Effrontée

Hypercroissance et féminisme: ce qu’Amandine Bart (La loutre du SEO) a construit en quelques mois

06/05/2025

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L’hypercroissance, c’est pas juste une question de stratégie. Amandine Bart, aka La loutre du SEO, en est la preuve vivante. En quelques mois, elle a lancé une agence SEO, recruté ses anciens mentors, ouvert des bureaux physiques à Montpellier, et atteint les 100 000 abonnés sur LinkedIn, et tout ça dans un milieu où les femmes représentent moins de 33% des professionnels. Dans cet épisode d’Effrontée, on plonge dans les coulisses de cette hypercroissance: la discipline qui remplace la motivation, les croyances à déconstruire et le féminisme comme carburant. Si tu es dans une phase de croissance rapide ou que tu veux comprendre comment une hypercroissance se construit sans se travestir, cette entrevue est pour toi.

Hypercroissance accidentelle: comment Amandine a commencé

L’histoire commence avec un site web pour la sœur d’Amandine, un élevage de chats à Montpellier. Pas de budget pour payer quelqu’un, alors Amandine construit le site elle-même. Et là, le problème classique: le site est beau, il est fonctionnel, mais il ne sort pas sur Google quand on tape « chatterie Montpellier ».

> « J’ai commencé à découvrir le fameux mot SEO que je ne connaissais pas du tout parce qu’en fait, je faisais déjà du référencement mais sans vraiment savoir que j’en faisais. »

Ce qui suit ressemble peu à la majorité des parcours en marketing digital. Au lieu de suivre une formation certifiante, Amandine ponce des vidéos YouTube, fait des nuits blanches à lire les documentations de Google, note tout sur des fiches Bristol. Quinze fois la même doc pour comprendre les mécanismes. Résultat: des résultats visibles en deux à trois semaines sur le site de sa sœur. C’est là que les bases de son futur parcours d’hypercroissance se posent sans qu’elle le sache encore.

Ce qui l’a attirée vers le SEO plutôt que les médias sociaux? La combinaison créativité, méthodologie et discipline, exactement ce qui l’animait. Et une frustration devant un milieu hermétique qui utilisait des mots compliqués pour protéger ses revenus. « Quand je voyais les contenus payants qui faisaient payer des choses qui n’auraient pas dû l’être, moi, j’ai dit: ça, c’est gratuit. »

C’est ce « coup de pied dans la fourmilière » qui est devenu le moteur de SEO sans migraine, sa marque. Et la vague de haine qui a suivi? Juste la confirmation qu’elle avait mis le doigt sur quelque chose de vrai.

La discipline derrière l’hypercroissance

Un des éléments centraux de la conversation, c’est la discipline. Amandine est claire: la constance dans la création de contenu ne vient pas de la motivation. Elle vient de systèmes. Et c’est exactement ce qui explique sa trajectoire d’hypercroissance: pas la chance, pas l’algorithme, pas une stratégie secrète, mais une architecture quotidienne qui tient même quand l’envie n’est pas là.

> « Ce qui me permet d’être constante, c’est la discipline. C’est vraiment de me forcer à trouver un système qui fait que je suis assez à l’aise pour publier du contenu et tenir mon rythme. »

Son système concret: toujours avoir deux à trois semaines de contenu d’avance. Elle se cale des journées de batching, deux à trois fois, et pendant ces blocs, elle ne fait que créer. Ce qui fait que quand elle n’a pas envie de publier, c’est déjà prêt.

Mais la discipline a aussi son revers. Amandine nomme quelque chose que beaucoup d’entrepreneures taisent: quand t’es naturellement disciplinée, tu risques de l’appliquer à une seule direction et de sacrifier le reste. Le work-life balance n’est pas venu automatiquement avec le succès. Il a fallu définir des principes non négociables.

Pour elle, ça ressemble à ça:

  • Trois jours par semaine sans appel ni réunion pour se concentrer sur la création et l’organisation
  • Refus catégorique de travailler gratuitement (conférences non rémunérées, consultations sans compensation)
  • Petites équipes pour garder des liens réels avec chaque personne

> « J’ai voulu créer ma liberté mais au final, je me serais enfermée toute seule dans une prison dorée. »

Ce passage sur les bureaux physiques est révélateur. Dans un monde de business en ligne où tout est censé être virtuel, Amandine a investi dans des locaux à Montpellier dès le lancement de son agence, en pleine hypercroissance. Pourquoi? Pour la crédibilité, oui, mais surtout pour la culture d’équipe, pour matérialiser une vision, pour créer un lieu où l’énergie de la marque est palpable. Et les clients l’ont confirmé: « Le fait que vous ayez des bureaux physiques, ça nous a rassurés. »

Hypercroissance et féminisme: tabasser cinq fois plus fort

Amandine opère dans un milieu à 67% masculin. Elle le nomme franchement: les femmes dans le SEO se rémunèrent en moyenne 50% moins cher que leurs homologues masculins. Sa trajectoire d’hypercroissance a été bâtie malgré ça, ou peut-être à cause de ça. Et quand une femme jeune arrive pour démystifier ce que les vieux de la vieille faisaient payer très cher, les vagues de haine ne tardent pas.

> « Ça m’a encore plus énervée et j’ai encore plus pris la parole. J’ai décidé de tabasser cinq, six fois plus fort sur mes contenus. »

Ce qui est fort dans la posture d’Amandine, c’est qu’elle distingue responsabilité et devoir. Elle ne ressent pas la responsabilité d’être un modèle: « Responsabilité, j’ai l’impression qu’on attend de moi. » Mais elle ressent un devoir: « Ça ne vient que de moi. »

Elle refuse la concurrence toxique entre femmes. Là où d’autres verraient une rivale, elle voit une alliée potentielle. « T’es une femme dans le même milieu que moi, on pourrait être concurrentes mais au contraire, on va être des alliées. » Cette posture n’est pas naïve: elle vient de l’expérience directe d’avoir reçu très peu de mains tendues quand elle en avait besoin.

Elle a aussi déconstruit des croyances fondamentales sur qui peut diriger: « On m’avait dit qu’en tant que personne introvertie, je ne pouvais pas prendre la parole. En tant qu’hypersensible, je ne pouvais pas manager. J’ai dû casser ces schémas pour comprendre que je peux rester moi et réussir quand même. »

La loutre, la marque et l’identité

On ne peut pas parler d’Amandine Bart et de son hypercroissance sans parler de La loutre du SEO, sa mascotte 3D qui a fini par la dépasser.

L’histoire est simple: Amandine voulait casser le sérieux toxique de LinkedIn, où tout le monde utilise des emojis très « pro » pour appuyer leur proposition de valeur. Elle a choisi l’animal qu’elle aimait le plus, les loutres, et s’est posé la question: « À quel point je peux intégrer ça dans mon marketing alors que je parle de SEO? »

La mascotte a pris un an et demi à développer avec un créateur, a coûté toutes ses économies de l’époque, et est maintenant le pilier central de la marque. « Les gens me cherchent plus par loutre du SEO que par Amandine Bart. J’ai changé mon nom sur Instagram. »

Le SEO de sa propre marque? Parfait. Si tu tapes « loutre du SEO » sur Google, ça sort. Elle en rit elle-même.

Décisions bold: intuition, corps et pour/contre

L’hypercroissance ne s’improvise pas, mais elle ne se planifie pas non plus à la lettre. Quand on lui demande comment elle prend des décisions risquées au fil de sa croissance, Amandine n’a pas une matrice de décision à 12 étapes. Elle a un système beaucoup plus honnête.

D’abord, elle pose l’idée à l’écrit. Ensuite, elle observe à quelle fréquence l’idée revient. Si elle y pense plus de cinq fois dans la semaine, c’est un signal sérieux. Ensuite, les pour, les contre, les risques. Et toujours: « Qu’est-ce que ça fait dans mon corps? Est-ce que j’ai une mini boule au ventre ou est-ce que je suis enjouée? »

> « Je n’ai pas peur du bide. Je n’ai pas peur de l’échec. Je sais qu’il y en aura. À partir du moment où j’accepte ça, je suis prête à tester tout ce qui se passe. »

Ça, c’est une relation à l’échec qui se construit. Elle la trace à sa résilience naturelle, à une vie où on lui a constamment dit qu’elle ne pouvait pas, et qui l’a solidifiée de l’intérieur.

Sur le recrutement, elle joue délibérément petit: elle refuse de recruter au compte-gouttes pour ne jamais perdre ce contact réel avec chaque membre de l’équipe. Et chaque personne dans l’équipe doit partager la vision du SEO sans migraine, sinon la marque se décrédibilise.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Le SEO prend vraiment des années avant de donner des résultats?

C’est le mythe que démystifie Amandine, qui a vu ses propres clients atteindre une hypercroissance de leur trafic organique en quelques semaines. Quand les étapes sont faites dans le bon ordre, les premiers visiteurs peuvent arriver en deux à trois semaines. Le blocage arrive quand on saute l’étude de mots-clés, soit trouver les mots que ta cible utilise réellement et identifier les mots sur lesquels ton site peut réalistement se positionner compte tenu de son niveau d’autorité actuel.

Comment bâtir une présence de contenu constante sans s’épuiser?

La discipline remplace la motivation, mais elle a besoin d’un système concret. Batching de contenu sur des blocs dédiés, deux à trois semaines d’avance en tout temps, et des jours « no call » pour protéger l’espace de création. L’objectif n’est pas de publier tous les jours: c’est de ne jamais se retrouver à zéro.

Comment naviguer la haine dans un milieu dominé par les hommes?

Amandine a eu une réponse directe: en ne se censurant jamais et en s’assurant que les gens qui la suivent partagent ses valeurs. « Si un de mes posts dérange, c’est qu’on n’est pas faits pour bosser ensemble. Il y a plein d’autres personnes aussi. » Et en transformant la haine en carburant pour prendre encore plus de place.

Mes prochaines étapes

Si t’as aimé cette entrevue sur l’hypercroissance et la discipline, et que tu veux comprendre comment naviguer ta propre phase d’hypercroissance sans perdre le fil de qui tu es, il y a de la suite à aller creuser. Pour la confiance en soi dans des milieux hostiles, va écouter l’épisode 88 sur comment avoir le courage de ne pas être aimée. Pour l’envers de la médaille d’une croissance rapide, va voir l’épisode 91 avec Laurine Bemer de La Meuf En Rouge. Et pour la résilience et l’antifragilité, l’épisode 100 est pour toi.

Pour encore plus de Gen uncensored chaque mardi matin, rejoins le Speakeasy: genevievegauvin.com/speakeasy.

Show notes

Format: Entrevue avec Amandine Bart (La loutre du SEO) Durée: 57 min

Sujets abordés:

  • Le parcours d’Amandine: du site de sa sœur à l’agence SEO
  • Pourquoi le SEO peut donner des résultats en 2-3 semaines si les étapes sont dans le bon ordre
  • La discipline comme système, pas comme trait de caractère
  • Travailler dans un milieu à 67% masculin et faire le choix de prendre plus de place
  • Les décisions bold: intuition, corps et analyse des pour/contre
  • La loutre: comment un animal a pris le contrôle d’une marque
  • Hypercroissance et équilibre: définir ses principes non négociables

Liens & ressources:


📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes effrontée épisode 121. Aujourd’hui, on parle d’hypercroissance, de discipline et de féminisme avec Amandine Bart, a.k.a. La Loutre du SEO. Si tu ne connais pas notre amie La Loutre, laisse-moi te la présenter.

Amandine Bart est une experte en SEO passionnée par la vulgarisation du référencement naturel. Connue pour son approche accessible et pédagogique, elle partage des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs et créateurs de contenu à améliorer leur visibilité en ligne. Fan de l’outre, bien évidemment, Amandine utilise cette mascotte attachante pour créer un lien authentique avec son audience et rendre le SEO plus ludique et compréhensible. Sa mission? Démystifier le SEO pour permettre à chacun de booster sa présence digitale avec simplicité et efficacité. Sur ce, une bonne écoute!

C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables et fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles et les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils et mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leur chiffre fascinant, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Je suis présentement avec Amandine Bart. Amandine, comment ça va? Ça va trop bien, merci beaucoup. Écoute, je suis contente de t’avoir à mon micro cette semaine parce que non seulement t’es une femme qui te tient debout dans une industrie qui est dominée par les hommes, donc le SEO entre autres, mais t’as eu un succès super rapide, une grosse croissance aussi dans les dernières années. Pis j’ai envie qu’on creuse ensemble qu’est-ce qui s’est passé?

Parce que, non mais j’aime ça explorer les raisons pour lesquelles les gens atteignent un certain succès pis on n’a pas toutes les mêmes définitions de succès aussi. Je pense que c’est important de donner différents portraits aussi de qu’est-ce qui se passe en arrière. On voit, tu le sais, on voit la pointe de l’iceberg, on voit qu’est-ce qu’on voit sur les médias sociaux, mais d’aller creuser en arrière pis de découvrir c’est quoi les actions spécifiques qui ont mené à ces conséquences-là. Pour moi, c’est le vrai trésor, je pense, dans ce genre de discussion-là.

Donc écoute, Amandine, je veux aujourd’hui… Ben déjà là, bienvenue. Bienvenue sur le monde. Écoute, ton parcours de SEO, entre autres, parce que c’est ça pourquoi on te reconnaît aujourd’hui, ça est la loutre que j’imagine qu’on va explorer dans pas longtemps, mais ton parcours de SEO a commencé par accident à ce que j’ai lu, à ce que j’ai trouvé. Quand t’as monté un site pour ta sœur… Écoute, si je peux te ramener à cette Amandine-là, avant le SEO sans migraine aussi, qui est plus un peu ta brand aujourd’hui, qu’est-ce qui t’animait à ce moment-là dans ta façon de créer pis comment est-ce que t’es tombée dans où est-ce que t’es aujourd’hui?

Oui, ça me fait toujours beaucoup rire, parce que c’est vrai que quand je dis que je suis passionnée de SEO, souvent les gens me regardent un peu comme ça, tu sais, en mode… Mais… T’es scorrée, tu peux te parler. Elle est un peu folle ou… Mais pour te redonner un peu de contexte, en fait, au global, dans la vie, je me suis toujours beaucoup ennuyée. Et du coup, quand j’ai commencé à rencontrer un peu, tu vois, les créations de sites internet et donc avoir la chance de créer mon premier site, déjà, c’était le premier truc qui m’animait, tu vois. Je me suis dit, ah ok, là, je m’ennuie pas, j’ai pas envie de faire autre chose ou je suis pas lassée au bout de 2-3 minutes, tu vois.

Donc, j’ai commencé à faire mes premiers sites, vraiment toute seule dans ma chambre et il y en a beaucoup qui n’ont pas été publiés pour des raisons évidentes. Et esthétique ! Oui, oui. En fait, pour faire ces bons premiers sites internet, il faut aussi faire ces moches premiers sites internet. Et donc, voilà.

Et en fait, quand j’ai commencé vraiment à créer un premier site qui avait vocation à être public, donc c’était pour ma sœur, puisqu’elle avait un élevage de chats et elle avait pas le budget pour se permettre de payer quelqu’un pour faire son site. Et du coup, je me suis dit, bah, c’est un super challenge pour moi parce que vu que ça fait déjà plusieurs mois que j’en fais toute seule dans ma chambre, bah, vas-y, go, je fais son site.

Et je suis très vite arrivée au constat qu’il est, ok, j’ai fait son site, il est plutôt propre et il est fonctionnel. Mais là, ma sœur, elle me dit, ouais, mais quand je tape Chatterie Montpellier, il sort pas. Et je me suis dit, ah ouais, mais du coup, c’est vrai que comment on fait pour qu’un site, il passe de, il est publié, il est beau, on a bossé dessus, il sort sur des mots-clés et nous attire des clients.

Et donc, j’ai commencé à découvrir le fameux mot SEO que je ne connaissais pas du tout parce qu’en fait, je faisais déjà du référencement mais sans vraiment savoir que j’en faisais. Et j’ai eu, mais tu sais, ce truc où on m’a donné une notion, on m’a dit, en fait, ça, il y a un truc où tu peux reprendre le pouvoir sur ta visibilité, c’est, tu peux avoir la possibilité en fait d’apprendre à positionner ton site internet et ça peut te servir toute ta vie pour absolument tout. Et en plus de ça, je pouvais aider ma sœur à faire en sorte que son business, il passe aussi un peu à l’étape d’après.

Et donc, j’ai poncé, poncé, poncé des vidéos YouTube mais j’ai fait des nuits blanches entières jusqu’à me taper les documentations de Google. Mais je les ai lues au moins une quinzaine de fois pour comprendre en fait, qu’est-ce que c’était, comment ça marchait. Ce que je veux dire, c’est comme si tu m’avais dit j’ai lu le dictionnaire quinze fois, je suis comme pardon. C’est ça, mais c’est… Ou la notice d’un médoc, tu vois, ça prend trop la tête et tu comprends même pas un mot sur deux. Mais moi, je l’ai lu au moins quinze fois et je faisais, tu sais, vraiment très scolaire. Je faisais des mini-fiches avec des fiches Bristol, tu vois. Et vraiment, je notais, je dis, OK, en fait, ça, ça fonctionne comme ça. Ça, ça fonctionne comme ça. Et après, j’ai additionné un peu tout ce que j’apprenais et j’ai commencé à le tester sur le site de ma sœur. Et très rapidement, j’ai eu des résultats et donc j’ai voulu creuser pour comprendre, OK, mais comment je fais pour aller toujours plus loin.

Jusqu’à ce que j’ai la chance de trouver ma première alternance dans un job où ils m’ont dit, OK, on peut te faire faire du SEO à 50% si tu veux. Je t’en me dis, ça me va, c’est déjà ça. Right. Mais c’est ça, fait que tout en fait, tu étais designer web à la base, right? Oui et non. J’ai fait… Je l’ai appris. Non, mais en fait, je n’étais pas très web parce que vu que je ne savais pas ce que je voulais faire dans la vie et que je m’ennuyais beaucoup, j’ai fait du commerce, j’ai fait de la banque, j’ai fait de la finance, j’ai fait de l’assurance jusqu’à un moment donné où je me suis dit, je vais prendre marketing digital. On verra ce que ça donne. Et en plus, dans ce genre de diplôme, tu vois, on ne t’apprend pas vraiment le digital ni à créer un site internet. Donc, j’ai vraiment appris tout ça à côté, toute seule, quoi.

Quand tu dis, je m’ennuyais beaucoup, je suis vraiment curieuse d’explorer ça. Pourquoi est-ce que tu t’ennuyais autant? Est-ce que c’était, comment est-ce que ta vie était? C’est ta personnalité? Qu’est-ce que tu veux dire par « je m’ennuyais »? C’était plus que, je pense que j’ai une capacité à comprendre et apprendre très vite. Peut-être un peu plus vite que les programmes qu’on m’a proposés ou peut-être ce qu’on peut appeler de la moyenne, tu vois. Et du coup, tu vas me dire un truc, je vais le comprendre en moins d’une heure. Si tu me proposes 15 heures là-dessus, je vais m’ennuyer, tu vois. J’ai compris, tu vois. Moi, je veux déjà passer à la suite.

Et j’ai toujours pas trop aimé la théorie. J’ai beaucoup aimé toujours la pratique. Tu vois, entre me dire « oui, il faut faire ça » ou « voici comment il faut faire ». Moi, je vais toujours aller vers le « voici comment il faut faire ». Et du coup, c’est pour ça que je t’ai dit que je m’ennuyais beaucoup parce qu’au début, en tout cas, de mes études et de ma première carrière, en fait, c’était vachement dans de la théorie et vachement dans de la lenteur. J’avais besoin que ça aille vite, tu vois. Et du coup, j’ai rien trouvé de mieux que le SEO où ça peut aller super vite et où tu peux avoir 100% la main, en fait, quasi sur ce que tu fais.

Ça m’a surpris que tu dis ça parce que le SEO dans ma tête, c’est le contraire de rapide. C’est quelque chose qui est tellement lent, ça prend des années. Le bon moment pour faire du SEO, c’est toujours, voilà, 5 ans. Là, t’es tout le temps en retard. Mais tu dis, « ah oui, mais en ce moment, j’ai besoin de revenus là, donc je ne vais pas faire ça maintenant parce que c’est dans 5 ans que ça va porter ses fruits. »

Ça fait que c’est une espèce de servitude. Et j’adore. Qu’est-ce que tu veux dire en SEO? Les résultats en SEO, c’est long à arriver. Il y a même quelqu’un qui m’a dit, Amandine, moi, on m’a dit que c’était prouvé que les résultats en SEO, ça n’arrivait pas avant 4 ans. Et tout ça, c’est très faux parce qu’en fait, une stratégie SEO et avoir des résultats en SEO, et je ne te parle pas que d’avoir des visiteurs, mais aussi avoir de l’argent via ce que tu fais en SEO, moi, je peux l’attendre et je l’ai déjà atteint en moyenne sur 2-3 semaines sur mes sites et sur les sites de mes clients.

Oui. Ok. Tu fais de la magie quelque part, il y a des secrets dans l’agence SEO 100 000 rennes. Ok, cool. Après, c’est long. En vrai, il n’y a même pas de… Tu sais, il y a beaucoup ce truc autour du SEO où on pense que c’est mystique, c’est un peu magique. Il y a un ingrédient secret, on ne sait pas trop. Et en fait, tout est une question de méthode et de faire les bonnes choses au bon moment. Et si malheureusement, tu inverses tes étapes, c’est là que tu stagnes et que ça arrive en 4-5 ans parce qu’en fait, il te manque la première étape. Ok. Ok. Il y a vraiment une recette. Ok. Je pense qu’on a tous mal compris le SEO, malheureusement, avec le temps.

Mais écoute, je suis curieuse, par exemple, parce que pourquoi, par exemple, si on retourne au moment où tu étais avec ta soeur, pourquoi le SEO t’a approché plus qu’une autre forme de trafic au final? Parce qu’à l’époque, tu ne connaissais rien sur rien sur le SEO. Tu as juste commencé à t’intéresser là-dessus. Mais si tout le monde pense que c’est lent, pourquoi n’être pas allé peut-être vers plus une approche médias sociaux ou une approche de vendre différemment? Pourquoi est-ce que c’est le SEO qui t’a intéressé?

Ben, déjà, elle n’avait pas de budget. Donc, tout ce qui est Google Ads, etc., c’était non envisageable. Et tout ce qui est réseaux sociaux, moi, je me sentais totalement incompétente à ce moment-là puisque déjà, en perso, je n’aimais pas trop les réseaux sociaux. Donc, je ne me voyais pas me dire, ok, vas-y, go, je vais lui lancer une strata Insta ou tu vois, ça me paraissait inaccessible alors que créer un site internet, ça m’a toujours attirée parce que ça mélange de la créativité mais aussi de la méthodologie et un peu de discipline, tu vois, donc tout ce que j’aime bien.

Et en dehors de ça, c’est parce que, justement, à chaque fois, on se disait, ouais, le SEO, en gros, il y avait tout, quand j’essayais de me renseigner sur le SEO et sur les méthodes pour booster son site, à chaque fois, on disait, voilà, c’est très long, il faut être très technique, il faut forcément avoir un diplôme, il faut forcément être expert, il faut forcément, tu vois, en gros, on me disait plein de choses en mode, il faut que, et je déteste quand on me dit, il faut que, mais qu’on ne m’explique pas pourquoi et quand on ne m’explique pas pourquoi, ben moi, je vais voir. Et du coup, je suis allée voir et je me suis dit, ok, on va voir si le SEO, c’est si compliqué que ça, on va voir si moi, sans diplôme, sans expérience et sans avoir payé 40 000 balles une formation, je peux me permettre où du moins, j’arrive à avoir des résultats sur mes propres sites.

Et ça nourrit un truc en moi, je me suis dit, on va voir, et en fait, quand j’ai vu qu’en moins de 2-3 semaines, je commençais déjà à voir mes premiers visiteurs, je me suis dit, ben, c’est quoi ce bullshit? C’est quoi ce message qui est véhiculé? On dit aux gens qui ne peuvent pas faire leur propre SEO que c’est hyper compliqué ou qu’il faut forcément qu’ils se fassent accompagner. Pourquoi dans ce milieu-là, on n’utilise que des mots super compliqués?

Ça, j’ai été beaucoup confrontée à ça et d’ailleurs, c’est pour ça que ma marque s’appelle le SEO sans migraine aujourd’hui. Quand j’ai voulu me former, moi, à chaque fois, j’ai eu la barrière des gens, ils se considèrent tellement comme the expert, tu vois, genre la personne la plus compétente pour, qu’ils utilisent plein de mots compliqués mais au final, tu ne comprends rien de ce qu’ils veulent dire et toi, tu repars avec plus de questions et de flou. Moi, dans ma chambre, toute seule, j’arrivais concrètement à trouver une méthode pour savoir quoi faire sur mon site. Et ça m’a tellement énervée et du coup, c’est aussi pour ça que j’ai commencé à prendre la parole. Je me suis dit, attends, si moi, toute seule dans ma chambre, je peux le faire, je vais créer le contenu que j’aurais aimé lire quand j’en avais besoin.

Je me demande si tu es d’accord avec moi mais les milieux souvent très techniques comme le SEO, c’est souvent dominé par des hommes puis qui essayent de garder aussi cette espèce de dominance-là en restant très technique. Est-ce que c’est un peu ton point de vue?

Oui, non, non, totalement. Le monde du SEO est particulièrement masculin. Il y a une étude qui est sortie il y a deux, trois jours là il y a 67% d’hommes dans le SEO contre le reste du pourcentage en tant que femmes et en plus en moyenne elles se rémunèrent et elles s’autorisent de facturer à 50% moins cher. Mais du coup, déjà je me suis dit ok, trop cool que cette étude soit sortie, je l’ai lue il y a deux jours mais en dehors de ça c’est que oui, c’était un milieu très masculin avec des personnes qui sont là depuis un moment, qui sont experts et ça fait 40 ans ils sont dans le métier et du coup, toutes les personnes qui ont une vision un peu neuve, un peu différente, ça a été très dur pour eux de se faire une place, moi y compris. Et alors quand tu rajoutes l’ingrédient de t’es une femme, là, c’est encore plus complexe.

J’imagine bien. Parce qu’en fait, à chaque fois, ce qu’on me disait, c’est une femme ne peut pas faire de SEO parce que le SEO c’est trop technique. Tu vois? Oui, parce qu’on a un petit cerveau. Voilà, c’est ça. Et du coup, ça m’a encore plus énervée et j’ai encore plus pris la parole.

J’adore. J’adore comment est-ce que ça t’a… Ça lit a fire under your ass. Mais justement, quand t’as commencé, t’as dit que tu t’es fait engager pour commencer à gérer du SEO mais t’as pas eu juste des petits résultats dans cette agence-là, je pense, à cette époque-là où est-ce que tu travaillais. T’as eu des résultats énormes, travaillé avec des gros clients. Peux-tu me parler un peu de cette transition-là entre ces débuts-là je me forme par moi-même et éventuellement, t’en arrives à ta propre agence qui a quoi, quatre mois au moment où on se parle?

C’est fou, mais… Oui, c’est ça. On va faire le pont ici. Je peux te faire un petit résumé de ce qui s’est passé. Du coup, à l’époque, j’avais beaucoup de chance. J’ai cherché une alternance pour terminer mes études. Je suis arrivée dans une boîte où ils ne voulaient pas du tout me mettre sur du SEO mais j’ai réussi à les convaincre pour me mettre au moins à 50% dessus parce que, comme j’avais appris de manière autodidacte pendant des années, j’avais juste besoin qu’on m’apporte un peu de structure.

Parce que, tu vois, quand t’es autodidacte, t’as plein d’idées et elles sont très rafraîchissantes et t’abordes les choses d’une manière différente mais parfois, il te manque un peu de méthodologie et donc, c’est là où j’ai rencontré mes deux premiers managers Florent et Florian qui sont maintenant dans mon équipe et dans mon agence d’ailleurs à mes côtés aujourd’hui dans l’agence SEO sans migraine ce qui est assez fun.

J’ai passé une petite année là-bas où ils m’ont donné les structures et après, en fait, j’ai été embauchée par une grosse start-up à Montpellier qui s’appelle Walaxi et en fait, là, c’est simple, coup de poker, ils m’ont dit écoute, on a six jours pour avoir des clients sinon, on met un peu la clé sous la porte et ils m’avaient embauchée pour une fiche de poste un peu couteau suisse. Moi, je leur ai dit ok, vous avez six jours, laissez-moi faire un site, laissez-moi faire du SEO, donnez-moi une semaine et on voit ce que j’arrive à faire. Et en fait, on a fait un coup de poker ensemble et deux mois plus tard, on avait déjà 20 000 visiteurs et deux ans plus tard, il y avait 3 millions de trafic SEO par an, à peu près 300 000 visiteurs SEO par mois.

Qu’est-ce que t’as changé dans leur approche qui a justifié à quel point aussi rapidement il y a eu autant de trafic? Ben, en fait, quand t’as le nez dans ton produit, tu prends pas le recul nécessaire pour te dire en fait qu’est-ce que les gens, ils tapent pour trouver ce type de service et donc c’est souvent ça qui manque à 90% des gens qui font une stratégie SEO, c’est qu’ils oublient de faire l’étude de mots-clés.

L’étude de mots-clés, elle a deux buts. Le premier, c’est trouver les mots-clés que tape ta cible, donc c’est comprendre son langage pour savoir concrètement comment lui parler. Et deuxièmement, c’est trouver les mots-clés sur lesquels ton site internet peut se positionner et peut se permettre de se positionner parce qu’en fonction de si t’as un site qui est tout neuf ou un site qui a 15 ans, ils n’ont pas la même puissance. Donc, tu ne peux pas te permettre de dire à ton site qui est tout neuf d’aller batailler contre des gens qui sont là depuis 20 ans.

L’étude de mots-clés, elle te permet de te dire, là, je suis trop petit pour aller taper ce mot-clé-là. Par contre, celui-là, je pense que je peux le chercher. Et c’est comme ça, en choisissant les mots-clés qui sont atteignables et qui tout de suite ont un intérêt business, parce que pour moi, ça ne sert à rien de chercher des mots-clés pour faire du trafic. Il faut chercher des mots-clés qui ont une intention de conversion, donc qui peuvent te permettre de générer très vite du business.

Je vais faire une parenthèse assez technique parce que je me pose la question en t’écoutant parler. ChatGPT, DeepSearch et compagnie, comment est-ce qu’on fait ça? Est-ce que les mêmes mots-clés vont s’appliquer ou est-ce que là, on fait des recherches beaucoup plus complexes à travers l’IA?

Oui et non parce qu’en fait, si la question que tu me poses, c’est est-ce qu’il y a des gens en ce moment qui essayent de faire ça? GPT et tous les outils d’IA, en fait, ils vont scraper le contenu qu’il y a sur Google. Donc, si tu as réussi à faire comprendre à Google que tu étais l’expert numéro 1 dans ta thématique, forcément, ChatGPT va se baser aussi un peu sur ces informations-là. Et ensuite, ça reste pour l’instant des techniques qui sont trop jeunes.

Je suis assez convaincue que ça va être limité puisque vu que c’est manipulable, je pense qu’à un moment donné, il va y avoir des petits stops parce qu’il y aura un peu trop de gens qui auront essayé de bidouiller. Mais au final, le point, ça reste que le AI fait des recherches, mais il recherche sur des outils de recherche qui existent déjà. Il suffit que tu ailles chercher sur Google, il va chercher aussi sur Insta, sur LinkedIn, sur Pinterest ou sur YouTube. Encore une fois, si tu as bien aussi optimisé tous ces canaux-là, ton message, il doit être clair.

Par exemple, SEO sans migraine, moi, le message, il est clair sur n’importe quel type de réseau, que ce soit LinkedIn, Insta ou Google ou YouTube. Donc, c’est cohérent. Je suis sûre que mon message sera compris et que si l’IA vient scraper, il ne va pas se dire en fait, elle fait des loutres, mais on ne sait pas ce que c’est.

Mais OK, pour en revenir à ton parcours, donc, tu étais chez Wallaxi, ça s’est passé super bien. Tu as travaillé avec des grosses compagnies comme L’Oréal à travers des clients séparés. Comment est-ce que tu as décidé de faire ton propre parcours?

J’ai adoré mon aventure chez Wallaxi. J’ai monté une super belle équipe de 10 personnes et en fait, ce qui est très cool dans cette aventure, c’est que j’ai travaillé pour le SEO uniquement de Wallaxi. Mais à un moment donné, moi, j’avais aussi envie de savoir si ma méthode SEO, elle ne fonctionnait que pour Wallaxi ou est-ce qu’elle pouvait fonctionner pour d’autres typologies de business? Est-ce que ça pouvait fonctionner pour des commerces? Est-ce que ça pouvait fonctionner pour des restaurants?

Et donc, quand j’ai commencé aussi à prendre la parole sur l’Insta quand j’étais chez Wallaxi par but de partager ce que j’apprenais en SEO, petit à petit, s’est construit mon audience malgré moi. Et mon audience m’a demandé en fait, hey, Amandine, tu n’as pas une formation? Hey, est-ce que tu peux nous accompagner en freelance à côté? Et en fait, pendant trois ans et demi, j’ai cumulé mon CDI et mon activité freelance où j’accompagnais des gens à côté. Et en même temps, j’étais chez Wallaxi à gérer une équipe de dix personnes. Et c’était une aventure de fou.

Et ça m’a appris énormément de choses parce que ça m’a permis en fait de tester mes méthodes sur plein de types de business. Et quand j’étais convaincue que mes méthodes, elles étaient assez fiables pour être reproduites, dupliquées et appliquées un peu à n’importe quel site et que mon audience a explosé et que la marque SEO sans migraine a explosé aussi un peu du jour au lendemain, c’est là que j’ai fait le choix de me dire OK, ça fait beaucoup d’années que je bosse sur les rêves des autres et c’est génial, mais est-ce qu’il ne serait pas temps que j’aille bosser sur mon rêve à moi?

Tu dis bosser sur tes rêves, je suis curieuse, est-ce que c’est une vision que tu avais dès le départ de travailler un peu pour toi-même, d’avoir ta propre activité, ta propre business ou est-ce que c’est le feedback constant de ta communauté et des résultats que tu donnais qui t’ont permis et t’ont donné la permission de croire à ça?

Je n’ai jamais pensé que je serais entrepreneuse dans ma vie ni que j’aurais ma boîte, genre jamais, jamais, jamais, jamais, ni que j’allais lancer une marque. Mais le fait de prendre la parole et créer du contenu, en fait, ça m’a permis d’autoriser à arriver assez grand pour me dire « Ah, mais peut-être qu’un jour, je peux créer ma propre liberté avec mes propres règles et en plus de ça, je peux en faire un métier. »

C’est vraiment, petit à petit, en créant du contenu, je me suis dit « En fait, je ne suis pas juste en train de me connecter avec des gens, je suis en train de créer le business de rêve que j’aurais toujours voulu avoir. » Et c’est pour ça que je prends énormément la parole et c’est volontaire parce que je veux faire comprendre que les femmes ont leur place dans le milieu du SEO.

Est-ce que, tu sais, il y a eu justement des espèces de croyances limitantes par rapport à ce qui était possible à déconstruire? As-tu quelques exemples de ce que tu as déconstruit pour te permettre ça?

Ben déjà, la première chose que j’ai déconstruite, c’est je pensais qu’en tant que personne introvertie, je ne pouvais pas prendre la parole ni me faire une place. Je ne pensais pas qu’en tant que personne hypersensible, je pouvais me permettre d’un jour me dire, ok, je peux être dirigeante d’une boîte ou manager parce qu’on apprend toujours qu’il faut être un char, qu’il faut être un requin, qu’il faut écraser les autres, sauf que c’est à l’antipode de qui je suis.

Moi, j’ai toujours managé et dirigé avec sensibilité, humanité, considération. Et du coup, j’ai dû casser, en fait, petit à petit, ces schémas en me disant, ben en fait, je peux rester moi et je peux réussir et en fait, je peux aussi montrer aux autres personnes qui sont dans mon coeur, c’est-à-dire introverties, hypersensibles ou qui n’osent pas trop prendre leur place, qui peuvent la prendre sans se travestir.

Ben justement, tu produis énormément de contenu et une constance qui est assez rare à la limite dans les gens qui débutent aussi. Est-ce que c’est une discipline que tu as apprise justement en réponse à tous ces blocages de la société ou est-ce qu’il y a un système derrière tout ça que tu as construit avec les années?

Ce qui a créé la constance, déjà, ce n’est pas la motivation parce que si on écoute sa motivation, on dérive vite de son rythme. Donc, ce qui, moi, me permet d’être constante, c’est la discipline. C’est vraiment de me forcer à trouver un système qui fait que je suis assez à l’aise pour publier du contenu et tenir mon rythme parce que la régularité, que ce soit dans la création de contenu ou dans le SEO, c’est un ingrédient commun qu’ils ont ensemble. Genre, si tu n’es pas régulier, ça ne marche pas et ça foire.

Donc, j’ai dû apprendre à avoir de la discipline dans la création de contenu et à dépasser presque… Tu vois, il y a des jours où je n’ai pas envie. Genre, je n’ai pas envie de publier du tout. Je n’ai pas envie de créer un nouveau post. Mon cerveau, il est out complet. Je n’ai pas de créativité. Qu’est-ce qui contre ça? C’est la discipline que je m’impose qui est d’avoir deux à trois semaines de contenu toujours d’avance. Du coup, ce qui fait que quand je n’ai pas envie de publier, je m’en fous puisque c’est déjà prévu.

De quelle façon est-ce que j’entends? Comment est-ce que tu as planifié ça? Vu que je produis… En fait, je me cale des créneaux où je vais batcher des contenus. Je vais peut-être me caler deux, trois journées. Je ne vais faire que de la création de contenu pour toujours avoir ce rythme de deux, trois semaines d’avance. Du coup, ce qui fait que si je n’ai pas envie ou que j’ai la flemme un jour, je sais que j’ai déjà pris ce temps-là donc je peux me dire « Ah, aujourd’hui, je n’ai pas envie ». Et ça marche.

Est-ce que tu es une personne qui est naturellement disciplinée? J’adore la discipline au global mais c’est autant une ennemie qu’une amie, tu vois. La discipline, c’est à la fois une amie parce qu’elle te permet d’atteindre tes résultats et elle te permet justement d’être régulière mais c’est aussi une ennemie parce que moi, c’est du coup des fois du mal à lâcher parce que à tellement vouloir être disciplinée, peut-être que parfois ça se ressent dans mon agenda, ça se ressent dans aussi mon équilibre vie pro, vie perso que j’ai vraiment dû apprendre surtout depuis que je me suis lancée à 100% à rééquilibrer.

Parce que si j’écoute que la discipline, le problème, c’est que oui, je vais tabasser, je vais créer beaucoup de contenu, je vais être un bulldozer même sur les sites de mes clients mais derrière, il faut que j’ai aussi de la discipline pour mes propres envies perso ou mon temps off, tu vois.

Ben effectivement parce qu’au final, la discipline est là pour répondre aux deux besoins. C’est ça. Tu peux être autant disciplinée à protéger ton temps personnel puis ton énergie que tu vas être disciplinée à travailler puis faire les choses d’une certaine façon. Je pense que la différence à la limite, c’est quand tu dépasses la discipline puis que tu tombes presque dans une espèce de hustle de genre, je suis capable de faire plus, je veux faire plus.

Oui, voilà. Mais justement, tu as parlé de cette espèce de work-life balance, ça a été un challenge? Oui, énormément parce que quand je me suis lancée donc à 100% que sur mes projets et que sur mes rêves, j’étais tellement heureuse. Vraiment, tu vois, c’est ce truc de j’ai bossé trois ans, j’ai cumulé un CDI et freelance, j’ai fait des horaires inimaginables. J’ai vraiment sacrifié énormément de choses pour avoir aussi ce me permettre un jour de me lancer à 100% à mon compte. Et du coup, j’étais juste trop contente d’être tellement à mon compte que j’étais en mode « Ah, mais il faut que je fasse tout, il faut que je fasse ça. »

Et du coup, il a fallu trouver un espèce d’équilibre, tu vois. Et cet équilibre, j’ai réussi à le trouver grâce déjà à un podcast que j’ai écouté qui s’appelle « L’art de vivre ». En gros, je me suis posée un peu, je me suis dit « Ok, de quoi j’ai besoin pour passer une bonne semaine? Autant pro que perso. Ok, qu’est-ce qui est vraiment non négociable et qu’est-ce qui, au contraire, ne me plaît pas du tout? »

Moi, ce qui ne me plaisait pas, c’est d’avoir des appels tous les jours. Donc, je me suis dit « Principe non négociable, avoir au moins trois jours dans la semaine où je n’ai aucun appel et presque aucune réunion où je peux me focus sur ce que je veux faire, ma création de contenu et sur le fait d’organiser mon temps comme j’en ai envie. »

Et à chaque fois, je me disais « Ok, par exemple, un des principes que j’ai, je déteste travailler gratuitement et j’ai le principe de ne pas travailler gratuitement. » Et au contraire, quand tu te lances, surtout au début, tu lances ta boîte, tout le monde me dit « Tu peux venir faire une conférence, tu peux venir ici. » Et ça va très vite de dire « Oui » beaucoup à des choses qui vont t’éloigner de tes objectifs et surtout, parce qu’à vouloir dire oui tout le temps et à vouloir être super sympa, tu te rends compte que tu as peut-être dit trop oui et aussi, tu ne t’es pas assez fait payer pour la valeur que tu as donnée.

Tu as mentionné que tu te posais des questions au début de la semaine aussi. Est-ce que tu as des pratiques de journaling pour genre te guider puis vraiment avoir une vue d’ensemble de où est-ce que tu t’en vas avec plus de conscience ou d’intention?

Oui, énormément. Je fais beaucoup ça et je fais aussi beaucoup de mind-up. Beaucoup, beaucoup de mind-up. Ça m’aide, en fait, tu vois, j’ai tellement d’idées dans la tête que ça m’aide à les poser et à faire ma toile d’araignée et à me dire « Ok, aujourd’hui, je suis là, j’aimerais aller là, dans mes rêves les plus fous, je dirais ici, comment je fais pour arriver là. » Et ça me permet de poser ce qu’il y a dans la tête.

Exactement, quand tu es capable de voir. Je comprends, il y a des gens qui sont aussi beaucoup plus visuels. Quand il y a trop de concepts dans la tête, c’est comme flou, c’est dans les nuages quelque part. Dès que c’est sur papier, il y a des lignes qui sont entre eux, tu sais.

Mais justement, tu as pris beaucoup de décisions bold dans ta vie, lancer ta propre agence, recruter tes anciens mentors aussi, ouvrir des bureaux physiques, ce qui est dans l’univers du marketing digital, de la business web, c’est plus rare. Est-ce que tu as un filtre ou une règle ou un système que tu suis pour savoir quand il y a une décision qui est bonne pour toi, même si c’est risqué?

Ah oui, OK, je vois. Alors, j’ai eu pour l’instant beaucoup de chance et que depuis septembre, à chaque fois que j’ai pris une décision, elle s’est avérée bonne. Donc, je t’avoue que je suis trop contente. Mais en fait, c’est pas que de la chance. Au final, moi, j’écoute énormément mes intuitions. L’intuition, elle n’est pas palpable. Mais en gros, quand je vais avoir une idée, je vais déjà la poser à l’écrit et je vais voir à quel point elle m’obsède. Si elle m’obsède énormément, c’est-à-dire que je vais y penser plus de cinq fois dans la semaine, je me dis OK.

Et ensuite, je pose les pour, les contre et les réalisables ou les non réalisables. Par exemple, prendre des bureaux à Montpellier. Pourquoi c’est super important pour moi? Pour créer une vision d’équipe, pour ramener l’humain au centre vraiment de ce monde d’agences si flou et si bullshit. Et aussi pour créer mon univers, le matérialiser, vraiment qu’il y a un lieu physique où il y a notre énergie et notre image de marque. Quels sont les risques? Dépenses financières élevées en début de boîte. Quels sont les possibles aussi avantages? Qu’avoir des bureaux physiques, ça nous génère une grosse crédibilité parce que tout de suite, tu ventres un business qui est solide financièrement. Les clients nous l’ont dit: « Le fait que vous ayez des bureaux physiques, ça nous a rassurés. » C’est la preuve qu’on ne va pas s’évaporer au bout d’un an.

Et donc, à chaque fois que j’ai une idée, j’essaye beaucoup d’écouter mon intuition, par exemple, aussi mes émotions. Si je vois que j’ai une idée, je vois que j’ai une mini boule au ventre en lisant cette idée, je me dis, ah, non. Ça ne passe pas. Et par contre, si au contraire, je suis très enjouée et je sens qu’après, je me dis, OK, ça, il faut que j’y aille.

Et surtout, en fait, je t’avoue que je n’ai pas peur de me prendre des murs. Je n’ai pas peur du bide. Je n’ai pas peur de l’échec. Je sais qu’il y en aura. Donc, à partir du moment, je sais qu’il y aura de l’échec et que j’ai accepté le fait que j’allais me planter un moment ou un autre, ben, je suis juste prête à tester tout ce qui se passe.

Ben, je trouve ça cool parce que ça montre que tu as une belle relation à l’échec. Qu’est-ce qui a fait en sorte que tu as bâti ce mindset? Je pense que la résilience, ça a toujours fait partie de mon caractère. Toute ma vie, on m’a dit que je ne pourrais pas entreprendre parce que je suis trop sensible. On m’a dit que je devrais m’endurcir dans le monde du travail. Après, on m’a dit que j’étais trop introvertie, que je ne prenais pas assez ma place. Après, on m’a dit que j’étais trop discrète pour espérer un jour avoir un job important.

Donc, en fait, vu que toute ma vie, on m’a dit que je ne pouvais pas à cause de qui j’étais, ça m’a forgée d’une manière inimaginable et surtout, j’ai créé une relation avec moi-même qui est très solide et du coup, qui fait que je suis déjà un, ma meilleure alliée, je suis aussi ma meilleure amie et je sais que je peux compter sur moi à 300%. Donc, tous les avis des autres, sauf si bien sûr, ils sont constructifs et que ça peut toujours m’apporter quelque chose, je les garde, mais le reste, je zappe total.

Ah, c’est de la musique à mes oreilles. Ok. En te regardant de l’extérieur, on a l’impression que tu es ultra solide, tu es ancrée, tu es visionnaire aussi, tu sais où est-ce que tu t’en vas, mais est-ce qu’il y a encore des zones où tu as l’impression de jouer petit?

Alors déjà, j’ai beaucoup de mal à réaliser. Il n’y a pas longtemps, tu vois, on m’a arrêtée dans la rue et on m’a dit « Ah, mais t’es la loutre du SEO » et là, j’étais en mode « Je crois que ce que je fais, ça a de l’impact, mais pas que sur Internet. » Pareil, mon nombre d’abonnés, moi, me fait toujours bugger. Je me dis « Mais je ne comprends pas comment il y a 100 000 personnes qui s’intéressent en SEO. » Genre, j’ai l’impression d’avoir hacké quelque chose.

Et en même temps, le « Pourquoi », je l’ai, tu vois, je le comprends, je comprends aussi ce que je véhicule. Mais il y a toujours cette… Ça me dépasse totalement. C’est complètement dingue et j’en suis très, très reconnaissante. Mais il y a une part de moi aussi qui ne réalise pas encore l’impact que ça a. Et c’est ce qui aussi, je pense, me permet de rester très ancrée, très authentique.

Est-ce qu’il y a des zones où je pense que je joue encore petit? On va plus dire que j’apprends encore beaucoup. Et il y a une zone où je joue petit volontairement, c’est le recrutement de mon agence. Volontairement, je ne recrute pas beaucoup et je recrute vraiment un peu au compte-gouttes. J’ajoute un talent de temps en temps, volontairement parce que je ne veux pas devenir une agence-usine. J’ai aussi envie de maîtriser ma culture et ma vision de boîte.

C’est hyper important que toutes les personnes à mes côtés, déjà, elles croient en moi. Je ne dis pas qu’elles valident tout ce que je fais, mais qu’elles croient en moi et qu’elles croient en ma vision. Je suis une femme, j’entreprends, je suis dans un milieu masculin où on se fait beaucoup tabasser et où je suis extrêmement critiquée. Il faut que les personnes autour de moi, elles soient en mode bouclier. Et surtout, cette vision du SEO sans migraine, il faut que je m’assure que chaque personne autour de moi la partage parce que si demain, on dit à un client un mot super complexe, on se décrédibilise complètement.

Il y a très peu de femmes dans le SEO qui prennent autant la parole que toi sur justement la place des femmes dans ce milieu-là. Est-ce que tu ressens une responsabilité même si tu n’as pas demandé à être un modèle?

Je ne ressens pas une responsabilité mais par contre, je ressens presque un devoir. Genre, une responsabilité pour moi, j’ai l’impression qu’on attend de moi que je dois faire ça alors qu’un devoir, ça ne vient que de moi. J’ai la chance d’avoir une belle visibilité et pour moi, avoir une visibilité, c’est aussi avoir un peu des devoirs. Et je ne me verrais pas ne pas prendre la parole pour ces femmes qui, je sais, sont moins visibles peut-être encore aujourd’hui, qui sont dans le même milieu que moi, qui galèrent et qui vont sûrement rencontrer les mêmes choses que moi.

Et donc, prendre la parole, c’est une façon de leur dire « Je suis passée par là et ça marche pour moi et vous allez pouvoir le faire aussi. Et si jamais vous galérez, vous m’écrivez et je vous tiens la main. » Parce que moi, quand j’ai pris la parole et que j’ai pris toutes ces vagues de haine et ces vagues aussi de bad buzz à cause de ces hommes dans ce milieu-là, j’ai eu très peu de mains tendues. Donc, je me suis dit le jour où moi, je peux faire la différence et que j’ai assez de poids pour pouvoir tendre une main, pour quelqu’un qui en aurait besoin, je le ferais toujours.

J’ai de la misère à comprendre d’où vient la haine. Cette fille-là, elle va bien dans sa tête, genre, elle a l’air super sympathique, genre, les valeurs sont au bon endroit, genre, qu’est-ce qui, t’as dit que t’avais perdu des clients puis des abonnés parce que t’as choisi d’être toi ouvertement.

Je me sens surplu ni sur mes engagements ni sur mes paroles, vraiment, j’y vais à fond et je me dis que si les gens, ils me suivent et s’il y a des gens aussi qui veulent se faire accompagner par mon agence et par moi, c’est parce qu’on partage les mêmes valeurs. Donc, si déjà un de mes posts dérange, c’est qu’on n’est pas fait pour bosser ensemble. Mais pourquoi il y a aussi autant de haine: imagine que je suis arrivée un peu comme avant-gardiste avec une vision très différente d’un milieu qui a toujours fonctionné de la même manière.

Moi, je suis arrivée, j’ai tapé un grand coup de pied dans la fourmilière, j’ai dit, hey, tout ce que vous faites payer, là, je comprends pas pourquoi c’est payant alors que ça doit être gratuit. Et j’ai balancé toutes ces méthodes qui pour moi me semblaient logiques qu’elles soient gratuites parce qu’il n’y avait aucun sens de faire payer ça, eux le faisaient payer et très cher. Donc j’ai eu cet effet de, ah, mais en fait, elles balancent nos méthodes gratuitement.

Ce que j’ai fait, j’ai juste démystifié à quel point il y avait des gens qui se faisaient beaucoup d’argent sur le dos d’autres gens et ça, ça ne me plaisait pas du tout. Et j’ai pris beaucoup de temps avec les gens qui m’envoyaient des messages sur Insta, sur LinkedIn, surtout au début, ils me disaient, mon site, il ne marche pas, ça bug et ça ne me dérangeait pas de prendre deux minutes et de dire, ah, tu as pensé aller voir ça. Et ils disaient, ah, merci beaucoup, ça m’a évité de payer 4 000 euros chez quelqu’un. Ben oui, genre, il n’y a personne qui va te faire payer 4 000 euros pour ça.

Et ça fait partie de pourquoi j’ai aussi une grosse vague de haine, c’est parce que je suis arrivée pour démystifier et un peu rendre accessible un milieu qui était très fermé et sur lequel on faisait beaucoup d’argent sur le dos des autres. Et en dehors de ça, j’étais une femme, j’étais jeune, alors que eux, ça faisait 40 ans qu’ils étaient là. Donc forcément, ça ne plaît pas.

Bien, je pense qu’il y a des gens qui refusent de penser à l’intérêt du client, tu sais, quand tu bâtis justement quelque chose où tu charges pour tout, tu n’es pas nécessairement dans l’intérêt du client, tu es dans l’intérêt de ton portefeuille. Donc, c’est sûr que quand tu te fais pointer du doigt pour ça, c’est sûr que ça peut en challenger un ou deux.

Et puis, je pense qu’il y a beaucoup de gens aussi qui ont une notion un peu toxique avec la concurrence. Tout de suite, on voit un concurrent ou une concurrente et on se dit, oulala. Moi, je vais voir quelqu’un d’extrêmement bon dans mon milieu, je vais me dire, ah, qu’est-ce qu’elle fait que j’aime bien? Ah, ok, je me note, c’est peut-être des pistes d’amélioration pour moi. Et je vais la soutenir, tu vois, je vais être en mode, bah vas-y, go for it, genre, t’as tellement une bonne idée, vas-y, fonce.

Je pense qu’il y a une notion assez toxique avec la concurrence alors que je trouve qu’on devrait, on s’apporterait tellement plus à être ensemble. Parce qu’un client qui vient chez moi, il vient chez moi peut-être pour qui je suis et pour mes valeurs. Un client qui ne vient pas chez moi, c’est peut-être parce qu’il a préféré les valeurs ou il matche mieux avec l’autre personne et c’est tout.

Est-ce que toi, parce que tu gardes ton équipe petite, c’est aussi une façon pour toi de garder un petit peu plus de mains sur le travail et moins dans ton rôle de CEO?

En fait, je suis passionnée de SEO donc tu ne peux pas me dire que je ne peux plus en faire parce que j’ai trop d’équipes à gérer et c’est malheureusement ce qui m’est arrivé dans mon ancien job. À un moment donné, je n’étais plus du tout une chargée d’acquisition, une chargée de SEO, j’étais une manager. Donc, toute la journée, je m’occupais de gérer les plannings, de gérer les problèmes, de gérer les gens mais je n’avais même plus une heure à allouer à ce que j’aimais faire, le SEO.

Vraiment, c’est ce que j’aime faire. Aller sur un site d’un client et voir que ses résultats s’améliorent et qu’après, tu vois, on reçoit des messages comme « merci, vous avez sauvé mon business » ou « j’ai pu embaucher ma première personne grâce à cet investissement. » Ça, c’est ce que j’aime vivre mais demain, si je pouvais encore ne plus faire de SEO, en fait, j’aurais construit un business qui ne me rend pas heureuse et du coup, je serais dans une espèce de prison dorée. J’ai voulu créer ma liberté mais au final, je me serais enfermée toute seule. Donc non.

Écoute, avant de terminer, je ne peux pas tenir cette entrevue-là sans parler de la loutre. Non mais tu sais, premièrement, je l’attendais. Premièrement, d’où ça vient, please.

Écoute, j’aimerais tellement avoir un truc assez incroyable à répondre. En gros, dis-toi qu’à l’époque où j’ai commencé à prendre la parole sur LinkedIn, il y avait un truc où les gens se prenaient énormément au sérieux et ils te prenaient un peu beaucoup de haut, tu vois. Et comme moi, je prenais la parole un peu différemment sur ces réseaux-là, je me suis dit, il faut que je casse un peu ce monde du sérieux-là.

Tout le monde utilisait des emojis très pro. Moi je dis, bah mon emoji, moi je veux juste qu’il fasse taper des barres aux gens, je veux juste qu’il rigole. Donc, j’ai pris l’animal que j’aimais le plus, les loutres, je me suis dit, à quel point j’arrive à caler ça dans mon marketing en fait, à quel point je peux intégrer la loutre alors que je parle de SEO. Et en fait, vraiment, je l’ai pris comme un challenge.

Je me suis dit, est-ce qu’un animal super mignon, ça peut m’aider à faire lire un contenu qui peut paraître chiant? Et quand j’ai commencé à utiliser la loutre, je me suis fait dépasser par les événements puisque j’ai dû révéler une armée de gens amoureux des loutres. Et… Ah oui, les gens sont obsédés par les loutres. Et du coup, je me suis dit, vous aimez les loutres, moi aussi, j’adore ça, vas-y, all in.

Et du coup, j’ai fait développer ma mascotte 3D, ça m’a pris un an et demi avec un créateur à la faire parce que c’est très long à modéliser. C’est comme si tu voulais faire un personnage de dessin animé, donc tu passes par les mêmes étapes. Donc c’est très cher et c’est très long. Mais je me suis dit, c’est le premier investissement que je vais faire sur mon business. Donc j’avais vraiment pris toutes mes économies que j’avais faites et je me suis dit, je mets tout dans cette mascotte et on verra si ça marche.

Et du coup, j’ai fait la mascotte et alors là, c’est parti en cacahuète complet. C’est la mascotte de la loutre du SEO. Oh, c’est délicieux. Et aujourd’hui, en fait, ce petit truc où j’ai juste voulu suivre un délire de mon audience, c’est devenu le pilier de ma marque. Et dis-toi que les gens me cherchent plus par loutre du SEO que par Amandine Bart. J’ai même changé mon nom à Instagram.

Je vais changer ton nom à la fin du titre de l’épisode. Dis-toi, j’ai même changé mon nom à Instagram. Au début, c’était Amandine Bart. Maintenant, je me suis appelée la loutre du SEO. Je me suis dit, écoutez… Mais au niveau du SEO, j’imagine que c’est extraordinaire. Oui, oui. Mais est-ce que tu as envie d’être le visage de ta business ou est-ce que la stratégie de la loutre aussi était venue un petit peu en forme de rébellion?

Je ne pense pas. Je pense que c’est ce qui fait partie des ingrédients succès de ma marque, c’est que je suis là et que je suis avec la loutre. Il y a beaucoup de gens qui me disent que je ressemble à ma loutre. Donc, je pense que la loutre sans moi ou moi sans la loutre, ça ne marcherait pas. On fonctionne ensemble.

Et du coup, non, je ne me verrais pas enlever mon visage. Par contre, j’ai dû faire face à un challenge. C’est qu’avant, ma brand, elle n’était que sur moi. Et de plus en plus, j’essaie d’intégrer mon équipe aussi parce que c’est normal, tu vois, quand tu prends un rendez-vous à l’agence, ça peut être moi comme ça peut être Florent ou Florian ou Méli. Et du coup, je les intègre aussi petit à petit. Je commence à transformer ma com par une com d’équipe pour qu’il y ait aussi des visages familier avec cette loutre.

Écoute, j’ai le temps pour une dernière question avant de terminer. Tu vis ce moment d’hypercroissance qui est assez fort. En fait, j’ai deux questions pour toi. La première, c’est qu’est-ce que tu ne veux pas oublier de ce chapitre que tu vis là en ce moment? Puis la deuxième, c’est est-ce que tu sais précisément ce que tu es en train de bâtir sur le long terme ou est-ce que tu te laisses encore surprendre?

Wow! En fait, ce chapitre, il est magique. Tu vois, c’est comme, tu sais, tu as un rêve et tu ne te demandes jamais mais ça va faire quoi quand je suis en plein milieu dedans? Il y a des jours où je ne réalise pas du tout et je suis en mode wow, mais c’est oufissime ce qui se passe. Il y a d’autres jours, je suis en mode oh non, mais attends, il faut que je fasse ça et ça. Enfin, tu vois, je me fais un peu dépasser par la croissance et c’est ultra normal.

Mais ce que je ne veux pas oublier, je pense, c’est à quel point quand on écoute son intuition et quand on reste aussi avec ces fameuses valeurs que moi, j’ai pris le temps de définir avant de lancer ma boîte, c’est que ça ne peut que bien se passer. Qu’importe si j’ai prévu un plan A et que finalement, c’est B, si c’est drivé par mon pourquoi et mes valeurs, c’est forcément du kiff.

Et c’est pour ça que je prends aussi beaucoup le temps de fêter mes petites victoires même si elles sont petites. La première promesse d’embauche qu’on a fait, go, je vais la fêter. Notre premier client de l’agence, go, on va fêter ça. Et j’essaye de marquer ces événements-là, même si c’est ok, on fait un goûter au bureau tous ensemble ou on va se faire un resto ou alors au contraire, moi, juste le soir, je vais faire un truc qui me fait marquer cet événement. Mais je prends le temps de fêter mes victoires qu’importe à quel point elles peuvent être petites.

Puis, la deuxième partie donc, est-ce que tu sais où est-ce que tu t’en vas précisément plus tard?

Ben, il y a un peu les deux. Il y a une partie, je sais clairement où je veux amener le SEO sans migraine et je sais clairement ce que je veux faire de cette marque. J’ai deux étapes, j’ai l’étape réalisable et après j’ai l’étape mes rêves un peu fous. Et moi je m’autorise toujours à rêver très très très grand parce que si jamais ça arrive déjà ce sera assez dingue et puis je trouve que c’est aussi cool de se laisser rêver.

Mais je suis aussi consciente que je connais un peu mes gros points où je veux aller mais je n’ai pas tracé une ligne droite parce que je sais que ça ne se passera pas comme ça. Donc, je suis consciente qu’il va y avoir des virages à droite, des virages à gauche avant d’y arriver. As-tu l’exemple de rêve un peu fou?

Oui, un rêve un peu fou que j’ai commencé à construire, c’est, tu vois, aujourd’hui, j’ai fait le SEO sans migraine. Demain, j’ai envie de faire le SEA sans migraine et plus tard, j’aimerais que ce soit juste le référencement sans migraine. Comme ça, on pourra tout faire et le groupe même sans migraine, tu vois, ça va pouvoir s’appliquer à énormément de choses.

Le groupe sans migraine. Ah, j’aime ça. Oh, bon! Écoute, Amandine, un énorme merci. Écoute, avant de se laisser, où est-ce qu’on peut te retrouver? Où est-ce que les gens qui écoutent en ce moment peuvent te retrouver sur Internet?

Ben, écoute, s’ils tapent loutre du SEO sur Google, ça doit le faire.

Elle est bien référencée, mesdames et messieurs. Écoute, toi qui écoutes, tu veux revisiter le contenu de l’épisode, retrouver les liens qu’on a mentionnés, ben, tu peux te rendre sur Spotify ou Apple Podcast pour lire les notes de l’épisode directement dans l’application. Puis si tu as aimé l’entrevue d’aujourd’hui, ben, évidemment, partage ça dans tes stories sur Instagram. Tu peux nous taguer aussi pour qu’on puisse voir. Moi, c’est @_genevievegauvin et taguer le compte d’Amandine, @amandine_bart, pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion.

Amandine, un énorme merci d’être passée sur effrontée, de m’avoir partagé tes secrets du succès. Je pense que ça va en inspirer plusieurs, plusieurs personnes qui se considèrent aussi introverties, plusieurs personnes aussi qui sont dans des industries contre elles aussi. Fait que je pense que tu es une inspiration de ce côté-là à continuer puis à continuer à être disciplinée, à continuer d’avoir de bonnes valeurs. Tu as ta place puis j’ai hâte de voir la suite pour toi.

Merci beaucoup. C’est un plaisir. Bon, ben, guys, on se reparle la semaine prochaine. Bye, là!

T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendue jusqu’ici. Merci beaucoup pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter Effrontée, ben, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, ben, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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