Diversifier ses revenus, c’est le sujet que j’avais hâte de mettre sur la table depuis le début. Dans cet épisode, j’accueille Francesca Taïs, fondatrice de l’École du Matrimoine, pour parler d’argent, de richesse et d’un concept que je n’avais jamais entendu ailleurs: le matrimoine. Elle a quitté un poste de consultante en finances auprès de banques d’investissement pour bâtir quelque chose qui lui appartient complètement. Sa mission: que les femmes déploient leur plein potentiel financier et se créent une vie sereine, riche et libre.
Diversifier ses revenus: sortir du moule de l’autoroute
On grandit toutes avec la même croyance: faire ses études, trouver un emploi stable, gagner de l’argent. C’est l’autoroute. Le problème, c’est pas que l’autoroute soit mauvaise. C’est qu’on ignore souvent qu’il existe d’autres routes.
Francesca l’a vécu de l’intérieur. Après 5 ans comme consultante pour des banques d’investissement, elle réalise qu’elle ne connaît rien aux investissements. Elle sait gagner de l’argent, mais pas le faire travailler.
> « J’avais grandi avec cette croyance qu’il faut faire ses études, trouver un emploi, idéalement un emploi de cadre et gagner de l’argent. Mais en fait, si on se dit qu’on va travailler et on gagne de l’argent, il nous manque une grosse partie du tableau. »
Ce déclic, combiné à la naissance de son fils, la pousse à quitter son emploi et à diversifier ses revenus autrement. Elle crée l’École du Matrimoine pour que d’autres femmes n’aient pas à réinventer la roue seules.
Le mot qu’elle utilise pour décrire ça, c’est exactement ce que j’aime: une GPS avec plusieurs routes. Le but n’est pas de forcer tout le monde à quitter son emploi ou à devenir entrepreneur. C’est de connaître les possibles. Parce que quand tu ne sais pas que d’autres chemins existent, tu les prends jamais.
Le matrimoine: diversifier ses revenus au féminin
C’est le concept qui m’a donné les frissons. Tout le monde connaît le patrimoine. Mais Francesca parle de matrimoine, et il y a une raison derrière ce choix de mot.
> « Le mot patrimoine est un mot masculin. Et moi, dans mon monde, je m’adresse à des femmes. J’avais envie que quand les femmes rencontrent ce mot-là, elles se disent, OK, ça me parle et je vais m’intéresser à ça. »
Le matrimoine, c’est tout ce que tu vas construire pour toi-même: tes revenus, tes investissements, tes actifs, l’héritage que tu veux créer. Pour une femme célibataire, c’est ce qu’elle possède et fait grandir. Pour une femme en couple, c’est sa contribution à la richesse commune.
Ce qui est puissant dans ce mot, c’est le sentiment de contrôle qu’il génère. Patrimoines, c’est neutre, ça s’applique à tout le monde techniquement. Mais matrimoine, tu sais que c’est pour toi. Que c’est construit par toi. Et ça change quelque chose dans la façon dont tu l’abordes.
La grosse erreur que font beaucoup de femmes selon Francesca: s’arrêter à bien gérer ses finances personnelles (budget, épargne) sans passer à l’étape suivante. Gérer son argent, c’est juste un bout du puzzle. Bâtir son matrimoine, c’est le puzzle au complet.
Les 3 étapes pour diversifier ses revenus et bâtir son matrimoine
Francesca utilise une pyramide en 3 étages dans son approche à l’École du Matrimoine. C’est clair, progressif et applicable quelle que soit ta situation de départ.
Étage 1: La sérénité financière. C’est la base. Quand tu n’as pas la sérénité financière, tu prends de mauvaises décisions. Les arnaques aux investissements ciblent précisément les gens dans cet état, parce qu’ils cherchent des gains rapides sans avoir les bases.
Étage 2: Créer de la richesse. Une fois la sérénité installée, tu commences à faire travailler ton argent. Tu regardes tes options: immobilier, bourse, cryptomonnaies, business. Tu choisis selon ton profil de risque, ton niveau d’énergie, ton temps disponible.
Étage 3: La liberté. C’est le sommet. Ce niveau, c’est quand tu peux choisir ta vie. Tu n’es plus en dépendance financière vis-à-vis d’un emploi, d’une personne, d’une seule source de revenus.
Ce que j’aime dans cette approche, c’est qu’elle normalise le fait de diversifier ses revenus de façon graduelle. Pas besoin de commencer avec un portefeuille d’investissements imposant. Commencer avec 200 euros/mois qui travaillent, c’est déjà diversifier ses revenus. C’est l’effet boule de neige qui fait le reste.
Pourquoi diversifier ses revenus est urgent (même avec une bonne business)
Il y a une question que j’ai posée à Francesca qui m’obsède: est-ce qu’on ne devient pas esclave de notre entreprise si on ne diversifie pas ses revenus?
Sa réponse est directe: oui.
> « Si tu te contentes de créer un business, de gagner de l’argent, même si tu gagnes des millions, quand tu mets le levier de l’investissement dans l’équation, bien, c’est un effet multiplicateur. »
Elle pousse plus loin en nommant quelque chose de peu discuté dans le monde de l’entrepreneuriat: l’inflation. Si ton argent ne croît pas au moins au rythme de l’inflation, tu t’appauvris chaque jour. Laisser son argent dormir sur un compte épargne, c’est pas une position neutre. C’est une perte active.
> « Au moins, si tu avais fait quelque chose et que tu perdais de l’argent, tu dirais, ok, je me félicite parce que j’ai essayé. Mais là, tu laisses l’argent dormir sur ton compte épargne, tu n’oses pas te lancer et tous les jours, tu t’appauvris. »
Et ça va dans les deux sens: pour les entrepreneures qui font de gros revenus, la question n’est pas si tu devrais diversifier, c’est comment. Est-ce que tu investis à travers l’entreprise? Est-ce que tu te verses un salaire et tu investis à titre personnel? Est-ce que tu places une partie de ta trésorerie? Francesca fait exactement ça avec l’École du Matrimoine, elle n’attend pas les dividendes pour faire travailler l’argent.
Francesca mentionne aussi Le Cadran du Cashflow de Robert T. Kiyosaki, qui distingue deux types d’entrepreneurs: ceux qui échangent encore du temps contre de l’argent (même si les montants sont plus grands qu’un salaire), et ceux dont les systèmes génèrent des revenus indépendamment de leur présence.
Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes
Par où commencer si tout ce qu’on gagne part dans les dépenses ou les dettes?
Francesca est claire: tu as deux leviers. Augmenter tes revenus (demander une augmentation, développer un side business) ou réduire tes dépenses pour dégager une capacité d’épargne, même petite. L’étape d’après, c’est de rembourser les dettes les plus coûteuses en intérêts. Pas besoin d’attendre d’être à l’aise pour commencer à apprendre: tu peux te former sur les différents types d’investissement pendant que tu rembourses.
Est-ce qu’il faut être riche pour commencer à diversifier ses revenus?
Non. Investir en bourse peut commencer avec de très petites sommes. L’idée que l’investissement est réservé aux gens qui ont déjà de l’argent, c’est exactement le genre de croyance qui maintient les femmes à l’écart de la construction de richesse. L’effet de composition, c’est précisément conçu pour que de petits montants deviennent grands avec le temps.
Quel montant minimum viser pour son matrimoine?
Francesca refuse de donner un chiffre universel, et c’est la bonne réponse. Le minimum qui fait du sens, c’est celui qui correspond au style de vie que tu veux avoir maintenant, plus ce que tu anticiperas plus tard. Ce chiffre va évoluer. Ce qui compte, c’est de commencer à construire maintenant, à ton niveau, avec ce que tu as.
Mes prochaines étapes
Si tu veux continuer avec moi, c’est dans Self-ish que ça se passe: devenir ta version la plus daring, fiercely en contrôle, et bâtir une business qui te supporte, pas le contraire. Un courriel chaque mardi matin, gratis.
Pour aller plus loin sur les finances et la richesse, écoute l’épisode 2 sur ta relation avec la richesse et l’argent, l’épisode 25 sur 15 habitudes pour mieux gérer ton argent et bâtir ton indépendance financière et l’épisode 9 sur les 4 changements dans ma business depuis que j’ai atteint les 7 chiffres.
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Un peu plus sur Francesca Taïs
En 2016 lorsque Francesca signe son premier CDI, elle se promet d’apprendre à mieux gérer ses finances personnelles pour ne plus finir à découvert. Elle décide de créer un blog qu’elle appelle « The Fearless Girl Finances » pour partager tout ce qu’elle apprend. Des centaines de femmes se rallient à ce mouvement de femmes fearless et déterminées à prendre en main leurs finances.
À la naissance de son fils, elle décide de quitter son emploi de consultante en Finances et Risques auprès de banques d’investissement pour ce projet qui brûle en elle. Elle fonde l’École du Matrimoine car elle désire contribuer à l’empowerment financier féminin. Elle veut voir plus de femmes déployer leur plein potentiel financier et se créer une vie sereine, riche et libre.
Show notes
Format: Entrevue avec Francesca Taïs Durée: 54 min
Sujets abordés:
- D’où vient l’aisance de Francesca à parler d’argent
- Les déclics personnels qui l’ont amenée à diversifier ses revenus et quitter son emploi
- L’analogie de la route: l’autoroute vs les autres chemins vers la richesse
- Le concept de matrimoine: ce que ça change pour les femmes
- Les 3 étapes de la pyramide de l’École du Matrimoine (sérénité, richesse, liberté)
- Comment s’enrichir quand tout part dans les dépenses ou les dettes
- Inflation: pourquoi ne rien faire avec son argent, c’est déjà perdre de l’argent
- Investir à travers son entreprise vs à titre personnel
- Les deux types d’entrepreneurs selon Le Cadran du Cashflow
- Quel montant viser pour son matrimoine
Liens & ressources:
- Instagram de Francesca: @francesca.tais
- Site de l’École du Matrimoine: lecoledumatrimoine.mykajabi.com
- Livre Le Cadran du Cashflow de Robert T. Kiyosaki:
– Amazon CA: Le Cadran du Cashflow
- Self-ish, l’infolettre de Gen
- @_genevievegauvin sur Instagram
📝 Lire le transcript intégral
T’écoutes Effrontée épisode 12. Aujourd’hui, on parle de diversifier tes revenus pour bâtir ta richesse et ton matrimoine avec Francesca Taïs. Évidemment, un petit peu plus sur elle avant de commencer l’entrevue.
Donc en 2016, lorsque Francesca signe son premier CDI, elle se promet d’apprendre à mieux gérer ses finances personnelles pour ne plus finir à découvert. Elle décide de créer un blog qu’elle appelle The Fearless Girl Finances pour partager tout ce qu’elle apprend. Des centaines de femmes se rallient à ce mouvement de femmes fearless et déterminées à prendre en main leurs finances.
À la naissance de son fils, elle décide de quitter son emploi de consultante en finances et risques auprès de banques d’investissement pour ce projet qui brûle en elle. Elle fonde l’école du matrimoine car elle désire contribuer à l’empowerment financier féminin. Elle veut voir plus de femmes déployer leur plein potentiel financier et se créer une vie sereine, riche et libre. Bonne écoute!
C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place.
Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand.
Je suis présentement avec Francesca Taïs. Francesca, comment ça va? Très bien et toi, j’ai une belle? Ça va super bien. Je suis contente de t’avoir sur Effrontée aujourd’hui parce que je pense qu’on va parler ensemble du sujet le plus effronté de tous. D’argent, de richesse, de wealth et d’un concept qui t’es… je pense que je n’ai jamais vu ça ailleurs. Bienvenue sur Effrontée pour qu’on ait des discussions qui brassent les gens.
Écoute, ça fait un moment que je te suis sur Instagram. Et t’as tout d’abord attiré mon attention justement simplement en étant une femme qui parle d’argent. Ça devient de où cette aisance de parler ouvertement de succès, de richesse, de diversification des revenus et j’en parle?
Alors, il faut savoir que de base, je viens d’une famille de classe plutôt moyenne. Donc, la croyance avec laquelle j’ai grandi, c’est qu’il faut faire ses études. En l’occurrence, j’ai fait mes études. J’ai eu un master 2 en droit des affaires et ingénierie financière. J’ai quitté mon pays d’origine qui est le Togo pour venir faire mes études en France. Donc, j’avais grandi avec cette croyance qu’il faut faire ses études, trouver un emploi, idéalement un emploi de cadre et gagner de l’argent.
Ce qui s’est passé, c’est que j’ai suivi ce schéma-là pendant plusieurs années. Et j’ai décroché mon CDI de consultante auprès de banques d’investissement. Et j’ai travaillé comme ça pour des banques d’investissement pendant 5 ans. Et ce qui s’est passé, c’est que durant cette période-là, je me suis rendu compte que je n’avais pas d’éducation financière réellement. Et qu’en matière d’investissement, je ne connaissais en réalité rien.
Et que j’avais seulement cette idée qu’il faut travailler et gagner de l’argent. Mais en fait, si on se dit qu’on va travailler et on gagne de l’argent, il nous manque une grosse partie du tableau. C’est juste une toute petite partie de la manière de gagner de l’argent. Et surtout, cela ne nous permet pas réellement de construire un matrimoine quand on est une femme.
Quand je me suis rendu compte que je n’avais pas ces connaissances-là, c’était peut-être en 2017. Je me suis dit, ok Francesca, tu vas t’éduquer financièrement. Tu vas apprendre toutes ces choses que tes parents ne t’ont pas forcément appris. C’est dans cette quête de connaissances que j’ai vraiment découvert un monde incroyable, que ce soit l’investissement en immobilier, que ce soit en bourse, que ce soit les crypto-monnaies, etc.
J’ai découvert tout un monde et je me suis dit, ok, tu ne peux pas garder ça pour toi toute seule. J’ai commencé en 2018 avec un blog que j’ai appelé The Fearless Girl Finances. Et du coup, c’est génial. C’est comme une boucle d’arriver là sur le podcast Effrontée parce que j’ai démarré comme ça. Je voulais rendre les femmes fearless avec les finances perso.
Je suis curieuse avec, à travers ton emploi, de… c’était quoi la problématique pour toi? Qu’est-ce qui a fait, qui a déclenché que, hey, je vais commencer à regarder qu’est-ce qui se fait ailleurs?
Moi, déjà, pendant mes études, lorsque j’étais déjà étudiante, j’étais énormément à découvert. J’avais souvent des problèmes d’argent. Et je m’étais promis que le jour où je trouverais un emploi et que j’aurais des revenus réguliers, eh bien, je prendrais soin de cet argent-là et je ferais en sorte de ne plus jamais revenir dans une situation où je manque d’argent.
Ensuite, quand j’ai signé mon CDI, quand tu travailles en tant que consultant, tu travailles énormément. Je travaillais à Paris, la Défense. Et les horaires sont plutôt assez larges. Et en 2020, je suis tombée enceinte de mon premier fils. Et là, j’ai eu aussi mon deuxième plus gros déclic qui a été OK. J’ai envie d’avoir du temps pour mon enfant. Je ne veux pas simplement aller au travail, rentrer tard, ne pas le voir grandir.
J’avais envie d’être là pour mon fils. Et donc, c’est comme ça que je me suis dit: comment est-ce que je pourrais arrêter de travailler, mais continuer à avoir des revenus et pouvoir profiter de cette saison-là avec mon fils qui vient de naître? Et c’est là que j’ai eu le shift en me disant: ok, je vais quitter mon emploi et je vais développer d’autres ressources de revenus.
Donc, c’est comme ça qu’en 2021, 5 ans après mon emploi de travail dans le conseil auprès des banques d’investissement, j’ai décidé de quitter cet emploi-là et de fonder l’école du matrimoine pour accompagner d’autres femmes à faire potentiellement la même chose ou tout simplement pour elles aussi réaliser les projets qui leur tiennent à cœur.
Puis je trouve ça intéressant aussi parce que, mine de rien, on est comme conditionné à ce qu’un emploi, ça soit la seule source de revenus, à tel point que même si on diversifie, on s’accroche à l’emploi. En fait, je commence à diversifier, je commence à faire des investissements, mais on dirait que je ne vois toujours pas ça comme un outil pour me faire travailler moins.
On s’accroche à l’idée que l’emploi, c’est l’emploi ou notre travail, même notre entreprise, c’est la façon de faire des revenus, puis c’est comme la seule façon qui est legit. Je pense que c’est de faire switcher ça, puis de voir les différentes possibilités, puis de voir ça aussi comme un genre de casse-tête qu’on peut personnaliser à notre source, puis qu’au final, au lieu de prendre 100% des revenus qui viennent de l’entreprise, on peut aussi peut-être 20% si on trouve un emploi qui nous permet de travailler si peu, ou une business qui travaille de façon automatisée, puis 80% qui viennent d’autres sources de revenus, on n’est pas obligé de suivre le moule.
Exactement. Le mot que tu as donné est tellement important, le moule. Comme je te disais tout à l’heure, mon histoire était pareille. Mes deux parents, ils ont toujours travaillé, donc ils ont toujours été dans un schéma où on fait des études, on travaille, on gagne de l’argent.
C’est vrai qu’on grandit parfois dans un moule où on a l’impression que c’est une autoroute et il faut tous la prendre. Alors que quand on prend une route, en réalité, quand tu allumes ton GPS, tu te rends compte que le GPS, il te propose différentes routes. Et même quand tu es sur ton autoroute et tu te dis, ok, je vais à tel endroit, peut-être que toi, au final, prendre l’autoroute, ce n’est pas ce qui va te convenir. Peut-être que toi, tu as besoin de prendre une sortie, mais ce n’est pas parce que tu prends une sortie que tu ne vas pas arriver au même endroit.
Il existe énormément de manières de faire de l’argent, et c’est important de trouver ce qui te correspond aussi à toi. Il y a des personnes qui sont passionnées par leur emploi, et moi, dans ma communication, dans mon école, dans tout ce que je fais, je ne dirai jamais à une personne, quitte ton emploi et fais cet investissement-là pour gagner de l’argent. Non, je crois qu’il y a plusieurs chemins, plusieurs routes.
Mais le problème, c’est qu’on est très nombreuses, déjà en tant que femme aussi, à ne pas connaître les possibles. Et ça, c’est là où il y a un problème. C’est quand tu ne connais pas ce qui est possible pour toi, c’est quand tu ignores les choses, les possibilités qu’il y a pour toi en termes de nouvelles sources de revenus, en termes d’investissement, etc.
Donc du coup, au niveau du salariat, c’est ça en fait. Au final, on est tous sur cette autoroute-là, parce que c’est le modèle le plus répandu. Et pourtant, il existe d’autres moyens. On peut cumuler avec d’autres choses. On peut aussi décider d’arrêter ça. Et notamment pour créer de la richesse, il y a le business, il y a les investissements. Il y a également… ton salaire peut être une source de revenus également.
J’adore. J’aime beaucoup ton analogie de la route. Honnêtement, ça me fait penser à… Quand j’étais jeune, on allait en voyage avec mes parents, puis c’était des voyages en voiture. On faisait le tour du Québec, on faisait le tour de différentes provinces au Canada. Puis mon père avait tendance à ne pas prendre les autoroutes, justement, parce qu’il voulait prendre les routes qui étaient plus proches de la mer, ou en fait du fleuve Saint-Laurent, parce que pour lui, c’était plus beau. On se rendait tout le temps à la place. On arrivait à l’hôtel plus tard, mais pour lui, c’était beau.
Donc, on a parlé du mot matrimoine, justement, plusieurs fois à date. Honnêtement, c’est ce qui a le plus attiré mon attention. Est-ce que tu peux nous en parler? Comment est-ce que tu as découvert slash créé le concept?
Oui. Alors, ce qu’il faut savoir, c’est qu’au départ, j’avais créé un programme qui est classique dans le sens où je voulais accompagner des femmes à mieux gérer leurs finances personnelles. Et en fait, je me suis dit, ce n’est pas suffisant. Parce qu’en fait, mieux gérer son argent, c’est ce que tout le monde nous apprend. C’est-à-dire qu’on t’apprend à créer un budget, on t’apprend à épargner, etc. Mais c’est juste un bout du puzzle géant, en fait. Et en fait, ce puzzle géant, c’est le matrimoine.
Et en fait, c’est tout ce que tu vas construire pour toi-même, que ce soit pour tes enfants également ou pour tes futurs enfants, et qui va te permettre de créer cette vie qui est vraiment, je l’appelle, une vie sereine, une vie qui est riche, une vie qui est libre, une vie qui te permet vraiment d’accomplir, on va dire, ta mission de vie.
Et le mot matrimoine, pourquoi matrimoine? C’est parce que généralement, tout le monde parle de patrimoine. Et en fait, le mot patrimoine est un mot masculin. Et moi, dans mon monde, je m’adresse à des femmes. Pourquoi? Tout le monde me demande: pourquoi tu t’adresses aux femmes? Et je crois que c’est lié à mon histoire personnelle. Le fait qu’à un moment dans ma vie, j’ai eu besoin d’être accompagnée. Et ce que j’ai vu sur le marché ne me convenait pas forcément.
Souvent, si on prend par exemple les blogueurs, hommes qui parlent des finances personnelles, c’est une manière spéciale d’en parler. Souvent, ça va être le gros cliché, grosse voiture, des femmes à côté, etc. Il y a une certaine image de la réussite financière qui est ancrée dans la tête des hommes et qui n’est pas forcément la même que celle des femmes. Et c’est OK si une femme adhère à ce modèle-là, mais moi, je n’y adhérais pas.
J’avais envie de construire un monde où, en fait, les femmes gagnent de l’argent, elles déploient leur plein potentiel financier, elles s’enrichissent. Mais pour accomplir des projets qui leur sont personnels. Et peut-être que pour une femme, son projet personnel, comme moi, ça va être simplement de s’enrichir, d’avoir plusieurs sources de revenus, simplement pour avoir du temps pour elle, avoir du temps pour ses enfants.
Bon, moi, j’aime bien les Range Rover, tu vois. Donc, le jour où j’ai envie de m’en acheter, que j’ai les moyens de m’en acheter, je l’achèterai. Mais en fait, le premier désir que j’ai eu de prendre soin de mes finances personnelles, c’était d’accomplir un projet qui était plutôt personnel.
Et le mot matrimoine, il faut savoir qu’il existe. Mais c’est très drôle parce que quand je l’ai créé, je pensais qu’il n’existait pas. Je me suis dit, mais pourquoi tout le monde parle de patrimoine et on ne parle jamais de matrimoine? Eh bien, moi, je vais parler de matrimoine parce que je veux que les femmes s’approprient le terme.
Et comme tu dis, quand tu as entendu ce mot, ça a vibré en toi. Parce qu’en fait, ça t’a appelé. Et le mot, il t’a appelé. Et j’avais envie que quand les femmes rencontrent ce mot-là, elles se disent, OK, ça me parle et je vais m’intéresser à ça. Parce que quand on parle de patrimoine, eh bien, ça parle à tout le monde en réalité. Et souvent, même, les femmes peuvent se sentir exclues de ce mot parce que ça peut être un mot qui évoque quelque chose qui n’est pas pour elles.
Et plus tard, j’ai vu que c’était un mot qui existait dans la langue française, mais qui n’est absolument pas utilisé comme moi je l’utilise. C’est un mot qui désigne plus l’héritage culturel, etc. Mais moi, j’avais envie de donner un sens financier à ce mot-là, un sens d’empowerment financier, un sens où les femmes prennent en main leur matrimoine financier pour construire cette vie qu’elles ont envie de vivre.
Je trouve ça intéressant parce qu’effectivement, on entend tout le temps parler de patrimoine, surtout quand on parle de finances. Personnellement, c’est pas tant que je sens que c’est pas pour moi parce que le concept s’applique techniquement à tout le monde. Mais je sens pas que c’est bâti par moi.
C’est ça, c’est ça la différence. En mettant le mot matrimoine, ça met l’accent sur ton rôle, OK? Qu’est-ce que je fais, moi, pour bâtir mon matrimoine en toute indépendance, en toute liberté, en m’appuyant sur ce dont je dispose? Et au final, que l’on soit célibataire ou en couple, peu importe, c’est vraiment ta contribution.
Be your own sugar daddy girl.
C’est quoi, selon toi, la première étape pour réellement commencer ce parcours-là vers bâtir un matrimoine, vers l’abondance, disons?
Je dirais que c’est croire déjà que c’est possible pour soi. Comment? Comment on fait ça?
Je crois que c’est réellement en t’autorisant à viser plus haut, à t’enrichir, à accepter que l’argent n’est pas mauvais. C’est un travail, je pense, qui est d’abord mindset. Parce que je crois que parfois on peut se retrouver dans des situations où on ne s’autorise pas des choses et limite, on ferme la porte d’avance. Et lorsque tu commences déjà à t’autoriser ces choses-là, tu ouvres la porte déjà pour accueillir ces choses dans ta vie.
Certaines femmes sont déjà OK avec l’idée de construire leur matrimoine, OK avec l’idée qu’elles peuvent gagner plus, qu’elles ne sont pas obligées de se tuer au travail pour gagner plus d’argent. Il peut y avoir ça aussi comme frein: non, je peux pas gagner plus d’argent parce que j’ai pas fait d’études. Mais non, il existe, comme on disait tout à l’heure, plein de chemins vers la richesse et les études ne sont pas le seul chemin.
Ensuite, une fois qu’on a déconstruit tout ce qu’on a besoin de déconstruire, c’est là qu’on va rentrer dans l’action. Parce que comme on dit, nos résultats, c’est 80% de ce qu’on pense et 20% au final des actions qu’on établit. Parce que la manière dont tu vas réfléchir, c’est ça qui va motiver tes actions ensuite.
Donc, une fois que, au niveau de ton état d’esprit, ok, tu es là, tu dis go, go, go, je suis prête, je veux construire mon matrimoine, eh bien, ce sera de commencer à gagner de l’argent. Parce que pour construire son matrimoine, on a besoin d’argent. Après, c’est une idée aussi que je veux déconstruire. C’est penser qu’il faut être riche pour gagner plus d’argent.
Et ça, je prends l’exemple de l’investissement en bourse. Certaines femmes peuvent penser qu’il faut être riche, il faut avoir beaucoup d’argent pour pouvoir investir. Mais en fait, investir en bourse, tu peux commencer avec de très petites sommes. Et c’est justement en commençant maintenant que tu vas, grâce à l’effet boule de neige, commencer à faire grossir petit à petit ton matrimoine.
Donc, l’idée, c’est commencer déjà à gagner de l’argent de la manière que tu peux, que ce soit via un salaire, que ce soit via un business. Et une fois que tu gagnes cet argent-là, eh bien, c’est de commencer à épargner. Parce que si tu vis paychec to paychec comme vous dites au Canada, vivre salaire sur salaire, eh bien, ça ne va pas te permettre de construire de la richesse.
Est-ce que dans ce cas-ci, parce que j’avais justement… j’avais demandé comment est-ce qu’on fait pour s’enrichir quand finalement on a l’impression que tout ce qu’on génère s’en va à payer des cartes de crédit ou des dettes, est-ce que la première étape, ce n’est pas d’analyser justement qu’est-ce qu’on est capable de gagner actuellement?
Il ne reste plus rien pour épargner, il ne reste plus rien pour investir, il ne reste plus rien pour tes projets, que ce soit à moyen terme ou à long terme. Donc effectivement, dans le cas des personnes qui se retrouvent dans une situation où tout ce qu’elles gagnent part dans des charges, etc., l’idée, c’est de trouver un moyen soit d’accroître tes revenus, donc de gagner plus d’argent. Si tu ne peux pas gagner plus d’argent en ce moment pour X ou Y raisons, c’est comment réduire tes dépenses. L’autre levier.
Réduire tes dépenses, voilà, c’est ça, pour vivre en dessous de tes moyens et avoir donc une capacité d’épargne et c’est ça que tu vas pouvoir utiliser maintenant pour construire et créer de la richesse.
Ce qui se passe, c’est que quand on a des dettes, etc., là, on part effectivement d’un peu plus loin. Mais l’idée, c’est d’avoir une stratégie de remboursement de ces crédits, de ces dettes. Déjà, arrêter de prendre de nouveaux crédits, de nouvelles dettes, ça, c’est hyper important dans la mesure du possible et fortement et rembourser le plus vite possible les dettes qu’on a en ce moment en fonction des taux d’intérêt, etc.
Mais pour ce podcast, je pense qu’on va rester quand même assez large en termes de stratégie d’étape parce qu’au final, il y a autant de stratégie que de femmes ou de personnes. Mais l’idée, c’est que quelle que soit ta situation financière, essaie de gagner plus d’argent par le business, par le fait de demander une augmentation salariale au boulot, par exemple aussi, ça peut être un moyen et une fois que tu gagnes un peu plus, d’avoir une capacité d’épargne.
Peut-être que ça va te demander de baisser tes dépenses, baisser tes charges un temps aussi et une fois que tu as ça, maintenant, gagne en connaissance. Cette étape-là, souvent, moi, je ne dis pas fais ça maintenant dans cette seconde étape-là parce qu’au final, il y a tellement de moyens comme on l’a dit pour générer des revenus pour créer des richesses. Je pense que l’étape qui se suit quand on a une capacité d’épargne, c’est vraiment de gagner en connaissance. Et ça, on peut même le faire au moment où on est déjà endetté.
Commencer à s’intéresser aux différents types d’investissement. Déjà, savoir qu’est-ce que c’est l’investissement immobilier, comment est-ce qu’on gagne de l’argent dans l’immobilier, comment est-ce qu’on gagne de l’argent en bourse, comment on gagne de l’argent en crypto-monnaie, comment on gagne de l’argent avec un business et étudier ces différentes opportunités-là.
C’est un peu la troisième étape, c’est de se dire qui je suis et de quoi j’ai envie. Qu’est-ce qui me botte? Qu’est-ce qui m’appelle le plus? Et qu’est-ce qui correspond au niveau de risque que je suis prête à prendre? Parce que ça aussi, c’est quelque chose que les gens ne comprennent pas, c’est que pour construire de la richesse, il faut être OK aussi avec le fait de prendre des risques. Et ça, souvent, c’est ce qui sépare les gens de la richesse qu’ils ont envie de créer.
Et encore, quand on dit qu’il n’y a pas de perte, regarde l’inflation qu’il y a en ce moment dans tous les pays.
Extrêmement bon point. Tu vois? C’est-à-dire qu’en fait, tu dis, je ne veux pas prendre de risque, mais en fait, ta vie, c’est déjà un risque. Le fait d’avoir de l’argent sur ton livret d’épargne et de ne pas l’investir, c’est déjà un risque parce que tu es déjà même en train de perdre de l’argent. Tu n’as rien fait, c’est pire parce que tu n’as rien fait et en plus, tu perds de l’argent.
Au moins, si tu avais fait quelque chose et que tu perdais de l’argent, tu dirais, ok, je me félicite parce que j’ai essayé. Mais là, tu laisses l’argent dormir sur ton compte épargne, tu n’oses pas te lancer dans l’entrepreneuriat, tu ne fais rien et tous les jours, tu t’appauvris.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que si tu ne crois pas dans le monde actuel avec l’inflation qui est donc la hausse généralisée des prix dans le monde, si toi, tes finances, ne croient pas pour suivre au moins le niveau de l’inflation, ça veut dire que tu t’appauvris tous les jours.
Soit on recule, soit on avance. Donc, il faut trouver des moyens d’avancer, mais des stratégies qui sont adaptées à ton niveau de risque. Si on prend le business, tu n’es pas obligé d’aller faire un crédit à un million de dollars pour développer ton entreprise. Tu peux développer un business qui est plus modeste et qui va grandir sur la base de tes revenus.
Si on prend la bourse, tu as deux grandes stratégies. Tu as la stratégie d’investir dans des actions individuelles, qui est la stratégie plus risquée. Et tu as la stratégie des fonds d’investissement, qui est celle d’investir dans un groupe de société pour diversifier ton risque. Si tu investis dans des actions individuelles, tu as potentiellement un risque de gain qui est plus élevé. Mais ton risque de perte est plus fort aussi parce que tous tes oeufs sont dans ce panier-là, dans cette société-là.
En fait, cette semaine, mon fils, il a cassé des verres dans la maison. Et en fait, tu te dis ok, est-ce que ça te viendrait à l’esprit de te dire je n’achète pas de verre parce que c’est trop risqué, ça risque de se casser. Personne ne se dit ça. Ce que tu vas faire, c’est mettre en place des situations pour éviter que le verre se casse. Mais tu ne vas pas te priver de verre parce que tu te dis que ça risque de se casser.
Ou tu vas acheter des verres plus solides comme des FNB. Voilà, exactement. Tu peux acheter des verres qui sont plus solides, des verres qui sont garantis parce que dans l’investissement aussi, il y a des investissements qui peuvent être garantis dans une certaine mesure.
Et une fois qu’on sait que c’est quoi son profil investisseur, qu’est-ce qu’on est prête à faire, qu’on a gagné en connaissance, eh bien maintenant, on va commencer à bâtir petit à petit. Et au sein de l’école du matrimoine, moi, ce que je fais avec les femmes, c’est que j’utilise un process qui est plutôt en trois étapes. L’idée, c’est de commencer à bâtir d’abord ta sérénité financière. Ça, c’est la base. Ensuite, sur cette base-là, en imaginant une pyramide, tu vas construire maintenant de la richesse. Tu vas commencer à faire fructifier l’argent dont tu disposes. Et le sommet de la pyramide, c’est la liberté.
C’est vraiment ça les trois grandes étapes que moi j’ai identifiées et que j’enseigne au sein de l’école du matrimoine, c’est comment gagner d’abord en sérénité financière. Parce que ce qui te passe, c’est que quand on n’a pas la sérénité financière, on peut prendre de très, très mauvaises décisions pour soi. Et quand on n’a pas de connaissances, on peut prendre de très mauvaises décisions aussi et tomber dans des arnaques aux investissements, par exemple, où on te promet des gains énormes sans aucun risque. Si ça existe, on fait tous riches.
Quand tu es sereine, ce sont tous tes besoins basiques qui sont pris en charge. Quand tu commences à gagner de la richesse, là, tu peux rentrer dans un niveau où ce ne sont non plus tes besoins, mais ce sont tes désirs, ce que tu as envie, que tu peux commencer à atteindre et à t’offrir. Et quand tu es au niveau de la liberté, c’est vraiment le moment où tu peux choisir ta vie. Tu ne te retrouves pas dans des situations où tu es en dépendance affective, pour certaines femmes, malheureusement, où tu es en dépendance financière vis-à-vis d’un emploi, vis-à-vis d’une personne.
Il y a des entrepreneurs qui vont écouter, qui ont réussi, qui font des bons salaires, qui font beaucoup d’argent, mais qui ne diversifient pas leurs ressources de revenus, finalement. Est-ce que, si on considère que l’argent qui n’est pas investi perd de la valeur, est-ce qu’on ne devient pas justement esclave de notre entreprise si on ne diversifie pas nos revenus?
Oui. J’aime beaucoup cette idée-là aussi parce que c’est un travail que moi-même, je fais à titre personnel aujourd’hui dans mon entreprise. C’est une réflexion qui est: quel est le moyen le plus stratégique pour moi de diversifier les sources de revenus sans m’éparpiller et en ne dispersant pas aussi mon énergie?
Même dans un business, on peut diversifier ses sources de revenus. Après, dans le monde du business, il y a plusieurs théories. Il y a la théorie de se focus sur un seul produit. Il y a la théorie d’avoir plusieurs produits. Mais l’idée, c’est de prendre ton matrimoine parce qu’au final, même ton entreprise fait partie de ton matrimoine parce que ton entreprise a une valeur.
Donc en fait, ton matrimoine, c’est tout ce que tu possèdes, tout ce que tu as construit, tout l’argent que tu gagnes aussi par différents moyens. Donc en fait, ta stratégie, quand toi, tu es entrepreneur, tu peux choisir une stratégie qui concerne ton entreprise, diversifier les sources de revenus de ton entreprise et éventuellement placer une partie de ta trésorerie dans des investissements parce que c’est autorisé aussi pour les entreprises d’investir.
Tu peux investir une partie de ta trésorerie plutôt que de la laisser stagner sur tes comptes ou tu peux choisir aussi de te verser un salaire si tu es à ce stade-là où tu peux te le permettre et ensuite, choisir à titre personnel, donc hors de ton business, de réaliser des investissements personnels. Donc ouvrir des comptes d’investissement, investir dans l’immobilier, etc.
Et je crois qu’il faut voir vraiment sa stratégie de manière globale et 360 degrés et en incluant tout ce qu’on possède et voir en fait quelle est la stratégie personnelle parce que je crois que toute stratégie doit être personnelle et il n’y a pas une stratégie pour tout le monde.
Mine de rien, j’étais dans une incorporation au début de 2022, j’ai créé, j’ai séparé la mienne de mon ancienne, il y a eu beaucoup de discussions sur les finances, sur la gestion financière, j’ai commencé à me verser un salaire et ainsi de suite mais aussi sur le fait qu’en tant que maintenant nouvelle propriétaire, seule propriétaire de cette entreprise-là, ça devenait aussi comme un peu comme un investissement de retraite, dans le sens où si mes investissements étaient faits à l’intérieur même de l’entreprise au lieu de le faire de façon personnelle, j’avais aussi plus d’outils parce que souvent l’entreprise fait beaucoup plus de revenus que le salaire qu’elle va verser à l’entrepreneur. Donc, d’investir des plus gros montants et donc d’avoir plus de traction finalement. Donc, si je gère les choses comme il faut, je suis capable de potentiellement à l’intérieur même d’une source de revenus créer une nouvelle source de revenus, ce qui est un peu aussi des investissements si on voit ça un peu comme ça.
Est-ce que selon toi, c’est nécessaire d’investir pour devenir riche financièrement?
Ben, complètement. Ben déjà, la notion d’investissement c’est quand même assez large. Au final, créer une entreprise c’est une sorte d’investissement parce que tu investis de ton temps. Tu investis de ton temps pour développer ton entreprise et pour qu’elle génère des revenus.
C’est toujours pareil. Il faut imaginer comme un cercle qui se nourrit. On a la source de revenus qui vient nourrir les investissements. Les investissements vont te permettre de continuer à investir et te générer encore des revenus. Et en fait, si tu te contentes de créer un business, de gagner de l’argent, même si tu gagnes des millions, quand tu mets le levier de l’investissement dans l’équation, eh bien, c’est un effet multiplicateur.
Avec l’investissement, tu vas prendre du risque. On l’a vu. Il n’existe pas d’investissement avec zéro risque. Il n’y a pas de risque, mais on ne gagne rien et potentiellement, même, on perd avec l’inflation.
Donc, au moment où ton entreprise génère des revenus, la question, moi, c’est une question que je me suis posée: moi-même, j’ai commencé à avoir l’argent sur ma trésorerie et je me suis dit, OK, est-ce que je laisse cet argent en trésorerie et j’attends le moment de pouvoir me verser des dividendes ou est-ce que je fais travailler cet argent-là? Moi, à titre personnel, et j’ai vu un petit peu avec mon comptable aussi, j’ai décidé d’investir une partie de ma trésorerie pour faire travailler cet argent-là le temps pendant lequel je ne suis pas en train de me le verser.
D’essayer d’éviter de travailler des heures contre l’argent parce qu’au final, le temps, c’est aussi une devise qu’on fait juste dépenser.
Exactement. Si ton argent peut travailler tout seul, pourquoi est-ce que tu le ferais à sa place? C’est ça, parce qu’au final, tu vas travailler pour gagner de l’argent et ensuite, la deuxième étape, c’est de te poser la question: OK, maintenant que je travaille pour gagner de l’argent, comment est-ce que je peux mettre des choses en place pour que mon argent travaille maintenant pour moi?
Après, il y a un super livre aussi de Robert Kiyosaki qui s’appelle Le cadran du cash flow et dans ce livre-là, c’est un livre qui va beaucoup parler aux entrepreneurs aussi parce que quand on est entrepreneur, souvent, le mindset, c’est je ne veux pas être un salarié qui travaille pour gagner de l’argent. Mais il faut savoir que quand on est entrepreneur, il y a deux types d’entrepreneurs.
Il y a l’entrepreneur qui pense qu’il est libre mais en fait, en réalité, il n’est pas vraiment libre parce qu’il échange toujours son temps contre de l’argent parce que même si tu vends une formation en ligne, si ton process marketing n’est pas automatisé, si ta stratégie de contenu n’est pas automatisée, si tu n’as pas d’équipe, si tu n’as pas de système en place, eh bien, au final, tu es quand même encore en train d’échanger plus ou moins du temps contre de l’argent. Et peut-être que l’effet multiplicateur est plus grand parce qu’un salarié va avoir un salaire mais en entrepreneuriat, eh bien, tu vas peut-être utiliser le même temps qu’un salarié mais tu vas gagner beaucoup plus.
Et donc, la deuxième catégorie d’entrepreneurs qui est un niveau qui est où on a plus de liberté, c’est le niveau où ce sont tes systèmes que tu as mis en place qui te permettent de vendre, de générer des revenus. C’est important aussi de pouvoir prendre conscience de ça que même au niveau de ton business, tu peux mettre des choses en place pour ne pas être constamment en train d’échanger ton temps contre de l’argent.
Mais c’est de faire des choix, tu sais, je parle beaucoup d’essentialisme aussi. Pour moi, mon essentialisme aussi, c’est de créer ce genre de revenus exponentiels-là où tu n’as pas besoin de travailler plus pour générer plus. Évidemment, les investissements sont une forme qui… je pense qu’il y a une bunch, mais je pense qu’au niveau des solopreneurs puis même de l’audience à qui je parle en général, aller prendre les revenus, les profits d’une entreprise et les investir à même l’entreprise, je ne pense pas que c’est très commun. Tout comme on peut le faire avec les formations en ligne avec de bons processus, ça devient aussi une source de revenus exponentielle si c’est bien fait, donc à ne pas laissé de côté finalement.
Est-ce que, écoute, j’ai le temps pour quelques questions avant de terminer. Il y a-t-il un montant que les femmes, slash femmes entrepreneurs, mais femmes en général, devraient viser pour leur matrimoine net? Est-ce qu’il y a un minimum selon toi ou est-ce que c’est vraiment propre à chacun?
Très bonne question. Étrangement, je ne me suis jamais posé la question à moi-même de cette manière en me disant combien est-ce que je veux viser au minimum. Si je devais le chiffrer, dans mon cas, ce serait de générer des revenus qui me permettent d’avoir le style de vie que je veux avoir aujourd’hui mais également demain. Et au final, ce style de vie-là va dépendre de chaque femme.
Je pense que chaque femme devrait fixer, elle, le montant ou le matrimoine qui va lui permettre d’avoir le style de vie qu’elle désire avoir. Parce qu’on n’a pas toutes envie d’avoir le même style de vie. Certaines femmes sont attirées par le luxe, le fait de voyager en première classe, le fait d’avoir des sacs à main de luxe et à certaines femmes qui se plaisent très bien avec leurs petits sacs en osier et qui sont très heureuses comme ça.
Donc au final, mettre un montant dessus, ce serait trop arbitraire et ce serait mettre toutes les femmes dans le même sac, le même panier alors qu’on est toutes différentes. Dans mon cas, j’ai deux enfants, j’ai deux garçons et je sais que je veux construire un matrimoine qui va me permettre ensuite de pouvoir aussi financer leurs études, leur permettre de démarrer dans la vie plus loin ou plus haut que moi, j’ai démarré.
Oui, la question, c’est parce que tu parlais d’héritage que tu veux… l’héritage financier ou plus l’héritage même de culture familiale, de toutes les valeurs que tu amènes?
J’aime trop ta question parce qu’effectivement, dans cette notion aussi de matrimoine, et c’est notamment une partie aussi que j’enseigne dans l’école du matrimoine, c’est vraiment aussi tout cet état d’esprit-là. Et c’est toute l’éducation aussi. Parce qu’il ne suffit pas aujourd’hui de transmettre de la richesse à ses enfants. C’est une bonne chose parce qu’on leur facilite énormément de choses dans la vie. Mais en même temps, ce n’est pas un cadeau qui est complet si on n’accompagne pas de ça des valeurs, mais également une éducation financière. Comment est-ce qu’eux, à leur tour, ils vont pouvoir faire travailler ce matrimoine qui est légué pour eux aussi construire quelque chose de solide et qui ne va pas juste s’évaporer parce qu’ils ont un cadeau qu’ils ne savent pas utiliser.
Oui, 100%. Puis tu sais, c’est ça, au final, je pense que le calcul à faire, la bonne réponse, c’est quoi le minimum? Le minimum, j’imagine, le minimum actuel, c’est ce que tu as besoin maintenant. C’est ton coût de vie. C’est plus, 20% de plus pour être, tu sais, pas trop stressé. Est-ce qu’on pourrait se dire qu’il y a plus 50% pour, mettons, notre nous futur?
Fait que dans le fond, tu as comme une espèce de range. Tu as le range de ce que j’ai besoin maintenant, plus le plus 50% pour le plaisir où ça, ça va être comme ce que je pense que je vais avoir de besoin pour le lifestyle que je pense que je vais avoir parce que je ne le vis pas encore non plus. Puis je pense aussi que c’est un chiffre qui va évoluer avec le temps parce qu’une fois que tu vas être rendu au lifestyle, tu vas peut-être te dire, bien, je vais encore plus upgrade.
Je pense que, comme tu dis, l’éducation financière qu’on fait pour nous-mêmes va éventuellement aller vers nos enfants. Moi, je ne suis pas une fan de donner de l’argent à mes kids, honnêtement, mais de financer des expériences extraordinaires pour qu’eux aient un horizon plus large et qu’ils soient capables, comme tu dis, eux-mêmes de générer ça par contre.
Exactement, c’est ça. Et je crois aussi qu’il faut viser les choses par étapes et pas aussi… des fois, dans le monde américain, on dit, ok, je veux prendre ma retraite avec un million. Et des fois, quand on se donne des montants comme ça, ça peut paraître tellement gros pour certaines personnes qu’au final, ils n’essaient même pas de l’atteindre. Mais en fait, quand tu as une stratégie d’investissement, de diversification de tes sources de revenus, le plus important, c’est de commencer à ton niveau, c’est de commencer là où tu es.
Peut-être commencer à avoir un side business à côté de ton salariat ou peut-être que si tu as déjà un business, c’est potentiellement à l’intérieur de ton business voir comment tu peux générer d’autres revenus et commencer à te dire, ok, cette année, j’aimerais que mes revenus augmentent de 10% ou bien je veux créer une nouvelle source de revenus.
Ça peut être simplement ça l’objectif: se dire, ok, je veux une nouvelle source de revenus ou bien je veux augmenter mes revenus de 10%, mais je veux que ces revenus-là soient générés de la manière la plus passive possible parce que je n’ai plus de temps pour m’y consacrer parce que je prends déjà tout mon temps dans mon business par exemple.
Et de combien tu as besoin aujourd’hui? On dit par exemple que tu as besoin de 2000 euros par mois pour accomplir les choses qui sont importantes pour toi aujourd’hui. Quel investissement tu peux mettre en place qui va peut-être te rapporter même 200 euros déjà pour commencer? Et de plus en plus que la vie se déroule, tu commences à rajouter des investissements jusqu’à ce que si c’est ton désir que tes investissements viennent remplacer ces 2000 euros de revenus-là que tu recherches.
Puis tu mentionnais avant de finir qu’on voit un million à la retraite disons et que c’est donc bien intimidant. Puis c’est vrai c’est un gros chiffre. Mais je pense aussi que c’est la vision traditionnelle de ça c’est que t’as un emploi tu payes toute ta vie tu vas… je pense que c’est ça la vision c’est que t’as ton salaire puis à partir d’un certain moment t’as plus de salaire puis là faut que tu te bases seulement sur les investissements que t’as fait toute ta vie. Mais ici’s the thing, si t’as des différentes sources de revenus, mais semble que c’est moins impressionnant de se rendre à un million…
Voilà parce que t’as pas juste ton salaire. Exactement et surtout tu peux avoir plusieurs petites sources de revenus qui te génèrent de l’argent et peut-être que à la retraite tu n’as pas un million en tâches mais peut-être que tu as plusieurs sources de revenus qui te permettent d’avoir la vie que tu veux parce que tout le monde ne vise pas le million aussi. Ok t’as un million en tâches, forcément c’est génial, qui dirait non à un million? Mais par contre si tu as déjà des sources de revenus qui te permettent de vivre et d’avoir le lifestyle que tu veux, pour moi c’est déjà une réussite de fou à la retraite.
100%. Francesca un énorme merci pour cette discussion bien effrontée parce que je pense que ça va brasser les gens aussi. J’aimerais ça que les gens qui écoutent actuellement puissent te retrouver sur internet, retrouver sur ton école du matrimoine parce que je pense qu’il y a beaucoup de personnes à qui ça servirait. Où est-ce qu’on peut te retrouver sur internet?
Alors le meilleur moyen de me retrouver c’est là où je suis la plus active aussi, c’est sur mon compte Instagram et c’est francesca.tais.
Fantastique. That’s it. Tout le monde, on se rend tous sur Instagram. De toute façon, l’avenir. Pour retrouver Francesca, va être dans les show notes justement si tu veux revisiter du contenu que Francesca a partagé, des liens qu’on a mentionné, tu vas retrouver tout ça dans les notes de l’épisode d’aujourd’hui. Si tu as aimé l’entrevue d’aujourd’hui, partage l’épisode dans tes stories sur Instagram. Tu peux taguer mon compte @_genevievegauvin ou celui de Francesca donc francesca.tais pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion. Ça va être quoi la prochaine source de revenus que tu vas mettre en place toi? Ça serait super. Évidemment on a super hâte de voir de quoi tu en as pensé.
Francesca encore une fois un énorme merci d’être passée sur le show, d’être venue discuter aussi ouvertement justement de finances, de richesse, d’abondance, de succès. Toutes ces réponses. Merci à toi Geneviève c’était un plaisir. Bye bye!
T’a aimé l’épisode? Évidemment vu que t’es rendue jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, la meilleure façon de le faire c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape Effrontée dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur s’abonner puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section évaluation et avis. Puis à partir de là c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine!

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