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Argent et ambition: nos Hot Takes sans filtre avec Nick Pineault

13/05/2025

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Dans cet épisode spécial Hot Takes, Nick Pineault et moi, on débat d’argent et ambition sans filtre: nos opinions les plus tranchées sur l’entrepreneuriat financier, l’illusion des revenus, et les décisions de marde qu’on a faites nous-mêmes en 15 ans de business. On s’est installés en studio pour la première fois ensemble et on a rien retenu. Pas de lissage, pas de langue de bois. Juste des prises brutes sur argent et ambition, avec les cicatrices pour le prouver.

Argent et ambition, take 1: si t’es pas encore riche, c’est parce que tu le veux pas assez

C’est le statement qui fait grincer des dents dans toute conversation sur argent et ambition. Et honnêtement? Il y a une partie de vrai là-dedans, une partie de bullshit, puis une nuance importante à faire.

La partie vraie: quand tu crois vraiment à un objectif financier, quand tu le respectes vraiment comme une priorité, tu prends des décisions différentes. Tu ne lâches pas après 6 mois parce que c’est pas assez vite. Tu ne sabotes pas ton pricing parce que t’as peur de valoir cher. Tu ne passes pas 3 heures à répondre en DM à du gratuit quand t’aurais pu bâtir ton offre payante.

La partie bullshit: la phrase, dans sa forme absolue, efface tout le contexte. Il y a des marchés qui saturent. Il y a des niche où la croissance est plus lente par nature. Il y a la discipline dans la création, oui, mais aussi la discipline dans le repos, dans les boundaries, dans la santé. Nick l’a vécu: 60 à 80 heures semaine pendant des années, puis l’épuisement. Un succès qui s’effondre parce que la longévité avait été ignorée.

Puis il y a une autre question qu’on ignore souvent: c’est quoi ta définition du mot « riche »? Un salaire de 120 000 $ à Montréal versus à Brigham, ça donne pas la même vie. Richesse, c’est une question de ce que tu veux atteindre, de comment tu veux vivre, pas juste un chiffre abstrait.

Le vrai take: si tu veux quelque chose de grand et que tu le respectes comme tel, tu vas le mettre en priorité. Pas par-dessus ta famille, pas au détriment de ta santé. Mais tu vas pas non plus prétendre que tu y crois pendant que toutes tes décisions contredisent cet objectif-là.

Argent et ambition, take 2: faire de l’argent c’est facile, c’est le garder qui est tough

Celui-là, Nick et moi, on était full d’accord. Dépenser est facile. Cliquer pour acheter, c’est instantané. Comprendre combien il te reste vraiment après toutes les dépenses opérationnelles, les impôts, les paiements aux affiliés, les tools qui se renouvellent automatiquement depuis 3 ans? C’est une autre histoire.

On a eu notre propre leçon là-dedans. Des centaines de milliers de dollars en ventes, puis Revenu Canada qui appelle pour un plan de remboursement de 5 000 à 6 000 $ par mois pendant 12 mois. Comment ça se peut? Parce qu’on avait 7 personnes sur la team alors qu’on en avait besoin de 3. Parce qu’on connaissait pas nos chiffres de profitabilité réelle. Parce que tu as plein d’argent dans un compte de banque, ça te donne l’impression que tout va bien.

Nick a identifié une de ses plus grosses décisions de marde: des années de dépenses USD payées avec une carte de crédit canadienne. 3% de frais de conversion sur chaque transaction. Multiplié par tous les tools, tous les fournisseurs, sur 15 ans. Le montant perdu? Potentiellement suffisant pour s’acheter deux Porsche cash. Le fix? Une carte de crédit USD. 5 minutes en ligne. Ça a pris 4 mois de gossage administratif, mais maintenant le cashflow est meilleur.

Ma propre décision de marde: ne jamais avoir prévu de budget pour mes projets à l’avance. J’utilisais la méthode Profit First par Mike Michalowicz (aussi disponible sur Amazon FR) pour mes comptes OPEX, mais j’anticipais jamais les investissements à venir. Il y avait de l’argent dans le compte donc c’était correct. Jusqu’à ce que ça soit plus correct.

La vraie santé financière d’une business, c’est pas « combien j’ai vendu cette année ». C’est: combien je garde? Quel est mon profit net réel? Est-ce que la business est rentable après que je me suis payée, après les impôts, après toutes les dépenses réelles? C’est ça, la vraie conversation sur argent et ambition en entrepreneuriat.

Argent et ambition, take 3: les entreprises bâties sur du contenu gratuit meurent toujours

Nuancé, ce take-là. Et la nuance est importante.

Du contenu gratuit qui mène vers quelque chose, c’est une stratégie. Du contenu gratuit comme fin en soi, sans modèle de revenus derrière, c’est un hobby pas une business.

Nick le résume bien: il a coupé son podcast hebdomadaire et réutilise maintenant du contenu de son membership en courtes vidéos YouTube de 5 minutes. Résultat: 8 nouveaux membres à chaque vidéo publiée. Le contenu gratuit existe, mais il est stratégique, il mène vers quelque chose de payant.

Alex Hormozi dans $100M Leads: How to Get Strangers To Want To Buy Your Stuff (aussi disponible sur Amazon FR) défend l’idée de donner jusqu’à ce que les gens prennent la décision d’acheter. Mais même lui le dit dans un contexte de business avec des revenus qui soutiennent la machine.

Le problème avec le contenu gratuit, c’est pas le contenu gratuit en soi. C’est de ne pas avoir répondu à la question: c’est quoi ma structure de revenus derrière? Quand on parle d’argent et ambition sérieusement, ça veut dire avoir un modèle de revenus clair, pas juste espérer que les gens vont éventuellement acheter quelque chose qui n’existe pas encore clairement. Si ton seul modèle c’est de donner, donner, donner, tu fais de la charité, pas de l’entrepreneuriat.

Argent et ambition selon l’audience: les Hot Takes les plus tranchés

L’audience a soumis ses propres Hot Takes avant l’épisode. Quelques-uns qu’on a débattus:

« C’est avec de l’argent qu’on fait de l’argent. »

Partiellement vrai. Quand tu en as, tu peux le réinvestir. Mais pour commencer? Pas nécessairement. On a tous les deux commencé pratiquement sans investissement. Les outils se sont démocratisés. Un iPhone filme en 4K. Tu n’as pas besoin de t’endetter pour te légitimiser. La frugalité au démarrage, c’est une protection, pas un manque d’ambition.

« Si tu fais pas 10 000 euros par mois au bout de 6 mois, tu vas jamais y arriver. »

Non. C’est injuste et c’est faux. Ça dépend du marché, du produit, du contexte de vie. Ma première vraie année solo: 7 500 $. L’année suivante: ~52 000 $. Année 3: 100 000 +. Si j’avais appliqué cette règle-là après 6 mois, j’aurais lâché. Les timelines trop rigides créent de la pression inutile ou, à l’inverse, de la paresse (loi de Parkinson: si tu te donnes 12 ans, tu prendras 12 ans).

« Si tu n’es pas prêt à investir dans mon accompagnement, tu n’es pas un vrai entrepreneur. »

Du marketing toxique, point. C’est une technique de culpabilisation déguisée en tough love. Il y a tellement de raisons légitimes de ne pas acheter un accompagnement: budget pas là, timing pas bon, offre pas adaptée. Utiliser ça comme argument de vente, c’est du gaslighting, c’est malaisant et ça part mal une relation de business.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes sur argent et ambition

Comment définir son objectif financier sans se mettre une pression irréaliste sur argent et ambition?

La première étape, c’est de décortiquer ce que « riche » veut vraiment dire pour toi spécifiquement. Pas pour une influenceuse que tu suis, pas pour ta niche. Pour ta vie, ton mode de vie, tes valeurs. À partir de là, ton chiffre cible a un sens concret. Ensuite, divise par le temps que t’as réellement devant toi, selon ton contexte de vie actuel, pas selon une timeline arbitraire de 6 mois.

Quelle est la différence entre discipline et burnout dans la quête d’argent et ambition en entrepreneuriat?

Nick l’a vécu directement: 60 à 80 heures semaine, puis l’épuisement, puis l’ambition qui disparaît. La discipline qui dure, c’est pas du hustle non-stop. C’est de la clarté sur tes priorités, du respect pour ton énergie, et une capacité à distinguer les saisons d’intensité des périodes de récupération. Le livre High Performance Habits par Brendon Burchard (aussi disponible sur Amazon FR) va dans ce sens: le work-life balance, c’est une question d’énergie, pas d’heures.

Comment savoir si ta business est vraiment rentable et pas juste en train de « faire de l’argent »?

La question à poser: combien je garde? Pas combien j’ai vendu. Combien il reste après salaire, impôts, dépenses fixes, et les tools oubliés qui se renouvellent automatiquement depuis 3 ans. La méthode Profit First par Mike Michalowicz (édition française Le Profit d’Abord sur Amazon FR) donne un système simple pour ça: séparer l’argent en enveloppes dès qu’il rentre, pas quand il reste.

Mes prochaines étapes

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Pour aller plus loin sur les finances d’entreprise, écoute l’épisode 78 sur comment je planifie mon cashflow avec une grosse entrée d’argent par année et l’épisode 25 sur 15 habitudes pro et perso pour mieux gérer ton argent.

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Show notes

Format: Hot Takes avec Nick Pineault Durée: 86 min

Sujets abordés:

  • Hot Takes sur l’argent et l’ambition en entrepreneuriat
  • La définition de « riche » selon le contexte et les objectifs personnels
  • La profitabilité réelle versus les revenus bruts
  • Les décisions de marde financières: conversion USD/CAD, tools oubliés, dépenses non anticipées
  • Le contenu gratuit: stratégie vs hobby
  • Questions de l’audience sur les Hot Takes les plus controversés
  • Jeu « Qui de nous deux? »: version spécial argent et ambition

Liens & ressources:

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  • Livre $100M Offers par Alex Hormozi:

– Amazon CA: $100M Offers (lien affilié) – Amazon FR: $100M Offers (en français) (lien affilié)

  • Livre $100M Leads par Alex Hormozi:

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  • Livre Profit First par Mike Michalowicz:

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  • Livre Worry-Free Money par Shannon Lee Simmons:

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📝 Lire le transcript intégral

Écoute Effrontée épisode 122. Aujourd’hui, c’est un épisode très spécial. On débute la série Hot Takes avec mon chum, mon mari, Nick Pineault. Dans cet épisode-là spécial, on a été tournés en studio. Un épisode où on donne nos opinions crues, tranchées, pas lisses du tout sur différents sujets. Puis dans le premier épisode de cette série-là, on parle d’argent, on parle d’ambition, on parle aussi des illusions financières. C’est vraiment une entrée en matière qui est bold, qui est directe, puis qui met vraiment à la table pour la série.

Donc, à travers ces échanges-là, on a parlé de nos opinions sur différents hot takes. Donc, par exemple, si t’es pas encore riche, c’est parce que tu le veux pas assez. Faire de l’argent, c’est facile, c’est un garder qui est tough. Les entreprises qui se construisent sur du contenu gratuit meurent toujours à un moment donné. Ensuite, on a répondu à des questions de l’audience qui nous a été envoyées en amont. On a continué avec une chronique qu’on a appelée avec amour, la décision de marde, où on parle de nos propres décisions financières à travers notre parcours et pourquoi c’était une décision de marde. Puis on a terminé avec un petit jeu, qui est de nous deux, spécial argent, où on se lançait des petits défis pour répondre vite qui allait être la personne qui, par exemple, a le plus tendance à se comparer financièrement aux autres.

J’espère sincèrement que tu vas aimer cette nouvelle série-là. Si tu veux aller écouter la version en vidéo, tu peux aller l’écouter sur ma nouvelle chaîne YouTube, jen.gouvin. Tu peux me retrouver là pour avoir la version complète de l’épisode sous format vidéo. Sur ce, je te laisse écouter cette nouvelle série-là. J’espère que tu vas apprécier. Bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es mieux de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée, le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein et travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, puis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Bienvenue dans cette série spéciale Hot Takes sur Effrontée. Je suis vraiment excitée de faire ça aujourd’hui. C’est la première fois qu’on fait un petit concept en studio, en personne, et je suis avec mon chat, Nick. Nick, comment ça va? Ça va bien, je suis un petit peu intimidé, là. Un, deux, trois, quatre, cinq caméras, tu te le quittes. Ça fait un feeling différent que d’être dans notre salle à manger à enregistrer, par exemple. Effectivement, parce qu’on a déjà eu un podcast ensemble qui s’appelait The Great Anomaly, mais c’est quelque chose de vintage à ce moment-là. Ça fait un petit moment quand même. Oui, totalement.

Je t’ai invitée sur Effrontée pour démarrer cette série-là, initialement parce que je me suis dit, tu sais-tu quoi, vivre avec un entrepreneur, c’est aussi avoir des discussions au quotidien. Puis des fois, on n’est pas d’accord non plus sur différents aspects de l’entrepreneuriat, de la vente, du succès, de l’ambition, du mindset, ainsi de suite. Puis il y a plein de discussions qu’on a à la maison qui sont des fois un petit peu plus heated. Puis je me suis dit, pourquoi pas faire une série Hot Takes où on a, il y a des opinions qui soit nous sont présentées, soit que c’est nos opinions, puis on débat à la limite.

Un petit peu comme dans la vibe What’s Next qu’on a faite cette année, en janvier. On va parler un peu de tout, de l’ambition, du succès, de l’argent, du mindset, ensemble dans les quatre épisodes de cette série-là, finalement. Puis vraiment, l’objectif, c’est de sortir le méchant, d’avoir des opinions tranchées. Il n’y a rien d’un peu lisse, zéro filtre, mais 100% love.

OK. Le premier hot takes que je voulais qu’on discute aujourd’hui, si tu n’es pas encore riche, c’est parce que tu ne le veux pas assez. À chaud, là. Qu’est-ce que ça te fait sentir à la base?

My God, c’est plus compliqué que ça. Je pense qu’il y en a peut-être qui ont encore l’American dream, tu sais. Si tu le veux, tu peux. La réalité, je pense que c’est autre chose. D’un autre côté, je pense qu’avoir ce mindset-là comme entrepreneur, que tu vas toujours être capable de faire une certaine quantité d’argent avec tes idées, je pense que c’est essentiel pour la confiance d’un entrepreneur. Oui. Genre, s’il y a quelque chose, il y a une idée que j’avais avant, je vendais telle ou telle affaire, puis là, le marché n’existe plus, je vais être capable de me refaire avec une autre idée, même si sur le moment, peut-être c’est paniquant, mais ce que j’ai vu que toi, tu as fait, c’est exactement ça.

Ce que moi, j’ai fait, c’est la même chose. Puis là, je connais des… Maintenant qu’on… Ça fait 15 ans d’entrepreneuriat, pas mal pour nous deux. Il y a plusieurs de mes collègues qui ont changé… Ça fait 15 ans qu’on est ensemble, Anne. Oui. Ça fait 15 ans d’entrepreneuriat? Bien, pratiquement.

Puis tu as passé à travers plusieurs projets, plusieurs différentes niches, plusieurs différentes idées. Certaines où tu as fait de l’argent, certaines où tu n’en as pas faites. Moi, j’ai commencé avec des e-books. Au début, je faisais des peanuts, etc. Bref, c’est que si tu as ce mindset-là de continuer d’essayer de prendre tes idées, de ta créativité pour faire de quoi, puis de ne pas lâcher dans cette direction-là, je pense que oui, tu peux éventuellement faire de l’argent. Là, la quantité d’argent, je dirais, l’important, c’est surtout de pouvoir en vivre.

Je pense que le point quand même qui est comme le nerf de cette phrase-là, c’est parce que tu ne le veux pas assez. Oui. Genre, tu ne veux pas assez atteindre tes objectifs puis atteindre tes rêves, puis c’est pour ça que tu ne fais pas d’argent. Puis tu sais, c’est un peu tricky parce qu’effectivement, ça dépend des niches de comment est-ce que les gens vont avoir du potentiel de croissance. Ça dépend aussi de notre discipline.

C’est sûr que la discipline aide à atteindre quelque chose, mais ça dépend. À toutes ces heures-là, tu passes dans quelle direction. Comme entrepreneur, ça m’est arrivé souvent de travailler sur des projets. On en a fait. Tu travailles pendant un an, tu es discipliné, puis là, tu lances quelque chose, puis tu ne vends rien. Mais finalement, peut-être que ton idée n’était pas alignée avec ton marché, par exemple. Ça fait que ce n’est pas aussi linéaire que ça, l’entrepreneuriat. Des fois, tu passes dans le vide.

Ça se peut-tu que ça soit que tu as été discipliné dans la création de ton affaire, de ton lancement, mais tu as négligé d’autres affaires? Oui. Genre par exemple, c’est quelque chose qu’on voit souvent, justement, parce que les gens qui vont parler de hustle, souvent, c’est ceux qui vont parler de discipline aussi. Puis je ne pense pas que la discipline, per se, c’est quelque chose de mauvais. C’est quelque chose, en fait, qui peut t’amener beaucoup plus loin.

Mais la discipline, on la voit beaucoup sur la productivité puis la création de contenu, de business, puis rise and grind. Mais être discipliné, c’est aussi être discipliné. Comment est-ce que tu prends soin de toi puis comment est-ce que tu mets des bonnes boundaries aussi puis toutes ces affaires-là. Ça fait que je pense que si on se dit, si tu es juste discipliné, puis qu’à chaque jour, tu postes un post sur Instagram puis un reel, puis ça pendant… Bien, tu vas avoir du succès immédiatement. Peut-être. Peut-être probablement, c’est parce que c’est une question de quantité aussi que tu vas faire plus de visibilité, d’audience, I guess. Mais ça ne veut pas dire que ton audience égale non plus des revenus.

Je suis en ce moment en train de finir de High Performing Habits de Brendan Burchard puis il y a une partie qui parle sur la work-life balance. Puis de façon sociétale, on a toutes la même idée que la work-life balance, c’est une question d’heures, genre de quantité d’heures. Mais honnêtement, c’est vrai, je suis d’accord avec ce qu’il dit, c’est plus une question d’énergie parce qu’il y a des moments où tu vas être complètement aligné puis ça va bien de travailler beaucoup plus parce que tu as un gros projet qui t’allume puis il y a d’autres moments où tu as besoin que ça soit… Tu sais, l’énergie va shifter à travers le truc puis le work-life balance change de saison en saison aussi.

Au final, si on revient au point initial, je pense qu’il y a une partie de vérité dans « si t’es pas encore riche, tu le veux pas assez » qui est la partie mindset de comme, soit que potentiellement t’as laissé tomber ce projet-là parce que tu y crois plus et que t’es capable, soit que… Je pense qu’il y a vraiment une partie de comme, check, pour moi c’est important, c’est un objectif et je respecte cet objectif-là que j’ai à moi. Je pense que quand tu vois ces affaires-là gros pis big dans ta vie pis tu veux les atteindre parce que c’est important, parce que tu veux vivre cette grande vie-là, tu vas les mettre en priorité aussi.

Est-ce que ça garantit un succès entrepreneurial? Pas nécessairement, mais ça a potentiellement garanti un meilleur alignement puis un meilleur bonheur personnel. Tu mets les chances de ton côté, je dirais. Donc, c’est la discipline et la discipline d’avoir la balance dans la vie.

Qu’est-ce que tu veux dire par balance? Avoir une certaine proportion de ton temps qui est passé dans différentes sphères de ta vie. Ça ne peut pas être juste le travail. Je l’ai déjà fait. Donc, oui, j’ai été addict de travail. 60, 80 heures semaine. Je dormais 3h30, 4h. Je travaillais 4h sur mon e-book avant d’aller travailler dans mon emploi à temps plein. Puis je continuais le soir. Je travaillais 16 à 18h par jour. Ça a mené à, ultimement, ça a mené à beaucoup d’argent d’un seul coup. Mais après ça, je me suis épuisé.

Quel genre de succès tu as eu, finalement? C’est que la longévité en entrepreneuriat, maintenant, je peux plus l’apprécier parce que j’ai réalisé que… Si tu veux avoir du succès constant puis qui grandit avec le temps, c’est impossible que tu te brûles en 6 mois. Après ça, il y a d’autres mois dans ta vie. Il y a d’autres années. Donc, pour durer en entrepreneuriat puis pour bâtir quelque chose, c’est impossible de juste avoir de la discipline pour la business, mais tu n’as pas de discipline par rapport à ton repos, par exemple.

Faire de l’argent, c’est facile, c’est un garder qui est tough. Oui, extrêmement. Extrêmement vrai. Parce que? Dépenser, c’est facile. On peut cliquer instantanément pour acheter des trucs sur le crédit, etc. C’est super facile de dépenser. Savoir combien on a réellement d’argent, c’est difficile. Le budgeting, c’est difficile pour moi. Je pense que pour bien des entrepreneurs, ils n’ont pas nécessairement les outils ou les apprentissages. On n’a pas appris ça. On n’a pas appris ça à l’école, là.

J’ai l’impression encore… Ma perception, c’est encore, les gens disent, ah, moi, ma business fait sept chiffres. Je m’en fous que ta business fasse sept chiffres. T’as atteint le milieu, un million, OK. C’est quoi tes dépenses de business? C’est quoi ton profit annuel? C’est quoi tes bénéfices non répartis dans ton incorporation? Ah, là, les gens sont… C’est parce qu’après impôt, après dépense, là, t’as des salariés, t’es-tu capable de te sortir de l’argent?

Si tu me dis, chaque année, j’ai 250 000 en profit net dans un compte de banque et à chaque année, c’est 250 000 qui s’accumulent, fait que dans cinq ans, je vais avoir 1,25 millions de dollars dans un compte de banque. Place-moi ça. Ou dans un placement. Ça, c’est de la richesse extrême parce que j’ai pas ça en business du tout.

Donc, moi, je me suis retrouvé dans une place dans ma business où ce que, dans les dernières années, c’est comme si je refaisais la même année, année après année, puis, voyons, mon profit est tellement bas parce que je donne… Pourquoi? Je pense que, tu sais, peu importe que tu as été… Il y a des familles qui étaient vraiment ouvertes à la relation, à l’argent en général. Puis, on en parle, puis c’est correct. Mais des fois, tu as autant des familles qui ont eu peu de revenus qui n’en ont pas vraiment parlé puis que, eux, ils n’avaient pas nécessairement d’éducation financière, ils n’ont pas éduqué leurs enfants. Mais tu as des familles aussi qui avaient des bons revenus qui n’en ont pas parlé parce que c’était tabou.

C’était mon cas. C’était juste comme, on n’en parle pas parce qu’on vit dans une… Mais on veut rester humble un peu aussi, tu sais. Fait qu’on ne parle pas de ces choses-là ni pas avec les enfants non plus parce que ce n’est pas leur responsabilité. Fait que dans tous les deux cas, tu pourrais ne pas avoir de bonne éducation.

Le pire exemple, c’est, j’ai 100 000 dans un compte de banque, ah, je suis riche. Bien non, hey, c’est-tu combien tu as? Tu as moins 50 000. Oh, shit. C’est vrai. C’est pour ça qu’on s’est retrouvés embêtés avec, je ne sais pas moi, Jean-Pierre de Revenu Canada qui nous appelle. Oui, M. Pinault, vous allez maintenant payer 500, 5 782 $ par mois sur six mois. C’était plus que ça. C’était sur 10 ou 12 mois. Oui, oui, je sais, c’était ça. Je dirais, c’est à peu près les paiements 5 à 6 000 $ par mois pendant 12 mois.

Nous avions des centaines et des centaines et des centaines de milliers de dollars en vente. Où est l’argent? Où est cet argent-là? Dans le mariage. Il est dans toutes sortes d’endroits. Dans le mariage, dans le condo, il était dans nos paies de salariés qui consélaient pas l’argent n’importe comment. Tu ne sais pas combien ça coûte. On avait 7 personnes sur la team, on aurait dû en avoir 3.

Mais bref, c’est que pour moi, c’est, je suis encore en train d’apprendre, ça fait 15 mois de cette année, puis je suis encore en train d’apprendre d’être plus frugale, de vivre en bas de mes moyens au niveau personnel, mais au niveau de l’incorporation aussi, au niveau de la compagnie, s’assurer que la compagnie soit rentable.

J’ai eu, ce n’est pas un choc, mais quand j’ai parlé dernièrement à une agence de marketing, Start Smart Now, qui me posait comme n’importe qui qui est tiers de ce parti qui ne connaît pas ta business, te pose les bonnes questions. OK, combien à peu près d’argent tu fais si tu prends tout ton gross revenue de l’année divisé par 12? Combien tu gardes de cet argent-là? Sa réaction, c’était comme… Oh! On ne peut pas… Dans le fond, dans le fond, tu as zéro budget pour investir dans un niveau de service. Dans le fond, on voulait savoir si on allait les engager puis payer plus cher par mois. Puis sa réaction, c’était comme… Hi! Ce n’est pas rentable ta compagnie.

Donc, même quand tu es un vétéran business ou ça fait longtemps que tu en fais, ça ne veut même pas dire que tu es rentable ou que tu as du profit. C’est que quand tu investis des montants comme ça, ça te fait aussi sentir que tu fais quelque chose de bien. Parce que tu n’as aucune fucking idée de ce que tu es en train de faire en business.

Je vais engager quelqu’un qui est un expert et parce que je le paye beaucoup, il est bon. Puis quand je vais dépenser beaucoup sur ce projet-là, sur cet événement-là, ça va le rendre plus legit. Ça va être huge. Mais c’est vrai que c’est ça pareil. Il y a une partie de la réponse qui est vraie, dans le sens où quand tu fais des investissements pour rendre les choses plus pro, la perception des gens aussi change un peu par rapport à ce que tu fais. Mais il y a des affaires que tu fais behind the scenes qu’il n’y a personne qui sait que tu fais vraiment cette affaire-là.

Puis sans avoir ce portrait-là financier puis le budget qui va avec aussi… Petite dépense par petite dépense, éventuellement, tu regardes ton budget et tu es comme « Oh shit, il n’y a plus de profit à la fin. » Mais chacune de ces petits moments-là a créé cette situation-là où tu t’es dit « Je vais m’équiper comme un pro, comme une pro. »

Je vais faire un dernier hot texte avant qu’on passe à ceux qui nous ont été envoyés par l’audience. Les entreprises qui se construisent sur du contenu gratuit meurent toujours à un moment donné. Oh my God. Trop de contenu gratuit, pour moi, c’est quand même un mauvais investissement. Je fais un sommet virtuel gratuit, mais les gens peuvent acheter les replays puis il y a tout un business model autour de ça et si ce n’était pas présent, je n’aurais pas une scène. Fair enough.

Le principe de gratuité vers un produit, oui, ça fonctionne, mais quand je suis trop focus sur, par exemple, répondre à des commentaires sur les médias sociaux, répondre à des e-mails personnels, juste donner free advice, free advice, j’en ai déjà fait, j’en ai fait, je ne sais pas, je dois répondre à des dizaines de milliers d’e-mails, honnêtement, c’est ridicule. Si j’avais pris toutes ces heures-là puis j’avais dit, écoute, je vais être restreint là-dedans, à la place de ça, je vais répondre dans un membership, j’aurais beaucoup plus d’argent maintenant. J’aurais bâti mon membership plus tôt.

Puis je pense que c’est juste de trouver une balance là-dedans, mais je suis du genre, avec mon expertise, que tu me poses une question, ça me tente de te répondre. Genre surtout si tu me dis une situation complexe, quoi que ce soit, puis je suis comme, ah, je l’ai la réponse. Genre, je l’ai. Je l’ai la réponse pour toi, je peux t’aider, j’ai le goût de te répondre 18 paragraphes sur Instagram puis ça va me prendre genre 32 minutes d’écrire le reply. Puis après ça, je clique reply, ça ne m’a pas aidé moi en tout cas. Non.

En fait, t’as peur, c’est pas juste du contenu gratuit, c’est du contenu gratuit en one-on-one. Là, c’est encore pire. Mais même si, quand j’étais focusé sur, mettons, faire des podcasts ou, c’est correct faire des podcasts, mais combien d’heures ça te prend à produire un podcast? As-tu quelque chose d’autre à vendre? Est-ce que tu parles de tes produits et services? Y’a-tu à quelque part que tu peux combiner les deux? T’sais, est-ce que ton contenu gratuit mène vers quelque chose au final?

Personnellement, quand je regarde les huit dernières années, particulièrement, mon travail autour de la santé environnementale, y’a bien des endroits où j’aurais pu couper le contenu gratuit puis développer mes offres, développer des choses qui sont des options payantes, pas nécessairement chères, mais juste pour être payé pour ce que je fais.

Je trouve ça intéressant comme discussion parce que, t’sais, je lisais, c’est-tu dans One hundred million dollars offers ou Leads d’Alex Ormosi qui parlait, entre autres, justement, de, il y a deux façons de voir le contenu gratuit puis il dit, dans un monde idéal, tu donnes jusqu’à ce que eux, ils prennent une décision d’acheter. Genre, tu vas juste donner à l’infini puis éventuellement, les gens vont être tellement convaincus de la valeur puis ça va tellement avoir débalancé l’espèce de… qu’est-ce que je lui dois dans leur tête, finalement, parce que, je veux dire, il m’a tellement aidée, elle m’a tellement aidée à avancer, il faut, j’ai envie, j’ai envie de le payer à la limite.

Mais en même temps, tu n’as pas nécessairement ce luxe-là parce que pour que ça, ça se passe, il faut que tu ailles des revenus qui soutiennent ta business en attendant, tu ne fais pas juste effectivement de la charité. Mais c’est aussi une discussion qui dépend aussi du modèle d’affaires de la personne.

Il y a des gens qui vont tomber plus dans l’influence puis l’influence, mais ça peut être aussi le sponsorship puis c’est juste du contenu gratuit que tu fais. Tu ne crées pas de produits tel quel, en fait, tu pourrais ne pas créer de produits tel quel, mais tu rentabilises ton audience, que ce soit à travers ton podcast, que ce soit à travers ta liste de courriel, que ce soit à travers you name it, forme d’audience.

La différence entre investir dans le contenu gratuit puis faire juste du contenu gratuit, parce que c’est pas une business, c’est pas compliqué. Mais du contenu gratuit, ça reste essentiel. Ma newsletter est là, j’ai coupé mon podcast, mais je vais juste en faire de manière sporadique plutôt que très, très, très posté avec une schedule en particulier. Je prends le contenu de mon membership puis je coupe des petites vidéos de cinq minutes puis je les envoie sur YouTube. C’est ça, mon contenu gratuit. Puis depuis ce temps-là, bien à chaque fois qu’on passe une petite vidéo de cinq minutes sur YouTube, on a huit nouveaux membres.

Tu as une stratégie derrière. Fait que tu as un contenu gratuit qui donne la valeur dans un snippet de contenu. Mais il y a huit nouveaux membres, mais il y a 2500 personnes sur ma liste qui ont cliqué parce qu’ils aiment ça des vidéos courts puis les gens sont plus heureux que jamais de mon contenu gratuit. Fait que là, je me demande pourquoi je produisais un podcast long.

Je veux qu’on passe à la prochaine section, ce qu’ils ont dit, qui est, en fait, ce n’est pas juste nous deux qui ont des opinions par rapport à, qui ont dit, un peu intense aussi. J’ai demandé à mon audience, simplement, de nous envoyer leurs hot takes et ma foi, il y en a qui n’ont pas eu peur, là, seulement de partager leur truc pour qu’on puisse en débattre. Donc, voici ce qu’on a reçu puis on va réagir, évidemment, comme d’habitude, sans filtre.

Mais la première était d’Alexandre qui était, c’est avec de l’argent qu’on fait de l’argent. J’ai l’impression qu’on l’a couvert un petit peu tantôt, par exemple, avec genre pay to play kind of thing. Est-ce que c’est vrai? Je pense que c’est possible. C’est avec l’argent qu’on fait de l’argent avec des investissements aussi. Est-ce que c’est la seule façon? Non. Je pense que le meilleur exemple, c’est nous autres quand on a commencé avec l’affiliation. Il n’y avait aucun investissement. Il n’y avait aucun… Tu n’avais pas de page Facebook. Tu n’en avais peut-être une, mais tu ne mettais rien dessus. Tu n’avais pas d’Instagram. Il n’y avait aucun média sociaux de feeder. C’était juste de l’affiliation. Il n’y a eu aucun investissement. Juste le modèle d’en faire l’infoprenariat, en général, tu n’as pas besoin.

Mais je pense que c’est au fur et à mesure que là, tu en as, tu peux le réinvestir. À la limite, tu dois le réinvestir dans la business où il y a une partie de ça. Mais est-ce que tu es obligé pour commencer? Non. Si j’avais à recommencer, je serais encore plus, je serais beaucoup plus frugal dans mes dépenses. Les outils se sont démocratisés, tu n’as pas besoin de dépenser une tonne pour commencer puis je suis plus dans la mentalité bootstrap.

Ça dépend qui, mais pour les gens qui commencent en entreprise maintenant, en ligne, c’est plus cheap que jamais de faire de la production parce qu’on a un iPhone. Tu peux filmer 4K, tu peux filmer comme, je veux dire, j’ai filmé certains bouts, je fais un documentaire en ce moment, on a filmé avec des caméras professionnelles, mais il y a certains moments que c’est moi avec mon téléphone qui filme puis ça s’insère bien dans un documentaire puis même dans certains films, il y a des choses comme ça. Tu sais, c’est rendu, les outils se sont démocratisés.

Faut essayer de contrôler ses ardeurs puis de faire le plus avec le moins possible. Berthier, il dit, affirme, je sais pas si c’est son opinion, mais je voulais qu’on en parle. Si tu fais pas 10 000 euros par mois au bout de six mois, tu vas jamais y arriver. Moi, je trouve que c’est de la mante. Honnêtement, je trouve ça injuste de se donner une timeline comme ça.

Ça dépend du marché. Ça dépend des produits. 10 000 euros par mois. Fait qu’on parle d’à peu près 100 000 par année si t’atteins ce niveau-là de revenu en dedans de six mois, je trouve ça agressif en maudit. C’est pas tout le monde qui va se rendre là. Il y a plein d’entrepreneurs qui ont un job puis qui commencent un side thing, un side hustle au début. Puis ça se peut que ça dure longtemps.

Puis quand je regarde ça, moi, ma première vraie année, on s’entend, parce que la première vraie année, on était ensemble, ma première année tout seul, j’ai fait 7 500 $ à partir de, je ne sais pas, mai, mettons. Après ça, j’étais comme, bien, je ne vais pas faire rien d’autre cette année-là. Je pense que j’étais assez occupée avec le petit. Puis genre, bien, j’ai fait 7 500 $. Puis l’année suivante, je pense que j’en ai fait 52-ish. Puis là, j’avais commencé à Rontemps 2019, j’avais fait un lancement de formation, mon premier, après ça, j’en ai fait un deuxième en octobre. La troisième année, on a atteint, tu sais, comme 100 plus quelques.

Des fois, ça peut faire en sorte qu’on devient fou avec ces objectifs-là puis qu’il faut juste se laisser le temps. Mais d’un autre côté, dire, ah, c’est correct, moi, je me donne 12 ans pour atteindre 10 000 par mois. Ben là. C’est la loi de Parkinson. Genre, si tu te donnes 12 ans, tu vas probablement pas l’atteindre avant 12 ans.

Fred, de Voxpreneur. Si tu n’es pas prêt à investir dans mon accompagnement, alors tu n’es pas un vrai entrepreneur. C’est du marketing toxique. C’est une technique de culpabilisation déguisée en tough love. C’est du mauvais marketing. Je veux dire, il y a tellement de raisons pourquoi quelqu’un ne voudrait pas investir dans l’accompagnement, le coaching, le mentorat de quelqu’un d’autre, la formation en ligne. Puis, il y a des vendeurs, souvent des gens qui font des closers qui vont utiliser cet argument-là de genre, ah, bien, tu sais, tu n’es pas à la bonne place dans ton mindset.

On dirait que ça se veut être du tough love, genre, de comme, mais ce que tu veux dire, je pense, à la limite, c’est, tu sais, je pense que tu es capable d’atteindre des grandes choses puis de faire des grandes choses puis tu veux motiver la personne, mais au contraire, c’est utilisé comme une espèce d’argument culpabilisant. Tu n’es pas un vrai entrepreneur, genre, parce qu’un vrai entrepreneur, il investit. Mais encore une fois, pour moi, c’est comme, ça va dans les deux sens, dans le sens où si on pourrait assumer que la personne est capable de le financer puis finalement pas pantoute puis être intéressée par une solution, mais peut-être que ce n’est pas la bonne ou au contraire, souvent, c’est nous autres qui se disent, genre, peut-être qu’il ne peut pas, c’est au niveau du pricing, peut-être qu’il ne peut pas se le permettre.

Je trouve que c’est de la grosse bullshit, honnêtement, si tu n’es pas prêt à investir dans quelconque investissement, tu n’es pas un autre, c’est souvent un programme, genre, tu sais, un mastermind, le roulement de vieux. C’est des techniques de vente toxiques, c’est une espèce de gaslighting bizarre, manipulateur. Si tu insères ça dans une relation, tu sais, c’est une relation de business, ce n’est pas une relation de couple, mais ça commence mal, la relation.

Maintenant, prochaine section, prochain segment, la décision de Marde. C’est un beau titre. C’est un beau titre, j’ai même mis un émoji de caca dans mon… Je pense qu’en général, on ne parle pas assez souvent de nos erreurs, des investissements business. Il y a des décisions qu’on a prises qui étaient, well, douteuses. Donc, je voulais qu’on passe dans cette section-là de décision de Marde, d’un moment où on expose un peu plus nos moves douteux, pas pour se flageller, parce que ça, c’est important, mais parce que, bien, peut-être que toi aussi, tu en as fait des pareilles, donc on va valider ou pour peut-être les faire éviter à toi aussi.

Donc, c’était quoi, Nick, ton dernier moment? Ce que j’ai fait? Mais en réalité, c’est que pendant des années, je dirais, j’étais tellement overwhelmed avec tous les projets et avec toutes les affaires que je ne regardais pas qu’est-ce que je paye chaque mois, pour quel outil et pourquoi. C’est qu’à un moment donné, tu t’habites sur un niveau de dépense par mois. Mettons, ça te coûte 3 000 ou 10 000 ou 15 000. C’est facile d’oublier que tu as acheté tel ou tel software et là, il va se renouveler automatiquement.

Surtout les annuels. Les annuels. Puis là, c’est un gros montant. Tu ne l’as pas cancellé à temps. Ou encore des mensuels, mais c’est un outil que tu utilises à peine. Puis là, tu te dis, attends une minute, 99 USD x 12, ça fait 1 200 USD. Oh, oh shit. Mais là, ça fait 3 ans, je ne le paye pour rien. Tu te dis, mon 5 000 Canadien, 5 500, peut-être 6 000 avec l’autotude chanque actuelle. Tu te dis, attends une minute, j’ai perdu 6 000. Ça fait 3 ans puis j’ai perdu 6 000 pour rien.

C’est là, je te dis que dépenser, c’est plus facile que de faire de l’argent. Dans le sens que, pour dépenser ce argent-là, tout ce que tu as besoin de faire, c’est rentrer des chiffres sur Internet. Si je pense à tout l’argent que j’ai dépensé inutilement depuis 15 ans… Ça fait mal, ça. Honnêtement, c’est tellement d’argent que c’est vraiment de la merde. Qu’est-ce que tu pourrais te payer avec l’argent que t’as perdu? Je me demande sérieusement, je me demande si je pourrais pas m’acheter une Porsche cash d’un matin avec juste l’argent que j’ai wasté en business sur des dépenses farfelues depuis 15 ans.

Il y a certains outils qui coûtait des centaines par mois, écoute, toutes sortes d’affaires. Je suis comme, il y a un moment donné que j’ai remarqué, oh non, ça fait 9 mois que je paye un outil à 200 $. Ah, un autre 2 000, un autre 2 000, un autre… C’est fou comment c’est facile de perdre ça de vue quand t’es pas près de tes finances, t’es pas près de ton budget, t’es overwhelmed avec toutes sortes d’affaires. Mais en réalité, la chose principale, la plus importante, c’est de t’assurer de ta profitabilité, puis de contrôler tes dépenses, puis de faire attention à ces choses-là. Parce que c’est facile de dire, ah, ça c’est… Ma priorité, c’est produire des nouveaux revenus.

Mon autre exemple horrible. Ma business produit de l’argent en USD. Pendant des années et des années et des années, j’ai toujours dépensé en canadien. Parce que la business est canadienne. On a des cartes de crédit. Si j’ai un software à 99 USD, puis un autre à 100 USD, puis là, en ce moment, je paye un outil qui me coûte 1 803 USD par mois. Tout ça, c’est des montants USD. Le montant USD rentre sur l’AMX. L’AMX, c’est en canadien.

La conversion, là, t’as voit pas. Tout ce que tu vois, c’est le montant canadien qui t’est chargé. Il y a 99 USD égale, en ce moment, ça serait presque 145 USD, pratiquement, en ce moment. Ça fait que ça dit 145, mais c’est pas le vrai montant que t’as payé. Il y a un petit 7 $ qui est allé à Visa. C’est 3%, mais je suspecte que c’est plus. Si c’est 3%, là, qu’est-ce qu’il faudrait calculer? C’est 3% de toutes les dépenses en USD que j’ai faites depuis le début.

Maintenant, depuis un an, j’ai tout switché sur des cartes de crédit, un Desjardins Visa, USD. Toutes mes dépenses de business mensuelles qui sont en US, je les paye avec ma carte de crédit US. Ma carte de crédit AMX en canadien, je dépense à peine dessus. Juste les dépenses qui sont en dollars canadiens. Fait que c’est mieux balancé. Puis tout d’un coup, je regarde mes comptes de banque. Depuis six mois, ça fait une différence. Mon cash flow est meilleur. Je le vois déjà.

Puis la leçon: c’est de faire les affaires qui semblent être trop difficiles. Maintenant. Pas nécessairement maintenant, là, à la seconde, parce que tu as peut-être d’autres choses à faire, mais j’en fais une priorité parce que tu le savais depuis tellement longtemps qu’il fallait que tu switches. J’en sais quelque chose qu’on savait depuis le début de la business, de comme, hé, on sait les taux de change, c’est évident. On a de l’argent qui rentre en USD, là, il faut le mettre en canadien. Puis après ça, il faut faire des dépenses en USD, il faut le remettre en USD. Ça fait qu’on paye encore une conversion, double conversion ridicule.

Qu’est-ce que j’ai pas fait, c’est pendant toutes les années où Ka-Ching était ma vache à lait une fois par année, genre, je faisais des petits budgets mensuels, genre, une fois par année, mettons, j’allais refaire le budget de voir c’est quoi mes dépenses en ce moment pour voir si, selon l’argent qu’il y a dans les comptes de banque, genre, pendant combien de temps est-ce que j’allais durer par rapport aux dépenses d’opérations mensuelles, le OPEX, mettons. Donc, combien est-ce que ça me coûte mensuellement pour gérer la business?

Moi, je fonctionne avec la méthode Profit First depuis forever, puis, tu sais, j’enlève tout le temps l’affiliation en premier, j’enlève les taxes de vente. À partir de ça, ça, je le split dans mes différents comptes. Ça fait que le compte d’OPEX, le compte de OC, qui est Owner’s Compensation, la paye. Après ça, tu as le profit, puis le dernier, c’est les impôts. Ça fait que je sais que l’argent pour les impôts, c’est déjà mis de côté, c’est parfait. L’argent pour ma paye, c’est déjà mis de côté, c’est parfait.

Mais au final, dans le compte d’OPEX, il est supposé avoir un sous-compte quelque part avec mes budgets à venir pour le marketing, ce genre de truc-là. Si tu veux t’autofinancer. Si je veux m’autofinancer, effectivement. Oui. Puis, c’est pas quelque chose que j’ai nécessairement prévu parce que j’étais comme, il y a plein d’argent dans mon compte de banque, c’est génial. C’était un peu comme des œillères, dans le sens où genre, ah non, mais genre, ça va bien aller parce que j’ai plein d’argent puis parce que ça fait plusieurs années que j’ai beaucoup d’argent puis que le projet va bien.

Honnêtement, j’ai commencé seulement dans la dernière année à la limite à dire, OK, premièrement, oui, c’est quoi mes dépenses d’opération, pendant combien de temps est-ce que la business peut continuer, mais qu’est-ce qui reste après? Qu’est-ce que je peux faire? Qu’est-ce que je peux investir de l’argent qui reste? De prévoir ces enveloppes-là, c’est quelque chose que j’avais jamais fait puis c’est quelque chose qui, là, tu vas faire l’investissement parce que tu te dis, ah, je vais prendre un risque. Puis là, peut-être que t’aurais peut-être dû le mettre sur crédit, mais tu veux pas le faire à crédit. Je pense que de s’asseoir puis faire le travail sérieux, c’est plate, mais sérieux, de se dire, OK, maintenant que je sais que mes revenus payent toutes les affaires importantes, qu’est-ce qui reste de ça? Puis comment est-ce que je peux le dispatcher pour là investir puis faire grandir ma business?

Bien, oui, puis je comprends qu’est-ce qui s’est passé pour toi puis la raison que ça s’est pas passé pour moi, mon sommet virtuel où j’ai quand même des investissements up front, c’est que les sponsors que je prends viennent financer le projet. Donc, dans le fond, j’ai une manière d’avoir du revenu avant mon événement pour venir couvrir les dépenses de production plutôt que de dire je vais prendre une marge, je vais être à moins 40 000 puis j’espère en maudit que le projet va être successful parce que s’il l’est pas, je vais peut-être finir à zéro ou je vais finir à moins 10 000.

Écoute, j’ai le temps pour une dernière petite section que c’est un petit jeu. Donc, qui de nous deux, spécial argent et ambition? Écoute, il y a pas de bonne réponse, il y a juste des réflexes par rapport à qui est peut-être gênant des fois puis beaucoup d’honnêteté, idéalement. On va essayer de répondre vite sans trop réfléchir puis on va, c’est ça, on verra si on reste en couple après. Donc, première question. Qui de nous deux a le plus tendance à se comparer financièrement aux autres? Toi. J’allais dire moi, j’allais dire moi.

C’est facile de se comparer. Mais je pense que, c’est ça, je pense que quand tu chiffres le mindset, genre je vais être inspiré au lieu de se comparer. Oui, c’est sûr. Comment est-ce que je peux faire la même chose au lieu de faire genre… Qui a déjà acheté un truc juste pour avoir l’air successful sur Instagram? Sur Instagram? Bien là, je suis tellement inactif sur Instagram, c’est pas juste.

Qui est le plus susceptible de cacher une dépense parce que c’était stratégique? Oh my God. Oui. Terriblement. T’es pas toi! Tu l’as déjà fait d’ailleurs. Ah oui, d’ailleurs. La carte de crédit! Je suis quelqu’un avec… De toute manière, je veux dire, tout cet épisode-là montre que je suis pas un bon dépensier, là. C’est-à-dire qu’à travers le temps, j’ai… C’est facile pour moi de perdre de l’argent. Ça a été difficile de me responsabiliser.

Qui flanche le plus vite quand une pub dit « Tu veux scaler ta business? » Avant moi. Ah! Avant moi. Pourquoi? Oui. Bien, pas une soirée à travers une pub, mais tu sais, j’étais vraiment shiny object, genre « Ah, ça pourrait tout changer. » Pendant des années. Oui, c’est ça. Au début du parcours. Moi, maintenant. Maintenant, je te dirais que, genre, moi, j’aime ça la pub, là. J’aime ça, quoi. Parce que… Moi, j’ai comme… Trackez-moi avec tous vos cookies. Je suis full heureuse parce que je suis comme « Vous allez me donner des affaires que j’aime, genre… »

Qui paniquerait en premier si Stripe gelait les paiements? Toi. Et tabarnouche. En ce moment, bien, j’ai déjà perdu PayPal. Pour aucune raison. Ils m’ont juste banni de partout. J’ai demandé des explications. Ils m’ont dit, on n’a pas besoin de vous donner des explications. We are not legally bound to tell you why. Stripe, c’est ma seule source de payment processing. Puis ça reste la compagnie, probablement, et de loin, numéro un au monde qui est le plus compatible avec tous les systèmes. Si je le perdais demain matin, il y aurait quand même une panique. Mais j’irais avec AuthorizeNet ou d’autres trucs. Je pense que ça serait possible de survivre. C’est juste que j’aurais beaucoup, beaucoup, beaucoup de cortisol.

Qui de nous deux croit le plus au pouvoir de l’argent pour régler les problèmes? Toi. Moi, je dirais. Oui. Oui. Puis moi, c’est des causes environnementales. Si j’avais 100 millions, il y a certains scientifiques, je leur écrirais un email puis je leur dirais, écoutez, j’ai à peu près une enveloppe budgetale d’un million. Qu’est-ce qu’on pourrait faire? Puis je serais sérieux, là. Je leur ferais le chèque, là.

Qui s’est déjà fait avoir par une promesse de revenu passif puis comment ça s’est… Je ne sais pas si on s’est déjà fait avoir par des promesses de revenu passif. Je ne pense pas. Non, on dirait que je n’ai jamais cru. Quand j’ai commencé en business, c’était plus comme… Tu sais, tu crées un e-book, c’était du revenu actif. Tu crées un e-book, tu le vends à des gens. Genre, comment j’ai été intéressé à la business, c’était du revenu actif.

Qui serait capable de tout réinvestir et de vivre sur ses économies juste pour aller all-in? Oui. Toi, honnêtement. Pas que tu le ferais nécessairement, mais je pense que… En réalité, maintenant, non. Je veux me sortir un gros salaire personnel maintenant. Parce que… on aimerait ça acheter une autre maison. Notre pouvoir d’achat, c’est frites à chaque année.

Et dernière question. Qui a la relation à l’argent la plus toxique? Je pense qu’avant, j’aurais dit toi. Oui. Maintenant, moins. Je dirais que pour moi, c’est vraiment comme… Tu te rappelles mon moto il y a quelques mois, je fais plus d’argent avec moins de dépenses. Oui. Plus d’argent, moins de dépenses. Je suis contente que je te l’ai dit puis ça a bien rentré. Ça a bien rentré. Là, je me le répète. Je l’ai répété à mon équipe. C’est quelque chose qui est toujours dans mon esprit. Puis ça m’a aidé beaucoup. Je continue dans cette direction-là parce que j’ai besoin de ce genre de matraquage-là pour apprendre parce qu’effectivement, j’ai déjà été un très grand dépensier. Puis maintenant, j’ai une carte de crédit US. Il n’y a plus de problème dans la vie.

Toi qui écoutes, si tu as survécu à ces hot takes-là sans fermer l’épisode, tu es clairement des nôtres. Tu vas apprécier les prochains épisodes. Il y en a trois autres qui s’en viennent par rapport à ça. Mais on veut savoir c’est quelle phrase qui t’a surpris, qui t’a fait peut-être lever le sourcil, qui t’a fait dire « Oh my God, hell no! » ou genre « Hell yeah! » Tu sais, parler plus fort « For the people in the back ». Tu peux nous écrire en DM sur Instagram aussi. Moi, c’est bord en bas Geneviève Gauvin. Tu peux taguer Nick. Son compte sur Instagram, c’est Nick Pinault.

Mais aussi, tu peux venir commenter directement sous la vidéo sur YouTube. Mon grand début sur YouTube. On est sur YouTube. On est sur YouTube. En ce moment. En live. Puis pendant que tu y es, justement, tu peux t’abonner à ma chaîne sur YouTube « Jen.Gauvin » pour me retrouver là parce que le prochain épisode s’en vient et ça va être pas douteux, mais délicieux. On aime ça. Donc merci d’avoir écouté, merci d’avoir été là et on se revoit dans un prochain épisode de Hot Takes. Bye, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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