Effrontée

Gérer son cashflow avec une grosse entrée d’argent par année: ma méthode complète

25/06/2024

Quand 80% de tes revenus annuels rentrent en mars, faut savoir gérer son cashflow autrement que la moyenne des entrepreneures. Pas de panique, pas de « ah je sais plus où s’en va l’argent », pas d’angoisse à l’arrivée des accomptes provisionnels. Juste un système testé qui répartit chaque dollar dans le bon compte avant même que tu sois tentée de le dépenser.

Voici exactement comment je m’organise depuis presque 10 ans pour gérer son cashflow avec une rentrée d’argent massive une fois par année. La méthode Profit First, mes 3 comptes de banque, mes pourcentages actuels, mes routines du 10 et du 25 du mois. Tout est là.

Pourquoi gérer son cashflow différemment quand tes revenus sont saisonniers

La majorité de mes revenus arrivent fin février, début mars. Une grosse vague. Le reste de l’année, c’est du goutte à goutte. Si je ne fais rien de spécifique, je risque 2 erreurs classiques: dépenser comme si l’argent allait toujours rentrer à ce rythme-là, ou stresser en novembre parce que je ne sais plus si je vais pouvoir me payer en décembre.

Gérer son cashflow avec une rentrée annuelle, c’est exactement le contraire de la business qui facture en continu. Tu dois forcer la séparation de l’argent dès qu’il rentre, sinon ton cerveau va voir un compte plein et envoyer le signal « on est riche ». Sauf qu’une bonne partie de cet argent-là, c’est pas le tien: c’est les impôts, c’est les commissions affiliées, c’est ta paye des 12 prochains mois, c’est le salaire de ta team.

L’idée centrale, c’est que tu ne peux pas dépenser ce que tu ne vois pas. Chaque dollar trouve son compte avant même que tu ouvres ton logiciel de comptabilité. C’est ça, la base.

La méthode Profit First: la fondation pour gérer son cashflow

J’utilise la méthode Profit First depuis 2014-2015. Ça fait presque 10 ans. C’est le concept tiré du livre Profit First de Mike Michalowicz (ou Le Profit d’Abord en français), un livre absolument délicieux en termes de gestion financière d’entreprise.

L’idée à la base de Profit First, c’est de flipper l’équation classique:

  • Équation classique: revenu moins dépenses égale profit
  • Profit First: revenu moins profit égale dépenses

Tu enlèves le profit, ta paye et l’argent des impôts AVANT toute chose, à même chaque dollar qui rentre. Ce qui reste, c’est ce que tu peux réellement dépenser. Sur chaque dollar, tu te paies, tu mets du profit de côté, tu réserves les impôts. Pas après. Avant.

Pourquoi c’est crucial: la mentalité par défaut des entrepreneures, c’est de tout sacrifier pour la business. On voit ça surtout dans les business physiques: des gens qui ouvrent un restaurant, ne se paient pas pendant 3 ans, tout réinvestissent. C’est noble, mais c’est aussi une recette pour brûler. Tu n’es pas un esclave de ton entreprise. Le but, c’est de bâtir une business profitable. Profit First force ça dès le jour 1.

La mécanique: des pourcentages qu’on applique sur chaque rentrée d’argent, et des comptes de banque distincts pour répartir le tout.

Mes 3 comptes de banque pour gérer son cashflow

Mike Michalowicz recommande 5 comptes: Income, OPEX (operation expenses), OC (owner’s compensation), Profit et Tax. Pour les Canadiens et Français, attention: « Tax » en anglais Profit First, ça veut dire impôts (income tax), pas la taxe de vente (TPS/TVQ/TVA). Ce sont 2 affaires complètement différentes.

Moi, j’ai simplifié à 3 comptes pour gérer son cashflow plus efficacement:

  • Compte Income: tout ce qui rentre atterrit là en premier
  • Compte OPEX: les dépenses d’opération de la business
  • Compte Savings (à intérêt): regroupe Owner’s Compensation, Profit et Tax

Pourquoi avoir regroupé OC, Profit et Tax dans un seul compte d’épargne: parce que vu ma rentrée annuelle, cet argent-là dort sur le compte pendant des mois. Le 12e mois de ma paye attend 12 mois avant d’être versé. Aussi bien qu’il génère des intérêts pendant ce temps-là.

Note importante: si t’es du genre à être tentée de piger dans un compte pour payer une nouvelle formation flash, garde les 5 comptes séparés. Profit First recommande même d’ouvrir certains comptes (Profit, Tax) dans une autre banque pour rendre l’accès volontairement difficile. L’argent des impôts, c’est pas le tien. Plus c’est compliqué d’aller le chercher, mieux c’est.

Les pourcentages que j’applique pour gérer son cashflow

Profit First, c’est des pourcentages calibrés selon les tranches de revenus. Plus la business grandit, plus la part attribuée à OPEX augmente (parce que les coûts montent), et plus la part attribuée à OC diminue en pourcentage (mais le montant reste équivalent ou plus élevé).

Mes pourcentages actuels, sur chaque dollar qui m’appartient réellement:

  • 15% Impôts
  • 15% Profit
  • 20% Owner’s Compensation (ma paye)
  • 50% OPEX (dépenses d’opération)

Le 50% OPEX est élevé parce que la business est rendue plus grosse, qu’il y a une team, qu’il y a des plus gros projets. Au début, c’était plutôt 30% OPEX et 50% OC. Vas voir Profit First sur Internet ou dans le livre pour les pourcentages selon ta tranche de revenus.

Important: selon Profit First, les sous-traitants, les coûts de production de produits physiques et les frais de processeur de paiement sont retirés à la source. Je calcule mes pourcentages sur ce qui atterrit réellement dans mon compte de banque, pas sur le chiffre brut.

Le processus quand la grosse rentrée d’argent arrive

Voici comment je gère son cashflow étape par étape quand la vague de mars frappe.

Étape 1: retirer ce qui ne m’appartient pas.

D’abord, je regarde s’il y a eu des taxes de vente prélevées (TPS, TVQ, TVA). Je vais dans le rapport de taxe sur ThriveCart, je vérifie la période. Si oui, je transfère tout ça dans un sous-compte de savings (un faux sous-compte créé dans YNAB, mon logiciel de budget) où l’argent attend d’être versé au gouvernement.

Ensuite, les commissions affiliées. Cet argent-là va à mes collaboratrices, c’est pas à moi. Je le transfère aussi de côté.

Étape 2: appliquer les pourcentages Profit First.

Sur le montant qui me reste réellement, j’applique mes pourcentages. Je fais un virement de 50% vers Savings (qui contient Impôts + Profit + OC) et le 50% restant va dans OPEX.

Étape 3: isoler le salaire annuel et les impôts dans Savings.

Je transfère l’entièreté de mon salaire annuel dans Savings, où il fait des intérêts. Chaque mois, je me vire un douzième vers OPEX pour couvrir le logiciel de paie. Comme ça, ma paye est physiquement séparée. Je ne peux pas vider OPEX par erreur en pensant que c’est tout disponible.

Pour les impôts, même logique: je mets l’équivalent de côté en attendant les accomptes provisionnels. Comme le 15% est basé sur l’argent que je génère réellement, je ne devrais jamais être à court. Les périodes d’impôts, pour moi, c’est zéro stress.

Étape 4: gestion du compte Profit.

Selon Profit First, on verse 50% du compte Profit au CEO comme bonus chaque trimestre, et le 50% restant reste dans le compte. Dans mon cas, comme la majorité des revenus arrive en bloc, le compte fait juste diminuer dans l’année.

J’ai cessé depuis 1 an de me verser ces bonus. Je les garde à l’intérieur de l’entreprise pour les investir comme placement corporatif pour ma retraite. Les taux d’imposition des sociétés au Canada sont assez bas, et tout ce que je sors comme salaire est imposé personnellement à un taux élevé. Garder cet argent à l’intérieur de l’INC pour l’investir, ça fait plus de sens pour la retraite.

Le rythme du 10 et du 25: gérer son cashflow toute l’année

Une fois la grosse rentrée digérée, le cashflow continue d’évoluer toute l’année. Voici mon rythme.

Tâche 5 minutes, 3 fois par semaine. Je vérifie mes comptes de banque, je m’assure que tout est à jour dans YNAB. Je sais combien il y a dans chaque compte. C’est rassurant.

Le 10 et le 25 du mois. C’est mes 2 dates de paiement de factures. Je dis aux fournisseurs: « Es-tu correct si je te paye le 10 ou le 25? » Ça minimise les transactions, ça structure ma planification de cashflow.

À ces dates-là, je refais l’exercice du début. Y a-t-il des taxes de vente à mettre de côté? Des commissions affiliées à transférer? J’applique ensuite mes pourcentages Profit First sur ce qui reste dans Income. Puis je paie les factures.

Au début du mois. Je distribue dans mon budget YNAB les montants pour les dépenses mensuelles. Et je mets de côté un douzième des dépenses annuelles à venir. Exemple: un logiciel à 100$ par année, je mets 100/12 = 8,33$ chaque mois dans une enveloppe budgétaire. Quand le paiement annuel tombe dans 12 mois, l’argent est déjà là.

J’ajoute aussi des montants pour les « savings court terme »: des dépenses pas obligatoires mais prévisibles. Hébergement, transport, électronique, éducation, cadeaux de Noël, chalet d’équipe.

Mes catégories actuelles à titre d’exemple: éducation 6000$/an, électronique 1200$/an, hébergement 4500$/an, transport 3000$/an, pub 1600$/mois (que j’accumule en partie pour les lancements). Le transport est moins élevé que l’hébergement parce que je suis une point hacker avide d’Aéroplan: j’échange des points contre des billets d’avion, ce qui me coûte moins d’argent réel imposable.

À la fin du mois. Je rembourse OPEX pour les dépenses payées avec de l’argent qui dormait dans Savings (ma paye, les accomptes provisionnels, les salaires de la team). Je fais le transfert de Savings vers OPEX. J’ajuste les montants attribués dans chaque catégorie de mon budget selon ce qui a vraiment été dépensé.

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Le 15% pour les impôts, c’est-tu pas trop bas vu que je suis taxée plus que ça?

Le 15% est calculé sur ton chiffre d’affaires, pas sur ton montant imposable. Tes dépenses font baisser ton revenu net imposable, donc le pourcentage final ressemble plus à un 15-17% du chiffre d’affaires en moyenne. Le vrai chiffre, tu le calcules en regardant tes années passées: ratio impôts payés vs revenus générés. Si t’as une moyenne sur plusieurs années, encore mieux. Pour moi, le 15% a toujours bien fonctionné. Pour toi, ça pourrait être 12% ou 18%. À ajuster.

Pourquoi pas mettre toute la paye annuelle dans un compte placement plus payant?

Parce que cet argent-là doit rester accessible dans les 12 prochains mois. Un compte d’épargne à intérêt dans la même banque, c’est le compromis. Pour les sommes corporatives qui n’ont pas besoin d’être touchées pendant des années (genre les profits qu’on garde dans la business), là tu peux parler à un gestionnaire de patrimoine pour des placements corporatifs plus rendement. Au Canada, garder l’argent dans ton INC et l’investir là-dedans est souvent plus avantageux que de tout sortir en salaire pour mettre dans un REER perso.

Combien de temps ça prend par semaine pour gérer son cashflow comme ça?

Pas tant. Mes vérifications quotidiennes prennent 5 minutes, 3 fois par semaine. Le 10 et le 25 du mois, je passe peut-être 30 minutes à 1 heure. Le début et la fin du mois, environ 1 heure pour les ajustements de budget. Tout le reste de l’année, c’est passive. La grosse rentrée annuelle me prend une demi-journée à bien séparer. C’est négligeable comparé au stress que ça m’épargne.

Mes prochaines étapes

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Pour creuser plus loin sur les finances en business, va écouter l’épisode 25 sur les 15 habitudes pro et perso pour mieux gérer ton argent et l’épisode 9 sur les 4 changements dans ma business depuis que j’ai atteint les 7 chiffres.

Cet article contient des liens d’affiliation. Si tu décides d’acheter un de ces outils via mes liens, je reçois une petite commission, sans coût supplémentaire pour toi. Je recommande seulement des outils que j’utilise et que j’aime.

Show notes

Format: Solo Durée: 29 minutes

Sujets abordés:

  • Pourquoi la méthode Profit First est essentielle quand tu as une grosse rentrée annuelle
  • Mes 3 comptes de banque (vs les 5 recommandés) et la logique derrière
  • Les pourcentages actuels que j’applique: 15% Impôts, 15% Profit, 20% OC, 50% OPEX
  • Le processus complet quand l’argent rentre: taxes, commissions affiliées, répartition
  • Mon rythme de gestion: 5 min 3x/semaine, le 10 et le 25, début et fin de mois
  • La logique des « savings court terme » pour les dépenses prévisibles
  • Pourquoi je garde mes bonus à l’intérieur de l’entreprise pour la retraite

Outils mentionnés:

  • YNAB (You Need a Budget) pour la gestion de budget
  • ThriveCart pour les rapports de taxes prélevées

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes Effrontée épisode 78. Aujourd’hui, on parle d’argent et on parle de comment je gère mon cashflow avec une grosse entrée d’argent annuelle. C’est pas compliqué. T’es tannée de marcher sur des oeufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite.

Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions aussi.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime Effrontée. Le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand.

Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager de temps plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe?

En plus de te partager mes conseils qui sont mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effrontée.

Aujourd’hui, on parle de monnaie! Money, money, money! Il y a quelques semaines, on m’a demandé de parler de comment est-ce que je gère mon cash flow avec une grosse rentrée d’argent par année. Et je me suis dit que c’était un super épisode, en fait. C’est une super question pis qu’on allait en discuter ensemble.

Donc, avant toute chose, pour commencer, je veux vous rappeler que j’utilise la méthode Profit First depuis… Eh boy! Depuis 2015? 2014? À peu près. Ça fait presque dix ans, en fait, que j’utilise la méthode de Profit First.

Donc, Profit First qui est un concept tiré du livre du même nom, Profit First par Mike Michalowicz, qui est un livre absolument délicieux en termes de gestion de finances d’entreprise. Gestion de finances personnelles aussi un petit peu quand même à la fin, mais mainly entreprise. Mais c’est surtout gestion du cash flow pour s’assurer qu’il y ait Profit First finalement.

Donc, de flipper un petit peu la notion de revenu moins dépense égale profit pour la transformer en revenu moins profit égale dépense. Donc, on enlève le profit, on enlève sa paye, on enlève les montants des impôts avant toute chose à partir du revenu même. Et ensuite, ce qui reste, là, c’est des dépenses.

Donc, on s’assure d’être profitable, d’être payé et de payer le gouvernement sur chaque dollar au lieu de, ben, de pas être payé. Parce que c’est souvent la mentalité qui arrive avec les entrepreneurs. Pis on se dit, on va tout sacrifier pour notre entreprise.

Pis il y en a beaucoup, justement, pis c’est surtout dans les business physiques où on voit des gens qui vont bâtir des restaurants pis qu’ils vont pas se payer pendant trois ans parce qu’ils vont tous prendre l’argent pis ils vont tous l’investir dans l’entreprise. Ce qui, c’est comme, ça se veut être comme une espèce d’idée noble de genre, oui, oui, je veux vraiment tout donner à ce projet-là. Écoute, chapeau, t’as vraiment un dévouement extraordinaire, mais en même temps, t’es aussi pas un esclave.

T’es supposé te payer, t’es supposé avoir de l’argent pour ton travail parce que, honnêtement, tu vas pas toffer longtemps comme personne, genre émotionnellement, psychologiquement, si t’as pas un retour, tu sais, sur ton travail. C’est très difficile. Pis le but, c’est de bâtir des entreprises qui sont profitables. Donc, pourquoi pas le faire depuis le début?

Donc, la méthode Profit First fonctionne tout simplement avec des pourcentages, des pourcentages qui fait qu’on prend l’argent et on la distribue, finalement, dans différents comptes de banque. Selon, les pourcentages ont été calculés, ont été amassés, finalement, selon les entreprises, le top 500, si je me trompe pas, comment est-ce qu’eux, ils géraient la répartition de leur argent? Mais pas juste le top 500, en fait, c’est les entreprises qui ont les meilleurs croissants, si je me trompe pas, aux États-Unis, finalement, qui sont les plus en santé financièrement aussi.

Et selon les tranches de revenus, en fait, ça change, dans le sens où, quand on commence, finalement, par exemple, le propriétaire, donc l’entrepreneur, finalement, va recevoir, je pense qu’on est dans, c’est-tu 50 % de haussi? Donc, je vais vous expliquer c’est quoi, en tout cas, il y a 50 % de l’argent qui s’en va en paye, pratiquement, tu sais, puis après ça, t’as 15 % en profit, puis d’autres, d’autres, enfin, bref. Tout ça pour dire qu’il y a beaucoup, beaucoup de l’argent qui s’en va dans la paye du dirigeant, finalement, parce que, bien, c’est lui qui fait tout, right? Il n’y a pas personne d’autre, on est tout seul.

Et plus on grandit, bien, plus on a besoin de ressources, de ressources humaines, et donc, la partie qui est attribuée aux dépenses va grossir, puis le montant déterminé pour la paye du dirigeant va… Bien, en fait, ce n’est pas le montant, c’est le pourcentage qui va diminuer, parce que le montant pourrait à peu près rester le même, on va s’entendre, parce que l’entreprise croît financièrement. En tout cas, fait que je t’incite vraiment à aller regarder Profit First. Sur Internet, on peut trouver les différents pourcentages, mais lire le livre, honnêtement, si ce n’est pas déjà fait, tu peux trouver le lien dans les show notes.

Je t’ai mis ça direct là pour que tu puisses te procurer ça ASAP. Mais bon, je vais t’expliquer un petit peu comment est-ce que ça fonctionne. Tu iras regarder les détails dans le livre.

Ce qui est recommandé par Mike Michalowicz, c’est d’ouvrir cinq comptes de banque. On a le compte Income, donc revenu, OPEX, qui est Operation Expenses, donc les dépenses d’opération, OC, qui est Owner’s Compensation, donc la paye, Profit, Profit, et Tax. Et là, ce qui est très important ici pour nos francophones, c’est que Tax, pour les Canadiens, ce n’est pas la Taxe de vente TPS-TVQ, pour nos Français, ce n’est pas la TVA. Tax, c’est les impôts.

En anglais, Tax, puis impôts, c’est la même affaire. Il y a aussi Taxe de vente, mais ça, c’est un autre. Ils n’ont pas deux mots pour. Tout ça pour dire que Tax étant impôts.

Donc, ils recommandent d’avoir cinq comptes de banque. Et oui, j’entends les gens dire, oui, mais là, ça coûte l’argent, un compte de banque. Bien, oui, mais tu n’es pas obligé d’avoir un compte de banque avec le gros package de toutes les transactions. Il y a certains comptes qui vont recevoir quelques transactions par mois, donc ils peuvent avoir un package qui est super minimum.

Puis de toute façon, on est en entreprise, il y a des dépenses qu’on va devoir faire pour la Renée, ça devrait faire partie de tes dépenses d’opération. Dans tous les cas, ce que j’ai fait, moi, par contre, c’est trois comptes. J’ai essayé un peu de minimiser ça, mais ça dépend vraiment du type de personnalité, comme Mike Michalowicz le dit dans son livre, ou si tu sais que toi, tu es le genre de personne qui va dans une situation où il te manque un peu d’argent, bien, ça se peut que tu sois tenté pour aller piger dans ton compte de paye pour aller payer une nouvelle formation.

Bien, ça se peut que tu es mieux de, genre, vraiment séparer ça dans des vrais comptes au lieu de mixer des comptes ensemble, finalement, puis de dire, ah, bien, Income et OPEC, c’est dans le même pour économiser. Non, non, c’est par ça. Puis pire, il recommande même d’ouvrir des comptes dans d’autres banques pour certains comptes, comme par exemple Profit ou même Impôts, pour être vraiment sûr que tu ne les touches pas, parce qu’Impôts, surtout, ce n’est pas ton argent. Ça ne t’appartient pas du tout.

Donc, de mettre ça dans un compte, dans une autre banque, pour que ça soit encore plus difficile, il faut que tu te connectes à un autre, il faut que tu te connectes à une autre plateforme pour aller chercher l’argent, il faut que tu fasses le transfert pour être capable de, tu sais, ça. Ça fait que de vraiment, de ne pas faciliter le fait d’indulge, puis de te laisser tenter pour prendre l’argent dans les autres comptes. Bref, ce que je disais, c’est que moi, j’ai trois comptes quand même.

Donc, j’ai un compte income de revenus, j’ai un compte de dépenses, et le troisième, donc, qui regroupe aussi la paye, le profit et les impôts, qui est dans mon compte Savings, qui est un compte à intérêt. C’est assez beau, on s’entend, ce n’est pas un compte de placement énorme, mais ça regroupe ça quand même. Et pourquoi j’ai regroupé ces trois comptes-là, c’est parce que, et impôts, profits, et même paye dans mon cas, parce que je fais une grosse rentrée d’argent par année, c’est de l’argent qui va dormir sur le compte pendant longtemps.

Si ce n’est pas au trimestre, à cause, mettons, des accomptes provisionnels pour les impôts, bien, ça va être littéralement pendant un an, parce que si je mets de l’argent pour ma paye, bien, le dernier montant pour le douzième mois, bien, il va rester là pendant douze mois. Donc, ça me permet quand même de faire des intérêts dessus, même si, corporativement parlant, en termes d’incorporation, et ça, c’est très canadien comme concept, mais ce n’est pas nécessairement avantageux parce que les intérêts de compte comme ça sont assez, le taux d’imposition est assez élevé, donc ce n’est pas idéal, mais pour de l’argent qui doit être accessible dans les douze prochains mois, pour moi, ça l’est quand même. Donc, comme je disais, j’ai trois comptes, j’ai trois différents comptes.

Les pourcentages. En ce moment, mes pourcentages actuels, parce qu’ils ont changé, je vous l’ai dit tantôt, les pourcentages changent quand tu changes de revenus, finalement, de revenus de chiffre d’affaires. Les miens, en ce moment, il y a 15 % qui est attribué dans impôts, 15 % dans profits, 20 % dans Aussie, donc dans ma paye, et 50 % dans dépenses d’opérations.

Évidemment, on est rendu à 50 % d’Opex à cause que la business est rendue plus grosse, parce que j’ai besoin, j’ai des plus gros projets, à cause qu’il y a une team aussi. Comme je ne suis plus seule, il y a 50 % qui s’en va là. Si je ne me trompe pas, le premier range, c’est 50 % d’OCE, même 30 % d’Opex, je pense que c’est dans le premier. Je ne suis pas certaine de cette affirmation-là à voir dans le livre ou sur Internet, mais c’est là où est-ce que j’en suis actuellement.

Donc, et aussi, je tiens à mentionner que selon Profit First, les sous-traitants et ou coûts de production de produits physiques sont retirés à la source. Donc, aussi, les frais de processeur de paiement en font partie, comme c’est retiré même avant de toucher mes comptes de banque. Donc, de tout ça, je ne vais pas prendre, disons, le chiffre from scratch, je vais prendre ce qui arrive dans mon compte de banque, finalement, pour faire la division, finalement, des pourcentages.

Donc, je vais vous parler de la méthode, donc, de ce qui entre dans Income. Là, on se rappelle que je reçois la plupart de mes revenus fin février, début mars, finalement, quand l’argent est released puis est envoyé dans mes comptes de banque via PayPal ou Stripe. Donc, de ce qui entre dans Income, la première chose que je fais, c’est je regarde est-ce qu’il y a eu des taxes de vente qui ont été prélevées dans ce montant-là.

Par exemple, la TPS, la TVQ, la TVA pour les Français, autre taxe canadienne aussi. Je vais aller regarder dans mon profil sur TrifCard, je vais regarder dans le rapport de taxe, je vais regarder de cette période-là à cette période-là. Est-ce qu’il y a eu la taxe qui a été collectée?

Si oui, je transfère tout ça dans un sous-compte de savings où l’argent est placé en attendant d’être payé. Donc, ça ne fait pas partie de aussi ni profit, ni taxes qui sont techniquement regroupées dans mon compte d’épargne. C’est un autre compte qui existe qui est une espèce de compte de stand-by. Ce n’est pas un vrai compte. Je ne paye pas de frais pour ça.

C’est juste dans mon logiciel de tracking de budget qui s’appelle YNAB. YNAB est short pour You Need a Budget que j’utilise depuis à peu près la même époque que Profit First. On peut créer des comptes qui ne sont pas liés à un vrai compte de banque.

Moi, j’ai créé un compte que je sais que cet argent-là se trouve dans mon compte d’épargne. Dans ce faux sous-compte-là, je place l’argent en attendant qui soit payé. Si j’ai payé plus de taxes que j’en ai récolté, à la fin d’un trimestre, par exemple, je vais verser le surplus accumulé de retour dans OPEX, dans mon compte de dépense.

Donc, les taxes de vente, est-ce que de l’argent qui est dans Income, il y a de l’argent qui ne m’appartient pas? Je mets ça de côté. Un autre type d’argent qui ne m’appartient pas, ce sont les commissions affiliées aussi parce que ce n’est pas à moi. Ça fait partie des sous-traitants, finalement.

Donc, je transfère ça aussi dans un sous-compte où l’argent est placé en attendant d’être payé, qui est vraiment juste une espèce de petit bucket, une espèce d’enveloppe que je me suis faite. Puis, en attendant, si je le garde assez longtemps dedans, je suis peut-être capable de faire un peu d’intérêt dessus aussi. Mais une fois que les taxes qui ne m’appartiennent pas, donc je ne peux pas faire profit first dessus, c’est même pas mon argent, donc je mets ça de côté. Même chose pour les commissions affiliées, je retire.

Une fois ces montants retirés là, donc la deuxième étape, je connais ce qui m’appartient puis ce sur quoi je vais être aussi imposé. Techniquement, parce qu’évidemment, le montant imposable, c’est le montant après dépense. L’affaire, c’est que je ne vais pas mettre de côté l’entièreté du pourcentage technique ou théorique.

Ce que je veux dire par là, c’est que quand je mets 15 % de côté pour mes impôts, c’est évident que je ne suis pas imposé 15 %. Puis là, j’entends tous mes Français ici me dire que vous avez des taux d’imposition qui sont fous, je réalise. Je réalise. Peut-être que le 15 % va être différent.

Mon point, puis c’est le point aussi de Mike Michalowicz dans le livre, c’est que le 15 % est pris à même le chiffre d’affaires qui t’appartient. Oui, c’est plus petit, mais il faut prendre en considération que tes dépenses vont faire diminuer ton montant imposable anyway. Fait que si tu mets 15 % de côté, en moyenne, ça devrait équivaloir au montant imposable.

Tout ça étant dit, puis c’est là mon point avec Mike Michalowicz dit dans son livre, le vrai pourcentage de tes impôts devrait être basé sur le ratio impôts que tu as payés dans les années passées versus les revenus que tu as générés. Si tu es capable d’avoir plusieurs années, en plus, tu es capable d’avoir une trend. Est-ce que peut-être que le pourcentage exact, c’est 17 % parce que ton montant imposable n’est pas ton chiffre d’affaires?

Est-ce que c’est 17 % de ton chiffre d’affaires? Est-ce que c’est 15? Est-ce que c’est 12? Si tu es capable d’avoir une moyenne comme ça puis d’utiliser ce chiffre-là, c’est encore plus accurate pour toi. J’ai toujours utilisé le 15 % de Mike Michalowicz. À date, pour moi, ça a toujours bien fonctionné.

Donc bref, comme je disais, une fois que les montants sont retirés, bien là, je connais ce qui m’appartient. J’utilise les pourcentages Profit First pour transférer l’argent dans les bons comptes. Donc, je réitère, il y a 15 % qui s’en va dans Impôts, 15 % dans Profit, 20 % dans Aussi, étant ces trois comptes-là groupés dans mon même compte d’épargne, je fais un virement qui inclut tous ces pourcentages-là.

Et ensuite, 50 % de ce qui reste dans ce compte-là qui s’en va dans mon compte d’opération, dans mon compte de dépense, finalement, OPEX. OK? Troisième étape.

Dans l’idéal, aussi, je transfère l’entièreté de mon salaire annuel dans mon compte savings duquel je vais verser mon salaire mensuel dans le compte OPEX. Une fois que l’argent a atterri dans mon compte de dépense, je prends cet argent-là, je sais combien je me paye annuellement, je prends l’argent, je le mets dans mon compte d’épargne, où il va faire des intérêts comme je vous l’ai dit plus tôt, je prends cet argent-là, je le mets dans mon compte d’épargne, et à chaque mois, je me vire un douzième. Je le remets dans OPEX pour rembourser la dépense qui part avec le logiciel de paie.

Donc, mon compte de dépense qu’il y a à l’intérieur, c’est toujours l’argent qui est vraiment disponible pour les coûts d’opération, finalement. Ma paye est déjà couverte et mise de côté, elle ne peut pas être touchée. Je ne peux pas vider mon compte de dépense et me rendre compte plus tard que c’était aussi l’argent qui était pour ma paye. Ma paye doit être payée.

Donc, ma paye est séparée. Ma paye est mise de côté et je vais renverser un douzième mensuellement dans mon compte de dépense. J’ai aussi mis de côté, encore toujours dans l’idéal, pas dans l’idéal, excuse-moi, j’ai aussi mis de côté l’équivalent du montant des impôts par rapport au gros montant que je viens de faire en attendant les accomptes provisionnels ou peut-être les versellements de balance manquantes.

Mais il ne devrait pas être tant manqué d’argent parce que le pourcentage est basé sur l’argent que tu génères. Right? Est basé sur, à chaque fois que tu fais des revenus, bien, tu vas toujours passer les revenus dans la même machine, le même pourcentage. Donc, tu ne devrais jamais vraiment être à court de revenus parce que tu as mis l’argent de côté, parce que tu as passé ça à travers le processus avec le 15% ou le 17% ou le 12%, peu importe ce qui fait le plus de sens pour ta business à toi.

Mais l’argent des impôts est mis de côté, comme je disais, puis pendant ce temps-là, bien, il génère des intérêts. Right? Puis quand ça va être le temps de payer, bien, je n’aurai pas besoin de stresser de où est l’argent, est-ce que ça va être pris de mes dépenses? Non. Je sais où l’argent, elle est dans le compte, elle est là.

Puis c’est basé sur l’argent qui a été généré. C’est tout. Il n’y a pas de stress. Il n’y a pas de stress. Moi, les périodes d’accompte provisionnel, les périodes d’impôts, il n’y a rien de stressant pour moi.

Ensuite, le 15 % de profit, selon Profit First, est versé au propriétaire au trimestre selon cette méthode. Chaque début de trimestre, on divise par deux le montant disponible dans le compte profit. 50 % qui est versé comme, en guillemets, bonus au CEO. Le 50 % restant reste dans le compte.

Donc, par exemple, s’il y avait 10 000 dans le compte de profit, il y a 5 000 qui est versé au CEO comme bonus. Le 5 000 restant reste dans le compte. Le trimestre suivant, on recommence. Donc, dans la situation où les gens génèrent continuellement de l’argent, le 50 % restant va s’additionner à tous les profits générés durant le trimestre qui va suivre.

Dans mon cas, comme la majorité des revenus sont générés d’un coût, le montant fait juste diminuer à l’année longue. Par contre, j’ai décidé dans la dernière année de cesser de me verser mes bonus pour les garder à l’intérieur de l’entreprise puis les investir comme placement corporatif pour ma retraite au lieu d’être imposé dessus maintenant. Parce que les taux d’imposition des incorporations, potentiellement des sociétés en Europe, je n’ai pas cette information-là, les taux d’imposition des sociétés sont assez bas et tout l’argent que je vais sortir comme salaire, je vais devoir me payer des impôts finalement assez élevés parce que je me verse quand même un bon salaire.

Je vais éviter ça. Je vais garder tout ce beau montant-là, non imposable. Je vais l’investir au grand complet qui va avoir beaucoup plus d’impact finalement parce qu’on a des plus gros montants qui vont générer des montants plus exponentiels à la bourse ou des différents investissements. Donc, de garder ça à l’intérieur de l’entreprise, c’est plus avantageux pour ma retraite.

Donc, pour aller dans les détails, je ne suis pas quelqu’un qui va investir dans les REER, donc les régimes d’épargne retraite qui sont des placements personnels. Au niveau corporatif, si tu es un propriétaire d’une INC au Canada, ce n’est pas avantageux d’avoir un REER, tu es mieux de garder ton argent et de l’investir en même ton entreprise. Je dis ça de même, mais ça serait intéressant d’avoir un gestionnaire de patrimoine si tu as besoin de recommandations, mais non.

Ensuite, c’est un processus, et c’est un peu la dernière étape finalement de quand l’argent rentre initialement. Du compte OPEX, finalement, j’ai une vue d’ensemble sur l’argent disponible pour les coûts d’opération d’entreprise pour les projets divers de l’année. Si tout va bien, je suis aussi capable de mettre de côté les salaires annuels de ma team pour les mêmes avantages que mon salaire à moi.

Ça me permet de le mettre absolument de côté et de savoir qui est là et que je joue vraiment avec l’argent que je peux dépenser, mais aussi parce que je suis capable de faire des intérêts dessus en attendant au lieu que ça traîne dans un compte. Ça ressemble pas mal au processus initial quand l’argent rentre tout d’un coup. Ce que tu peux voir entre autres, c’est qu’il y a beaucoup d’argent qui est mis de côté et qui est versé mensuellement finalement.

Un douzième est versé mensuellement pour rembourser des dépenses qui sont prévues, que ce soit mon salaire, le salaire de ma team, les impôts, les accomptes provisionnels, ainsi de suite. Mais je mets ça de côté. C’est physiquement séparé du compte de dépense pour ne pas faire une erreur et de dépenser cet argent-là finalement.

Par contre, j’ai une gestion des finances qui s’arrête pas à ça. Mon cash flow, je le gère, je suis dans mes finances trois fois par semaine, je regarde mes comptes de banque, je m’assure que tout est à jour. C’est une tâche qui prend cinq minutes, mais je le fais quand même. Je m’assure que tout est à jour. Je sais combien il y a d’argent dans mes comptes. Pour moi, c’est rassurant.

Ce que je fais ensuite pour la suite de l’année, c’est que le 10 et le 25 de chaque mois, je vais commencer par voir si j’ai des taxes, again, ou des commissions à transférer. Même processus que ce que je fais initialement quand l’argent de Ka-Ching rentre. J’utilise ensuite les pourcentages pour le profit first pour ce que j’appelle le money split avec l’argent restant qui est dans income.

Puis, je paie les factures. Donc, je ne paie pas à l’année longue. Je ne paie pas à l’année longue. Je veux dire, je ne paie pas. Quand je reçois une facture et je le dis aux gens en général, je dis, t’es-tu correct que je te paye le 10 ou le 25? Ça minimise mes tâches. Je n’ai pas besoin d’être tout le temps de réouvrir mes comptes de banque.

Même si je le fais quand même. En fait, c’est plus que je regarde les états. Je suis capable de savoir quand est-ce que j’ai besoin d’accumuler de l’argent pour cette date-là aussi. Donc, je vais faire ça toute l’année, les 10 et les 25 de chaque mois.

Au début du mois, je vais attribuer dans mon budget sur YNAB, le logiciel de budget, les montants pour les différentes dépenses mensuelles puis un douzième des dépenses annuelles aussi est mis de côté en prévision du paiement avenir. Ça arrive souvent qu’on a des logiciels qui sont beaucoup plus économiques de prendre avec un abonnement à l’année au lieu d’être un abonnement mensuel. Quand on arrive à ce moment-là, moi, dans mon cas, c’est quand j’ai utilisé le mensuel pendant plusieurs mois.

Je sais que je l’aime, je sais que je l’utilise, ça fait partie des processus. Maintenant, je suis prête à passer à l’annuel. Mais dans ce cas-ci, je vais regarder le montant que je paye. Donc, surtout en canadien, très important. Je vais regarder le montant que je paye réellement.

Mettons qu’on dit que c’est 100 $ par année, je vais faire 100 divisé par 12 et je vais mettre de côté systématiquement dans mon budget qui, techniquement, c’est de l’argent qui est dans le compte de dépense. Je vais mettre un douzième de ce montant-là de côté dans mon budget pour qu’à la fin, après 12 mois, quand la dépense va repasser, je vais déjà avoir mis de l’argent de côté. C’est sûr que la première dépense, elle n’a pas été budgétée.

La première fois que je paye le paiement annuel, ça n’a pas encore été budgétée. Mais je vais commencer tout de suite à budgéter à partir de ce moment-là. Puis à chaque année, j’ajuste un petit peu parce que les taux de change changent, parce que les packages ont changé aussi peut-être à travers l’année. Je vais ajuster finalement le montant que je vais mettre de côté pour la prochaine année.

Donc oui, c’est ce que je fais au début du mois, comme je disais. Je vais aussi attribuer des montants pour des savings court terme qui ne sont pas des abonnements mensuels, mais c’est moi qui prévois pour les dépenses qui s’en viennent parce que c’est des dépenses communes de business comme dans mon cas, le déplacement, l’hébergement, éducation électronique, un chalet d’équipe, des cadeaux de Noël, des affaires comme ça qu’il n’y a pas d’obligation. Je ne sais pas si je vais avoir un vol ou je vais avoir besoin de l’hébergement, mais je le mets de côté en prévision d’un certain nombre de vols par année, d’un certain nombre de nuits à l’hôtel ou d’Airbnb à peu près.

Donc, on m’a posé la question combien d’argent est-ce que je mettais en éducation spécifiquement, mais je vais vous donner quatre exemples finalement de catégories. Donc, on va commencer par éducation qui est pas mal dans mes catégories les plus élevées en termes de budget. Mais il y a la pub aussi.

La pub, c’est quand même, je mets de côté genre 1600 par mois que je n’utilise pas nécessairement en ce moment, mais que j’accumule pour catcher. Mais dans tous les cas, éducation, je mets 6000 $ par année, électronique, à peu près 1200, parce que d’habitude, les ordis, ça dure plus qu’un an. 1200 par année, hébergement, 4500 et transport, 3000.

Puis pour beaucoup, les gens seraient comme, ben pourquoi tu mets moins en transport qu’en hébergement? Parce que les coups d’avion, ça coûte cher. On est au Canada. Je veux dire, nos autres collègues francophones sont un petit peu loin. Je ne peux pas vraiment le faire en train.

Tout ça étant dit, je suis une avide fan de… Je suis une pointe hacker dans tout ce qui est aéroplan. D’ailleurs, si vous êtes intéressé à ce que je fasse un épisode sur ma gestion… J’en avais parlé dans un épisode un petit peu il y a… Je pense que c’était l’été passé. Mais écoute, si vous voulez un épisode quand même sur comment est-ce que j’accumule assez de points pour me payer plusieurs billets d’avion, une expérience augmentée aussi, qui, by the way, sont des…

C’est de la vraie valeur, right? J’échange ça contre des vrais produits avec lesquels que j’aurais payé en argent. Mais c’est de l’argent entre guillemets ou une monnaie finalement qui n’est pas imposable. Donc, c’est super avantageux. Donc, c’est aussi pour ça que je mets moins de côté en transport. C’est parce que j’ai cette ressource-là.

Ça, c’était le début du mois. Et on va finir cet épisode-là avec la fin du mois. Donc, je rembourse les dépenses payées avec OPEX pour lesquelles j’ai mis de l’argent de côté dans Savings. Par exemple, mon salaire, les accomptes professionnels, les salaires de la team. Je fais ce transfert-là d’argent, je le remets dans OPEX et j’ajuste aussi les montants attribués dans chacune des catégories de mon budget selon ce qui a réellement été dépensé.

Évidemment, je continue d’accumuler les trucs pour les trucs annuels, mais pour n’importe quel montant mensuel, des fois, le taux de change va changer. Ça fait que je vais ajuster, je vais répartir l’argent dans différentes catégories. L’important pour moi, et finalement, c’est un peu la morale de cet épisode-là, c’est de physiquement déplacer l’argent dans un compte qui non seulement génère des intérêts en stand-by, mais aussi qui me permet de délimiter finalement ce que je peux réellement dépenser et ce qui est off-limits, ce qui ne m’appartient pas.

C’est trop facile de laisser tout ça dans une pile puis de penser qu’on est riche puis dépenser plus qu’on devrait finalement dans une certaine catégorie. Donc, prends pas de chance, mets ça de côté puis lis le livre Profit First de Mike Michalowicz. Please! Tu vas trouver le lien dans les show notes ou jeannevieregaugouvin.com slash effronté tiré 78.

Et ensuite, viens me revoir viens me rejoindre sur Instagram au barambas Genevieregaugouvin pour qu’on jase. Partage ça dans tes stories puis tag moi pour qu’on puisse discuter puis dis-moi aussi si tu as un système de gestion de cash flow, c’est-tu le même? À quoi ça ressemble?

Sinon, j’aimerais ça savoir pour qu’on puisse trouver quelque chose qui fonctionne avec tout le monde puis où optimiser le mien finalement. Si tu veux plus de Gen Uncentered, tu peux t’inscrire à ma société secrète. Je l’appelle mon speak easy puis c’est ma communauté via vie par courriel qui reçoit hebdomadairement le mardi matin.

Encore plus de contenu effronté, tu peux t’inscrire au genevièvegaugouvin.com slash société secrète. La semaine prochaine, je reçois Larissa Lorenzoni puis on explore les différentes stratégies pour non seulement bâtir une communauté sur Instagram mais surtout comment la garder engagée à travers les stories pour avoir un outil puissant pour convertir. On aime ça, la conversion. Right? Ça revient à nos petits sous dont on a parlé aujourd’hui.

Alright, sur ça, on se reparle la semaine prochaine pour l’entrevue avec Larissa. Bye là! T’as aimé l’épisode? Évidemment, vu que t’es rendu jusqu’ici. Merci, Bull, pour ton écoute en passant.

Si tu veux supporter et affronter, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ».

Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si t’aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi t’écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie.

Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là! Sous-titrage Société Radio-Canada

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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