Le réseautage ludique, c’est quoi exactement? C’est ce que Vickie Leuenberger a créé avec EVE, Espace Virtuel Entrepreneur: une communauté de solopreneurs où on brise l’isolement en jouant ensemble, en prenant des cafés virtuels, en faisant du tir à l’arc ou du laser tag. Pas de pitch, pas de quota de références, pas de formation en ligne. Juste des connexions humaines authentiques. Dans cet épisode d’Effrontée, elle raconte comment elle a refusé le modèle « classique » du web business pour en bâtir un qui est 100% à son image.
Le réseautage ludique comme antidote à l’isolement entrepreneurial
Vickie est nomade digitale depuis 2 ans. Elle a vécu sur un voilier aux Caraïbes. Et c’est précisément ce style de vie qui lui a révélé un besoin criant qu’elle avait sous-estimé: la connexion humaine stable.
> « J’avais zéro réfléchi à cette partie-là de la game. J’ai toujours été méga-sociale. Tu sais, j’ai travaillé dans les camps de vacances, les camps de jour, j’ai fait un bac en enseignement au primaire. Puis là, je suis tombée en amour avec la voile en 2019. Jamais j’ai pensé que ça allait m’isoler autant. »
Ce n’est pas juste l’isolement physique qui était difficile. C’est le fait de rencontrer constamment de nouvelles personnes sans jamais développer de sentiment d’appartenance à un groupe. Comme elle dit:
> « De constamment rencontrer des gens qui sont différents de soi, c’est le fun, mais ça ne remplace pas d’avoir un sentiment d’appartenance. Je pense que c’est un besoin humain que j’avais sous-estimé. »
C’est de cette prise de conscience qu’est né EVE: un membership mensuel ou annuel avec plus de 30 événements virtuels par mois, une communauté active avec des canaux de discussion, des avantages pour les événements en personne et les voyages entrepreneuriaux. En quelques mois, Vickie dépassait les 200 membres.
La distinction clé qu’elle fait par rapport au réseautage traditionnel: elle voulait du réseautage sans restrictions. Pas de présence obligatoire aux réunions du mercredi à 7h30. Pas de quota de références. Pas de points à accumuler. Juste des personnes qui se rejoignent quand elles en ont envie, sans pression.
Comment 365 cafés virtuels ont transformé le réseautage ludique en moteur de croissance
En avril 2023, Vickie vivait une période difficile: sa grand-mère était malade, elle ressentait de la culpabilité d’être loin. Elle s’est lancée un défi complètement fou: 365 cafés virtuels en 365 jours.
> « Je voulais prendre 365 cafés virtuels en 365 jours. Je suis consciente que j’ai une personnalité, un système nerveux qui me permet de faire ça. Ce n’est pas pour tout le monde. »
Ce qui était au départ une étude de marché déguisée en connexion humaine est devenu sa stratégie de croissance la plus efficace. Après analyse, Vickie a réalisé que ces cafés avaient généré plus de nouveaux membres que ses publicités payantes, ses médias sociaux et son infolettre réunis.
La mécanique était simple: elle écoutait la personne, accueillait ce qu’elle vivait. Si quelqu’un mentionnait se sentir isolé, vouloir du coworking, chercher du monde de même, elle répondait naturellement: « Ah, j’ai un membership pour ça. » Pas de pitch structuré. Juste une conversation sincère qui amenait à une offre pertinente.
> « J’écoutais la personne, je l’accueillais dans tout son être. La personne me disait: je me sens seule, j’aimerais ça faire du co-working. Puis je disais: j’ai un abonnement, petit prix, si jamais c’est ça que je fais. Oui, tout simplement. »
Et même quand quelqu’un se désabonnait, elle continuait de la référer, de la mettre en contact avec des gens, de la soutenir. Ce traitement humain après le désabonnement est, selon elle, une des raisons majeures de sa réputation et de son bouche-à-oreille.
Le réseautage ludique vs les grandes soirées de networking: pourquoi Vickie préfère petit et cosy
Vickie a une conviction ferme sur le format idéal des événements de réseautage ludique: entre 15 et 25 personnes maximum.
> « Je trouve ça inutile, un événement de réseautage à 100 personnes et plus. La seule personne à qui ça profite, c’est les gens qui vont parler sur le stage puis la personne qui a vendu les billets. »
Dans un groupe de 15 à 25, tu apprends les noms de tout le monde. Tu sais ce que chacun fait. Tu peux cibler les personnes avec qui ça vibre vraiment et te concentrer sur elles. C’est ce qu’elle fait avec ses événements réseautage ludiques en virtuel: question d’introduction originale, puis un jeu inventé sur le moment.
Quelques exemples de jeux qu’elle propose: tout le monde va chercher dans sa maison un objet qui représente son entreprise et les autres doivent deviner pourquoi. Ou encore: tout le monde envoie une photo de l’intérieur de son frigo et le groupe tente de deviner à qui appartient chaque frigo. Créatif, oui. Mais aussi, selon Vickie, parfaitement aligné avec une citation d’Einstein qu’elle aime: « La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse. »
> « Les gens qui sont en panne d’inspiration, qui manquent de créativité, c’est parce qu’ils ne jouent pas assez, parce qu’ils ne s’amusent pas assez. »
Le jeu n’est pas une activité secondaire dans EVE. C’est le coeur du modèle d’affaires. Pour les entrepreneurs en burnout, pour ceux dont le système nerveux est non régulé à cause du stress, EVE est, comme elle le dit, « ta pilule anti-burnout. » 3 fois par semaine, tu viens jouer en ligne. Tu t’assures d’avoir pris cette heure-là pour toi.
Refuser la formation en ligne et construire un modèle de réseautage ludique qui lui ressemble
Tout le monde lui disait de créer une formation en ligne. Elle a dit non.
Vickie a un gros background en coaching sportif: elle a coaché des athlètes jusqu’aux compétitions internationales. L’univers du coaching web l’appelait. Elle s’y est aventurée, a suivi des formations. Et puis, il y a environ 2 ans, elle a eu cette prise de conscience:
> « J’ai réalisé que ça nourrissait mon égo, pas mon coeur. Parce que j’avais l’impression d’être en avance sur les autres. Genre, moi, je suis ton meilleur parce que tu viens dans mon bureau… Non, on est tous des êtres humains, on fait tous caca. On peut tous se ramener à ça. »
Elle a donc rejeté le modèle coaching/formation pour créer quelque chose de différent: EVE est un espace de jeu, pas d’éducation. La mission n’est pas de démocratiser l’accès à l’information. C’est de briser l’isolement et de créer de la connexion humaine authentique.
Et quand Gen lui a mentionné avoir lu qu’elle allait lancer une formation sur le branding… Vickie a rigolé:
> « Je ne connais rien au branding. Il y a peut-être un bug de formulaire. En ce moment, je travaille sur monter une banque de jeux. »
La banque de jeux, c’est son prochain projet: une ressource searchable par nombre de participants, par format (présentiel ou virtuel) et par objectif (connecter les participants, développer la communication, avoir du plaisir). Déjà 2 entreprises avec des représentantes RH qui ont manifesté de l’intérêt.
Toujours dans le jeu. Jamais dans la formation.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Le réseautage ludique, c’est vraiment une stratégie de croissance valable ou c’est juste une question de personnalité?
C’est une stratégie. Vickie l’a prouvé avec ses chiffres: ses 365 cafés virtuels ont généré plus de membres qu’aucune autre initiative marketing. Ce n’est pas parce que c’est « fun » que ce n’est pas stratégique. La différence, c’est qu’elle est allée all-in sur le canal qui correspondait à sa personnalité et à ses forces naturelles, au lieu d’imiter les modèles standardisés. Pour toi, ça pourrait être une autre approche. La question à te poser: qu’est-ce que tu pourrais faire de façon naturelle et authentique qui te mettrait en contact direct avec les gens pour qui tu peux créer de la valeur?
Comment gérer la croissance quand le modèle est basé sur une touche humaine très personnalisée?
Vickie a résolu ça avec l’automatisation et la délégation. Le courriel post-désabonnement? Automatisé. Les événements? Animés par une équipe de 10 ambassadeurs membres, rémunérés à l’heure. Elle-même n’anime que 2 événements par semaine. Le reste tourne sans elle. Ce n’est pas incompatible d’avoir une vision centrée sur les relations ET d’avoir des systèmes qui te libèrent du temps. La clé: déléguer l’animation, pas la vision ni la relation.
Est-ce que EVE est seulement pour les webpreneurs ou pour tous les types d’entrepreneurs?
EVE accueille tous les types d’entrepreneurs, y compris des gens hors du web, même si le virtuel favorise naturellement une concentration de webpreneurs. La seule exception: le MLM n’est pas représenté, et c’est intentionnel. Les membres de MLM ont déjà une structure communautaire forte (upline, downline, événements de groupe) qui répond exactement aux besoins auxquels EVE répond. La diversité des industries est d’ailleurs une force: c’est en rencontrant des gens d’autres domaines qu’on trouve des idées inattendues et qu’on innove dans le sien.
Mes prochaines étapes
Si tu veux du contenu uncensored chaque semaine, rejoins ma communauté VIP par courriel le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.
Pour explorer d’autres angles sur le réseautage et les collaborations, écoute l’épisode 37 sur comment développer ton réseau à l’international pour plus de visibilité et de crédibilité et l’épisode 51 sur l’amitié en affaires et comment trouver ta tribe pour t’élever ensemble.
Show notes
Format: Entrevue avec Vickie Leuenberger Durée: 50 min
Sujets abordés:
- Comment Vickie a créé EVE depuis son voilier aux Caraïbes
- Pourquoi elle a rejeté le modèle de la formation en ligne et du coaching
- Le défi des 365 cafés virtuels en 365 jours et ses résultats
- La mécanique de la conversion naturelle sans pitch de vente
- Le réseautage ludique: jeux virtuels, réseautage cosy, événements en personne
- La différence entre les grands événements de networking et les petits groupes de 15-25
- Comment elle a bâti une équipe de 10 animateurs rémunérés
- Ses ambitions: 400 membres en 2025, 1000 en 2026
- Sa prochaine offre: une banque de jeux pour animer des équipes et des communautés
- Comment concilier croissance et touche humaine: automatisation + délégation
Liens & ressources:
- EVE, Espace Virtuel Entrepreneur: Inscris-toi à Eve avec 14 jours gratuits
- Vickie sur Instagram: @vickie_leuenberger
- EVE sur Instagram: @eve.espacevirtuel
- Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 85. Aujourd’hui, on parle de refuser la formation en ligne et jouer pour croître avec Vicky Laurent-Bergé. Si tu ne la connais pas encore, laisse-moi te la présenter. Vicky est une terrienne, rien de moins, et nomade digitale en quête d’aventures et de connexions humaines. Après une année d’isolement sur son voilier au Caraïbes, elle a créé une communauté qu’elle peut traîner dans sa poche, Ève, espace virtuel entrepreneur.
Elle met donc en commun son expérience en création d’événements, en animation et en gestion afin de co-créer des moments mémorables pour les solopreneurs et entrepreneurs partout en francophonie. Puis tu vas voir, elle ne laisse personne lui dire comment bâtir son modèle d’affaires. Bonne écoute!
Put your hands together! Let’s make some noise! C’est pas compliqué. T’es à me de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps de t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?
En plus de te partager mes conseils qu’une stratégie va faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rênes. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.
Hello, hello! Je suis présentement avec la belle Vicky Leunberger. Vicky, comment ça va? Ça va super bien, toi? Wow! Écoute, ça va très bien. Je suis contente qu’on se parle aujourd’hui. Parce que s’il y a bien quelqu’un pour moi qui a eu une croissance de réputation, disons, fulgurante dans la dernière année, c’est toi. Écoute, en dedans de quelques mois, ton nom, ton projet, le membership, Eve aussi, on dirait que c’était sur toutes les lèvres.
Pis j’étais comme « Ah, toi aussi t’es là-dedans? Ah ok, toi aussi t’es là-dedans! » Pis on dirait qu’à chaque personne à qui je parlais, tout le monde était là-dedans. Pis justement, t’sais, t’as déjà 200 membres et plus, si je me trompe pas. C’est les informations que j’ai lues, fait que j’étais pas à l’interne. Mais on peut dire que clairement, t’es sur une bonne lancée aussi avec ce projet-là.
Mais ça vient aussi, je crois, de ton offre qui est un peu différente, I guess, de ce qu’on peut trouver aussi. Est-ce que, écoute, on va commencer direct là-dedans, parce que moi, je n’y a un spa pis on a déjà fait une intro. Est-ce que tu peux me parler de Eve? Pis pourquoi t’as lancé ça, ce membership-là?
Ouais, donc Eve, c’est un acronyme, EVE, espace virtuel entrepreneur. C’est un espace en ligne qui rassemble des entrepreneurs, des solopreneurs qui sont tannés de travailler tout seuls sur leur coin de table de cuisine, qui ont envie de briser l’isolement, en fait, de rencontrer d’autres gens qui leur ressemblent, des gens qui prennent des chemins différents, qui sortent des sentiers battus.
Donc, j’ai créé ça quand j’étais isolée sur mon voilier. Ça fait deux ans que je suis nomade digitale. Pis, ben, c’est le fun, là, vivre sur un bateau à voile pis boire dans des coconuts. Mais c’est aussi le fun d’avoir des amis pis d’avoir un réseau, tu sais. Fait que c’est ça. J’avais parti ça, dans le fond, pour trouver une espèce de groupe de réseautage qui était sans restriction pis qui était alignée avec mon mode de vie pis la flexibilité que je recherchais.
Fait qu’aujourd’hui, à quoi ça ressemble? On est dans un membership mensuel ou annuel avec plus de 30 événements virtuels par mois, une communauté avec des channels aussi, là, où est-ce que les gens peuvent écrire, des avantages, des rabais pour tout ce qui est événement présentiel, voyage entrepreneurial, pis une communauté, comme tu disais, qui grandit à chaque jour. À chaque jour, on aime ça.
Mais je suis curieuse. OK, il y a une couple d’affaires que je veux qu’on explore, déjà. C’est sûr que dans une vie où tu voyages comme ça beaucoup, surtout quand t’es sur un voilier, j’imagine que t’es pas en plein milieu de la mer non-stop parce que tu bois des coconuts, j’imagine que t’y trouves pas qu’ils flottent, là. Fait que, tu sais, mais en même temps, c’est de bouger comme ça beaucoup. Mais as-tu tout le temps été quelqu’un qui avait ce besoin de contact humain-là? Pis si oui, comment est-ce que t’as vécu, genre, sur un bateau?
Oui, je t’avoue, pour vrai, j’y avais vraiment pas pensé à celle-là. Comme j’avais zéro réfléchi à cette partie-là de la game, j’ai toujours été méga-sociale. Tu sais, j’ai travaillé dans les camps de vacances, les camps de jour, j’ai fait un bac en enseignement au primaire. J’aimais ça être entourée de morveux, de bouts de choux à grandeur de journée. Tout ton système immunitaire doit être extraordinaire. Ah, je suis jamais malade, Geneviève. Ah, c’est extraordinaire. Jamais dans la vie, là. C’est fascinant. Je t’en donne, si tu veux. Je peux te prêter de la DNA.
D’autres sages. Mais tu sais, je peux être entourée de gens, définitivement, tu sais, de l’extroversion. Être entourée, demain, ça me nourrit. Là, je suis une fille de monde. Puis, je suis tombée en amour avec la voile en 2019. Puis, jamais j’ai pensé, j’avais réfléchi à quel point ça allait m’isoler. Puis, une des raisons pour lesquelles je voulais un bateau, c’était d’aller rencontrer des gens, d’aller sur des îles.
Puis ça, j’ai pu le faire beaucoup, d’aller rencontrer des locaux, d’aller rencontrer des gens qui vivent, là, sur des petites îles où il n’y a même pas de route, qu’il n’y a pas d’infrastructure, que, tu sais, l’eau potable, c’est un bateau qui te la livre une fois par semaine. Puis, quand il n’y a plus d’eau potable sur l’île, il n’y en a plus. Fait que je voulais rencontrer ces gens-là, mais je n’avais pas réalisé que d’être constamment en train de rencontrer des nouveaux gens puis de ne pas avoir de stabilité au niveau de mes relations, ça allait me faire sentir aussi seule.
Puis aussi, de constamment rencontrer des gens qui sont différents de soi. C’est le fun d’être en contact avec des gens à qui s’identifient, d’avoir un sentiment d’appartenance à un groupe. Je pense que c’est un besoin humain que j’avais sous-estimé quand j’ai pris cette décision-là.
Oui, c’est quelque chose qui… Tu sais, je pense que toutes les personnes qui ont beaucoup voyagé, puis c’est une discussion aussi qui se passe à travers… Tu sais, ce n’est pas ma situation, mais si je voulais continuer à voyager actuellement, il faudrait que je me penche vers, tu sais, l’enseignement à la maison ou avoir quelque… Tu sais… Puis ça, la seule chose qui revient tout le temps, c’est le social pour les enfants spécifiquement, mais on ne pense pas au social pour les adultes aussi.
Puis comme tu l’as dit, de trouver ces groupes-là. Je pense que c’est pour ça que quand tu voyages, il y a tout le temps comme des… Tu sais, mettons, les gens nomades, ils vont se retrouver dans certaines villes en particulier où il y a comme un groupe… Chiang Mai en est un, en particulier en Thaïlande, où tu as comme des hubs de digital nomades à Prague. Tu sais, tu en as une couple comme ça parce que les gens veulent quand même s’identifier.
Fait que oui, tu as quand même ce besoin-là de faire comme… Je veux voir le monde, je veux rencontrer les locaux. Mais tu sais, le soir, quand la journée est finie, tu ne reviendras plus ces gens-là. Après ça, c’est comme… OK, bien bye, bonne fin de journée. Vous étiez bien nice. Fait que d’avoir ce contact-là puis de créer quelque chose d’unique. Puis tu as dit tantôt, je voulais faire du networking sans restriction. Qu’est-ce que ça voulait dire?
Oui, je ne voulais pas… Je ne voulais pas me faire qui est dehors de mon groupe si je manquais trois rencontres. Je ne voulais pas qu’on compte le point de nombre de personnes que j’ai référées ou pas référées. Tout ça, on dirait que moi, ça enlève le plaisir pour moi dans les relations. Ça vient de déshumaniser pour moi les relations humaines.
Moi, si mon amie est malade et qu’elle n’a pas le goût qu’on se voit en fin de semaine, c’est correct qu’on ne se verra pas. C’est la même chose dans un groupe de réseautage. Qu’est-ce qui fait que je suis obligée de show up à mon déjeuner à 7h30, à tous les mercredis matins? Je peux-tu avoir une vie puis d’autres désirs puis d’autres envies puis créer mon réseau au moment qui me convient? C’est ça que je voulais dire par les restrictions.
Puis genre, il y a quand même une différence pour moi, puis après ça, peut-être pas pour toi, mais peut-être qu’on va explorer ça, entre le networking puis juste rencontrer des gens au hasard, avoir ces connexions-là. Le networking a quand même quelque chose de business quand même. C’est un réseau. Il y a de la vie où est-ce que tu es? C’est un réseau. Pourquoi est-ce que c’est aussi important pour toi le networking? Qu’est-ce que ça t’a apporté personnellement?
Oui. J’ai l’impression qu’on vit dans une heure où est-ce que l’accès à l’information est tellement… C’est tellement plus accessible. L’information, c’est tellement plus accessible qu’avant. On a de l’intelligence artificielle, on a des milliers de formations en ligne, on a YouTube, on a Google. On n’a jamais été aussi proche de l’information. Puis dans mes croyances, à moi, j’ai l’impression qu’il vaut mieux connaître quelqu’un que quelque chose.
J’ai l’impression qu’au fur et à mesure que les années vont évoluer, ce qui va faire la différence, c’est pas qu’est-ce qu’on connaît, ça va être qui est-ce qu’on connaît. Donc de vraiment aller mettre de l’avant nos relations parce que ça, ça ne peut pas se remplacer par de l’IA. Tu ne peux pas googler une relation, tu ne peux pas googler un câlin, tu comprends? Ça, ça se fait comme du main à l’humain. Ça, ça va rester, tu sais.
Fait que c’est vraiment important pour moi. Puis tu vois, cette année, j’ai vécu une méga tragédie. J’ai perdu mon bateau, mon bateau a fait de naufrage. Si je n’avais pas passé la dernière année à construire ce réseau-là, en ce moment, je ne sais pas où je serai. Les vêtements que je porte aujourd’hui, la bouteille d’eau dans laquelle je bois… La pièce dans laquelle je me trouve. Tout ça, c’est construit de par mon réseau, de mon… Les gens qui sont autour de moi, qui me soutiennent, qui vont être là pour moi, peu importe ce qui arrive, peu importe si ma business a fait faillite, peu importe si je décide de complètement changer de branche.
En ce moment, dans ma vie, pour moi, les relations, c’est ce qui a le plus de valeur. C’est ça. C’est spécial parce que quand tu viens de sortir d’une phase justement où tu as eu un gros changement de vie, la première chose que tu as faite, c’est le network. Comment est-ce que je… Me retomber sur celui que j’avais déjà ou en créer un nouveau.
Ça résonne beaucoup avec ma propre expérience. À moi, c’est sûr que les collaborations, c’est depuis le début de la business aussi. Je l’ai dit souvent sur plusieurs entrevues, plusieurs discussions, je suis quelqu’un de co-op. Je n’aime pas ça être en compétition avec d’autres personnes. Les jeux de table, ça ne fonctionne pas. Il faut que ça soit comme… On est ensemble et on s’en va vers un but.
Mais quand je suis revenue au Québec pour avoir mon kid, j’allais être entre guillemets poignée au Québec pendant un bout le temps d’avoir une grossesse, d’accoucher et qu’il soit assez vieux pour le mettre dans un avion. La première chose que j’ai faite, c’est ça. C’est qui les entrepreneurs au Québec? C’est qui les gens avec qui je peux connecter et avec qui j’ai des similitudes. Finalement, qu’est-ce qu’on peut connecter ensemble sans nécessairement avoir un plan.
Je pense que c’est là où ce qui est important, c’est que le networking, je te dirais traditionnellement, des soirées de networking, tu vas avoir des gens qui sont là avec un objectif, qui sont assez business. Mais je pense que c’est ça que tu fais aussi. Dans ton objectif de connexion humaine, tu connectes en premier puis ensuite, c’est beaucoup de données. Puis ensuite, ce n’est pas nécessairement de donner, genre je vais donner tout de moi, mais je vais donner en connexion. Ça se peut-tu? Tu sais, c’est comme ça que tu vois ça.
Je pense que c’est d’être ouvert. En fait, ce n’est pas tant de données, mais c’est d’être ouvert puis d’être sans attente. Quand je rencontre quelqu’un, je ne sais pas ce qui va se passer. Est-ce que cette personne-là, elle va devenir mon prochain meilleur ami? Est-ce que cette personne-là va acheter mon service? Est-ce que moi, je vais acheter son service? Est-ce que je vais me renforcer sur son podcast? Est-ce qu’on va écrire un livre ensemble dans deux ans? Je ne le sais pas, mais je m’offre la possibilité à chaque personne que je rencontre de ne pas savoir ce qui va se passer avec cette connexion-là.
C’est de l’ouverture, tout simplement, qu’on a besoin d’apprendre. Est-ce que c’est de ce besoin-là de connexion qu’est né ton projet de un café par jour? Oui, 100%. Peux-tu m’en parler?
Eh, j’ai parti ça en avril, en avril 2023. Je me suis dit, OK, il faut que je fasse quelque chose de fou. Je vais vivre une situation difficile. Ma grand-mère était malade. Au Québec, je vivais de la culpabilité d’être loin et tout ça. Donc là, je me suis dit, OK, il faut que je fasse quelque chose de fou, quelque chose qui n’a pas rapport, que je n’ai pas vu personne d’autre faire. Je voulais prendre 365 cafés virtuels en 365 jours.
Et là, je suis consciente que moi, j’ai une personnalité, un système nerveux qui me permet de faire ça. Ce n’est pas pour tout le monde de rencontrer un nouvel être humain par jour. Je ne sais pas que tout le monde devrait faire ça. Puis oui, en me disant, à chaque rencontre, je ne sais pas qu’est-ce qui va arriver. Est-ce que je vais découvrir des nouveaux modèles d’affaires? Je vais voir c’est quoi les défis principaux des entrepreneurs que je rencontre. C’est quoi en ce moment les entreprises qui sont populaires, tu vends bien. C’est quoi les entreprises qui ont de la misère? Pour moi, c’était comme une gigantesque étude de marché.
Il y avait quand même une sorte de stratégie derrière. Il y avait un objectif dans ça. Ah, 100%. OK, c’est pas juste genre les gens naissent, on verra ce que ça nous amène. Non, non, non, non. J’étais vraiment en mode étude de marché, mais très, très large. C’était très, très, très ouverte de juste, je vais rencontrer des humains puis je vais voir c’est quoi qui ressort puis c’est quoi qui sort de ça.
Et à la fin, avec une analyse, ce défi-là, 365 cafés virtuels en 365 jours est terminé. Ça a été la meilleure action de conversion pour faire grandir ma communauté. Beaucoup plus que des ads, plus que mes médias sociaux, plus que mon infolette. Ça a été la plus belle action de conversion. Ça a été de prendre ces cafés virtuels là.
Puis à chaque fois, après ça, de dire, aide-moi avec qui est-ce que je peux te mettre en contact. Ah, toi, t’aimerais ça rencontrer une comptable, je te mets en contact avec elle. Toi, tu peux-tu me mettre en contact avec quelqu’un. OK. Puis là, ces relations-là, elles ont comme décuplé. Ça a été incroyable pour moi, ce défi-là.
Comment est-ce que ça amenait à des conversions? De façon logique, je suis quand même capable de voir, mais ce n’était pas des pitches de vente. Comment est-ce que ça amenait des conversions? J’écoutais la personne, je l’accueillais dans tout son être. Puis la personne me disait, je me sens seule, je manque de motivation, j’aimerais ça faire du co-working, j’aimerais ça rencontrer. Puis là, je disais, ah bien, j’ai un abonnement là, un petit prix, si jamais c’est ça que je fais. Oui, tout simplement. Les gens s’inscrivaient. Tout simplement.
Là, moi, c’est ça que je fais. Toi, tu fais quoi? Puis si à la fin de l’appel, la personne, elle ne s’est pas inscrite, elle ne s’est pas inscrite. Ce n’était pas l’objectif de la telle. Sauf que, comme je te dis, en rétrospective, après l’analyse, c’est devenu l’action qui causait le plus de nouveaux membres d’arrives, en fait.
Right. Tu sais, tu l’as dit tantôt, ce n’est pas quelque chose qui est pour tout le monde et on n’a pas toutes les mêmes personnalités. Je pense que c’est ça que je t’avais dit quand on s’est rencontrés et je vais en parler dans deux secondes. Je suis comme, oh man, je ne sais pas, je suis un peu plus sauvage que ça. Est-ce que c’est doomed pour les gens comme nous où on ne peut pas essayer de faire des trucs comme ça ou est-ce que tu aurais des conseils pour essayer d’entrer dans cette conversation-là, dans cette ouverture avec les autres, finalement, sans trop de résistance? Ça fait-tu du sens?
Oui, 100%. En fait, ça serait d’aller identifier, je pense, c’est quoi que… Tu dis, je suis sauvage. Est-ce que ce qui est trop difficile, mettons, c’est d’accueillir ce que l’autre a partagé ou c’est de parler de toi? C’est probablement… C’est pas une question. C’est probablement d’accueillir ce que l’autre a partagé. Parler de moi, ça va, ça a l’air extrêmement concentrique. Mais non, ça serait probablement l’autre parce qu’il y a comme une espèce de… Je recherche un besoin de similarité.
Puis quand je ne vois pas ça, je commence à faire « Ah, OK, cool! » Tu sais, on dirait que c’est trop le quotidien puis j’ai comme besoin d’être stimulée par des gens bold, vraiment intenses, tu sais, comme qui sortent des parcours traditionnels. Puis quand c’est pas ça, bien des fois, je vais complètement déconnecter. Je suis comme… Oui, t’as comme un désintérêt, là. Oui.
Et tu sais, ce qui est autonomie, c’est tellement le premier conseil que je donne aux gens en réseautage. On a tous quelque chose en commun avec tout le monde. C’est impossible de rencontrer quelqu’un avec qui t’as rien en commun. Fait que souvent, moi, je joue au jeu lien unique. J’essaie le plus rapidement possible de trouver qu’est-ce que j’ai en commun avec cette personne-là.
Fait que justement, au LinkedIn local, au LinkedIn After Hours, où on s’est rencontrés, bien j’ai réalisé que moi puis un autre gars, on s’est fiancés en Corée du Sud dans la même ville. C’est quoi la chance? C’est quoi les odds? Oui. Mais on a quelque chose de même avec tout le monde. Tu sais, j’ai joué avec une autre fille. Une autre fille dans un pub ludique puis on a réalisé que toutes les deux, on mange nos M&M aux peanuts dans du popcorn. Mais là, oublie ça. À partir du moment où tu réalises ça, tes best besties, tu sais, une fois que t’as réalisé.
Bien, en posant des questions, on a des conversations puis on est toujours en train de chercher des liens. Toujours dans cette recherche-là de dire, bien c’est quoi? C’est comme toi, tu trippes sur les escape rooms. Bien, le prochain code du cadenas, c’est quoi que j’ai en commun avec cette personne-là? Je sais qu’il y a quelque chose, crime des fois, c’est dur à trouver, mais je sais qu’on a quelque chose en commun à quelque part.
Me le trouver, c’est quoi notre vie en commun? Mais écoute, t’as mentionné justement, je pense qu’on en a trouvé. Je sais pas si tu jouais, ça me le disait, mais justement, t’as dit qu’on s’était rencontrés au LinkedIn After Hour de Isaël. Puis justement, on a découvert justement notre amour du voyage, la découverte des épiceries autour du monde, qu’on a mangé du pigeon, ce qui est très rare quand même.
Mais justement, il y a bien quelque chose qui m’a marquée aussi en te parlant, c’est que quand tu m’as dit que tout le monde te disait de lancer une formation en ligne, que toi, c’était la dernière affaire qui t’intéressait. Puis j’étais comme, ah, cool, tu parles à la fille qui fait juste vendre ça depuis le début. OK, granted, c’est pas pour tout le monde, puis c’est un petit peu comme aller prendre un café avec chaque personne d’un jour. Mais tu m’as dit qu’à la place, tu voulais jouer. Est-ce que tu peux me parler un peu plus de ça? Comment est-ce que tu bâtis une entreprise pour entrepreneurs basée sur le jeu?
Oui. En fait, j’ai un gros, gros background en coaching. OK, en coaching sportif, moi, j’ai coaché des athlètes jusqu’à des compétitions internationales. Fait que quand l’univers du coaching web a explosé, c’était vraiment une avenue qui m’appelait. Puis j’étais allée faire des formations aussi en coaching plus spécifiquement, c’est pour, pas nécessairement pour les athlètes, mais juste pour les êtres humains.
Et puis, je te dirais, il y a peut-être deux ans, j’ai réalisé que ça ne nourrissait pas mon coeur, que ça nourrissait mon égo. Parce que j’avais l’impression d’être en avance sur les autres. Genre, moi, je suis ton meilleur que toi parce que tu viens dans mon bureau, tu me parles de tes problèmes puis que tes traumas, bien moi, je les ai déjà surpassés parce que je suis un être humain évolué. Non, mais c’est parce qu’il y en a qui ont ce discours-là, de dire, bien moi, je suis coach, moi, je suis évoluée. Non, non, on est tous des êtres humains, on fait tous caca, OK, on a tous des crottes de yeux le matin quand on se réveille, on peut tous se ramener à ça.
Oui. Donc, j’ai quand même eu un gros, gros rejet de toute cette industrie-là du coaching, surtout plus que de la formation en ligne. C’était vraiment de ce côté-là. Puis, je trouve que justement, il y a beaucoup d’entrepreneurs qui ont des défis comme au niveau du burn-out entrepreneurial, qui ne prennent pas soin de leur bien-être, qui sont workaholics, qui sont justement des systèmes nerveux non régulés parce qu’ils sont dans le stress.
Puis, il y a beaucoup d’accompagnement puis de coaching pour ça, mais il n’y a pas nécessairement de solution concrète. Donc, d’offrir des endroits comme Ève où les entrepreneurs peuvent venir jouer, rencontrer leurs entrepreneurs, bien, ça va créer, c’est comme ta pilule anti-burn-out. Si tu sais que trois fois par semaine, tu viens jouer en ligne ou tu vas au laser tag mardi après-midi avec la gang de Ève puis au karaoké vendredi, bien, tu t’assures d’avoir au moins pris cette heure-là pour toi dans ta semaine.
Right. Fait qu’il y a ça que je trouve aussi, que je trouve beau dans l’aspect du jeu parce que le jeu, c’est essentiel dans notre bien-être. Des êtres humains, on a besoin de jouer, on a besoin d’avoir du plaisir. Fait que, comment créer des opportunités pour les gens de jouer puis que ça soit simple, puis que ça soit organisé, puis que ça soit, ça fasse partie de leur routine quotidienne?
Comment tu fais pour convaincre les gens de venir jouer? Dans le sens où? Quand on est des adultes, puis on est comme, mais non, mais c’est pour les enfants de jouer. Puis c’est pas vrai parce qu’on est capable de s’amuser quand même puis on a du fun avec des amis, mais les activités comme ça, on dirait qu’on n’en fait plus quand on vieillit. Comment est-ce que tu convainces des gens d’arrêter de travailler? De dire, OK, là, tu viens jouer au laser tag.
Ouais. Écoute, je sais pas, honnêtement, je sais pas exactement comment je fais pour les convaincre, mais ça se passe. Tu sais, comme ce samedi, samedi dernier, j’avais 20 entrepreneurs ici sur une base de plein air. On a fait du tir à l’arbre, du canot, on a brossé des chevaux pendant une heure puis on a joué dans la forêt dans l’hébertisme. Il y avait plus de nœud là-dessus, à la fin, là.
Ah, c’était écœurant. Je t’en vais rire des vidéos pour vrai. Rire, là, mais rire, comme si t’avais 10 ans puis voir les gars s’arrosaient avec les baguets au canot puis, tu sais, de voir ceux qui avaient peur sur le pont suspendu à 2 mètres, 1,5 m dans les heures dans la forêt, c’était incroyable. Fait qu’après, je trouve que se rassembler, ça l’aide à rentrer dans cette ambiance-là aussi de jeu, ça contribue à ça.
Fait que… Est-ce que tu penses que c’est toi qui les convaincs ou c’est leurs amis qui les convaincs? Parce que dans le fond, c’est ça, une des questions. Comment est-ce que t’expliques cette croissance-là outre le fait que tu convertis bien autour d’un café? Tu sais, d’où viennent les membres? Est-ce que dans le fond, c’est juste comme une espèce de peer pressure de genre, man, gotta go!
Ben oui, c’est le bouche-à-rêt. C’est le bouche-à-rêt qui a fait exploser mon entreprise et comme je te disais tout à l’heure, toujours mettre la relation au centre. J’ai des gens qui parlent de moi qui sont même plus membres, qui se sont désabonnés parce que quand quelqu’un se désabonne, je lui écris, je lui demande, tu sais, qu’est-ce qui s’est passé? Tu n’as plus de temps, super, pas de trouble, reviens-moi quand ça sera aligné, c’était cool de te rencontrer.
Si j’ai travaillé avec elle, je continue de la référer. Si je vois des gens qu’elle devrait rencontrer, je continue de les mettre en contact. Un podcast sur lequel elle devrait être invitée, je continue de le faire. Que tu sois membre ou non membre, que tu paies un abonnement ou non, la relation a continué. C’est ça le plus important. Puis parce que je fais ça, mais comme tu disais, j’ai une réputation qui… Ben, j’ai une belle réputation, je pense, j’ose le dire sur ton podcast, mais parce que les gens ont des choses positives à dire, parce que je priorise mes relations.
Fait que je pense que c’est le bouche à la règle qui fait que ça explose en ce moment. Plus ça va grossir, plus écrire aux gens qui se désabonnent, ça va faire… Je ne dis pas que je souhaite plus de désabonnement, mais tu vois où est-ce que je m’en vais avec ça. C’est une special touch que tu peux faire peut-être en ce moment, mais comment est-ce que tu vois garder ce contact-là super close avec ces gens-là au fur et à mesure que ça va grandir?
Oui, mais là, on a un courriel automatisé en fait qui est envoyé au désabonnement. C’est pas moi-là. Qui écrit avec sa pleure et son papier. OK, fais un. Non, non, non. Tu sais, quand j’ai créé Ève, la réalité, c’est que je n’avais pas beaucoup de temps non plus, fait qu’il fallait que tout soit automatisé. C’est pour ça que j’ai une équipe, j’ai d’autres gens qui animent les événements, j’ai d’autres gens qui s’occupent des médias sociaux.
Fait que tu sais, il y a toute une équipe aussi en arrière de Ève puis ça, ça contribue, le fait qu’on soit une équipe. On est comme 10 ambassadeurs qui sont investis dans ce projet-là et qu’au final, c’est pas juste moi non plus qui tiens tout ça sur mes épaules. Beaucoup de gratitude pour les humains qui croient en mon projet puis qui croient en moi au travers de ça. Fait que non, non, il y a un courriel automatisé et ça s’en va dans un Google Sheet. Après ça, moi, je peux analyser les raisons des départs puis après ça, contacter les gens s’il y a besoin. Elle est stratégique, mesdames et messieurs.
Oui. Mais ironiquement, parce que là, on parlait de la formation en ligne, non, ça ne fonctionne pas. Tu viens tout juste de lancer une formation sur le branding. Pourquoi ce pivot? Pourquoi avoir joint le culte?
Moi, j’ai lancé une formation sur le branding en juillet dernier. Non, j’ai lancé une formation sur le branding en juillet dernier. Selon les informations que tu m’as données. En juillet, je serai en plein lancement de ma future formation sur le branding, mais il n’a pas encore de nom. T’es sûre? Ben écoute, il y a peut-être un bug de formulaire, mais dans ce cas-ci… Il y a un bug de formulaire? Ben non, je ne connais rien au branding, moi. Je ne connais rien à la base. Ben je ne comprenais pas pourquoi ça allait là non plus. Je suis pour ça que c’était comme « Hey, hey, le pipo! »
En ce moment, en ce moment, je suis en train de travailler sur monter une banque de jeux. Bon, ben fabuleux. Elle n’a pas rejoint le culte. Parle-moi cette banque de jeux. Non, non, je n’ai pas du tout. Une banque de jeux, dans le fond, où est-ce que les gens qui achètent la banque de jeux vont pouvoir faire une recherche et dire « Ben j’ai 5 participants, 10 participants, 25 participants, 400 participants, mon jeu est en présentiel ou en virtuel. Puis quel est l’objectif de ton jeu? Connecter tes participants ensemble, développer la communication ou juste avoir du plaisir. »
Fait qu’après ça, cette banque-là va pouvoir être utilisée pour toutes les gens qui ont des grosses communautés qui veulent les animer un peu plus. Les gens qui ont des groupes Facebook dans lesquels il ne se passe rien, d’aller faire ça. Puis tu vois, j’ai déjà deux entreprises que les représentantes RH m’ont mentionné de l’intérêt parce qu’ils cherchent tout le temps des « icebreakers » ou des activités. Oui, puis les « escape games », il y a une limite, on les a faites. Oui, on les a faites.
Puis tu sais, souvent c’est 6 personnes un « escape game ». Fait que là, si tu as une équipe de 25, qu’est-ce que tu peux faire pour les faire jouer ensemble? Fait que là, à ce moment, je travaille sur cette banque de jeux-là puis une offre un peu plus « team building » vraiment pour les entreprises. Fait que toujours connectée aux jeux plus qu’à la formation. Bon, bien, fabuleux. Je vais dire à ma recherchiste que ça n’allait pas même pas en tout.
Mais parlons de jeux, justement, tu sais, tu as dit tantôt, tu offres différentes activités networking. La plupart sont virtuelles, il y en a qui sont en personne. Certaines de ces activités-là sont appelées les networking ludiques. Est-ce que c’est ça, justement, laser tag spéciquement ou c’est une autre catégorie? Non, c’est une autre catégorie. Le réseautage ludique, dans le fond, c’est en virtuel. Puis à chaque semaine, j’invente un nouveau jeu.
Donc, les entrepreneurs arrivent, on a comme une question d’introduction, le brise-glace, on se présente, on dit à quelle épicerie on fait notre épicerie puis c’est quoi notre opinion sur les cornichons, qu’est-ce qui nous donne les orgasmes professionnels, c’est à peu près ça. Tout le monde a des opinions là-dessus, spéciquement sur les cornichons. Tout le monde a des opinions sur les… Ben oui, ben oui, oui comme du sens, c’est important. t’es muscrée là. Excuse-moi, je te regarde. Je te regarde.
Puis, après ça, on joue à un jeu. Fait que là, selon mon inspiration de la journée, du moment, de la semaine, s’il pleuvait, s’il faisait beau, il y a un jeu qui apparaît. Donc, ça peut être… Écoute, ça peut être n’importe quoi, ça peut être… Tout le monde va chercher un objet qui représente son entreprise dans sa maison. Ferme ton micro, tu présentes ton objet, il faut qu’on devine pourquoi ça représente ton entreprise. Oh my God, c’est pas vrai, j’aurais de la misère. Continue.
Ça peut être envoyé des photos de l’intérieur de vos frigos, puis là, on va mettre toutes les photos à l’écran, il faut deviner quel frigo appartient à qui, puis pourquoi. OK. Mais où devient la créativité d’inventer tous ces jeux? Parce que, honnêtement, après deux, je serais comme, I don’t know, man, on joue un jeu de cartes. Je sais pas, on joue… Tu sais?
Mais, il y a une quote d’Einstein que mon ami Stéphanie me répète tout le temps, puis c’était, la créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse. Avec les gens qui sont en panne d’inspiration, les gens qui mangent de créativité, c’est parce qu’ils jouent pas assez, parce qu’ils t’amusent pas assez. T’as la solution à tous les problèmes de motivation, de création de contenu. Hey Hugo! Tu regardes là à avoir des conversions après cet épisode-là. Non, mais… Venez jouer! Oui, venez jouer, tout simplement.
Mais, mais c’est ça, est-ce que, est-ce que l’objectif, puis là, c’est peut-être pas ça, mais est-ce que l’objectif de Ève, au final, c’est surtout de se faire des amis? Tu sais, parce que je l’ai dit, un peu tantôt, traditionnellement, c’est de faire grandir son réseau professionnel en créant un moment, disons, propice pour connecter, oui, possiblement avec des futurs amis, mais surtout aussi de se mettre en contact avec des gens qui sont peut-être plus influents dans notre industrie. Mais littéralement, ton membership, c’est de se faire des amis.
100%. 100%. C’est de se faire des amis entrepreneurs. Fait que des amis que, si t’as le goût d’aller co-work dans un café mardi après-midi, ils sont pas dans 9 à 5. Puis, vous avez des points en commun parce que c’est aussi que pour les entrepreneurs. Right? Exactement. Oui.
Est-ce que c’est… Je parlais de mon état de sauvage jeune tantôt. Oui. J’ai dit, c’est rare que je me rende dans les actifs de networking parce que je garde jalousement aussi mon espace, mon énergie. Pour moi, c’est important. On n’a pas tous les mêmes types de personnalités. Puis, comme ça m’en demande pas mal d’aller rencontrer les gens, je vais me déplacer probablement seulement si je connais quelqu’un, ce qui est super inutile en termes de networking.
Aussi, je sais que les gens qui sont là sont dans mon industrie, puis je pourrais, par exemple, collaborer… Je vais l’avoir, je sais pas ce que ça passe. Je pourrais, par exemple, collaborer avec. Est-ce que c’est important pour toi que les gens du membership fassent partie de la même industrie? Je parle pas d’être entrepreneur ou pas. La même industrie ou non? Pas du tout.
Pas du tout. En fait, j’apprécie tellement cette diversité-là d’avoir des gens qui ont des perspectives vraiment différentes puis qu’est-ce qu’on peut apprendre justement des autres industries qui s’appliquent à notre industrie. On parlait tantôt de créativité puis d’avoir des idées. Moi, je trouve que plus tu rencontres des gens, plus t’apprends des nouvelles choses, plus t’entends des nouvelles opinions, plus t’as des nouvelles idées qui émergent.
Et je trouve ça cool d’avoir les deux. Dans Eve, on a beaucoup de webpreneurs. C’est sûr, vu que c’est virtuel, on a beaucoup plus de gens dans le web, mais dans toutes sortes d’industries différentes. Je te dirais, ce qu’on n’a pas en ce moment, c’est du MLM, qui est super cohérent parce que ce que Ève offre principalement, c’est de briser ton isolement puis de te permettre de rencontrer des gens qui se sont. en groupe. Ils sont déjà en groupe en MLM, t’as ton upline, t’as ton downline, t’as déjà tous tes amis, t’as déjà des parties, toi, toutes les semaines puis des voyages dans le sud organisés avec ton MLM. T’as pas besoin de Ève.
Oui, oui, je comprends. Fait que je te dirais qu’il y a ça qu’on n’a pas, mais sinon, on a pas mal toutes les industries. Bien, c’est sûr qu’on ne les a pas toutes, non, on n’a personne dans l’industrie minière, forestière. Personne qui coule du béton encore dans Ève, mais si vous nous écoutez et que vous coulez du béton, vous êtes là bien fini. Je suis sûr qu’il y a une activité de coulage de béton qui pourrait être intéressante.
Mais j’aime ce que tu dis par rapport au fait d’aller s’inspirer des autres industries parce que autant que je suis d’accord, genre pour moi, c’est important de recevoir des commentaires de personnes qui ont quelque chose à dire qui fait du sens avec ce que je vis. Dans le sens où quelqu’un qui va me dire « Ah oui, mais t’as-tu essayé de faire ça? » Puis la personne n’a aucune idée de mon modèle d’affaires. C’est surtout la partie conseil qui me gosse de gentil. On essaie de régler ensemble, mais tu ne sais pas comment régler mon problème littéralement. Tu peux me donner un conseil, mais ça va, tu sais, whatever.
Ça, ça me tente parce que justement, je veux recevoir des conseils et donc m’entourer de personnes qui connaissent cette réalité-là. Tout ça étant dit, comme tu dis, d’aller chercher, d’avoir des contacts dans d’autres industries qui peuvent t’aider à intégrer des pratiques marketing, de gestion, de whatever, que tu ne fais pas dans la tienne puis qui pourraient bien fonctionner, ça te permet aussi d’être innovateur.
As-tu vu ce genre de collaboration-là se créer? Oui, oui. Mais j’essaie de t’en trouver une plus précise, mais mettons, je pense à une coach en santé bien-être qui s’est associée avec une autre personne qui est en coaching de voix dans le chant. C’est fou à quel point chanter, ça a un impact sur notre bien-être physique. J’avais trouvé ça super beau de les voir ensemble. Puis ça, c’est au niveau du contenu. dans le sens où tu ne pourrais pas nécessairement voir cette connexion-là sans que vous parliez.
Puis là, tu joues au jeu des connexions. Puis là, tu fais comme, oui, finalement, on enseigne la même affaire. Puis tu crées cette chose-là unique. C’est une autre option, en fait. Ce n’est pas juste de voir les autres stratégies. Par exemple, tu vas voir dans l’industrie du e-commerce. Eux autres, le freebie, ce n’est pas nécessairement un genre d’éducation. Ça va être un code promo sur quelque chose. Mais de prendre cette stratégie-là puis peut-être, comment est-ce que je peux l’utiliser à moi puis de se poser cette question-là. Mais ça va au-delà de ça, finalement.
Ça va au-delà du modèle d’affaires, de la stratégie et tout. Tellement. Tu offres sept événements et plus par semaine à travers le membership. Tu as dit trente quelques par mois. On s’entend, c’est probablement un par jour. Comment est-ce que tu fais pour offrir autant d’événements? Ce n’est pas moi qui les anime tous. C’est ça, le secret.
Moi, j’en anime deux par semaine puis tout le reste dans le fond, c’est pris en charge par mon équipe. D’abord et avant tout, les animateurs dans Ève sont des membres. J’ai souvent de la demande extérieure de gens qui m’écrivent « Moi, j’aimerais ça donner un atelier, j’aimerais ça animer » puis je dis toujours non parce que pour moi, si tu te trouves trop hot, si tu te trouves trop hot pour être membre, ça veut dire que tu es trop hot pour venir animer quelque chose aussi.
OK. OK, j’aime le filtre. peut-être que je me ferme des portes comme ça, mais ça fait que chaque personne dans la communauté sente que leur valeur est reconnue. Pour moi, ta valeur n’est pas déterminée par ton chiffre d’affaires ou ton nombre d’abonnés sur Instagram. Est-ce que leur valeur est déterminée par leur abonnement chez Ève? 100%. 100%. C’est le seul critère. C’est le seul critère.
Si tu n’es pas bonée, là, qu’est-ce que tu fais? Non, mais c’est une bonne question. Par exemple, dans le sens… Non, celle-là était de merde, mais je veux dire, c’est quoi le critère, par exemple, de valeur des gens? Parce qu’on s’entend… Tu veux que les gens qui viennent enseigner quelque chose aillent enseigner ou animer. C’est sûr que c’est dans un cadre de jeu, par exemple.
Fait que c’est… Les gens externes, ils viendraient dans quel but? Contexte. Bien, c’est ça, en fait. C’est pas… C’est juste pas aligné avec le modèle d’affaires actuel, dans le sens où la mission, c’est pas nécessairement d’éduquer, de démocratiser l’accès à l’information. Tu sais, on n’est pas là-dedans. C’est pas ça, la mission, puis c’est correct. Il y en a plein d’autres qui ont cette mission-là puis qui le font fucking bien. Oui. Fait que ça n’a pas besoin d’être moi, tout simplement.
Fait que les animateurs sont choisis d’abord avant tout parce qu’ils étaient morts. Puis après, j’ai fait tout un processus de sélection. Je me suis fait accompagner par quelqu’un à RH. Ça a été la chose la plus difficile que j’ai fait depuis que je suis entrepreneur. Pourquoi donc? Sans blague. Bien, parce que j’ai reçu 43 applicants qui voulaient devenir animateurs. Il faut que tu glances les gens puis quelqu’un qui a les connexions émotionnelles. Est-ce que ça a été difficile de dire non puis de… Ah, vraiment?
Oh mon Dieu, déjà, j’ai procrastiné jusqu’à la dernière minute mon petit massage vocal ou est-ce que je dis que je t’aime beaucoup, il fallait que je fasse des choix. Ça, ça a été mon plus grand défi d’être capable de choisir cette équipe-là. Et je suis allée avec des gens qui, justement, n’avaient pas le désir de se mettre eux de l’avant mais qui avaient vraiment le désir de tenir un espace pour les autres.
Les animateurs ne sont pas là pour vendre leur salade, ils ne sont pas sur un pied d’estal. Ils sont là pour donner la voix aux personnes qui sont là dans l’événement puis permettre aux autres de s’exprimer. Ça fait que c’est entre autres comme ça que j’ai fait le tri de dire qu’il y a des gens qui sont vraiment cool mais leur personnalité c’est un peu plus show-off puis j’ai envie de parler de moi puis je n’ai pas envie de mettre les autres en valeur. Puis c’est correct. J’aime ça les gens show-off, moi aussi je suis show-off.
Ça fait que c’est comme ça que cette équipe-là, cette magnifique équipe-là elle a été choisie puis il y a des gens qui sont avec moi ça fait plus qu’un an qui en aiment toutes les semaines dans Ève et que les gens sont engagés. Est-ce que ces animateurs-là deviennent des partenaires d’affaires ou est-ce qu’ils sont payés d’un prix fixe? En fait, sont-tu rémunérés? Comment est-ce que ça fonctionne en arrière?
Parce que tu sais, je me dis, si tu veux bâtir quelque chose comme ça puis d’avoir, d’offrir autant, c’est évident que tu ne pourras pas faire ça tous les jours mais en même temps tu ne veux pas exploiter gratuitement les autres. Ça fait que je sais pas comment est-ce que tu as réfléchi ça.
Oui, dans le fond, tous mes animateurs, à l’exception de ceux qui animent le co-travail parce que dans le co-working tu as le temps pour travailler sur tes affaires. Tous mes animateurs sont rémunérés. Ils ont une rémunération à l’heure pour chacun des événements qu’ils animent. En plus de ça, ils ont de l’affiliation, évidemment un lien d’affilié donc pour toutes les personnes qui réfèrent dans l’espace et ils ont des avantages sur les événements puis sur les voyages.
Donc par exemple, l’événement que j’ai offert sur la base de pleinement samedi dernier, tous mes animateurs ont été invités gratuitement à mes frais à moi. OK, ça c’est nice. Puis évidemment, avec le temps, est-ce que tu comptes faire plus d’événements de voyage ou est-ce que tu en gardes moins? J’imagine que plus tu as de revenus, plus tu es capable de faire ça. Oui, oui, exactement. J’aimerais ça, en ce moment, j’en ai un par année, un voyage entrepreneur. On va voir si on est capable de monter à deux. Je ne pense pas cette année, peut-être dans quelques années.
Mais j’aimerais ça qu’il y ait des événements, qu’il y ait plus d’événements par semaine puis par mois pour permettre aux gens qui sont sur différents fuseaux horaires parce qu’on a des gens en Europe et tout ça, d’être capable de se joindre à plus d’événements aussi et d’avoir plus d’ambassadeurs, plus d’animateurs. Mais tu sais, sous taille roue, plus j’ai de membres, plus j’ai de revenus, plus j’ai de revenus, plus je peux en redistribuer. Donc, plus je peux engager d’animateurs, plus j’ai d’animateurs, plus j’ai d’ambassadeurs, plus la communauté grandit. On fait ça progressivement au fur et à mesure qu’un nombre de membres augmente.
Tu as parlé justement que tu avais des gens un peu partout, mais justement, tu as des membres un peu partout dans la francophonie ou c’est ça ton objectif. Mais bref, c’est quoi tes ambitions avec le membership? Comment est-ce que tu vois grandir ça avec le temps? Oui, c’est certain, j’aimerais ça qu’on se rende à 1000 membres et plus. Mon target, ça serait 400 membres pour 2025 et après ça, 1000 membres pour 2026.
Ce que j’aimerais aussi, c’est d’établir des partenariats avec des espaces de co-working et des espaces de co-living. Donc, de dire, si tu es des membres, tu peux aller passer une semaine en co-living au Portugal avec d’autres entrepreneurs qui font moitié travail, moitié visite, plaisir et tout ça. Puis comme je te disais, développer un peu plus l’aspect team building, événements présentiels. Vraiment créer des expériences qui sortent de l’ordinaire et qui nous permettent de briser l’isolement et de s’amuser.
C’est sûr qu’avec le temps, ça règle un peu la problématique aussi d’être physiquement quelque part parce que, en ce moment, est-ce que les événements en personne pourraient être un frein à la croissance du membership à l’international considérant que s’il y a un focus, par exemple, sur le Québec, les gens en France ne pourront jamais profiter pleinement de leur investissement.
En fait, fun fact, en mars, il y a eu un événement Réseautage Eve à Montréal et j’étais en Martinique dans les Caraïbes. Oui. Donc, j’ai organisé l’événement, je me suis occupée de… c’était un karaoké, je me suis occupée d’appeler le karaoké, de payer la facture, de faire les courriels de rappel, d’écrire l’événement virtuel et j’avais un de mes animateurs qui était sur place, payé, à animer l’activité.
Donc, je ne vois pas ce qui m’empêcherait de dire, bien, j’ai une animatrice en Europe, dans une entre autres Aurélie en Belgique, bien, elle a prêt à offrir un événement à Eve dans sa ville une fois par mois en Belgique. Puis, moi, je vais juste m’occuper de la partie com à ce moment-là puis développement de cet événement-là. Right. Marketing, vente de l’événement, mais elle, elle anime sur place. Fait que je pourrais avoir des ambassadeurs partout qui animent des événements à Eve partout dans le monde, peu importe où moi je suis.
C’est un peu l’œuf ou la poule, par exemple. Est-ce que tu commences par… Tu sais, mettons que tu veux croître en Europe, est-ce que tu aies déjà des événements pour leur dire « Regardez, il y en a déjà » ou est-ce que quand tu as assez de membres européens, est-ce que là, tu offres plus d’événements? Oui. 100%.
Après, ça, c’est une autre croyance que j’ai puis qui a vraiment été renforcée ce week-end. Moi, je ne crois pas aux gros événements de réseautage. En fait, je trouve ça inutile. Un événement de réseautage à 100 personnes ou plus, la seule personne à qui ça profite, c’est les gens qui vont parler sur le stage puis la personne qui a vendu les billets. Ça ne profite pas aux participants.
Bien, tu vas rencontrer une poignée de personnes puis… Combien de gens tu vas te souvenir à la fin de la soirée? Combien de personnes tu vas vraiment être en contact avec? Oui. Mais est-ce que l’objectif, c’est de connaître tout le monde dans la pièce à chaque fois? Non, ce n’est jamais ça. Ce n’est jamais ça, sauf qu’au final, ça va être du hasard. Tu vas te présenter dans l’événement. Est-ce que tu vas rencontrer les 15 personnes que tu as vraiment besoin de rencontrer? Peut-être pas.
Peut-être que tu vas rencontrer 15 personnes puis que sur les 15, il y en avait 5 qui vont réellement être pertinentes dans ce que tu as besoin là et ci, maintenant puis que les 10 autres, c’est peut-être pour plus tard. Fait qu’au final, moi, je trouve qu’un événement de réseautage, entre 15 et 25 personnes, c’est pas mal l’idéal juste pour que tu aies une petite ambiance, que tu aies un effet de groupe.
Après, moi, j’aime mes événements de réseautage petits puis cosy parce que tu apprends les noms de tout le monde. Tu apprends un peu ce que tout le monde fait puis là, tu peux aller cibler c’est qui les personnes qui t’intéressent le plus, avec qui ça vibre, que tu as le goût de créer des liens. Fait que oui, il y a le full à poule en même temps si je garde mes événements petits. Right.
Ça peut se faire rapidement, tu sais. Au début, au début de l’épisode, tu disais que justement tu étais sur ton voilier, tu faisais beaucoup de voyages puis tu avais ce besoin-là de te connecter avec un groupe, tu sais, quand même. Est-ce que, est-ce que ta passion du voyage puis d’aller rencontrer du monde est décédée ou est-ce qu’elle est encore là? Oh God! Je pense pas qu’elle est décédée.
Hum. En tout cas, le bateau, il est décédé. Le bateau est décédé en crime. Oui, il y a des avions. Il n’achèterait pas un autre cette année-là, tu sais, ou dans les deux prochaines années. Je ne penserais pas. Non, je pense qu’il y a toujours ce désir-là de voyager, de rencontrer des gens. En même temps, c’est sûr que je ressens vraiment le désir de voir les gens qui sont ici, de les serrer dans mes bras, de voir du monde en vrai. Ça, c’est présent aussi.
Je trouve ça tellement beau de voir à quel point nos relations se sont construites en virtuel. Demain, j’ai une fille qui vient me chercher ici. Ça fait un an qu’on se FaceTime et qu’on se parle en virtuel. Puis là, elle arrive du Salvador. Elle, ça fait trois ans qu’elle est au Salvador. Elle est arrivée au Québec avant hier et elle vient me chercher demain et j’ai tellement hâte de la voir. C’est incroyable de dire que ça fait un an qu’on construit cette relation-là en virtuel et on va se voir en vrai pendant une semaine.
Ça fait que, oui, j’ai le goût de voir mon monde en ce moment en vrai. C’est ça qui est présent. Je pense que c’est la même chose avec ce qu’on vient juste de parler par rapport au grand networking versus les petits. Genre, quand tu es dans une plus petite pièce, appelons-la le Québec, ou whatever, où est-ce que tu es en Estrie sur un ranch, tu passes plus de temps avec ces gens-là puis à mieux les connaître puis à créer ces connexions-là tandis que quand tu es en mode voyage tout le temps, c’est sûr que tu pourrais…
Parce qu’en fait, la question que je t’avais dit, c’est est-ce que c’est… Comment est-ce que tu mélanges ton entreprise avec ça étant voyageuse? Mais à chaque fois que tu voyages, si c’était pour faire les événements en Europe toi-même parce que tu voudrais aller les faire puis tu n’aurais pas une animatrice, animateur, ça change que tu ne vas pas passer physiquement du temps très longtemps là à entretenir ces relations puis ces connexions-là.
Franchement, ce que j’entends, c’est que tu es dans une saison de petit networking puis de Québec où on reste sur place puis on s’en racine un peu plus finalement. Oui, exactement, de coucouning, de coucouning puis de… En fait, on refait le petit cocon à la sécurité, je pense que mon corps a besoin de ça après deux ans avec beaucoup d’instabilité puis un gros trauma. Je restais vraiment à ce besoin-là de me sentir en sécurité puis chez moi puis aimer puis entourer. Ça va être beau.
Tu as clairement créé une business qui, pour moi, qui est à ton image, qui respecte ce que tu as envie de faire, tu as envie de jouer, tu as envie de le partager aussi, qui respecte tes saisons, on en parlait à l’instant même, qui ne suit pas les codes de la business en ligne où tout le monde te dit, ben oui, tu as juste besoin de créer une formation en ligne, tu vas partir de n’importe où, créer des revenus exponentiels et ainsi de suite. Tu fais comme, you know what, non, c’est pas ça que je veux, je vais faire mon affaire. T’as-tu un conseil pour les gens qui écoutent, qui sentent pas qu’il y a vraiment un modèle qui leur convienne puis qui aimerait bâtir quelque chose qui est plus à leur image?
Hum, ça existe. C’est ce que tu as envie de créer, là, ça a le droit d’exister puis ça a sa place puis de ne pas avoir peur de ne pas avoir peur que ça marche pas, de ne pas avoir peur que ça n’a pas sa place. Si toi, tu as ta place sur la terre, fait que ton idée aussi, elle a sa place. Hum, puis, ouais, aie du fun, amuse-toi. C’est quoi le pire qui arrive? Ça va planter puis tu vas en monter une autre business? That’s it.
Pour vrai, non, mais c’est une vraie question dans le sens où comme, tu sais, je pense que quand tu as vraiment ce désir-là intérieur de faire quelque chose vraiment pour toi, même si, même si shit hits the fan, tu n’auras pas pu ce besoin-là. Il va falloir que tu relances quelque chose parce que même si, pendant un bout, tu as besoin d’aller travailler dans un 9 à 5 parce qu’il faut que tu payes tes toasts, bien, tu vas quand même avoir en arrière de la tête, tu sais, tu as goûté à ça, de ce besoin-là de vivre quelque chose. Fait que, effectivement.
Oui. Puis, on n’a pas besoin d’avoir toutes les réponses. Tu sais, Ève, là, au départ, on était 6. On était 6 puis ça ne coûtait rien. Puis après ça, ça coûtait 12 piastres par mois puis on était 20. Puis on se ressemblait en Zoom à toutes les semaines puis c’était déjà hot. C’était déjà assez hot à ce moment-là.
Puis après ça, bien, ça l’a fait des petits puis ça l’a grandi puis ça l’a grandi puis là, au moment où l’épisode va sortir, je vais enfin avoir une landing page qui est prête depuis trois semaines mais que je n’ai pas écrit la politique de confidentialité. Mais tu sais… Je suis contente que tu dises ça parce que genre, je faisais mes recherches avant l’épisode, j’étais comme, ah non, c’est juste une vidéo, il faut que je clique sur le bouton pour avoir les informations. Mais ça marche pareil ton affaire, par exemple.
Ça marche pareil, tu sais. Non, non, tu sais, chacun ses stratégies. Moi, je suis allée avec les relations, je suis allée all-in. C’était mon canal fait que je suis allée all-in. Puis là, j’ai hâte d’avoir une vraie landing page de ma copywriter qui m’a fait quelque chose de beau, d’humoristique. Fait que…
Bref, mon point, c’est ça, tu n’as pas besoin d’avoir toutes les réponses, tu n’as pas besoin d’avoir toutes les étapes. La priorité, bien, c’est de croire en ton projet puis de vendre. Après, bien, tu vends, tu vends, tu vends, puis là, il y a du revenu. Puis là, une fois qu’il y a du revenu, bien là, tu peux aller chercher un branding, un logo, un site web. Mais, il n’y a pas besoin d’avoir tout au départ.
De toute façon, tu sais, on cherche beaucoup à avoir cette identité visuelle-là spécifique quand on commence parce qu’on veut être reconnu. Mais je pense que l’identité d’un vrai projet prend du temps à bâtir. Puis même si tu te pitches sur aller créer un branding puis tu délèges ça à quelqu’un qui est extraordinaire, si tu ne sais pas tes qui, il va falloir que tu le rechanges dans une couple d’années. Anyway, ou dans une couple d’années. Parce que tu vas être allé et tu fais comme, ah, je ne sais pas ça, c’est ça exactement. Bien non, ce n’était pas ça initialement puis c’est encore plus ça. Tu sais, mais bref.
Écoute, c’est tout le temps que j’avais pour cette entrevue-là. Où est-ce que les gens peuvent te retrouver sur Internet? Puis, bien écoute, why not? S’inscrire à Ève. Yes, ma page perso, Instagram, c’est juste mon nom, je vais qu’il leur emberger tout simplement. Puis après ça, Ève a des médias sociaux partout, LinkedIn, Facebook, Instagram, TikTok. She’s everywhere. She’s everywhere. Exactement, on est partout.
Fait que chercher Ève, espace virtuel entrepreneur puis vous allez me trouver. De toute façon, les liens pour retrouver le lien, les liens pour retrouver les liens seront sur le lien au GenevièveGauvin.com slash effronté-85. Puis si tu as aimé l’entrevue d’aujourd’hui avec Vicky, bien partage ça dans tes stories sur Instagram. Tu peux me taguer par en bas Geneviève Gauvin et taguer un des deux comptes de Vicky, soit Vicky, le emberger, Vicky, par en bas, le emberger, ou c’était, si je ne me trompe pas, Ève.espace virtuel. Pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de cette entrevue-là, de cette discussion-là, si toi aussi tu vas aller de l’avant et peut-être plus jouer pour Unleash ta créativité. Who knows? On a super hâte de savoir qu’est-ce que tu en as pensé.
Vicky, un énorme merci d’être passée sur Effronté. Ça a été un énorme plaisir de continuer cette discussion-là. On se reparle la semaine prochaine. Bye là!
T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci, Boul, pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effronté, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast et tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur S’abonner et descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section Évaluation et avis. À partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi s’inquiète-toi si t’aimes le contenu du podcast et laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast et comment est-ce que ça a un impact sur ta business et ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine.

Hello Gen !
Un grand merci ! J’ai adoré l’épisode.
D’une manière générale j’apprécie que dans ton podcast tu partages à la fois les coulisses de ton business (par exemple l’analyse de Kaching avec l’événement présentiel versus années précédentes) et que tu fasses découvrir d’autres entrepreneur.e.s. avec des modèles super variés !
Que ce soit avec toi ou Vickie Leuenberg, l’accent est mis ici sur les collaborations et ça sort des sentiers battus.
D’une part, je trouve inspirant et réconfortant de voir des modèles d’affaires basés sur la coopération plutôt que l’habituelle « loi de la Jungle » en mode il faut être le plus fort avec un couteau entre les dents 😉
D’autre part, la grande variété et la particularité de chaque invité dans le podcast encourage à oser être complètement soi-même et créatif dans son propre business.
Thanks !
Wow merci full Hélène pour ton beau commentaire!! Tellement heureuse qu’Effrontée te parle autant!!