Effrontée

Stratégie de marque: comment raffiner son branding quand on a déjà des années de business derrière soi

19/11/2024

Ta stratégie de marque a beau avoir bien fonctionné au départ, il y a un moment dans la vie d’une entreprise où ce qui était « toi » il y a 3 ans ne l’est plus tout à fait. Dans cet épisode, j’accueille Marion Girard-Ruiz, designer de marque et de site web depuis 15 ans, fondatrice des Audacieuses Créatives. On a parlé de ce que ça veut dire concrètement de raffiner son branding quand on est entrepreneures d’expérience. Pas de tout recommencer à zéro. De mettre à jour ce qui ne colle plus.

Les 4 piliers d’une stratégie de marque complète

Pour Marion, toute stratégie de marque repose sur 4 piliers. Pas juste un logo et des couleurs. Pas juste une palette. Toute la structure de ce que tu projettes au monde.

Pilier 1: l’histoire de la marque. Tes valeurs, l’ambiance que tu veux transmettre, ce que tu veux raconter sur ton parcours. Ce n’est pas une bio sur LinkedIn. C’est ce qui va te permettre de connecter avec ton audience parce qu’elle se reconnaît dans ce que tu as vécu.

Pilier 2: l’identité verbale. Le ton que tu utilises, les mots que tu choisis. Est-ce que tu parles de façon directe, douce, provocatrice? Est-ce que tu dis « branding » ou « image de marque »? L’identité verbale, ça se raffine avec le temps. Et si ton audience n’utilise pas les mêmes mots que toi, ça vaut la peine d’ajuster.

Pilier 3: l’identité visuelle. Les couleurs, les polices, les éléments graphiques, les photos. C’est souvent là que les gens commencent, mais pour Marion, c’est le troisième pilier, pas le premier.

Pilier 4: l’expérience de marque. Comment tu délivres tes offres, comment tu prends soin des gens, le customer care. C’est tout ce qui a un impact sur ton image, même si tu ne le réalises pas en temps réel.

> « Tout ce qui a un impact sur ce que les gens vont dire de toi quand tu n’es pas là, c’est ça l’image de marque. »

C’est cette définition-là qui change tout. Parce que ça veut dire que ta stratégie de marque, c’est pas juste ce que tu publies. C’est aussi comment tu réponds à un mail de plainte, le jingle de ton podcast, le tone of voice de ton email de bienvenue.

Pourquoi la stratégie de marque devient floue avec les années

Après 3 ans, 5 ans, 10 ans en affaires, la plupart des entrepreneures ont évolué. Elles ne sont plus la même personne qu’au départ. Mais leur branding, lui, n’a pas toujours suivi.

Marion a vécu ça de l’intérieur avec les Audacieuses Créatives. Au départ, son image, c’était la designer sympa et accessible qui partage des astuces. Fun, coloré, pétillant. Mais à un moment, elle a réalisé que cette image ne reflétait plus ce qu’elle voulait vraiment offrir: une spécialiste chevronnée qui aide les femmes entrepreneuses à passer au niveau supérieur avec leur branding.

> « Je sentais que j’étais plus la nana sympa qui rigole, qui partage des astuces, mais pas la designer qui a 15 ans d’expérience et qui peut vraiment t’aider à te poser les bonnes questions. »

Ce décalage-là, il est courant. Et il ne se règle pas en ajoutant une nouvelle couleur à ta palette ou en changeant ta photo de profil. Il se règle avec un audit honnête de ta stratégie de marque.

Le défi, c’est qu’on a souvent construit des templates, des guides stylistiques, des automatismes. Et on continue de les utiliser parce que « c’est ce qui était écrit ». Même quand ça ne colle plus avec la version actuelle de toi.

Comment auditer sa stratégie de marque: les premières étapes concrètes

L’audit de branding, c’est pas quelque chose que tu fais du jour au lendemain. Mais il y a des façons simples de commencer.

La plus directe, selon Marion: poser des questions aux gens. Tes clients, ton audience, tes prospects. Pas des sondages complexes. Des questions directes, comme « quel est le premier mot qui te vient en tête quand tu penses à moi? » Les réponses vont souvent révéler un écart entre ce que tu crois projeter et ce qui est réellement perçu.

Gen a partagé sa propre expérience: au début, le mot qui revenait pour elle, c’était « pétillante ». Elle trouvait ça trop friendly, pas assez complet. Et c’est de là qu’est né le mot « effrontée ». Un seul mot qui captait mieux l’essence de sa stratégie de marque.

Pour les entrepreneures qui veulent aller plus loin, Marion propose un exercice: tracer une ligne de vie sur les 15 dernières années. Explorer les moments positifs et négatifs, identifier le moteur commun qui t’a portée dans les moments difficiles. Ce moteur, c’est souvent une qualité profondément ancrée en toi qui ressort naturellement dans ta marque.

> « C’est naturel, mais ce n’est pas instinctif. C’est évident, mais c’est dur à trouver. »

L’audit touche tous les piliers: l’identité visuelle, l’identité verbale, la façon dont tu te montres, l’expérience client. Si ton image de marque dit quelque chose et que ta réalité dit autre chose, c’est là que ça bloque.

Raffiner sa stratégie de marque sans tout détruire: le grand principe

Quand tu as une communauté installée, changer ton branding du jour au lendemain, c’est risqué. Les gens te reconnaissent par tes couleurs, ta façon de leur parler, l’ambiance que tu crées. Si tout change en même temps, ils peuvent se sentir désorientés, voire trahis.

Marion le dit clairement: l’évolution se fait en douceur. Avec un rétro-planning. En intégrant la communauté dans le changement quand c’est possible.

Mais il y a une nuance importante. Si tu as communiqué avec une personnalité authentique qui a juste évolué, les gens vont suivre. Si tu as bâti un faux personnage qui ne te ressemble pas du tout, le retour à toi-même peut être plus inconfortable.

> « Une évolution dans ta communication, ça va. Par contre, si tu passes du tout au tout, les gens ne vont plus savoir que c’est toi. »

Ce que Marion recommande, et c’est peut-être le conseil le plus contre-intuitif de cet épisode: pour raffiner, commence par enlever, pas par ajouter. Avec les années, on accumule des éléments. Une couleur qu’on aimait un moment, un ton qu’on a essayé, des éléments graphiques qui ne représentent plus rien. Nettoyer, retirer ce qui est dépassé. Et de ce qui reste, il est plus facile de voir ce qu’on veut vraiment pousser.

La stratégie de marque à travers toute l’équipe: la plateforme de marque

Avec le temps, on bâtit des équipes. Et là, la stratégie de marque ne repose plus juste sur soi. Les gens qui répondent aux commentaires, qui gèrent le service à la clientèle, qui créent du contenu: ils portent tous une partie de l’image.

La solution, selon Marion: créer une plateforme de marque. Un document qui recense tous les éléments: l’identité verbale (les mots qu’on utilise, ceux qu’on évite), l’identité visuelle (comment le logo s’utilise, la palette officielle), les repères audio si t’as un podcast, et même les templates de réponse pour le customer care.

> « Ce qui fait une image de marque premium et professionnelle, c’est la cohérence. »

La plateforme, c’est ce qui permet à toute l’équipe d’être sur la même longueur d’onde. Et à toi de ne pas avoir à tout corriger en temps réel.

Marion a aussi parlé des sous-marques selon les offres. Quand on a un produit d’entrée à 27$ et un mastermind à 2000$, le ton ne sera pas identique. Les valeurs restent, mais les facettes qu’on met de l’avant s’ajustent selon l’audience et le niveau de relation.

> « C’est comme dans la vie. Tu ne parles pas de la même façon à ta soeur et à ta mère. Mais c’est la même personne qui parle. »

Pour aller plus loin: 3 questions fréquentes

Est-ce que je dois tout refaire si mon branding n’est plus aligné?

Pas nécessairement. L’audit sert justement à identifier ce qui ne fonctionne plus, pas à tout jeter. Dans la plupart des cas, les valeurs fondamentales restent. Ce qui change, c’est la façon de les exprimer. Commence par enlever ce qui est dépassé avant d’ajouter quoi que ce soit.

Comment savoir si mon branding naturel est stratégique ou juste instinctif?

Si les gens te reconnaissent pour les mêmes raisons que tu veux être reconnue, c’est que ton branding naturel travaille pour toi. Le test: pose la question directement à quelques clients. « Quel mot te vient en tête? » Si les réponses matchent ton intention, t’es dans le bon axe. Si ça ne colle pas, c’est un signal.

À quelle fréquence devrait-on réviser sa stratégie de marque?

Marion suggère de l’intégrer à la routine CEO, plutôt que d’en faire un grand projet annuel. Se poser régulièrement la question: est-ce que mon image de marque dit encore ce que je veux dire aujourd’hui? Les évolutions business (nouveaux produits, nouvelle cible, changement de positionnement) sont toutes des déclencheurs naturels de révision.

Mes prochaines étapes

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Pour continuer sur le thème du branding, écoute l’épisode 95 avec Émilie Laliberté sur comment devenir mémorable grâce à l’audio branding dans ton contenu et l’épisode 14 avec Aimée Desrosiers sur quand créer une marque indéfinie.

Show notes

Format: Entrevue avec Marion Girard-Ruiz Durée: 49 min

Sujets abordés:

  • Les 4 piliers d’une stratégie de marque complète (histoire, identité verbale, identité visuelle, expérience de marque)
  • Pourquoi le branding devient flou après plusieurs années en affaires
  • Comment auditer son image de marque: poser les bonnes questions, tracer sa ligne de vie
  • Reconnaître son branding naturel et le rendre stratégique
  • Comment faire évoluer son branding sans perdre sa communauté
  • Pourquoi raffiner signifie d’abord enlever, pas ajouter
  • La plateforme de marque pour aligner toute une équipe
  • Sous-marques et adaptation du ton selon les offres et canaux

Liens & ressources:

📝 Lire le transcript intégral

T’écoutes effrontée épisode 99. Aujourd’hui, on parle de comment raffiner sa stratégie de marque après plusieurs années en affaires avec Marion Girard-Ruiz. Laisse-moi te la présenter avant de commencer. Marion est designer de marque et de site web depuis 15 ans et fonde les audacieuses créatives en 2020. Experte branding 360 degrés, elle aide les femmes entrepreneuses à oser être pleinement elles-mêmes dans un business à leur image avec stratégie et bonne humeur. Son approche, positive, colorée et audacieuse, bien évidemment. Sur ce, bonne écoute!

Put your hands together! Let’s make some noise! C’est pas compliqué. T’es amené de marcher sur des œufs pour pas froisser ceux qui considèrent que t’es juste trop. Boom! Pour toi, la vie, ça n’a pas de limite. Plus de cash, plus de temps, plus de succès, plus d’impact. Peu importe ce que tu veux, il n’y a personne qui va t’arrêter de prendre ta place. C’est sincèrement le temps pour t’arrêter de cacher tes ambitions.

Je m’appelle Geneviève Gauvin. Chaque semaine, j’anime effrontée le rendez-vous hebdomadaire pour les entrepreneurs insatiables pis fiers de l’aide. Ici, c’est le safe space de celles qui osent questionner les modèles pis les limites pour faire les choses en grand. Travailler 5 heures par semaine? Why not? Vouloir être millionnaire? Y’a où le problème? Voyager tant plein pis travailler de l’étranger? Où est-ce que je signe? En plus de te partager mes conseils pis mes stratégies pour faire toujours plus en travail en moins, tu vas aussi découvrir des entrepreneurs dont l’ambition est sans limite. On va explorer les secrets de leur succès, leurs chiffres fascinants, pis discuter en paire pour t’inspirer à toi-même à atteindre les sommets dont toi, tu rêves. Je te donne la permission de vouloir toujours plus. Je te donne la permission d’être 100% effronquée.

Je suis présentement avec Marion Girard-Ruiseux. Marion, comment ça va? Ça va bien, merci, Jane et toi? Ça va super bien. Je suis contente qu’on se reparle parce que ça fait un petit bout qu’on a collaboré, un petit bout, mais pas tant qu’on a collaboré ensemble dans le Ka-Ching. Et puis aussi, bien récemment aussi, avec le cabinet des curiosités dans lequel tous les deux, on faisait partie aussi. Fait que nos routes se croisent pas mal. Pis j’ai eu envie qu’on force encore le destin une troisième fois pour qu’on jase sur effronté.

Évidemment, on te connaît beaucoup pour tout ce qui est branding, images de marque, identité visuelle aussi, mais tu sais, stratégie de branding en général. Ça fait un bon moment qu’on n’a pas parlé de branding sur le podcast. Probablement depuis l’épisode 45, mettons, où j’ai parlé de tout ce qui est alter ego, celui que j’ai bâti pour ma brand. Pis je voulais ramener ce sujet-là avec toi, Marion, parce que, qu’on le veuille ou non, la première impression qu’on laisse aux gens est encore, et probablement sera toujours, un facteur qui est crucial dans la vitesse aussi à laquelle notre entreprise va croître.

Dans le sens où, tu sais, quand tu as quelque chose d’assez professionnel, les gens te font confiance peut-être un peu plus rapidement aussi. Pis professionnel, tu sais, je veux dire, ça veut dire différentes choses pour différents types de personnes aussi. Il y a tellement de créateurs de contenu, une augmentation qui est quand même massive du nombre d’entrepreneurs, de formateurs en ligne aussi depuis 2020, sans mentionner des changements dans ce que les gens consomment, que c’est tout un gamble, finalement, de miser sur une image de marque qui est non travaillée, qui n’est pas « polished », quand les autres vont le faire, au final.

Fait que les gens qui vont ressortir avec une identité qui est plus spécifique, même si visuellement, elle n’est pas top, ben, leur marque est définie, elle est claire, les gens vont les reconnaître par une personnalité, un style, des messages homogènes, et ainsi de suite. Fait que bref, je voulais qu’on explore ensemble les différentes façons de définir, aussi autre que visuellement, cette identité-là, ce branding unique-là, qui va nous rendre reconnaissables, pis surtout magnétiques pour notre audience cible. Mais surtout, pis ça, c’est l’âme que je veux qu’on donne à cette entrevue-là, je voulais qu’on parle de branding pour les gens qui ont déjà des brands, comme toi pis moi. Ouais. Qui sont pas à nécessairement tout bâtir from scratch.

Fait que, mettons qu’on part de la base, c’est quoi les grands piliers du branding? Qu’est-ce qui forme une identité de marque complète, pis qu’on va toucher au travers de cette discussion-là, finalement, peu importe notre expérience d’affaires? Ouais, alors, pour moi, les piliers du branding, va y avoir déjà tout ce qui va toucher à l’histoire de la marque. Donc, qu’est-ce que t’as envie de raconter, en fait, tu vois, derrière? Ça, je pense que c’est vraiment la base. Tu vois, c’est quoi tes valeurs? C’est quoi l’ambiance que tu veux transmettre? C’est quoi? Quelle part de toi, de ton histoire, de ton parcours, tu veux raconter dans ta brand? Ça, je pense que c’est hyper important. Et du coup, c’est ça qui va un peu t’aider à définir le reste des piliers.

Deuxième pilier, va y avoir forcément tout ce qui va être tonalité, les mots que t’emploies. Est-ce que tu veux être catchy? Est-ce que tu veux être douce dans ce que tu dis? Tu vois, il y a plein de choses qui vont jouer. Donc, vraiment, on va parler plutôt d’identité verbale. Forcément, le troisième pilier qui va avec l’identité verbale, ça va être toute la partie visuelle. Donc, les couleurs, l’ambiance graphique que tu crées, les éléments graphiques, les polices et tout ça. Les photos, il y a tellement de choses. Tout ce qui est visuel. Et ensuite, je dirais qu’il y a quand même aussi un quatrième pilier qui est important. Ça va être ce que je vais appeler expérience de marque. Mais ça peut être un petit peu tout ce qui touche au customer care. Tu vois, comment tu délivres tes offres, comment tu prends soin des gens. Tout ça aussi, ça vient… En fait, tout ce qui a un impact finalement sur ton image de marque, ça va faire partie du branding. Donc, je dirais que c’est les quatre gros piliers pour moi qui sont importants. Tout ce qui a un impact sur ce que les gens vont dire de toi quand tu n’es pas là.

C’est ça. C’est exactement ça. C’est la définition de l’image de marque. Tu as parlé de l’histoire. Puis c’est quelque chose que je me suis toujours posée comme question parce que j’ai l’impression que ce ne sont pas toutes les histoires qui sont pertinentes pour le branding. Puis il y a beaucoup de personnes qui vont… Puis après ça, tu me diras ce que tu en penses. Mais on a toutes des histoires. On a toutes des histoires de vie qui nous est arrivées, mais qui n’ont pas nécessairement de lien avec qui on est. Peut-être que, écoute, si on creuse, puis on cherche, oui, qu’est-ce que ça s’est arrivé à ça à cause de tout ça. Mais tu sais, on a… Ça n’arrive plus vraiment à Guess. Ou ça arrive dans des groupes, des business très corporate avec genre notre histoire, notre mission, nos valeurs. Tu sais, ça, là. Puis là, leur histoire, c’est genre… Ah, 1978! Je suis tombée! Tu sais, genre ça, là. Tu sais, tu fais comme… OK, mais ce n’est pas pertinent, mais on fous. Genre, pourquoi est-ce que c’est important pour moi?

On dirait que c’est un fun fact de comme ça rajoute de la personnalité, mais que ce n’est pas… Genre de raconter l’histoire au grand complet, ça ne m’amène rien à moi en tant que consommateur, outre que savoir peut-être, que l’information la plus importante était de… Bien, ça fait depuis 1978, donc on est genre… On est des OG, puis on est les meilleurs parce qu’on a évolué dans le temps, tu sais. Mais le reste, ce n’est pas tant pertinent. Qu’est-ce que tu penses de ça? Oui, mais moi, je suis d’accord. Alors après, moi, j’ai plus l’habitude de travailler avec des entrepreneurs, donc vraiment des personnes qui sont seules. Donc on va, pour le coup, travailler sur l’histoire personnelle. Donc tu vois vraiment le parcours et tout ça. Et effectivement, tout n’est pas bon à prendre et tout n’est pas bon à dire.

Et l’idée… Enfin, après, je pense que déjà, tu fais un premier travail sur… Bon, c’est quoi mon parcours? Qu’est-ce qui a fait que j’en arrive là et que je propose ça aujourd’hui et que je m’adresse à telle personne? Parce que forcément, il va y avoir des petites similarités. Tu vois, il va y avoir des choses qui vont te permettre de connecter avec ton audience parce qu’elle va se reconnaître en toi, en ce que tu as vécu et tout ça. Donc ça, c’est une bonne chose à raconter dans l’histoire de marque. Ça, c’est le premier travail qu’on va faire. Et après, je crois qu’il y a vraiment pas mal de choses qui se font naturellement. En fait, au fur et à mesure, tu te dis… Ah ouais, mais en fait, ça, je peux en parler et je vois que les gens, ils réagissent. Donc ça vient nourrir mon histoire.

Ouais, tu sais, qui est aligné finalement avec les messages que tu veux transmettre aussi, dans le sens où tu veux inspirer les gens à prendre des actions bold, mettons, bien, tu vas passer peut-être la partie de ton histoire où, je ne sais pas, tu as laissé tomber quelque chose. À moins que la suite, tu sais, je me suis relevé puis whatever, mais comme, tu sais, tu vas faire du tri un petit peu.

Après un certain temps en affaires, je pense que le sujet de branding devient moins un peu sexy qu’avant. On est déjà passé par là, on a déjà fait le processus de se connaître puis de bâtir quelque chose de somewhat homogène, tu sais. Pourquoi est-ce que les entrepreneurs d’expérience devraient garder une stratégie d’image de marque plus consciente, je dirais? Ben, en fait, c’est, enfin, je pense que même si tu démarres, tu te poses forcément la question de, OK, c’est quoi mon message, en fait, qu’est-ce que je veux raconter? Donc, forcément, la question, elle se pose à toute étape, finalement, de ton business. Et une fois que tu as un petit peu plus de bouteilles et que tu continues, enfin, que tu vas un peu plus loin dans ton image de marque, c’est hyper important de garder un fil directeur et une cohérence parce qu’en fait, tout, enfin, après, moi, je suis peut-être biaisée, tu sais, parce que je pense que via l’image de marque, mais j’ai l’impression vraiment que tout le business, finalement, il va se jouer aussi sur ton image de marque, tu vois.

C’est la relation que tu as eue avec tes anciens clients, ce qu’ils vont dire de toi, les posts que tu as postés sur Instagram, quelle couleur et quelle mise en page tu mettais. En fait, tout ça, ça a vraiment un impact sur ton image de marque et s’il manque la cohérence, s’il manque le fil directeur, s’il manque l’harmonie, au final, à un moment, tu vas perdre ton message, tu vas ou baisser en professionnalisme ou les gens vont pas comprendre ce que tu proposes. C’est hyper important de… Enfin, pour moi, ça fait vraiment partie des piliers, tu vois, du business et ça devrait toujours être dans la tout doux CEO, tu vois, de voir si tout est cohérent au terme de messages, d’images, et tout ça, quoi.

Ben oui, non, mais en fait, ma question qui allait suivre, c’était qu’est-ce qu’on a tendance à oublier avec le temps, tu sais, qu’est-ce que des fois, on laisse aller, on voit plus, puis c’est sûr que oui, il y a un peu la… C’est pas la checklist, mais tu sais, c’est parce que c’est tellement infusé, embed dans à peu près toutes les actions qu’on fait. Y a-tu des choses que tu remarques, sûrement, que certains entrepreneurs vont comme oublier de faire avec le temps, puis qu’au début, c’était peut-être plus facile, puis qu’à un moment donné, c’est comme, ah, ah, j’avais oublié, c’est vrai, c’est important, ça.

Ouais, alors c’est peut-être plutôt l’inverse. Je trouve qu’avec le temps, en fait, si tu prends pas le temps, comme je te disais, tu vois, de le mettre dans ta routine CEO et de te poser un petit peu sur est-ce que mon image de marque est toujours cohérente, est-ce que mon branding, il dit toujours ce que je veux dire aujourd’hui. Je trouve que c’est le contraire, c’est on oublie, c’est pas des choses qu’on oublie du début, c’est plutôt des choses qu’on oublie de rajouter. Et en fait, on se pose pas les bonnes questions et on s’aperçoit pas du chemin qu’on a fait.

Et en fait, au final, en tant qu’entrepreneur, on a évolué, on n’est plus la même personne. tu sais bien, presque tous les mois, tu vois, on vit des expériences, ça change notre façon de faire, ça change notre vision du business, ça peut changer nos objectifs là où on veut aller avec notre business. Et en fait, derrière, des fois, on oublie de faire suivre notre image de marque. Donc, je trouve que c’est plutôt ça qui manque à un moment, c’est de t’opposer et de te dire, waouh, ok, mais j’ai fait tout ça comme chemin et en fait, là, ça se voit pas du tout.

Pour te donner un exemple, tu vois, par exemple, moi, quand j’ai commencé en 2020 avec les Audacieuses Créatives à communiquer, j’étais partie vraiment sur une image de marque hyper créative, ça partait dans tous les sens, c’était foufou et tout ça parce que je me suis dit, mon objectif avec les Audacieuses Créatives, c’est de créer une communauté de femmes entrepreneurs, donc de partager toutes mes petites astuces, branding et tout ça. Ça, c’était mon idée à la base et au fur et à mesure du temps, je me suis dit, moi, je veux vraiment les aider à pousser leur identité au niveau supérieur, à vraiment assumer qui elles sont et à ce que ça se ressente et à ce que ça se voit dans leur univers de marque et en fait, à un moment, je me suis dit, mais mince, ce que je montre sur Instagram, c’est la nana sympa qui rigole, qui partage des astuces, mais c’est pas la nana qui a 15 ans d’expérience et qui peut vraiment t’aider à te poser les bonnes questions, à mettre en place les bonnes actions pour ta marque et du coup, j’ai dû réajuster, tu vois, mon image de marque par rapport à ce que je voulais vraiment véhiculer.

Et je trouve que c’est ça qui manque quand on a 2, 3 ans, 4 ans d’expérience, c’est qu’on se pose, on se repose plus les bonnes questions qu’on s’était posées au début, tu vois. On tombe dans une espèce de défaut finalement où on a peut-être fait le travail justement de bâtir cette marque-là initialement qui faisait beaucoup de sens avec la version 1 de nous puis qu’éventuellement, comme tu dis, on évolue puis que là, il n’y a plus rien qui fit comme il faut mais qu’on continue de l’utiliser parce que c’est comme ça, parce qu’on s’est bâti des templates, parce qu’on a un guide stylistique avec tout le… Oui, mais c’est ça, les polices qu’il faut que j’utilise, c’est ça qui est écrit. Je fais comme, oui, tu suis ce qui était écrit mais au final, je pense qu’il y a un sweet spot aussi à tomber entre. Je me réinvente à chaque mois, à chaque année, tout le temps pour dire, ah oui, mais je ne suis plus la même personne, c’est vrai, mais au final, je pense qu’il y a au niveau des valeurs puis des affaires un petit peu plus profondes que j’en sais quoi mes couleurs préférées ces temps-ci.

Comment est-ce que après plusieurs années en business, on fait, pour analyser la perception des gens face à notre brand, comment est-ce qu’on s’assure finalement que ce qu’on veut projeter est ce qui est perçu? Le mieux déjà, c’est de poser des questions. Après, tu le vois, en fait, quand tu demandes un petit peu aux gens, OK, est-ce que tu as l’impression que c’est cohérent? Par exemple, je ne sais pas, un client avec qui tu as travaillé, à la fin de ta prestat, tu lui poses des questions. Est-ce que, tu vois, par rapport au début, quand tu m’as contacté et que tu ne me connaissais pas, est-ce que tout l’accompagnement qu’on a fait ensemble, c’est cohérent avec l’image que tu percevais de moi avant de travailler avec moi?

Et déjà, là, tu te rends compte si ce que tu fais en interne, en tout guillemets, je ne sais pas trop si c’est le bon terme que je vais employer, tu vois, mais que tu vas faire vraiment dans ta relation privilégiée avec ton client, est-ce que c’est la même chose que ce que tu montres publiquement à ton audience et tout ça? Donc déjà, poser des questions, poser des questions aussi, je pense, à ton audience, tu vois, ça peut être en story, Insta, c’est quoi le mot-clé? Enfin, moi, j’aime bien faire ça de temps en temps. C’est quoi le premier mot auquel tu penses quand tu me vois? Et souvent, les gens, ils vont sortir des qualités ou des choses et tu te dis, ok, ça marche bien avec ce que je veux véhiculer ou au contraire, tu te dis, ah, là, ça bloque, donc du coup, je vais faire des petits ajustements.

Donc, je pense que vraiment, ça va être vraiment dans tes échanges avec les gens, que ce soit ton audience, tes clients ou tes prospects ou tes abonnés, c’est vraiment dans les mots que les gens vont employer quand ils vont parler de toi parce que c’est ce que tu disais tout à l’heure, tu vois, c’est vraiment ce que les gens disent de toi quand tu n’es pas là, c’est ça, c’est vraiment l’image que j’ai travaillé et que je veux donner et si tu vois qu’il y a un gap et que ce n’est pas exactement ça, tu vas aller chercher sur quoi il faut aller travailler pour justement avoir la bonne image de marque par rapport à ce que tu veux vraiment véhiculer.

Oui, effectivement, dans le fond, ça va te donner des indices sur, tu sais, par exemple, il y avait un mot qui revenait souvent au début, ah, pétillante, puis on dirait que pétillante, je trouvais ça trop friendly, genre, tu sais, j’étais comme, ah, il manque un bout, mais c’est aussi comme ça que j’ai eu effronté, puis j’étais comme, oh, c’est bon, j’adore. Fait que tu sais, je pense que ça s’ajuste avec le temps puis comment est-ce que tu te présentes, comment est-ce que, je pense que c’est ça aussi, c’est pas juste l’identité visuelle aussi, c’est surtout quand tu parles de story, c’est comment est-ce que tu te présentes au final.

Comment est-ce que tu suggérais à quelqu’un qui voit ce clash-là de faire un audit, I guess, de qu’est-ce qui clash pour être capable de faire des changements puis savoir quels changements faire aussi. Oui, en général, en fait, je pense que souvent, déjà, quand tu te poses cette question, c’est que tu sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas, tu vois, donc justement, l’audit, c’est vraiment clairement, donc tu peux le faire tout seul ou tu le fais avec un professionnel de la stratégie de marque et tout ça, mais je pense que à partir du moment où tu te poses cette question, c’est que tu sens, enfin, tu vois, comme ce que je te racontais, ma petite anecdote à moi, je sentais, tu vois, que j’étais plus la bonne copine qui donne des conseils et pas la designer expérimentée qui t’aide à passer au niveau supérieur, tu vois.

Donc je pense vraiment que tu sens le petit décalage, du coup, tu fais effectivement, tu fais un audit et l’audit, tu vas le faire sur les piliers que je te disais au début, tu vois, tu vas le faire à la fois sur l’identité visuelle, sur l’identité verbale, sur effectivement comment tu te montres, toi, si tu as choisi de vraiment travailler autour de toi, comment tu te montres, comment tu t’habilles, comment tu parles, il y a plein de choses, en fait, qui vont impacter, je pense, tout ça et après, sur toute la partie, ça, ça a joué énormément, tu vois, la partie expérience client, expérience de marque, je pense aussi que ça, ça a un impact sur ce que les gens ressentent à ton contact et forcément, ça joue sur l’image de marque.

Il y a des gens qui ont ce qu’on pourrait appeler, disons, un branding naturel, dans le sens où les gens vont les reconnaître pour leur humour, leur vibe, leur look, leur message spécifique qu’ils vont véhiculer, mais sans le faire de façon très consciente, ils sont juste eux, tu sais. Comment est-ce qu’on prend conscience de son branding naturel, tu sais, quand tu ne sais pas ce que tu ne sais pas, tu es juste toi, puis est-ce que c’est vraiment juste un travail de, encore une fois, poser la question aux gens de genre, pourquoi me reconnaissez-vous ou est-ce que tu penses qu’il y a d’autres façons, il y a d’autres exercices à faire à guest pour être capable de lister des trucs récurrents dans tes comportements?

Oui. Alors, tu as des exercices, en fait, qui existent, qui sont là justement pour essayer de se faire, mais en fait, je trouve, et chez la plupart de mes clientes, ça s’est passé comme ça, c’est plus un truc, parce que là, on est en train de parler un peu de ce qui va te démarquer, c’est un peu ton unicité, et ça, à chaque fois, on se dit, je ne sais pas, je ne sais pas ce qui me différencie des autres et tout ça. Exact. Donc, il y a plein d’exercices, en fait, qui vont te permettre d’essayer de trouver le petit truc qui fait que c’est toi, mais en général, moi, je le vois chez la plupart des gens, ça vient plus naturellement, en fait, c’est à un moment, il y a quelqu’un qui te dit ça pour la troisième ou quatrième fois, ou alors, tu vois, tu fais la troisième ou quatrième fois la même chose qui a vraiment une signification pour toi et du coup, c’est là, à ce moment-là, tu vas te dire, ah, en fait, ça, c’est un truc qui est naturellement, j’ai l’impression que je ne le fais pas exprès et pourtant, c’est ce que les gens vont remarquer de ma marque et de ma brande.

Donc du coup, c’est un élément qui est un pilier pour ma stratégie de marque, donc je trouve que c’est plutôt des choses qui vont se faire naturellement, après, oui, tu as plein d’exercices qui te permettent de trouver les choses, mais comme ce n’est pas forcé, en fait, c’est ça qui est marrant, c’est que c’est naturel, mais ce n’est pas instinctif, tu vois, c’est évident, mais c’est dur à trouver.

Mais c’est comme inconscient, tu sais, tu fais ces choses-là parce qu’elles sont liées à tes valeurs, parce que tu veux faire sentir les gens d’une certaine façon, mais comme, c’est un give-in pour toi, c’est juste, ben oui, c’est sûr que c’est ça qu’il faut faire, est-ce que ce n’est pas tout ce que vous êtes en train de faire, tous les humains, tu sais, c’est dur de raffiner ça puis de tourner ça de façon consciente pour être vraiment, réellement stratégique dans ses décisions d’affaires parce que quand tu prends conscience de ce branding-là, c’est déjà ça qui attire les gens vers toi, finalement, tu sais, fait que, tu as mentionné quelques exercices, penses-tu que tu pourrais nous en nommer un ou quelque chose comme ça juste pour être capable de au moins faire l’espèce de, cet audit-là de branding naturel?

Ben, il y a un exercice qui est facile, plus ou moins facile, ça dépend des gens. C’est ça, c’est comme le ICA, c’est la même affaire. C’est ça. Alors, un truc que j’aime bien faire avec mes clientes souvent, c’est tracer une ligne de vie sur les 15 dernières années, par exemple, et tu explores un peu ta vie, tu vois ton parcours, donc tu explores les moments positifs et les moments négatifs, tu notes tout sur tes 15 dernières années, on va dire à peu près, et en fait, quand tu relis tout ça, tu vois qu’il y a souvent un moteur commun qui va te faire sortir des moments difficiles et qui va vraiment te soulever, tu vois, dans les moments plus cools et tout ça de ta vie. Et souvent, ce moteur-là, c’est une qualité que tu as ou c’est quelque chose sur lequel tu t’appuies. Et ça, en général, c’est quelque chose qui est tellement profondément ancré en toi qui, normalement, ressort pas mal dans ta marque et qui va être facile à travailler en plus et qui va permettre d’attirer les personnes à qui ça va parler aussi.

Donc ça, c’est un exercice qui peut être… Je dis que c’est un exercice facile parce qu’en soi, c’est facile de retracer un peu ce qui nous est arrivé, mais c’est tellement introspectif qu’il peut y avoir des choses un peu compliquées. Je sais que ça remue un peu, mais souvent, on s’aperçoit de « Waouh, c’est ça ma qualité. » Voilà. Ben, tu sais, quand on remue, on trouve de l’or. Oui. C’est ça. C’est ça.

J’ai des espèces d’analogies de prospecteurs ici, là, de mine d’or. Oui, oui, c’est ma passion mine. Mais, tu sais, faute d’avoir un spécialiste d’image de marque dans notre équipe, on fait des choix avec la façon dont on se présente qui vont souvent être d’instinct, comme on l’a mentionné. Mais des fois, la stratégie devrait l’emporter sur juste être qui on est. Puis je vais te donner un exemple par rapport à nos croyances.

Tu sais, par exemple, on peut penser qu’il faut utiliser un ton « scary » pour vendre parce que tu t’es fait dire ça dans une école de commerce, parce que tu as vu que ça fonctionnait, parce que tu as poigné des « real » de douchebag qui disaient, « Non, l’affaire, il faut manipuler les gens pour vendre. » Oui. Somehow, tu t’es dit, « Man, je pense que c’est ça, la business. » Oui. Comment est-ce qu’on détermine si nos choix stratégiques de marque sont les bons?

Ben, ça, moi, je pense qu’il y a deux choses. La première chose, déjà, c’est d’être à l’aise avec ça. Déjà, parce que que ce soit stratégique et que ce soit bien ou pas pour ton business, si tu n’es pas à l’aise avec ça, bon, c’est mort. Parce que ça ne marchera pas. Déjà, ça, c’est la première chose, c’est que ce soit en accord avec qui tu es, avec ta personnalité puis avec tes valeurs. Et je pense aussi, la deuxième chose, c’est parce que c’est toujours, pour moi, le branding, c’est un miroir et tu as deux faces. Il y a toi et il y a la personne à qui tu parles. Donc, je pense qu’il faut aussi que ce soit en adéquation avec ce que la personne que tu essaies de toucher aime, tu vois, aime la façon dont on lui parle, les actions qu’on va lui mettre en face du nez. Voilà. Donc, je pense qu’il faut faire attention à toi et à qui tu parles.

Right. Mais tu as dit, ça ne marchera pas. Je pense qu’au final, en business, ça pourrait marcher. Mais il y a une question d’épuisement aussi. Il y a une question de, je ne sais pas, je veux dire, si tu vas avoir une entreprise qui dure longtemps dans le temps, il faut que tu prennes des actions qui sont alignées avec toi pour que tu sois capable de les faire durer finalement.

Quand on a utilisé une certaine voix depuis plusieurs années et qu’on est reconnus pour une certaine vibe aussi et qu’on souhaite faire des changements. Tu sais, là, on a parlé tantôt d’être reconnus, tu as parlé tantôt d’être reconnus pour être comme plus une amie. C’est quoi les premières étapes pour faire ton shift? C’est quoi les actions spécifiques que tu as mis en place pour dire, OK, là, je ne veux plus me faire connaître pour ça. Qu’est-ce que je fais maintenant?

Ouais. Déjà, on en discutait un peu tout à l’heure, mais tu fais cette phase d’audit, tu vois, tu analyses un petit peu justement, c’est quoi les différents aspects de mon branding qui coincent et qui vont plus parce qu’en général, après, ça peut arriver de vouloir faire un changement du tout autour et tu passes de… Tu es très douce et tu utilises du vert et du bleu à tu es hyper badass. Tu es dark. Tu es dark. Oui. Ah aussi. Oui, voilà. C’est possible, mais bon, c’est quand même moins… Enfin bon, ça, c’est un peu moins courant, mais juste faire évoluer en tout cas ton branding.

Déjà, tu fais un audit et après, je pense que ce qu’il faut faire, c’est quand tu as déjà une communauté, une audience qui est installée, pas trop la brusquer non plus parce que sinon, après, les gens, ils vont plus savoir. C’est souvent quand on voit passer, tu vois, par exemple, tes posts sur Insta ou quoi, on a un repère en fait. On sait que c’est tes couleurs, on sait que c’est ta façon de me parler, donc on te reconnaît. Donc si tu changes tout du jour au lendemain sans avertir personne, le problème, c’est que les gens ne vont plus savoir que c’est toi. Donc, il y a une espèce d’éducation déjà à faire. Tu fais un peu de teasing, tu montres un petit peu l’évolution, tu peux aussi, tu vois, intégrer ta communauté dans les changements, tu poses des questions et tout ça.

Je pense qu’il y a vraiment un espèce de rétro-planning à faire pour ne pas le faire du jour au lendemain et emmener les gens dans ce changement, dans cette évolution. Enfin là, je te parle vraiment en termes, tu vois, d’image de marque par rapport à… Il ne faut pas foirer le pivot, quoi, parce que ça peut, sinon ça peut vraiment causer des dégâts parce que si un jour tu communiquais d’une certaine façon et que les gens aussi, ben finalement, ont accroché à ta personnalité parce que tu communiquais de cette façon-là et que du jour au lendemain tu changes, ça peut être un peu bizarre, quoi.

Ben dans le fond, tu sais, où est-ce que je m’en allais aussi avec ça, c’est que, tu sais, des fois c’est ça qu’on veut dans le sens où si tu sens que les gens te suivent pour une image que tu projettes mais que tu ne voulais pas projeter, par exemple, je fais comme, je ne suis pas cette personne-là, il y a un clash entre ce que tu vois et qui est-ce que je suis et à partir de maintenant, je décide que je suis moi, c’est aligné avec qui elle est maintenant, fait que si ça ne te plaît pas, tu sais, va-t’en, dans le sens où comme, d’aller, je pense qu’il y a des gens pour qui ça va être un problème que tu changes ton identité et d’une certaine façon, ce n’est pas un problème qui s’en aille dans le sens où comme, ben, je veux dire, on ne va pas, je ne vais pas me forcer à ne pas être la bonne version de moi pour, tu sais, pour rendre les gens confortables, mais est-ce que tu penses que les gens qui, de toute façon, t’aiment pour quitter, vont pas, n’auraient pas finalement de problème à te voir changer?

Ben, je ne pense pas à moi, enfin, après, ça, c’est vraiment le truc qui est méga déconseillé quand tu crées une marque et que tu travailles sur ton branding, à moins que tu dois créer vraiment à fond un faux personnage, genre que là, on ne parle même plus d’alter ego, c’est vraiment, je crée un, faux personnage qui n’est absolument pas moi, qui ne me ressemble absolument pas et j’ai communiqué avec ce faux personnage tout le début et là, j’ai envie plutôt de redevenir moi-même. Là, je pense que ça peut être un peu gênant, tu vois, parce que du coup, les gens, ils vont se dire, ils vont se sentir peut-être un peu trompés, tu vois, donc là, c’est un peu bizarre.

Par contre, tu peux totalement avoir une évolution, en fait, dans ta communication. Moi, je sais que, au début, tu vois, je te l’ai dit, j’étais vraiment en mode, je suis la bonne copine qui donne des conseils, je suis people pleasure, j’aime bien, voilà, je dis oui à tout, machin, et puis à un moment, tu te dis, ouais, mais bon, est-ce que c’est pas un peu trop fade comme image, tu vois, j’ai aussi mon avis, j’ai aussi quand même mon caractère et à un moment, j’ai fait évoluer mon identité et mon branding pour être un petit peu plus, j’affirme certaines choses, quoi. Mais là, tu vois, les gens m’ont suivi parce que finalement, je ne sais pas comment, mais voilà, je ne m’étais pas créé un faux personnage, tu vois.

Si tu fais une évolution, je pense que ça va, par contre, si tu passes de, ouais, du tout au tout, enfin là, encore une fois, je te parle de marque personnelle parce qu’après, une marque business, tu peux décider, tu vois, enfin, je ne sais pas, tu vois, on voit bien Twitter, ils sont passés à X, ils sont tous changés du jour au lendemain, bon, mais tu vois, tout le monde n’a pas adhéré, au final, ça a créé un truc un peu bizarre parce que du jour au lendemain, tout a changé, l’univers de marque a changé, le nom a changé, donc tu ne peux pas suivre, en fait, tu n’es pas OK avec ça, donc je pense qu’il y a un travail, tu vois, pour le faire de façon évolutive et voilà, et surtout que ta communauté, elle ne se sente pas trompée parce qu’en fait, elle s’était attachée à quelqu’un, elle s’était attachée à une certaine personnalité et au final, le lendemain, tu n’es plus du tout la même personne, c’est un peu bizarre.

Outre l’aspect visuel, tu as parlé d’affirmer des opinions aussi maintenant que tu es… Ce n’est pas évident de bâtir la confiance, d’avoir une marque qui est plus affirmée, mine de rien, parce qu’on sait que ça va choquer des gens. Quand on est people pleaser, quand on essaie de bâtir une marque qui plaît à tout le monde, bien, ça crée peut-être une espèce de tout le monde est confortable autour de toi, mais personne n’achète nécessairement parce que, tu sais, je veux dire, c’est comme… C’est blend.

Fait qu’au final, c’est recommandé à tout le monde d’avoir des opinions, c’est recommandé à tout le monde de se différencier puis de parler, mais ce n’est vraiment pas évident à faire. Comment est-ce que toi, tu as fait pour passer de je suis l’ami de tout le monde à… Tu sais, tu crois aussi, j’ai des chances de dire que ça se peut que ça ne te plaise pas.

Alors, moi, personnellement, dans mon cas, je pense que c’est avec l’expérience, au final, tu vois, à force de prise de parole, tu commences à te dire, bon, tu vois, les premières prises de parole, tu es OK avec tout le monde, lui, il te dit ça, oui, oui, d’accord, c’est vrai qu’on peut faire comme ça aussi. Donc, tu vois, tu vas un peu dans le sens de tout le monde et je pense qu’au fur et à mesure, avec l’expérience, et puis, je trouve aussi que, enfin, pour moi, pour le coup, la création de contenu, ça m’a beaucoup aidée à savoir mieux ce que je voulais dire et à m’affirmer dans ce que je voulais dire parce que plus tu crées du contenu et plus tu te poses des questions sur, bah, c’est quoi, qu’est-ce que j’ai envie de communiquer, tu vois, qu’est-ce que j’ai envie de dire.

Et je trouve que ça, ça aide beaucoup et à un moment, tout simplement, tu commences un peu à transformer ton message, tu vois, tu commences à affirmer un petit truc par-ci, un petit truc par-là et puis, enfin, moi, en tout cas, c’est comme ça que ça s’est passé, c’est plus en prenant de l’assurance avec les différentes expériences et à un moment, je me suis dit, bon, bah, à un moment, affirme que, voilà, oui, tu fais des identités hyper colorées et non, ça ne peut pas plaire à tout le monde parce que tout le monde ne va pas vouloir un truc hyper pepsi et met ça en avant parce que c’est comme ça que les gens, et pourtant, je fais quand même des identités toutes douces c’est hyper classe ou quoi, tu vois, mais j’ai appris à affirmer ce qui m’ont représenté le plus et ce pourquoi je voulais être identifiée le plus facilement, tu vois, et ça, ça aide quand même pas mal à toucher les bonnes personnes, tu vois.

Ben, exact, ça attire les bonnes personnes puis ça amène quand même son lot de genre, ah oui, mais c’est laid, tu sais, dans ton cas par exemple, tu sais, ah oui, mais c’est pas beau, je te dis, ok, mais c’est ton opinion, tu sais, mange la main. C’est ça. Point.

Mais c’est quoi les façons qu’on peut raffiner une marque déjà bien construite? Qu’est-ce qu’on peut rajouter? On parlait de rajouter tantôt. Qu’est-ce qu’on peut rajouter pour créer un univers qui est encore plus homogène mais surtout vraiment unique puis qui touche aux différents piliers, tu sais, que ce soit visuel, que ce soit… Qu’est-ce que tu suggérerais de rajouter peut-être en premier ou des trucs uniques qu’on peut rajouter pour faire, pour créer une expérience qui est spéciale?

Ouais, ben tu sais quoi, moi je te dirais plutôt on va essayer d’enlever des choses parce que… Ouais, je pense au lieu de rajouter, c’est plus on va essayer de retirer des choses qui fonctionnent plus parce que justement, au fur et à mesure, on va ajouter un petit peu ça, un petit peu ci. Ah oui, mais j’aime bien… Enfin tu vois, par exemple pour le côté visuel, j’aime bien cette photo ou cet élément graphique. Ah si je rajoutais cette couleur dans ma palette de couleurs parce qu’en fait, ça marche un petit peu. J’ai rendu à 25 dedans. Ah puis machin. Et en fait, au final, tu rajoutes des choses et du coup, tu perds l’essence même de ta marque.

Donc je dirais que pour l’affiner, tu as un travail de… Tu t’enlèves tout ce qui ne te correspond plus, tout ce qui est dépassé et tout ça. Et du coup, il ne va te rester vraiment que l’essentiel. Et à partir de cette base-là qui est nettoyée, qui est propre, là tu peux te dire ben ok, j’ai enlevé ça, donc est-ce que j’ai besoin de rajouter quelque chose à la place?

Tu vois, ça peut être dans ma tonalité. Moi, je sais que tu peux aller travailler… Enfin non, je vais arrêter de prendre des exemples sur mon propre cas, mais tu peux aller travailler sur des mots, du vocabulaire en fait que tu utilises. Il y a des mots que tu dis beaucoup tout le temps et en fait, à un moment, tu t’aperçois que ces mots-là, ils font partie de ton vocabulaire mais ils ne parlent pas vraiment à ton audience. Et donc du coup, tu vas pouvoir aller les enlever et puis te dire ok, ben mon audience, elle n’utilise peut-être pas le mot branding. Enfin, si je prends moi, je n’ai que des exemples qui me concernent, mais bon, elle n’utilise peut-être pas le mot branding, elle utilise image de marque ou stratégie de marque. Donc du coup, je vais plutôt implémenter plus ces mots-clés-là dans mon identité verbale. Mais mon conseil, c’est plutôt d’enlever des choses, c’est plus facile.

Au niveau visuel, mais mettons, au niveau de, justement, on parlait des différents piliers par rapport à l’expérience, l’identité, on t’a parlé d’identité verbale, on vient un peu de toucher. J’ai parlé aussi avec Émilie Laliberté, on a parlé d’identité audio, je trouve ça super intéressant. Qu’est-ce qu’on peut, justement, je ne sais pas s’il y a des suggestions de trucs intéressants à aller rajouter ou aller explorer dans son entreprise pour faire en sorte de prendre cette essence-là de soi et vraiment de l’appliquer partout dans les petits bouts sans nécessairement que ce soit overwhelming parce qu’il y en a trop, mais plus que ce soit des déclinaisons de vraiment qui on est à travers les différentes parties.

Oui, tu as un truc, en plus, tu as un outil justement qui est en stratégie de marque qui s’appelle le Prisme et du coup, je n’ai plus en tête tous les aspects, mais en gros, c’est une espèce de… Prisme? De bêtise, il y a six faces. Oui. Sextogone. Voilà, tout à fait. Et en fait, chaque phase, elle correspond à un aspect justement de ton image de marque, donc tu vas avoir la partie visuelle, tu vas avoir les mots, enfin bref, et en fait, du coup, c’est intéressant parce que tu vas pouvoir te poser les bonnes questions et te dire, OK, est-ce que j’ai exploité ce côté-là du Prisme?

Chaque aspect, et puis après, je pense que tu peux te poser… Enfin, après, tu peux partir… En fait, tu peux prendre chaque élément de ta marque, par exemple, OK, c’est pas mes… le plus simple, mes valeurs. Est-ce qu’on les voit bien dans tout ce que je communique visuellement? Est-ce qu’on ressent qu’une de mes valeurs, c’est peut-être, je sais pas moi, la rigueur? Est-ce que ça se ressent? Après, dans mon ton, dans ce que je dis, dans mes mots, mes écrits, est-ce qu’on sent la rigueur? Et après, comme tu disais, dans l’audio, est-ce que, je sais pas, j’ai un podcast, est-ce que la musique de podcast du début, elle est hyper joyeuse et tout? Et du coup, ça va peut-être pas… Ça va pas avec le message que je veux passer, tu vois?

En fait, je pense que tu peux prendre chacun des aspects qui façonnent ta marque et te poser la question. Donc, chaque aspect, est-ce que dans mon expérience client, est-ce que, effectivement, je respecte mes délais? Est-ce que… Tu vois, et après, tu te poses des questions pour tous les aspects de ton business et de ta marque.

Ben, c’est ça. Je veux dire, il y a tellement de façons de se poser cette question-là. Oui. Quand les gens expérimentent ça, que ce soit mon email de bienvenue, que ce soit mon jingle de podcast, que ce soit mes visuels sur Instagram ou que ce soit les réponses du customer service, qu’est-ce que ces gens-là sentent? Après ça, j’imagine qu’il y a un processus qu’il faut leur poser la question, tu sais, mais je pense qu’il y a aussi quelque chose que… Je pense qu’on sait, ces choses-là. Genre, est-ce que mon branding, est-ce que mes valeurs, je pense qu’ils devraient être au centre, par exemple, de faire sentir les gens empowered? Est-ce que, quand les gens reçoivent ce welcome email-là, est-ce qu’ils se sentent empowered ou non, selon moi?

Après, c’est évidemment, je pense que la bonne personne pour répondre, ça va être la personne qui reçoit. Mais tu sais, des fois, on sent ces choses-là, on n’a pas mis d’efforts là-dessus, on se fait comme, « Ah, mais ce n’est pas 100% aligné, je pense que c’est là où il peut y avoir plus de raffinement peut-être. » Oui, exact. Tu peux pousser chaque chose vraiment à fond et comme tu dis, tu vas prendre l’élément, par exemple, le mail de bienvenue, tout ça, et te dire, « Ok, comment je peux aller encore plus loin dans ce que j’ai envie de faire ressentir à la personne qui me lie? »

Je pense que, moi, j’aime bien travailler autour des émotions. C’est souvent le cœur un peu de tout ce que… Après, c’est aussi le cœur du branding au final. C’est, qu’est-ce que tu veux faire ressentir chez les gens, comment tu veux qu’ils se sentent à ton contact, c’est quoi que tu veux déclencher chez eux? Et en fait, tu prends ces émotions-là et du coup, là, tu te poses la question, « Alors, mon mail de bienvenue, tu vois, tu parlais de l’empowerment, mais est-ce que ce mail de bienvenue, quand je le lis, je me sens Waouh! Et peut-être qu’il faut rajouter un mot, peut-être qu’il faut rajouter un petit gif animé qui te met la patate. »

Et du coup, tu te poses un peu les questions et effectivement, tu vas affiner chacun des aspects de ta com. Après, en fait, c’est là où, c’est pour ça que je dis que le branding, c’est hyper important pour un business, c’est qu’en fait, ça touche chaque petit truc de ton business, chaque action que tu fais, chaque prise de parole que tu prends, chaque visuel que tu crées, tout est impacté par ça. Donc du coup, le conseil, moi, souvent que je donne, c’est à chaque fois que tu fais quelque chose, de te poser la question, est-ce que ça correspond bien à ce que je veux transmettre? Qu’est-ce que la personne en face, elle va se dire? Et est-ce que c’est bien ça que je veux qu’elle se dise? Et si tu sens que ça coince un peu, du coup, tu peux déjà le corriger.

Mais tu sais, quand tu crées, on prend des décisions stratégiques aussi, genre à chaque fois qu’on crie quelque chose, que ce soit du contenu, qu’on parlait de welcome sequence ou que ce soit de whatever, plateforme de cours en ligne, peu importe, toutes ces choses-là, on va faire un choix. Est-ce que je vais investir plus de temps à bâtir quelque chose qui au niveau branding est entre guillemets parfait, parce que je sais bien qu’on met des gros guillemets autour de parfait, ou en ce moment, ce que j’ai besoin, c’est de livrer la patente, de commencer à la vendre puis d’ensuite l’améliorer. L’affaire, c’est que des fois, on oublie de revenir.

Oui, c’est clair. C’est surtout ça. Je pense que de se donner un peu de grâce aussi de comme j’ai fait les choses du mieux que j’ai pu la première fois avec les informations que j’avais puis là, maintenant, que peut-être les choses roulent plus, maintenant que, bien là, je peux revenir aussi après. Je pense qu’il y a ça aussi avec lesquels jouer. On ne peut pas toujours 100% investir dans l’expérience la meilleure. Je pense qu’il y a des choses qui deviennent plus faciles. Par exemple, rédiger ton identité verbale. À un moment donné, c’est toi, c’est comme ça que tu écris. Mais dans tous les cas, justement, dans l’expérience que tu veux faire vivre, comment tu peux l’améliorer encore plus, que ce soit encore plus joyeux, surprenant, whatever, ces choses-là peuvent se faire avec le temps.

J’ai le temps pour une dernière question avant qu’on se laisse. Avec le temps, on bâtit aussi des équipes qui vont nous supporter et très souvent être autant responsables que nous de la mise en œuvre du branding de l’entreprise, que ce soit, encore une fois, sa clientèle, les commentaires sous les reels, le look qu’on donne aux publications ou même l’univers audio qu’on peut créer avec un podcast, par exemple. Comment est-ce qu’on transmet cette identité-là à travers toute l’équipe pour attirer les bons team members aussi? Parce qu’il y a ça, c’est pas juste le travail qu’on fait, c’est attirer les bonnes personnes et qu’ils saisissent bien la brand.

Du coup, le mieux, c’est qu’à partir du moment où tu vas construire une équipe ou que tu vas déléguer certaines choses, c’est de construire ce qu’on appelle une plateforme de marque. En gros, ça va être un endroit qui va recenser un petit peu tous les éléments de ta marque, de tout ce qu’on a dit. En fait, que ce soit l’identité verbale, tu te crées un petit fichier, voilà les mots qu’on utilise, voilà les mots qu’on ne veut absolument pas utiliser, voilà comment on veut à un mail, je ne sais pas moi, de mécontentement ou à un mail de remerciement et en fait, vraiment, tu classes tout ça et pareil, pour l’identité visuelle, le logo, il s’utilise dans tel cas et puis la déclinaison, elle s’utilise. Et en fait, vraiment, tu crées cette plateforme où tu recenses tout ce qui fait partie de ton univers de marque et comme ça, il y a un document de référence qui va servir à toutes les personnes de ton équipe.

Et qui va permettre parce que vraiment, ce qui fait une image de marque aussi premium et professionnelle, c’est la cohérence. La cohérence, c’est vraiment la base d’un bon branding donc du coup, le fait d’avoir cette plateforme, ça va aider à toute l’équipe d’être sur la même longueur d’onde pour tous les aspects de la com et du marketing.

On a tendance de voir ça beaucoup avec tout ce qui est visuel, avoir un document de marque mais effectivement, d’aller avoir un document de voix pour ceux qui ont des podcasts et encore, même pas pour les podcasts, on en avait parlé avec Émilie aussi mais quand on fait du contenu aujourd’hui, c’est rare qu’il n’y en a pas d’audio. Tu fais des stories, tu as ton audio. Tu fais des reels, tu as ton audio. Tu mets une musique sur un post qui n’a pas de musique pour en tout mais tu décides d’en mettre une. C’est de l’audio quand même. Tu fais des vidéos sur YouTube, point. D’aller regarder ces différents aspects-là.

Quel autre on avait dit tantôt qu’on ne devrait pas oublier aussi? Je pense qu’on avait tout ce qui était l’expérience. Comment est-ce que tu décrirais l’expérience en général? C’est vraiment plus au niveau de la clientèle ou comment est-ce qu’on peut aller créer un document comme ça au niveau de l’expérience? Est-ce que c’est vraiment juste les réponses?

Pour moi, il y a toute cette partie de customer care. Ça va être vraiment le truc principal mais après, ça peut être aussi l’expérience. En fait, tu peux prendre ton site web. Ça peut être l’expérience client que je veux faire vivre sur un site web. Est-ce que je veux que ce soit moins rapide? Est-ce que je veux que ce soit hyper clair dans l’action que je demande? Tu vois, ça peut être aussi des documents par canal de communication. Ça peut aussi aider et du coup, tu penses à l’expérience client que tu veux faire vivre sur chaque canal. Donc, le podcast, je veux telle musique, telle ambiance. Je dis tout.

Ça peut être aussi, tu vois, on parle de l’audio mais souvent, tu vois, tu peux avoir une petite phrase. Moi, j’aime bien dire « Eh bonjour, chère audacieuse créative. » Et ça, c’est ma petite phrase et à la fin, je t’en mets toujours par « Ciao! » Et en fait, l’intonation aussi, il y a des repères verbaux aussi qui vont aider. ça, ça fait partie de toutes les choses que tu peux recenser pour… L’expérience client, je pense que c’est bien de le prendre par canal ou même par offre, tu vois. Ok, j’ai telle offre et du coup, je fais tout le processus de mon offre et à chaque étape, comment je veux que mon client se sente, qu’est-ce que je vais lui apporter, tu vois, qu’est-ce que je vais lui dire, qu’est-ce qu’il va recevoir, voilà.

Ben, je suis contente que tu en parles. C’est une question que j’avais enlevée de mon truc parce que je t’étais comme, ah, je ne suis pas sûre, là, tu me l’amènes. Quand on a différentes offres comme ça, puis je pense que ça fait aussi avec justement ce document-là qu’on peut… Mais ton branding, est-ce qu’il est différent dans le sens où tu vas avoir dans ton funnel un produit d’entrée qui va s’adresser plus aux débutants, par exemple, dans ta niche, dans ton sujet en particulier. Puis là, ensuite, tu as ta formation à 347$, puis ensuite, tu as une formation signature à 2005, puis ensuite, tu as un mastermind.

Tu ne parles pas aux gens du mastermind comme tu parles aux gens qui viennent d’acheter un produit à 27. Fait qu’au final, selon toi, est-ce que le branding change au niveau du ton, par exemple? Si tu vas être plus direct, genre, « Fille, regarde là, arrête de niaiser! » Tandis qu’au début, c’est genre, je vais te prendre la main, ça va bien aller. Est-ce que le branding change ou est-ce que c’est juste un sous-branding? Comment est-ce que tu vois ça?

Oui. Moi, je vois plus ça comme des sous-marques, en fait, de ta marque principale où tu vas peut-être, décliner un peu. Mais par contre, on est d’accord que vu que c’est toi qui chapote toutes tes offres, c’est toujours les mêmes valeurs, c’est toujours la même vibe. Après, effectivement, c’est des ajustements. Même là, on parle d’offres, mais tu vois, ça peut être aussi en termes de canal de com. Par exemple, tu ne vas pas parler de la même façon sur LinkedIn que sur Insta. Pourtant, c’est la même personne qui parle et c’est la même marque, mais tu vas adapter. Et justement, la plateforme de marque, elle est bien pour ça. C’est que tu vas dire, OK, ici, on va être un peu plus comme ça, ici, on va être un peu plus comme ça.

Et pour les offres, pour moi, c’est pareil. C’est plus des sous-marques. Elles ne sont pas forcément indépendantes, mais elles ont leurs petites particularités. Effectivement, tu vois, pour une offre premium, tu ne vas peut-être pas t’adresser de la même façon. Tu vas peut-être pas… Enfin, tu vas pousser le truc un peu plus à fond que pour ton petit produit d’appel à 17 euros. Tu vois, c’est vraiment pas la même chose. Ouais. Puis en même temps, je me dis qu’on fait ça avec tout le monde dans la vie. Tu ne parles pas de la même façon à ta soeur et ta mère. Oui. À ta soeur et ta mère. Tu ne parles pas de la même façon entre ta mère et ton chum.

C’est vrai, oui. Ça serait weird. Mais dans tous les cas, tu sais, mais il y a quand même une partie commune à ça, c’est que tu es la même personne quand même. Il n’y a aucune différence entre la personne, c’est juste que tu vas canaliser différentes facettes de ta personnalité de comment est-ce que tu t’exprimes avec des gens avec qui tu es plus en confiance de le faire aussi parce que tu sais qu’ils vont bien réagir. Et c’est la même chose finalement avec ce funnel-là. C’est ça. De se dire, la marque reste la même. Comment est-ce que je peux aller travailler à guesser sous-marque-là puis être plus, peut-être justement avec ce document-là, avec la team parce que les gens de ta team, surtout peut-être au service de la clientèle, au service de support client, vont devoir savoir ces choses-là en sens où on ne parle pas comme un bébé à quelqu’un qui est rendu dans le mastermind. Il faut s’ajuster à ces choses-là aussi. Mais au final, comme tu dis, les valeurs restent à peu près les mêmes.

Oui, c’est ça. En fait, tu as vraiment une cohérence globale et puis après, tu vas venir décliner un petit peu tout comme… Enfin, j’aime bien parce qu’on utilise vraiment le même terme toi et moi, mais tout comme il y a toi la personne et il y a ta marque, ce que tu veux montrer de ton business. Et là, c’est un alter ego. Tu vois, tu n’as pas besoin de tout montrer, de qui tu es. Il y a des choses qu’on cache et qu’on n’a pas forcément envie de dévoiler.

Oui. Mais tu sais, ça pour moi, c’est… Puis j’essaie le plus possible de le faire, puis c’est difficile quand on a une brand qui est individuelle, qui est basée sur nous, sur la personne, mais de détacher la business de l’individu. Oui. C’est tout un travail, tu sais, de se dire ce que je crée comme personnage, je l’ai souvent appelé le personnage, j’allais l’appeler l’alter ego, mais ce que je crée comme personnage, c’est inspiré de moi. Ce n’est pas juste inspiré, c’est une facette, une partie de moi, mais ça existe dans une certaine boîte que je vends. Je vends cette boîte, tu sais. Puis après ça, ce que les gens en pensent, peut-être que je peux l’ajuster, on parlait tantôt d’ajuster ses mots par rapport à ce que les gens pensent versus branding versus image de marque, mais au final, il y a aussi, c’est moi, c’est comment est-ce que je veux m’exprimer.

Ça fait que c’est toute une danse, je te dirais, d’essayer de trouver exactement le sweet spot entre quitter puis la boîte, la boîte qu’on vend. Bref, écoute, c’est tout le temps que j’avais pour cette entrevue-là. Un énorme merci. Avant toute chose, évidemment, où est-ce qu’on peut te retrouver sur Internet, Marion?

Oui, on peut me retrouver sur Insta, sur mon compte Les Audacieuses Créatives et puis sur mon podcast Toutes des Audacieuses Créatives. Normalement, tu t’as Audacieuses Créatives et tu me trouveras. Il n’y en a qu’une, malgré le fait qu’au pluriel, ton compte est au pluriel, Carmen. Oui, parce que c’est ce que je disais au début, je voulais créer une communauté d’Audacieuses Créatives, donc quand on vient chez moi, tout le monde est audacieuse et créative. Fabuleux. Je t’allais avec Effrontée au singulier, moi, mais je crée plein Effrontée, idéalement. Voilà. Bref, je suis l’Effrontée-Chef, mère, et puis j’en suis tout. Voilà.

Pour toi qui écoute, si tu veux revisiter le contenu qu’on a partagé durant l’entrevue ou cliquer sur un lien qu’on a mentionné, tu peux retrouver tout ça dans les show notes de l’entrevue. Évidemment, c’est au GenevièveGauvin.com slash effrontée-99 puis obviously, viens rejoindre Marion et moi sur Instagram ensuite pour partager dans tes stories si tu as aimé ça. Of course, tu sais, ce n’est même pas une question.

En tout cas, bref, tu peux taguer mon compte Baramba GenevièveGauvin puis celui de Marion Les Baramba Zodacieuses, Baramba Créatives pour nous dire c’est quoi la chose que tu retiens de notre discussion. Évidemment, on a super hâte de voir ce que tu en as pensé. Marion, un énorme merci de passer sur l’Effrontée. C’est toujours un plaisir de parler avec toi. De même. Merci encore. All right, bye là. Salut.

Tu as aimé l’épisode? Évidemment, vu que tu es rendue jusqu’ici. Merci, Boul, pour ton écoute en passant. Si tu veux supporter et affronter, la meilleure façon de le faire, c’est de me laisser un témoignage sur Apple Podcast. Puis vraiment, c’est super simple à faire. Va sur l’application Apple Podcast puis tape « Effrontée » dans la barre de recherche. Une fois que tu m’as trouvé, clique sur « S’abonner » puis descends en bas de la liste d’épisodes jusqu’à la section « Évaluation et avis ». Puis à partir de là, c’est à toi de jouer. Laisse-moi 5 étoiles si tu aimes le contenu du podcast puis laisse-moi un témoignage. Dis-moi pourquoi tu écoutes le podcast puis comment est-ce que ça a un impact sur ta business puis ta vie. Un énorme merci d’avance d’avoir pris le temps. C’est vraiment des gens comme toi qui font que le show continue. À la semaine prochaine, là!

Pis toi? T’en as pensé quoi?

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