estimeras toujours être victime de ce qui t’arrive. Si tu décides qu’il y a plein de choses qui dépendent pas de toi, mais que ce qui dépend de toi, c’est ce que tu en fais, là, tu reprends le pouvoir.
Ça revient, en fait, à l’histoire tantôt de qu’est-ce qu’on ne contrôle pas puis qu’est-ce qu’on contrôle, finalement, tu sais, de se dire, tchèque, il y a des trucs, c’est juste, it’s life, je vais prendre le peu de responsabilité là-dedans que je suis capable d’avoir puis de contrôler et de faire des choix, tu sais, de faire ces choix-là qui vont changer ma trajectoire pour la suite.
Il y a aussi, tu sais, mine de rien, la prise de risque qui est une thématique qui revient beaucoup chez les gens qui écoutent en général, qui voient grand, qui voient même très grands, mais qui se sentent aussi un peu submergés par cette grandeur-là à certains moments. Comment est-ce qu’on fait pour bâtir son courage, que ce soit de partir d’une situation où tu as peu de contrôle ou que ce soit vraiment de dire, tchèque, je veux littéralement avoir un stade de 50 000 personnes autour de moi. Comment est-ce qu’on fait pour sauter dans le vide quand la seule chose qu’on entend dans notre tête, c’est genre, don’t you dare, bitch?
Je pense que déjà, une des clés, c’est justement que tu passes pas de faire une story face cam à faire le stade de France. C’est-à-dire d’y aller petit à petit dans la prise de risque. Parce qu’évidemment que si t’es pas du tout habitué à prendre des risques et que tu te dis, j’ai une vision qui me demande d’être prendre des risques énormes, tu risques de te retrouver face à une montagne qui semble trop grande.
Donc, la clé pour ça, c’est de faire des petites prises de risques au quotidien et de petit à petit, quand tu vois que ça ne te détruit pas, que en fait, ça t’apporte des trucs plutôt cool, que ça peut fédérer les gens autour de toi, de petit à petit incrémenter, augmenter, augmenter la taille des risques que tu prends. Il y a certaines personnes qui aiment aller plus vite là-dedans, tu vois.
Moi, par exemple, j’aime bien prendre des gros risques, tu vois. On a vu ça avec quand même changer de pays à plusieurs reprises puis tu sais comme changer toute de carrière. Mais tu vois, parfois, j’ai un peu le vertige quand je suis dans les hauteurs, par exemple. Donc, je me suis dit, au lieu de faire de exposure therapy et d’aller au troisième étage puis au cinquième puis au huitième, je me suis dit, fuck it, je vais aller faire un saut en parachute à 6 000 mètres d’altitude et on va voir ce qui se passe.
Et ce que ça a fait, c’est qu’en fait, ça m’a fait gagner beaucoup de temps parce que je me suis dit, if I can do that, I can do absolutely anything. Sans avoir à passer par les étapes. Mais il y a des gens qui ont besoin de passer par les étapes et c’est complètement normal. Donc, prenez des risques qui vous rendent un peu inconfortable, que ce soit vous montrer face cam, que ce soit lancer un nouveau produit, que ce soit qu’est-ce que j’en sais. Faites-le et petit à petit, augmentez le niveau de risque que vous êtes prêt à tolérer.
Et la deuxième chose, c’est, quand vous avez peur de quelque chose, demandez-vous, ok, c’est quoi le scénario catastrophe? C’est-à-dire, c’est quoi le pire truc qui peut se passer si je mets en place ce truc-là? Et une fois que vous avez vraiment verbalisé le scénario catastrophe, demandez-vous, ok, si ça se produit, quelles ressources est-ce que vous avez à votre disposition sur quoi ou sur qui est-ce que vous pouvez compter pour redresser la barre, corriger le tir et continuer? Et en fait, la plupart du temps, soit les conséquences sont vraiment minimes, soit, même si on pense que les conséquences sont grandes, on a des ressources.
Oui, je ne cherche pas ce que je veux, mais c’est un travail dans les étapes où genre, tu fais ça, mais aussi, il y a aussi le travail pour revenir sur la labellisation aussi de genre, c’est quoi un échec? Qu’est-ce qui va arriver si je fail? C’est quoi un fail?
Tu sais, je me suis fait poser la question, genre, c’est quoi ton plus gros regret dans la vie? Puis je trouve ça weird comme question, déjà, parce que je suis comme, bien, j’en ai pas. Puis c’est une drôle de réponse. Il y a plein de personnes qui ont dit, ah, bien, moi, c’est parce que j’ai fait telle et telle affaire. Mais je n’ai pas de regret. Puis ça, c’est perso, puis ça, c’est un travail, je pense que j’ai fait avec le temps. Mais dans le sens où même si il y a des affaires que je me dis, oh my God, voir que j’ai pris cette décision-là, parce qu’on a tous pris cette décision cringe-là dans la vie, tout ça m’a appris des affaires. Fait que tu sais, je ne suis pas Geneviève là si je n’ai pas fait ces affaires cringe-là. Fait qu’au final, c’est parce que c’est de redéfinir cette définition-là de c’est quoi l’échec pour prendre des risques.
Totalement. Et on en revient à ta question de tout à l’heure de qu’est-ce qui différencie les personnes qui cartonnent des autres. Moi, cette question de la peur de l’échec, elle me fascine. Le truc, c’est que quand tu mets sur une expérience le label échec, tu le vivras comme un échec. C’est aussi simple que ça. Si tu décides, et on a tous le pouvoir de le décider, que l’échec, ça n’existe pas et que tout est une opportunité d’apprendre, la phrase, elle n’est pas de moi, elle est de Nelson Mandela, un mec qui s’y connaît un petit peu en résilience quand même. Il a dit, l’échec n’existe pas. Soit je gagne, soit j’apprends. Je trouve qu’il y a tout dans cette phrase.
Et moi, je te rejoins. En fait, comme Edith Piaf à son époque, je ne regrette rien. Qu’est-ce que tu vas name dropper après? J’ai hâte. Ah non, mais attends, on passe de Beyoncé à Edith Piaf à Nelson Mandela. Je trouve qu’on est pas mal. Mais c’est ça, tu vois, c’est que si tu décides une fois pour toutes que rien de ce que tu fais n’est un échec et que tout est une opportunité de te rapprocher un peu plus de la vie que tu as vraiment envie de mener, tu deviens inarrêtable. Inarrêtable.
Et en plus de ça, et c’est vraiment aussi quelque chose que j’observe chez les personnes qui cartonnent, c’est qu’elles ont développé un rapport non seulement à l’échec mais aussi à la réussite qui a transformé leur vie. C’est-à-dire, la vraie question qui bloque les gens habituellement, c’est pas qu’ils ont peur de l’échec, c’est qu’ils ont peur de ce que réussir va vouloir dire d’eux et de l’histoire qu’ils vont devoir lâcher à propos d’eux-mêmes pour réussir.
Ouais, parce que je pense que c’est, tu sais, quand tu vois grand et tout, bon, il y a une question, justement, on parlait de renforcer son mindset mais il y a aussi justement cette peur, c’est pas juste la peur de l’échec, c’est genre, quand les gens vont me regarder, qu’est-ce qu’ils vont me voir? Puis ça, c’est initialement, c’est dénudant. C’est comme, c’est intimidant, tu te sens tout nu devant tout le monde, c’est genre, les gens peuvent voir toutes les craques puis les gens vont me voir comme moi, je me vois.
Ah, ça résonne tellement ce que tu me dis là. Il y a un truc à réaliser avec la peur de la critique ou du regard des autres qui est le blocage numéro un qui empêche de se rendre visible. Habituellement, quand on demande qu’est-ce que vous craignez le plus, c’est qu’on me fasse des commentaires, qu’on me troll, qu’on m’insulte, etc. C’est ça qui fait peur à la plupart des gens.
Le truc, c’est que tu ne peux être affecté par une critique qu’on te fait que si toi-même tu y crois un peu. C’est-à-dire que si quelqu’un critique quelque chose chez toi et que toi, tu es 100% en paix avec ça, la critique, elle va te passer complètement au-dessus de la tête. Donc, pour te défaire de la peur du regard des autres, en fait, c’est vers toi qu’il faut retourner la caméra et te dire « Ok, quelle partie de moi est-ce que je n’ai pas encore suffisamment appris à aimer? »
C’est ça, tout le travail. En tout cas, moi, ma vision du coaching, c’est ça. C’est les aider, non pas à devenir meilleurs ou à dépasser leurs faiblesses ou quoi. Ce n’est pas ça qui m’intéresse. Ce qui m’intéresse, c’est de les aider à entrer en contact avec les parts qu’ils ont peur d’exprimer et à envelopper et aimer ces parties-là pour s’exprimer dans leur intégralité. Parce que le jour où tu aimes toutes les parties de toi, plus rien ne t’atteint.
Je te dirais qu’il y a une question, oui, définitivement, mais aussi, je pense qu’il y a une question de travail de renforcissement dans le sens où à chaque fois que j’ai pris un petit peu plus de risques, c’est venu avec un petit peu de feedback négatif. Je n’ai pas des tonnes, je n’ai pas été comme extra-bullied pour whatever, mais en même temps, selon mon propre point de vue, je n’ai jamais été à 100% dans mon spotlight non plus malgré que je sais que je prends déjà beaucoup plus de place que d’autres personnes.
Mais une question de renforcissement de mental ou genre les fameuses critiques sur genre il y a deux Ka-Ching où on voyait mes cuisses et c’était comme tu mens avec tes fesses et j’étais comme oui, mais non, ça m’a atteint et tout. Et éventuellement, c’était comme OK, il y a comme une espèce de compassion qui s’est créée pour les autres personnes aussi de genre un peu comme les lunettes, c’est comme OK, bien, c’est un peu comme ça que je suis passée au travers de mes ex aussi dans la vie. Initialement, c’est avec un peu de pitié de faire comme ah, poor thing. Mais éventuellement, c’est plus genre shit, man. J’aimerais ça te donner un câlin.
Je pense qu’il y a un peu de ça aussi, de comme OK, c’est quelque chose que je contrôle pas vraiment non plus puis je vais continuer d’être dans mon contrôle puis de laisser tes trucs à moi. Je pense que c’est un peu comme ça aussi, mine de rien. Mais c’est ça, c’est pas évident quand tu veux être cette personne-là qui fait grand, qui fait gros, qui va nécessiter de toute façon de te déranger. Tu vas te déranger parce que la société veut pas que tu prennes trop de place. On aime ça voir les femmes avoir du succès, mais pas plus que nous autres. C’est un peu hypocrite.
Est-ce que tu vois ça souvent, cette problématique-là d’essayer de renforcer sa carapace, est-ce que c’est quelque chose qui est très féminin aussi selon toi? Moi, ce que je vois beaucoup plus chez les femmes en tout cas que chez les hommes que je côtoie et que j’accompagne, c’est qu’il y a beaucoup plus d’associations négatives qui sont faites entre les femmes et l’argent qu’entre les hommes et l’argent. C’est-à-dire, un mec qui va te dire ouvertement qu’il est ambitieux, qu’il a envie de gagner plein de trucs, tout le monde va te dire « Ah ouais, c’est un go-getter, c’est un mec ambitieux, etc. » La nana, tout de suite, elle va être taxée de vénale, de intéressée parce qu’on vit dans un patriarcat de merde qui fait que pendant des centaines et des centaines d’années, on a dit aux femmes « Ton rôle, c’est de surtout pas trop l’ouvrir trop grande. »
Donc, heureusement que c’est en train de changer, ça prend trop de temps mais c’est en train de changer. Donc, le truc de se confier à cette carapace, oui, j’ai l’impression que moi, que les hommes que je vois notamment dans l’entrepreneuriat prennent moins critique, tu vois.
Un truc qui est hyper important, c’est que les critiques qu’on reçoit ne sont jamais à propos de nous. C’est-à-dire que quand quelqu’un te critique, c’est pas toi la personne qui critique, c’est ce que tu représentes. Et c’est hyper important de faire cette distinction. Parce que ce que tu représentes, c’est aussi basé sur son système de valeur à lui. C’est-à-dire que toi, quand tu fais un photoshoot avec des couleurs néons et des billets qui volent autour de toi, moi, je vais trouver ça génialissime et inspirant parce que justement, c’est une partie de moi que peut-être j’exprime pas assez et que j’admire.
En revanche, quelqu’un par exemple qui a grandi dans un univers ultra traditionnel, ultra conservateur, peut-être avec des valeurs de morale, de culpabilité, machin, il va voir ça et c’est juste parce que c’est un reflet de la part de lui que lui-même n’ose pas exprimer. Je ne te dis pas la part de littéralement se mettre en culotte et être entouré de billets, mais la partie qui est authentique, qui est bold, qui ose, qui se met en avant, etc. Et du coup, vu qu’il réprime en lui cette part de lui, ça se traduit par de la colère et cette colère, elle est dirigée vers qui? Vers le véhicule, c’est-à-dire toi.
Et donc, ça c’est hyper important si vous avez envie de vous rendre visible mais que vous n’osez pas, par peur de la critique, de vous rendre compte que les critiques ne sont jamais une critique de vous. C’est juste que vous déclenchez que vous trigger quelque chose chez la personne qui vous critique avec laquelle lui n’a pas fait la paix. Et c’est pour ça que moi je te rejoins. Tu vois, quand je vois des gens qui s’énervent, qui critiquent ou qui laissent sortir de la violence, j’ai juste envie, je ressens juste de la compassion pour eux en me disant c’est juste quelqu’un qui souffre en fait. C’est tout. It has nothing to do with you.
Comment est-ce qu’on… Je ne sais pas s’il y a une réponse à ça honnêtement. Tu me diras, mais c’est comme grand d’avoir la compassion pour ces gens-là. Genre la première réaction qu’on a, c’est mange un char de merde, fuck you. Comment est-ce que ça se bâtit?
Non. Je pense que la clé, elle est dans le travail que tu fais avec toi-même. C’est-à-dire d’aller déjà regarder à l’intérieur de toi quand est-ce que toi tu es triggered par certaines choses? C’est quoi que toi tu juges le plus chez les autres? C’est quoi qui t’énerve le plus chez quelqu’un? Parce que déjà, ça te montrera que ce que tu juges le plus chez quelqu’un c’est habituellement les parts de toi que tu juges en toi. Mais vu que c’est inconfortable de juger des trucs en toi, tu le projettes chez les autres. Et ça, ça t’aide déjà à comprendre à quel moment tu as pu réagir avec colère ou avec frustration vis-à-vis de quelqu’un. Et plus tu te connais toi, plus tu es capable de t’attraper dans les moments où tu as ces comportements-là.
Oh là là, attends, j’ai une anecdote qui vient de me venir. C’est ok de prendre deux minutes? Ben oui, vas-y. Je trouve qu’elle illustre à la perfection ce dont on parle. C’est une anecdote qui date d’il y a trois semaines. J’ai fait une immersion de coaching où on pratiquait en fait une méthodologie de coaching en triade, c’est-à-dire par trois, avec un qui faisait le coach, un qui faisait le coaché et un qui faisait le superviseur. Et donc, moi dans cette triade, à ce moment-là, j’étais le superviseur. Le rôle du superviseur, c’est d’interrompre la séance de coaching en faisant des apports sur, ah tiens, là peut-être que tu aurais pu aller dans une direction différente ou je remarque que tu n’as pas observé quand cette personne a fait ça, etc.
Donc, on fait cette triade. Moi, je fais mon rôle de superviseur et je vois que la nana qui est coach, elle commence à se frustrer. Tu vois? On continue, on continue la séance. On termine la séance et là, elle vient me voir avec un grand sourire et elle me dit, je te jure que c’est la vérité. Elle me dit, mais en fait, toi, j’ai compris, en fait, t’es un monstre de haine et de colère et en fait, tout ce que tu cherches dans la vie, c’est d’humilier le plus possible les gens qui sont autour de toi et de te nourrir de ça pour faire grandir ta puissance. Je te jure sur ma vie que c’est les mots qu’elle employait.
Oh my God! Right. Et moi, je suis là genre, oh, interesting, ok. Donc, là, tu vois, je pense que, interesting, si j’avais pas fait un travail sur moi depuis des années, je pense que ça m’aurait détruit d’entendre ça. Donc, je me prends ça dans la gueule, je me dis, waouh, ok. Et là, je me dis, ok, j’ai deux possibilités. Soit je prends ça personnellement et je me braque et je l’insulte. Soit j’essaye de comprendre ce qui fait que dans son monde, je peux être un monstre de haine et d’humiliation.
Étant un coach curieux, je me dis, je vais prendre la voie numéro deux. Donc, je vais lui parler après un moment, pour laisser un peu décanter le truc. Et déjà, je lui dis, est-ce que par hasard, il y a quelque chose en moi qui te rappelle quelqu’un qui t’aurait maltraité dans le passé? Elle me dit oui, ce qui n’est pas surprenant. Donc, je vois que ce n’est pas moi, c’est juste le rappel d’une expérience à elle. Et je commence à la faire parler sur sa vie.
Et donc, elle me raconte son parcours. C’est assez ouvert. Et donc, je comprends que depuis qu’elle est petite, très souvent, les hommes dans sa vie l’ont rabaissée, lui ont dit qu’elle était nulle, qu’elle devait fermer sa gueule, ne surtout pas prendre de place, etc. Et donc, en elle, ça ancre la croyance de je n’ai pas le droit d’ouvrir ma bouche et surtout, les autres sont là pour me faire du mal. Et en particulier, les hommes.
Donc moi, ayant le défaut d’être un homme, dans ce rôle de superviseur où j’ai dû interrompre à certains moments la séance pour donner des pointers et des conseils, cette interruption, elle l’a vécu comme une attaque tellement forte sur qui elle était parce que dans ses lunettes de couleur, elle voit l’interruption comme « il essaye de me faire rentrer dans le silence ». Et ça a triggeré un truc qui l’a immédiatement emmené sur l’autoroute de « ce mec est un monstre qui essaye de m’humilier. »
On a parlé, parlé, parlé, on a mis les choses sur la table. On a fini à la fin justement par se faire un câlin et pour qu’elle me remercie et que moi aussi je la remercie. Mais j’ai pu faire ça que parce que j’ai compris moi aussi tous les moments où j’avais été pas cool, méchant, réactif avec quelqu’un parce que c’était venu toucher une blessure en moi.
Donc, tout ça pour te dire que le travail, il part toujours d’analyser ce qui te trigger, qu’est-ce que tu juges chez les autres, qu’est-ce que tu juges le plus chez toi et d’apprendre à faire la paix avec ça.
Qu’est-ce que tu veux que je rajoute après ça? C’est la solution. Non, mais pour vrai, je veux dire, on l’a dit tantôt, le mindset, c’est pas un travail, il n’y a pas de solution, il n’y a pas de tips and tricks, c’est long, c’est painful. Mais c’est vraiment comme ça que tu peux être la personne qui supporte ta vision massive, en général.
Puis, tu sais, on se voit, mettons, au Québec, on a l’expression que tu connais maintenant beaucoup, d’être née pour un petit pain. Donc, ce qui veut dire overall, c’est comme, tu sais, il faut que petit, pour pas beaucoup, pour vraiment pas grand-chose. Puis, tu la connais parce que c’est mon site web, donc, t’es pas née pour un petit pain, t’es née pour toute la fucking boulangerie! Mais bref, pour s’ouvrir à ces possibilités-là, s’ouvrir à cette grandeur-là, pour s’ouvrir au fait qu’on n’est pas des petites personnes qui sont destinées à des petites choses, il faut revenir en arrière, comme tu dis, au final, puis de faire comme, pourquoi est-ce que je pense que je suis juste destinée à petit?
Hum, t’as mis le doigt exactement sur la clé qui est qu’est-ce qui ne m’appartient pas? Parce que tout ce qui nous fait croire qu’on est petit, qu’on n’a pas le droit de briller, c’est des choses qu’on a apprises. Quand tu vois un bébé, un tout petit enfant, il n’est que dans l’intuition, la spontanéité, la pleine expression de lui-même, prendre sa place, rigoler, tomber, se cogner aux gens, s’agripper aux gens. Parce qu’il n’a pas encore eu toutes les merdes mentales que lui a inculquées la vie et les gens.
Donc, absolument, la première étape, c’est toujours de dire au fait, la voix qui me fait dire à l’intérieur, tu ne mérites pas de prendre ta place, c’est la voix de qui, en fait? Est-ce que c’est des gens en particulier dans ma vie? Est-ce que c’est peut-être mes parents? Est-ce que c’est peut-être la société en général? Et parfois, ce qui est pernicieux, c’est que ce n’est pas aussi clair que ça. C’est-à-dire que ça peut venir d’un bon sentiment. Par exemple, de parents qui essayent juste de protéger leurs enfants mais qui leur disent « non, non, non, mais attention, ne fais pas trop de bruit, tu vas t’exposer à la critique. » Ça, après, on le trimale avec nous toute la vie.
Et donc, notre job, c’est d’ouvrir le sac à dos de nos croyances pour voir lesquelles ne nous appartiennent pas et nous desservent et les rendre métaphoriquement à celles à qui ça appartient. La voix qui dit « you’re too small to shine », ce n’est pas ta voix. C’est la voix de quelqu’un d’autre qui a projeté ses propres insécurités sur toi. On remet ça aux gens, ça ne nous appartient pas. Bye bye.
Le sac à dos devient lourd anyway après un certain moment. Absolument. Et ce travail de vidange et de remplacement du sac à dos, il est à faire régulièrement. C’est mes belles analogies. J’adore.
Si tu avais un conseil à donner, c’est sûr que là, on en a fait beaucoup quand même, mais si tu avais un conseil à donner pour aider les gens qui écoutent, pour devenir la personne qui peut supporter leur vision qui est plus grande que nature, vraiment un pilier solide dont elles ont besoin. Ça serait quoi?
Il y a plusieurs choses qui me viennent quand j’entends cette question. La première, c’est quand tu dis supporter la vision grande qu’ils ont, la première chose à faire, c’est déjà de s’assurer que leur vision, c’est bien la leur. C’est-à-dire que la vision à laquelle ils aspirent, c’est vraiment une vision qu’eux ont créée, qui est alignée avec leurs envies, avec leurs forces et que ce n’est pas juste obéir à des codes ou à des injonctions que te donne la société, l’entrepreneuriat, la hustle culture, toutes ces choses-là.
Par exemple, que plus un business est gros, plus ça veut dire que tu as du succès. Si tu n’as pas une équipe, ça veut dire que tu n’as pas eu le niveau de succès que tu voulais, etc. Ce genre d’injonction, il faut y faire très attention parce que souvent, aveuglément, quand on se lance, par exemple, dans l’entrepreneuriat, on suit ces modèles-là et on se dit the bigger the better. Alors que peut-être que dans la tête d’une personne, le succès, c’est avoir une entreprise en freelance qui est super streamlined avec des process qui sont bien optimisés où elle fait des missions à droite, à gauche qui lui plaisent et où elle a plein de temps, tu vois. Et c’est complètement OK et c’est ni mieux ni moins bien.
Donc, première chose, assure-toi que ta vision, c’est vraiment ta vision. Et si tu sens que c’est celle de quelqu’un d’autre, retravaille-la, fais-toi accompagner et retravaille-la pour t’assurer qu’elle reflète ton ambition à toi.
Comment est-ce que tu t’assures de ça? Est-ce qu’on en revient à les signaux physiques?
Ouais, ouais. Oui, ben oui, parce que si tu n’as jamais fait l’exercice de rédiger ta vision, j’ai envie vraiment à le faire. Une fois que tu l’as fait, quand tu lis ta vision, ton corps te dira tout de suite « if it rings true », tu vois, s’il y a un truc où tu te dis « oh là là, oh là là là, mais si ça, ça devient vrai, putain, mais ça va être le truc le plus incroyable » ou bien si tu sens une espèce de tension qui te dit « ouais, c’est pas mal, mais je sens que, je sais pas, ça coince ou ça n’est pas moi. »
Est-ce que c’est la peur ou est-ce que c’est dans le sens où on peut avoir peur de ces choses-là, de cette grandeur-là? Comment est-ce qu’on fait la différence?
Exactement. Ben ouais, c’est une très bonne question. Moi, je dis toujours que ta vision, elle doit trouver le sweet spot entre être atteignable et te faire peur. C’est-à-dire que si tu la rédiges et que tu la lis et que tu dis « franchement, c’est pas mal, c’est incrémentalement un petit peu mieux que ce que j’ai maintenant, je gagne un peu plus d’argent, j’ai un peu plus de temps libre, c’est cool. » Mais qu’il n’y a pas un feu qui s’allume quand tu la lis, c’est qu’elle n’est pas assez ambitieuse. En revanche, si tu la lis et tu te dis « ce sera jamais atteignable quoi qu’il se passe », c’est probablement qu’elle est trop ambitieuse dans le sens où peut-être en trop peu de temps.
Ta vision doit te faire ressentir une fierté. Absolument. Absolument. Donc ça, c’est le premier type de tâturer que ta vision est alignée avec tes envies à toi. Moi, c’est littéralement depuis un an et demi, c’est la première chose que je fais faire à 100% de mes clients en coaching, c’est poser leur vision sur le papier. Et je me rends compte de la différence de dingue que ça fait dans la capacité à se fixer des objectifs, à la motivation que tu as au quotidien, etc. Parce que trop souvent, on poursuit des chemins qui ne sont pas les nôtres.
Deuxième chose, pour pouvoir être la personne qui supporte cette grande vision, justement, une des clés, c’est commencer dès maintenant à te comporter comme cette personne-là. C’est-à-dire, la Jen, dans trois ans, elle est incroyablement bold, elle, dès qu’elle a peur, elle y va quand même, elle se rend visible dans telle et telle plateforme, etc. Ben, c’est petit à petit de te dire, ok, en fait, je vais devenir cette personne en commençant à me comporter comme elle avec des petites actions du quotidien. Et petit à petit, en te comportant comme elle, par exemple, si un de tes objectifs, c’est je veux être courageuse, ok, c’est en mettant du courage dans tes petites actions du quotidien, petit à petit, que tu vas commencer à devenir cette personne et donc à pouvoir soutenir cette vision.
Et pour ça, peut-être que ça aide d’avoir aussi un alter ego. Tu vois, tu parlais de ça l’autre jour. Et de se dire, ok, que ferait mon alter ego? Tu peux nous dire deux mots sur quand est-ce que tu la convoques, toi, la tienne, pour justement te comporter comme elle?
De moins en moins. Puis je pense que c’est ça qu’on veut dans le sens où le but, c’est de se merge avec cette personne-là. C’est de faire en sorte que… Parce qu’un alter ego, c’est une béquille. Un alter ego, c’est juste quand on ne sent pas qu’on a tout le courage puis les outils actuellement pour être cette personne-là. De se dire, check, je sais que c’est en moi quelque part. Il y a des parties de moi qui sont capables d’être cette personne-là. Mais j’ai encore beaucoup peur de montrer, ainsi de suite. Donc de grouper ça dans un bucket. Puis éventuellement que tout se merge puis que toute l’entièreté de ta belle personnalité soit visible, publique puis en tout entier.
Donc je te dirais que je suis peut-être rendue à genre 80% de merging. C’est un peu bizarre comme le disant. Mais avant, ça a été dans les entrevues de podcast, dans les entrevues que je faisais. Récemment, j’ai dû la ressortir énormément pour faire de la scène parce que ça, c’était sorti de zone de confort. Mais tu sais, maintenant, le podcast, c’est comme, yeah, right. Je ne sais pas. C’est quelque chose qui est factible. Je me sens bien là-dedans.
Les stories aussi, initialement, faire des stories devant… T’es-tu seul chez vous? On s’entend. Mais tu vois les views qui, tu sais, éventuellement, qui se rajoutent puis tu fais, tu fais comme, OK, il y a des gens qui regardent. Puis des fois, bien, tu te juges un peu toi-même sur les folies que tu fais. Puis, initialement, Sacha, à la faute d’avoir un autre nom pour mon alter ego, donc Sacha sortait beaucoup dans tous les moments où j’étais, juste visible, juste public, tu sais.
D’ailleurs, j’ai un épisode là-dessus, en tout cas, ça sera dans les show notes. Mais effectivement, d’aller l’utiliser, être aussi là pour comme, c’est-à-dire check. En ce moment, je suis pas encore la personne que je veux être, mais la personne que je veux être, c’est moi anyway. Elle existe déjà quelque part, elle existe en petit bout, elle existe quand je suis en one-on-one avec des gens qui j’aiment.
Ouais, mais ça, ça résonne tellement. J’adore ce que tu dis par rapport au fait de quasiment se séparer de soi, c’est-à-dire, l’alter ego, en fait, ça sert à ça aussi, ça sert à comme dissocier, tu vois, nos tracas du quotidien avec quelqu’un qui le ressent pas du tout. Mais il y a d’autres, tu vois, si c’est pas un alter ego, on peut considérer, OK, par exemple, un mentor qui me connaît bien ou mon meilleur ami qui connaît la meilleure version de qui je suis, qu’est-ce qu’il me dirait de faire dans ce moment-là? Comment est-ce qu’il m’encouragerait?
Et pour ça, tu vois, ça me permet de boucler la boucle. Quand tu me disais c’est quoi les clés pour soutenir ta vision grande, pour moi, la troisième chose, en plus d’être, un, être clair sur ta vision et de te comporter comme ton toi futur que tu as envie d’être, c’est, la troisième chose, c’est de t’entourer de personnes pour qui avoir une vision super bold, c’est la norme. Tu vois? Parce que, en fait, on est tous le produit de notre environnement. On entend souvent qu’on est la moyenne des cinq personnes qu’on côtoie le plus. Donc, de même, si tu as envie de te remettre en forme, ce sera beaucoup plus facile si tes cinq meilleurs amis vont à la salle de sport tous les jours que si c’est des couch potatoes.
Et donc, de même, si tu veux avoir une vision vraiment grande, si tu t’entoures de personnes pour qui, en fait, c’est normal d’avoir une vision qui est grande et qui brise les codes et qui est bold et qui y va, forcément, tu vas t’imprégner de toutes ces valeurs-là. Alors que si, tu vois, tu es dans un environnement et parfois, ce n’est pas de ta faute, mais un environnement familial, par exemple, où tu reçois des messages de surtout, n’y va pas trop, le plus important, c’est la sécurité, reste dans ce que tu connais, etc., c’est super dur de se défaire de ça.
Et donc, le conseil que j’ai pour les gens, c’est entourez-vous de gens qui, déjà, sont plus avancés que vous dans ce domaine-là et qui pensent comme vous, vous voudriez penser. Parce que ça, ça catapulte le progrès. Je vois ça, tu vois, on a partagé, toi et moi, une rencontre dans un mastermind d’entrepreneur. Pour moi, c’est ça la force d’un mastermind d’entrepreneur. C’est que c’est que des gens qui osent voir grand, qui comprennent tes galères, tes challenges et tes victoires et du coup, qui peuvent te tirer vers le haut et t’aider à voir encore plus grand. Donc entourez-vous et ne pensez pas que vous devez tout faire tout seul par pitié.
Puis tu sais, initialement, pour finir sur ton point, initialement, c’est pas évident de trouver ces personnes-là, surtout quand ton entourage en ce moment, c’est vraiment pas ça du tout. Tu vas faire du networking en ligne, tu vas te trouver dans des groupes d’entrepreneurs, que ce soit des masterminds payants ou pas, whatever, tu vas rencontrer, tu vas aller dans les DM de certaines personnes pour aller voir si ça clique aussi. Mais tu sais, je pense qu’en plus de toutes ces choses-là, de consommer du contenu en lien avec ça. Tu sais, de consommer le contenu de personnes qui sont bold, qui dérangent puis qui donnent la permission aussi.
Parce que, tu sais, on parlait de voir la vie selon certaines lunettes, mais quand tu penses, quand tu sais pas ce que tu sais pas, tu vas pas t’imaginer que c’est possible parce que ça fait comme, ben non, ça fait partie du modèle, tu sais, c’est juste, c’est comme ça. Fait que d’aller activement chercher ces personnes-là et de consommer leur contenu puis d’écouter avec ouverture leurs opinions qui sont dérangeantes, ben je pense que justement, ça fait, tu as le support des autres, mais tu vois aussi d’autres perspectives sur la vie puis ça fait comme, ah, ok, cool, ça me challenge dans ma croissance.
Totalement, totalement. Pour être convaincu que tu peux réaliser quelque chose, il faut déjà que tu sois convaincu que cette chose est réalisable et le meilleur moyen d’être convaincu de ça, c’est de voir quelqu’un le réaliser et de te dire, ah, ok, en fait, c’est possible. Genre, si cette personne peut, c’est que moi aussi je peux.
Bon, bien sûr que consommer du contenu qui vous nourrit, tu sais, dans une autre conférence à laquelle on a assisté tous les deux, le mec disait un truc qui est resté avec moi qui est garbage in, garbage out. C’est-à-dire, si tu te nourris que de trucs toxiques pour ton mental, pour ton corps, qui te donnent des mauvaises idées, etc., ben forcément, ce que tu vas produire, ça va être le résultat de ça. Alors que si tu te nourris de choses qui t’inspirent, qui te tirent vers le haut, qui te donnent des idées, ben forcément, c’est aussi cette partie-là de toi que tu vas pouvoir exprimer ensuite.
Donc, oui, oui, il faut être très intentionnel dans le contenu qu’on consomme et s’entourer de personnes qui représentent notre version du succès. Parce qu’ensuite, par imitation et par inspiration, c’est le meilleur moyen pour pouvoir ensuite construire sa vision du succès en faisant sa sauce secrète avec toutes ces personnes.
Praise the Lord! Raph, Amen! Praise the Lord! Raph, j’ai pas plus de temps pour cette entrevue qui était délicieuse, malheureusement, mais j’aimerais ça que les gens qui écoutent puissent te retrouver sur Internet. Tu habites où sur Internet?
J’habite où? Alors, j’habite sur la sphère digitale. Vous pouvez me retrouver sur Instagram, raphael.taurel et sinon, vous pouvez rentrer en contact avec moi par mon site web qui est raphaeltaurel.com qui n’est pas le plus à jour, mais qui le saura bientôt. Mais en tout cas, venez m’envoyer un message sur Instagram. C’est la façon la plus rapide de rentrer en contact avec.
Bon, ben voilà, team, on veut plus de mindset dans notre vie, plus de bon fucking mindset positif. Mais avant de vous laisser, j’ai une petite nouvelle, team, parce que je ne sais pas si vous l’avez vue, mais la grosse nouvelle de l’année, si tu n’avais pas encore vu ça passer, c’est que les inscriptions pour la cinquième édition de l’expérience Ka-Ching sont présentement en cours depuis hier, le 29 janvier. Fait que si tu connais déjà l’expérience Ka-Ching, sache que cette année, on t’a prévu de la nouveauté, surtout si tu es déjà plus avancé en business.
L’expérience Ka-Ching, c’est 7 jours pour booster ta business avec les stratégies gratuites de 21 formateurs cette année, donc du copywriting à la formation en ligne, en passant par les finances, on va te donner des stratégies concrètes qui ne coûtent pas un sou à mettre en place pour un maximum d’impact sur ta business. On avait genre 7000 personnes qui étaient inscrites juste l’an passé.
Chaque jour, du 12 au 18 février prochain, tu vas recevoir trois nouvelles vidéos par jour à appliquer là-là pour avoir un momentum. C’est complètement gratuit.
Si tu as adoré cette entrevue comme moi puis tu veux revisiter le contenu qu’on a partagé, des liens qu’on a mentionnés, retrouver l’adresse virtuelle de Raph, tu peux te rendre au genevievegauvin.com/effrontée-57 pour les show notes de l’épisode. Puis si tu as aimé ça, bien évidemment, partage ça sur Instagram. Tag nous. @_genevievegauvin pour moi et raphael.taurel pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion.
Raph, Eleanor, merci d’être passé sur le podcast et de bien commencer cette belle saison 2 d’Effrontée avec moi. Merci infiniment pour ton invitation, non seulement parce que ça m’honore et c’est une joie de passer du temps avec toi à chaque fois, mais merci d’accorder la part belle au mindset dans l’entrepreneuriat et dans le fait d’oser tout par-delà. Donc, vraiment, merci d’avoir cette plateforme-là pour qu’on puisse parler de ces sujets qui sont si importants. Ça a changé ma vie, ça a changé la tienne, ça a changé la vie des personnes qu’on accompagne, donc diffusons ce message de plus en plus.
Écoute, j’ai l’air d’être la fille qui est full dans l’action puis faire de l’action puis faire, faire, faire, faire, mais tu ne peux pas faire, faire, faire si tu n’es pas la personne qui fait, fait, fait. Je pense que c’est une bonne balance à avoir. Écoute, merci à toi, merci à tout le monde qui a écouté aujourd’hui, on se revoit la semaine prochaine. Bye!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici, merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcasts. Va sur l’application Apple Podcasts puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

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