Effrontée

Croyances limitantes: 6 prises de conscience sur l’abondance et l’ambition pendant mon solo trip à Paris

20/06/2023

Tu penses que t’as fait la job sur tes croyances limitantes parce que t’as une bonne relation avec l’argent? Spoiler: il en reste toujours une couche en dessous. Pendant un solo trip de 12 jours à Paris en mai, j’ai ramassé 6 prises de conscience qui ont shaké ma vision de l’abondance, de l’ambition, du luxe et de la grandeur de mes projets. Voici ce que j’ai compris, et pourquoi t’en as probablement besoin toi aussi.

Pourquoi le solo trip a fait remonter mes croyances limitantes

Mon chum Nick et moi, on s’est mis à se donner du vrai temps en solo depuis quelques années. Pas une fin de semaine au spa: 10 à 14 jours seule, pour découvrir comment je fonctionne sans personne autour. C’est dans ce silence-là que les croyances limitantes remontent à la surface. Quand t’as personne à qui parler, plus rien à organiser pour les autres, juste toi pis toi: les patterns qui restent ancrés deviennent impossibles à ignorer.

J’avais l’intention de combiner ce voyage avec une soirée networking organisée par Romain Collignon, un déjeuner avec Aline Bartoli, des rencontres avec des entrepreneures que je voulais voir en personne. Pis du chill. Beaucoup de chill. C’est ce mélange entre stimulation et solitude qui a fait ressortir mes 6 prises de conscience. Voici les croyances limitantes que j’ai défoncées, une après l’autre.

1. Croyances limitantes #1: penser ses projets trop petits

Dès mon arrivée, mon amie Safia Gourari m’a fait découvrir le documentaire sur le GP Explorer de Squeezie, un événement de course de F4 entre YouTubeurs français. Budget de 3 millions d’euros, 40 000 billets vendus dans un stade, un record de streaming en live avec 1 million de personnes qui regardaient en simultané. Un projet pensé et exécuté par un créateur de contenu, pas par un grand média.

Premier choc frontal avec une de mes croyances limitantes les plus tenaces: je réfléchis encore trop petit. Une des croyances limitantes les plus sneaky chez les entrepreneures qui ont déjà du succès, c’est de penser que la formule actuelle suffit pour aller chercher la prochaine étape. Oui, j’ai des objectifs ambitieux. Mais en regardant ce documentaire, j’ai réalisé qu’il y a une partie de moi qui se cache derrière l’aspect en ligne de mon entreprise. C’est confortable. Pas besoin de me montrer en personne, pas besoin de gérer des assurances de stade, pas besoin d’orchestrer 1000 et 1 dépenses imprévisibles. Et pourtant, c’est exactement ces zones d’inconfort qui font la différence entre une business qui plafonne et une business qui explose.

Je peux pas vouloir une croissance gigantesque pis utiliser les mêmes moyens qu’avant pour y arriver. Brainstormer ce qui est possible commence par arrêter de dire « ah ben non, ça c’est pas possible » et chercher à la place « comment est-ce que ça peut être possible ». Démolir cette première croyance limitante, c’est se donner la permission de penser à des projets qui font peur par leur ampleur, pas juste par leur exécution.

2. Croyances limitantes sur le sponsorship: « ça sert juste à générer plus de profit »

Toujours dans la même mouvée du documentaire, deuxième prise de conscience: Squeezie n’avait pas 3 millions d’euros dans ses poches pour financer le GP Explorer. La vente de billets a couvert 2 millions, mais les billets sont arrivés à la fin. Il fallait de l’argent de départ pour réserver le stade, payer le staff, se procurer les véhicules. Comment? Le sponsorship, pour littéralement tout.

Pendant longtemps, j’ai laissé cette croyance limitante teinter ma stratégie: le sponsorship, c’est des revenus supplémentaires qui servent à augmenter mes profits. Une des croyances limitantes classiques quand on monte une business sans levée de fonds. Boring. Mais en réalité, le sponsorship, c’est un outil de financement qui permet des expériences hors de notre portée financière, qui peuvent ensuite augmenter la crédibilité et indirectement les profits plus tard.

Au lieu de penser en termes de « qu’est-ce que je peux me payer avec ce que j’ai », j’ai commencé à réfléchir en termes de « comment est-ce que je peux rendre l’expérience encore plus nice avec de l’argent que j’ai pas encore ». Qui pourrait me fournir ce service? Qui pourrait, en échange de visibilité, m’aider à offrir cette chose-là que je peux pas me payer? Cette croyance limitante-là, une fois retournée, ça change ma vision pour le podcast aussi: comment est-ce que des commanditaires pourraient rendre le fini encore plus pro?

3. Croyances limitantes sur l’argent: la culpabilité de « gaspiller » un investissement

Après 3 jours chez Safia, je suis allée vivre dans mon appartement à Paris du 5 au 16 mai. 2023,81 $ canadiens pour l’appartement seul. Pis là, il a commencé à pleuvoir. Non-stop. Très fort. Je me suis levée à 10h30, j’ai écouté Netflix, j’ai joué à des jeux vidéo. La culpabilité a embarqué fort: voyons, j’ai payé cher pour être ici, je devrais être dehors à visiter des musées, à rencontrer du monde, à rentabiliser mon investissement.

C’est dans une discussion en DM sur Instagram qu’une de mes lectrices m’a sorti cette phrase qui a tout craqué: « Pouvoir se payer des expériences dispendieuses et choisir son bien-être avant son retour sur investissement, c’est une belle preuve d’abondance. »

Boum. Troisième croyance limitante exposée: même quand on pense avoir guéri sa relation à l’argent, il reste des patterns ancrés dans le manque. Quand on a manqué d’abondance dans le passé, on a peur que ça s’arrête. On se tape dessus si on a envie de faire autre chose que ce sur quoi on a investi. Accorder trop d’importance à une décision passée, c’est croire que le passé vaut plus que le présent. C’est voir l’argent comme quelque chose qu’on n’aura plus, au lieu de savoir qu’il y a toujours plus d’argent. Le temps, lui, est fini, mais le temps le mieux investi, c’est celui qui nous régénère. Pas celui qui a l’air cute et busy-busy sur Instagram.

4. Quatrième croyance limitante: tout faire à l’interne comme une débutante

Le 10 mai au matin, je suis allée déjeuner avec Aline Bartoli. On a jasé du B-Show, son événement en présentiel à l’automne 2022. Elle m’a raconté qu’elle a engagé une agence d’événementiel pour s’occuper de tout, de A à Z. Quelques meetings pour valider, et la prochaine chose qu’elle a faite, c’était de monter sur scène.

J’ai sur ma bucket list depuis 2012 d’organiser ma propre conférence annuelle pour rassembler les effrontées de la francophonie. Mais à chaque fois que j’y pensais, j’arrêtais le projet en me disant « j’ai pas le budget ». Sauf que c’était pas vraiment le budget le problème. C’était une croyance limitante sur la délégation: tout faire à l’interne pour minimiser les dépenses, comme si j’étais encore en mode « débutante en affaires ».

Ces croyances limitantes-là sur la délégation viennent souvent de la phase débutante. C’est ingrat de commencer en business: tu travailles énormément, tu testes ce qui fonctionne, tu choisis tes investissements avec prudence. Mais quand t’accumules de l’argent, quand ta business est stable, garder tout à l’essentiel devient un frein à la croissance. J’ai jamais considéré déléguer la gestion d’un projet en entier à l’externe, juste des expertises ponctuelles (design graphique, design web, publicité). Cette croyance limitante-là m’a empêchée de voir que pour faire exploser des projets, j’ai besoin de penser comme quelqu’un qui a déjà l’entreprise que je veux. Pas comme quelqu’un qui essaie encore de prouver qu’elle peut tout faire seule.

5. Croyances limitantes sur le networking: « le online suffit »

Le soir du 10 mai, j’étais la plus one de Doriane à la soirée networking de Romain. Mon dernier événement networking dans ce genre datait de 2019, à l’événement Wake Up Call de Roxy Valade. 4 ans, et j’ai senti à quel point ça me manquait dans mon corps. L’énergie d’un bain de foule, les connexions, les rencontres avec d’autres entrepreneurs qui m’inspirent à aller encore plus loin.

Cinquième série de croyances limitantes: penser que le networking en ligne suffit quand ton modèle d’affaires est basé sur la collaboration. J’adore travailler avec mes amies. Sauf qu’à force de collaborer toujours avec les mêmes audiences, on bâtit une audience commune à toutes. Quand on collabore, qu’on utilise l’affiliation, si les abonnées sont déjà inscrites partout, on se pile sur les pieds. Plus difficile de sortir du lot, plus difficile pour les consommatrices de choisir par qui acheter.

Pour continuer à croître, j’ai besoin d’élargir mon propre réseau, d’être visible auprès des bonnes personnes, et pas juste en ligne. Il y a une connexion unique qui se bâtit en personne. Tu vois le fit, la vibe, en 5 minutes. C’est pas négligeable quand t’as bâti tout un modèle sur les collaborations.

6. Sixième croyance limitante: « le luxe, c’est pas pour moi »

Le 12 mai au soir, souper avec Audrey Dansou dans un resto japonais à Paris. Discussion intense sur le voyage. En revenant en métro, elle me sort: « Y’a-tu de la place dans ta valise? » Sourire en coin. Elle ouvre son sac et sort un emballage que je reconnais sans regarder le détail: pochette orange, ruban bleu, Louis Vuitton.

Ma première réaction: presque mal à l’aise. « Voyons, ça a pas de sens. » En arrivant à la maison, j’ai déballé: un guide Louis Vuitton rose sur la ville de Tokyo. Glamour, elevated, exactement ce que j’aime mais que je me permets pas vraiment.

C’est là que la sixième croyance limitante s’est exposée: qualifier les choses de « fancy » ou « bougie », c’est verbaliser que ça appartient à une classe à laquelle je n’appartiens pas. La classe affaires que j’ai bookée pour le retour (30 000 points aéroplan + 223 $), le confort, l’espace, les repas de qualité, le service personnalisé qui me rebooke un vol pendant que je travaille tranquillement: ces dépenses-là, je les ai longtemps mises dans la catégorie « exception, pas notre norme ». Sauf que quand on qualifie quelque chose de fancy, on ne se l’approprie pas.

Je veux normaliser le bougie dans ma vie. L’apprécier. Aimer l’upgrade de qualité de vie et le voir comme quelque chose qui m’appartient. C’est pas eux et moi: c’est me donner la permission de vivre les expériences que je peux me permettre avec les efforts que j’ai mis. Démolir cette dernière croyance limitante, c’est arrêter de résister à la version élevée de ma vie qui m’attend.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Comment savoir si j’ai encore des croyances limitantes sur l’argent même si ma relation avec lui semble saine?

Regarde tes réactions quand tu dépenses pour ton bien-être sans retour direct. Si tu te sens coupable de « gaspiller », si tu cherches à rentabiliser chaque expérience, si tu qualifies le luxe de « pas pour moi »: ce sont des signaux que des patterns de manque sont encore actifs en arrière-plan. La preuve d’abondance, c’est de pouvoir choisir son bien-être sans calculer le ROI à chaque fois.

Pourquoi un voyage solo expose autant les croyances limitantes?

Parce que t’as personne à qui te justifier, personne à qui faire plaisir, personne pour distraire ton attention. T’es face à toi-même: tes vraies envies, tes vraies peurs, tes vraies habitudes. Les patterns qui restent ancrés deviennent impossibles à ignorer. C’est inconfortable, mais c’est exactement ce qui rend le solo trip aussi valuable pour confronter ses croyances limitantes.

Comment arrêter de tout faire à l’interne quand on a peur de déléguer?

Identifier les croyances limitantes derrière la résistance, c’est la première étape. Commence par identifier 1 projet qui te bloque parce que t’as pas le temps ni l’expertise interne pour le faire. Au lieu de penser au coût, calcule ce que ça te coûte de pas le lancer (revenus manqués, opportunités manquées, qualité de vie). Engage un pro pour gérer le projet, pas juste exécuter une tâche. C’est ce shift de la pensée beginner vers la pensée CEO qui débloque la croissance.

Mes prochaines étapes

Si tu veux continuer la conversation sur les croyances limitantes qui te freinent, viens jaser avec moi dans le Speakeasy. C’est ma communauté VIP par courriel qui reçoit du contenu encore plus uncensored chaque mardi matin. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy.

Pour creuser plus loin, va écouter l’épisode 28 avec Lorianne Lacerte sur choisir entre profession et abondance, l’épisode 65 avec Annie Prévost sur être high achiever sans se brûler et l’épisode 46 avec Caroline Jurado pour décrypter la crypto et multiplier tes canaux d’abondance.

Show notes

Format: Solo Durée: 31 minutes

Sujets abordés:

  • Pourquoi voyager seule force la confrontation avec ses croyances limitantes
  • Penser ses projets plus grands en s’inspirant de créateurs comme Squeezie
  • Le sponsorship comme outil de financement, pas juste de profit
  • Démolir la culpabilité de « gaspiller » un investissement
  • Sortir du mode débutante en déléguant la gestion de projet à l’externe
  • L’importance du networking en personne pour un modèle basé sur la collaboration
  • Normaliser le luxe et arrêter de qualifier les expériences de « fancy »

Outils mentionnés: aucun outil affilié dans cet épisode.

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 27. Aujourd’hui, on parle des 6 prises de conscience sur mon abondance et mon ambition pendant mon solo trip à Paris. C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Boum!

Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand.

Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Aujourd’hui, on parle de mes 6 prises de conscience pendant mon solo trip à Paris en mai. Dans le contexte, mon chum Nick et moi, on a commencé à se donner de vrais temps en solo depuis quelques années. C’est quoi mes besoins? C’est quoi mon rythme de vie en solo? On a vraiment commencé à se donner cette opportunité-là, après plusieurs années, finalement, à se laisser du temps en individuel, chacun de notre côté.

Honnêtement, ça fait énormément de bien. Quand on revient, on s’est ennuyé, avec la famille aussi. Je pense que ça nous permet d’être des meilleurs parents, des meilleurs partners aussi, d’apprendre à découvrir ce qu’on veut, ce qu’on veut pas, puis qu’on est plus heureux aussi. Bref, qui dit solo time, et qui dit aussi rencontre avec des entrepreneurs stimulants, dans mon cas, dit aussi des grosses prises de conscience.

Dès que je suis arrivée à Charles de Gaulle, c’est ma fabuleuse amie Safia Gourari qui est venue me chercher pour que j’aille passer un cours séjour chez elle. J’ai découvert que Safia était une grande fan de YouTube, quelque chose que je savais pas tant que ça. Et une soirée, elle m’a dit: « Gen, il faut absolument que tu découvres, il y a eu un événement qui s’est passé, il y a un YouTubeur français qui s’appelle Squeezie, qui a organisé ça finalement, la première édition, en 2022. Et il faut que tu vois ça parce que c’est tellement une grosse collaboration entre plein d’entrepreneurs sur le web qui ont des grosses audiences. Ça me fait penser à Ka-Ching, il faut que tu regardes ça. »

Et honnêtement, j’ai vraiment été mind-blown. Tout au long du documentaire de 50 minutes qui a été fait pour expliquer comment ça s’est passé, l’organisation, cet événement-là, qui a pris un an à organiser, combien est-ce que ça coûtait aussi. On parle d’avoir un budget de 3 millions pour organiser ça. Il faut que tu loues un stade, il faut qu’il y ait des assurances par rapport à ça, il faut que tu ailles des chars de F4, il faut qu’il y ait le staff. Il y a tellement, tellement de choses à réfléchir.

Là, j’ai réalisé qu’il y avait des gens sur Internet, finalement, qui faisaient des projets de cette ampleur-là qui étaient souvent réalisés par des gros médias avant, ou des grosses entités, des grosses entreprises. Honnêtement, de voir tout l’impact, et non, pas juste l’impact, mais aussi le fait que c’est un événement qui avait réussi à vendre 40 000 places dans le stade pour cette course de F4 entre YouTubeurs. En plus, c’est un événement qui a créé un record de streaming en live sur Twitch, où il y avait un million de personnes qui regardaient cette course en live.

Donc, ma première prise de conscience, en regardant le documentaire par rapport au GP Explorer de Squeezie, c’est que je réfléchis encore très petit. Quand je vois des gens s’imaginer de faire ce genre d’événement-là, avoir un budget de 3 millions, vendre 40 000 billets, ça m’inspire à voir encore plus grand. J’ai réalisé que oui, j’ai des gros objectifs, mais que je me limite encore dans les possibilités puis dans l’ampleur que mes projets peuvent prendre.

Il y a une partie de moi qui se cache derrière l’aspect en ligne de mon entreprise. C’est comme si le fait de ne pas avoir besoin de me montrer en personne, même si c’est en streaming, ça me réconforte dans ma peur, encore malheureusement bien présente, d’être vue telle que je suis. Je peux pas vouloir une croissance gigantesque puis utiliser les mêmes moyens que d’habitude pour y arriver. J’ai besoin de cultiver mes idées de grandeur, autant en consommant du contenu qui m’inspire qu’en faisant des choix pour ma vie pis ma business qui reflètent là où je veux aller vraiment. En faisant le brainstorm, ça commence aussi par faire le brainstorm de ce qui est possible, ce que j’aimerais, et de ne pas dire « ah ben non, ça c’est pas possible ». De trouver à la place des façons de dire « comment est-ce que ça peut être possible ».

La deuxième prise de conscience, toujours en lien avec cet événement-là, c’est que le sponsorship, ça sert à financer, pas à générer directement des revenus. J’ai réalisé qu’il y a certains gros projets que j’avais déjà considérés et qui avaient été arrêtés dans ma tête par le constat que je n’avais pas forcément le budget pour les réaliser. Peu importe la taille des lancements de Ka-Ching, j’ai aussi des dépenses d’opérations à payer et, nouvellement, des employés à payer aussi.

Il y a un stress qui vient avec le fait d’avoir des salariés dans son équipe, les supporter, supporter la famille, leur retraite, leurs conditions de vie. Sans vraiment faire les calculs de combien ça va me coûter l’organisation d’une conférence en personne, je finis par me dire que c’est trop risqué de gruger dans presque tout mon budget d’opération pour un premier événement en personne en plus.

Sauf qu’en écoutant le documentaire réalisé sur le GP Explorer, comme Squeezie le dit lui-même dans le documentaire, il n’y avait pas du tout 3 millions d’euros dans ses poches pour financer un projet qui était si gros. Oui, la vente de billets a pu couvrir 2 millions des 3, mais les billets sont seulement arrivés à la fin. Il fallait faire de l’argent de départ pour réserver le stade, se procurer les véhicules, payer le staff. À l’aide de commanditaires pour littéralement tout, il a réussi à amasser l’argent nécessaire d’avance pour la production de l’événement.

Ça a vraiment changé ma perspective sur le sponsorship. Pendant longtemps, j’ai vu ça comme des revenus supplémentaires qui servaient à augmenter les profits. Mais tout ça m’a fait rendre compte que c’était en fait un outil de financement pour permettre des expériences qui sont hors de notre portée financière, qui peuvent ensuite augmenter non seulement la crédibilité, mais aussi indirectement les profits plus tard. Au lieu de penser en termes de « qu’est-ce que je peux me payer avec ce que j’ai », j’ai commencé à réfléchir en termes de « comment est-ce que je peux rendre l’expérience encore plus nice avec de l’argent que j’ai pas encore ».

Qui pourrait me fournir ce service-là? Qui pourrait, en échange de visibilité, m’aider à faire en sorte que cette chose-là que j’aimerais offrir puisse vraiment exister même si je peux pas me la payer? Ça a changé ma vision pour le podcast aussi: comment est-ce que les commanditaires pourraient m’aider à rendre le fini encore plus léger, encore plus pro? Ça a ouvert vraiment un monde d’opportunités de voir ce fameux documentaire. Merci Safia.

Après 3 jours chez elle, j’ai fait mon petit bout de chemin vers Paris pour commencer mon vrai temps en solo, en silence, à profiter de mes grosses matinées. Comme j’étais toute seule, il y a juste moi qui ai payé pour mon appartement. Oui, ma business a payé pour une partie du trip, mais comme c’était pas juste des vacances, l’appartement lui-même du 5 au 16 mai m’a coûté 2023,81 dollars, environ 1385 euros. Et là, j’avais pas encore mangé, je m’étais pas promenée encore en métro, j’avais pas fait aucune activité.

Éventuellement, il a commencé à pleuvoir. Non-stop. Très fort. Comme j’étais toute seule, j’ai aussi commencé à me lever à 10h30, à écouter Netflix, à jouer à des jeux vidéo sur l’ordinateur. Bref, à pas profiter de Paris en tant que tel. C’est quelque chose que j’aurais pu faire un peu n’importe où, finalement. Sauf la grasse matinée à la maison, ça, je peux pas.

C’est là que la culpabilité a embarqué. Voyons, j’étais à Paris, j’ai payé cher pour être ici. Et moi, je reste à l’intérieur à écouter Netflix? C’est quoi ce gâchis-là? Faut comprendre que je me sentais pas mal de prendre une pause, de pas travailler. Je me sentais mal de pas sortir, de pas visiter, d’aller dans un musée, rencontrer des gens. De faire des activités que je peux juste faire à Paris. Je me cherchais un espèce de retour de vacances sur investissement. Je considérais que Netflix pis les jeux vidéo, c’était pas assez pour, entre guillemets, rentabiliser mon argent.

J’en ai parlé sur Instagram, partagé comment c’était donc bien ridicule, en fait, quand on regarde ça de façon objective. C’est une discussion en DM qui m’a amené ma troisième prise de conscience. La personne m’a écrit quelque chose along the lines of: « Pouvoir se payer des expériences dispendieuses et ne pas, entre guillemets, en profiter. Décider de choisir son bien-être pis sa relaxation avant son retour sur investissement, c’est une belle preuve d’abondance. »

Troisième prise de conscience: j’ai encore des réflexes, slash certains mindsets qui sont ancrés dans le manque. Genre gaspiller mes vacances, slash mon argent. La personne m’a fait réaliser que même si ma relation avec l’argent est super saine, il me reste certains patterns de mindset à travailler, à me rappeler, à être consciente.

Quand on a manqué d’abondance dans le passé, on a souvent peur que ça va s’arrêter à un certain moment. On a tendance à se taper dessus si on a envie de faire autre chose que ce sur quoi on investit. Pour donner un exemple plus concret, comme les gens qui en sont à la dernière année de leur baccalauréat, maîtrise, PhD, et qui se rendent compte que c’est absolument pas ça qui les allume. Ou même qui ont fini, qui ont commencé leur job pis ils sont genre, oh my god, c’est tellement de la marde. Sauf qu’ils continuent quand même parce qu’ils ont payé pour leur papier, et ils se disent: hey, je peux pas gaspiller ça, gaspiller ce temps-là qui a été investi.

Accorder trop d’importance à une décision qui est passée, même un investissement à ce qu’on pensait qui allait se passer, c’est une preuve qu’on a peur de manquer de quelque chose, de temps, d’argent, de choses qu’on ne pourra plus retrouver. C’est croire que le passé, ça vaut plus que le présent. C’est aussi voir l’argent comme quelque chose qu’on n’a plus, qu’on ne pourra plus nécessairement réavoir, au lieu de savoir qu’il va toujours y avoir plus d’argent. Il y a de l’argent partout.

Malgré le fait que le temps, lui, est fini, le temps le mieux investi, c’est celui qui nous rend heureux, qui nous fait du bien, qui nous régénère. C’est pas celui qui a l’air cute and busy-busy sur Instagram, ou genre, j’étais allée dans un café, j’ai rencontré telle personne. Au final, mon corps avait juste besoin de Netflix and chill. J’ai donc non seulement pris conscience de ce pattern qui était restant, mais aussi du fait qu’effectivement, c’est le luxe ultime d’investir et de quand même se choisir.

Mon trip a continué. Le matin du 10, la journée de la soirée de Romain, je suis allée déjeuner avec Aline Bartoli, ma bonne amie, l’opportunité de vraiment pouvoir jaser ensemble avant une soirée de networking où elle allait être là. On a parlé de plein de choses, mais moi, j’étais curieuse d’avoir son behind the scene sur son événement en présentiel, le B-Show, qu’elle a donné à l’automne 2022. J’ai toujours eu sur ma bucket list depuis 2012, depuis que je suis allée à l’événement en personne de Marie Forleo, le RGH Live en 2012, d’organiser ma propre conférence annuelle qui rassemblerait toutes les effrontées de la francophonie au même endroit. C’est un gros party. C’est pour se célébrer, pour networker, pour pousser ses limites, prendre des conseils de celles qui sont passées avant nous, qui sont des leaders de leur industrie.

En discutant, il y a une chose dont on a parlé: Aline a engagé une agence d’événementiel pour l’organisation de l’événement. L’agence s’est occupée de tout, de A à Z, avec quelques meetings pour confirmer certaines décisions, puis voir si tout avançait dans le bon sens. Aline m’a dit: « Écoute, moi, je voulais absolument pas m’en occuper, et c’est ça qui est arrivé. Je l’ai engagée, et la prochaine chose que j’ai fait, c’est monter sur scène. »

Quatrième prise de conscience: je dois arrêter de vouloir tout faire à l’interne, comme si j’étais encore une débutante. C’est vraiment important de continuer de focusser sur le profit, pas juste sur générer plus. Sur minimiser les dépenses aussi, parce que même si tu génères 10 millions par année, s’il t’en reste 10 000 dans tes poches à la fin de l’année parce que t’as tout dépensé, t’as probablement pas augmenté ta qualité de vie, t’es loin de pouvoir te décrire comme une millionnaire.

Sauf qu’il y a un moment, quand ça fait plusieurs années que tu génères des bons montants, quand ta business est stable, que t’as une bonne expérience en affaires, là, il est temps de changer certains comportements qui sont plus « beginner ». C’est ingrat de commencer en affaires. La réalité, c’est que tu vas probablement travailler énormément. T’essaies de trouver ce qui fonctionne pour toi, ce qui t’intéresse. Ça prend énormément de temps, et d’essais. Tu dois choisir avec prudence aussi tes investissements, t’assurer que tout est vraiment choisi pour maximiser ton retour sur investissement.

Mais quand tu commences à accumuler de l’argent, quand t’es moins serrée, et que tu veux accélérer ta croissance, garder tout à l’essentiel en termes d’investissement, ça devient un frein à la croissance. Si tu veux quelque chose que t’as jamais eu, il faut que tu fasses quelque chose que t’as jamais fait. Mon frein à la croissance, dans mon cas, ça se traduisait par tout faire à l’interne. Et dire non à certains projets, pas juste parce qu’ils allaient coûter trop cher, mais aussi parce que j’avais pas les « women hours » à l’interne pour que ça se passe en même temps.

C’était logique, stratégique, c’est profitable de minimiser mes coûts le plus possible, mais j’avais pas tant considéré déléguer la gestion de projets à l’externe. J’ai délégué certaines expertises déjà: design graphique, design web, publicité. Mais la corde de tout ça était souvent gérée de notre côté anyway. C’était juste comme le service lui-même, l’expertise qui était faite à l’externe, mais pas tout. Déléguer l’entièreté d’un projet, ça m’était même pas passé par la tête.

C’est intimidant quand t’as pas l’expertise toi-même, par exemple dans le cadre d’organiser un événement en personne, de se trouver devant une pile potentielle de tâches et de responsabilités que t’as jamais eues. J’ai vraiment réalisé que pour faire exploser mes projets, j’ai besoin de penser comme quelqu’un qui a l’entreprise que je veux. J’ai besoin de bien calculer mes chiffres, mais aussi de profiter de ce que j’ai bâti puis de le faire fructifier avec l’aide de professionnels.

Je suis ensuite retournée à la maison après mon petit déjeuner avec Aline, prendre ça relax avant de me préparer pour la soirée networking. Avant de me rendre, j’ai fait un petit stop. Je suis allée prendre un bubble tea avec Doriane, de qui j’étais la plus one. On s’est rendus ensemble à la soirée, et honnêtement, je me suis rendu compte à quel point j’avais besoin de ce « bain de foule » plus souvent. Mon dernier événement networking dans ce genre, ça datait de 2019, à l’événement Wake Up Call de Roxy Valade. J’ai l’impression que ça faisait une éternité. Je suis autant la personne qui a besoin de recharger pas mal suite à l’événement que celle qui est énergisée par l’ambiance, les connexions, les rencontres avec d’autres entrepreneurs qui m’inspirent à aller encore plus loin.

Cinquième prise de conscience: j’ai besoin de faire du networking en personne dans les bons événements plus souvent pour soutenir mon modèle d’affaires. À part pour avoir du plaisir, j’ai aussi réalisé que j’ai besoin d’être dans plus d’événements en personne, des conférences, des événements de networking dans ma niche, ou autres types de retraites VIP avec d’autres leaders, simplement à cause de mon modèle d’affaires qui est basé sur la collaboration.

J’adore travailler avec des amis, sauf qu’au final, quand on collabore toujours avec les mêmes audiences, on finit par bâtir une audience qui est commune à toutes. Quand on collabore, qu’on utilise l’affiliation, si les abonnés sont inscrits à toutes les audiences, on va finir par se piler sur les pieds, et ça va devenir plus difficile de sortir du lot, plus difficile aussi pour les consommateurs de choisir par qui acheter. Pour continuer de croître, j’ai aussi besoin d’élargir mon propre réseau, d’être visible auprès des bonnes personnes, et pas juste en ligne. Il y a une connexion unique qui se bâtit lorsqu’on rencontre quelqu’un en personne, et ça te permet plus rapidement aussi de voir le fit, the vibe, ce qui n’est pas sous-estimé quand on a bâti un modèle sur les collaborations.

Suite à cet événement-là, mon temps à Paris a continué avec mon meet-up au Buttes-Chaumont le lendemain, le 11, et un souper ensuite le 12 au soir avec Audrey Dansou, dans un délicieux restaurant japonais où on a vraiment bondé, sans surprise, autour de discussions sur le voyage, comme à commencer un chemin de digital nomade que j’avais moi-même pris en 2015, soit littéralement tout vendre et partir.

On est revenus ensemble en métro, et à un moment donné, entre deux stations de métro, elle me dit: « Ah, y’a-tu de la place dans ta valise? » avec un petit sourire en coin. Je dis: « Oui. » Ma première réaction: « OK, je sais que tu veux me donner quelque chose. Est-ce que c’est mangeable? » Considérant mes allergies aux poissons et aux fruits de mer, je suis comme: « Ah non, t’as pas fait cette erreur-là de me donner quelque chose qui se mange. » Elle dit: « Non, c’est pas mangeable. »

Là, elle tourne son sac à l’autre bord, ouvre son sac, sort un emballage que je reconnais très bien, parce que malgré le fait que j’en ai pas beaucoup dans ma vie, je sais exactement c’est quoi le petit sac orange avec le ruban bleu. Donc, on a devant moi un espèce de pochette, évidemment c’est juste l’emballage extérieur, mais une pochette Louis Vuitton, qui est là devant moi, et que je regarde, et je suis comme: « Bien, je peux pas… Bien non, je peux pas accepter ça. » Parce que dans ma tête, je dis: « Combien t’as dépensé pour ça? Ça n’a pas de sens. En tout cas, je sais pas comment vous faites les Français pour donner des cadeaux, mais au Québec, on donne pas des cadeaux Louis Vuitton à des gens qu’on a rencontrés pour la première fois. » Oui, on a travaillé ensemble. Je suis presque mal à l’aise, parce que dans ma tête, je suis comme: « Ah, voyons, tu peux pas me donner ça. »

Je suis un peu mal aisée, mais je suis comme: « Bon, OK, merci, c’est gentil. » Elle peut pas me dire, elle fait juste: « Ah, c’est un petit quelque chose, c’est un petit quelque chose. » OK. J’arrive à la maison, déballe le cadeau, parce que le suspense me tue, et c’était effectivement un petit quelque chose. Un petit quelque chose glam, un petit quelque chose elevated. J’ai adoré.

C’était un genre de guide sur la ville de Tokyo. Un guide Louis Vuitton, rose, sur la ville de Tokyo, qui était fantastique, parce que ça vient toucher déjà le rose, qui semblerait-il est ma couleur, mon amour du voyage, mon amour du Japon, et aussi toute l’espèce d’aspect elevated, glamour, parce que j’ai pas l’air de ça, mais c’est des choses que j’aime, mais que je me permets pas nécessairement beaucoup. Ça a beau être un petit cadeau, mais il y a eu un petit déclic dans ma tête, qui a comme normalisé le fait d’avoir dans ma vie, que ce soit reçu ou acheté, le luxe dont j’ai envie. L’espèce de vibe, oui, le stock de designer.

Le lendemain matin, j’ai pacté mes clics et mes claques. En fait, pas longtemps après, le 16, j’ai pacté toutes mes choses pour prendre mon Uber vers Charles de Gaulle, où j’allais retourner à la maison en classe affaires. J’ai décidé que pour ce voyage-là, j’allais dépenser les quelques 30 000 points aéroplan et environ 223 $ pour me payer la classe affaires à l’aller et au retour pour rendre le transport aussi agréable que le reste du voyage.

Le trajet d’aller était avec LOT, l’airline polonaise, et passait par Varsovie. Deux segments d’environ 1h30 avec une pause d’environ 2h entre les deux. Bien passé au salon business où snacks et breuvages étaient inclus. Dans chaque vol, j’ai pu profiter d’un repas de qualité, d’espace, de plus de confort. Quand je suis arrivée à l’aéroport le 2 mai, Safia m’a demandé si ça avait valu la peine de booker la classe affaires pour si peu de distance, et j’étais bien confiante de mon choix. Sauf que c’est au retour que ça s’est vraiment confirmé.

Au départ, le 16, j’allais faire deux segments d’à peu près 1h30 chaque, encore une fois, avec Lufthansa, avec un arrêt à Francfort entre les deux. En attendant mon premier vol à Charles de Gaulle, je chille dans le salon business de Lufthansa, et je reçois un courriel que mon vol va être retardé d’à peu près 10 minutes. No stress, pas plus grave que ça. Éventuellement, je reçois un autre courriel: ça va être encore retardé. OK, je sais que le layover entre les deux vols est, je sais pas, 1h30, 1h15. Il n’est pas très énorme, donc je suis comme, j’espère que ça ne va pas être trop chiant.

Une madame m’approche et me dit: « Madame Gauvin? » Je dis: « Oui. » Elle dit: « Savez-vous que votre vol est retardé? » Je dis: « Oui, oui, je sais. » Elle dit: « Bien, en fait, on va avoir une situation où vous n’allez probablement pas être capable de vous rendre au prochain segment de votre voyage. Donc, ce qu’on va faire, c’est que je vais vous déplacer de vol à l’avance. Vous allez probablement passer par Zurich, et ensuite vous allez arriver à la maison à peu près 30 minutes plus tard, tout simplement. »

Sa job, c’est de voir s’il y a des clients dans le salon qui se sont déjà identifiés et qui vont avoir un problème avec leur vol. Si oui, de leur arranger une autre place en classe affaires dans un autre vol. Pendant que madame organisait mon trip de la journée pour faire en sorte que je retourne à la maison le moins tard possible et toujours en classe affaires, moi, j’ai continué de travailler tranquillement. Ma business a continué de rouler pendant que quelqu’un s’occupait de me rebooker sur un autre vol.

Finalement, ça ne s’est pas passé exactement comme ça dans le sens où, avec l’espèce de changement, ça a été difficile de me remettre sur un autre vol. À la place, j’ai gardé mon vol original, mais j’allais prendre un vol plus tard qui allait me ramener à la maison à Budapest. J’allais arriver à 23h45, c’est vraiment poche, mais bon, j’allais pouvoir chiller dans un salon en business en attendant à Francfort. Ce qui n’est pas arrivé non plus, parce que finalement, quand on est arrivés à Francfort, on s’est fait dire que le vol original que j’étais supposée prendre avait été retardé de 30 minutes. J’ai donc couru 50 portes d’embarquement pour me rendre à mon avion, et ma valise n’a pas suivi.

Tout ça pour dire que l’expérience que quelqu’un s’occupe de moi pendant que ma vie continue, l’expérience aussi d’avoir plus de confort: je suis quelqu’un qui a mal aux genoux en avion malgré le fait que je prends l’avion relativement souvent. J’ai eu des blessures et à un moment donné, ça finit par devenir problématique. Donc d’avoir de l’espace, c’est fantastique. D’avoir un meilleur repas aussi: je suis quelqu’un qui ballonne en avion. D’avoir des choses de meilleure qualité, ça paraît énormément.

Ça m’a amenée à la sixième et dernière prise de conscience de mon voyage. Je dois normaliser les dépenses qui sont, entre guillemets, bougies, pour augmenter ma qualité de vie. On a souvent tendance à mettre ce genre de dépenses, classe affaires, mode designer, upgrade, champagne, dans la catégorie « fancy ». Sauf que la plupart du temps, quand on dit que quelque chose est fancy, on ne se l’approprie pas. C’est une exception, ce n’est pas notre norme, c’est hors de notre portée régulière.

Pense deux secondes, quand tu qualifies les choses de fancy dans ta vie, c’est certainement pas parce que c’est ta norme. C’est tellement correct de rester objectif, de voir les privilèges, d’apprécier, d’avoir de la gratitude pour ce qu’on a. Mais quand on qualifie quelque chose de fancy, même de bougie, c’est comme verbaliser que ça ne fait pas partie d’une classe à laquelle on appartient. En fait, ça fait partie d’une classe à laquelle on n’appartient pas.

Je veux normaliser le bougie dans ma vie, l’apprécier, aimer l’upgrade de ma qualité de vie, et le voir comme quelque chose qui m’appartient. Ce n’est pas une question de eux et moi, c’est me donner la permission de vivre aussi ces expériences-là dont j’ai envie, que je peux me permettre avec les efforts que j’ai mis, et de ne pas me sentir comme si je n’étais pas à ma place. Si on revient au cadeau d’Audrey, j’étais presque mal à l’aise parce que je trouvais que c’était trop en valeur. Mais aussi, le fait de recevoir et de dire: you know what? Si quelqu’un veut me payer n’importe quoi, Louis Vuitton, je l’accepte. C’est correct. Ça peut faire partie de ma vie aussi. De pas trop résister à ces expériences de luxe-là parce qu’on dirait que ça ne m’appartient pas. Prise de conscience numéro 6.

Voilà mes 6 prises de conscience suite à mon voyage solo à Paris en mai. Ce qui me fait dire que j’ai aussi besoin de voyager pas mal plus en solo pour entretenir tout ça et en découvrir aussi encore plus sur moi. Je t’invite absolument à faire la même chose. J’espère sincèrement que ça a pu t’aider à shifter ta perspective, et que si tu vivais des situations similaires aux miennes, on va s’élever ensemble dans la bonne direction.

La semaine prochaine sur Effrontée, je reçois Lorianne Lacerte, et on parle de sa vision ambitieuse à contre-courant de l’ambition en tant que professionnelle de la santé, même membre d’un ordre. Si tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver des liens ou des choses que j’ai mentionnées, tu peux te rendre au genevievegauvin.com slash effrontee-27 pour lire les notes de l’épisode. Ensuite, viens me rejoindre sur Instagram à @_genevievegauvin. Si tu as envie de partager ça, ça va me faire plaisir, et n’oublie pas de me taguer pour me dire si mes prises de conscience ont réveillé quelque chose chez toi aussi.

Si tu veux plus de Gen Uncensored, inscris-toi à ma société secrète. Je l’appelle mon Speakeasy, et c’est aussi ma communauté VIP par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin encore plus de contenu effronté. Tu peux t’inscrire au genevievegauvin.com/speakeasy. C’est tout pour aujourd’hui et on se reparle la semaine prochaine.

Bye là! T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendue jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Va sur l’application Apple Podcast et tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvée, clique sur s’abonner et descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section évaluation et avis. À partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast et laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast et comment ça a un impact sur ta business et ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine!

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